Text of the Assessing Progress in Haiti Act of 2013

4 août 2014

113ÈME CONGRÈS

1ère session

H. R. 3509

LE SÉNAT DES ÉTATS-UNIS

13 décembre (jour législative, le 11 décembre), 2013

Reçu ; par deux fois et renvoyée à la Commission des relations étrangères

UN ACTE

Pour diriger le Secrétaire d’État à soumettre au Congrès un rapport sur l’état des efforts de relèvement et de développement après le séisme en Haïti.

1. titre abrégé

Cette loi peut être citée comme l’évaluation des progrès en Haïti acte de 2013.

2. conclusions

Congrès conclut ce qui suit :

(1)Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre a frappé près de la ville capitale haïtienne de-Prince, laissant environ 220 000 personnes mortes, y compris les citoyens des États-Unis 103, 101 personnel des Nations Unies et près de 18 pour cent de la fonction publique de la nation, ainsi que 300 000 blessés, 115 000 maisons détruites et 1 500 000 personnes déplacées.

(2)Selon le Post Disaster Needs Assessment menée par le gouvernement d’Haïti, avec l’assistance technique de l’Organisation des Nations Unies, la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes et la Commission européenne, environ 15 pour cent de la population ont été directement touchés par la catastrophe et des dommages et pertes économiques sont élevés à $7,804,000,000.

(3)Même avant le tremblement de terre, Haïti avait quelques-uns des indicateurs socio-économiques plus bas et le second taux le plus élevé de la disparité des revenus dans le monde, des conditions qui ont compliqué davantage les efforts de redressement après le séisme et, selon la Banque mondiale, ont sensiblement réduit les perspectives de croissance économique en stimulant la réduction de la pauvreté.

(4)Selon le programme alimentaire mondial, plus de 6 700 000 personnes en Haïti (sur une population d’environ 10 000 000) sont considérés comme des aliments non sécurisé à l’échelle nationale.

(5)En octobre 2010, une flambée sans précédent de choléra en Haïti a donné lieu à plus d’un million de cas signalés et plus de 8 000 décès à ce jour, encore mis à rude épreuve la capacité du secteur de la santé publique d’Haïti et d’accroître l’urgence de la réinstallation et l’eau, assainissement et hygiène (WASH) efforts.

(6)La communauté internationale, dirigée par les Etats-Unis et l’ONU, a monté une réponse humanitaire sans précédent en Haïti, avec les donateurs s’engageant environ $10,400,000,000 pour l’aide humanitaire et les efforts de rétablissement, notamment l’allégement de la dette, complétée par 3,100,000,000 $ en dons de charité privées, dont environ 6 400 000 000 $ ont été versés, et une 3,800,000,000 $ supplémentaires ont été engagés à compter du 30 septembre 2013.

(7)L’intervention d’urgence des hommes et des femmes du gouvernement des États-Unis, dirigée par l’Agence des États-Unis pour le développement International (USAID) et l’United States Southern Command, ainsi que des villes, individus, entreprises et des organisations philanthropiques aux États-Unis, a été particulièrement rapide et résolue.

(8)Depuis 2010, un total de $1,300,000,000 dans l’assistance des États-Unis ont été alloué pour l’aide humanitaire et de 2,300,000,000 $ a été allouée pour la récupération, reconstruction et aide publique au développement en Haïti, y compris 1,140,000,000 $ en crédits d’urgence et $95,000,000 qui a été engagé expressément répondre à l’épidémie de choléra.

(9)De la $3.600.000.000 dans l’assistance des États-Unis allouée à Haïti, 651,000,000 $ a été alloué à l’USAID pour soutenir un plan de relance ambitieux, y compris la construction d’une centrale électrique à fournir de l’électricité pour le parc industriel de Caracol nouvelle (CIP) au nord d’Haïti, un nouveau port près de la CIP et des logements permanents dans les nouvelles colonies de peuplement dans le-Prince, St-Marc et les zones de Cap-Haïtien.

(10)Le 9 octobre 2013, la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a tenu une audience de contrôle sur l’État et l’efficacité de l’aide des Etats-Unis après le séisme en Haïti, suite à un rapport Government Accountability Office (GAO) imposé par la Chambre des représentants, le long de l’année qui a été très critique sur certains aspects de l’effort de redressement de l’USAID.

(11)Selon le GAO, à compter du 30 juin 2013, l’USAID avait déboursé seulement 31 pour cent de ses fonds de reconstruction en Haïti, le projet du port a été 2 années de retard et au-dessus du budget par une estimation de $189,000,000, le projet d’habitation a été réduit de 80 % et la durabilité de la centrale, le port et les projets de logements étaient à risque.

(12)GAO a également conclu que le Congrès n’a pas fourni suffisamment de renseignements pour s’assurer qu’il est capable d’effectuer une surveillance efficace à un moment la plupart de financement reste à décaisser et plus précisément recommande qu’un mécanisme de rapports périodique être institué pour combler cette lacune de l’information.

(13)Donateurs ont rencontré des difficultés importantes dans la mise en œuvre de programmes de récupération et presque 4 ans après le tremblement de terre environ 171 974 personnes restent déplacées dans des camps, le chômage demeure élevé, la corruption est endémique, droits fonciers demeurent insaisissables, allégations de violations de salaire sont très répandues, la conjoncture est défavorable et le gouvernement

 

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Text of the Assessing Progress in Haiti Act of 2013

This bill passed in the House on December 12, 2013 and goes to the Senate next for consideration. The text of the bill below is as of Dec 13, 2013 (Referred to Senate Committee).

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Source: GPO

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IIB

113th CONGRESS

1st Session

H. R. 3509

IN THE SENATE OF THE UNITED STATES

December 13 (legislative day, December 11), 2013

Received; read twice and referred to the Committee on Foreign Relations

AN ACT

To direct the Secretary of State to submit to Congress a report on the status of post-earthquake recovery and development efforts in Haiti.

1.

Short title

This Act may be cited as the Assessing Progress in Haiti Act of 2013.

2.

Findings

Congress finds the following:

(1)

On January 12, 2010, a massive earthquake struck near the Haitian capital city of Port-au-Prince, leaving an estimated 220,000 people dead, including 103 United States citizens, 101 United Nations personnel, and nearly 18 percent of the nation’s civil service, as well as 300,000 injured, 115,000 homes destroyed, and 1,500,000 people displaced.

(2)

According to the Post Disaster Needs Assessment conducted by the Government of Haiti, with technical assistance from the United Nations, the World Bank, the Inter-American Development Bank, the Economic Commission for Latin America and the Caribbean, and the European Commission, an estimated 15 percent of the population were directly affected by the disaster and related damages and economic losses totaled $7,804,000,000.

(3)

Even before the earthquake, Haiti had some of the lowest socioeconomic indicators and the second highest rate of income disparity in the world, conditions that have further complicated post-earthquake recovery efforts and, according to the World Bank, have significantly reduced the prospects of economic growth spurring broader poverty reduction.

(4)

According to the World Food Program, more than 6,700,000 people in Haiti (out of a population of about 10,000,000) are considered food insecure nationally.

(5)

In October 2010, an unprecedented outbreak of cholera in Haiti resulted in over half a million reported cases and over 8,000 deaths to date, further straining the capacity of Haiti’s public health sector and increasing the urgency of resettlement and water, sanitation, and hygiene (WASH) efforts.

(6)

The international community, led by the United States and the United Nations, mounted an unprecedented humanitarian response in Haiti, with donors pledging approximately $10,400,000,000 for humanitarian relief and recovery efforts, including debt relief, supplemented by $3,100,000,000 in private charitable contributions, of which approximately $6,400,000,000 has been disbursed and an additional $3,800,000,000 has been committed as of September 30, 2013.

(7)

The emergency response of the men and women of the United States Government, led by the United States Agency for International Development (USAID) and the United States Southern Command, as well as of cities, towns, individuals, businesses, and philanthropic organizations across the United States, was particularly swift and resolute.

(8)

Since 2010, a total of $1,300,000,000 in United States assistance has been allocated for humanitarian relief and $2,300,000,000 has been allocated for recovery, reconstruction, and development assistance in Haiti, including $1,140,000,000 in emergency appropriations and $95,000,000 that has been obligated specifically to respond to the cholera epidemic.

(9)

Of the $3,600,000,000 in United States assistance allocated for Haiti, $651,000,000 was apportioned to the USAID to support an ambitious recovery plan, including the construction of a power plant to provide electricity for the new Caracol Industrial Park (CIP) in northern Haiti, a new port near the CIP, and permanent housing in new settlements in the Port-au-Prince, St-Marc, and Cap-Haïtien areas.

(10)

On October 9, 2013, the Committee on Foreign Affairs of the House of Representatives held an oversight hearing on the status and effectiveness of post-earthquake United States aid to Haiti, following a House of Representatives-mandated, year-long Government Accountability Office (GAO) report that was highly critical of some aspects of USAID’s recovery effort.

(11)

According to GAO, as of June 30, 2013, USAID had disbursed just 31 percent of its reconstruction funds in Haiti, the port project was 2 years behind schedule and over budget by an estimated $189,000,000, the housing project has been reduced by 80 percent, and the sustainability of the power plant, the port, and the housing projects were all at risk.

(12)

GAO further found that Congress has not been provided with sufficient information to ensure that it is able to conduct effective oversight at a time when most funding remains to be disbursed, and specifically recommends that a periodic reporting mechanism be instituted to fill this information gap.

(13)

Donors have encountered significant challenges in implementing recovery programs and nearly 4 years after the earthquake an estimated 171,974 people remain displaced in camps, unemployment remains high, corruption is rampant, land rights remain elusive, allegations of wage violations are widespread, the business climate is unfavorable, and government capacity remains weak.

(14)

For Haiti to achieve stability and long term economic growth, donor assistance will have to be carefully coordinated with a commitment by the Haitian Government to transparency, a market economy, rule of law, and democracy.

3.

Statement of policy

It is the policy of the United States to support the sustainable rebuilding and development of Haiti in a manner that—

(1)

promotes efforts that are led by and support the Haitian people and the Haitian Government at all levels so that Haitians lead the course of reconstruction and development of Haiti;

(2)

builds the long term capacity of the Government of Haiti and Haitian civil society;

(3)

reflects the priorities and particular needs of both women and men so they may participate equally and to their maximum capacity;

(4)

respects and helps restore Haiti’s natural resources, as well as builds community-level resilience to environmental and weather-related impacts;

(5)

provides timely and comprehensive reporting on goals and progress, as well as transparent post program evaluations and contracting data;

(6)

prioritizes the local procurement of goods and services in Haiti where appropriate; and

(7)

promotes the holding of free, fair, and timely elections in accordance with democratic principles and the Haitian Constitution.

4.

Sense of Congress

It is the sense of Congress that transparency, accountability, democracy, and good governance are integral factors in any congressional decision regarding United States assistance, including assistance to Haiti.

5.

Report

(a)

In general

Not later than 120 days after the date of the enactment of this Act and every 180 days thereafter through September 30, 2016, the Secretary of State shall submit to Congress a report on the status of post-earthquake recovery and development efforts in Haiti.

(b)

Contents

The report required by subsection (a) shall include—

(1)

a summary of the Haiti Rebuilding and Development Strategy, including any significant changes to the strategy over the reporting period and an explanation thereof;

(2)

a breakdown of the work that the United States Government agencies other than USAID and the Department of State are conducting in the Haiti recovery effort, and the cost of that assistance;

(3)

an assessment of the progress of United States efforts to advance the objectives of the Haiti Rebuilding and Development Strategy through the Post-Earthquake USG Haiti Strategy: Toward Renewal and Economic Opportunity produced by the Department of State, compared to what remains to be achieved to meet specific goals, including—

(A)

a description of any significant changes to the Strategy over the reporting period and an explanation thereof;

(B)

an assessment of progress, or lack thereof, over the reporting period toward meeting the goals and objectives, benchmarks, and timeframes specified in the Strategy, including—

(i)

a description of progress toward designing and implementing a coordinated and sustainable housing reconstruction strategy that addresses land ownership, secure land tenure, water and sanitation, and the unique concerns of vulnerable populations such as women and children, as well as neighborhood and community revitalization, housing finance, and capacity building for the Government of Haiti to implement an effective housing policy;

(ii)

a description of efforts to construct and sustain the proposed port, as well as an assessment of the current projected timeline and cost for completion; and

(iii)

a description of efforts to attract and leverage the investments of private sector partners to the CIP, including by addressing any policy impediments;

(C)

a description of the quantitative and qualitative indicators used to evaluate the progress toward meeting the goals and objectives, benchmarks, and timeframes specified in Strategy at the project level;

(D)

the amounts committed, obligated, and expended on programs and activities to implement the Strategy, by sector and by implementing partner at the prime and subprime levels (in amounts of not less than $25,000); and

(E)

a description of the risk mitigation measures put in place to limit the exposure of United States assistance provided under the Strategy to waste, fraud, and abuse;

(4)

a description of measures taken to strengthen, and an assessment of, Haitian governmental and non-governmental organizational capacity to undertake and sustain United States-supported recovery programs;

(5)

a description of United States efforts to consult and engage with Haitian Government ministries and local authorities on the establishment of goals and timeframes, and on the design and implementation of new programs under the Post-Earthquake USG Haiti Strategy: Toward Renewal and Economic Opportunity;

(6)

a description of efforts to consult and engage with Haitian civil society and grassroots organizations on the establishment of goals and timeframes, and on the design and implementation of new programs under the Post-Earthquake USG Haiti Strategy: Toward Renewal and Economic Opportunity, as well as efforts to coordinate with and engage the Haitian diaspora;

(7)

consistent with the Government of Haiti’s ratification of the United Nations Convention Against Corruption, a description of United States and Haitian Government efforts to strengthen Haitian Government institutions established to address corruption, as well as related efforts to promote public accountability, meet public outreach and disclosure obligations, and support civil society participation in anti-corruption efforts;

(8)

a description of efforts to leverage public-private partnerships and increase the involvement of the Haitian private sector in recovery and development activities and coordinate programs with the private sector and other donors;

(9)

a description and assessment of efforts to address the particular needs of vulnerable populations, including internally displaced persons, women, children, orphans, and persons with disabilities, in the design and implementation of new programs and infrastructure;

(10)

an description of the impact that agriculture and infrastructure programs are having on the food security, livelihoods, and land tenure security of smallholder farmers, particularly women;

(11)

a description of mechanisms for communicating the progress of recovery and development efforts to the Haitian people, including a description of efforts to provide documentation, reporting and procurement information in Haitian Creole; and

(12)

a description of the steps Haiti is taking to strengthen its capacity to receive individuals who are removed, excluded, or deported from the United States.

Passed the House of Representatives December 12, 2013.Karen L. Haas,Clerk

https://www.govtrack.us/congress/bills/113/hr3509/text


Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis

17 octobre 2013

Tangi QUEMENER, Ivan COURONNE
Agence France-Presse
Washington
 

Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis afin d’éviter un défaut de paiement, concluant la plus grave crise politique du second mandat de Barack Obama.

Le président américain a promulgué le texte dans la nuit de mercredi à jeudi et a affirmé lors d’une intervention à la Maison-Blanche que les élus auraient à regagner la «confiance» des Américains après deux semaines d’affrontements politiques, et dit souhaiter cesser de gouverner «de crise en crise».

Le Sénat américain puis la Chambre des représentants ont adopté successivement dans la soirée à de larges majorités un texte de compromis dévoilé quelques heures plus tôt, après d’intenses tractations et des semaines de péripéties parlementaires. Ce texte devait être promulgué par Barack Obama dans la foulée.

Selon les termes du compromis, le Trésor est autorisé à emprunter jusqu’au 7 février, et l’État fédéral est financé jusqu’au 15 janvier.

 

L’ensemble des fonctionnaires fédéraux mis au chômage technique depuis 16 jours à cause de l’impasse budgétaire a été rappelé au travail dès jeudi matin. Ils seront tous payés rétroactivement.

Le compromis est provisoire et ne donne que quelques mois aux deux camps pour réconcilier leurs positions budgétaires. Une commission bicamérale doit être convoquée et élaborer d’ici le 13 décembre les contours d’un budget pour le reste de l’année 2014, une invitation au compromis dont se sont montrés jusqu’à présent incapables les élus du Congrès, divisé entre démocrates et républicains.

Anticipant ce nouveau chantier, Barack Obama a répété qu’il était «prêt à travailler avec tout le monde (…) sur n’importe quelle idée qui fera croître l’économie, créera des emplois, renforcera la classe moyenne et remettra en ordre le budget à long terme».

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, a souligné mercredi le caractère temporaire de l’accord, et déclaré dans un communiqué qu’il était «essentiel de réduire l’incertitude entourant la conduite de la politique budgétaire en relevant le plafond de la dette d’une manière plus durable».

Le dénouement marque un revers cinglant pour le camp républicain et son chef, le président de la Chambre John Boehner, qui a exigé pendant des semaines des concessions de l’exécutif, en particulier sur les dépenses sociales, avant tout vote budgétaire, avant de capituler mercredi.

Parti républicain battu

«Nous nous sommes battus pour la bonne cause, mais nous n’avons pas gagné», a déclaré M. Boehner à l’antenne de la radio WLW de son fief de l’Ohio (nord).

Il a promis de continuer à lutter contre «la catastrophe que représente la loi sur la réforme de la santé» promulguée par M. Obama en 2010 et dont un volet central a commencé à s’appliquer début octobre.

L’accord de mercredi ne contient qu’une clause mineure relative à la loi sur la santé, visant à renforcer les contrôles des revenus des personnes bénéficiant d’une aide financière pour leur couverture maladie. Les démocrates estiment même que cet article renforce leur réforme.

La bataille laissera des traces au sein du parti républicain, dont la cote de popularité a atteint un niveau historiquement bas cet automne.

«J’ai dit depuis le départ que je savais comment ça se terminerait», déclarait, consterné, mercredi le sénateur républicain John McCain, très critique de la stratégie d’intransigeance adoptée par ses collègues de la Chambre.

La mouvance ultraconservatrice du Tea Party, dont les élus sont accusés d’avoir provoqué l’impasse, n’a jamais été aussi impopulaire. Selon une enquête de l’institut Pew publiée mercredi, 49% des Américains ont une opinion défavorable du Tea Party, contre 43% en août 2011, lors du précédent affrontement sur la dette.

L’entrée dans une zone aussi inédite que dangereuse était promise à partir de jeudi à la première économie mondiale, avec un risque de défaut de paiement à court terme faute de capacité d’emprunt. M. Carney a toutefois révélé pour la première fois mercredi que la véritable échéance était jeudi «à la fin de la journée» et non mercredi minuit.

Avant l’annonce de l’accord au Sénat, les marchés financiers avaient refusé de croire à un scénario catastrophe, et Wall Street a clôturé en hausse mercredi, ne se laissant pas déprimer par l’avertissement lancé mardi par l’agence Fitch, qui avait annoncé envisager d’abaisser la note de la dette souveraine des États-Unis, actuellement la meilleure possible à AAA.

Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed) a révélé mercredi que l’économie du pays avait poursuivi son expansion de façon «modeste à modérée» pendant le mois de septembre et au début octobre. La Banque centrale a pointé chez les opérateurs économiques «une incertitude grandissante du fait de la fermeture de l’administration et du débat sur la dette».

Mais la paralysie des administrations fédérales aura eu un impact notable sur l’économie américaine.

Selon l’agence Standard and Poor’s, la paralysie coûtera 0,6 point de pourcentage à la croissance économique américaine au quatrième trimestre, l’équivalent de 24 milliards de dollars de richesse produite en moins.


Steven Jones, le  »pétrole haïtien » et les époux Mathurin

29 septembre 2013

En bon théoricien du complot, Steven Jones suggère que le tremblement de terre à Haïti de janvier dernier a été provoqué artificiellement. Washington chercherait à contrôler les « énormes réserves de pétrole » qui auraient été découvertes à Haïti par un couple de « scientifiques » il y a deux ans. Une découverte largement sujette à caution…

Figure incontournable des conspirationnistes du 11-Septembre, Steven Jones doit une grande partie de sa notoriété à la publication d’un texte, co-signé par le chimiste danois Niels Harrit, tentant de démontrer que des traces d’explosifs auraient été retrouvées dans les débris du World Trade Center . Dans les années 1980, le professeur Jones, physicien de formation, s’était improvisé archéologue pour essayer de prouver que Jésus-Christ a visité en personne le continent américain il y a 2000 ans. Proche du journaliste d’extrême droite Christopher Bollyn, Jones a par ailleurs fait part, l’année dernière, de son intérêt pour les chemtrails , autre grand mythe conspirationniste contemporain. Steven Jones vient de récidiver.

 

 

Lors d’une conférence de presse organisée à San Francisco le 19 février 2010 par l’association Architects and Engineers for 9/11 Truth (fondée par Richard Gage ), il a mis en garde son auditoire contre les Kissinger et autres Rahm Emanuel. A l’en croire, les agents du « Nouvel Ordre Mondial » auraient un agenda caché dans lequel seraient inscrits toutes les grandes crises des dernières années, du réchauffement climatique à l’effondrement du dollar en passant par le séisme à Haïti :

« Une autre [crise] à laquelle vous n’avez peut-être jamais songé et que je vais aborder maintenant est Haïti. Maintenant, vous ne pensez pas à Haïti comme à une « crise générée ». Mais saviez-vous que d’énormes réserves de pétrole ont été découvertes dans la baie, précisément dans la zone de Port-au-Prince ? D’énormes réserves de pétrole signalées en 2008 et considérées comme étant encore plus importante que les réserves pétrolières du Venezuela, qui est l’un des plus grands producteurs de pétrole dans le monde. Là encore, s’agit-il d’une crise « naturelle », d’une crise « réelle » ? Ou s’agit-il d’une de ces « crises générées » à la Biden [l’actuel vice-président des Etats-Unis – NDLR] ? C’est ce que je vais aborder pendant l’heure qui vient. Je n’ai pas encore de réponse sûre pour le moment » (voir la vidéo ci-dessous à 8 min. 50 sec.).

Les mots de Steven Jones font clairement écho aux thèses développées sur le web conspirationniste et récemment reprises par des médias officiels vénézuéliens selon lesquelles les Etats-Unis seraient en possession d’une arme secrète permettant de déclencher des catastrophes naturelles telles que des tempêtes ou des séismes.

Jones fait aussi référence à l’expression « generated crisis » (« crise générée »), utilisée par le colistier de Barack Obama, Joe Biden, lors d’un discours public prononcé à Seattle à deux semaines de la fin de la campagne présidentielle de 2008. La phrase de Biden, sortie de son contexte, avait été montée en épingle par une partie de la presse conservatrice américaine, de Fox News à The American Thinker, qui l’avait interprété comme l’annonce d’une manipulation future, allant jusqu’à prophétiser l’avènement d’une dictature communiste aux Etats-Unis (voir ici ).

Quant aux fameuses « réserves pétrolières haïtiennes », Steven Jones s’appuie sur les propos loufoques de deux conférenciers haïtiens, Daniel Mathurin et son épouse Ginette Pérodin Mathurin, rapportés en janvier 2008 par le site MetropoleHaiti.com. Selon eux, Haïti regorgerait d’hydrocarbures : « Une piscine olympique comparée à un verre d’eau, voilà la comparaison pour montrer l’importance des gisements de pétrole haïtien comparés à ceux du Venezuela » ! Las, ces fabuleux gisements de pétrole auraient été secrètement préemptés par les Etats-Unis, qui les auraient déclaré « réserves stratégiques », motif pour lequel ils ne seraient pas exploités…

Depuis plusieurs années, des partisans du président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide, que les Etats-Unis avaient poussé à quitter le pouvoir en 2004, développent le thème d’une conspiration de multinationales américaines qui consisterait à dissimuler délibérément aux Haïtiens l’existence de leurs ressources pétrolières, les maintenant ainsi de force dans la misère et le dénuement. On comprend, dès lors, la raison pour laquelle le nom de Daniel Mathurin a fait le tour du web. Seul problème : rien n’indique que le docteur Mathurin ou son épouse soient qualifiés pour estimer la richesse en or noir du sous-sol haïtien.

