Comment faire de la politique en Haïti: Avoir des valeurs et tenir à ses valeurs

23 octobre 2017

Changer les mentalités d’un peuple n’est jamais une chose facile et lorsqu’on se dit militant pour le changement c’est encore une grande responsabilité personnelle. En effet, si un seul individu pouvait tout seul faire de la politique et militer tout seul sans avoir à établir le contact avec personne ou aucun autre groupe que lui-même, vu qu’il se serait déjà considéré comme un groupe à lui seul, il aurait été plus facile de changer les mentalité de cette même personne ou de tous les groupes que l’individu ou le leader en question voudrait changer les mentalités puisque, par cette abstraction de l’idée du groupe de personnes qui serait de simples individus et une simple personne.

En ce qui concerne le leadership, l’histoire regorge de leaders qui sont parvenus à diriger des peuples sans avoir fait partie préalablement à des groupes organisés dont, certains plus ou moins organisés à leur tour et, opérant plus ou moins des changements dans la mentalités de leurs peuples. Mais dans l’ensemble, un grand nombre de leaders et donc de chefs solitaires sont plutôt reconnus comme des opportunistes, des magouilleurs alors qu’en revanche, seule une minorité d’entre eux peuvent être qualifiés de véritables et de grands leaders et ce sont ceux de cette minorité qui ont véritablement opéré des changement dans la mentalité des peuples voilà pourquoi, ils sont vraiment rares les leaders authentiques.

Lorsqu’on décide de faire de la politique, c’est-à-dire choisir une cause à défendre, s’identifier à un groupe social déterminé et s’impliquer dans une organisation dont l’idéologie, les principes et l’organisation correspondent à nos valeurs ce n’est pas toujours une chose facile car, cela demande de la patience, du courage, de la détermination, de la volonté et plus particulièrement des sacrifices personnels pour soi-même et pour ses proches, parents et amis. De même lorsqu’on est dirigeant d’une organisation politique, on a énormément de responsabilité. D’abord vis-à-vis du groupe social économique et culturel que le Parti représente c’est-à-dire, de la population en générale que l’on est appelé à influencer la vie soit comme groupe d’opposition que comme groupe au pouvoir ainsi que vis-à-vis des membres du Parti politique ou du groupe politique qui vous confient la lourde charge de les diriger.

Cependant, en Haïti plus particulièrement ou l’amateurisme et l’opportunisme sont les fondements des engagement des politiciens haïtiens, aucune de ces valeurs ne sert à reconnaitre les politiciens haïtiens puisqu’ils se transforment en caméléons comme les serpents qui changent de peaux également.

Une fois qu’ils ont un petit peu de pouvoir, ils exagèrent les limites de leurs fonctions et ils supposent que même leurs meilleurs amis sont devenus pour eux des ennemis. De plus, si hier ils étaient convaincus d’une certaine idée de changement et de transformations structurelles sur le plan sociale, économique et politique, une fois qu’ils sont au pouvoir, ils défendent des intérêts contraires à leurs propres idéaux. En fait, ils n’avaient aucune valeur, et qu’ils étaient ce qu’ils avaient toujours été au plus profond de leur être, des opportunistes, sans caractère et dépourvus de tout sens des biens communs.

Et malheureusement, comme l’histoire et le temps n’épargnent  jamais les pseudos patriotes, les pouvoirs qu’ils ont finit également par les manger et par les détruire jusqu’au plus profond de leurs âmes.

Par ailleurs, durant ces derniers jours, j’ai pu observer certaines personnes concernant deux grands enjeux ce qui m’a permis d’une part de confirmer la puissance de mes ancêtres lorsqu’ils ont pris la grande décision de se libérer de l’esclavagisme et le mépris qu’ils avaient été victimes de ceux qui s’opposaient à leurs luttes parce qu’ils avaient chez eux le même système colonial et esclavagiste dont mes ancêtres combattaient plus particulièrement en comparaison avec la lutte pour l’indépendance de la Catalogne.

En fait la grande leçon en est que les peuples n’évoluent pas beaucoup et même lorsque l’histoire nous redonne la chance de revivre certains événements, même en tant que dominés que certains parmi nous sont, ils n’ont toujours aucune capacité pour bien les comprendre. C’est ainsi que plusieurs prennent position ouvertement pour condamner les Catalans de vouloir leur liberté tout en se déclarant démocrates.

Comment peut-on être démocrates en étant pour la soumission des autres peuples. Je croyais que la mort d’un homme était la mort de tout homme et de tous les hommes. Et également que la vie d’un homme était la vie de tout homme et de tous les hommes. Malheureusement, très peu parmi nous peuvent ressentir la douleur, les souffrances et les humiliations des autres. Certains parmi nous demeureront des soumis toute leur vie durant et il ne faut surtout pas essayer des les sortir de leur prison intellectuelle et morale plus particulièrement lorsqu’ils se croient posséder les habilités intellectuelles ou de savoir et de connaissance.

Moi je suis pour la liberté de tous les peuples. tant pis si plusieurs ont leurs intérêts mesquins comme principal leitmotive de leur vie.

Le deuxième exemple concerne la moralité et l’éthique intellectuelle dont plusieurs n’ont pas pu recevoir peut-être à leur naissance. En effet, pour plusieurs haïtiens, lorsqu’un autre haïtien dit ou affirme quelque chose, ils ont tendance à ne pas accorder à ces idées-là leur juste valeur pour cela ils attendent que ce soit un étranger qui le lui rapporte même si dans la grande majorité des cas ces étrangers avaient copié ou ont copié la même idée venu de ce même haïtien.

Pourtant dans les faits, lorsque les étrangers disent que quelques chose va bien en Haïti c’est parce que ça va mal et lorsqu’ils disent que ça va mal c’est parce qu’ils ont peur de leurs propres intérêts. Par conséquent, nous devions nous méfier de toutes les affirmations des étrangers sur tout les politiciens qui gèrent les grandes organisations internationales comme le FMI, La Banque Mondiale ou la BID la banque Interaméricaine de Développement.

