L’évangile des derniers versets de Dieu: Mes Trésors aux Indigènes d’Hayti

10 juillet 2017

Et voici mes trésors au Peuple Indigène d’Hayti,

 

Je réveillerai tes enfants de leur sommeil et de leur honte

Je les rendrai plus intelligents et plus curieux que leurs voisins

Ils vivront dans le bonheur et la prospérité pour la fin des temps

 

Tandis que tes fils et tes filles profiteront d’une vie enchantée

Tes ennemis périront par le feu par l’air, par l’eau et par le vent

Tes enfants décortiqueront et comprendront les langues codées de l’univers

 

Ils parleront directement avec moi face à face car ils me verront à leurs côtés

Je les rassemblerai et je ferai pousser des fruits et des arbres nouveaux et fleuris

Plus majestueux et plus beaux, et plus gouteux que ce que l’homme n’a jamais mangé

 

Je rasasierai ce peuple, mon peuple d’Haïti de toutes les délices éternelles

Je monterai la garde autour et à l’intérieur de ce beau pays pour toujours

Afin que pas un ennemi ne pourra leur faire du mal ni chez eux ni ailleurs

 

J’élargirai ton territoire et je ferai sortir des eaux de nouvelles terres prospères

Tes enfants trouveront et rammasserons des méteaux précieux et des pierres précieuses

Tout le long des côtes et des rivages et ils orneront mes palais et mes temples

 

J’éliminerai la maladie et les douleurs d’entre tes enfants et ils seront en santé

Oui, je le dis et je le ferrai car rien ne sera impossible pour toi Ô mon peuple béni

Tes enfants découvriront des choses nouvelles et ils inventeront de bien meilleurs

 

Alors j’ai dit, et tout ce que J’ai dit prendra forme

Car je suis ton Dieu et ton seul Dieu de toujours

Qu’il en soit toujours ainsi!!!


Les Organes Reproducteurs du Sous-développement de Haïti

12 octobre 2015

Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

La culture politique d’Haïti s’est construite à partir  d’un ensemble de faits, de gestes, d’actes et d’événements dont certains ont fait les actualités politiques, économiques, sociales, culturelles et historiques du pays.

Or pour que ces faits, ces gestes, ces actes et ces événements puissent construire ce qui deviendra cette culture, la culture politique haïtienne, nous les avions répété faisant en sorte qu’ils deviennent nos habitudes, les habitudes de nos politiciens et de nos hommes et femmes politiques jusqu’à ce qu’ils soient acceptés par nous tous. Disons plutôt, qu’ils ont été imposés à l’ensemble du pays puisque se transformant également en normes et en règles à suivre.

De plus, notre acceptation les rend et les transforme en coutume, notre coutume, puisque nous, les politiciens haïtiens bien sûr,  allions nous assurer de les transmettre d’une génération à l’autre et se faisant, ils vont devenir notre coutume, notre coutume politique et notre identité politique: la manière de nous identifier et de nous reconnaitre.

Cependant cette identité que nos politiciens vont se développer sera donc l’héritage des premiers politiciens haïtiens. Des héros de l’indépendance jusqu’à nos politiciens actuels.

Malheureusement compte tenu de l’origine de cette identité pour ne pas dire cette seconde nature de l’homme politique haïtien qui avait été faite et construite sur des fausses valeurs, de faux intérêts mais surtout parce qu’elle est issue de la frustration qui elle-même découle de divers interdits dont l’esclavagisme et le colonialisme nous avaient été imposés de fait et de par leur nature.

Dès lors donc que nous avions été en mesure, par nos gestes, nos actes, par nos faits, par nos événements de nos différentes actualités, de construire notre culture politique à travers nos pratiques, nos habitudes que nous avions également transformé comme notre coutume, il était né le modèle politique et culturel haïtien.

Un modèle qui a été donc construit et façonné au gré de nos hasards et de nos crises sociales et politiques. Un modèle non pensé et non réfléchi mais qui s’impose de fait à nous.

C’est par ce modèle que nous sommes ce que nous sommes maintenant et qui ne correspond pourtant pas à notre idéal de peuple. Nous devons le détruire pour nous en construire ou découvrir un qui correspond à notre vivre ensemble mais surtout idéal commun.

Avec le texte que j’ai écrit sur le modèle politique des amérindiens et autochtones d’Haïti je formule ma proposition  de changement de modèle politique du système politique républicain en vigueur au pays.

Chaque député, chaque sénateur et tous les politiciens qui auraient à cœur les intérêts du pays devaient lire ce texte et peut-être m’écrire pour avoir au moins la partie opérationnelle de ce texte que je n’ai pas publié encore.

Ce n’est pourtant pas ce qui les intéresse et ils n’ont pas de temps pour juste le lire voire tenter de trouver le plan de son application dans le pays. C’est vrai c’est trop les demander pour le plus grand bien du pays. Je m’excuse, je suis trop idéaliste pour ces voleurs à cravates.

Évidemment, très peu de gens saisissent la portée de ce modèle idéal qui pourrait transformer notre statut d’État satellite des grandes et moyennes puissances mondiales et régionales en un véritable État-Système qui est notre principal système de salut collectif et national.

Ainsi, nous avions construit des modèles d’hommes politiques et de cultures politiques qui nous opposent à nous- mêmes puisque ces modèles sont le produit de nos attractions pour ce qui nous était interdit.

C’est le cas pour Henri Christophe qui voulait sortir et avoir pour femme une fille blanche de la même manière que Toussaint Louverture avait fait avant lui.

Le Gouverneur avait tracé le modèle à suivre et on ne pouvait demander mieux à Christophe de ne pas en vouloir comme épouse une jolie femme française.

D’ailleurs même Dessalines va essayer également de marier sa Fille Célimène à Alexandre Pétion, un mulâtre qui ira refuser l’offre du Père de la Patrie, ce qui aura de graves conséquences sur l’histoire même et du devenir du pays, le retour vers la division raciale du pays.

C’est-à-dire, la réussite de l’homme politique haïtien sera donc associée au fait d’avoir une femme blanche comme épouse et des enfants mulâtres ou à peaux claires.

Qu’il s’agisse de Duvalier le père et le fils, qu’il s’agisse de jean-Bertrand Aristide ou de Michel Martelly ce sont tous des héritiers de Toussaint Louverture en ce sens que leurs réussites politiques sont associées à leur mariage et à leur identification à la bourgeoisie mulâtre du pays.

Il faut noter également les manière que tous les héros de l’indépendance du pays se sont enrichis une fois qu’ils avaient fini de chasser les colons français, les anciens maîtres que nos politiciens actuels continuent de servir, toujours avec la tête baissée, aujourd’hui encore.

En effet, au lendemain de l’indépe4ndance du pays, tous les héros de l’indépendance se sont accaparés des terres cultivables du pays avec des pensions et des chèques tirés à même les comptes publics. Et, presque tous à l’exception de Dessalines et de sa familles ont utilisé le pouvoir à la fois pour changer de classe mais aussi pour pouvoir s’enrichir aux dépens des deniers publics et sur le dos des masses populaires du pays.

