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Comment comprendre l’esclavage moderne: lorsque l’homme cesse de penser par lui-même, il devient esclave


Selon René Descartes, l’homme existe parce qu’il est doué de capacité de penser. Cependant, qu’arrive-t-il lorsque l’homme ne pense pas? Peut-il être et exister en étant incapable de penser?

Je n’irai pas par quatre chemins pour essayer de répondre à ces questions en disant au prime abord que cela fait déjà très longtemps que l’homme a cessé de penser par lui-même plus particulièrement depuis qu’on lui a fait comprendre qu’il ne pouvait être que rationnel rejetant ainsi toutes ses autres facultés pensantes comme son intuition, ses perceptions, sa mémoire biologique et physique ainsi que ses facultés d’absorption et de communication subatomique et extrasensorielle.

Ce qui signifie, lorsque l’homme est donc réduit à sa plus simple faculté de penser, disons plutôt, lorsqu’il cesse de penser par lui-même, il devient esclave avec un ou plusieurs maîtres qui définissent qui il est, comment il est et pourquoi il est. En d’autres termes, l’homme qui ne pense pas par lui-même, n’existe tout simplement pas. Tout est pensé pour lui et contre lui car, tout cela se fait sans lui et en dehors de lui.

Évidemment, plusieurs d’entre nous doivent se demander actuellement s’ils pensent par eux-mêmes ou encore s’ils sont pensés eu égard à leurs qualités de vie, leurs niveaux de vie et leurs espérances de vie par rapport à d’autres personnes qui semblent venir au monde avec des cuillères en Or dans leurs bouches.

Toutefois, là n’est pas seulement la question fondamentale mais de l’humanité de l’homme lui-même qui est donc remis en question puisque sans ses facultés de penser, l’homme ne peut être que l’objet de son maitre et de tous ses maitres en général.

Ceci dit, essayons ensemble de voir comment et pourquoi l’homme a cessé d’exister et d’être à travers sa vie et depuis plus de deux milles ans. En effet, toutes les organisations qui s’occupent de la vie de l’homme sont en quelque sorte ses maîtres et ces organisations pensent pour l’homme et disons qu’elles pensent pour l’homme et à la place de l’homme.

On peut citer par exemple les organisations et les institutions sociales, toutes celles qui quêtent au non de l’homme démuni, les pauvres, les abandonnés, les laisser-pour contre etc. Toutes ces organisations et toutes ces associations qui parlent au nom des uns et des autres participent à la servitude de l’homme en prenant sa place pour penser pour lui.

Toutes ces organisations se croient en devoir de défendre l’homme en quêtant en son nom alors que derrière toutes ces organisations se cachent quelques individus qui se réalisent eux-mêmes pendant même que ceux qu’ils se disent défendre et représenter continuent de vivre dans les mêmes conditions que ces gourous du social se cachent en arrière.

Les organisations syndicales occidentales, les associations de locataires de logement, les associations d’étudiants en Occident peuvent être comptés parmi les institutions qui se disent défendre les groupes marginaux, les groupes défavorisés, les groupes d’assistés sociaux etc. pourtant, à bien y voir les problèmes que les associations sociales prétendent défendre, on peut facilement se rendre compte qu’il n’y a dans les faits aucun changement dans les conditions de vie de ces catégories sociales les plus démunies et les plus défavorisés.

De même, il ne faut pas oublier tous les services marchands d’économie sociale qui se donnent à la fois pour missions et pour objectif celui de penser à la place de l’homme sans aucun gêne. De telle sorte que l’homme recourent continuellement à ces services sans se questionner sur leur propre capacité de penser.

C’est ainsi, que se développe toute une économie de services conseils marchands qui s’occupent de répondre quasiment à tous les besoins de l’homme. L’homme n’a plus donc besoin de penser par lui-même car on peut lui offrir tous les services nécessaires à son bien-être et à son affirmation.

Il a les conseillers matrimoniaux, les conseillers financiers, les conseillers en orientation professionnelle, conseillers d’exercices physiques et d’activités de plein air,  les conseillers pédagogiques, les planificateurs financiers, les conseillers juridiques, et mettez y d’autres types de conseillers qui s’assurent de prendre la vie de l’homme en main vous ne pouvez plus vous arrêter autant qu’il y a de services conseils qui décident de réfléchir et de penser à la place de l’homme.