À titre d’exemple, le Moreno de la BID qui nous dit ça va bien pour Haïti non seule c’est une ingérence de ce directeur dans les affaires internes du pays mais également c’est  en quelque sorte la confirmation que le président Jovenel Moïse n’est pas dans l’intérêt du pays puisque ça lui prend un étranger qui travaille pour la République Dominicaine plus particulièrement pour le Sénateur Bautismo celui-là que la journaliste dominicaine Muria avaient trouvé coupable dans plusieurs fraudes et de pot-de-vin avec l’ex président Joseph Michel Martelly dans les contrat de construction des routes. Par ailleurs, dire que Haïti a d’abord besoin des routes c’est de l’idiosyncrasie à son maximum.

Ce que Haïti a d’abord besoin ce sont des emplois pour tous car l’emploi c’est la liberté et la véritable liberté capable d’engendrer de nouveaux changements. Évidemment également des routes, des moyens de communications, des énergies et de l’électricité. Le peuple haïtien ne veut un gouvernement qui n’est pas capable d’agir sur ses besoins réels.

à suivre

Hermann Cebert


L’évangile des derniers versets de Dieu: Mes Trésors aux Indigènes d’Hayti

10 juillet 2017

Et voici mes trésors au Peuple Indigène d’Hayti,

 

Je réveillerai tes enfants de leur sommeil et de leur honte

Je les rendrai plus intelligents et plus curieux que leurs voisins

Ils vivront dans le bonheur et la prospérité pour la fin des temps

 

Tandis que tes fils et tes filles profiteront d’une vie enchantée

Tes ennemis périront par le feu par l’air, par l’eau et par le vent

Tes enfants décortiqueront et comprendront les langues codées de l’univers

 

Ils parleront directement avec moi face à face car ils me verront à leurs côtés

Je les rassemblerai et je ferai pousser des fruits et des arbres nouveaux et fleuris

Plus majestueux et plus beaux, et plus gouteux que ce que l’homme n’a jamais mangé

 

Je rasasierai ce peuple, mon peuple d’Haïti de toutes les délices éternelles

Je monterai la garde autour et à l’intérieur de ce beau pays pour toujours

Afin que pas un ennemi ne pourra leur faire du mal ni chez eux ni ailleurs

 

J’élargirai ton territoire et je ferai sortir des eaux de nouvelles terres prospères

Tes enfants trouveront et rammasserons des méteaux précieux et des pierres précieuses

Tout le long des côtes et des rivages et ils orneront mes palais et mes temples

 

J’éliminerai la maladie et les douleurs d’entre tes enfants et ils seront en santé

Oui, je le dis et je le ferrai car rien ne sera impossible pour toi Ô mon peuple béni

Tes enfants découvriront des choses nouvelles et ils inventeront de bien meilleurs

 

Alors j’ai dit, et tout ce que J’ai dit prendra forme

Car je suis ton Dieu et ton seul Dieu de toujours

Qu’il en soit toujours ainsi!!!


État des lieux de ma contribution Citoyenne: Un ajustement de mes Idées et de mes Pensées

10 mai 2016

Pour qu’une société se développe et progresse, elle a besoin d’être critiqué et cela à chaque jour par des gens désintéressés et qui ont le bonheur et le bien^-être humain comme priorité dans leur choix de vie.

En fait, de nos jours, il y a très peu de gens qui acceptent d’aider sans arrière pensée et sans intérêt personnel d’autant que certaines règles du vivre ensemble tendent à se fonder sur la réussite de soi et à la compétition avec ses collègues, ses voisins et ses camarades comme tout le monde voulait remporter une course qui serait sans fin.

Pourtant, lorsque nous prenons un peu de temps pour réfléchir à la finalité de ces compétitions entre les humains, on peut se rendre compte qu’elles ne mènent nul part et que l’on finisse toujours  par s’enfarger personnellement. Il y a tellement de choses à faire et à changer autour de nous et chez nous pour nous préoccuper autant à nous battre entre nous.

Je peux citer les divers problèmes auxquels est confronté Haïti auraient pu trouver des bénévoles du monde entier mais nous refusons d’aider vraiment et véritablement et nous bloquons tous les efforts pour que l’humain accepte d’être humain ou au moins devenir humain pour son frère et ses sœurs qui végètent dans la misère et dans la crasse.

Actuellement, en réfléchissant sur les causes de cette grande misère dans laquelle vivent mes frères haïtiens, je me rends compte à quel point des peuples dits civilisés maintiennent cette misère au nom des richesses dans le sous sol haïtien dont l’Or, la bauxite, le cuivre, le Coltan, le bronze, le marbre, sans oublier le pétrole.

Tous les pays qui ont intérêt dans ces ressources minières sont responsables de cette grande misère dans le pays. Il en est de même pour les gens riches du pays qui exploitent de façon sans vergogne ce peuple Haïtien. Il est anormal que les eaux soient privatisées dans le pays alors que le peuple ne peut pas trouver assez d’eau pour sa soif.

Combien de compagnies qui puisent l’eau dans la plaine du cul-de-sac sans aucune redevance à l’État Haïtien et à la population. Pourtant c’est cette eau publique qui est mise en sachet pour être vendue en détail aux abords des rues.

Les responsables et les riches haïtiens refusent de reconnaitre le droit à la vie du peuple haïtien c’est-à-dire, permettre au peuple de se nourrir, de se vêtir, de se loger, de travailler et de s’amuser comme tout être humain normal.

Même l’électricité est un grand luxe comme l’est l’eau pour le peuple haïtien car s’il y a électricité, le peuple pourra se payer un frigidaire pour se faire de la glace et conserver ses restants de nourritures mais non ce n’est pas une bonne chose car des compagnies qui font de la glace devraient se fermer la porte.

C’est le cas pour les routes, et les trottoirs qui causent toute sorte de problèmes au peuple, des véhicules à réparer, des pneus crevés, des chaussures déchirées et qui ne durent pas longtemps.

Tout cela explique le circuit fermé de la grande chaine de violence que l’on continue d’utiliser pour étouffer et étrangler le peuple haïtien et si on arrive pas à se défaire de toute cette grande chaine, c’est l’extinction pure et simple qui est assurée.