Par ailleurs, si hier le maître était directement sur place avec ses fouets à la main, de nos jours, ils restent chez eux dans les métropoles et dirigent à distance. Plusieurs rapportent même que dans les coulisses des administrations des puissances hégémoniques comme la France, les États-Unis, le Brésil, le Canada, ce sont de petits groupes, d’une dizaine de personnes au plus, qui dirigent véritablement Haïti à partir de leurs simples agents satellites placés au pays.

Voilà pourquoi, on dit non sans raison que chaque politicien haïtien à son blanc qui le dicte quelle conduite à avoir et à adopter, quelle décision prendre dans telle situation donnée.

Alors, vous comprendrez pourquoi le pays est si divisée et qu’il y a autant de candidats pour les quelques postes électifs. Mieux encore, on peut se demander comment sont faits nos hommes politiques haïtiens qui sont incapables de faire sortir un petit peu d’intérêts pour le pays  et les masses populaires abandonnées.

Ceci dit, si l’on veut donc comprendre véritablement pourquoi Haïti demeure toujours un pays pauvre et sous-développé, il faut visiter les différents modèles de réussites ou d’échecs que les élites dominantes ont toujours offert au pays et également ce que ces élites n’ont jamais offert également au peuple haïtien depuis la naissance du pays jusqu’à aujourd’hui.

Bien que ces modèles dont il est question dans ce texte, ne soient ni écrits ni identifiés parce que personne ne s’était donné de la peine pour pouvoir les identifier, les analyser, les catégoriser et les évaluer par des chercheurs, et des universitaires, ces modèles existent et on peut les retracer à travers l’histoire d’Haïti.

Ce sont des modèles qui sont liés aux diverses actualités du pays mais également  ils sont des moments dominants et des périodes prédominantes de l’histoire du pays.

En fait, ces modèles traduisent en quelque sorte les nœuds de l’ensemble historique du pays qui est caractérisé par des mouvements d’émancipation, les luttes pour l’indépendance du pays, les luttes contre les diverses formes de colonisation et de recolonisation par les puissances étrangère ainsi que des affirmations individuelles et ou collectives.

Toutefois, il faut bien admettre, qu’aucun des ces modèles avait été inventé ou planifié par les élites du pays, ils étaient tous produits par les chocs, les crises sociales et politiques que le pays a toujours connus. En d’autres termes, ces modèles sont donc des produits du hasard et d’un certain déterminisme historique qui se définit et qui se structure à travers les divisions sociales et les divisions de classes qui paralysent le devenir du vivre ensemble haïtien.

Par conséquent, ces divers modèles produits par l’histoire et les luttes sociales et politiques dans le pays n’étaient pas faits ou produits dans le but de sortir le pays de ses problèmes et de son sous-développement. D’ailleurs, je me demande même si les élites nationales haïtiennes connaissent leurs existences compte tenu que personne ne s’était donc pris la peine de les identifier ou de les étudier comme je l’ai ci-haut mentionné.

Évidemment, puisque ces modèles n’avaient jamais été le fruit d’une volonté de changement des élites du pays et puisqu’aucune élite de Haïti n’a jamais pris le temps pour proposer des vrais modèles alternatifs au pays c’est donc le destin et le hasard qui se sont occupés de construire des modèles de réussite et d’échec de la société haïtienne. Disons tout simplement, que ce sont des modèles de l’échec collectif des haïtiens.

En fait, les élites haïtiennes se reproduisent elles mêmes très bien sans pour autant opérer des transformations de la société haïtienne dans son ensemble. Pour se reproduire, les élites haïtiennes le font aux dépens des masses populaires et plus particulièrement de la grande majorité des haïtiens noires faisant en sorte que c’est la misère, le sous-développement, l’ignorance et la crasse qui se reproduisent plus largement et plus facilement dans le pays parce que reflétant la véritable image de toutes les élites du pays, des élites apatrides et antinationales.

 À travers les modèles apparemment représentatifs les élites économiques et intellectuelles reproduisent les disparités sociales et économiques alors même qu’elles maintiennent également les fausses valeurs et les faux intérêts nationaux.

Ainsi, c’est en particulier l’élite économique et financière qui a toujours caché et maintenu secret leur modèles de réussites tels: le travail et l’effort.

Or, puisque cette élite vit et évolue en vase clos à l’intérieur des périmètres ghettoïsés comme pour se protéger de la peste que sont les masses pour elles, il en résulte que leurs modèles de succès se retrouve coincé à l’intérieur de ces ghettos bourgeois.

Ce qui signifie, les masses populaires ignorent les moyens de réussite et de progrès parce que celles-ci lui sont complètement étrangers voire inconnus. De ce fait, à cause de ces barrières à la connaissance et aux savoirs qui facilitent et qui permettent d’atteindre le succès et la prospérité les masses sont donc tenus à l’écart de toutes les formes de progrès et de modernisme.

Ce sont les fondements des deux Haïti, une Haïti riche et prospère en contact avec le progrès, le développement et les civilisations avancées, celle des bourgeois et des élites nationales haïtiennes et, une Haïti, des noirs et des masses populaires que l’on appelle le peuple d’en dehors qui vivent loin de tout progrès, de tout développement, de toutes les évolutions et des civilisations modernes.

Ainsi, cette bourgeoisie économique et financière vit donc en dehors de la société bien que ce soit elle qui appelle pourtant les paysans les gens d’en dehors. Tous les membres de la bourgeoisie haïtienne vivent à proximité l’un de l’autre mais également, ils vivent dans une très grande promiscuité teintée de l’inceste et de la schizophrénie.

Par ailleurs, on dit souvent tel père tel fils pour parler de notre système de reproduction de valeurs sociales et culturelles au sein de nos familles et de nos sociétés.

Cela semble être la réalité pour le modèle ou les modèles qui prévaut depuis toujours en Haïti, tel niveau de transfert de valeurs et d’échanges de la bourgeoisie haïtienne vers les masses populaires, tel niveau de progrès et de développement du pays.

Plus les classes dominantes transfèrent aux masses populaires les bonnes valeurs, plus les masses les utilisent et s’accommodent avec ces valeurs. Par contre lorsque les élites gardent secrètes pour elles-mêmes les idées, les valeurs, les connaissances, les savoirs du progrès et du développement, les masses populaires se maintiennent dans le strict minimum de la misère et le sous développement.

Voilà en quelque sorte un aspect de l’origine et de la permanence du sous développement qui prévaut depuis toujours en Haïti. La bourgeoisie haïtienne, ou du moins, les bourgeoisies haïtiennes n’ont jamais su transférer aux masses populaires du pays leurs idées, leur sens, leurs savoirs, leurs connaissances du progrès et du développement.

Dans le cadre de la multiplicité des candidatures enregistrées à l’occasion des prochaines élections de 2015 en Haïti, nous sommes en présence du même modèle reproductif vieux de plusieurs siècles dans le pays voire plus vieux encore que la nation haïtienne elle-même si celle a déjà existé bien sûr.

En effet, le mimétisme est à la base de tous les systèmes éducatifs et de transmission de valeurs, de comportements sociétaux et, c’est par mimétisme que nous arrivons à développer des habitudes et de la pratique de faire et de dire les choses.

Cela étant dit, voyons comment le nombre de candidats inscrits pour les prochaines élections en Haïti trouve sa source dans le modèle ou les différents modèles qui ont eu prédominance dans le pays depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui.