Un article du journal haïtien Le Nouvelliste, daté du 17 mars 2008, dresse le compte-rendu d’une conférence à laquelle sont intervenus les époux Mathurin. Il indique que Daniel Mathurin est « médecin interniste » et qu’il se serait « rendu au Canada pour se perfectionner dans le domaine de la fusion nucléaire » (!). Selon la même source, son épouse « a étudié le génie civil à l’Université d’Etat d’Haïti ». L’article ne signale aucune compétence universitaire en géologie ou en sismologie. De la même manière, aucune trace ne peut être trouvée de la moindre publication dans une revue scientifique signée Daniel ou Ginette Mathurin, pourtant fréquemment présentés comme des spécialistes en géologie ou en sismologie. Le Nouvelliste précise simplement que les époux sont les auteurs d’un livre publié en 1994 et intitulé : Le rêve d’Albert Einstein et la super symétrie. A priori, peu de choses à voir avec la prospection pétrolière. Toujours est-il que Daniel Mathurin semble nourrir une véritable passion pour le fantastique, tendance éclectique. Le Nouvelliste écrit :

« Si les considérations du docteur Mathurin laissent de l’espace à de plus larges considérations linguistiques sur l’origine judaïque des langues de la région qui n’auraient aucun rapport à voir avec le continent africain, ses approches au sujet de Christophe Colomb qui connaissait d’où il venait, l’île de Bensalem, dans sa quête de la pierre philosophale ont trouvé l’approbation enthousiaste de l’assistance. (…) A la suite des données avancées par le docteur Mathurin sur la vraie signification de la pierre philosophale, une pile atomique très résistante à des impacts d’astéroïdes qui détruiraient la planète, des précisions ont été articulées sur les sites géologiques haïtiens contenant les richesses du sol qui peuvent produire un appareil supraconducteur pouvant protéger la planète des dangereuses collisions annoncées. A une question au sujet de savoir si l’homme peut réunir aussi le potentiel atomique d’un supraconducteur physique, le docteur Mathurin a avancé des données anatomiques et culturelles pour prouver que le corps humain détient aussi, dans des conditions idéales, les possibilités de télécommunication, de transportation et de défense atomique ».

Reste une question : en définitive, y a-t-il du pétrole à Haïti ? A la page 35 d’un document rédigé par les géologues du Bureau des Mines et de l’Energie de la République d’Haïti en août 2005, on lit : « en dépit de plusieurs campagnes de forages conduites entre 1945 et 1980 dans la plaine du Cul-de-Sac, la plaine de l’Artibonite, le Plateau Central et l’île de la Gonâve, aucun gisement de pétrole n’a été identifié. Cependant, des structures favorables existent. La plus importante est probablement le banc de Rochelois, haut fond du canal sud de la Gonâve qui se trouve en face de Miragoâne ».

 

 

Jeudi 4 Mars 2010

 

 

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Selon certains magnats de la finance, une guerre majeure se prépare …

1 septembre 2013

By on 28 août 2013 • 

 
 

Selon certains magnats de la finance, une guerre se prépare …

 

« Des milliers de milliards de dollars de dettes seront restructurés et des millions d’épargnants prudents vont perdre des pourcentages importants de leur pouvoir d’achat réel exactement au pire moment de leur vie. Cette fois-ci encore, ce ne sera pas la fin du monde, mais le tissu social des nations dépensières sera étiré et dans certains cas il se déchirera. Il est triste de constater que bien trop souvent dans l’histoire économique, la guerre a toujours été la conclusion logique de la dynamique du chaos économique. Nous pensons que la guerre est une conséquence inévitable de la situation économique mondiale actuelle », écrit Kyle Bass, un investisseur américain qui parie sur l’effondrement des pays d’Europe, cité par le blog financier américain Zero Hedge.

Dans un email adressé aux adhérents de ses bulletins d’avis boursiers, Larry Edelson, un gourou de la bourse américaine, prophétise lui aussi la guerre. Il y explique qu’il a étudié depuis une trentaine d’années les « cycles de guerre », c’est-à-dire, les cycles qui prédisposent les sociétés à entrer dans le chaos et la haine, qui aboutissent à des guerres civiles et des guerres internationales.

« Je ne suis probablement pas le premier à examiner ces modèles très distinctifs dans l’histoire. Il y en a eu d’autres avant moi, Raymond Wheeler en particulier, qui a publié la chronique qui fait le plus autorité en matière de guerre, et qui couvre une période de 2.600 années de données. Toutefois, très peu de personnes sont disposées à discuter de ce problème de nos jours. Et si je me base sur ce que je vois, les implications pourraient être absolument énormes pour 2013.»

Charles Nenner, un analyste de Goldman Sachs réputé pour la justesse de certaines de ses prévisions, parle quant à lui d’une guerre majeure qui devrait débuter au cours de cette année.

Quant à Jim Rogers, un autre investisseur américain influent, pense aussi qu’il pourrait y avoir une guerre.

« Une poursuite des plans de sauvetage en Europe pourrait aboutir à déclencher une autre guerre mondiale », a-t-il affirmé.

« Ajoutez de la dette, la situation empire, puis c’est l’effondrement. A ce moment-là, tout le monde recherchera un bouc émissaire. Les politiciens accusent les étrangers, et nous revoilà dans la seconde guerre mondiale, ou une guerre mondiale de toute façon » explique-t-il.

Marc Faber, un analyste en investissement suisse, estime qu’une guerre serait plus le fait des Américains. Selon lui, ils pourraient la provoquer pour détourner l’attention sur la mauvaise situation économique du pays. Il croit que le pétrole du Moyen-Orient pourrait fournir le prétexte d’un conflit pour les États-Unis, la Chine, mais aussi la Russie.

Sources : Zero Hedge / Le Journal du Siècle

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Publié par Hermann H Cebert


Jean-Bertrand Aristide sur le point d’être officiellement inculpé en Floride: Qui a le droit de juger ou de condamner un ex président des États-Unis?

1 septembre 2013

  

Une récente ordonnance de la justice fédérale des Etats-Unis dans le dossier des sociétés-écran de télécommunications américaines ayant soudoyé des responsables de l’ex-Téléco, vise particulièrement l’ex-Président Aristide.

M. Patrick Joseph, ex-directeur général de la compagnie de télécommunications d’État TELECO, a pleinement coopéré avec le Département de la Justice dans cette affaire de corruption et de pots de vins. Il aurait fait d’importantes révélations sur l’attribution présumée de pots-de-vin à l’ancien Président Aristide dans cette affaire.

Ayant plaidé coupable devant un tribunal en Floride, ce dernier a été reconnu coupable d’avoir reçu des pots-de-vin alors qu’il était directeur-général de la compagnie de télécommunications d’État TELECO. Il aurait révélé avoir partagé les pots-de-vin reçus avec l’ex-président Aristide. Il a été condamné à la prison aux États-Unis pour détournement et blanchiment d’argent.

Lors d’une audition le mois dernier en relation avec l’inculpation de Patrick Joseph, un procureur a soutenu que la moitié d’un montant de 1 million de dollars de pots-de-vin présumés a été remise à un « Officiel B » qui ne serait autre que l’ex- président Aristide lui-même.

Les pots-de-vin auraient transité par la « Digitek » dirigée par le beau-frère du président Aristide, Lesly Lavelanet et par la Banque centrale de la République d’Haïti, dont le gouverneur était alors M. Venel Joseph, père de Patrick Joseph.

Mais, les témoins disparaissent

Assigné comme témoin à comparaitre, M. Venel Joseph, s’apprêtait à se rendre aux autorités américaines dans le cadre de cette enquête judiciaire sur l’exploitation illégale du système d’appels internationaux de la TELECO par des sociétés-écrans basées aux États-Unis. Il a été assassiné quelques jours après que le Miami Herald ait ébruité le fait que son fils était passé aux aveux et qu’il avait fait des révélations compromettantes pour M. Aristide. Depuis, la sécurité de M. Joseph, (le fils) est devenue une affaire primordiale pour les autorités américaines et sa protection est maintenant assurée par le FBI et d’autres organismes fédéraux.

Rappelons que M. Venel Joseph a été gouverneur de la Banque de la République d’Haïti durant tout le second mandat du Président Aristide, soit de 2001 jusqu’à sa chute en 2004. Au cours de cette même période, son fils Patrick Joseph était directeur général de la compagnie de télécommunications d’État TELECO.

Le Wall Street Journal qualifie l’assassinat de M.Venel Joseph de « meurtre sur commande ».

A federal bribery case in Miami may shed light on how a well-connected U.S. firm operated during the Aristide years.

The slaying of a former director of the Haitian Central Bank in Port-au-Prince last week might at first seem like a random event in a violent country. But the shooting of Venel Joseph at the wheel of his car looks more like a hit job. It comes just days after the Miami Herald reported that Joseph’s son, Patrick Joseph, is a key witness in a federal bribery case in Miami involving alleged kickbacks paid by American telecom companies to Haitian officials. The younger Joseph, according to Herald sources, has fingered former Haitian President Jean Bertrand Aristide as one of those officials.

The indictment doesn’t name Mr. Aristide. But the Herald reported that lawyers familiar with the case said that an unnamed individual in the document— »Official B »—is « indeed the ex-president. » The Justice Department alleged in court that « Official B » and Patrick Joseph, who is a former director general of the government telecom monopoly Haiti Teleco, received kickbacks from U.S. companies in exchange for favorable pricing when terminating calls in Haiti. Mr. Joseph has pleaded guilty to taking bribes and is cooperating with Justice, according to the Herald article.

It is a case that ought to interest Americans, and not only because it means Mr. Aristide—who was, according to a detailed lawsuit filed by Haiti in civil court in South Florida in 2005, a notoriously corrupt strongman—might be brought to justice. That would be a step toward ending impunity in Haiti, which in turn would be good for political stability and for U.S. security interests in the hemisphere. Mr. Aristide’s American lawyer, Ira Kurzban, told the Herald that there is « not one shred of evidence » against his client in the indictment.

But for Americans there may be another even more important reason to pay attention: It is possible that by getting to the bottom of how Haiti Teleco operated during the Aristide years, investigators will finally uncover the details of the arrangement that Fusion Telecommunications—run by former Democratic Party Finance Chairman Marvin Rosen with Joseph P. Kennedy II and numerous influential Democrats on the board—had in Haiti during the Clinton years. That would be edifying, given how Bill Clinton inexplicably tolerated Mr. Aristide’s despotism even after the U.S. had restored him to power in 1994.

Back in those days, Haitians working for Teleco whispered to me of an alleged kickback scheme. Teleco was one of the few sources of hard currency for the country and they charged that the deal between Fusion and Mr. Aristide meant that the company was being looted. They claimed that Fusion had an office inside Teleco, was getting access to the Teleco network at a big discount, and was paying Mr. Aristide in return.

But there was no transparency at Teleco, and these brave patriots were afraid to go public with what they knew. It was only after Mr. Aristide was pushed from power by a popular revolt in February 2004 that the interim government could confirm that the company had been cleaned out.

In the fall of 2004 I was approached by Michael Jewett, a former telecom executive at New Jersey-based IDT. He alleged that he had been fired from the company for objecting to a bribery scheme similar to the one that had been described to me by Haitians regarding Fusion. He had filed a wrongful dismissal case that alleged that he was told to put payments in an offshore account for the benefit of Mr. Aristide. Federal Communications Commission records proved that Teleco had indeed given IDT a 66% discount to the official rate, but Mr. Jewett was never able to prove that Mr. Aristide was the beneficiary of the offshore account. IDT denied wrongdoing and eventually settled with him out of court.

That case prompted me to ask the FCC for copies of Fusion’s contracts. I was told that the file had disappeared from its record room. When the FCC asked carriers to send duplicates, Fusion said hurricanes had destroyed many of its records, and it produced only one document. Then it went to court to block me from seeing it. I used the Freedom of Information Act to prevail and learned that in 1999 Teleco had given Fusion a rate of 12 cents per minute when the official rate was 50 cents.

Joseph P. Kennedy II wrote in a letter published by the Journal that he was « not aware » of any wrongdoing on the part of Fusion. The company has long maintained its innocence, and it has not been charged. But the Justice Department now alleges in its indictment that other companies that received discounts paid kickbacks to get them.

Patrick Joseph could be the best hope that Haitians have of getting to the truth about Mr. Aristide and his American business partners. But sources say the former Teleco executive still has relatives in Haiti. If he fears for them, he could clam up. That would be one explanation for his father’s murder.

Write toO’Grady@wsj.com

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Publié par Hermann H Cebert


Le recul des Américains, la faiblesse des États-Unis devant les russes et les chinois ou la fin ultime de la puissance des États-Unis dans le monde

1 septembre 2013

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d'une intervention en demandant au Congrès l'autorisation de frapper.

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper. |

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper.
A Washington, le secrétaire d’Etat John Kerry a assuré que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l’utilisation de gaz sarin dans l’attaque du 21 août près de Damas, qu’il a une nouvelle fois attribuée au régime de Damas. <BTN_NOIMPR>

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Au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, citée par Washington comme un allié potentiel mais profondément divisée sur l’opportunité d’une intervention militaire en Syrie, ont appelé l’ONU et la communauté internationale à « assumer leurs responsabilités » en Syrie.
« La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure », a affirmé dimanche M. Assad. « Les grands perdants dans cette aventure, ce sont les Etats-Unis et leurs agents dans la région, en premier lieu l’entité sioniste », a ajouté le président syrien.
Son vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a en outre estimé que M. Obama était « hésitant et confus » et a accusé le gouvernement français d’être « irresponsable » et de soutenir Al-Qaïda.
« Stopper la machine de mort »
« Le Congrès américain doit faire preuve de sagesse », a lancé M. Moqdad à Damas, après avoir de nouveau nié la responsabilité du régime dans l’attaque du 21 août.
« Stopper la machine de mort »
En revanche, la Coalition de l’opposition syrienne a demandé aux membres du Congrès de « faire le bon choix » en autorisant une frappe contre le régime syrien, afin de « stopper la machine de mort Assad ».
Alors qu’une action ciblée semblait imminente compte tenu de la détermination affichée par M. Obama et le président français François Hollande, le chef de l’Etat américain a dit samedi soir préférer consulter le Congrès.
La Chambre des représentants et le Sénat américains, en vacances jusqu’au 9 septembre, débattront chacun en séances plénières à partir de cette date, et les sénateurs voteront dans la semaine, s’est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate.
Selon les services de renseignement américains, l’attaque du 21 août a fait 1.429 morts, dont 426 enfants. Evoquant un bilan encore provisoire, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué samedi avoir recensé plus de 500 morts, dont 80 enfants.
L’ONU a pour sa part annoncé que les experts chargés d’enquêter sur l’attaque ne tireraient « aucune conclusion » avant le résultat d’analyses de laboratoire qui pourraient prendre jusqu’à trois semaines.
« Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin », a assuré sur la chaîne NBC le secrétaire d’Etat John Kerry, précisant que ces informations étaient parvenues « dans les dernières 24 heures ».
« L’Iran et la Corée regardent »
« Des dictatures comme l’Iran et la Corée du Nord regardent avec attention comment le monde libre va répondre à l’utilisation par le régime de Bachar al-Assad d’armes chimiques contre le peuple syrien », a souligné dimanche la coalition de l’opposition syrienne.
A l’issue d’une réunion ministérielle dimanche soir au Caire, la Ligue arabe a « appelé l’ONU et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international afin de prendre les mesures de dissuasion nécessaires contre les auteurs de ce crime odieux dont le régime porte la responsabilité », en référence à l’attaque du 21 août.
« Journée de jeûne et de prière »
Les ministres ont demandé que les auteurs de l’attaque soient traduits devant la justice internationale « comme les autres criminels de guerre » et que soient « fournies toutes les formes de soutien requises par le peuple syrien pour se défendre », sans pour autant évoquer précisément l’éventualité de frappes militaires.
L?Algérie, l’Irak, le Liban –qui se sont abstenus lors du vote– mais aussi l’Egypte et la Tunisie ont exprimé leur opposition à une intervention qu’ils considèrent comme une ingérence étrangère.
« C’est le régime de Damas qui a ouvert les portes en faisant entrer les Gardiens de la révolution iraniens et les forces du Hezbollah », a répliqué le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, en assurant qu’une opposition à une intervention militaire étrangère en Syrie, était un « encouragement pour le régime » de M. Assad.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue guerre civile qui a fait plus de 110.000 morts et a valu à la Syrie d’être suspendue fin 2011 des travaux de la Ligue arabe avant que son siège ne soit réattribué à l’opposition syrienne.
En visite à Damas, un responsable parlementaire iranien a prévenu dimanche que les intérêts américains seraient « menacés » si Washington lançait une frappe contre le régime syrien, allié de Téhéran.
A Rome, le pape François a appelé dimanche le monde à observer une journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie le 7 septembre, un geste fort qui reprend celui lancé par Jean Paul II après les attentats du 11 septembre 2001.
Dimanche, au moins 26 personnes sont mortes en Syrie des raids aériens et des combats entre rebelles et forces du régime près de Damas ainsi que dans l’explosion d’une voiture piégée dans la province de Deraa, selon l’OSDH.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/assad-defie-encore-les-etats-unis-au-lendemain-du-recul-d-obama-01-09-2013-3098043.php

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Publié par Hermann H Cebert


Syrie – Le Massacre Chimique d’Al Ghouta. La Russie fournit les preuves Satelittes aux Nations Unies sur les auteurs du massacre: nous sommes des mo0ntres pour nos propres frères

25 août 2013

Siège New Yorkais de l'Organisation des Nation...

Siège New Yorkais de l’Organisation des Nations Unies (Photo credit: Wikipedia)

Syrie – Le Massacre Chimique d’Al Ghouta. La Russie fournit les preuves Satelittes aux Nations Unies sur les auteurs du massacre.

Syrie sous le gaz sarin

INHFR – La Russie qui fournit aux Nations Unies les images satellites, irréfutables, des 2 missiles chargés de produits chimiques qui se sont abattus sur Al Ghouta faisant des centaines de morts, dont la plupart des enfants, ont été lancés depuis la région de Douma en Syrie, sous contrôle des rebelles! Information relayée par d’autres médias libanais et autres (AlManar, Asafir etc..).

Russie – Le Ministre des Affaires Étrangères Russe : «Nous détenons plus de nouvelles preuves que cet acte criminel était d’une nature provocatrice», a-t-il souligné. « Et en particulier, des rapports ont circulé sur Internet,  que les matériaux de l’incident et l’objet des accusations contre les troupes gouvernementales, avaient été publiés pendant plusieurs heures à l’avance de l’attaque en question . Ainsi, il s’agissait bien d’une action planifiée à l’avance « . Suite de l’article sur RT

Que dit la Presse occidentale ? Blackout totale ! La France, mise en difficulté fait allusion, et pour la première fois depuis le début de cette insurrection, Le Figaro, très connu pour le soutien qu’il apporte à Fabius et aux rebelles, se pose pour la première fois des questions jamais vues auparavant, même si le titre est 100% sioniste, le texte en dit long:

« Quel intérêt aurait eu Bachar el-Assad à lancer une attaque non conventionnelle au moment précis où il venait d’autoriser des inspecteurs de l’ONU ? » – Le Figaro 22/08/2013 CQFD !

Source Journal Al Khabar le martyre de centaines de Syriens, à Al-Ghouta près de Damas, dont la plupart étaient des enfants, a soulevé l’opinion publique mondiale, ce mercredi dernier (21/08/2013), et notamment avec la propagation des images d’enfants et de civils martyrs, qui ont péri dans ce massacre. Les médias de l’opposition Syrienne ont accouru accusant le régime d’avoir commis ce massacre, dans une pression sur le Conseil de sécurité, qui s’est rapidement réuni, avant que la surprise survienne.

attaque chimique syrienneLe Conseil de sécurité réuni vient de rendre son rapport avec la mention «fragile», et la déclaration claire  «Nous voulons découvrir la vérité sur l’accusation du régime syrien qu’il aurait utilisé les armes chimiques sur la campagne de Damas, et nous accueillons la décision de l’Organisation des Nations Unies pour enquêter sur cette affaire », une déclaration qui vient s’ajouter à celle de la délégation Italienne qui rapporte  «la délégation syrienne a présenté une vision qui mérite que l’on s’attarde dessus ! ». Et pour la première fois de son genre,  la déclaration également de la délégation française, connue pourtant pour être la plus radicale et enclin en faveur de l’opposition.

La délégation française avait fournit tout ce qu’elle possédait en informations sur le massacre qui a coûté la vie, selon les dernières statistiques neutres, à environ 800 syriens, dont la plupart étaient des enfants. Mais c’est la première fois que la délégation attribue ces informations à la coalition de l’opposition et à son Président « Awinnen Jarba, » dans une tentative française de se soustraire à ces renseignements et d’en porter la responsabilité à  » Awinnen Jarba ».

A quoi est du ce revirement ?

Une source diplomatique syrienne de haut niveau, a révélé à la Télévision d’Al Khabar, que la délégation Russe a rendu la version sur les faits qui se sont produits, en fournissant des documents irréfutables, extraits des images satellites qui viennent appuyer de ce fait la version officielle syrienne. Qu’effectivement des militants armés ont bien lancé les deux rockets remplies de produits chimiques, depuis la zone rurale de Douma, toujours sous contrôle des rebelles, ce qui a laissé toute l’assemblée (du Conseil de Sécurité) sans voix et les a obligés à revoir leurs positions.

La source, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré à la Télévision d’AlKhabar, que la version officielle syrienne sur le massacre (présentée au Conseil de Sécurité), a confirmé que les militants ont effectivement tiré deux roquettes chargés de produits chimiques depuis la zone rurale de Damas, encore sous contrôle des Rebelles, et cela en fournissant les images des satellites russes, qui confirment les faits.

Le diplomate a souligné, à cet égard, que la position russe était, ce jour-là, exceptionnellement la seule position la plus radicale de toutes, que se soit celle des pays européens ou des États Unis, à exiger de faire procéder à une enquête sur ce massacre. Il a ensuite  expliqué par ces mots que «La position de la Russie est basée sur des images satellites illustrant de manière incontestable que les militants sont effectivement ceux qui ont utilisé le chimique. »

Sur la raison pourquoi les militants de l’opposition ont commis ce massacre, la source diplomatique a précisé qu’«une faction des militants, ont tiré ces roquettes pour exploiter la présence de la Commission d’enquête et accroître les documents (en leur faveur), et cela en collaboration avec l’un des pays arabes, mais sans avoir cette fois-ci, préalablement informé les pays occidentaux sur une telle étape à franchir. »

La source a également rapporté la précision donnée dans la version de la délégation syrienne, que les États membres n’ont pas demandé les images aux satellites américains, comme à leur habitude dans les cas précédents, se contentant des images russes, qui se sont révélées identiques aux images des États Unis, établissant ainsi une preuve définitivement irréfutable » .

Le diplomate a ajouté que ce massacre aura désormais des effets politiques majeures sur la position des pays qui soutiennent l’insurrection, à commencer par la France, qui devra réévaluer sa position, d’autant plus que ce crime a été commis sans que ses renseignements généraux en aient été préalablement informés, ce qui la place aujourd’hui dans une position critique ».

Le diplomate a ajouté que la faction armée, des rebelles qui ont lancé ces deux roquettes, est une faction radicale qui œuvre sous les ordres d’un État arabe du Golfe, sans indiquer son nom, sachant que l’Arabie saoudite est le plus grand partisan des militants de l’opposition et des factions militantes en particulier.

Ce massacre a touché plusieurs villages d’Al-Ghouta Est, et a causé, sur estimation des recensement des organismes neutres, le martyre d’environ 800 syriens, dont la plupart des enfants, et plusieurs milliers de blessés.

Source Journal Al Khabar

– voir video de la TV Russe en duplex avec les Etats Unis, sur l’ancienne attaque chimique de khan Al Assal, en bas de page
– Toujours sur l’ancienne attaque chimique à khan Al Assal. Conférence de Presse à New York New-York / Le délégué permanant de la Russie auprès de l’ONU, Vitali Tchourkin, a affirmé que son pays déploie des efforts avec le Conseil de sécurité pour faciliter l’entrée des experts onusiens en Syrie et enquêter sur l’usage par « l’opposition syrienne » des armes chimiques à Khan al-Assel dans la banlieue d’Alep. 11 juillet 2013

INHFR  Un autre mensonge est la publication sur youtube, la veille de l’attaque chimique qui a couté la vie à des centaines d’innocents syriens, d’une video d’un enfant entre la vie et la mort, avec un titre sur le massacre qui allait se produire le lendemain !

La video a été publiée par le site des rebelles, et titrée du massacre de l’attaque chimique sur AL Ghouta le 21/08/2013, le lien video sur Youtube atteste encore de sa publication réelle, en date du 20/08/2013, soit la veille !

Al Ghouta a réellement été attaquée, et des centaines de syriens ont succombé à une mort chimique,

Comment un enfant montré sur cette video peut-il mourir le lendemain ? Et comment les rebelles peuvent-ils savoir la veille qu’une attaque chimique allait se produire le lendemain sur Al Ghouta, pour titrer à l’avance leur video de la date du massacre, c’est à dire du 21/08/2013, alors que Youtube atteste automatiquement de la date réelle de la publication, qui est clairement indiquée au 20/08/2013 ?