Voilà en quelque sorte les principales raisons de mon implication à travers mes textes et mes réflexions sur ce qui se fait en Haïti et contre les haïtiens avec la complicité des groupes extrêmement riches du pays et plus particulièrement les politiciens haïtiens.

Or, pour faire un bilan de cette contribution, je décide de m’arrêter un peu pour m’évaluer personnellement et de reprendre de nouvelles directives dans le même but que je me suis toujours fixé. Je choisis de comprendre l’efficacité de mes contributions citoyennes à la société haïtienne et à l’humanité toute entière.

Je déteste la nature et les caractéristiques du concept bilan en lui-même car il fait trop référence à ses propriétés comptables c’est-à-dire, les actifs, les passifs et avoirs des propriétaires.

Parler donc de bilan nous renvoi à l’idée des entrées et des sorties alors que dans la réalité des choses, nous jonglons beaucoup plus avec des combinaisons de facteurs ce, qu’ils soient humains, financiers, matériels ou immatériels ou encore idéologiques, tout est souvent ici et là, partout et nulle part et plus particulièrement, nous sommes souvent plus proches et plus loin les uns aux autres ainsi qu’aux choses et aux réalités auxquelles nous nous accrochons.

Tout comme le pouvoir est généralement diffus et enchâssé dans des zones grises, alors nous nous évertuons à dire que nous sommes assez critiques sur telle chose alors que dans les faits, nous contribuons à leur raffermissement et à leur endoctrinement dans l’inconscient collectif.

Nous lisons tellement tout et trop sur n’importe quoi jusqu’à les absorber par osmose inconsciemment de notre volonté raisonnable pour cicatriser nos fautes et nos faiblesses.

Ainsi, alors que nous pouvons croire avoir changé des choses nous les avions pourtant gardé telles qu’elles. Changer est un long processus et les seules choses qui se changent vite ce sont les postes et les fonction, les tâches et les responsabilités en ce sens, lorsque nous prétendons avoir changé certaines choses nous avons tout simplement déplacé des individus, des fonctions, des responsables et des responsabilités, des rôles et des tâches tandis que tout demeure intact comme c’est le cas des mentalités, des structures, des systèmes, des mécanismes, des processus, des convictions, des croyances, des orthodoxies, des craintes, des peurs etc.

Bref, à des degrés divers et au niveau de certains noyaux décisionnels, nos idées et nos pensées peuvent s’appliquer instantanément sans que nous le sachions par des individus et par des organisations dont nous ignorons les affinités que nous leur partageons.

À ce propos, internet semble jouer un rôle beaucoup plus important que nous pouvons même l’imaginer car il permet le voyage et le partage de nos idées, de nos émotions et de nos sensibilités à des êtres qui sont juste à quelques cliques de nous en Asie, en Amérique, en Afrique, dans les Antilles, dans les Caraïbes, et en Australie ou en Europe.

Nous pouvons être en diapason avec des êtres, des pensées, des idées, des institutions et des structures quelque part de façon spirituelle et intellectuelle dans l’univers mais que nous pouvons détester dans la proximité. Il en est de même pour nos êtres évolués, nos vis-à-vis, nos reflets et nos images que nous nous forçons à nous débarrasser puisqu’il s’agit des diverses facettes de nous-mêmes.

Pourtant, à bien y penser, nous sommes plus proches de nous-mêmes à travers les autres que nous-mêmes dont nous essayons de trouver dans les syncrétismes et dans les espérances de nos vies futures. Hélas, nous nous écoutons très peu et plus rarement que nous aurions dû le faire.

La science et la technique ont permis de confirmer ces coïncidences et le monde de l’irrationnel en assemble des tonnes de récits qui témoignent des dimensions inexplorées à la fois du cerveau humain qu’aux espaces spirituels de l’inconscient. De toute évidence, nous sommes des êtres qui vivons dans une certaine évidence cosmique en  formant un tout conscient de nos inconsciences.

En fait ce qui semble intéressant dans cette confrontation avec soi-même donc avec les autres, c’est que nous sommes forcément ignorants de ce que nous apportons comme contribution personnelle ou collective au changement, à la transformation voire au maintien et à la pérennités des choses, des idées, des êtres que nous critiquons sans cesse dans nos états d’égarements logiques ou rationnels.

Nous influençons peut-être très peu certaine chose alors qu’à l’inverse, nous en influençons d’autre plus profondément. De ce point de vue, il est à reconnaitre le concept bilan trahirait nos pensées si nous sommes appelés à faire état de ce qui est sorti de nous ou de ce qui est entré en nous en ce sens, nous devons nous garder de juger notre apport par rapport à ce que nous aurions reçu.

Évidemment, on nous force souvent à produire des résultats, et nous semblons souvent être plus compétitifs avec nous-mêmes qu’avec les autres et pour amuser la galerie, faire plaisir aux autres et ne pas blesser les ententes et les convenances sociales et sociétales, nous refusons volontaire de dénoncer les mensonges dominants et ce jusqu’à nous fermer complètement nos yeux sur les inacceptables et les intolérables.

Nous nous réclamons révolutionnaires alors que dans nos sphères d’activités personnelles et familiales, nous sommes pires que des conservateurs.

Nous sommes mêmes des réactionnaires face à des changements nécessaires oubliant souvent que certaines destructions sons plus nécessaires que certaines autres créations. Bien sûr, Dieu n’a pas tout créé dans l’univers bien qu’il soit très certainement à la base de tout.

Nous sommes créateurs, et dieux pour certaines choses et de certains êtres mais quand vient le temps de répondre de nos responsabilités, nous fuyons devant nous-mêmes.

Certains parmi nous se disent attendre Dieu, d’autres attendent des signes pour confirmer l’existence d’autres formes de vie et d’autres formes d’êtres existant et vivant dans le reste de l’univers, des extraterrestres alors que nous ignorons tous les humains vivant aux côtés de nous.

Nous craignons tomber malades, être atteints de toutes sortes de maladies et de cancer, nous avons même peur de mourir alors que nous ignorons ce que nous réserve la mort comme expériences et comme réalisations spirituelles et psychiques.