Je parle de plusieurs modèles de reproduction de valeurs et de comportements dans le pays de un, parce qu’il y a plusieurs types d’exemples de modèles types mais aussi de deux,  parce que les exemples des modèles de ces reproductions varient en fonction des différentes actualités de groupes dominants dans la société.

Toute société est à l’image de ses élites dominantes. En Haïti, cette affirmation se vérifie facilement à travers les différentes générations d’élites que le pays a connu mais surtout avec les différents modèles que ces élites ont imposé à cette société.

Or, contrairement aux autres sociétés et plus particulièrement les sociétés développées, les élites haïtiennes n’ont jamais proposé des modèles de progrès et de développement à la société haïtienne.

Pour cause, les gens qui se sont enrichis par le commerce, les industries, les technologies, la finance ou tout simplement l’entreprenariat ont toujours garder les secrets de leurs réussites entre leurs classes et ne se sont jamais présentés comme modèles à la société et aux jeunes des masses et des classes moyennes.

Depuis Toussaint Louverture, premier exemple de réussite, d’ascension sociale et économique, à la fois comme premier général noir de l’armée d’une société colonisée et sous emprise d’une puissance étrangère et coloniale mais également, comme ancien esclave à devenir chef de ses propres maîtres et exploiteurs, toutes les bases du modèle d’exemplarité dominante de la société haïtienne sont posées et elles vont marquer tous les aspects et tous les domaines structurant la société haïtienne.

Ainsi, comme Toussaint l’avait fait avant eux, tous les généraux de l’Indépendance et tous les hauts gradés de l’armée haïtienne à l’exception bien sûr de Jean-Jacques Dessalines, vont marquer leurs réussites et leurs ascensions sociales et économiques par leurs mariages avec une femme blanche, une mulâtresse pour utiliser un terme plus Haïtien.

Afin d’atteindre cet objectif, se marier avec une mulâtresse, tous les officiers de l’armée, une fois gradués de l’académie militaire se verront se présenter et s’offrir des femmes blanches par les autorités militaires et ceux qui sont passés par la gendamerie de l’armée ou qui n’auraient pas eu leurs femmes blanches iront même par épouser les descendants polonais de cazale ou des Cayes et de Jacmel et s’ils n’arrivent toujours pas à satisfaire ce désir, ils préfèrent même épouser des prostituées dominicaine ou françaises ou nord-américaines.

Nous sommes donc devant un modèle de mimétisme  fondé sur l’exemple de Toussaint Louverture qui a eu pour femme une mulâtresse que les officiers de l’armée, les ministres noirs et les fonctionaires noirs haïtiens formant la classe moyenne haïtienne.

Autrement dit, tous les éléments des masses qui réussissent choisiront de renier leurs appartenance à la majorité noire du pays pour pouvoir se faire accepter par l’élite blanche du pays.

Cela a un coût très élevé pour les masses noires du pays, les officiers, les ministres, les directeurs et hauts fonctionnaires de l’État vont se distancier de cette masse noire du pays.

De plus, en rejetant leurs véritables classes sociales, les noirs qui réussissent bloquent les autres éléments noirs sur le chemin de leur réussite. Il y a une complète rupture entre ceux qui progressent et les autres, qu’il s’agisse des membres de leurs propres familles ou des anciennes amitiés.

C’est donc un changement radical et un transfert de classe sans aucune transition que ces éléments de la classe moyenne du pays opèrent en s’intégrant à la bourgeoisie mulâtre et des affaires..

Voici donc un élément fondamental de tare dans le modèle de réussite des éléments de la classe moyenne haïtienne et cette tare est en quelque sorte l’une des composantes des causes du sous-développement du pays.

D’ailleurs, qu’il s’agisse de François Duvalier, le principal noiriste du pays, de Jean-Bertrand aristide, de jean-claude Duvalier ou de René Préval ou de Joseph Michel Martelly pour ne citer que ceux-là, ils ont tous renié à leurs appartenances ethniques pour se distancer de leurs frères noirs haïtiens mais surtout pour marquer leurs réussites et leurs ascension sociales.

Un autre mimétisme que la socié haïtienne continue de connâitre c’est les exemples dominants les actualités du pays.

En effet, à chaque fois qu’un groupe dominant du pays et chacune des élites du pays opère une action ou engage une forme quelconque d’action qui marque l’histoire du pays et selon les différents rituels de manifestation de cette action, le peuple tend à reproduire ces actions dans les autres secteurs et dans les différents aspects de la vie du pays.

C’est ainsi que les groupes et les catégories sociaux s’imprègnent des habitudes, des mœurs, des cultures et des coutumes que lui transfèrent les élites du pays.

En d’autre terme, le peuple suit pas-à-pas et reproduit les divers exemples que ses élites lui fournissent puisque ces élites sont les modèles à suivre car valorisées et ritualiées à travers les différentes manifestations de célébration et de commémoration nationales.

Chacun reproduit dans son domaine les mêmes gestes, les mêmes stratégies, les mêmes comportements, les mêmes attitudes et comme conséquence, on obtient également les mêmes résultats négatifs ou positifs dans ces autres domaines et dans ces autres aspects.

À titre d’exemple, je peux citer la mode de l’héroïsme au temps colonial, les jeunes s’impliquaient dans cette lutte parce qu’ils avaient des exemples vivants des héros de la lutte pour l’indépendance.

C’est ainsi que l’armée indigène n’a pas eu de la difficulté pour recruter de jeunes soldats car chacun savait qu’il était valorisé de servir pour la cause de la liberté collective.

Cependant, comme aspect négatif de l’exemple de Toussaint Louverture, tous les généraux et tous les soldats pensaient qu’ils devaient tous et chacun devenir Gouverneur en Chef du pays voire également président et Roi du pays. Henri Christophe se croyait plus apte à gouverner le pays après la mort de Dessalines et Alexandre Pétion pensait pareillement aussi.

On a vu Jean-Pierre Boyer qui a dirigé l’île entière après la mort de Pétion et de Christophe, l’un des plus longs règnes d’une présidence sans partage qui en quelque sort annonçait les tyrannies des Duvalier et leur formule de présidence à vie. Soulouque de son côté se fera couronner Roi une suite logique de l’exemple de Henri Christophe avec son royaume du Nord.

Évidemment, les cas de coups d’État qui ont retardé le pays et qui ont surtout alimenté la culture de l’antinationalisme des dirigeants haïtiens sont multiples. Il y a des coups d’État parlementaires, des gouvernements collaborateurs avec les étrangers plus particulièrement les gouvernements mulâtres du pays.

Il y a également des coups d’État militaires en collaboration avec les puissances étrangères plus particulièrement les coups d’État qui sont donnés au cours de ces trois dernières décennies après la chute du régime des Duvalier.

Notons également pour cette période les particularités de ces différents coups d’État l’implication et les rôles de premiers rangs des soldats de l’armée d’abord avec le coup d’État du Général Prosper Avril, celle de Raoul Cédras et plus particulièrement celle de Guy Philippe.