La video en question a donc été publiée sur youtube, la veille de ce massacre, elle ne peut pas correspondre à un évènement du lendemain, ce qui indique qu’une ancienne video a été attribuée au massacre du lendemain, dans un loupé de timing entre youtube et le site qui publie cette video  ! Une véritable fabrication de l’information avant qu’elle ne se produise ! C’est la seule explication à ce loupé qui a manifestement échappé à la vigilance du site de l’opposition qui a publié cette video !

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Publié par Hermann H Cebert


PUTSCH – Les sept gouvernements (officiellement) renversés par les Etats-Unis

21 août 2013

 

La carte des sept gouvernements renversés par les Etats-Unis, réalisée par Foreign Policy avec Google.

Le Guatemala, le Congo, la République dominicaine, le Vietnam, le Brésil, le Chili, et maintenant l’Iran… Ces sept pays ont en commun d’avoir vu leur gouvernement renversé, pendant la seconde moitié du XXe siècle, par des coups d’Etat clandestinement soutenus par les Etats-Unis… avant d’être officiellement reconnus. Foreign Policy en a dressé la liste – sans compter les renversements dans lequel le rôle de la CIA est seulement suspecté.

C’est donc le cas de l’Iran, en 1953. Lundi, des documents déclassifiés ont permis de révéler officiellement ce qui était devenu un secret de Polichinelle depuis des années, à savoir le rôle actif de la CIA dans la destitution du premier ministre Mohamed Mossadegh. L’homme, qui avait eu la mauvaise idée de nationaliser le pétrole de son pays, géré par l’Anglo-Iranian Oil Company (l’ancêtre de BP), a fini sa vie en résidence surveillée. Sur le trône, le shah Mohammad Reza Pahlavi devint un proche allié de Washington, jusqu’à son renversement lors de la révolution islamique de 1979.

Pour arriver à ses fins, la CIA a acheté des partisans de Mossadegh, des journaux américains et iraniens pour qu’ils ternissent sa réputation, et des manifestations dans les rues de Téhéran pour justifier le changement de pouvoir. Elle a aussi versé 5 millions de dollars au général Fazlollah Zahedi, ensuite nommé premier ministre. Bref, cette opération « de politique étrangère » américaine, menée sous le nom de code « TPAJAX« , n’est que « l’un des nombreux coups d’Etat soutenus par les Etats-Unis pour s’établir partout dans le monde » pendant la guerre froide, qui a touché des dictateurs comme des leaders démocratiquement élus, relève Foreign Policy.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/21/putsch-les-sept-gouvernements-officiellement-renverses-par-les-etats-unis/

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Financement électoral occulte : Le Sénat dominicain enquête sur les fonds que Michel Martelly et Alejandro Toledo auraient reçus de Félix Bautista: Demasiado tarde Senor, une réponse à la crise commerciale entre Haïti et république dominicaine ou la suite de l’affaire du juge jean serge joseph

6 août 2013

Financement électoral occulte : Le Sénat dominicain enquête sur les fonds que Michel Martelly et Alejandro Toledo auraient reçus de Félix Bautista

 

Loin d’être une affaire classée, les révélations troublantes de la journaliste Nuria Piera -dont l’audition est prévue jeudi- doivent aussi conduire à Port-au-Prince et à Lima les Sénateurs chargés de déterminer si le puissant parlementaire et homme d’affaires dominicain avait pu corrompre au cours de leur campagne respective le dirigeant haïtien et l’ex-Président péruvien, indique le journal dominicain Diario Libre

Publié le lundi 5 août 2013

 

Une commission spéciale du Sénat dominicain chargée d’enquêter sur le financement présumé par le Sénateur et entrepreneur Félix Bautista de la campagne électorale du Président haïtien, Michel Martelly et de l’ex-Président péruvien, Alejandro Toledo (2001-2006), a décidé de se rendre dans les deux pays concernés après avoir auditionné la journaliste dominicaine Nuria Piera, à l’origine des révélations sur ces pratiques scandaleuses.

 

Selon le quotidien local Diario Libre, deux autres personnes ayant soutenu les dénonciations de la consoeur, Josefina Juan de Pichardo et son fils Remberto Pichardo Juan, seront également interrogées.

 

Les trois sont invités à se présenter jeudi matin au Parlement dominicain où les commissaires plancheront sur les accusations de corruption portées contre leur collègue Bautista et les informations qu’ils pourraient fournir à l’enquête, a indiqué le Sénateur Prim Pujals, président de la commission.

 

Ces investigations doivent aussi conduire bientôt à un voyage des commissaires au Pérou et un autre en Haïti où respectivement l’ancien dirigeant Alejandro Toledo et l’actuel chef de l’Etat, Michel Martelly, auraient perçu de l’argent provenant des entreprises de Félix Bautista durant leur campagne présidentielle. Aucun détail n’a encore été avancé sur la façon dont se déroulera cette double enquête de terrain.

 

Le richissime parlementaire et homme d’affaires dominicain à la réputation sulfureuse compte d’importantes compagnies comme Hadom ayant notamment décroché, dans des conditions très douteuses, de juteux contrats sur le marché de la construction en Haïti et au Pérou. Pas moins de 385 millions de dollars de contrats sont allés aux firmes made in Bautista dans le cadre de la reconstruction post-séisme.

 

Destinataire direct de plusieurs virements bancaires à son nom, M. Martelly aurait reçu -durant sa campagne, mais aussi après son investiture- un pactole de plus de 2,5 millions de dollars contre quelque 250.000 pour sa rivale malheureuse, Mirlande Manigat. Cependant, les deux protagonistes des dernières présidentielles de 2011 ont catégoriquement démenti les allégations de Nuria Piera qui, pourtant, résultent d’une enquête sérieuse, avait juré la journaliste lors de ses premières révélations, en avril 2012.

 

Outre Prim Pujals, les autres membres de la commission sénatoriale d’enquête dominicaine sont Félix Vásquez du Parti réformiste social chrétien (PRSC), José Rafael Vargas et Rafael Calderón du Parti de la libération dominicaine (PLD), au pouvoir, et auquel appartient Bautista. Trois autres élus dont l’appartenance politique n’est pas précisée, Dionis Sánchez, Amarilis Santana et Sonia Mateo, complètent la commission formée récemment.

 

Protestant de son innocence, le Sénateur Félix Bautista -devenu très riche et puissant en quelques années grâce à ses accointances politiques de l’autre côté de la frontière- a demandé à la Chambre haute que l’enquête de ses pairs tienne compte d’une expertise déjà réalisée sur l’origine de ses biens et propriétés. Fort des résultats favorables de cet audit, il s’est déclaré prêt à abandonner son immunité parlementaire si les investigations parviennent à démontrer qu’il se serait enrichi de manière illicite.

 

Quoi qu’il en soit, le rebondissement de cette affaire risque de mal tomber pour le Président Michel Martelly et son équipe déjà plombés par divers autres dossiers compromettants. spp/Radio Kiskeya

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Publié par Hermann H Cebert


Une autopsie qui nous coûte des mines d’or, de l’argent du nickel, de la bauxite et le renouvellement de la minustah pour laver la réputation du crime odieux des martelly-lamothe

4 août 2013

Une autopsie qui nous coûte tous nos mines d’or, nos mines d’argent, nos mines de nickel, nos mines de bauxite  ainsi que le renouvellement de la minustah pour laver la réputation du crime odieux des martelly-lamothe.

 

On peut se souvenir de l’entreprise minière canadienne Sainte Geneviève qui exploite les mines d’or dans le nord du pays à milot qui avait été mentionnée par Guy Philippe comme financier du coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide et tout dernièrement également les tiraillements et l’achrnement des pays comme le Canada et les États-Unis qui demandaient à leurs ressortissants de ne pas visiter Haïti à cause des problèmes de violence dans le pays, tout cela semble confirmer de vastes complots des puissances pour s’approprier servilement et gratuitement les trésors miniers d’haïti.

 

Ces crimes doivent être considérés comme des conditions chaotiques que la minustah et les grandes puissances financent dans le pays pour à la fois pour fragiliser le gouvernement le gouvernement incompétent et appatride des martelly-Lamothe en vue de tout profiter dans le pays.

 

Malheureusement, nos politiciens magouilleurs comme quelques députés et quelques sénateurs ainsi que les chefs des partis politiques n’ont aucun sens et recul nécessaire pour analyser et mieux comprendre les jeux d’intérêts etde coulisse qui se font au sein du pouvoir et aux abords du pouvoirs comme dans les ambassades et des les représentations des organisations internationales.

 

Haïti est seule au monde comme le chante si bien le Chanteur Corneille. Ni les politiciens ni ceux qui se cachent derrières des Portes paroles, de véritables  sacs vides comme Jean-Bertrand Aristide ne se mettent au service de la Patrie en danger avec les Martelly-Lamorte ou encore des Himler Rébu qui semble même inviter le régime à procéder à l’exécution sommaire d’Aristide.

 

Souvent je me demande encore s’il y a encore dans le pays des Haïtiens de caractère capables d’endosser leurs responsabilités citoyennes face à la descente aux enfers du pays. Le pays est sous occupations d’une coalition de puissances coloniales assoiffées de nos riches et maigres ressources comparativement à ce que ces pays possèdent chez eux mais non exploitées.

Tout ce que ces grandes puissances veulent, c’est de nous exécuter collectivement avec la complicité des anti-nationaux. Oui les grandes puissances veulent exterminer tous les haïtiens afin de pouvoir transformer Haïti en leur arrière cours balnéaire et de villégiature.

 

D’ailleurs très bientôt, d’ici cinq à dix ans, les Haïtiens seront encore plus minoritaires chez eux parce que toutes les terres appartiendront à des étrangers qui ont déjà commencé à acheter les terres fertiles comme caracol avec le projet industriel de Bill Clinton, les projets de l’île-à-vâche, les projets du nord-ouest et du Sud-Est et sans oublier les vastes projets qu’on va implanter à Port-au-Prince incluant l’élimination de toutes les familles se trouvant dans les zones de Martissants, de Cité L’éternel, Cité de Dieu, Cité Soleil et de bel-air et de bizoton.

 

De toute façon, à en croire les différents crimes et attentats commis au pays par accident et empoisonnement, il doit y avoir des assassins dans des restaurants à pétion-ville qui sont pays et qui continuent de tuer pour pour les puissances impérialistes et également pour la minustah et le régime de Joseph Michel martelly.

 

De fait il serait recommandé aux citoyens qui font de la politique de ne pas manger dans les restaurants de pétion-ville et je présume qu’une enquête approfondie permettrait de savoir et de découvrir un nombre important de morts et de victime d’AVC ou de crise cardiaque puisque les poisons utilisés sont extrêmement violents.

 

JUDGE JOSEPH’S CANADIAN AUTOPSY RELEASED AND REVEALS ABSOLUTELY  NOTHING CRIMINAL OR SUSPICIOUS.

IT DESCRIBES  A MAN WITH AN ONGOING HEART PROBLEM, PAST HEART OPERATION, HIGH BLOOD PRESSURE, POOR CIRCULATORY SYSTEM AND A TENDENCY TOWARDS A STROKE.

NO POISON. NO ABNORMAL DRUGS.

NOW THAT THE TRUTH IS OUT, WHAT WILL THE MEDIA AND OPPOSITION POLITICIANS LIE ABOUT?

FLASH!!! JUDGE JOSEPH’S CANADIAN AUTOPSY RELEASED AND REVEALS ABSOLUTELY NOTHING CRIMINAL OR SUSPICIOUS.

http://www.haitian-truth.org/flash-judge-joseph%e2%80%99s-canadian-autopsy-released-and-reveals-absolutely-nothing-criminal-or-suspicious/

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Publié par Hermann H Cebert


Les Barbaries de la Nation la plus civilisée: Y a-t-il vraiment de peuples et de nations Civilisées

4 août 2013

Français : Portrait de Charlemagne Péralte

Français : Portrait de Charlemagne Péralte (Photo credit: Wikipedia)

 

"Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité."</p>
<p>Le 28 juillet 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti et occupent le pays jusqu'en 1934.<br />
Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte commandant de la sécurité militaire de la région refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l'ordre officiel des autorités haïtiennes. Sa carrière militaire et administrative brisée, il démissionne et retourne dans sa ville natale de Hinche pour s’occuper des terres familiales.<br />
En 1918 Les paysans armés, surnommés « cacos », sont jusqu'à 40 000. Leurs chefs les plus connus sont Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui attaquent la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Charlemagne Péralte entreprend le harcèlement des forces américaines. Avec un armement limité à quelques vieux fusils et des machettes, les Cacos opposent une telle résistance que les effectifs des Marines sont augmentés, et les États-Unis en viennent à utiliser leur aviation pour contrôler le territoire et mater la guerilla.<br />
le 31 octobre 1919 Charlemagne Péralte est trahi, et tué par les Américain Un cliché du cadavre de Charlemagne Péralte, pris par les Américains, montre le corps du héros révolutionnaire attaché à une porte et accompagné du drapeau bicolore haïtien.

« Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. »

Le 28 juillet 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti e…t occupent le pays jusqu’en 1934.
Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte commandant de la sécurité militaire de la région refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l’ordre officiel des autorités haïtiennes. Sa carrière militaire et administrative brisée, il démissionne et retourne dans sa ville natale de Hinche pour s’occuper des terres familiales.

En 1918 Les paysans armés, surnommés « cacos », sont jusqu’à 40 000. Leurs chefs les plus connus sont Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui attaquent la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Charlemagne Péralte entreprend le harcèlement des forces américaines. Avec un armement limité à quelques vieux fusils et des machettes, les Cacos opposent une telle résistance que les effectifs des Marines sont augmentés, et les États-Unis en viennent à utiliser leur aviation pour contrôler le territoire et mater la guerilla.

le 31 octobre 1919 Charlemagne Péralte est trahi, et tué par les Américain Un cliché du cadavre de Charlemagne Péralte, pris par les Américains, montre le corps du héros révolutionnaire attaché à une porte et accompagné du drapeau bicolore haïtien.

Kolektif Fok Tout Moun Jwenn

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Publié par Hermann H Cebert


La nouvelle Guerre froide commence entre la chine et l’Occident

30 juillet 2013

 

 

Réplique. La Chine publie un rapport sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis

 xinhua

La Chine a répondu aux critiques et déformations américaines sur la situation des droits de l’homme dans le pays en publiant un rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis.

Torture USA

Le rapport intitulé « L’Etat des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2012 » a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat, gouvernement central chinois, en réponse au Rapport 2012 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, publié par le Département d’Etat américain.

La Chine soutient dans le rapport qu’il existe de sérieux problèmes concernant les droits de l’homme aux Etats-Unis qui suscitent les critiques de la communauté internationale, tandis que les Etats-Unis se considèrent comme le « juge des droits de l’homme du monde ».

« Tout comme dans les rapports des années précédentes, celui-ci est rempli de critiques et de remarques irresponsables sur la situation des droits de l’homme dans plus de 190 pays et régions, dont la Chine », déclare la Chine dans son rapport.

« Cependant, les Etats-Unis ferment les yeux sur leur situation déplorable des droits de l’homme et n’en font jamais état. »

Renforcement de la surveillance des citoyens

Les droits civiques et politiques des citoyens américains ont été encore plus restreints par le gouvernement, dénonce le rapport.

Le gouvernement américain ne cesse de renforcer la surveillance des Américains ordinaires, en limitant et réduisant dans une très large mesure la liberté de la société, et en portant sérieusement atteinte à la liberté des citoyens, selon le rapport.

Le Congrès américain a adopté en 2012 une loi qui autorise le gouvernement à mettre sur écoute et à surveiller les communications électroniques sans mandat.

Torture USAL’Agence nationale de sécurité collecte de manière « significative et systématique » les communications purement domestiques des Américains, en interceptant et stockant 1,7 milliard de mails, d’appels téléphoniques et d’autres types de communication, précise le rapport.

La police abuse également souvent de son pouvoir, résultant en une augmentation des plaintes et des accusations pour violation des droits civiques.

Le nombre de femmes victimes de violence domestique et d’agression sexuelle ne cesse d’augmenter aux Etats-Unis.

Danvantage de crimes violents impliquant des armes à feu

Les crimes impliquant des armes à feu posent de sérieuses menaces à la vie et à la sécurité personnelle des Américains.

L’année dernière, plusieurs fusillades, dont celles dans une école à Oakland, dans un cinéma dans le Colorado, et dans une autre école dans le Connecticut, ont fait de nombreux morts et blessés.

Les Américains sont les plus armés du monde en termes de nombre d’armes à feu par habitant, indique le rapport, citant la chaîne de télévision CNN, selon laquelle, 270 millions d’armes à feu sont possédées par des civils aux Etats-Unis, alors que plus de 100.000 personnes sont victimes d’armes à feu chaque année. En 2010, environ 30.000 décès ont été causés par les armes à feu.

Le gouvernement américain a cependant fait peu en matière de contrôle des armes à feu

poverty USA

Rebelote! La Chine, dans un second rapport au vitriol, enfonce (très) profondément le dernier clou sur le cerceuil du pays de l’oncle Sam. Cliquez ici pour lire le premier.

La discrimination raciale reste répandue aux Etats-Unis

La discrimination raciale aux Etats-Unis n’a connu aucune amélioration et les personnes de couleur ne jouissent pas de droits politiques, économiques et sociaux égaux, indique le rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis publié dimanche.

Le droit de vote des Américains issus de groupes ethniques est limité et certains électeurs américains d’origine asiatique ont été bloqués dans les bureaux de vote lors de l’élection présidentielle de novembre 2012, rappelle le rapport, intitulé « L’état des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2012 », publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat.

En 2010, plus de deux millions d’Afro-Américains avaient été privés de leur droit de vote, rappelle le document, citant des médias.

poverty USALa discrimination raciale reste répandue dans les domaines de la répression policière et de la justice, la police ayant tendance à adopter une attitude plus tolérante envers les Blancs, explique le rapport, ajoutant que les Américains issus de groupes ethniques étaient victimes de discrimination sur le marché du travail de sorte que leur situation économique s’empire.

Les cas de discrimination religieuse augmentent également rapidement, avec de multiples insultes et attaques contre les Musulmans.

Citant un récent sondage réalisé par American media, le rapport rappelle que 51% des Américains ont une attitude explicitement négative à l’égard des Afro-Américains, soit trois points de pourcentage de plus qu’en 2008.

De plus, les droits des immigrants illégaux sont violés. Des décès ont souvent lieu dans les centres de rétention administrative.

Les Américains issus de groupes ethniques vivent dans la pauvreté à cause de la discrimination

La situation économique des Américains issus de groupes ethniques s’est détériorée du fait qu’ils sont victimes de discrimination sur le marché du travail, indique le rapport.

Le revenu moyen des ménages Afro-Américains s’élevait à 32.229 dollars en 2011, inférieur de 60% à celui des Blancs non-hispaniques, selon le rapport, citant des statistiques du Bureau du recensement des Etats-Unis.

Le taux de pauvreté des Afro-Américains était de 27,6% en 2011, soit environ trois fois celui des Blancs non-hispaniques.

La discrimination sur le marché du travail est la principale cause de la disparité des revenus et de la pauvreté, note le rapport rédigé chaque année par le gouvernement chinois pour répondre au rapport des Etats-Unis qui rabaisse la situation des droits de l’homme en Chine.

Selon les statistiques du Département du Travail des Etats-Unis, le taux de chômage des Blancs était de 7,0% en octobre 2012, alors que le taux de chômage des Afro-Américains et des Hispaniques étaient respectivement de 14,3% et 10%, selon le rapport

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10602

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Publié par Hermann H Cebert


Jean-Bertrand Aristide sur le point d’être officiellement inculpé en Floride : Seule la Justice Haïtienne a le droit et le devoir de juger un Officiel Haitien comme c’est le cas pour les ex présidents américains

21 juillet 2013

Publié le <:time id=yui_3_5_0_1_1374383091828_788 datetime= »2013-07-20T09:34:14+02:00″>20 Juillet 2013 par haiti-refondation-org

Jean-Bertrand Aristide sur le point d’être officiellement inculpé en Floride (Extraits)

Une récente ordonnance de la justice fédérale des Etats-Unis dans le dossier des sociétés-écran de télécommunications américaines ayant soudoyé des responsables de l’ex-Téléco, vise particulièrement l’ex-Président Aristide.

M. Patrick Joseph, ex-directeur général de la compagnie de télécommunications d’État TELECO, a pleinement coopéré avec le Département de la Justice dans cette affaire de corruption et de pots de vins il aurait fait d’importantes révélations sur l’attribution présumée de pots-de-vin à l’ancien Président Aristide dans cette affaire.

Ayant plaidé coupable devant un tribunal en Floride, ce dernier a été reconnu coupable d’avoir reçu des pots-de-vin alors qu’il était directeur-général de la compagnie de télécommunications d’État TELECO. Il aurait révélé avoir partagé les pots-de-vin reçus avec l’ex-président Aristide. Il a été condamné à la prison aux États-Unis pour détournement et blanchiment d’argent.

Lors d’une audition le mois dernier en relation avec l’inculpation de Patrick Joseph, un procureur a soutenu que la moitié d’un montant de 1 million de dollars de pots-de-vin présumés a été remise à un « Officiel B » qui ne serait autre que l’ex- président Aristide lui-même.

Les pots-de-vin auraient transité par la « Digitek » dirigée par le beau-frère du président Aristide, Lesly Lavelanet et par la Banque centrale de la République d’Haïti, dont le gouverneur était alors M. Venel Joseph, père de Patrick Joseph. 

Mais, les témoins disparaissent

Assigné comme témoin à comparaitre, M. Venel Joseph, s’apprêtait à se rendre aux autorités américaines dans le cadre de cette enquête judiciaire sur l’exploitation illégale du système d’appels internationaux de la TELECO par des sociétés-écrans basées aux États-Unis. Il a été assassiné quelques jours après que le Miami Herald ait ébruité le fait que son fils était passé aux aveux et qu’il avait fait des révélations compromettantes pour M. Aristide. Depuis, la sécurité de M. Joseph, (le fils) est devenue une affaire primordiale pour les autorités américaines et sa protection est maintenant assurée par le FBI et d’autres organismes fédéraux.

Rappelons que M. Venel Joseph a été gouverneur de la Banque de la République d’Haïti durant tout le second mandat du Président Aristide, soit de 2001 jusqu’à sa chute en 2004. Au cours de cette même période, son fils Patrick Joseph était directeur général de la compagnie de télécommunications d’État TELECO.

Le Wall Street Journal qualifie l’assassinat de M.Venel Joseph de « meurtre sur commande ».

SVP – Ne m’écrivez pas. Ecrivez à Mme O’Grady@wsj.com  du Wall Street Journal

·By MARY ANASTASIA O’GRADY

 

A federal bribery case in Miami may shed light on how a well-connected U.S. firm operated during the Aristide years.

The slaying of a former director of the Haitian Central Bank in Port-au-Prince last week might at first seem like a random event in a violent country. But the shooting of Venel Joseph at the wheel of his car looks more like a hit job. It comes just days after the Miami Herald reported that Joseph’s son, Patrick Joseph, is a key witness in a federal bribery case in Miami involving alleged kickbacks paid by American telecom companies to Haitian officials. The younger Joseph, according to Herald sources, has fingered former Haitian President Jean Bertrand Aristide as one of those officials.

The indictment doesn’t name Mr. Aristide. But the Herald reported that lawyers familiar with the case said that an unnamed individual in the document— »Official B »—is « indeed the ex-president. » The Justice Department alleged in court that « Official B » and Patrick Joseph, who is a former director general of the government telecom monopoly Haiti Teleco, received kickbacks from U.S. companies in exchange for favorable pricing when terminating calls in Haiti. Mr. Joseph has pleaded guilty to taking bribes and is cooperating with Justice, according to the Herald article.

It is a case that ought to interest Americans, and not only because it means Mr. Aristide—who was, according to a detailed lawsuit filed by Haiti in civil court in South Florida in 2005, a notoriously corrupt strongman—might be brought to justice. That would be a step toward ending impunity in Haiti, which in turn would be good for political stability and for U.S. security interests in the hemisphere. Mr. Aristide’s American lawyer, Ira Kurzban, told the Herald that there is « not one shred of evidence » against his client in the indictment.

But for Americans there may be another even more important reason to pay attention: It is possible that by getting to the bottom of how Haiti Teleco operated during the Aristide years, investigators will finally uncover the details of the arrangement that Fusion Telecommunications—run by former Democratic Party Finance Chairman Marvin Rosen with Joseph P. Kennedy II and numerous influential Democrats on the board—had in Haiti during the Clinton years. That would be edifying, given how Bill Clinton inexplicably tolerated Mr. Aristide’s despotism even after the U.S. had restored him to power in 1994.