Nous devons avoir un minimum de courage pour faire des adieux à des moments, à des personnes à des lieux, à des ambiances qui ne sont plus utiles, et de moins en moins importants dans notre vie.

à suivre…

Hermann Cebert


Olivier Martelly retournerait par devant les enquêteurs américains en janvier 2016

7 décembre 2015

Selon certaines informations qui circuleraient actuellement dans le cadre du probable dossier des enquêteurs américains concernant un bateau qui s’était entré en Haïti avec des tonnes et des tonnes de kilos de cocaïne en Haïti et dont on aurait associé le fils ainé du président Joseph Michel Martelly, tout semble indiquer que Olivier Martelly serait attendu à nouveau aux États-Unis pour les suites que les autorités judiciaires américaines veulent donner à ce dossier.

S’il est vrai que la famille Martelly avait déboursé plus de cinq millions de dollars pour obtenir la libération conditionnelle de Olivier Martelly, il serait normal que le dossier n’était pas terminé, surtout lorsque nous savons très clairement que tout dossier de justice demande toujours assez de temps avant que tout coupable soit reconnu et les châtiment soient imposés.

Or, ce que plusieurs observateurs se demandent actuellement c’est sans nul doute, comment se déroule ce dossier de justice et plus particulièrement, quels sont les intérêts qui se cachent derrière ce dossier et en quoi ce dossier du bateau de cocaïne peut-il influencer de près ou de loin la politique haïtienne voire compromettre les intérêts de Haïti étant donné qu’il s’agirait bien de la famille de l’actuel président de Haïti qui serait impliqué si l’on s’en tient au silence qui recouvre cette affaire.

D’abord personne ne peut contester l’idée de ce silence de l’affaire du bateau de cocaïne ce, qu’il s’agisse de la police nationale de Haïti, de la famille présidentielle et de Joseph Michel Martelly et également de Olivier Martelly lui-même qui s’est complètement effacé à la fois de la scène politique haïtienne que sur la scène du showbiz de Haïti.

Plusieurs parlaient de l’entreprise de productions culturelles du jeune prince d’Haïti avec grands intérêts en se référant au méga spectacle que cette entreprise avait offert au public haïtien avec les grandes vedettes américaines.

On croyait qu’on allait être servi davantage cependant, depuis cette affaire ou serait impliqué Olivier Martelly on entend plus parler de méga spectacle de ce groupe ni non plus de son président directeur général. Évidemment, il aurait été souhaitable que sont entreprise soit passée à quelqu’un d’autre de la famille s’il est vrai qu’olivier était véritablement en surveillance surveillée ou plus directement toujours sous enquête de la justice américaine.

Je suis partisan de la création d’emplois dans le pays et n’importe quelle entreprise qui peut offrir des emplois dans le pays est un bon signe pour le pays. D’ailleurs, même dans les pays dit développés, on sait que la mafia et les crimes organisés font rouler ces économies et que l’État de ces pays tolèrent et adopte des politiques de moins de crimes possibles et ils savent qu’ils sont impuissants face à ces groupes criminels.

Si on avait la capacité pour éradiquer les crimes seulement à New York, c’est toute l’économie Newyorkaise qui s’effondrait autant que les criminels s’infiltrent dans toutes les activités économiques de cette ville et dans cet État américain. Voilà pourquoi les dirigeants haïtiens doivent comprendre les économies parallèles et principalement celles qui sont infectées par les groupes criminels.

Tous les pays du monde ont leurs propres groupes criminels et de ce fait Haïti ne peut pas ignorer ces groupes et tous les dirigeants du pays doivent saisir pourquoi et comment négocier avec ces groupes dans les intérêts du pays.

Et qui pis est, les dirigeants du pays doivent protéger les criminels du pays en adoptant des politiques contre les groupes criminels organisés visant à les garder au pays et surtout à les condamner au pays une fois qu’ils avaient été jugés par la justice du pays.

À ce propos, on a qu’à penser aux sommes acquises par ces criminels, aux frais d’avocats et de procédures que ces criminels doivent dépenser ou payer jusqu’aux avocats et à leurs secrétaires qui travaillent dans les cabinets d’avocats du pays qui doivent profiter de ces jugements à l’intérieur du pays.

Malheureusement, tous les dirigeants du pays n’ont pas les personnalités irréprochables pour contrer les ingérences étrangères des puissances dans les affaires internes du pays afin de mieux protéger les intérêts du pays. Ces dirigeants haïtiens oublient ce que signifie la souveraineté de l’État d’Haïti à la fois sur tout le territoire haïtien que sur l’ensemble de ses citoyens. Voilà pourquoi, qu’à chaque fois que je vois des criminels haïtiens qui sont extradés vers les pays étrangers, je me questionne sur la moralité des dirigeants haïtiens mais plus particulièrement sur les compromis qu’ils font au détriments des intérêts du pays. Il en est de même pour les criminels étrangers arrêtés dans le pays et qui auraient dû être jugés et condamnés par la justice du pays mais qui sont souvent pour ne pas dire toujours rapatriés vers d’autres pays dont les États-Unis en particulier. Pourtant à en croire, ces criminels sont extrêmement riches et les garder au pays aurait pu rapporter beaucoup à l’économie du pays.

Il parait semble-t-il et pourtant  que selon certains arrangements qui seraient faits entre le jeune prince et la justice américaine qu’il y aurait plusieurs dénonciations de grands barrons de la drogue de toute la région caribéenne, de l’Amérique centrale et du Sud étant donné les derniers coups de filet de la justice américaine dont un proche du président vénézuélien et de Salvador.

Est-ce qu’il s’agit bel et bien d’une certaine collaboration du régime de Port-au-Prince dirigée par Joseph Michel Martelly et de Evans Paul qui a permis ces arrestations ou bien est-ce qu’il s’agit plutôt de la pression de la justice américaine qui ont permis ces arrestations.

Nous sommes dans une vraie casse-tête chinoise. Toutefois, et c’est peut-être le véritable enjeu dans cette affaire, est-ce cette affaire n’aurait pas été un piège auquel le fils du président de Haïti s’est fait prendre vue que les tentations de gagner gros et beaucoup lui avait été irrésistibles?