Ce sont là des modèles qui ont marqué les jeunes du pays. Et lorsque l’on voit ces soldats vouloir s’accaparer du pouvoir central du pays en voulant et en revendiquant d’être les gardiens des ordres constitutionnels, on peut comprendre qu’il y a des effets de mimétismes qu’ils traduisent compte tenu des exemples et des seuls exemples qu’ils ont comme solutions aux crises et aux divers problèmes auxquels fait habituellement face le pays, des coups d’État.

Ils ont reproduit ce qu’ils connaissent et surtout ce qu’ils ont estimé avoir comme seules solutions à des problèmes plutôt assez complexes pour leur entendement. C’est le drame haïtien.

Ces soldats sont issus des masses populaires et toutes leurs vies durant, ils n’ont vu que des régimes et des présidents à vie qui n’ont jamais proposé autre chose que la violence et les crimes. Ils n’ont que des généraux mêlés dans les trafics de drogue qui s’enrichissent devant leurs yeux.

Des militaires, des policiers, des hommes et femmes politiques qui se sont enrichis par le crime et la trahison, des généraux et des présidents qui volent et pillent les fonds publics du pays. Alors, ils n’avaient que de ces exemples pour pouvoir construire leurs jugements et leurs raisons.

C’est ainsi qu’ils ont prit goût en se disant, je l’imagine, que si les généraux, les colonels et les ministres et les présidents qui ne sont en général pas plus intelligents qu’eux se sont enrichis et s’exiler sans de graves conséquences sur leurs propres sécurités, alors pourquoi pas nous les petits soldats.

Voilà en quelque sorte l’origine de ces vagues de coup d’État de l’après Duvalier.

Malheureusement pour Haïti, tous les exemples que les élites ont offert à la société ce sont de mauvais exemples qui tendent et qui visent à maintenir le pays dans la misère, dans l’ignorance et dans la crasse.

Ni la bourgeoisie commerciale, ni les classes moyennes, ni les intellectuels du pays ne sont en mesure jusqu’à présent des alternatifs aux cultures, aux habitudes, aux traditions qui définissent et qui déterminent le devenir du pays.

On a vu que les classes moyennes du pays issus de la guerre et des guerres de l’indépendance avaient perpétué à la fois l’ancien régime colonial et que ces éléments de cette classe moyenne dont les généraux n’ont jamais su investir ou entreprendre des démarches d’enrichissement par le travail et qu’un grand nombre des héros de l’indépendance ont terminé leurs vieux jours dans quasiment la misère.

De même, les cohortes de militaires qui ont succédé à ces héros de notre liberté n’ont pas pu faire mieux eux aussi et qu’ils ont tous préféré changé de classe en épousant des mulâtres et des femmes blanches, véritable signe de leurs réussites personnes. Parallèlement à ces parvenus de la classe moyenne, les bourgeois haïtiens quant eux, ont toujours préféré garder pour eux leurs intelligence de la réussite.

À tel point que sur les 10 000 personnes qui forment cette bourgeoisie mulâtre et blanche du pays, moins de 1000 haïtiens sont capables d’identifier et reconnaitre les cinq familles les plus riches.

Pourtant, les noms de ces personnes sont bien connus de tous. La principale cause de cette méconnaissance de ces gens qui semblent bien réussir voir s’enrichir allègrement dans le pays par le travail c’est que ces cinq familles modèles ne communiquent pas avec le peuple.

Elles se cachent au lieu de s’ouvrir au peuple . Elles ne partagent pas leurs succès avec les masses populaires du pays. Pourtant, on le sait bien, l’un des vecteurs et facteurs qui permet l’enrichissement c’est le mimétisme. Celui-ci est complètement absent dans le pays.

Dans les pays étrangers, on célèbre la réussite, on honore ceux qui se dépassent et on admire et adore ceux qui sont exceptionnels dans leurs domaines.

Mais la bourgeoisie haïtienne refuse catégoriquement de partager ses histoires avec le peuple parce que si le peuple connaisse leurs histoires, il va le mimer et du coup se délivrer et prospérer.

à suivre…

Hermann Cébert


l’expulsion des dominicains d’origine haïtienne est le projet de l’ex premier ministre laurent lamothe et de michel martelly avec les dominicains

29 avril 2015

Le philosophe éveillé

La pensée qui dérange

Si l’on dit que la politique haïtienne est un jeu de coquins, de mafieux, de malfaiteurs et de bandits, les dernières négociations entre le régime Martelly et les autorités dominicaines sur la question des dominicains d’origine haïtienne montrent très clairement comment les dirigeants haïtiens n’aiment pas leur pays puisque les véritables intérêts et enjeux derrière cette politique d’expatriation de ces gens sont foncièrement égoïstes puisqu’il s’agit d’un plan monté de toutes pièces par les chefs de gang du régime des bandit légal.

En effet, selon des personnes bien encrées et bien placées au sein du régime des martelly, cette décision du conseil constitutionnel dominicain visant à expuler les trois cents à quatre cents milles dominicains d’origine haïtienne a été un projet des dirigeants du régime haïtien.

Selon ce qui est rapporté et dont j’ai eu connaissance, le président martelly et l’ex premier ministre laurent lamothe sont les principaux artisans de cette décision des autorités dominicaines et ce projet vise principalement à l’élection de laurent lamothe ou à sa femme en ce sens, les dominicains expulseraient les 400 000 dominicains d’origine haitienne afin de venir voter pour les candidats favoris du régime et après les élections, toutes ces personnes retourneraient en république dominicaine car l’économie dominicaine ne peut pas se permettre de perdre ces travailleurs qui travaillent pour des salaires de misères et ce qu’ils font les dominicains à peau plus claire ne feraient jamais.

Par ailleurs, selon ceux qui rapportent cette information et qui semblent avoir pris part aux côtés des dirigeants haïtiens chargés de ces négociations avec les représentants dominicains, il y aurait des anciens duvaliéristes et des représentants de plusieurs familles extrêmement riches du pays. En ce sens, qu’il y aurait plusieurs représentants de ces groupes en arrière de cette idée de faire expulser les dominicains d’origine haïtienne vers haïti.

De plus, il y aurait tout un ensemble de personnes étrangers et haïtiens qui auraient bien ficelé ce plan macabre et cynique du régime martelly plus particulièrement le président en personne et l’ex premier ministre lamothe.

On peut donc comprendre que tout le régime martelly veut à tout prix se garder le pouvoir qu’il s’agisse d’utiliser frauduleusement les élections pour s,acaparer de tous les pouvoirs ou de pousser les opposants au régime à se tenir à l’écart des joutes électorales ou encore imposer leur régime dictatorial. Et, ils sont prêts à tout faire pour y arriver quitte à pacter avec les eutorités dominicaines en faisant venir les dominicains d’origine haïtienne ou non.

Évidemmement, cette trahison des macoutes duvaliéristes tèt kalé et jeanclaudistes blanco-mulâtres du régime martelly montre clairement que ces gens, ces apatrides n’ont rien d’amour pour ce pays et même pas un petit peu d’amour pour ce pays qui les a tout donné alors que plusieurs d’entre eux sont arrivés en Haïti alors qu’Ils n’avaient rien. Par ailleurs, il faut noter que ce n’était pas pour rien et sans intérêt que ce soit laurent lamorthe qui ait pris la tête des négociations avec les dominicains sur le dossiers de ces expulsés soi-disant haïtiens.