Back in those days, Haitians working for Teleco whispered to me of an alleged kickback scheme. Teleco was one of the few sources of hard currency for the country and they charged that the deal between Fusion and Mr. Aristide meant that the company was being looted. They claimed that Fusion had an office inside Teleco, was getting access to the Teleco network at a big discount, and was paying Mr. Aristide in return.

But there was no transparency at Teleco, and these brave patriots were afraid to go public with what they knew. It was only after Mr. Aristide was pushed from power by a popular revolt in February 2004 that the interim government could confirm that the company had been cleaned out.

In the fall of 2004 I was approached by Michael Jewett, a former telecom executive at New Jersey-based IDT. He alleged that he had been fired from the company for objecting to a bribery scheme similar to the one that had been described to me by Haitians regarding Fusion. He had filed a wrongful dismissal case that alleged that he was told to put payments in an offshore account for the benefit of Mr. Aristide. Federal Communications Commission records proved that Teleco had indeed given IDT a 66% discount to the official rate, but Mr. Jewett was never able to prove that Mr. Aristide was the beneficiary of the offshore account. IDT denied wrongdoing and eventually settled with him out of court.

That case prompted me to ask the FCC for copies of Fusion’s contracts. I was told that the file had disappeared from its record room. When the FCC asked carriers to send duplicates, Fusion said hurricanes had destroyed many of its records, and it produced only one document. Then it went to court to block me from seeing it. I used the Freedom of Information Act to prevail and learned that in 1999 Teleco had given Fusion a rate of 12 cents per minute when the official rate was 50 cents.

Joseph P. Kennedy II wrote in a letter published by the Journal that he was « not aware » of any wrongdoing on the part of Fusion. The company has long maintained its innocence, and it has not been charged. But the Justice Department now alleges in its indictment that other companies that received discounts paid kickbacks to get them.

Patrick Joseph could be the best hope that Haitians have of getting to the truth about Mr. Aristide and his American business partners. But sources say the former Teleco executive still has relatives in Haiti. If he fears for them, he could clam up. That would be one explanation for his father’s murder.

Write toO’Grady@wsj.com

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Publié par Hermann H Cebert


Aujourd’hui c’est la faillite de La ville de Détroit au Michigan USA, Demain ce sera Haïti après les Martelly Lamorthe: Les macoutes Rose tuent , pillent les fonds publics, assassinent les juges et avocats en complicité avec la Minustah

20 juillet 2013

La ville américaine de Détroit, au Michigan, a déclaré faillite jeudi. Il s’agit de la plus grande faillite municipale de l’histoire des États-Unis.

Vue de Détroit Centre-ville de Détroit  Photo :  PC/AP Photo/Paul Sancya

Kevyn Orr, l’avocat nommé en mars par le gouverneur de l’État du Michigan pour redresser la crise financière à Détroit, a été incapable de parvenir à une entente avec suffisamment de créanciers, les fonds de pension et les détenteurs d’obligations de la ville. L’avocat spécialisé en restructuration financière avait demandé en juin aux créanciers de la ville de renoncer à une partie des 17 milliards de dollars qui leur sont dus, les appelant à un « sacrifice partagé ».

Si la déclaration de faillite est approuvée par la Cour fédérale, M. Orr pourra liquider les actifs de la ville afin de rembourser les créanciers. Il a indiqué que la faillite se prolongera jusqu’à la fin de l’été 2014.

Détroit se trouve maintenant placée sur une voie incertaine qui pourrait mener à des mises à pied d’employés municipaux et à des ventes d’actifs et d’œuvres d’art. Cela pourrait aussi signifier une réduction des services de base à la population, comme la collecte des ordures et le déneigement, déjà moins fréquents.

 

Détroit, une ville qui se meurt

 
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Détroit, une ville qui se meurt
 
 
 

Plein écran

Ancien joyau de l’industrie automobile

L’ancien berceau américain de l’automobile était en difficulté depuis plusieurs années après un important déclin de sa population, une mauvaise gestion municipale et une baisse des recettes fiscales.

Surnommée Motor City, Détroit a déjà été la quatrième ville des États-Unis. Mais elle a vécu une décroissance démographique qui l’a complètement transformée. Sa population a baissé de plus de la moitié depuis 1950, passant de 1,8 million d’habitants à 713 000 aujourd’hui. Cette situation est également attribuée aux tensions raciales nées avec le Mouvement des droits civiques. Les émeutes des années 60 ont provoqué un exode de la classe moyenne blanche vers la banlieue. Les entreprises ont suivi, privant la ville de l’essentiel de ses revenus.

La crise de l’automobile est venue donner le coup de grâce à l’économie de Détroit, notamment avec la restructuration du secteur ces dernières années, accompagnée de dizaines de milliers de licenciements.

Aujourd’hui, la municipalité a épuisé ses liquidités, son déficit budgétaire est de 100 millions de dollars américains et sa dette est de 14 milliards. En juin dernier, elle avait dû faire défaut pour une partie de sa dette.

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Publié par Hermann H Cebert


Constitution des États-Unis de 1787

24 juin 2013

Traduction du gouvernement des États-Unis

PRÉAMBULE

 N ous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d ‘assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique.

ARTICLE PREMIER

Section 1. Tous les pouvoirs législatifs accordés par cette Constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui sera composé d’un Sénat et d’une Chambre des représentants.

Section 2. La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des différents États; dans chaque État les électeurs devront répondre aux conditions requises pour être électeur à l’assemblée la plus nombreuse de la législature de cet État.

Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est citoyen américain depuis sept ans et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans l’État où il doit être élu.

Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants, qui sera déterminé en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles qui se sont louées pour un nombre d’années déterminé, mais à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, trois cinquièmes de toutes les autres personnes. Le recensement sera effectué dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès, et ensuite tous les dix ans, de la manière qui sera fixée par la loi. Le nombre des représentants n’excédera pas un pour trente mille habitants, mais chaque État aura au moins un représentant: jusqu’à ce que le recensement soit effectué, l’État du New Hampshire aura droit à trois représentants, le Massachusetts à huit, l’État de Rhode Island et les Plantations de Providence à un, le Connecticut à cinq, l’État de New York à six, le New Jersey à quatre, la Pennsylvanie à huit, le Delaware à un, le Maryland à six, la Virginie à dix, la Caroline du Nord à cinq, la Caroline du Sud à cinq et la Géorgie à trois.

Lorsque des vacances se produiront dans la représentation d’un État, le pouvoir exécutif de cet État fera procéder à des élections pour y pourvoir.

La Chambre des représentants choisira son président et les autres membres de son bureau, et elle détiendra seule le pouvoir de mise en accusation devant le Sénat.

Section 3. Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs pour chaque État, choisis pour six ans par la législature de chacun, et chaque sénateur disposera d’une voix.

Dès qu’ils seront réunis à la suite de la première élection, les sénateurs seront divisés aussi également que possible en trois groupes. Les sièges des sénateurs du premier groupe seront déclarés vacants à l’expiration de la deuxième année, ceux du second groupe à l’expiration de la quatrième année et ceux du troisième groupe à l’expiration de la sixième année, de telle sorte qu’un tiers puisse être renouvelé tous les deux ans; et si des vacances se produisent, par démission ou autrement, en dehors des sessions législatives d’un État, le pouvoir exécutif de cet État peut procéder à des nominations temporaires jusqu’à la réunion suivante de la législature, qui pourvoira alors à ces vacances.

Nul ne pourra être sénateur s’il n’a atteint l’âge de trente ans, s’il n’est pas depuis neuf ans citoyen des États-Unis et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans l’État pour lequel il est élu.

Le vice-président des États-Unis sera président du Sénat, mais n’aura pas de droit de vote, à moins d’égal partage des voix du Sénat.

Le Sénat choisira les autres membres de son bureau, ainsi qu’un président temporaire, en cas d’absence du vice-président des États-Unis, ou lorsque celui-ci sera appelé à exercer les fonctions de président des États-Unis.

Le Sénat aura seul le pouvoir de juger les personnes mises en accusation par la Chambre des représentants. Lorsqu’il siégera à cet effet, les sénateurs prêteront serment ou feront une déclaration solennelle. En cas de jugement du président des États-Unis, le président de la Cour suprême présidera. Nul ne pourra être déclaré coupable que par un vote des deux tiers des membres présents.

Les condamnations prononcées en cas d' » impeachment  » ne pourront excéder la destitution et l’interdiction d’occuper tout poste de confiance ou d’exercer toute fonction honorifique ou rémunérée des États-Unis; mais la partie condamnée sera néanmoins responsable et sujette à accusation, procès, jugement et condamnation suivant le droit commun.

Section 4. L’époque, le lieu et la procédure des élections des sénateurs et des représentants seront déterminés dans chaque État par la législature de cet État; le Congrès peut toutefois, à tout moment, déterminer ou modifier par une loi les règles des élections, à l’exception de celles relatives au lieu des élections des sénateurs.

Le Congrès se réunira au moins une fois par an, le premier lundi de décembre, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent.

Section 5. Chaque Chambre sera juge de l’élection de ses membres, du nombre de voix qu’ils ont obtenues et de leur éligibilité; la majorité, dans chaque Chambre, sera nécessaire pour que les délibérations soient valables; mais un nombre inférieur pourra ajourner la séance de jour en jour et pourra être autorisé à exiger la présence des membres absents par tels moyens et sous telles pénalités que la Chambre pourra décider.

Chaque Chambre peut établir son règlement, prendre des sanctions contre ses membres pour conduite contraire au bon ordre et, à la majorité des deux tiers, prononcer l’expulsion de l’un d’entre eux.

Chaque Chambre tiendra un procès-verbal de ses débats et le publiera de temps à autre, à l’exception des parties qui lui sembleraient requérir le secret; les votes pour et les votes contre des membres de chacune des Chambres sur une question quelconque seront, à la demande d’un cinquième des membres présents, consignés dans le procès-verbal.

Aucune des deux Chambres ne pourra, durant une session du Congrès et sans le consentement de l’autre Chambre, s’ajourner pour plus de trois jours, ni se transporter en aucun autre lieu que celui où les deux Chambres siégeront.

Section 6. Les sénateurs et représentants percevront une indemnité qui sera fixée par la loi et payée par le Trésor des États-Unis. En aucun cas autre que ceux de trahison, crime ou atteinte à la paix publique, ils ne pourront être arrêtés durant leur participation aux sessions de leur Chambre, ni lorsqu’ils se rendront à une session de cette Chambre ou en reviendront; ils ne pourront être inquiétés en aucun lieu pour leurs dis cours ou discussions dans l’une quelconque des Chambres.

Aucun sénateur ou représentant ne pourra, durant la période pour laquelle il a été élu, être nommé à une fonction civile relevant de l’autorité des États-Unis, qui aurait été créée ou dont le traitement aurait été augmenté durant cette période; aucune personne occupant une charge relevant de l’autorité des États-Unis ne sera membre de l’une des deux Chambres tant qu’elle exercera ces fonctions.

Section 7. Tous projets de loi comportant la levée d’impôts émaneront de la Chambre des représentants; mais le Sénat pourra proposer ou accepter des amendements à y apporter comme aux autres projets de loi.

Tout projet de loi adopté par la Chambre des représentants et par le Sénat devra, avant d’acquérir force de loi, être soumis au président des États-Unis. Si celui-ci l’approuve, il le signera; sinon il le renverra, avec ses objections, à la Chambre dont il émane, laquelle insérera les objections in extenso dans son procès-verbal et procédera à un nouvel examen du projet. Si, après ce nouvel examen, le projet de loi réunit en s a faveur les voix des deux tiers des membres de cette Chambre, il sera transmis, avec les objections qui l’accompagnaient, à l’autre Chambre, qui l’examinera également de nouveau, et, si les deux tiers des membres de celle-ci l’approuvent, il aura force de loi. En pareil cas, les votes des deux Chambres seront acquis par oui et par non, et les noms des membres votant pour et contre le projet seront portés au procès-verbal de chaque Chambre respectivement. Tout projet non renvoyé par le président dans les dix jours (dimanche non compris) qui suivront sa soumission, deviendra loi comme si le président l’avait signé, à moins que le Congrès n’ait, par son ajournement, rendu le renvoi impossible; auquel cas le projet n’acquerra pas force de loi.

Tous ordres, résolutions ou votes, pour l’adoption desquels l’accord du Sénat et de la Chambre des représentants peut être nécessaire (sauf en matière d’ajournement), seront représentés au président des États-Unis, et, avant de devenir exécutoires, approuvés par lui, ou, en cas de dissentiment de sa part, adoptés de nouveau par les deux tiers du Sénat et de la Chambre des représentants, conformément aux règles et sous les réserves prescrites pour les projets de loi.

Section 8. Le Congrès aura le pouvoir:

De lever et de percevoir des taxes, droits, impôts et excises, de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et à la prospérité générale des États-Unis; mais lesdits droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l’étendue des États-Unis;

 

De faire des emprunts sur le crédit des États-Unis;

 

De réglementer le commerce avec les nations étrangères, entre les divers États, et avec les tribus indiennes;

 

D’établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes au sujet des faillites applicables dans toute l’étendue des États-Unis;

 

De battre monnaie, d’en déterminer la valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l’étalon des poids et mesures;

 

D’assurer la répression de la contrefaçon des effets et de la monnaie en cours aux États-Unis;

 

D’établir des bureaux et des routes de postes;

 

De favoriser le progrès de la science et des arts utiles, en assurant, pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs;

 

De constituer des tribunaux inférieurs à la Cour suprême;

 

De définir et punir les pirateries et crimes commis en haute mer et les atteintes à la loi des nations;

 

De déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles, et d’établir des règlements concernant les prises sur terre et sur mer;

 

De lever et d’entretenir des armées, sous réserve qu’aucune affectation de crédits à cette fin ne s’étende sur plus de deux ans;

 

De créer et d’entretenir une marine de guerre;

 

D’établir des règlements pour le commandement et la discipline des forces de terre et de mer;

 

De pourvoir à la mobilisation de la milice pour assurer l’exécution des lois de l’Union, réprimer les insurrections et repousser les invasions;

 

De pourvoir à l’organisation, l’armement et la discipline de la milice, et au commandement de telle partie d’icelle qui serait employée au service des États-Unis, en réservant aux États respectivement la nomination des officier s et l’autorité nécessaire pour instruire la milice selon les règles de discipline prescrites par le Congrès;

 

D’exercer le droit exclusif de législation, en toute matière, sur tel district (d’une superficie n’excédant pas 10 milles au carré) qui, par cession d’États particuliers et sur acceptation du Congrès, sera devenu le siège du gouvernement des États-Unis et d’exercer semblable autorité sur tous lieux acquis, avec le consentement de la législature de l’État dans lequel ils seront situés, pour l’érection de forts, dépôts, arsenaux, chantiers navals et autres constructions nécessaires;

 

Et de faire toutes les lois qui seront nécessaires et convenables pour mettre à exécution les pouvoirs ci-dessus mentionnés et tous autres pouvoirs conférés par la présente Constitution au gouvernement des États- Unis ou à l’un quelconque de ses départements ou de ses fonctionnaires.

Section 9. L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être prohibée par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mais un impôt ou un droit n’excédant pas 10 dollars par tête pourra être levé sur cette importation.

Le privilège de l’ordonnance d’habeas corpus ne pourra être suspendu, sauf dans les cas de rébellion ou d’invasion, où la sécurité publique pourrait l’exiger.

Aucun décret de confiscation, ou aucune loi rétroactive ne sera promulgué.

Nulle capitation ni autre taxe directe ne sera levée, si ce n’est proportionnellement au recensement ou dénombrement ci-dessus ordonné.

Ni taxes, ni droits ne seront levés sur les articles exportés d’un État quelconque.

Aucune préférence ne sera accordée par un règlement commercial ou fiscal aux ports d’un État sur ceux d’un autre; et nul navire à destination ou en provenance d’un État ne sera assujetti à des formalités ou des droits d’entrée, de sortie ou de douane dans un autre.

Aucune somme ne sera prélevée sur le Trésor, si ce n’est en vertu d’affectations de crédits stipulées par la loi; un état et un compte réguliers de toutes les recettes et dépenses des deniers publics seront publiés de temps à autre.

Aucun titre de noblesse ne sera conféré par les États-Unis, et aucune personne qui tiendra d’eux une charge de profit ou de confiance ne pourra, sans le consentement du Congrès, accepter des présents, émoluments, charges o u titres quelconques, d’un roi, prince ou État étranger.

Section 10. Aucun État ne pourra être partie à un traité ou une alliance ou à une Confédération; accorder des lettres de marque et de représailles; battre monnaie; émettre du papier-monnaie, donner cours légal, pour le paiement de dettes, à autre chose que la monnaie d’or ou d’argent; promulguer aucun décret de confiscation, aucune loi rétroactive ou qui porterait atteinte aux obligations résultant de contrats; ni conférer des titres de noblesse.

Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever des impôts ou des droits sur les importations ou les exportations autres que ceux qui seront absolument nécessaires pour l’exécution de ses lois d’inspection, et le produit net de tous les droits ou impôts levés par un État sur les importations ou les exportations sera affecté à l’usage du Trésor des États-Unis; et toutes ces lois seront soumises à la révision ou au contrôle du Congrès.

Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever des droits de tonnage, entretenir des troupes ou des navires de guerre en temps de paix, conclure des accords ou des pactes avec un autre État ou une puissance étrangère, ni entrer en guerre, à moins qu’il ne soit effectivement envahi ou en danger trop imminent pour permettre le moindre délai.

ARTICLE II

Section 1. Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d’Amérique. Il restera en fonction pendant une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même du rée, élu comme suit:

Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d’électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être nommé électeur.

Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par bulletin pour deux personnes, dont l’une au moins n’habitera pas le même État qu’eux. Ils dresseront une liste de toutes les personnes qui auront recueilli des voix et du nombre de voix réunies par chacune d’elles. Ils signeront cette liste, la certifieront et la transmettront, scellée, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Le président du Sénat, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira toutes les listes certifiées, et les suffrages seront alors comptés. La personne qui aura obtenu le plus grand nombre de voix sera président, si ce nombre représente la majorité de tous les électeurs nommés. Si deux ou plusieurs personnes ont obtenu cette majorité et un nombre égal de voix, la Chambre des représentants, par scrutin, choisira immédiatement l’une d’entre elles comme président. Si aucune personne n’a obtenu la majorité nécessaire, la Chambre des représentants choisira alors le président, selon la même procédure, parmi les cinq personnes ayant obtenu le p lus grand nombre de voix. Mais, pour le choix du président, les votes seront comptés par État, la représentation de chaque État ayant une voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence d’un ou de plusieurs représentants des deux tiers des États, et l’adhésion de la majorité de tous les États devra être acquise pour la validité du choix. Dans tous les cas, après l’élection du président, la personne qui aura obtenu après lui le plus grand nombre des suffrages des électeurs sera vice-président. Mais s’il reste deux ou plusieurs personnes ayant le même nombre de voix, le Sénat choisira le vice-président parmi elle s par scrutin.

Le Congrès pourra fixer l’époque où les électeurs seront choisis et le jour où ils devront voter, ce jour étant le même sur toute l’étendue des États-Unis.

Nul ne pourra être élu président s’il n’est citoyen de naissance, ou s’il n’est citoyen des États-Unis au moment de l’adoption de la présente Constitution, s’il n’a trente-cinq ans révolus et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans.

En cas de destitution, de mort ou de démission du président, ou de son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, ceux-ci seront dévolus au vice-président. Le Congrès pourra, par une loi, prévoir le cas de destitution, de mort, de démission ou d’incapacité à la fois du président et du vice-président en désignant le fonctionnaire qui fera alors fonction de président, et ce fonctionnaire remplira ladite f onction jusqu’à cessation d’incapacité ou élection d’un président.

Le président recevra pour ses services, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera ni augmentée ni diminuée pendant la période pour laquelle il aura été élu, et il ne recevra pendant cette période aucun autre émolument des États-Unis, ni d’aucun des États.

Avant d’entrer en fonctions, le président prêtera serment ou prononcera l’affirmation qui suit:

« Je jure (ou affirme) solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Section 2. Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marine des États-Unis, et de la milice des divers États quand celle-ci sera appelée au service actif des États-Unis. Il pourra exiger l’opinion, par écrit, du principal fonctionnaire de chacun des départements exécutifs sur tout sujet relatif aux devoirs de sa charge. Il aura le pouvoir d’accorder des sursis et des grâces pour crimes contre les États-Unis, sauf dans les cas d' »impeachment « .

Il aura le pouvoir, sur l’avis et avec le consentement du Sénat, de conclure des traités, sous réserve de l’approbation des deux tiers des sénateurs présents. Il proposera au Sénat et, sur l’avis et avec le consentement de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas prévue par la présente Constitution, et dont les postes seront créés par la loi. Mais le Congrès pourra, lorsqu’il le jugera opportun, confier au président seul, aux cours de justice ou aux chefs des départements, la nomination de certains fonctionnaires inférieur s.

Le président aura le pouvoir de pourvoir à toutes vacances qui viendraient à se produire entre les sessions du Sénat, en accordant des commissions qui expireront à la fin de la session suivante.

Section 3. Le président informera le Congrès, de temps à autre, de l’état de l’Union, et recommandera à son attention telles mesures qu’il estimera nécessaires et expédientes. Il pourra, dans des circonstances extraordinaires, convoquer l’une ou l’autre des Chambres ou les deux à la fois, et en cas de désaccord entre elles sur la date de leur ajournement, il pourra les ajourner à tel moment qu’il jugera convenable. Il recevra les ambassadeurs et autres ministres publics. Il veillera à ce que les lois soient fidèlement exécutées, et commissionnera tous les fonctionnaires des États-Unis.

Section 4. Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs.

ARTICLE III

Section 1. Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera conféré à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra de temps à autre ordonner l’institution. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges aussi longtemps qu’ils en seront dignes et percevront, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera pas diminuée tant qu’ils resteront en fonctions.

Section 2. Le pouvoir judiciaire s’étendra à tous les cas de droit et d’équité ressortissant à la présente Constitution, aux lois des États-Unis, aux traités déjà conclus, ou qui viendraient à l’être sous leur autorité; à tous les cas concernant les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls; à tous les cas relevant de l’Amirauté et de la juridiction maritime; aux différends auxquels les États-Unis seront partie; aux différends entre deux ou plusieurs États, entre un État et les citoyens d’un autre, entre citoyens de différents États, entre citoyens d’un même État revendiquant des terres en vertu de concessions d’autres États, entre un État ou ses citoyens et des États, citoyens ou sujets étrangers.

Dans tous les cas concernant les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, et ceux auxquels un État sera partie, la Cour suprême aura juridiction de première instance sur la date de leur ajournement, elle aura juridiction d’appel, et pour le droit et pour le fait, sauf telles exceptions et conformément à tels règlements que le Congrès aura établis.

Tous les crimes, sauf dans les cas d' » impeachment « , seront jugés par un jury. Le procès aura lieu dans l’État où lesdits crimes auront été commis, et, quand ils ne l’auront été dans aucun, en tel lieu ou place que le Congrès aura fixé par une loi.

Section 3. Le crime de trahison envers les États-Unis ne consistera que dans l’acte de faire la guerre contre eux, ou de se ranger du côté de leurs ennemis en leur donnant aide et secours. Nul ne sera convaincu de trahison, si ce n’est sur la déposition de deux témoins du même acte manifeste, ou sur son propre aveu en audience publique.

Le Congrès aura le pouvoir de fixer la peine en matière de trahison, mais aucune condamnation de ce chef n’entraînera ni mort civile, ni confiscation de biens, sauf pendant la vie du condamné.

ARTICLE IV

Section 1. Pleine foi et crédit seront accordés, dans chaque État, aux actes publics, minutes et procès-verbaux judiciaires de tous les autres États. Et le Congrès pourra, par des lois générales, prescrire la manière dont la validité de ces actes, minutes et procès-verbaux sera établie, ainsi que leurs effets.

Section 2. Les citoyens de chaque État auront droit à tous les privilèges et immunités des citoyens dans les divers États.

Toute personne qui, accusée, dans un État, de trahison, félonie ou autre crime, se sera dérobée à la justice par la fuite et sera trouvée dans un autre État, devra, sur la demande de l’autorité exécutive de l’État d’où elle aura fui, être livrée pour être ramenée dans l’État ayant juridiction sur le crime.

Une personne qui, tenue à un service ou travail dans un État en vertu des lois y existant, s’échapperait dans un autre, ne sera libérée de ce service ou travail en vertu d’aucune loi ou réglementation de cet autre État, mais sera livrée sur la revendication de la partie à laquelle le service ou travail pourra être dû.