Loin de pouvoir tirer des conclusions alors même qu’à cause du silence qui enveloppe ce dossier nous continuons dans un grand flou mais qui doit finalement exiger des personnes impliquées jusqu’aux dents de finir par nous faire toute la lumière nécessaire dans le cadre d’un processus d’information nationale.

Devant cet état de fait, du vide et du manque d’informations, nous nous demandons s’il est vrai que Olivier Martelly retournerait par devant les enquêteurs américains en janvier 2016 pour la suite ou la finalité de ce dossier.

à suivre…

Hermann Cebert


Les Organes Reproducteurs du Sous-développement de Haïti

12 octobre 2015

Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

La culture politique d’Haïti s’est construite à partir  d’un ensemble de faits, de gestes, d’actes et d’événements dont certains ont fait les actualités politiques, économiques, sociales, culturelles et historiques du pays.

Or pour que ces faits, ces gestes, ces actes et ces événements puissent construire ce qui deviendra cette culture, la culture politique haïtienne, nous les avions répété faisant en sorte qu’ils deviennent nos habitudes, les habitudes de nos politiciens et de nos hommes et femmes politiques jusqu’à ce qu’ils soient acceptés par nous tous. Disons plutôt, qu’ils ont été imposés à l’ensemble du pays puisque se transformant également en normes et en règles à suivre.

De plus, notre acceptation les rend et les transforme en coutume, notre coutume, puisque nous, les politiciens haïtiens bien sûr,  allions nous assurer de les transmettre d’une génération à l’autre et se faisant, ils vont devenir notre coutume, notre coutume politique et notre identité politique: la manière de nous identifier et de nous reconnaitre.

Cependant cette identité que nos politiciens vont se développer sera donc l’héritage des premiers politiciens haïtiens. Des héros de l’indépendance jusqu’à nos politiciens actuels.

Malheureusement compte tenu de l’origine de cette identité pour ne pas dire cette seconde nature de l’homme politique haïtien qui avait été faite et construite sur des fausses valeurs, de faux intérêts mais surtout parce qu’elle est issue de la frustration qui elle-même découle de divers interdits dont l’esclavagisme et le colonialisme nous avaient été imposés de fait et de par leur nature.

Dès lors donc que nous avions été en mesure, par nos gestes, nos actes, par nos faits, par nos événements de nos différentes actualités, de construire notre culture politique à travers nos pratiques, nos habitudes que nous avions également transformé comme notre coutume, il était né le modèle politique et culturel haïtien.

Un modèle qui a été donc construit et façonné au gré de nos hasards et de nos crises sociales et politiques. Un modèle non pensé et non réfléchi mais qui s’impose de fait à nous.

C’est par ce modèle que nous sommes ce que nous sommes maintenant et qui ne correspond pourtant pas à notre idéal de peuple. Nous devons le détruire pour nous en construire ou découvrir un qui correspond à notre vivre ensemble mais surtout idéal commun.

Avec le texte que j’ai écrit sur le modèle politique des amérindiens et autochtones d’Haïti je formule ma proposition  de changement de modèle politique du système politique républicain en vigueur au pays.

Chaque député, chaque sénateur et tous les politiciens qui auraient à cœur les intérêts du pays devaient lire ce texte et peut-être m’écrire pour avoir au moins la partie opérationnelle de ce texte que je n’ai pas publié encore.

Ce n’est pourtant pas ce qui les intéresse et ils n’ont pas de temps pour juste le lire voire tenter de trouver le plan de son application dans le pays. C’est vrai c’est trop les demander pour le plus grand bien du pays. Je m’excuse, je suis trop idéaliste pour ces voleurs à cravates.

Évidemment, très peu de gens saisissent la portée de ce modèle idéal qui pourrait transformer notre statut d’État satellite des grandes et moyennes puissances mondiales et régionales en un véritable État-Système qui est notre principal système de salut collectif et national.

Ainsi, nous avions construit des modèles d’hommes politiques et de cultures politiques qui nous opposent à nous- mêmes puisque ces modèles sont le produit de nos attractions pour ce qui nous était interdit.

C’est le cas pour Henri Christophe qui voulait sortir et avoir pour femme une fille blanche de la même manière que Toussaint Louverture avait fait avant lui.

Le Gouverneur avait tracé le modèle à suivre et on ne pouvait demander mieux à Christophe de ne pas en vouloir comme épouse une jolie femme française.

D’ailleurs même Dessalines va essayer également de marier sa Fille Célimène à Alexandre Pétion, un mulâtre qui ira refuser l’offre du Père de la Patrie, ce qui aura de graves conséquences sur l’histoire même et du devenir du pays, le retour vers la division raciale du pays.

C’est-à-dire, la réussite de l’homme politique haïtien sera donc associée au fait d’avoir une femme blanche comme épouse et des enfants mulâtres ou à peaux claires.

Qu’il s’agisse de Duvalier le père et le fils, qu’il s’agisse de jean-Bertrand Aristide ou de Michel Martelly ce sont tous des héritiers de Toussaint Louverture en ce sens que leurs réussites politiques sont associées à leur mariage et à leur identification à la bourgeoisie mulâtre du pays.

Il faut noter également les manière que tous les héros de l’indépendance du pays se sont enrichis une fois qu’ils avaient fini de chasser les colons français, les anciens maîtres que nos politiciens actuels continuent de servir, toujours avec la tête baissée, aujourd’hui encore.

En effet, au lendemain de l’indépe4ndance du pays, tous les héros de l’indépendance se sont accaparés des terres cultivables du pays avec des pensions et des chèques tirés à même les comptes publics. Et, presque tous à l’exception de Dessalines et de sa familles ont utilisé le pouvoir à la fois pour changer de classe mais aussi pour pouvoir s’enrichir aux dépens des deniers publics et sur le dos des masses populaires du pays.