En effet, le but de l’ex premier ministre c’était d’avoir le contrôle de toutes les négociations puisqu’il était en arrière de ce vaste projet de faraudes électorales  avec la complicité des autorités dominicaines et contre les intérêts du pays et dont la manipulation de ces pauvres dominicains.

Et, de ce point de vue, s’il n’y avait pas de complicité entre les deux gouvernements d’extrême droite de l’Île on aurait assisté à de vraies négociations entre de partenaires qui se respecteraient. malheureusement, ce que le peuple dominicain et le peuple haïtien ont eu c’est de la manipulation des deux côtés de la frontière. Et de ce fait on aurait des négociations par étapes.

Par exemple, si le gouvernement haitien et le premier ministre d’alors était sérieux et n’était pas impliqué dans cette trahison diplomatique et du marchandage du statut des haïtianos-dominicains, on aurait les positions suivantes:

le gouvernement haïtien qui demanderait au gouvernement dominicain de ne pas lui envoyer ces citoyens et aurait été présenté ses points de vue par devant les tribunaux internationaux sur les droits des réfugiés et de définir un certain statut pour ces personnes;

Si ces démarches n’auraient pas donné de résultats alors il passerait à une autre étape consistant à négocier non seulement un statut pour ces personnes mais également une période de temps raisonnable afin d’éviter à Haïti de nouvelles crises et de nouvelles tensions sociales et politiques compte tenu de la période électorale en cours et des diveres instabilités que connaît le pays actuellement et se faisant, tout le monde se serait mis d’accord sur un échéancier donnant ainsi le temps au nouveau ou prochain gouvernement qui arrivera de monter des plans d’accueil pour ces réfugiés.

On comprend également que pour pouvoir faire accepter les propositions haïtiennes au peuple dominicain, les autorités haïtiennes auraient fait valoir aux dominicains les intérêts qu’elles ont à faciler ce transfert dans un délai raisonnable devant permettre aux autorités haïtiennes de bien planifier mais surtout d’avoir le temps de négocier des prêts pour pouvoir réintégrer ces dominicains refusés par la république dominicaine.

Or, tout ce qu’on a vu dans ce dossier, à cause bien sûr des intérêts des uns et des autres membres du régime de martelly, les autorités haïtiennes ont préféré accepté de le refoulement de ces gens parce que profitables au régime dans le contexte et à cause des prochaines élections dans le pays. Si l’administration américaine, dirigée par barak Obama, n’avait pas refusé et contesté ce projet, il n’y aurait pas de conflit plus ou moins ouvert entre l’administration américaine et les dirigeants haïtiens selon ce que font remarquer certains.

À vouloir s,acapparer de tous les pouvoirs, le régime martelly est donc prêt à utiliser la misère et les conditions misérables de ces personnes et il devient donc évident que ces kidnappeurs, ces assassinssont prêts à sacrifier plusieurs milliers de vies en vue de satisfaire leurs propres besoins. Nous sommes donc face à des criminels en cravates qui font débarquer des tonnes et des tonnes de cocaïnes et de marijuana dans le pays dont ils vont les distribuer sur le marché américain et canadien.

Chaque haïtien, quelque soit l’endroit où il vit, doit dénoncer ce régime martelly sur toutes les tribunes et malheureusement à cause de cette fièvre électorale, tous les politiciens et touts les représentanrts des organisations populaires sont détournés par le régime vers les élections alors même que les membres du régime en profitent pour continuer à piller les fonds publics et les richesses du pays.

D’ailleurs on rapporte même que martelly aurait essayé de vendre la couronne de soulouque sur le marché international par ce qu’il sait qui sera jugé un jour pour tous ces vols et crimes contre le peuple haïtien.

à suivre…

Hermann cebert


Comment comprendre les élections en Haïti: les défis de l’organisation des élections de 2015 en Haïti

25 avril 2015

Le philosophe éveillé

La pensée qui dérrange

Alors que toutes les rumeurs circulaient concernant la probable candidature de la femme du président de Haïti, Joseph Michel Martelly, à la présidence suite à un message que la première dame de la république de Haïti avait posté sur sa page de facebook, les nouvelles se confirment  de préférence en ce qui a trait à la candidature de Sophia saint Rémy Martelly comme candidate au Sénat pour le département de l’Ouest de Haïti.

Ce tour de force de la famille martelly s’inscrit dans une logique d’éviter de se faire juger pour les diverses corruptions et malversations auxquelles la famille est impliquée. Entre temps plusieurs rumeurs circulent concernant les sommes astronomiques encaissées par le couple présidentiel soit plus de $100 000 000.00  cent millions de dollars américains et les diverses rencontres qu’auraient eu l’ancien premier ministre Laurent lamothe avec les membres du conseil électoral en vue de gagner les prochaines élections présidentielles.

Bien que je sois porté à être pessimiste par rapport à l’organisation des élections en Haïti pour cette année de 2015, je vais essayer, tout en faisant fi de ce pessimisme,  de comprendre les divers défis auxquels le pays devra faire face compte tenu du nombre de candidats inscrits; d’absence de programmes et de projet sociétal pour l’ensemble des secteurs politique, économique et social du pays; de la volonté du régime en place à s’engager véritablement pour faciliter la réussite et le succès de ces élections en termes de crédibilité, d’honnêteté et de participation démocratique et citoyenne; du financement électoral des partis politiques et des structures organisationnelles de ces élections.

Bien entendu, personne ne peut s’empêcher de douter des vraies intentions du pouvoir en place quant à sa volonté de diriger ces élections vers ses candidats favoris plus particulièrement lorqu’on entend le président Joseph Michel Martelly répète sans cesse au peuple et à chacune de ses occasions d’intervention publique au peuple, qu’il dira bientôt au peuple pour qui voter comme s’il pouvait savoir à l’avance quel candidat qui répondra aux intérêts véritables du peuple et du pays dans son ensemble surtout, lorsque l’on sait très bien combien de fois le président a violé la constitution du pays durant son mandat, tout ce qu’il a fait pour détruire les institutions du pays en les subordonnant à sa volonté et aux intérêts de sa classe sociale dont l’assujétissement du corps judiciaire et du corps législatif.

De même, rien ne nous empêche non plus de douter de la volonté du régime en place de passer le pouvoir à une nouvelle équipe au cas où les candidats du régimes ne gagnent pas les élections d’autant que le président semble vouloir mettre tout son poids pour faire gagner ses amis et sa famille surtout avec Sophia Martelly, la femme du président de Haïti, qui est candidate au sénat pour le département de l’Ouest de Haïti et, l’ex premier ministre Laurent salvador Lamothe est candidat à la présidence, l’ancien ministre des affaires étrangères, Duly Brutus, est candidat à la présidence ainsi que plusieurs anciens conseillers du président et du régime sont candidats à des postes à pouvoirs.

Par ailleurs, plusieurs voient en la candidature de Sophia Martelly une forme déguisée par laquelle le président et son équipe essaye de tester le terrain afin de trouver la crédibilité de sa femme et de l’éligibilité de celle-ci et par cela, il présentera finalement sa femme comme candidate à la présidence puisqu’elle aura été préalablement acceptée comme candidat au Sénat de Haïti.