Section 3. De nouveaux États peuvent être admis par le Congrès dans l’Union; mais aucun nouvel État ne sera formé ou érigé sur le territoire soumis à la juridiction d’un autre État, ni aucun État formé par la jonction de deux ou de plusieurs États, ou parties d’État, sans le consentement des législatures des États intéressés, aussi bien que du Congrès.

Le Congrès aura le pouvoir de disposer du territoire ou de toute autre propriété appartenant aux États-Unis, et de faire à leur égard toutes lois et tous règlements nécessaires; et aucune disposition de la présente Constitution ne sera interprétée de manière à préjudicier aux revendications des États-Unis ou d’un État particulier.

Section 4. Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement, protégeront chacun d’eux contre l’invasion et, sur la demande de la législature ou de l’exécutif (quand la législature ne pourra être réunie), contre toute violence intérieure.

ARTICLE V

Le Congrès, quand les deux tiers des deux Chambres l’estimeront nécessaire, proposera des amendements à la présente Constitution ou, sur la demande des législatures des deux tiers des États, convoquera une convention pour en proposer; dans l’un et l’autre cas, ces amendements seront valides à tous égards comme faisant partie intégrante de la présente Constitution, lorsqu’ils auront été ratifiés par les législatures des trois quarts des États, ou par des conventions dans les trois quarts d’entre eux, selon que l’un ou l’autre mode de ratification aura été proposé par le Congrès. Sous réserve que nul amendement qui serait adopté avant l’année mi l huit cent huit ne puisse en aucune façon affecter la première et la quatrième clause de la neuvième section de l’Article premier, et qu’aucun État ne soit, sans son consentement, privé de l’égalité de suffrage au Sénat.

ARTICLE VI

Toutes dettes contractées et tous engagements pris avant l’adoption de la présente Constitution seront aussi valides à l’encontre des États-Unis dans le cadre de la présente Constitution qu’ils l’étaient dans le cadre de l a Confédération.

La présente Constitution, ainsi que les lois des États-Unis qui en découleront, et tous les traités déjà conclus, ou qui le seront, sous l’autorité des États-Unis, seront la loi suprême du pays; et les juge s dans chaque État seront liés par les susdits, nonobstant toute disposition contraire de la Constitution ou des lois de l’un quelconque des États.

Les sénateurs et représentants susmentionnés, les membres des diverses législatures des États et tous les fonctionnaires exécutifs et judiciaires, tant des États-Unis que des divers États, seront tenus par serment ou affirmation de défendre la présente Constitution; mais aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d’aptitude aux fonctions ou charges publiques sous l’autorité des États-Unis.

ARTICLE VII

La ratification des conventions de neuf États sera suffisante pour l’établissement de la présente Constitution entre les États qui l’auront ainsi ratifiée.

AMENDEMENTS

ARTICLE PREMIER

Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre.

ARTICLE II

Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.

ARTICLE III

Aucun soldat ne sera, en temps de paix, logé dans une maison sans le consentement du propriétaire, ni en temps de guerre, si ce n’est de la manière prescrite par la loi.

ARTICLE IV

Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n’est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu’il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir.

ARTICLE V

Nul ne sera tenu de répondre d’un crime capital ou infamant sans un acte de mise en accusation, spontané ou provoqué, d’un Grand Jury, sauf en cas de crimes commis pendant que l’accusé servait dans les forces terrestres ou navales, ou dans la milice, en temps de guerre ou de danger public; nul ne pourra pour le même délit être deux fois menacé dans sa vie ou dans son corps; nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même, ni être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière; nulle propriété privée ne pourra être réquisitionnée dans l’intérêt public sans une juste indemnité.

ARTICLE VI

Dans toutes poursuites criminelles, l’accusé aura le droit d’être jugé promptement et publiquement par un jury impartial de l’État et du district o le crime aura été commis – le district ayant été préalablement délimité par la loi -, d’être instruit de la nature et de la cause de l’accusation, d’être confronté avec les témoins à décharge, d’exiger par des moyens légaux la comparution de témoins à charge, et d’être assisté d’un conseil pour sa défense.

ARTICLE VII

Dans les procès de droit commun où la valeur en litige excédera vingt dollars, le droit au jugement par un jury sera observé, et aucun fait jugé par un jury ne sera examiné de nouveau dans une cour des États-Unis autrement que selon les règles du droit commun.

ARTICLE VIII

Des cautions excessives ne seront pas exigées, ni des amendes excessives imposées, ni des châtiments cruels et exceptionnels infligés.

ARTICLE IX

L’énumération de certains droits dans la Constitution ne pourra être interprétée comme déniant ou restreignant d’autres droits conservés par le peuple.

ARTICLE X

Les pouvoirs qui ne sont pas délégués aux États-Unis par la Constitution, ni refusés par elle aux États, sont conservés par les États respectivement ou par le peuple.

[Les dix premiers amendements, qui constituent la Déclaration des droits, furent adoptés en 1791.]

ARTICLE XI

Le pouvoir judiciaire des États-Unis ne sera pas interprété comme s’étendant à un procès de droit ou d’équité entamé ou poursuivi contre l’un des États-Unis par des citoyens d’un autre État, ou par des citoyens ou sujets d’un État étranger. [1798]

ARTICLE XII

Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par bulletin pour le président et le vice-président, dont l’un au moins n’habitera pas le même État qu’eux. Ils indiqueront sur des bulletins séparés le nom de la personne qu’ils désirent élire président et de celle qu’ils désirent élire vice-président. Ils dresseront des listes distinctes de toutes les personnes qui auront obtenu des voix pour la présidence , de toutes celles qui en auront obtenu pour la vice-présidence, et du nombre de voix recueillies par chacune d’elles. Ils signeront ces listes, les certifieront et les transmettront, scellées, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Celui-ci, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira toutes les listes certifiées, et les suffrages seront alors comptés. La personne qui aura obtenu le plus grand nombre de voix pour la présidence sera président, si ce nombre représente la majorité de tous les électeurs nommés. Si aucune n’a obtenu la majorité nécessaire, la Chambre des représentants choisira immédiatement le président, par scrutin, entre les trois personnes au plus qui auront réuni le plus grand nombre de voix. Mais, pour le choix du président, les voix seront recueillies par État, la représentation de chacun ayant un e voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence d’un ou de plusieurs représentants de deux tiers des États, et l’adhésion de la majorité de tous les États devra être acquise pour la validité du choix. Si la Chambre des représentants, quand le droit de choisir lui incombe, ne choisit pas le président avant le quatrième jour de mars suivant, le vice-président agira en qualité de président, de même qu’en cas de décès ou d’autre incapacité constitutionnelle du président. La personne qui réunira le plus grand nombre de voix pour la vice-présidence sera vice-président si ce nombre représente la majorité d e tous les électeurs nommés; si aucune n’a obtenu la majorité nécessaire, le Sénat choisira alors le vice-président entre les deux personnes sur la liste qui auront le plus grand nombre de voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence des deux tiers du nombre total des sénateurs, et l’adhésion de la majorité de tous les sénateurs devra être acquise pour la validité du choix. Mais aucune personne inéligible, de par la Constitution, à la charge de président ne pourra être élue à celle de vice-président des États-Unis. [1804]

ARTICLE XIII

Section 1. Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n’est en punition d’un crime dont le coupable aura été dûment convaincu, n’existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1865]

ARTICLE XIV

Section 1. Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l’État dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n’appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière; ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction légale protection des lois.

Section 2. Les représentants seront répartis entre les divers États proportionnellement à leur population respective, calculée en comptant tous les habitants de chaque État, à l’exclusion des Indiens, non imposés . Mais, quand le droit de voter à l’élection d’électeurs des président et vice-président des États-Unis, des représentants au Congrès, des fonctionnaires exécutifs et judiciaires d’un État ou des membres d e sa législature, sera dénié à des habitants mâles de cet État, âgés de vingt et un ans et citoyens des États-Unis, ou restreint de quelque manière que ce soit, sauf en cas de participation à une rébellion ou autre crime, la base de la représentation pour ledit État sera réduite dans la proportion existant entre le nombre des citoyens mâles visés et le nombre total des citoyens mâles de vingt et un ans dans cet État.

Section 3. Nul ne sera sénateur ou représentant au Congrès, ou électeur des président et vice-président, ni n’occupera aucune charge civile ou militaire du gouvernement des États-Unis ou de l’un quelconque des États, qui après avoir prêté serment, comme membre du Congrès, ou fonctionnaire des États-Unis, ou membre d’une législature d’État, ou fonctionnaire exécutif ou judiciaire d’un État, de défendre la Constitution des États-Unis, aura pris part à une insurrection ou à une rébellion contre eux, ou donné aide ou secours à leurs ennemis. Mais le Congrès pourra, par un vote des deux tiers de chaque Chambre, lever cette incapacité.

Section 4. La validité de la dette publique des États-Unis, autorisée par la loi, y compris les engagements contractés pour le paiement de pensions et de primes pour services rendus lors de la répression d’insurrections ou de rébellions, ne sera pas mise en question. Mais ni les États-Unis, ni aucun État n’assumeront ni ne payeront aucune dette ou obligation contractée pour assistance à une insurrection ou rébellion contre les États-Unis, ni aucune réclamation pour la perte ou l’émancipation d’esclaves, et toutes dettes, obligations et réclamations de cette nature seront considérées comme illégales et nulles.

Section 5. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1868]

ARTICLE XV

Section 1. Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne sera dénié ou limité par les États-Unis, ou par aucun État, pour des raisons de race, couleur, ou de condition antérieure de servitude.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1870]

ARTICLE XVI

Le Congrès aura le pouvoir d’établir et de percevoir des impôts sur les revenus, de quelque source qu’ils dérivent, sans répartition parmi les divers États, et indépendamment d’aucun recensement ou énumération. [1913]

ARTICLE XVII

Section 1. Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs pour chaque État, élus pour six ans par le peuple de cet État; et chaque sénateur aura droit à une voix. Les électeurs de chaque État devront remplir les conditions requises pour être électeur à l’assemblée législative la plus nombreuse de l’État.

Section 2. Quand des vacances se produiront dans la représentation d’un État au Sénat, l’autorité exécutive de cet État convoquera les électeurs pour y pourvoir sous réserve que, dans chaque État, la législature puisse donner à l’exécutif le pouvoir de procéder à des nominations temporaires jusqu’à ce que le peuple ait pourvu aux vacances par les élections que la législature pourra ordonner.

Section 3. Le présent amendement ne sera pas interprété comme affectant l’élection ou la durée du mandat de tout sénateur choisi avant que ledit amendement ait acquis force exécutive et fasse partie intégrante de la Constitution. [1913]

ARTICLE XVIII

Section 1. Seront prohibés, un an après la ratification du présent article, la fabrication, la vente ou le transport des boissons alcooliques à l’intérieur du territoire des États-Unis et de tout territoire soumis à leur juridiction, ainsi que l’importation desdites boissons dans ces territoires ou leur exportation hors de ces territoires.

Section 2. Le Congrès et les divers États auront concurremment le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée.

Section 3. Le présent article sera inopérant s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les législatures des divers États, de la manière prévue dans la Constitution, dans les sept années qui suivront la date de sa présentation aux États par le Congrès. [1919]

ARTICLE XIX

Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne pourra être dénié ou restreint pour cause de sexe par les États-Unis ni l’un quelconque des États. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1920]

ARTICLE XX

Section 1. Les mandats du président et du vice-président prendront fin à midi, le vingtième jour de janvier, et les mandats des sénateurs et des représentants, à midi, le troisième jour de janvier des années au cours desquelles ces mandats auraient expiré si le présent article n’avait pas été ratifié; et les mandats de leurs successeurs commenceront à partir de ce moment.

Section 2. Le Congrès s’assemblera au moins une fois par an, et la réunion aura lieu à midi, le troisième jour de janvier, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent.

Section 3. Si, à la date fixée pour l’entrée en fonctions du président, le président élu est décédé, le vice-président élu deviendra président. Si un président n’a pas été chois i avant la date fixée pour le commencement de son mandat, ou si le président élu ne remplit pas les conditions requises, le vice-président élu fera alors fonction de président jusqu’à ce qu’un président remplisse le s conditions requises; et le Congrès pourra, par une loi, pourvoir au cas d’incapacité à la fois du président élu et du vice-président en désignant la personne qui devra alors faire fonction de président, ou la manière de la choisir, et ladite personne agira en cette qualité jusqu’à ce qu’un président ou un vice-président remplisse les conditions requises.

Section 4. Le Congrès pourvoira par une loi au cas de décès de l’une des personnes parmi lesquelles la Chambre des représentants peut choisir un président lorsque le droit de choisir lui incombe, et au cas de décès de l’une des personnes parmi lesquelles le Sénat peut choisir un vice-président lorsque le droit de choisir lui incombe.

Section 5. Les sections 1 et 2 entreront en vigueur le quinzième jour d’octobre qui suivra la ratification du présent article.

Section 6. Le présent article sera inopérant s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les législatures des trois quarts des divers États, dans les sept années qui suivront la date de sa soumission. [1933]

ARTICLE XXI

Section 1. Le Dix-huitième amendement à la Constitution est abrogé.

Section 2. Le transport ou l’importation dans tout État, territoire ou possession des États-Unis, de boissons alcooliques destinées à y être livrées ou consommées, en violation des lois y existant, sont interdits.

Section 3. Le présent article sera inopérant, s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les divers États assemblés en convention ainsi qu’il est prévu dans la Constitution, dans les sept années qui suivront la date de sa soumission aux États par le Congrès. [1933]

ARTICLE XXII

Section 1. Nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois, et quiconque aura rempli la fonction de président, ou agi en tant que président, pendant plus de deux ans d’un mandat pour lequel quelque autre personne était nommée président, ne pourra être élu à la fonction de président plus d’une fois. Mais cet article ne s’appliquera pas à quiconque remplit la fonction de président au moment où cet article a été proposé par le Congrès, et il n’empêchera pas quiconque pouvant remplir la fonction de président, ou agir en tant que président, durant le mandat au cours duquel cet article devient exécutoire, de remplir la fonction d e président ou d’agir en tant que président durant le reste de ce mandat.

Section 2. Le présent article ne prendra effet qu’après sa ratification comme amendement à la Constitution par les législatures de trois quarts des différents États dans un délai de sept ans à dater de sa présentation aux États par le Congrès. [1951]

ARTICLE XXIII

Section 1. Le district où se trouve établi le siège du gouvernement des États-Unis, désignera selon telle procédure que pourra déterminer le Congrès un nombre d’électeurs du président et du vice-président équivalant au nombre total des sénateurs et représentants au Congrès auquel ce district aurait droit s’il était constitué en État; ce nombre ne pourra dépasser en aucun cas celui des électeurs dé;signés par l’État le moins peuplé de l’Union; ces électeurs se joindront à ceux désignés par les États et ils seront considérés, pour les besoins de l’élection du président et du vice-président, comme désignés par un État; ils se réuniront sur le territoire du district et rempliront les devoirs spécifiés par le Douzième amendement.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1961]

ARTICLE XXIV

Section 1. Le droit des citoyens des États-Unis de voter à toute élection primaire ou autre élection du président et du vice-président, des grands électeurs du président et du vice-président, ou des sénateurs et représentants au Congrès, ne sera dénié ou restreint ni par les États-Unis, ni par aucun État, pour cause de non-paiement de la taxe électorale ou de tout autre impôt.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1964]

ARTICLE XXV

Section 1. En cas de destitution, décès ou démission du président, le vice-président deviendra président.

Section 2. En cas de vacance du poste de vice-président, le président nommera un vice-président qui entrera en fonctions dès que sa nomination aura été approuvée par un vote majoritaire des deux Chambres du Congrès.

Section 3. Si le président fait parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite leur faisant connaître son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, et jusqu’au moment où il les avisera par écrit du contraire, ces pouvoirs seront exercés et ces devoirs seront remplis par le vice-président en qualité de président par intérim.

Section 4. Si le vice-président, ainsi qu’une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs ou de tel autre organisme désigné par une loi promulguée par le Congrès, font parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim. Par la suite, si le président fait parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les informant qu’aucune incapacité n’existe, il reprendra ses fonctions, à moins que le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs ou de tel autre organisme désigné par une loi promulguée par le Congrès ne fassent parvenir dans les quatre jours au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrit e affirmant que le président est incapable d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge. Le Congrès devra alors prendre une décision; s’il ne siège pas, il se réunira dans ce but dans un délai de 48 heures. Si, dans les 21 jours qui suivront la réception par le Congrès de cette dernière déclaration écrite, ou dans les 21 jours qui suivront la date de la réunion du Congrès, si le Congrès n’est pas en session, ce dernier décide par un vote des deux tiers des deux Chambres que le président est incapable d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président continuera à exercer ces fonctions en qualité de président par intérim; dans le cas contraire, le président reprendra l’exercice desdites fonctions. [1967]

ARTICLE XXVI

Section 1. Le droit de vote des citoyens des États-Unis âgés de dix-huit ans ou plus ne pourra être dénié ou restreint pour raison d’âge ni par les États-Unis ni par l’un quelconque des États.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1971]

ARTICLE XXVII

Aucune loi modifiant la rémunération des services des Sénateurs et des Représentants n’entrera en vigueur tant qu’une élection des Représentants ne sera pas intervenue.


Constitution du 17 septembre 1787

Texte établi par S. Rials à l’aide des diverses traductions usuelles.

 N ous, le peuple des États-Unis, afin de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la tranquillité intérieure, de pouvoir a la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer nous-mêmes et notre postérité les bienfaits de la liberté, ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique.

ARTICLE PREMIER [Département Législatif]

SECTION 1 [Congrès].

Tous les pouvoirs législatifs accordes par la présente constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui se composera d’un Sénat et d’une Chambre des représentants.

SECTION 2 [Chambre des représentants].

(1) La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des divers États, et les électeurs dans chaque État devront posséder les qualifications requises des électeurs de la branche la plus nombreuse de la législature de l’État.
(2) Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est depuis sept ans citoyen des États-Unis, et s’il ne réside, au moment de son élection, dans l’État où il est désigné.
(3) [Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les divers États qui pourront être compris dans l’Union, proportionnellement à leur population, laquelle sera déterminée en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles liées à un service pour un nombre donné d’années et à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, les trois cinquièmes de toutes les autres personnes. Le recensement sera fait dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès des États-Unis, et tous les dix ans par la suite, de la manière qui sera prescrite par la loi. Le nombre des représentants n’excédera pas un pour trente mille habitants, mais chaque État aura au moins un représentant; et jusqu’à ce que le premier recensement ait été fait, l’État de New Hampshire aura le droit d’en désigner trois, le Massachusetts huit, le Rhode Island et les Plantations de Providence un, le Connecticut cinq, New York six, New Jersey quatre, la Pennsylvanie huit, le Delaware un, le Maryland six, la Virginie dix, la Caroline du Nord cinq, la Caroline du Sud cinq et la Géorgie trois].
(4) Quand des vacances se produiront dans la représentation d’un État, l’autorité exécutive de celui-ci émettra des writs d’élection pour y pourvoir.
(5) La Chambre des représentants désignera son président (speaker) et les autres membres de son bureau; et elle aura le pouvoir exclusif de mise en accusation devant le Sénat (power of impeachment).

SECTION 3 [Sénat].

(1) Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs de chaque État, choisis pour six ans [par le législature de chacun] et chaque sénateur aura une voix.
(2) Immédiatement après qu’ils seront assemblés à la suite de la première élection, les sénateurs seront divisés, aussi également que possible, en trois classes. Les sièges des sénateurs de la première classe seront vacants à l’expiration de la seconde année, ceux de la seconde classe à l’expiration de la quatrième année et ceux de la troisième classe à l’expiration de la sixième année, de telle sorte qu’un tiers soit désigné tous les deux ans; [et si des vacances se produisant par démission ou autrement, dans l’intervalle des sessions de la législature de l’État de l’intéressé, l’exécutif de cet État peut procéder à des nominations provisoires jusqu’à la élection suivante de la législature, qui pourvoira alors à ces vacances],
(3) Nul ne pourra être sénateur s’il n’a atteint l’âge de trente ans, s’il n’est depuis neuf ans citoyen des États-Unis, et s’il ne réside, au moment de son élection, dans l’État pour lequel il est dé signé.
(4) Le Vice-Président des États-Unis sera président du Sénat, mais n’aura pas de droit de vote, à moins d’égal partage des voix.
(5) Le Sénat désignera les autres membres de son bureau, ainsi qu’un président pro tempore pour remplacer le Vice-Président e n l’absence de celui-ci ou quand il exercera les fonctions de Président d es États-Unis.
(6) Le Sénat aura le pouvoir exclusif de juger les personnes mises en accusation par la Chambre des représentants (impeachment). Quand il siégera à cet effet, ses membres prêteront serment ou feront une déclaration solennelle. En cas de jugement du Président des États-Unis, le président de la Cour suprême (Chief Justice) présidera. Et nul ne sera déclaré coupable sans accord des deux tiers des membres présents.
(7) La sentence dans les cas d’impeachment ne pourra excéder la destitution ou l’incapacité de tenir et de bénéficier de toute fonction honorifique, de confiance ou rémunérée relevant des États-Unis, mais la partie condamnée n’en sera pas moins responsable et sujette à accusation, procès, jugement et punition, conformément à la loi.

SECTION 4 [Élection des membres du Congrès et sessions].

(1) Les époques, lieux et mode d’élection des sénateurs et des représentants seront fixés, dans chaque État, par la législature; mais le Congrès pourra, à tout moment, par une loi, instituer ou modifier de tels règlements, sauf en ce qui concerne le lieu de désignation des sénateurs.
(2) [Le Congrès s’assemblera au moins une fois l’an, et cette réunion aura lieu le premier lundi de décembre, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent].

SECTION 5 [Pouvoirs et obligations des chambres].

(1) Chaque chambre sera juge des élections, pouvoirs et qualifications de ses membres, et la majorité constituera dans chacune un quorum suffisant pour délibérer; mais un nombre inférieur pourra s’ajourner de jour en jour et être autorisé à exiger la présence des membres absents, de telle manière et sous telles pénalités que chaque chambre pourra déterminer.
(2) Chaque chambre peut établir son règlement (Rules of its proceedings), punir ses membres pour conduite contraire au bon ordre et, à la majorité des deux tiers, prononcer l’expulsion de l’un d’entre eux.
(3) Chaque chambre tiendra un procès-verbal (Journal of its proceedings) et le publiera périodiquement, a l’exception des parties qui pourraient à son sens requérir le secret; et les  » oui  » et les  » non  » des membres de chaque chambre sur toute question seront consignés au procès-verbal sur la demande d’un cinquième des membres présents.
(4) Pendant la session du Congrès, aucune des deux chambres ne pourra, sans le consentement de l’autre, s’ajourner à plus de trois jours, ni se transporter dans un autre lieu que celui où siégeront les deux chambres.

SECTION 6 [Indemnité, immunités et incompatibilités].

(1) Les sénateurs et représentants recevront pour leurs services une indemnité qui sera fixée par la loi et payée par le Trésor des États-Unis. Ils jouiront du privilège de ne pouvoir en aucun cas, sauf pour trahison, crime et violation de la paix publique, être mis en état d’arrestation pendant leur présence à la session de leurs chambres respectives, ni pendant qu’ils s’y rendent ou qu’ils en reviennent; et, pour tout discours ou débat dans l’une ou l’autre chambre, ils ne pourront être mis en cause dans aucun autre lieu.
(2) Aucun sénateur ou représentant ne pourra, pendant la durée de son mandat, être nommé à une fonction civile relevant des États-Unis, qui aurait été créée ou dont le traitement aurait été augmenté durant cette période; et aucune personne exerçant une fonction relevant des États-Unis ne pourra devenir membre de l’une ou l’autre des chambres, tant qu’elle continuera à remplir cette fonction.

SECTION 7 [Procédure législative et veto].

(1) Toutes propositions de loi (Bills) concernant la levée d’un impôt devront émaner de la Chambre des représentants; mais le Sénat pourra proposer ou consentir des amendements, comme pour les autres propositions de loi.
(2) Toute proposition de loi adoptée par la Chambre des représentants et par le Sénat devra, avant d’acquérir force de loi (become a Law), être présentée au Président des États-Unis; si celui-ci l’approuve, il la signera; sinon, il la renverra, avec ses objections, à la chambre dont elle émane, laquelle consignera lesdites objections intégralement dans son procès-verbal et procédera à un nouvel examen de la proposition. Si, après ce nouvel examen, la proposition de loi réunit en sa faveur les voix des deux tiers des membres de cette chambre, elle sera transmise, avec les objections l’accompagnant, à l’autre chambre, qui l’examinera de la même manière à nouveau, et si les deux tiers des membres de celle-ci l’approuvent elle aura force de loi. Mais en pareil cas, les votes des deux chambres seront comptés par  » oui  » et par  » non  » et les noms des membres votant pour et contre le projet seront consignés au procès-verbal de chaque chambre respectivement. Toute proposition qui n’aura pas été renvoyée par le président dix jours (dimanches non compris) après qu’elle lui aura été présenté e deviendra loi, comme si le Président l’avait signée, à moins que le Congrès, par son ajournement, n’en empêche le renvoi, au quel cas la proposition n’aura pas force de loi.
(3) Tout ordre, résolution ou vote pour lequel le concours du Sénat et de la Chambre des représentants peut être nécessaire (sauf en matière d’ajournement) devra être présenté au Président des États-Unis; et avant de devenir exécutoire, il devra être approuvé par lui, ou, s’il le désapprouve, être voté à nouveau par les deux tiers du Sénat et de la Chambre des représentants suivant les règles et les limitations prescrite s pour les propositions de loi.