Or malgré toute cette liste infinie de conseillers divers et multiples, vous ne trouverez nul part un seul conseiller ni de service conseil qui voudrait aider l’homme à penser par lui-même car l’homme ne peut pas et ne doit pas penser par lui-même.  Ce serait détruire le système des économies de services conseils qui se sont donnés la responsabilité de penser pour l’homme et à la place de l’homme.

Par ailleurs, comment pourrait-on imaginer une telle catastrophe en permettant à l’homme de se prendre en main, de penser par lui-même et pour lui-même?

Les campagnes publicitaires pour lesquelles les grandes entreprises dépensent énormément de milliards de dollars feraient faillite avec des hommes qui penseraient par eux-mêmes. À qui s’adresseraient alors les publicités qui visent à créer et susciter des faux besoins et des faux désires chez l’homme. C’est donc impensable d’imaginer l’homme se reprendre en main et penser par lui-même et pour lui-même.

Vous imaginez un seul instant que des membres d’un syndicat en Occident qui se réveilleraient un bon matin pour aller questionner les dirigeants de leurs syndicats sur ce qu’ils font avec leurs argents et de toutes leurs contributions de 10, 15 ou 30 à 40 ans de cotisation. Non, les organisations syndicales qui se réunissent pour collecter nos argents ne seront pas prêts pour accepter de rembourser les cotisations syndicales de leurs membres.

Pourtant, nous savons et nous avons constaté qu’il a de nos jours des villes qui se ferment parce que les quelques grandes compagnies qui donnaient de l’emploi à ces communautés ont dû fermer leurs portes.

Pourquoi les syndicats n’entreprennent pas des initiatives de remboursement des cotisations syndicales à travers des prêts à leurs membres pour que ces derniers puissent se financer leurs maisons, leurs transitions et leurs adaptations aux divers changements du marché de l’emploi.

Malheureusement, ce que les centrales syndicales se préoccupent seulement à gaspiller les cotisations des simples membres en se donnant toutes sortes de faveurs et d’avantages. Ces centrales syndicales préfèrent placer l’argent de leurs membres dans des grandes banques et offrir à des gens déjà très riches ces pitances des masses populaires.

Voilà donc pourquoi, aucune forme d’organisation syndicale acceptera que les travailleurs commencent à penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Ces syndicats sont comme tous les autres les principaux maîtres de l’homme qui se dit moderne.

Par ailleurs, là où l’homme est véritablement devenu esclave en cessant de penser par lui-même c’est dans le domaine financier où chaque individu est devenu un numéro mais surtout, chaque homme est devenu son dossier de crédit de telle sorte que le vieille formule de Descartes Je pense donc je suis est remplacée par On me connait, donc je suis ou encore, j’ai un bon dossier de crédit, donc j’existe.

On comprend donc, que l’homme n’a plus besoin de penser par lui-même pour exister et être, il a seulement besoin d’être reconnu, connu par son banquier, son médecin, son avocat, son notaire, son pharmacien pour pouvoir exister car tout ce système de reconnaissance a été mis en place par les dieux de la rationalité, ceux qui ont la raison et le bon sens et le calcul.

Autrement dit, dans les valeurs dites humaines, seuls ceux qui possèdent le jugement et l’art du calcul peuvent penser pour les autres. Pour le reste des mortels que nous sommes, nous devons nous contenter de faire ce que l’on nous demande puisque nous ne possédons pas les compétences et les talents pour penser par nous-mêmes. Nous sommes des objets, des esclaves de la minorité des illuminés du rationalisme et de la raison tout simplement.

à suivre…

Hermann Cebert

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About Hermann H Cebert (994 Articles)
I am a citizen without Borders with simple and sincere ideas. Poet and philosopher for my hours of madness. I am old several centuries and I think that by ideas and thoughts the world can improve. I wait for nothing of anybody but I continue doing any good all around me. Force is a straw which the wind of intelligence takes in its please. My only wealth it is my intelligence which is superior to the average of people. I search neither glory nor honour and I am what I follow, me. There was only the only philosopher who is meconnu by more of one: it is always you.
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