D’autres analystes croient également que toute cette farce électorale actuelle avec plusieurs candidatures poussées et encouragées par les ambassades et les organisations internationales visent à créer du temps pour le pouvoir en place en attendant la mise en place d’un plan macabre du régime visant à la mise en place de la dictature de la bourgeoisie étant donné la volonté de cette classe économique et financière de ne rien céder au peuple et rien faire pour investir dans le développement et le progrès du pays.

Évidemment, de tout côté et de tout bord, il y a des intérêts qui refusent de comprendre la nécessité d’une transformation en profondeur de tout le système politique, de tout le système économique et de tout le système social et culturel de Haïti et comme l’a si bien constaté le gouverneur de la banque centrale, Charles Castel qui a finalement compris qu’il devait se positionner politiquement, Il y a un Apartheid Économique et Financier en Haïti, si la bourgeoisie n’accepte pas de partager ses richesses avec le peuple et les masses populaires, les masses iront avec les armes à la main, j’espère que non, dans leurs ghettos de Pétion-Ville leur arracher leurs parts de richesses.

Dans tous les pays du monde, les bourgeoisies acceptent de partager leurs richesses en laissant émerger des classes moyennes fortes et larges et en même temps, elles améliorent les conditions de vie des plus démunis et rendent moins douloureuses leurs exploitations avec des améliorations sociales telles que assistances sociales, meilleurs conditions de travail, des systèmes de santé universels, des meilleurs salaires, des logements sociaux, des écoles et des universités bien équipées et bien encadrées, des systèmes de transports adaptés et abordables, des programmes et des projets de loisir et de divertissement; sur le plan économique et financier ces bourgeoisies apportent des améliorations telles que des systèmes et des stratégies financières universelles, des encouragements à l’épargne pour tous, des programmes d’appropriation de titre de propriétés, des accès au crédit et au financement etc…, malheureusement cette bourgeoisie haïtienne est une bourgeoisie qui se cache derrière des barricades, des clôtures, des palissades, des murs, des barrières où tout se discute entre les membres et toujours contre les masses populaires.

On peut donc comprendre qu’elle prépare son déguerpissement et sa propre destruction. Je me souviens d’un responsable d’une nouvelle entreprise téléphonique au pays qui est très prospère, mais avec encore des méthodes commerciales très délinquantes et anticapitalistes et anti capitalistiques, qui disait pour montrer comment la bourgeoisie haïtienne c’est une bourgeoisie de mafieux et de kidnappeurs, eux, ils sont riches en gourdes mais nous, on est des riches en dollars.

Cette affirmation de cet homme d’affaires nouvellement implanté au pays montre les capacités de nuisance de cette bourgeoisie auxquelles il a dû faire face et également auxquelles il entend faire face.

Il nous faut d’autres hommes aussi courageux pour changer cette mentalité rétrograde et misérabiliste de la bourgeoisie haïtienne et pour y arriver, il nous faut davantage exiger des changements dans le système financier haïtien qui soit tourné vers les plus démunis, vers les étudiants entrepreneurs, vers des projets de production et des produits exportables et de consommation locale.

Lorsque l’on regarde par exemple les hauts taux d’échecs scolaires en Haïti plus particulièrement à Port-au-Prince où ces taux sont extrêmement plus négatifs, on peut se demander si cette bourgeoisie avait investi dans les écoles du pays, Est-ce qu’on aurait autant d’échecs.

Évidemment, tout le monde sait que l’un des problèmes des échecs scolaires en Haïti en est que la réussite scolaire est contingentée par le manque d’élèves et cela les directeurs d’écoles le savent très bien, les syndicats de professeurs le savent très bien et même le ministère de l’éducation nationale le sait très bien et si touts ces groupes d’intérêts devaient livrer une éducation de qualité, à cette heure que je vous parle, ils auraient tous fermés boutique déjà parce qu’il n’y aurait plus d’étudiants pour remplir leurs écoles.

Les écoles congréganistes et privées dont leurs élèves réussissent ont les mêmes professeurs que les autres écoles loteries et les lycées du pays alors comment se fait-il que ce sont les enfants du peuple qui n’arrivent pas à réussir les examens officiels tout en se rappelant bien sûr que ce sont les mêmes professeurs et les mêmes directeurs et inspecteurs qui choisissent les examens officiels. Il y a un système dominant qui ne veut pas que les enfants du peuple réussisse et par conséquent, il fait tout en son pouvoir pour maintenir ces éléments à leurs places, dans la misère, dans la crasse et dans l’ignorance.

En revanche, si cette bourgeoisie avait mis en place un système financier universel, un accès aux crédit et au financement, l’État, un vrai État et un vrai gouvernement aurait pu demander aux diverses écoles de se fédérer en consortium scolaires d’une part pour pouvoir construire de vraies écoles avec des infrastructures et des structures modernes telles que des salles bien aérées, avec des sièges confortables, des tableaux ergonomiques, des ordinateurs et des laboratoires informatiques, des bibliothèques modernes, publiques et accessibles à tous à la fois dans les écoles et dans les quartiers.

Mais, il n’y a aucun plan et les banquiers n’offrent pas de nouveaux produits financiers et ne mettent pas assez d’argents sur le marché financier local d’ailleurs, ils sont encore incapables de créer un marché financier local alors que tout pays qui veut financer son économie locale sait qu’il leur faut une place financière locale en vue d’attirer les investissements étrangers.

Cette bourgeoisie dite haïtienne, puisqu’elle n’en a jamais été une nationale, s’est toujours déresponsabiliser en jetant sur le dos de l’État la responsabilité de tout faire à sa place alors que les institutions financières internationales, les pays bailleurs de fonds internationaux, les partenaires d’Haïti, les puissances coloniales et impérialistes prônent le désengagement de cet État dans les affaires économiques et marchandes.

Ce sont là quelques défis auxquels les élections de 2015 vont devoir répondre et avec le nombre de candidats inscrits, je veux croire qu’il s,agit d’un pas de géant que le pays est en train de faire si et seulement si tous ces candidats et toutes ces organisations politiques restent et demeurent mobilisés pour faire avancer les choses dans le pays, et il faut au pays cette mobilisation permanente sinon cette bourgeoisie risque de concerver le pouvoir à vie comme elle le souhaite actuellement.

Cependant, si les forces populaires organisées décident de maintenir la pression à la fois sur la bourgeoisie, sur les réactionnaires de la soit disant classe moyenne et les directeurs des médias de masse, il est évident qu’il y aura un changement en profondeur dans le pays.

Tous les pays du monde qui se tournent vers le progrès, mettent en place de nouvelles architectures pour attirer les touristes en quête de dépaysement et de naturel par contre, cette bourgeoisie et les petits bourgeois et réactionnaires qui dirigent Haïti, n’investissent en rien pour promouvoir le tourisme voir le tourisme responsable et écologique et puis, ils disent qu’ils veulent faire du développement touristique.

À Port-au-Prince toutes les constructions sont des constructions basses et en construisant des tours à bureaux on aurait pu mettre en place des locaux disponibles pour tout investisseurs désireux de venir investir dans le pays, mais il n’y a rien qui attend cet investisseur volontaire et ce n’est pas à l’État de les construire même s’il peut le faire dans l’intention de les revendre plus tard.