SECTION 8 [Pouvoirs du Congrès].

Le Congrès aura le pouvoir:

  1. ) De lever et percevoir des taxes, droits, impôts et excises (impôt s indirects), de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et au bien-être général (general welfare) des États- Unis; mais tous droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l’étendue des États-Unis;

  2. ) De faire des emprunts sur le crédit des États-Unis;

  3. ) De réglementer le commerce avec les nations étrangères, entre les divers États, et avec les tribus indiennes;

  4. ) D’établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes en matière de faillites dans toute l’étendue des États Unis;

  5. ) De battre monnaie, de déterminer sa valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l’étalon des poids et mesures;

  6. ) D’assurer la répression de la contrefaçon des titres et de la monnaie courante des États-Unis;

  7. ) D’établir des bureaux et des routes de poste;

  8. ) De promouvoir le progrès de la science et des arts utiles, en assurant pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs, un droit exclusif sur leurs écrits et découvertes respectifs;

  9. ) De constituer des tribunaux subordonnés à la Cour suprême;

  10. ) De définir et punir les actes de pirateries et les crimes commis en haute mer et les délits contre le droit des gens;

  11. ) De déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles, et d’établir des règles concernant les prises sur terre et sur mer;

  12. ) De lever et d’entretenir des armées, mais aucune affectation de crédits à cet usage ne se fera pour une durée supérieure à deux ans;

  13. ) De créer et d’entretenir une marine de guerre;

  14. ) D’édicter des règles pour le commandement et la discipline des forces de terre et de mer;

  15. ) De pourvoir à la convocation de la milice pour assurer l’exécution des lois de l’Union, réprimer les insurrections et repousser les invasions;

  16. ) De pourvoir à l’organisation, à l’armement et à la discipline de la milice, et a l’administration de telle partie de celle-ci qui serait employée au service des États-Unis, en réservant aux États respectivement la nomination des officiers et l’autorité nécessaire pour instruire la milice selon la discipline prescrite par le Congrès;

  17. ) D’exercer la législation exclusive, en toutes matières, sur tel district (n’excédant pas dix milles carrés) qui, par cession d’États particuliers et sur acceptation du Congrès, pourra devenir le siège du gouvernement des États-Unis, et d’exercer semblable autorité sur tous lieux acquis, du consentement de la législature de l’État dans lequel ils seront situés, pour l’érection de forts, magasins, arsenaux, chantiers navals et autres bâtiments nécessaires;

  18. ) De faire toutes lois qui seront nécessaires et convenables (necessary and proper) pour mettre à exécution les pouvoirs ci-dessus énumérés et tous autres pouvoirs conférés par la présente Constitution au gouvernement des États-Unis ou à l’un quelconque de ses départements ou de ses fonctionnaires.

SECTION 9 [Limitations aux pouvoirs des États-Unis].

(1) [L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être interdite par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mai s un impôt ou droit n’excédant pas dix dollars par tête pourra être levé sur cette importation.
(2) Le privilège de l’ordonnance d’Habeas Corpus ne pourra être suspendu sauf si, en cas de rébellion ou d’invasion, la sécurité publique l’exige.
(3) Aucune loi portant condamnation sans jugement (Bill of attainder) ou à effet rétroactif (ex post facto law) ne sera adoptée.
(4) [Aucune capitation ni autre impôt direct ne sera levé, si ce n’est en proportion du recensement ou dénombrement ci-avant prévu].
(5) Aucune taxe ou droit ne sera levé sur les articles exportés d’ un État quelconque.
(6) Aucune préférence ne sera accordée par une réglementation commerciale ou fiscale aux ports d’un État sur ceux d’un autre; et aucun navire à destination ou en provenance d’un État ne sera obligé de se faire enregistrer, de passer en douane ou de payer des droits dans un autre.
(7) Aucune somme ne sera prélevée sur le Trésor, si ce n’es t en vertu de crédits ouverts par la loi; et un état et un compte réguliers de toutes les recettes et dépenses de deniers publics seront publiés périodiquement.
(8) Aucun titre de noblesse ne sera conféré par les États-Unis, et aucune personne qui tiendra d’eux une fonction rémunérée o u de confiance ne pourra, sans le consentement du Congrès, accepter quelque présent, émolument, fonction ou titre que ce soit de quelque ro i, prince ou État étranger que ce soit.

SECTION 10 [Pouvoirs refusés aux États].

(1) Aucun État ne pourra conclure de traité, former d’alliance ou entrer dans une confédération; délivrer des lettres de marque et d e représailles; battre monnaie; émettre du papier-monnaie; donner cours légal, pour le paiement des dettes, à autre chose que la monnaie d’or ou d’argent; faire de Bill of attainder, de loi rétroactive ou portant atteinte aux obligations contractuelles, ni conférer de titres de noblesse.
(2) Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever d’impôts ou de droits sur les importations ou les exportations, a l’exception de ce qui pourrait être absolument nécessaire pour l’exécution de ses lois d’inspection; et le produit net de tous droits et impôts levés par un État sur les importations ou les exportations sera mis à la disposition du Trésor des États-Unis; et toutes lois de cette sorte seront soumises à la révision et au contrôle du Congrès.
(3) Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever de droit de tonnage, entretenir des troupes ou des navires de guerre en temps de paix, conclure d’accords ou de pacte avec un autre État ou une puissance étrangère, ni entrer en guerre, à moins d’être effectivement envahi ou en danger assez imminent pour ne pas souffrir le moindre délai.

ART. II [Département exécutif]

SECTION 1 [Nomination du Président].

(1) Le pouvoir exécutif sera confié à un Président des États-Unis d’Amérique. Il occupera ses fonctions pendant un mandat de quatre ans et, avec le Vice-président, dont le mandat sera de même durée, sera élu de la manière suivante:
(2) Chaque État désignera, de la manière décidée par sa législature, un nombre d’électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès; mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une fonction de confiance ou rémunérée ne pourra être désigné comme électeur. [Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par scrutin pour deux personnes, dont l’une au moins ne devra pas habiter le même État qu’eux. Ils feront une liste de toutes les personnes ayant recueilli des voix et du nombre de voix réunies par chacune, laquelle liste ils signeront, certifieront et transmettront, scellée, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Ce dernier, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira tous les certificats, et les votes seront alors comptés. La personne ayant le plus grand nombre de voix sera le Président, si ce nombre représente la majorité du nombre total des électeurs désignés, et si plusieurs personnes ont obtenu cette majorité et ont un nombre égal de voix, la Chambre des représentants, par un scrutin, choisira immédiatement l’une d’entre elles comme Président; et si aucune n’a obtenu la majorité, la chambre susdite choisira alors le Président, de la même manière, entre les cinq personnes de la liste les mieux placées. Mais, pour le choix du Président, les votes seront comptés par État, la représentation de chaque État ayant une voix; le quorum nécessaire à cette fin sera constitué par un ou plusieurs représentants des deux tiers des États, et la majorité de tous les États sera nécessaire pour un choix. En tout cas, après le choix du Président, la personne ayant le plus grand nombre de suffrages des électeurs sera le Vice-président. Mais s’il restait deux ou plusieurs personnes ayant le même nombre de voix, le Sénat choisirai, le Vice-président parmi elles au scrutin]
(3) Le Congrès pourra fixer l’époque où les électeurs seront choisis et le jour où ils devront voter; lequel jour sera le même dans toute l’étendue des États-Unis.
(4) Nul ne sera éligible aux fonctions de Président s’il n’est citoyen de naissance, ou citoyen des États-Unis au moment de l’adoption de la présente Constitution, s’il n’a trente-cinq ans révolus et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans.
(5) En cas de destitution, de mort, de démission ou d’incapacité du Président a s’acquitter des pouvoirs et devoirs de sa charge, ceux-ci seront dévolus au Vice-président. [Et le Congrès pourra , par une loi, pourvoir au cas de destitution, de mort, de démission ou d ‘incapacité à la fois du Président et du Vice-président en désignant le fonctionnaire qui fera alors fonction de Président, lequel fonctionnaire remplira ladite fonction jusqu’à cessation de l’incapacité ou élection d’un Président]
(6) Le Président recevra, à échéances fixes, pour ses services, une indemnité qui ne sera ni augmentée ni diminuée pendant son mandat, et il ne recevra, pendant cette période, aucun autre émolument des États-Unis ou de l’un des États.
(7) Avant d’entrer en fonctions, il prêtera le serment ou prononcera la déclaration qui suit:

« Je jure (ou déclare) solennellement que je remplirai fidèlement les fonctions de Président des États-Unis et que, dans toute la mesure de mes moyens, je sauvegarderai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis. »

SECTION 2 [Pouvoirs du Président].

(1) Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marin e des États-Unis, et de la milice des divers États quand celle-ci sera appelée au service actif des États-Unis; il peut requérir l’opinion, par écrit, du principal fonctionnaire de chacun des départements exécutifs, sur tout sujet relatif aux fonctions de ses services, et il aura le pouvoir d’accorder des sursis, des commutations de peine et des grâces pour délits (offences) contre les États-Unis, sauf en cas d’impeachment.
(2) Il aura le pouvoir, sur l’avis conforme (with the Advice and Consent) du Sénat, de conclure des traités, pourvu que deux tiers des sénateurs présents donnent leur accord; et il présentera au Sénat et, sur l’avis conforme de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls, les juges de la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas autrement prévue par la présente Constitution, et qui seront établis par la loi; mais le Congrès peut, s’il le juge opportun, investir par une loi le Président seul, les cours de justice ou les chefs de départements, de la nomination de tels fonctionnaires inférieurs.
(3) Le Président aura le pouvoir de pourvoir à toutes vacances qui viendraient à se produire dans l’intervalle des sessions du Sénat en accordant des commissions qui expireront à la fin de la session suivante.

SECTION 3 [Obligations et pouvoirs du Président].

(1) Il informera périodiquement le Congrès de l’état de l’Union, et recommandera à sa réflexion telles mesures qu’il estimera nécessaires et opportunes; il peut, dans des circonstances extraordinaires, convoquer les deux chambres ou l’une d’elles et, en cas de désaccord entre elles en ce qui concerne le moment de leur ajournement, il peut les ajourner à tel moment qu’il juge convenable; il recevra les ambassadeurs et autres ministres; il veillera à ce que les lois soient fidèlement exécutées, et commissionnera tous les fonctionnaires des États-Unis.

SECTION 4 [Impeachment]

Le Président, le Vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs fonctions sur mise en accusation (impeachment) et condamnation pour trahison, corruption ou autres hauts crimes et délits (Treason, Bribery, or other high Crimes and Misdemeanors ).

ART. III [Département judiciaire]

SECTION 1

Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera dévolu à une Cour suprême et à telles cours inférieures que le Congrès pourra, le cas échéant, ordonner et établir. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges tant qu’ils auront une bonne conduite et recevront, à échéances fixes, une indemnité pour leurs services qui ne sera pas diminuée tant qu’ils resteront en fonction.

SECTION 2.

(1) Le pouvoir judiciaire s’étendra à toutes les causes, en droit (Law) et en équité (Equity), survenues sous l’empire de la présente constitution, des lois des États-Unis, des traités conclus, ou qui seraient conclus, sous leur autorité; à toutes les causes concernant les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls; à toutes les causes d’amirauté et de juridiction maritime; aux différends dans lesquels les États-Unis seront partie; aux différends entre deux ou plusieurs États; [entre un État et les citoyens d’un autre État]; entre citoyens de différents États; entre citoyens d’un même État réclamant des terres en vertu de concessions d’autres États; [entre un État ou ses citoyens et des États, citoyens ou sujets étrangers].
(2) Dans toutes les causes concernant les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls, et celles dans lesquelles un État sera partie, la Cour suprême aura la juridiction du premier degré. Dans toutes les autres causes susmentionnées, elle aura juridiction d’appel, a la fois pour le droit et pour le fait, avec telles exceptions et sous telles règles que le Congrès aura établies.
(3) Le jugement de tous les crimes, sauf le cas d’impeachment, sera effectué par un jury; et ce jugement aura lieu dans l’État où lesdits crimes auront été commis; mais quand ils n’auront été commis dans aucun État particulier, le jugement aura lieu à tel endroit ou tels endroits que le Congrès pourra avoir déterminés par une loi.

SECTION 3.

(1) La trahison envers les États-Unis ne consistera que dans l’acte de s’armer contre eux, ou celui de s’allier à leurs ennemis en leur donnant aide et facilités. Nul ne sera convaincu de trahison, à moins de la déposition de deux témoins sur le même acte patent, ou de son propre aveu en audience publique.
(2) Le Congrès aura le pouvoir de fixer la peine de la trahison, mais aucune condamnation de ce chef ne pourra frapper la postérité du coupable (work corruption of blood), ni emporter confiscation de biens (forfeiture), sauf pendant la vie du condamné.

ART. IV [Relations des États entre eux et avec l’Union]

SECTION 1

Pleine foi et crédit seront donnes, dans chaque État, aux actes publics, procès-verbaux et procédures judiciaires de tout autre État. Et le Congrès peut, par des lois générales, prescrire la manière suivant laquelle de tels actes, procès-verbaux et procédures seront prouvés, ainsi que leurs effets.

SECTION 2.

(1) Les citoyens de chaque État auront droit à tous les privilèges et immunités des citoyens dans les divers États.
(2) Toute personne accusée dans un État de trahison, félonie ou autre crime, qui fuira la justice et sera trouvée dans un autre État, devra , sur la demande de l’autorité exécutive de l’État d’où elle a fui, être livrée pour être ramenée dans l’État ayant juridiction sur le crime.
(3) [Aucune personne tenue au service ou au travail dans un État en vertu d es lois de ce dernier, s’échappant dans un autre, ne sera, en conséquence d’aucune loi ou règle de ce dernier, libérée de ce service ou travail, mais elle sera livrée sur la demande de la partie à laquelle ce service ou travail peut être dû].

SECTION 3.

(1) De nouveaux États peuvent être admis par le Congrès dans l’Union; mais aucun nouvel État ne sera formé ou érigé dans la juridiction d’un autre État; et aucun État ne sera formé par la réunion de deux ou plusieurs États, ou parties d’État, sans le consentement des législatures des États intéressés, aussi bien que du Congrès.
(2) Le Congrès aura le pouvoir de disposer du territoire ou de toute autre propriété appartenant aux États-Unis, et de faire à ce sujet toutes lois et tous règlements nécessaires; et rien dans la présente constitution ne sera interprété de manière à préjudicier aux prétentions des États-Unis ou d’un État particulier.
[proposition: « à léser les » ou « à porter préjudice aux »]

SECTION 4.

Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement, et protégeront chacun d’eux contre l’invasion; et, sur la demande de la législature ou de l’exécutif (quand la législature ne pourra être réunie), contre la violence intérieure.

ART. V [Amendements]

Le Congrès, toutes les fois que les deux tiers des deux chambres l’estimeront nécessaire, proposera des amendements à la présente constitution ou, sur la demande des législatures des deux tiers des divers États, convoquera une convention pour proposer des amendements qui, dans l’un et l’autre cas, seront valides, à tous égards et à toute fin, comme partie intégrante de la présente constitution, lorsqu’ils auront été ratifies par les législatures des trois quarts de s États, ou par des conventions dans les trois quarts d’entre eux, selon que l’un ou l’autre mode de ratification aura été proposé par le Congrès; à condition que [nul amendement qui serait adopté avant l’année mil huit cent huit n’affecte en aucune manière l es première et quatrième clauses de la neuvième section de l’article premier]; et qu’aucun État ne soit, sans son consentement, privé de son suffrage égal au Sénat.

ART. VI [Dispositions diverses]

(1) Toutes dettes contractées et tous engagements pris avant l’adoption de la présente constitution seront aussi valides à l’égard des États-Unis sous l’empire de cette constitution que sous la Confédération.
(2) La présente constitution, et les lois des États Unis qui seront prises pour son application, et tous les traités conclus, ou qui seront conclus, sous l’autorité des États-Unis, seront la loi suprême du pays; et les juges dans chaque État seront liés de ce fait, nonobstant toute disposition contraire dans la constitution ou les lois de l’un quelconque des États.
(3) Les sénateurs et représentants susmentionnés, les membres des diverses législatures d’État et tous les fonctionnaires exécutifs et judiciaires, tant des États Unis que des divers États, seront tenus par serment ou déclaration solennelle (by Oath or Affirmation) de soutenir la présente constitution; mais aucune profession de foi religieuse (religion test) ne sera exigée comme condition d’aptitude à quelque fonction ou charge publique dépendant des États-Unis que ce soit.

ART. VII [Ratification de la constitution]

La ratification des conventions de neuf États sera suffisante pour la mise en vigueur de la présente constitution entre les États qui l’auront ainsi ratifiée.
Fait en convention du consentement unanime des États présents, le dix-septième jour de septembre de l’an de grâce (in the Year of our Lord) mil sept cent quatre-vingt-sept, et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique le douzième. En foi de quoi, nous avons signé; de nos noms.

[Suivent, après le no

<!–
(1)(1) Note de bas de document (ou de partie).
–>

m de George Washington, président de la Convention, les 38 signatures des représentants des 12 États présents (le 13. État. le Rhode Island, n’était pas représenté). Neuf États avaient ratifié au 21 juin 1788; les autres le firent entre 1788 et 1791.]

 

http://olivier.hammam.free.fr/imports/fondements/1787-usa-constitution.htm#DEBUT

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Publié par Hermann H Cebert


Les Américains reconnaissent que le Gouvernement Martelly-Lamothe utilisent à leurs intérêts les fonds petro caribe: exigeons des poursuites au criminel contre les pilleurs des fonds publics

14 juin 2013

Haiti Earthquake

Haiti Earthquake (Photo credit: RIBI Image Library)

John Robinson

 » Les obstacles à l’investissement sont connus, place maintenant à l’action « 

Le Nouvelliste | Publié le :13 juin 2013

 Propos recueillis par Frantz Duval Retranscription par Carl-Henry CADET

En fin de mandat, après deux missions en Haïti, le responsable de la section économique de l’ambassade américaine, John Robinson, apporte un éclairage sur les grandes lignes de la politique américaine en Haïti. Selon lui: « il faut mettre l’emphase sur de vraies réformes structurelles, ce qui est plus difficile que de construire des infrastructures ». « Il faut continuer avec les réformes structurelles, car, au final, ce sont elles qui attireront les investisseurs dans le pays ».

Et les USA encouragent « une gestion financière publique responsable et transparente de Petro Caribe ». Dans cet entretien accordé au Nouvelliste Robinson avertit et conseille : « Il faudra se pencher sur la transparence et l’amélioration du climat des affaires, deux conditions déterminantes pour une croissance soutenable ».

Le Nouvelliste (LN) : En quoi consiste le travail de la section économique de l’ambassade americaine ? John Robinson : Notre mission principale consiste à assister Haiti dans la transition de son économie basée sur l’aide externe vers une croissance soutenable guidée par le secteur privé. Notre section intervient autour de trois axes prioritaires : 1) L’investissement privé. Etant une entité de l’ambassade des Etats-Unis, ce sont les investisseurs américains que nous encourageons à s’installer dans le pays. Ce travail s’effectue d’un côté avec la « Overseas Private Investment Corporation » (OPIC), agence du gouvernement américain qui octroie des crédits pour les investissements américains à l’étranger.

 

D’un autre côté, notre principal partenaire au sein du gouvernement haïtien, c’est le Centre de facilitation des investissement (CFI). 2) Le commerce bilatéral. Pour l’exportation des produits américains vers Haiti, nous sommes partenaires du département de commerce américain. Ainsi, nous fournissons des services aux compagnies américaines qui aimeraient avoir accès au marché haïtien. Et pour guider ces compagnies dans leur engagement dans le pays, notre partenaire principal dans le secteur privé haïtien, c’est la Amcham-Haiti (Chambre de commerce américaine en Haïti). Pour l’exportation des produits haïtiens vers les Etats-Unis, grâce à la loi Help, il y a un accès pour les exportateurs haïtiens surtout dans le secteur textile au marché américain. C’est l’accès le plus généreux que le gouvernement américain accorde à un pays dans le monde. Nous sommes la section de l’ambassade qui met en oeuvre cette préférence commerciale. 3) Le climat des affaires.

 

Nous travaillons avec des institutions gouvernementales haïtiennes et d’autres bailleurs de fonds afin de soutenir des réformes en matière de transparence et de climat des affaires. L.N. : Des nouvelles de l’OPIC dans son désir de travailler plus avec Haïti ? J.R. : Lors de sa dernière mission, la présidente de l’agence avait envisagé de faire doubler les investissements dans le pays. Déjà, l’OPIC avait un portefeuille de 76 millions de dollars répartis dans plusieurs secteurs économiques. Mais, jusqu’à récemment, l’absence d’accord bilatéral ratifié avec Haïti constituait un frein à l’investissement à OPIC. Les États Unis et Haiti ont signé en 1998 un accord que le Parlement n’avait jamais encore ratifié.

 

Ce n’est que le 7 mai dernier que l’Assemblée nationale l’a fait. Ce qui constitue une bonne nouvelle pour attirer de nouveaux investissements via l’OPIC vers Haïti. L.N. : Quel problème représente pour l’ambassade américaine le retard mis par les dirigeants haïtiens dans la ratification de la loi sanctionnant le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ? J.R. : Depuis des années, le Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC) avait signalé qu’Haiti n’est pas en conformité avec ses recommandations. En tant qu’observateur, l’ambassade américaine a donné un appui technique pour aider Haiti à éviter les sanctions qui découlent du non-respect des normes internationales. Le Sénat Haïtien a donné son accord, ce que la Chambre des députés tarde encore à réaliser. Le GAFIC qui s’est réuni la semaine dernière au Nicaragua a exprimé ses soucis à propos du pays.

 

Le GAFIC va écrire une lettre aux autorités haïtiennes pour exprimer ses soucis et pour les inviter à prendre les dispositions nécessaires. L.N. : Comment se portent les échanges commerciaux entre Haiti et les Etats-Unis ? J.R. : Les relations commerciales entre les deux pays sont de plus en plus importantes. Les Etats-Unis représentent 38% de tous le échanges d’Haiti avec le monde. 76 % de toutes les exportations haïtiennes se dirigent vers les Etats-Unis. Les compagnies américaines fonctionnent très bien sur le marché haïtien. Nous sommes très satisfaits de cette situation. Et avec la loi Help, nous espérons voir beaucoup plus d’exportations haïtiennes vers le marché américain. L.N. : Les exportations des Etats-Unis vers Haïti augmentent-elles en dépit de la présence de plus en plus importante des produits dominicains et chinois dans les importations haïtiennes ? J.r. : Elles n’ont pas baissé.

Au contraire, les statistiques officielles montrent une intensification des échanges commerciaux d’Haiti avec deux autres pays non seulement avec la République dominicaine mais aussi avec les Etats-Unis. Le commerce d’Haïti avec ces deux partenaires représentent plus de 60 % du total de ses échanges internationaux. L.N. :  » Haiti is open for business  » est le slogan-phare du gouvernement en matière d’économie. Une entreprise américaine qui s’installe dans le pays constate-t-elle une plus grande facilité à y faire des affaires ? J.R. : Oui,  » Haiti is open for business  » est un très bon slogan dans la mesure où cela donne une orientation différente par rapport au passé. Pour ma part, j’ai observé beaucoup de différences entre le climat des affaires lors de ma dernière mission et celui d’aujourd’hui. A cette époque (2001-2003), les investisseurs étaient en baisse en raison d’un climat d’incertitude. Par contre, aujourd’hui, il y a des investissements qui s’intéressent beaucoup à Haïti.

