Où était Jésus entre l’âge de 12 ans et 30 ans: comment les puissances étrangères contrôlent la politique en Haïti


L’une des choses que j’ai toujours voulu savoir de Jésus a été les 18 années d’absence dans le cadre de sa mission et de ses engagements politiques et religieux. Il s’agit en effet, de la période allant de son 12ième anniversaire à son 30ième anniversaire et la bible ne relate que sa visite au temple à l’âge de douze ans puis un vide et ensuite il réapparaît à l’âge de trente ans.

Où est-ce qu’il était durant cette période qui s’écoule entre 12 ans et 18 ans?

Que faisait-il entre temps, et pourquoi aucun historien ne s’est intéressé à lui pour cette période? Pourquoi il était absent durant cette période là?

Or la question que l’on pourrait me poser serait, quel intérêt pour moi de m’intéresser à ce vide dans la vie du de Jésus Christ, à quoi et en quoi la connaissance ou l’information sur cette période pourrait me servir et m’aider à élucider quelque chose qui a rapport avec la politique haïtienne.

Ma réponse à ces questions est très simple et, elle concerne ma démarche habituelle d’aborder un sujet sur divers angles familiers ou complexes afin de faciliter les compréhensions des uns et des autres en liens étroits avec les profils culturels de mes lecteurs plus particulièrement ceux d’Haïti.

En réalité, si mes lecteurs lisent bien le titre de ce texte, ils comprendront que mon objectif vise très particulièrement à analyser et comprendre le manque de préparation et l’absence de liberté d’action des politiciens haïtiens par rapport aux groupes d’intérêts étrangers dans le pays dont les effets négatifs des ingérences externes dans les affaires du pays. En d’autres termes, je me questionne et je me demande s’il n’y aurait pas un lien de cause à effet entre la prématurité des politiciens haïtiens et les instabilités qui paralysent le développement du pays.

Voilà pourquoi j’associe par anticipation, l’absence de Jésus pendant la période de 18 ans à sa formation et à sa préparation nécessaire en vue de l’endossement de sa mission et de ses engagements.

Une éducation et un apprentissage que les philosophes grecs prônaient déjà comme pré requis pour les futurs leaders et responsables politiques du pays. On ne devient pas responsable sans une culture du détachement de soi avec tout ce qui constitue des obstacles et donc des objets de tentation comme la luxure, le manque, la faiblesse, l’inexpérience, les limitations, les besoins.

Or en ce qui concerne Haïti, la quasi totalité de nos dirigeants n’ont pas été préparés pour devenir responsables et ils ont souvent été parachuté dans les engrenages des affaires du pays comme par magie ou une certaine force étrangère.

Un grand nombre d’entre eux n’ont aucun passé et aucune période d’absence comme moment et période de leur éducation et de leur réalisation personnelle et familiale. Sans avoir réalisé leurs propres vies, ils s’embarquent dans la politique et ils y demeurent tout le reste de leurs vies.

Dans la vie de Jésus, il y a plusieurs moments importants qui correspondent à l’évolution et aux engagements de la mission qu’il s’est donnée dans sa vie.

Ce sont: la prophétisassion de son personnage par les prophètes de la bible; l’annonciation de sa naissance et de sa venue par l’Ange Gabriel à sa mère; les doutes de Joseph concernant le véritable père de Jésus; les persécutions contre sa naissance par le Roi Hérode et de son premier exil en terre d’Éthiopie; sa Naissance dans une étable dans les hauteurs et les montagnes de l’Éthiopie, pays d’origine de son vrai père et l’une des principales causes de son rejet par les juifs et les prélats de l’église;  les divers cadeaux des trois grands mages; de sa présentation au temple et de ses grandes discussions avec les autorités de l’Église; de sa condamnation à mort par Ponce Pilate; de sa crucifixion; de la disparition de son cadavre et surtout de sa montée au Ciel.