Il devait s’agir des banquiers et des hommes et femmes d’affaires à voir ce créneau d’investissement. Tout le monde se plaint de l’insécurité, mais ils oublient comme disait le conzé, tant qu’il n’y aura pas de paix en bas il n’y aura pas de paix en haut.

Bref, seul le développement peut faire reculer l’insécurité et ce développement passe par des projets, de nouvelles choses et de belles choses avec la participation du peuple et de sa responsabilisation en ce qui concerne le respect du bien d’autrui et du bien privé.

Mais là encore il faut bien que ces biens privés et autrui ne soient de la provocation tels des plages, des hôtels, des salles de spectacles de théâtre, des parcs, des piscines, des galeries d’arts seulement au service des plus nantis et où le peuple n’a aucun accès.

à suivre…

Hermann Cebert


Les prophéties confiées à Duvalier le 16 Janvier 1986 au Palais National : le pouvoir de l’imagination

21 avril 2015

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April 17, 2015 Redaction Culture, Enquetes, Enquetes, Politique

Les prophéties confiées à Duvalier le 16 Janvier 1986 au Palais National n’ont jamais été divulguées. Aujourd’hui il importe de les connaitre.

Théo Duval veut comprendre :

« Tu parles de morts ? De quoi veux-tu parler Grand Maitre Olicha ? »

Le vieux Cléophat répond à travers la voix de l’ange noir: «Plusieurs anciens présidents d’Haïti morts depuis longtemps, vont

revenir au pouvoir en Haïti. Après ton départ, je vois le roi Henry

Christophe revenir du Nord, il dirigera pendant deux ans encore,

ton successeur portera son nom et sa couronne ! Il s’appellera Henry Christophe !».

Duvalier reste étonné. Il ne connaît pas d’Henry Christophe dans son entourage. Seule sa femme prétend descendre du roi Christophe. Il oublie soudainement que le Commandant en chef des Forces Armées s’appelle Henry Christophe (Namphy).

Le houngan ne se laisse plus interrompre et poursuit de sa voix gutturale avec d’incroyables prophéties :

«Je vois deux autres Francois, se succéder apres Henry Christophe : François St Surin Manigat d’abord pour trois mois et ensuite François Denis Légitime qui en Avril 1889 annonça la dissolution d’une partie de l’armée d’ou son nom du “général d’Avril 1889”. Le nouveau général prendra le pouvoir en 1988 mais s’en ira pareillement après un éclatement de l’armée, il connaitra ensuite l’exil puis un jour la prison en Haïti, puni par les esprits des fondateurs de l’indépendance qu’il a fait déterrer pour rien…. Il sera remplacé par un autre mort, Boisrond Canal qui sortira des trous (trou yo) et prendra cette fois les traits d’une femme. Elle ira en prison après avoir organisé des élections présidentielles qui porteront au pouvoir un prêtre , le général Jean Baptiste Yayou.

Yayou fut brûlé vif sous le gouvernement de Pétion qui l’accusa de vouloir faire envahir Haïti par des troupes étrangères. Il aura la présidence cette fois, il reviendra avec la même popularité auprès des masses congos et appellera des troupes étrangères sur le territoire haïtien. Certains de ses opposants seront brulés vifs , il connaitra aussi l’exil mais finira par épouser une fille de Dessalines , le même nom que la présidente qu’il enverra en prison et qui sortira des trous (trou yo) de Boisrond Canal! »

Le Président Duvalier ne comprend plus rien. Il commence par se montrer impatient. Cléophat Pierre comme une locomotive refuse de s’arrêter :

« Ne vous inquiétez pas, pendant cette longue période , ce pays deviendra instable et difficile à gérer. Même Toussaint Louverture essayera d’imposer ses neveux au pouvoir, d’abord une tortue qui remplacera Yayou son ennemi et qui passera le pouvoir à un autre neveu de Toussaint venu de Marmelade qui aura deux mandats présidentiels et qui dirigera le pays dans la catastrophe, des inondations et un tremblement de terre horrible.

Ensuite on aura un Président qui sera un danseur de carnaval. Ce sera bien Symphord de Pradines, le chef de Cabinet d’Alexandre Pétion. Son assistant a été Laurent Michel Vieux qui deviendra cette fois le Premier Ministre de Des Pradines. Le jour de la mort de Dessalines ils organisèrent une grande fête et ils le referont encore un autre 17 Octobre dans la zone même de l’assassinat au Pont Rouge.

Ce qui fera renverser le gouvernement de l’arrière petit fils de Laurent Michel Vieux. Il y aura ensuite un jour dans ce pays un évènement majeur de 3 jours et de 3 nuits et pendant 8 mois les gens vont mourir à la chaine comme lors d’une épidémie il y aura 865,000 morts . les chiens mangeront des cadavres dans les rues. La vie changera à l’arrivée de Lysius Salomon jeune qui reviendra fortifier la Nation, faire du nom d’Haïti une fierté internationale, les richesses du pays emonteront soudainement à la surface . Il apportera la paix et une grande prospérité qui ne s’altèrera plus jamais. »

L’EFFONDREMENTDE L’EMPIRE

Le Président Duvalier est défait. Cleophat Pierre semble délirer quand il annonce enfin le renversement total des choses :

« Tout ce qu’il m’est permis de révéler maintenant pour toi Doudou, c’est qu’ à coup sur, dans 21 jours, à partir de ce jour tu quitteras le pouvoir. Si tu persistes à vouloir rester vous mourrez dans 21 jours, le 7 Février prochain dans un vrai bain de sang. Si vous organisez aussi les élections que vous auriez du faire il y a un an, vous perdrez maintenant et vous mourrez immédiatement après, d’un arrêt du cœur ! De toute façon tu mourras un jour d’un arrêt du coeur ! La cambise est finie…! »

Duvalier reste bouche bée sans sourire. Il tousse encore. Il essaie apparemment de garder son calme. Le vieux se met à chanter un air vodou :

« Kafou O, ou pa vini we mwen

Sa map ba yo Adyé

Ou pa we’m angaje

Kafou o se neg ki danjire !

Mouche Kafou m’konnen ou solid

O, Kafou vini wè mwen

Gen maladi lankay la! »

(dieu des carrefours viens me voir Que puis-je leur donner ?

Ne vois tu pas que je suis encerclé, dieu des carrefours je sais que tu

es dangereux Monsieur carrefour vient me voir , la maladie a envahi

la maison !)

Toujours, tout en faisant semblant de rester calme, Duvalier veut savoir quoi faire avant son départ si vraiment il n’a plus le choix.

LES URGENTES PROPOSITIONS

Nathan Pierre et André Thélémaque suggèrent la formation d’un Conseil National de Gouvernement de 7 membres: “Ce CNG devrait avoir en son sein le Président de la Chambre des députés, Jaures Levesque, le Commandant en chef des forces armées, Henry ChristopheNamphy, le secretaire General de l’Association des Journalistes Dumayric Charlier, un membre de la Cour de Cassation, un prêtre et une jeune mulâtresse de 19 ans pour représenter la jeunesse féminine au nom de la deesse Erzulie Freda“.