Par ailleurs, si hier le maître était directement sur place avec ses fouets à la main, de nos jours, ils restent chez eux dans les métropoles et dirigent à distance. Plusieurs rapportent même que dans les coulisses des administrations des puissances hégémoniques comme la France, les États-Unis, le Brésil, le Canada, ce sont de petits groupes, d’une dizaine de personnes au plus, qui dirigent véritablement Haïti à partir de leurs simples agents satellites placés au pays.

Voilà pourquoi, on dit non sans raison que chaque politicien haïtien à son blanc qui le dicte quelle conduite à avoir et à adopter, quelle décision prendre dans telle situation donnée.

Alors, vous comprendrez pourquoi le pays est si divisée et qu’il y a autant de candidats pour les quelques postes électifs. Mieux encore, on peut se demander comment sont faits nos hommes politiques haïtiens qui sont incapables de faire sortir un petit peu d’intérêts pour le pays  et les masses populaires abandonnées.

Ceci dit, si l’on veut donc comprendre véritablement pourquoi Haïti demeure toujours un pays pauvre et sous-développé, il faut visiter les différents modèles de réussites ou d’échecs que les élites dominantes ont toujours offert au pays et également ce que ces élites n’ont jamais offert également au peuple haïtien depuis la naissance du pays jusqu’à aujourd’hui.

Bien que ces modèles dont il est question dans ce texte, ne soient ni écrits ni identifiés parce que personne ne s’était donné de la peine pour pouvoir les identifier, les analyser, les catégoriser et les évaluer par des chercheurs, et des universitaires, ces modèles existent et on peut les retracer à travers l’histoire d’Haïti.

Ce sont des modèles qui sont liés aux diverses actualités du pays mais également  ils sont des moments dominants et des périodes prédominantes de l’histoire du pays.

En fait, ces modèles traduisent en quelque sorte les nœuds de l’ensemble historique du pays qui est caractérisé par des mouvements d’émancipation, les luttes pour l’indépendance du pays, les luttes contre les diverses formes de colonisation et de recolonisation par les puissances étrangère ainsi que des affirmations individuelles et ou collectives.

Toutefois, il faut bien admettre, qu’aucun des ces modèles avait été inventé ou planifié par les élites du pays, ils étaient tous produits par les chocs, les crises sociales et politiques que le pays a toujours connus. En d’autres termes, ces modèles sont donc des produits du hasard et d’un certain déterminisme historique qui se définit et qui se structure à travers les divisions sociales et les divisions de classes qui paralysent le devenir du vivre ensemble haïtien.

Par conséquent, ces divers modèles produits par l’histoire et les luttes sociales et politiques dans le pays n’étaient pas faits ou produits dans le but de sortir le pays de ses problèmes et de son sous-développement. D’ailleurs, je me demande même si les élites nationales haïtiennes connaissent leurs existences compte tenu que personne ne s’était donc pris la peine de les identifier ou de les étudier comme je l’ai ci-haut mentionné.

Évidemment, puisque ces modèles n’avaient jamais été le fruit d’une volonté de changement des élites du pays et puisqu’aucune élite de Haïti n’a jamais pris le temps pour proposer des vrais modèles alternatifs au pays c’est donc le destin et le hasard qui se sont occupés de construire des modèles de réussite et d’échec de la société haïtienne. Disons tout simplement, que ce sont des modèles de l’échec collectif des haïtiens.

En fait, les élites haïtiennes se reproduisent elles mêmes très bien sans pour autant opérer des transformations de la société haïtienne dans son ensemble. Pour se reproduire, les élites haïtiennes le font aux dépens des masses populaires et plus particulièrement de la grande majorité des haïtiens noires faisant en sorte que c’est la misère, le sous-développement, l’ignorance et la crasse qui se reproduisent plus largement et plus facilement dans le pays parce que reflétant la véritable image de toutes les élites du pays, des élites apatrides et antinationales.

 À travers les modèles apparemment représentatifs les élites économiques et intellectuelles reproduisent les disparités sociales et économiques alors même qu’elles maintiennent également les fausses valeurs et les faux intérêts nationaux.

Ainsi, c’est en particulier l’élite économique et financière qui a toujours caché et maintenu secret leur modèles de réussites tels: le travail et l’effort.

Or, puisque cette élite vit et évolue en vase clos à l’intérieur des périmètres ghettoïsés comme pour se protéger de la peste que sont les masses pour elles, il en résulte que leurs modèles de succès se retrouve coincé à l’intérieur de ces ghettos bourgeois.

Ce qui signifie, les masses populaires ignorent les moyens de réussite et de progrès parce que celles-ci lui sont complètement étrangers voire inconnus. De ce fait, à cause de ces barrières à la connaissance et aux savoirs qui facilitent et qui permettent d’atteindre le succès et la prospérité les masses sont donc tenus à l’écart de toutes les formes de progrès et de modernisme.

Ce sont les fondements des deux Haïti, une Haïti riche et prospère en contact avec le progrès, le développement et les civilisations avancées, celle des bourgeois et des élites nationales haïtiennes et, une Haïti, des noirs et des masses populaires que l’on appelle le peuple d’en dehors qui vivent loin de tout progrès, de tout développement, de toutes les évolutions et des civilisations modernes.

Ainsi, cette bourgeoisie économique et financière vit donc en dehors de la société bien que ce soit elle qui appelle pourtant les paysans les gens d’en dehors. Tous les membres de la bourgeoisie haïtienne vivent à proximité l’un de l’autre mais également, ils vivent dans une très grande promiscuité teintée de l’inceste et de la schizophrénie.

Par ailleurs, on dit souvent tel père tel fils pour parler de notre système de reproduction de valeurs sociales et culturelles au sein de nos familles et de nos sociétés.

Cela semble être la réalité pour le modèle ou les modèles qui prévaut depuis toujours en Haïti, tel niveau de transfert de valeurs et d’échanges de la bourgeoisie haïtienne vers les masses populaires, tel niveau de progrès et de développement du pays.

Plus les classes dominantes transfèrent aux masses populaires les bonnes valeurs, plus les masses les utilisent et s’accommodent avec ces valeurs. Par contre lorsque les élites gardent secrètes pour elles-mêmes les idées, les valeurs, les connaissances, les savoirs du progrès et du développement, les masses populaires se maintiennent dans le strict minimum de la misère et le sous développement.