 

Je dois toutefois reconnaitre ma déception par rapport au niveau des investisseurs directs étrangers. Malheureusement, leur valeur globale était un peu moindre en 2012 par rapport à 2011. Par contre, les investissements américains en Haïti ont augmenté. En fait, ce que tout investisseur cherche ici, c’est l’électricité et le transport à bas prix, la sécurité, de bonnes infrastructures et un climat des affaires accueillant. C’est bien que la rue à Haïti bouillonne actuellement d’activités de construction. Des investissements dans de solides infrastructures pourraient entraîner des investissements privés aussi. Tout ce dynamisme est important, mais il faut aussi mettre l’emphase sur de vraies réformes structurelles, ce qui est plus difficile que de construire des infrastructures. Difficultés d’accès au crédit, tracasseries administratives dans le démarrage d’une entreprise, lenteur dans l’obtention de permis de construction, …Les problèmes sont déjà identifiés, maintenant il faut mettre la main à la pâte. L.N. : Les relations entre les deux pays, c’est aussi l’aide.

 

L’aide américaine a été très critiquée au cours de ces trois dernières années, notamment à travers des rapports d’études. Comment la section économique de l’ambassade américaine a-t-elle accueilli ces observations ? J.R : Depuis le tremblement de terre de 2010, le programme d’assistance des Etats-Unis en Haïti a totalisé 3,6 milliards de dollars américains. Ce support incroyable souligne l’engagement et la confiance des Etats-Unis dans le pays. quatre piliers composent cette assistance : infrastructure et énergie, sécurité économique et alimentaire, santé, gouvernance et Etat de droit. Notre aide en santé dépasse toutes les autres, presque 900 millions de dollars américains. L’établissement du CAED laisse espérer une meilleure coordination de l’aide parmi les bailleurs de fonds. Car les autorités haïtiennes sont les mieux placées pour fixer leurs priorités et porter les bailleurs de fonds à une meilleure efficacité de leur aide. L.N. : Avant le CAED, d’autres entités gouvernementales avaient déjà assuré ce rôle. Mais, dans les faits, les bailleurs de fonds acceptent-ils de suivre la coordination des dirigeants haïtiens ? Car souvent la grosse machine de l’aide a déjà ses projets et ses programmes et n’accepte pas d’entrer dans les « guide line ». J.R. : Vous avez raison. Ce processus de coordination requiert beaucoup d’engagement du côté des bailleurs de fonds et du gouvernement. Je crois que dans d’autres pays comme le Rwanda, une coordination assez réussie de l’aide a été menée. Et en ce sens le gouvernement américain soutient une meilleure coordination de l’aide en Haïti. L.N. : Depuis le séisme de 2010, le parc Caracol paraît comme le projet le plus concret de l’aide américaine dans le pays. Mais aujourd’hui on dirait que ce projet est passé à l’arrière-plan et que toutes les promesses n’ont pas été tenues.

 

Les prévisions en matière de création d’emplois semblent ne plus tenir la route et aujourd’hui, c’est un peu comme le désert à Caracol. J.R. : Le projet de Caracol est un travail en cours. Je reste extrêmement impressionné par les bâtiments, l’espace de 250 hectares et son potentiel de 65 000 emplois. En début de janvier 2013, le nombre d’emplois créés était autour de 1 500. Mais par effet boule de neige, la présence de quelques investisseurs pourra entraîner l’installation de beaucoup d’autres. Deux nouveaux investisseurs auront à annoncer la semaine prochaine leur engagement dans le parc. Toutefois, pour l’activité des entreprises, les mêmes contraintes observées dans le Parc industriel de Port-au-Prince se posent au Nord. Par exemple, les coûts de transport sont très élevés. Un avantage pour Caracol c’est la centrale électrique de 10 mégawatts construite par les États-Unis qui fournit 24 heures sur 24 de l’électricité aux entreprises et aux communautés résidant aux alentours. Il faut continuer avec les réformes structurelles, car, au final, ce sont elles qui attireront les investisseurs dans le pays. L.N. : Le parc Caracol pourrait être considéré comme un bébé de l’ex-Secrétaire d’Etat, Hilary Clinton. Avec le changement de Secrétaire d’Etat aux États-Unis, est-ce que Caracol restera une priorité dans la politique américaine an Haïti ? J.R. : C’est le projet le plus visible après le tremblement de terre de 2010 supporté par les bailleurs de fonds.

 

Mais l’engagement des Etats-Unis est constant et c’est pour nous une priorité d’assurer le succès de ce projet. L.N. : Le projet d’un port dans la région du Nord est-il en attente ? J.R. : Un des éléments importants pour rassurer les projets d’investissements à Caracol, c’est le transport à faible coût. Le port du Cap-Haïtien est très cher et n’est pas bien placé compte tenu des embouteillages. Sur ce point, le gouvernement a une décision à prendre et nous sommes prêts à le soutenir. L.N. : Une compagnie américaine était impliqué dans l’exploitation minière. Le gouvernement a arrêté le processus pour réévaluation. Est-ce un bon indicateur pour le climat des affaires ? Quelle lecture les États-Unis portent sur le secteur minier haitien? J.R. : Une grande compagnie américaine est déjà sur le terrain dans le Nord du pays. Le système actuel date de 1976 et la loi n’était pas bien écrite pour les minerais qu’elle cherchait au Nord. Chaque fois qu’une nouvelle compagnie désire exploiter des mines, il faut des accords individuels, ce qui n’est pas très efficace. Les compagnies soutiennent les efforts du gouvernement de réformer le cadre légal afin de le rendre plus clair et plus transparent. Une telle disposition attirera à mon avis d’autres compagnies en Haiti. L.N. : Le poids du Venezuela en Haiti s’est accru au cours de ces trois dernières années. Le Venezuela n’étant pas l’ami préféré des États-Unis, comment la section économique de l’ambassade américaine observe cette prépondérance de l’aide et de la politique vénézuéliennes dans le pays ? J.R. : Le Venezuela est très actif dans le pays. Le programme Petro Caribe offre beaucoup de possibilités pour des investissements stratégiques.

 

L’essentiel est de gérer un tel programme de manière responsable en tenant compte non seulement des dépenses actuelles mais aussi des dettes pour l’avenir. De notre côté, nous encourageons une gestion financière publique responsable et transparente. L.N. : Selon vous, la gestion du programme Petro Caribe n’est pas assez transparent ? J.R. : Nous sommes très préoccupés par l’amélioration des procédures dans la préparation et l’exécution du budget afin que tous les partenaires de la société civile et les bailleurs de fonds comme nous qui ont intérêt dans les finances publiques puissent participer au processus. L.N. : Au bout de votre mandat, quel est votre sentiment général quant aux perspectives pour le pays ? J.R. : Je suis optimiste. Par rapport à 2003, beaucoup plus d’activités économiques sont en cours. Je ne suis pas naïf, je sais qu’on n’est pas encore au bout du tunnel.

 

Il faudra se pencher sur la transparence et l’amélioration du climat des affaires, deux conditions déterminantes pour une croissance soutenable. Et c’est ce travail que j’espère voir réalisé dans les prochaines années en Haïti ?

Propos recueillis par Frantz Duval Retranscription par Carl-Henry CADET

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Publié par Hermann H Cebert


U.S. help for Haiti is a fraud and a shame

7 juin 2013

The Haitian National Palace (Presidential Pala...

The Haitian National Palace (Presidential Palace), located in Port-au-Prince, Haiti, heavily damaged after the earthquake of January 12, 2010. Note: this was originally a two-story structure; the second story completely collapsed. (Photo credit: Wikipedia)

 

 

April 9, 2013

By `

By FinalCall.com News | Last updated: Apr 9, 2013 – 1:36:12 PM

haiti_04-16-2013.jpg 

 

A resident sits at a destroyed area after a major earthquake hit the capital Port-au-Prince, January 14, 2010. Today the country remains beset by non-profits that deliver services that should be handled by government, which strengthens these organizations and further weakens Haiti’s ability to handle her own affairs.

It’s been over three years since the deadly earthquake that struck Haiti, killing thousands, leaving about one million people homeless and bringing a new level of misery to the strong, proud people of the first Black Republic.

If you’ve wondered why there appears to have been so little progress consider a few things: All the money pledged and promised was never given to help Haiti. The Haitian government has seen little of the money that was supposed to go toward rebuilding the country. And, according to a new report, the United States has done much better at claiming to support the Haitian people than actually assisting our still suffering brothers and sisters.

What the U.S. is doing and has failed to do is horrible but if we fail to tune in and act as information comes out, we should feel immense shame. It is one thing for the enemy to do what he has always done, it is another to ignore or turn your back on your own people. We owe a debt to Haiti for breaking the chains of slavery in 1804 and defeating the French. We owe a debt to Haiti for showing us that freedom must be fought for and earned, not gratuitously given.

Judging from information in a new report by the Center for Economic and Policy Priorities, the U.S. Agency for International Development has suffered serious failure: The report “shows that of the $1.15 billion in contracts and grants awarded since the 2010 earthquake, over half went to the top 10 recipients of global USAID awards, with the largest recipient being the for-profit company Chemonics International Inc., the single largest recipient of USAID funds worldwide aside from the World Bank and U.N. Meanwhile, just 0.7 percent of USAID awards have gone directly to Haitian businesses or organizations.”

“Contractors have hired far fewer Haitians than promised, Haitian businesses were largely excluded, goals were not met, there was inadequate supervision of grantees, and USAID had not conducted internal financial reviews of contractors,” the center said.

So if you wonder why Haitians are still suffering, it’s in large part because Haitians are not in control of the money or resources that were supposed to help. The regular mantra and rationale used to deny Haiti’s government funding is to raise questions about corruption and mishandling of funds. Not that it has anything to do with the country’s ruling administration, it’s just the way the debate about Haiti is slanted for disaster capitalists, charities and non-profits to benefit while Haitians suffer.

Besides with the Duvalier family, a U.S. backed dictatorship, ruling the country for decades, corruption was allowed to go on unrestrained because those in power supported America’s agenda, which was concerned about Communism, Cuba and keeping the Black country in its place. Today the country remains beset by non-profits that deliver services that should be handled by government, which strengthens these organizations and further weakens Haiti’s ability to handle her own affairs.

Months after the earthquake, a group of Black news outlets, including The Final Call, visited Haiti and heard U.S. officials try to defend why the U.S. Army was getting paid out of U.S. funds for doing work in Haiti and explain how they were inflating the numbers of Haitians employed through U.S. programs. Haitians were given short stints of work so that numbers for those employed would be higher than the actual number of jobs created. U.S. officials, at the time, tried to call it a kind of rotation to make sure the maximum number of people had a chance to get some work. It’s infuriating that while the U.S. was rationing the few dollars ordinary Haitians were getting for public work like street cleaning, U.S. corporations were clearing hundreds of millions with no problem at all.

Not only has the U.S. government failed to give the Haitian government the financial wherewithal and control any ruling government should have, it has effectively starved private businesses in Haiti that would have benefited greatly from the infusion of funding and opportunities to rebuild. Haitians are an industrious, creative people but that creativity and the expertise and commitment of Haitians in the Diaspora has been neglected to the point where it is criminal. So good old American capitalism works everywhere and should be supported everywhere except in Haiti, where strong businesses would help the republic rise.

The U.S. suffers from an old disease, an old hatred that lingers from the days when Haiti took her independence. Then, as now, this country was able to find ways to justify not having a good relationship with her neighbor in this hemisphere. It harkens back to observations made by Frederick Douglass in 1893, when he made a speech in Chicago about Haiti-U.S. relations. He noted “a deeper reason for coolness between the countries is this: Haiti is black, and we have not yet forgiven Haiti for being black or forgiven the Almighty for making her black. In this enlightened act of repentance and forgiveness, our boasted civilization is far behind all other nations. In every other country on the globe a citizen of Haiti is sure of civil treatment. In every other nation his manhood is recognized and respected.  Wherever any man can go, he can go. He is not repulsed, excluded or insulted because of his color. All places of amusement and instruction are open to him. Vastly different is the case with him when he ventures within the border of the United States. Besides, after Haiti had shaken off the fetters of bondage, and long after her freedom and independence had been recognized by all other civilized nations, we continued to refuse to acknowledge the fact and treated her as outside the sisterhood of nations,” said the former slave, who also served as a U.S. ambassador to Haiti.

Neglect of Haiti is nothing new, but how will we respond; where do we stand? Do we still see our people there as strangers and foreigners, as inept basket cases? Do we still harbor such self-hatred that we could watch our people there die simply because they have no clean water to drink?

In the 21st century Black America must not display the self-hatred ingrained by our former slave masters, we must unite with our Haitian brothers and sisters, lawmakers and true allies and force the government to cease its mockery of humanitarian efforts and deliver what Haiti needs and deserves. If we do not, we are perhaps worse than those who keep Haiti in a sorrowful position.

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http://www.haitian-truth.org/u-s-help-for-haiti-is-a-fraud-and-a-shame/

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Publié par Hermann H Cebert


Haitian criminal gangs are engaged in international drug trafficking and other criminal and fraudulent activity: Les députés et les sénateurs ont désormais un moyen pour faire marcher la classe des affaires avec la loi sur le blanchiement de l’argent sale.

7 juin 2013

 

Haiti

 

Haitian criminal gangs are engaged in international drug trafficking and other criminal and fraudulent activity, but do not at this time appear to be involved in terrorist financing. While Haiti itself is not a major financial center, regional money laundering enterprises utilize Haitian couriers, especially via air hub routes to Central America. Much of the drug trafficking in Haiti, as well as the related money laundering, is connected to the United States. Further, most of the identified money laundering schemes involve significant amounts of U.S. currency, and all property confiscations involve significant drug traffickers convicted in the United States.

Foreign currencies comprise approximately 57% of Haiti’s bank deposits, according to Haitian Central Bank estimates, likely due to the large influx of remittances, which reached $1.5 billion in 2011.

The weakness of the Haitian judicial system and prosecutorial mechanism continue to leave the country vulnerable to corruption and money laundering, despite improving financial intelligence and enforcement capacity.

Haiti has two operational free trade zones in Ouanaminthe and Carrefour. There are at least 62 casinos in Haiti, the majority unlicensed; however, online gaming is illegal.

INCSR 2013 Volume II Money Laundering and Financial Crimes

123

 

For additional information focusing on terrorist financing, please refer to the Department of State’s Country Reports on Terrorism, which can be found here: http://www.state.gov/j/ct/rls/crt/

 

DO FINANCIAL INSTITUTIONS ENGAGE IN CURRENCY TRANSACTIONS RELATED TO INTERNATIONAL NARCOTICS TRAFFICKING THAT INCLUDE SIGNIFICANT AMOUNTS OF US CURRENCY; CURRENCY DERIVED FROM ILLEGAL SALES IN THE U.S.; OR THAT OTHERWISE SIGNIFICANTLY AFFECT THE U.S.:

 

 

NO

 

 

CRIMINALIZATION OF MONEY LAUNDERING:

 

« All serious crimes » approach or « list » approach to predicate crimes:

 

 

List approach

 

 

Legal persons covered: criminally:

 

YES civilly:

NO

 

 

KNOW-YOUR-CUSTOMER (KYC) RULES:

 

Enhanced due diligence procedures for PEPs: Foreign:

 

NO Domestic:

NO

 

 

KYC covered entities:

 

 

Banks, casinos, securities dealers, insurance companies, notaries and attorneys, dealers in jewelry and precious metals, art dealers, real estate agents, automobile dealers, and money remittance institutions

 

 

REPORTING REQUIREMENTS:

 

Number of STRs received and time frame:

 

 

43: January 1 through October 31, 2012

 

 

Number of CTRs received and time frame:

 

 

264,099: January 1 through October 31, 2012

 

 

STR covered entities:

 

 

Banks

 

 

MONEY LAUNDERING CRIMINAL PROSECUTIONS/CONVICTIONS:

 

Prosecutions:

 

 

6: Time frame unknown

 

 

Convictions:

 

 

0

 

 

RECORDS EXCHANGE MECHANISM:

 

With U.S.: MLAT:

 

YES Other mechanism:

NO

 

 

With other governments/jurisdictions:

 

 

YES

Haiti is a member of the Caribbean Financial Action Task Force, a Financial Action Task Force-style regional body. Its most recent mutual evaluation can be found here: https://www.cfatf-gafic.org/index.php?option=com_docman&task=cat_view&gid=342&Itemid=418&lang=en

 

 

 

ENFORCEMENT AND IMPLEMENTATION ISSUES AND COMMENTS:

 

In the past year, the Government of Haiti (GOH) passed a new banking law that includes provisions relating to anti-money laundering (AML) prevention. The new provisions

INCSR 2013 Volume II Money Laundering and Financial Crimes

124

 

give the Central Bank the authority to issue regulations binding on banks and money service businesses relating to money laundering, and the power to impose penalties for non-compliance. The Central Bank issued guidelines to commercial banks, currency exchange agencies and money transfer companies on customer due diligence obligations. Significantly, there was a 49% decrease in the number of STRs from the previous reporting period. Anti-corruption and AML legislation are currently under consideration in Parliament and are identified as a priority by the executive branch.

The GOH should continue to devote resources to building an effective anti-money laundering/counter-terrorism financing regime, to include continued support to units to investigate financial crimes and the development of an information technology system. The GOH remains hampered by ineffective and outdated criminal and criminal procedural codes, and by the inability of judges and courts to address cases referred for prosecution. New criminal and criminal procedural codes that address these problems are currently pending in the Council of Ministers. The GOH should pass the long pending anti-terrorism legislation that will criminalize terrorist financing and allow the immediate freezing of terrorist assets without delay. Haiti also should take steps to establish a program to identify the cross-border movement of currency and financial instruments.

 

International

Narcotics Control

Strategy Report

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Publié par Hermann H Cebert


HAARP :la nouvelle arme absolue des USA- Haarp, c’est quoi ?

17 mai 2013

Camp Justice - Diego Garcia - from the air.
Camp Justice – Diego Garcia – from the air. (Photo credit: Wikipedia)

Les militaires américains sont passés maîtres dans l’art de camoufler leurs opérations secrètes sous le couvert de recherches pacifiques. Ainsi, HAARP signifie « High Atmosphere Auroral Rechearch Program » (« programme de recherche sur les aurores boréales en haute atmosphère »), un nom calculé pour ne faire peur à personne, avec un budget apparemment pas trop élevé  (30 millions de dollars par an officiellement).  HAARP à Gakona (Alaska)En réalité, depuis plus de quinze ans, se déroule sous ce couvert un projet gigantesque de construction d’une nouvelle arme terrifiante. La première réalisation est une station située à Gakona en en Alaska, station dont la puissance double régulièrement au fur et à mesure que de nouvelles installations voient le jour (960 kW en 2003, 3,6 mégawatts en 2006, 20 mégawatts en 2008). D’autres stations sont en construction. Mais cela ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. L’île américaine de Diego Garcia, au sud ouest de l’inde, serait un autre maillon de HAARP. Il y en aurait un autre à Pine Gap, en Australie.

L’objectif  réel de HAARP est simple : pouvoir atteindre et bombarder à volonté n’importe quel point de la terre et de l’espace proche avec un faisceau d’énergie directif ultra-puissant… sans utiliser de satellite ! Mais en fait Haarp marche si bien qu’un grand nombre de nouveaux objectifs sont apparut possibles et sont en cours de développement / tests :

  • Détruire en vol les missiles, fusées, avions et satellites, 

  • Mettre HS des installation electriques civiles et militaires

  • Communiquer avec les sous-marin même à grande profondeur

  • Provoquer des incendies dans des installations industrielles

  • Interdire les communications radio sur une zone donnée, à volonté

  • Scanner le sol et les océans à grande profondeur

  • Manipuler à distance l’esprit des gens et le comportement des foules (si, si !)

  • Réaliser un bouclier antimissile pour les USA

  • Attaquer des cibles au sol

  • Et même… contrôler le climat et créer une arme climatique

Ces objectifs ne sont pas bien sûr avoués par les américains, car ils sont contraire à la convention ENMOD de 1977 qui interdit les modifications de la biosphère à des fins hostiles. Notons cependant que les nations-unis ont récemment, sur l’instigation des américains, exclu de leur ordre du jour les changements climatiques résultant des programmes militaires. Cependant, les USA n’ont pu empêcher quelques informations de filtrer, et cela a commencé à alarmer les autorités de certains pays. En février 1998, le Comité des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense du parlement européen a tenu une audience publique à Bruxelles au sujet de HAARP. Ce comité à présenté au parlement européen en 1999 une motion stipulant que « HAARP… en vertu de son impact étendu sur l’environnement , constitue une préoccupation mondiale… [le comité] demande que ses implications légales, écologiques et éthiques soient évalués par un organisme international indépendant… [le comité] regrette le refus réitéré des États-Unis d’apporter des preuves à l’audience publique concernant les risques pour l’environnement et le public du programme HAARP ». Cette requête fut rejetée sous le prétexte que la Commission Européenne ne disposait pas de la juridiction nécessaire lui permettant de s’immiscer dans les liens entre l’environnement et la défense. La vérité, c’est que Bruxelles ne souhaitait pas entrer en conflit ouvert avec Washington… Retenons une chose : Haarp, c’est du sérieux.

La Douma, le parlement Russe, s’est également inquiétée de HAARP : en 2002 ses membres ont exprimé leur vive inquiétude en évoquant « un saut qualitatif considérable en matière d’armement ». Le rapporteur a indiqué trois sites prévus pour HAARP : Alaska, Groënland et Norvège. Un appel contresigné par 90 députés de la Douma a été transmis à l’ONU ainsi qu’au parlement et leaders des pays adhérents à l’ONU.

Comment ça marche ?

aurore polaire

HAARP utilise les propriétés de l’ionosphère, une couche atmosphérique située à 270 Km d’altitude environ, qui possède la propriété de réfléchir les ondes radio. Les radio-amateurs connaissent bien l’ionosphère, c’est elle qui leur permet d’établir par exemple des liaisons radio transatlantiques, sans satellite. L’ionosphère est ainsi une sorte de miroir radio naturel, qui  renvoie vers le sol les ondes radio (de certaines fréquences précises) émises depuis la terre. L’ionosphère est ainsi appelée parce que ce sont des ions (des atomes électrisés) qui réfléchissent les  ondes.

Seulement l’ionosphère est capricieuse. Les conditions radio et les fréquences changent d’heure en heure, voire de minute en minute, et sont sujettes aux variations de l’activité solaire. C’est d’ailleurs dans l’ionosphère que se produisent les aurores boréales, ou aurores polaires.

Miroir ionosph&eacute;rique utilis&eacute; par HAARPD’où l’idée : et si on pouvait, avec un  émetteur HF de forte puissance, contrôler l’ionosphère, au moins sur une petite portion (quelques centaines de kilomètres carrés),  et la transformer en un miroir parfait, et même en un miroir parabolique parfait, est-ce qu’on ne pourrait pas en profiter pour envoyer un second faisceau d’ondes, bien plus puissant, qui se réfléchirait sur ce miroir pour frapper toute cible désignée avec une précision de quelques mètres ?

Dit comme ça, ça parait simple, mais les détails techniques sont très compliqués. Les américains, toutefois, semblent y être parvenus. La station de Gakona (Alaska), malgré sa gigantesque puissance HF émise, ne sert qu’à amorcer dans l’ionosphère les conditions radio pour que d’autres stations, bien plus puissantes (!) (on parle ici de gigawatts émises par radio) et opérant dans d’autres gammes de fréquence (VLF et ELF), puissent utiliser le miroir ainsi créé pour atteindre instantanément une cible au sol, en vol ou dans l’espace, partout dans le monde, et avec une puissance telle que la cible est immédiatement vaporisée. Haarp a ceci de « merveilleux » que le miroir ionosphérique fonctionne dans les deux sens et permet aussi de créer un radar parfait, donc de suivre la cible en même temps qu’on la détruit. Et comme l’ionosphère se désionise très rapidement, aucune preuve ne peut être apportée quant à l’auteur du tir. Ni vu ni connu ! Mais s’il n’y avait que ça…

De nombreux experts en armement et scientifiques ont fait part de leur vive inquiétude face à HAARP, y compris au parlement européen.  Le physicien allemand Zielinsky et le chimiste Richard William affirment que les énormes puissances mises en jeu sont susceptibles d’influencer la météorologie d’un pays et d’y provoquer des effets catastrophiques. Gratan Healy, expert en énergie, a été chargé par des parlementaires de rassembler des preuves sur cette arme terrifiante.