Bien entendu, ce n’est guère le côté mystique de ce Grand personnage de l’une des plus grandes histoires religieuses de l’humanité qui m’intéresse dans le cadre de cet article mais plus particulièrement, ce sont les diverses étapes de son implication et de ses engagements ainsi que les moments précis de celles-ci.

En ce sens, je retiendrai seulement les deux moments forts de la vie de Jésus, la visite qu’il a faite au temple et les discussions qu’il a eues avec les docteurs du temple puis, son retour sur la scène politique et religieuse à l’âge de 30 ans.

Cela étant, je dois admettre que Jésus nous a montré qu’à douze ans il avait déjà une haute compréhension du monde dans lequel il vivait et il savait, même s’il était assez éloquent et convainquant lors de son premier contact avec les grands docteurs de la loi et les grands chefs de l’Église juive, qu’il lui fallait beaucoup plus d’expériences et de connaissances pour détruire le système colonial qui existait à Jérusalem mais également de l’hypocrisie et de la collaboration des représentants du peuples avec les forces coloniales.

C’est pour mieux affronter ce monstre que c’était le régime sanguinaire qui existait, qu’il a dû aller plus de compétences et de savoir. À ce propos, Saint Jean Baptiste a été son principal formateur d’autant que ce fut ce dernier qui a défini son rôle en lui légitimant par la matérialisation du divin en lui. Celui qui disait qu’il était la voix dans le désert lui a également transféré tout son poids politique, l’ultime sacrifice et le geste de plus élevé qu,un politicien puisse offrir à son peuple et à son pays.

Les dix huit années d’absence de Jésus sur la scène politique était la période de son éducation, de son détachement avec ce qui était ou pouvait être un frein à ses engagements. Durant cette longue période,  diraient certains, il était à l’École des maitres.

D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que certains grands mystiques disent même qu’il avait été en Inde pour rencontrer les grands initiés lui permettant ainsi de connaitre toutes les autres religions et toutes les autres croyances de son temps. Vrai ou Faux, peu importe, il est devenu après cette période un vrai saint, un grand esprit, un esprit, la lumière et toutes les lumières.

Avec cette période de distance avec les réalités de la vie, il a acquis sa haute conscience et c’est tout cela qui lui a permis de résister aux diverses tentations qu’on lui avait mises sur son passage. D’ailleurs l’une des fois qu’il avait été poussée à être tenté fut sa rencontre avec le diable dans le désert, disons plutôt, sa période de solitude et de disette puisque le désert n’était rien d’autre qu’une image de la réalité dans laquelle il vivait.

Contrairement à Jésus, les politiciens haïtiens commencent très jeune en politique et ils y font carrière toute leur vie durant. Voilà pourquoi, ils n’ont jamais eu le temps de se détacher de leurs réalités ni développer une certaine distance vis-à-vis de leur s propres discours et de leurs méthodes de faire de la politique.

Il est vrai qu’il n’y a aucune école pour préparer le politicien haïtien à faire de la politique soit comme métier soit comme nouvelle carrière cependant, le politicien responsable se doit de s’instruire et de s’éduquer à la vie politique en lisant les biographies des personnages publics et héroïques qu’ils aime. On apprend également en écoutant les grands et les autres leurs bons et leurs mauvais côtés.

Malheureusement pour nous haïtiens, à part de la magie qui structure la manière de faire de la politique, les orgueils prennent souvent le dessus à la fois sur l’expérience que sur les compétences et les connaissances.

Ainsi la politique qui est à la fois un échappatoire, est aussi un exutoire et plus encore, c’est le lieu d’ascensions sociales et économiques. Autrement dit, les politiciens haïtiens font de la politique dans un but personnel et à des fins très personnelles et tout ce qui a rapport avec le bien commun, les intérêts du pays et de l’État tombent très bas dans leurs priorités. Ils n’ont aucune philosophie de vie, aucune valeur personnelle voilà pourquoi, ils sont sujets à des pot-de-vin de la part des puissances étrangères. Ils se laissent corrompre facilement au détriment des intérêts du pays.

Hermann Cebert

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