Voilà en quelque sorte un aspect de l’origine et de la permanence du sous développement qui prévaut depuis toujours en Haïti. La bourgeoisie haïtienne, ou du moins, les bourgeoisies haïtiennes n’ont jamais su transférer aux masses populaires du pays leurs idées, leur sens, leurs savoirs, leurs connaissances du progrès et du développement.

Dans le cadre de la multiplicité des candidatures enregistrées à l’occasion des prochaines élections de 2015 en Haïti, nous sommes en présence du même modèle reproductif vieux de plusieurs siècles dans le pays voire plus vieux encore que la nation haïtienne elle-même si celle a déjà existé bien sûr.

En effet, le mimétisme est à la base de tous les systèmes éducatifs et de transmission de valeurs, de comportements sociétaux et, c’est par mimétisme que nous arrivons à développer des habitudes et de la pratique de faire et de dire les choses.

Cela étant dit, voyons comment le nombre de candidats inscrits pour les prochaines élections en Haïti trouve sa source dans le modèle ou les différents modèles qui ont eu prédominance dans le pays depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui.

Je parle de plusieurs modèles de reproduction de valeurs et de comportements dans le pays de un, parce qu’il y a plusieurs types d’exemples de modèles types mais aussi de deux,  parce que les exemples des modèles de ces reproductions varient en fonction des différentes actualités de groupes dominants dans la société.

Toute société est à l’image de ses élites dominantes. En Haïti, cette affirmation se vérifie facilement à travers les différentes générations d’élites que le pays a connu mais surtout avec les différents modèles que ces élites ont imposé à cette société.

Or, contrairement aux autres sociétés et plus particulièrement les sociétés développées, les élites haïtiennes n’ont jamais proposé des modèles de progrès et de développement à la société haïtienne.

Pour cause, les gens qui se sont enrichis par le commerce, les industries, les technologies, la finance ou tout simplement l’entreprenariat ont toujours garder les secrets de leurs réussites entre leurs classes et ne se sont jamais présentés comme modèles à la société et aux jeunes des masses et des classes moyennes.

Depuis Toussaint Louverture, premier exemple de réussite, d’ascension sociale et économique, à la fois comme premier général noir de l’armée d’une société colonisée et sous emprise d’une puissance étrangère et coloniale mais également, comme ancien esclave à devenir chef de ses propres maîtres et exploiteurs, toutes les bases du modèle d’exemplarité dominante de la société haïtienne sont posées et elles vont marquer tous les aspects et tous les domaines structurant la société haïtienne.

Ainsi, comme Toussaint l’avait fait avant eux, tous les généraux de l’Indépendance et tous les hauts gradés de l’armée haïtienne à l’exception bien sûr de Jean-Jacques Dessalines, vont marquer leurs réussites et leurs ascensions sociales et économiques par leurs mariages avec une femme blanche, une mulâtresse pour utiliser un terme plus Haïtien.

Afin d’atteindre cet objectif, se marier avec une mulâtresse, tous les officiers de l’armée, une fois gradués de l’académie militaire se verront se présenter et s’offrir des femmes blanches par les autorités militaires et ceux qui sont passés par la gendamerie de l’armée ou qui n’auraient pas eu leurs femmes blanches iront même par épouser les descendants polonais de cazale ou des Cayes et de Jacmel et s’ils n’arrivent toujours pas à satisfaire ce désir, ils préfèrent même épouser des prostituées dominicaine ou françaises ou nord-américaines.

Nous sommes donc devant un modèle de mimétisme  fondé sur l’exemple de Toussaint Louverture qui a eu pour femme une mulâtresse que les officiers de l’armée, les ministres noirs et les fonctionaires noirs haïtiens formant la classe moyenne haïtienne.

Autrement dit, tous les éléments des masses qui réussissent choisiront de renier leurs appartenance à la majorité noire du pays pour pouvoir se faire accepter par l’élite blanche du pays.

Cela a un coût très élevé pour les masses noires du pays, les officiers, les ministres, les directeurs et hauts fonctionnaires de l’État vont se distancier de cette masse noire du pays.

De plus, en rejetant leurs véritables classes sociales, les noirs qui réussissent bloquent les autres éléments noirs sur le chemin de leur réussite. Il y a une complète rupture entre ceux qui progressent et les autres, qu’il s’agisse des membres de leurs propres familles ou des anciennes amitiés.

C’est donc un changement radical et un transfert de classe sans aucune transition que ces éléments de la classe moyenne du pays opèrent en s’intégrant à la bourgeoisie mulâtre et des affaires..

Voici donc un élément fondamental de tare dans le modèle de réussite des éléments de la classe moyenne haïtienne et cette tare est en quelque sorte l’une des composantes des causes du sous-développement du pays.

D’ailleurs, qu’il s’agisse de François Duvalier, le principal noiriste du pays, de Jean-Bertrand aristide, de jean-claude Duvalier ou de René Préval ou de Joseph Michel Martelly pour ne citer que ceux-là, ils ont tous renié à leurs appartenances ethniques pour se distancer de leurs frères noirs haïtiens mais surtout pour marquer leurs réussites et leurs ascension sociales.

Un autre mimétisme que la socié haïtienne continue de connâitre c’est les exemples dominants les actualités du pays.

En effet, à chaque fois qu’un groupe dominant du pays et chacune des élites du pays opère une action ou engage une forme quelconque d’action qui marque l’histoire du pays et selon les différents rituels de manifestation de cette action, le peuple tend à reproduire ces actions dans les autres secteurs et dans les différents aspects de la vie du pays.

C’est ainsi que les groupes et les catégories sociaux s’imprègnent des habitudes, des mœurs, des cultures et des coutumes que lui transfèrent les élites du pays.

En d’autre terme, le peuple suit pas-à-pas et reproduit les divers exemples que ses élites lui fournissent puisque ces élites sont les modèles à suivre car valorisées et ritualiées à travers les différentes manifestations de célébration et de commémoration nationales.