Puis il ajoute : ‘Cette instance devrait être assistée d’un Conseil Consultatif de 21 membres, venus des différents départements géographiques pour représenter les 21 esprits du Panthéon”.

Frazyl Jeanty sort aussi de son mutisme pour d’autres propositions: « Excellence, si vous voulez ne pas être un proscrit détesté par votre propre peuple et enterré 57 ans après 1957, suite à un empoisonnement qui provoquera un arrêt du cœur, après tout ce que vous avez fait pour ce pays, vous devez avant 21 jours faire publier une loi reconnaissant le vodou comme religion officielle , annoncer la construction prochaine de 21 grands temples nationaux du vodou consacrés à chacun des membres du Panthéon à travers le pays, et faire retourner les restes des héros de l’Indépendance à leurs places originelles ! »

Axe Beauvoir, qui a gardé le silence depuis le début, sort tout à coup de sa poche, quelques feuilles de papier dactylographiées sur un ordinateur IBM. Il cite quelques actions qu’il souhaite également avant 21 jours :

«Monsieur le Président, avant votre départ faites un geste : les loas et maîtres du pays veulent une Université Scientifique du Vodou nous voulons l’officialisation des saints sacrements vodous par une loi reconnaissant publiquement les cérémonies de prise d’açon, de sacrement des hounsis, de baptêmes, communions et mariages avec la participation des autorités comme pour les fêtes de l’Eglise catholique”

Le hougan Pierre Ada d’ajouter “nous voulons un jour férié consacré aux loas (fête des loas) comme en Afrique, nous voulons vous voir par décret interdire la stérilisation des femmes dans les programmes du Ministère de la Santé, une loi amendant les vieux chapitres du Code Penal qui condamne le vodou, enfin une loi prévoyant à l’extraordinaire dans le Budget National, une contribution pour les recherches médicales du vodou ! »

Bonheur Calixte suggère : « Et avant votre départ, Excellence, je vous conseille de faire des cérémonies en l’honneur des 21 Esprits du Panthéon. Si vous faites tout cela vous partirez sans crainte il n’y aura pas de bains de sang jusqu’à votre retour ,il y aura alors un new deal. Sinon vous allez tomber dans une déchéance totale, vous allez marcher raide sans pouvoir regarder à droite ou à gauche raide comme une queue-macaque, vous serez sans argent et même vos funerailles nationales un jour seront interdites en Haïti ! »

LE CHEF DE L’ETAT À UN AUTRE RENDEZ-VOUS

Duvalier, fatigué apparemment d’entendre toutes ces inepties, se met debout, avec l’air d’un Chef d’Etat contrarié. Il prend le document des mains d’Axe Beauvoir, le plie en quatre, le glisse dans sa poche et promet de l’approfondir. Il fait signe aux hougans de se lever. Il se montre un peu pressé.

Il affirme qu’il a un autre rendez-vous, avec un certain Neville Galimore, venu spécialement le voir de la Jamaïque, avec un message secret du Président Ronald Reagan des Etats Unis.. Il ne prend plus au sérieux ces plaisantins venus pour le faire marcher d’apres lui. Il se croit invincible.

Me Axe Beauvoir qui comprend vite le regard impatient du chef de l’Etat se met aussi debout et courageusement place rapidement un dernier mot :

« Monsieur le Président, il semble qu’il y ait eu un pacte similaire signé aux Philippines avec le Président Ferdinand Marcos en 1965 pour lui donner un pouvoir de 21 ans sur demande des 21 esprits maîtres des Philippines comme en Haïti. Le 7 fevrier 1986 il atteindra ses 21 ans au pouvoir. Il a commis aussi de nombreuses fautes comme vous et il doit aussi s’en aller. S’il organise des élections pour se faire réélire il sera balayé. Erzulie Dantor va le remplacer au pouvoir le 7 février prochain. C’est fini ! Nous sommes venus vous dire la vérité, vous mentir aurait été un sacrilège ! A vous de choisir entre la vérité et le mensonge !»

Cléophat Pierre avec son «loa Olicha » à la tête est soutenu par Axe Beauvoir. Il fait un pas en avant cherchant la porte de sortie tout en marmonant quelques mots à la fin :

« Doudou, si tu n’écoutes pas les loas, tu vas tout perdre en exil, ta femme Michèle t’abandonnera, comme la bague de ton père que tu as jetée à la poubelle, tu connaitras les pires épreuves, tu seras réduit à la mendicité.

Ta mère mourra très malade en exil tremblante comme une feuille du désert dans un vent glacial ! Ta grand’mère, la mère de ton père, Urétia Abraham , est morte folle, pour avoir incendié le péristyle de sa famille à Chantal dans le Sud ! Si tu ne crois pas dans tout ça, on ne peut te forcer à comprendre Président, c’est vraiment dommage ! »

Duvalier, l’air de plus en plus contrarié, secoue la tête et lève les yeux au ciel comme pour dire « Foutaises !». Il ne semble pas trop accorder crédit à tous ces racontars, il se sent simplement choqué. Il n’a jamais été un grand croyant ni un mystique. Il a toujours été juste un «chrétien» non pratiquant. Ce n’est pas le vodou qui va lui faire croire, à ce qu’il prend pour des salades.

S’il n’a plus rien à gagner pourquoi doit-il en peu de jours avant son départ, procéder à de telles réformes ? S’il est appelé à souffrir tout le monde doit souffrir. S’il est obligé de partir il ne veut que l’Armée pour le couvrir.

Papa Doc François Duvalier disait avoir fait un mariage avec l’Armée « le binôme Armée-Peuple » Baby Doc n’a plus confiance que dans cette épouse. Même la Milice n’est pas sa priorité. Encore moins le milicien-député Jaurès Levesque, le Président du Parlement, lui parait vraiment insignifiant.

Baby Doc reste toutefois courtois il salue la délégation et remercie

son ami Théo Duval qui semble être effrayé par toutes ces révélations ou ces malédictions.

Le Président tape sur l’épaule de Théo et lui demande de le rappeler. Quand les hougans quittent le palais, raccompagnés par un soldat de la garde présidentielle, le ciel se couvre de nuages.

Le Président fait entrer Neville Gallimore : le message de Reagan est le même : la famille présidentielle doit quitter le pouvoir. Dans deux semaines, le 31 Janvier 1986 Reagan compte envoyer un petit avion chercher le Président et sa femme pour les emmener en exil à la Jamaïque.

Duvalier commence vraiment par s’énerver et congédie Neville Gallimore. Il veut une semaine de reflexions. La première Dame, en rentrant dans ses appartements, ouvre la radio et reçoit aussi une mauvaise nouvelle:

AMH, l’Association Médicale Haïtienne, dirigée par le Dr Michel Lominy réclame la chute du gouvernement et le départ immédiat des Duvalier.

La presse haïtienne se cantonne dans l’opposition radicale. Des dizaines de journalistes et correspondants de presse signalent que de violentes manifestations anti-duvaliéristes dans tous les départements exigent le départ des Duvalier. Bagay yo koumanse gate (les choses commencent par se gater). Rien n’est plus comme avant…

Adyjeangardy

(Histoire d’Haïti :

L’Effondrement des Duvalier)


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