Chacun reproduit dans son domaine les mêmes gestes, les mêmes stratégies, les mêmes comportements, les mêmes attitudes et comme conséquence, on obtient également les mêmes résultats négatifs ou positifs dans ces autres domaines et dans ces autres aspects.

À titre d’exemple, je peux citer la mode de l’héroïsme au temps colonial, les jeunes s’impliquaient dans cette lutte parce qu’ils avaient des exemples vivants des héros de la lutte pour l’indépendance.

C’est ainsi que l’armée indigène n’a pas eu de la difficulté pour recruter de jeunes soldats car chacun savait qu’il était valorisé de servir pour la cause de la liberté collective.

Cependant, comme aspect négatif de l’exemple de Toussaint Louverture, tous les généraux et tous les soldats pensaient qu’ils devaient tous et chacun devenir Gouverneur en Chef du pays voire également président et Roi du pays. Henri Christophe se croyait plus apte à gouverner le pays après la mort de Dessalines et Alexandre Pétion pensait pareillement aussi.

On a vu Jean-Pierre Boyer qui a dirigé l’île entière après la mort de Pétion et de Christophe, l’un des plus longs règnes d’une présidence sans partage qui en quelque sort annonçait les tyrannies des Duvalier et leur formule de présidence à vie. Soulouque de son côté se fera couronner Roi une suite logique de l’exemple de Henri Christophe avec son royaume du Nord.

Évidemment, les cas de coups d’État qui ont retardé le pays et qui ont surtout alimenté la culture de l’antinationalisme des dirigeants haïtiens sont multiples. Il y a des coups d’État parlementaires, des gouvernements collaborateurs avec les étrangers plus particulièrement les gouvernements mulâtres du pays.

Il y a également des coups d’État militaires en collaboration avec les puissances étrangères plus particulièrement les coups d’État qui sont donnés au cours de ces trois dernières décennies après la chute du régime des Duvalier.

Notons également pour cette période les particularités de ces différents coups d’État l’implication et les rôles de premiers rangs des soldats de l’armée d’abord avec le coup d’État du Général Prosper Avril, celle de Raoul Cédras et plus particulièrement celle de Guy Philippe.

Ce sont là des modèles qui ont marqué les jeunes du pays. Et lorsque l’on voit ces soldats vouloir s’accaparer du pouvoir central du pays en voulant et en revendiquant d’être les gardiens des ordres constitutionnels, on peut comprendre qu’il y a des effets de mimétismes qu’ils traduisent compte tenu des exemples et des seuls exemples qu’ils ont comme solutions aux crises et aux divers problèmes auxquels fait habituellement face le pays, des coups d’État.

Ils ont reproduit ce qu’ils connaissent et surtout ce qu’ils ont estimé avoir comme seules solutions à des problèmes plutôt assez complexes pour leur entendement. C’est le drame haïtien.

Ces soldats sont issus des masses populaires et toutes leurs vies durant, ils n’ont vu que des régimes et des présidents à vie qui n’ont jamais proposé autre chose que la violence et les crimes. Ils n’ont que des généraux mêlés dans les trafics de drogue qui s’enrichissent devant leurs yeux.

Des militaires, des policiers, des hommes et femmes politiques qui se sont enrichis par le crime et la trahison, des généraux et des présidents qui volent et pillent les fonds publics du pays. Alors, ils n’avaient que de ces exemples pour pouvoir construire leurs jugements et leurs raisons.

C’est ainsi qu’ils ont prit goût en se disant, je l’imagine, que si les généraux, les colonels et les ministres et les présidents qui ne sont en général pas plus intelligents qu’eux se sont enrichis et s’exiler sans de graves conséquences sur leurs propres sécurités, alors pourquoi pas nous les petits soldats.

Voilà en quelque sorte l’origine de ces vagues de coup d’État de l’après Duvalier.

Malheureusement pour Haïti, tous les exemples que les élites ont offert à la société ce sont de mauvais exemples qui tendent et qui visent à maintenir le pays dans la misère, dans l’ignorance et dans la crasse.

Ni la bourgeoisie commerciale, ni les classes moyennes, ni les intellectuels du pays ne sont en mesure jusqu’à présent des alternatifs aux cultures, aux habitudes, aux traditions qui définissent et qui déterminent le devenir du pays.

On a vu que les classes moyennes du pays issus de la guerre et des guerres de l’indépendance avaient perpétué à la fois l’ancien régime colonial et que ces éléments de cette classe moyenne dont les généraux n’ont jamais su investir ou entreprendre des démarches d’enrichissement par le travail et qu’un grand nombre des héros de l’indépendance ont terminé leurs vieux jours dans quasiment la misère.

De même, les cohortes de militaires qui ont succédé à ces héros de notre liberté n’ont pas pu faire mieux eux aussi et qu’ils ont tous préféré changé de classe en épousant des mulâtres et des femmes blanches, véritable signe de leurs réussites personnes. Parallèlement à ces parvenus de la classe moyenne, les bourgeois haïtiens quant eux, ont toujours préféré garder pour eux leurs intelligence de la réussite.

À tel point que sur les 10 000 personnes qui forment cette bourgeoisie mulâtre et blanche du pays, moins de 1000 haïtiens sont capables d’identifier et reconnaitre les cinq familles les plus riches.

Pourtant, les noms de ces personnes sont bien connus de tous. La principale cause de cette méconnaissance de ces gens qui semblent bien réussir voir s’enrichir allègrement dans le pays par le travail c’est que ces cinq familles modèles ne communiquent pas avec le peuple.

Elles se cachent au lieu de s’ouvrir au peuple . Elles ne partagent pas leurs succès avec les masses populaires du pays. Pourtant, on le sait bien, l’un des vecteurs et facteurs qui permet l’enrichissement c’est le mimétisme. Celui-ci est complètement absent dans le pays.

Dans les pays étrangers, on célèbre la réussite, on honore ceux qui se dépassent et on admire et adore ceux qui sont exceptionnels dans leurs domaines.

Mais la bourgeoisie haïtienne refuse catégoriquement de partager ses histoires avec le peuple parce que si le peuple connaisse leurs histoires, il va le mimer et du coup se délivrer et prospérer.

à suivre…

Hermann Cébert


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