La station de Gakona

station HAARP de GakonaElle s’étend sur plusieurs hectares à Gakona, une petite localité au sud d’Anchorage. Elle est située tout à coté des immenses réserves de gaz et de pétrole de la société (écran) ARCO, qui est … propriétaire des brevets HAARP. L’installation est reliée à l’un des plus puissants ordinateurs de la planète, sur le campus de l’université D’Alaska, dans le Butrovich building. Elle est protégée par un réseau de défense antiaérien comparable à celui de Washington : des batteries de missile sol-air sont disséminés partout en Alaska dans le seul but de protéger la station de Gakona. La photo ci-contre ne montre qu’une partie des installations, elle a été « caviardée », mais hélas je n’en ai pas trouvée de meilleure.

transmetteur HAARPHAARP dispose (actuellement) de 48 énormes antennes de 20 mètres de haut, reliées chacune à un émetteur de 1 mégawatt. Le projet à terme prévoit 360 antennes de 3 mégawatts chacune, soit 1 gigawatt ! (Et rappelons que c’est uniquement pour créer le « miroir » qui sera utilisé par des installations secrètes dont la puissance est largement supérieure… et reste inconnue).

Les émetteurs HF sont alimentés en énergie par 6 turbines brûlant 95 tonnes de diesel par jour. L’installation rejette 7 tonnes de déchets par jour.

En 2005, la société BAE Systems Advanced Technologies Inc, située à Washington D.C. s’est vue attribuer un contrat ferme de 35 mllions de dollars TTC dans le cadre des des contrats hors limitation d’attribution et de de volume ( N00014-02-D-0479 ) pour construire des transmetteurs haute fréquence dans la cadre du projet de rechercher HAARP, de recherche d’activation aurorale par hautes fréquences, situé à Gakoma, et opérant grâce à un système d’antennes émettrices.  Le travail sera effectué à 72 % à Dallas, Texas, et à 28 % à Washington et il était prévu que tout serait achevé en juin 2007. Le Bureau des Recherches Navales, Washington S.C. est la structure chargée de gérer ce contrat. Bien sûr, ce n’est que l’un des multiples contrats liés à HAARP…

A quoi ça sert ?

Au début, il s’agissait simplement de faibles énergies: on utilisait des ondes HF émises depuis Gakoma pour  ioniser l’ionosphère et créer un miroir sur lequel on envoyait des ondes ELF, utilisées pour communiquer par exemple avec les sous-marins : les ondes de très basses fréquences, ou ELF, ont en effet la propriété de pouvoir pénétrer plusieurs kilomètres sous terre ou sous la mer. Seulement ces ondes sont très peu directives, et il faut des antennes de plusieurs kilomètres de long (les sous-marins nucléaires traînent derrière eux des fil d’antenne de cette longueur). Avec Haarp,  l’ionosphère permet enfin de focaliser les ELF et d’envoyer des puissances gigantesques (on sait faire des émetteurs extraordinairement puissants dans ces gammes d’ondes) directement vers les sous-marins. Les applications sont incroyables puisque on parle même de recharger des batteries à distance…

Très rapidement, les militaires américains se sont aperçus que HAARP marchait super bien et que d’autres applications étaient envisageables : tout d’abord un « radar ELF » capable de scanner le sous-sol de la terre entière à la recherche de bases secrètes, et les mers à la recherche de sous-marins (qui ne donc sont plus du tout invisibles pour les américains, ce qui fout en l’air une bonne partie de la stratégie de dissuasion nucléaire, au moins française).

Enfin HAARP permet de créer une arme EMP, une arme à impulsion éléctromagnétique… sans faire péter de bombe atomique dans l’espace. Les armes EMP anéantissent instantanément toutes les communications et dispositfs électronique chez l’ennemi. Une arme EMP a été utilisée contre l’Irak en 1991 au cours de la guerre du gofe, ce qui explique pourquoi Saddam et sa clique se sont rendus si vite.

Mais le « jeu » ne s’est pas arrêté là : les américains ont très vite compris qu’ils pouvaient utiliser des énergies encore plus intenses pour détruire carrément des cibles terrestres ou aériennes… Et même carrément contrôler la météorologie ?

Contrôler le climat ?


Ci-dessus : trou dans les nuages, provoqué par HAARP ?.
Pour un scientifique comme moi, ça paraît dingue.  Les énergies mises en oeuvre dans la nature sont en effet sans commune mesure avec les énergies humaines… .  Mais il faut reconnaître que lorsque l’on voit ce que HAARP est capable de faire avec des nuages (voir ci-dessus)… On se met à douter. Et si les ricains avaient vraiment la capacité de créer / influencer des ouragans et des tornades ?

Mais attention, il y a beaucoup de phénomènes « amusants » et parfaitement naturels dans notre atmosphère. Je peux donner une explication à la photo de gauche : probablement des ondes de température provoqués par le vent et le relief. 

Il est possible que cette histoire de contrôle du climat soit du vent. Peut-être s’agit-il simplement d’une opération de désinformation, déstinée à détourner l’attention des véritables buts de HAARP.

Cette opération se déroulerait en trois temps : 1)  les ricains laissent filtrer l’info comme quoi Haarp peut servir à manipuler le climat, 2) des  soucoupistes et autres adeptes de la « conspiration » s’emparent de l’info. 3) les ricains les ridiculisent en faisant appel à n’importe quel expert météo qui affirmera que pour créer une tornade l’énergie nécessaire ne se chiffre ni en mégawatts ni même en gigawatts, mais en téra watts (milliers de gigawats) ou même d’avantage. Et c’est vrai !

MAIS il est possible aussi qu’en agissant à certains endroits et moment clefs, même avec une énergie limitée comme celle de Haarp, on déclenche de dangeureux phénomènes météo. Alors, le contrôle du climat, info ou intox ? J’en sais rien. Ce qui est vrai, c’est que HAARP existe et que les américains s’en servent et y investissent des centaines de millions de dollars chaque année…

Encore plus fort  : manipulation mentale ?

Un certain nombre de personnes se sont engagées dans un véritable jeu de détective afin de déterminer les véritables but de HAARP : Rosalie Bertelle, scientifique et consultante pour le parlement européen, et Nick Begish, écologiste qui avec Jeanne Manning, Journaliste indépendante, est l’auteur du livre « les anges ne jouent pas de cette haarp », qui fit grand bruit.

Selon eux, les armes EMP (et à plus forte raison, HAARP) ont un effet psychologique perturbant sur l’être humain. Il se pourrait que HAARP, arme polyvalente s’il en est, puisse aussi être utilisée dans ce but. Une arme « psychotronique » utilisant une onde ELF (ultra basse fréquence) de forte puissance, capable de manipuler mentalement les populations à leur insu. Les ondes ELF sont en effet, comme l’avait découvert dès 1952 le professeur Jose Delgado de l’uniersité de Yale, capables de d’interférer avec les fréquences cérébrales et de provoquer la synthèse de substances neurochimiques altérant les émotions : peur, dépression, colère… Ceci pourrait (?) expliquer pouquoi lors de la guerre du golfe, des milliers de militaires irakiens se sont rendus sans combattre.

Et c’est un fait que les molécules d’ADN et ARN, à cause de leur longueur, sont particulièrement sensibles aux hautes fréquences modulées en basse fréquence. Il est possible que des maladies affectant le système d’orientation des cétacés, les faisant s’échouer par troupeaux entiers sur les côtes (ce qui ne s’était  jamais vu auparavant) soient causés par les essais HAARP pour communiquer avec les sous-marins.

Et cela fait des décennies que l’on sait qu’en plaçant la tête dans l’axe du guide d’onde d’un radar,  dont la porteuse est modulée en fréquence, on entend nettement la modulation « dans sa tête », (ce qui ne doit pas être bon pour la santé ;-()

Le texte suivant est extrait d’une revue interne du pentagone : « the revolution in military affairs – strategic studies institute, US army War college », il a de quoi faire frémir :

« Nos valeurs changent et la technologie s’ouvre sur de nouveaux horizons. Il y a peu, pendant la guerre froide, les opérations psychologiques et l’armement psychologique étaient encore primitifs.
Alors que nous entrons de plein pied dans l’ère de l’électronique et de la bioélectronique, il devient nécessaire d’évaluer les barrières morales et éthiques que nous avons posées en interdisant [toute technologie] pouvant manipuler l’esprit de nos ennemis tant à l’intérieur du pays qu’à un niveau international…
Dès que ce sera possible, nous encouragerons des entreprises privées ou semi-privées à developper une technologie appropriée… Nous pouvons agir de même avec les nouveaux types d’armement comme les armes biologiques incapacitantes et les armes psychotechnologiques avancées… »

On notera que HAARP n’est pas cité dans ce texte, mais si l’on sait lire entre les lignes… Il faut savoir aussi, qu’au mépris des conventions internationales, les américains expérimentent depuis plus de quarante ans des armes psychologiques, sous divers noms de code : Argus (1968), Solar power sattelite (1968-1978), Space Shuttle experiments (1985), Mighty Oaks (1986), Desert Storm (1991)…

HAARP, la première arme de « mind control » (contrôle de la pensée) à l’échelle mondiale ?

En tout cas, si c’est vrai, HAARP est vraiment l’arme absolue. Et si c’est faux, les autres capacités de ce projet sont tout aussi terrifantes.  On ne peut pas le laisser sans contrôle international !

http://sboisse.free.fr/technique/haarp.php

 

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Publié par Hermann H Cebert


Les causes fondamentales de l’échec du Gouverneur Bill Clinton en Hayti

9 mai 2013

English: Monica Lewinsky, from her government ...

English: Monica Lewinsky, from her government ID photo by Office of the Secretary of Defense. (Photo credit: Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’échec marquant des diverses organisations déshumanisataires qui se sont rouées vers Hayti au moment du tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé la ville de Port-au-Prince avec plus de 500 000 morts et plus de 800 000 blessés et handicapés ainsi que plus de 2 000 000 de personnes déplacées, l’heure est venue, à l’instar des différents documentaires qui montrent les causes de l’échec des organismes humanitaires en Hayti, pour dévoiler les causes profondes et fondamentales de l’échec des Projets du Gouverneur Bill Clinton en Hayti en ce qui concerne ses démarches pour encourager l’investissement privé dans le Pays.

Bien que nous puissions être d’avis que Oncle Bill Clinton ait pu apporter son petit grain de sel dans la recherche d’investisseurs privés dans le pays dont la création du parc industriel de Caracole en région Centre-Est du pays, cela ne peut pas pour autant éclipser les véritables natures des démarches du Gouverneur agissants sous impulsions de quelques grandes familles riches et financières de toutes les paralysies structurelles du système politique, du système économique et du système social et culturel du pays.

Pour bien comprendre les causes profondes et fondamentales de la vision du projet de développement d’Hayti par le gouverneur Bill Clinton, de surcroit ses projets visant à amener au pays des investissements privés dans le paysage économique et financier du pays, il faut s’appuyer sur la vision occidentale du gouverneur en ce qui concerne le développement du pays. De même, il faut tenir compte des prétentions de supériorité qui gouverne la pensée du délégué principal des puissances coloniales et impérialistes dans le pays.

Pourtant, en se référant au passé de l’ex-gouverneur de l’Arkansas et ancien locataire de la maison blanche, tout montre que l’ex-président des États-Unis comprenait très clairement que les véritables entreprises qui supportent la stabilité économique d’un pays sont les d’abord et avant tout les petites et les moyennes entreprises et plus fondamentalement, des entreprises issues des classes moyennes indigènes du pays en question. Malheureusement contrairement aux actions actuelles du commandeur Bill Clinton qui se préoccupent principalement à trouver à l’extérieur du pays des investisseurs privés avec bien sûr de maigres résultats alors que les dépenses de fonctionnement de l’équipe Clinton deviennent de plus en plus exponentielles.

Loin de nous l’idée de rejeter du revers de la main l’ensemble des démarches du Grand ami d’Hayti qui cherche éperdument des investisseurs humanitaires internationaux, pour évoquer une approche compatissante des efforts de celui-ci et de son équipe de soutien qui travaille dans l’ombre.

Le mieux aurait été que le président chouchou des américains depuis vingt ans procède à l’encouragement et à la formation des jeunes Indigènes d’Hayti à la profession d’entrepreneur privé tout en essayant de rediriger les politiques d’investissement d’une part vers les jeunes universitaires susceptibles de développer une culture d’entrepreneur et plus tard d’investisseurs privés et de l’autre, vers les jeunes étrangers et de la diaspora d’Hayti à l’étranger avec des mesures de protection de ces jeunes talents contre l’appétit féroce de la classe économique traditionnelle dans le pays.

Malheureusement, l’auteur du plus gros scandale sexuel des années 1990 avec Monica Lewinsky a imposé à Hayti les premiers ministres Gérard Latortue et Gary Conille tout en trouvant, dans son cabinet d’avocats, à Jean-Bertrand Aristide sa Femme Mildred Trouillot afin de détourner celui-ci de ses intérêts pour les masses populaires, s’intéresse davantage au développement d’un entreprenariat excentrique aux besoins et à la réalité nécessiteuse du pays.

En optant pour un investissement étranger sans liens durables au pays, monsieur Bill vise à développer en même la dépendance du pays vis-à-vis des investissements étrangers et également le développement du sous-développement du pays comme l’arrière cours des États-Unis. Autrement dit, le commandeur Bill ne s’intéressant véritablement pas au progrès et au développement durable du pays inscrit les perspectives de changement vers de nouvelles formes de dépendance par conséquent, loin de contribuer à l’amélioration économique et sociale du pays procède au remplacement de la classe économique actuelle apatride par une nouvelle classe économique également apatride qui renforce par la fragilité du pays.

 

Tous compte fait, nous reconnaissons l’apport minime de l’éx-président américain son excellence Thomas Jefferson Bill Clinton avec ses projets et programmes de trouver des investisseurs privés pour relancer les activités économiques du pays, et le parc caracole est un exemple vivant de ses efforts cependant, nous croyons également que l’ex-président en essayant d’importer en Hayti son modèle américain du développement, ignore de façon flagrante les réalités économiques du pays et conséquemment, ses équipes de recherche qui grugent les ressources allouées à son plan d’action devaient changer de plan et de stratégie afin de mettre l’accent et les priorités principalement sur le développement et la formation de nouveaux jeunes entrepreneurs Indigènes d’Hayti afin de pérenniser l’héritage que compte laisser l’ex-gouverneur de l’État d’Arkansas.

Aucun pays n’arrive à se développer en mettant de côté ses vrais enfants et sa vraie élite. De même, la véritable mécanique du développement passe d’abord par le développement des petits métiers qui en se transformant et en se complexifiant produits de nouveaux et de nouveaux services impliquant par ce fait des transformations dans les besoins des citoyens, des transformations dans les habitudes de consommation et également des transformations les cultures locales en termes de qualités de vies et des conditions de vies. S’il est vrai que Bill Clinton est ce qu’il prétend, Grand Ami d’Hayti et des Indigènes d’Hayti, bien que nous sachions aucun étranger ne peut véritablement être notre à cause des intérêts inavoués
qu’il peut toujours avoir sous son chapeau, il faudrait qu’il monte du grand sérieux dans son approche en redirigeant son programme et ses projets vers le peuple Indigène d’Hayti et non vers des étrangers qui vont se comporter comme les sangsues que nous avons encore dans notre pays.

Enfin, je termine en notant l’absence d’enquête des médias locaux sur les entreprises humanitaires dans le pays et j’espère que les directeurs et les patrons de stations de radios, de télévisions, de journaux et des plateformes de publication s’implique davantage pour rendre accessible des données sur ces groupes qui opèrent de façon délinquante dans le pays.

 

Hermann Cebert

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Publié par Hermann H Cebert


L’Ordre Mystique des Génies et Gardiens Solaires des Indigènes Fondateurs d’Hayti: O. M. G. G.S.I. F.H

8 mai 2013

Je remercie mes confrères de me permettre de partager avec les vrais frères Indigènes d’Hayti quelques informations de L’Ordre Mystique des Génies et Gardiens Solaires des Indigènes Fondateurs d’Hayti afin de permettre à nos frères de profiter de nos connaissances et de notre haute conscience d’indigènes d’Hayti mais surtout de permettre aux non initiés de prendre contact avec certaines vérités que nous partageons depuis plusieurs décénies déjà.

Je sais que certains frères mystiques de l’ordre ne paratgent pas cette diffusion à un plus grand nombre cependant ils reconnaissent l’utilité de ce partage qui s’inscrit dans la venue de l’ordre messianique des Indigènes d’Hayti attendu depuis 1503, dâte à laquelle nous nous sommes venus remplacer et vanger les premières nations amérindiennes sur la terre Haïti ( Hayti) Qyisqueya Bohio.

Je suis également heureux de partager certaines prières secrètes avec nos frères indigènes qui souhaitent mettre sur pied des groupes de prières et d’invocation des fondateurs de l’État Indigène d’Hayti afin de développer leur conscience nationale et leur connaissance d’eux-mêmes. Ces prières qui sont la propriété de O. M. G. G.S.I. F.H ( L’Ordre Mystique des Génies et Gardiens Solaires des Indigènes Fondateurs d’Hayti) seront accompagnées des textes sacrés révélés dont plus particulièrement Les derniers versets de l’Évangile de Dieu en conformité avec notre ordre messianique et divin.

 

O. M. G. G.S.I. F.H

L’Ordre Mystique des Génies et Gardiens Solaires des Indigènes Fondateurs d’Hayti

Devise : Amour, Honneur, Savoir, Connaissance, Conscience, Bonheur, Fraternité, Prospérité, Opulence, Égalité, Liberté, Solidarité, Gloire, Victoire, Dévouement, Combativité, Sacrifice

But : Continuer la Construction de l’Empire de la Liberté sur la Terre D’Hayti selon les bases, les principes et les fondements qui figurent dans l’Acte de l’indépendance d’Hayti selon les vœux des Pères Fondateurs d’Hayti proclamés le premier janvier 1804 par le premier Empereur Jean-Jacques DESSALINES aux Gonaïves.

 Mission : Faire la promotion de la liberté, de l’indépendance, de la fraternité, de la prospérité, de la solidarité, du développement industriel, du développement technologique et scientifique, du progrès et de l’affirmation des Indigènes d’Hayti dans le monde.

Objectifs :

1-    Rétablir l’État des Indigènes d’Hayti par le contrôle systématique des structures étatiques du pays;

2-    Instaurer le système politique et économique fondé sur la répartition politique, géographique, économique équitable selon le modèle des amérindiens autochtones et indigènes d’Hayti;

3-    Encourager et mettre en place des structures de solidarité et de participation individuelle et collective au bonheur national généralisé à la fois dans le pays et avec les peuples et frères amis du monde entier;

4-    Éradiquer toutes les traces et présences de puissances coloniales et impérialistes dans le pays tout en promouvant la nomination des noms des rues du pays ainsi que les noms des enfants en lien direct avec les génies et dieux tutélaires du pays

O. M. G. G.S.I. F.H

L’Ordre Mystique des Génies et Gardiens Solaires des Indigènes Fondateurs d’Hayti

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Publié par Hermann H Cebert


Les Chiffonniers de l’Éxil par le grand Poète et Disert Hayssien (Haiti) Anthony Phelps

30 avril 2013

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Témoignage

Par Anthony Phelps

À propos des Rencontres québécoises en Haïti

Document soumis à AlterPresse le 29 avril 2013

Des circonstances indépendantes de ma

Témoignage

Par Anthony Phelps

À propos des Rencontres québécoises en Haïti

Document soumis à AlterPresse le 29 avril 2013

Des circonstances indépendantes de ma volonté m’empêchent d’être présent aux Rencontres québécoises qui se dérouleront du 1 er au 8 mai 2013, en Haïti. Il me semble cependant important d’apporter mon témoignage sur le rôle que nous avons joué, Serge Legagneur, Gérard V. Étienne, Roland Morisseau et moi-même,  dans la naissance de la littérature haïtienne en exil, au Québec.

Des figures importantes de la littérature québécoise ont accompagné ma découverte du Québec.

En 1951, alors étudiant en chimie aux États- Unis, j’ai reçu de la poète Rina Lasnier, avec qui j’étais en correspondance, une invitation à visiter le Québec. Ce fut le coup de foudre pour la Belle Province. Un an plus tard, j’abandonne mes études de chimie, et retourne à Montréal  pour m’inscrire à l’École des Beaux Arts.

C’est à cette époque que je rencontre, pour la première fois, le romancier Yves Thériault, rencontre marquante pour le jeune écrivain que j’étais. Grâce à Thériault je m’initie à l’écriture radiophonique que je mettrai en pratique lorsque  je fonderai ma propre station Radio Cacique, en Haïti. Thériault me présente à plusieurs créateurs dont Guy Beaulnes, réalisateur à Radio Canada, qui mettra en ondes l’un de mes poèmes, Rachat. Je devais rencontrer également le poète et dramaturge  Pierre Perrault qui n’était pas encore cinéaste.  Il fera un bref séjour à Port au Prince dans les années 60.

Sous la dictature sanguinaire de Duvalier le groupe Haïti Littéraire est créé avec Davertige, Legagneur, Morisseau, Philoctète, Thénor et moi-même. En compagnie de jeunes peintres, et comédiens, nous animons la vie culturelle de Port au Prince. Expositions, pièces de théâtres, lectures de poèmes etc…

À Radio Cacique, avec des comédiens, dont Émile Ollivier, nous réalisons des émissions avec des textes d’écrivains haïtiens et d’écrivains du Québec : Anne Hébert, Alain Grandbois, Pierre Perrault, Yves Thériault.

Ma fréquentation de certains opposants au régime de Duvalier me vaut un séjour dans les prisons du dictateur. Mes deux premiers romans : Moins l’infini et Mémoire en colin-maillard, portent témoignage contre la brutalité inhumaine de la dictature du régime duvaliériste.

À ma libération, je suis contraint de m’exiler, laissant derrière moi : ma famille, mes amis, une vie déjà construite, un pays, source de ma poésie.

En mai 1964, après un bref séjour à Philadelphie, chez mon frère, je m’établis à Montréal à l’invitation de Yves et Michelle Thériault. Pour Thériault il était impensable qu’en tant qu’écrivain francophone, je vive aux États-Unis.

Je pratique la photo, tourne de courts métrages pour les Productions Ville Marie de Thériault. Mes amis écrivains me rejoignent au fur et à mesure : Serge Legagneur, Roland Morisseau , René Philoctète, Gérard Étienne, ainsi que Émile Ollivier et Jean-Richard Laforest. Davertige ayant choisi de vivre à Paris, nous rejoindra quelques années plus tard.

En 1965, installés au Carré Saint Louis, Legagneur, Morisseau et moi, subsistons grâce à de petits boulots. Je décris cette époque dans un autre roman : Les chiffonniers de l’exil, où les personnages raboutent des bribes de souvenirs auxquelles ils ajoutent leurs rêves et désirs et finissent par se fabriquer un pays patchwork qui n’a plus rien à voir avec leur lieu d’origine.

Ce premier groupe d’écrivains haïtiens exilés va créer les Lundis du Perchoir d’Haïti de Montréal. Ils jouent le rôle de passeurs, amorcent les premiers rapports entre les  écrivains canadiens français – qui allaient bientôt se nommer québécois – et leurs confrères d’Haïti.

Les poètes Gaston Miron, François Piazza, Nicole Brossard, Denise Boucher, Juan Garcia, Claude Péloquin, Gilbert Langevin, Raoul Duguay, Paul Chamberland, Michel Beaulieu, Yves Leclerc, Pierre Bertrand sont invités à se joindre à nous, pour des lectures de poèmes.  Miron donne à ce groupe informel le nom de Batèche-batouque.  En Haïti, nous avions l’habitude de faire des lectures publiques de nos poèmes, mais je crois que pour les Québécois ce fut une expérience nouvelle.

Mon poème : Présence, était fort populaire parmi les Haïtiens qui faisaient la cour aux québécoises, en leur murmurant des extraits du poème :

« Voici que je te tiens entre mes bras comme une amphore… »

Il y a eu certains incidents cocasses, entre autre le soir où un poète québécois ivre et prêt à se bagarrer,  nous a lancé : « Vous nous volez nos femmes !.. »

J’avoue que moi j’en ai volé une !

Après l’expérience du Perchoir, les « boîtes à chansons » sont devenues des lieux où lire nos poèmes.

Parallèlement à mon métier de journaliste à Radio Canada, je fais du théâtre, de la télévision et du théâtre radiophonique en compagnie d’Émile Ollivier.

En 1966, je monte ma maison de disques, et enregistre Mon Pays que voici. Suivront plusieurs autres disques, dont des extraits du magnifique poème : Terre Québec, de Paul Chamberland.

Durant ces premières années de notre exil, la littérature québécoise était en plein essor. Les poètes québécois rêvaient d’un Québec indépendant, de notre côté nous étions tournés vers Haïti qui devenait de plus en plus lointaine, nous prenions ancrage dans un milieu différent de notre terre natale.

Dans Points cardinaux, mon premier recueil publié au Québec, en 1966, chez Holt Reinhart Winston, je salue ma terre d’accueil : « Montréal fille de verre, fille d’acier… »

La même année, Michel Beaulieu, de regrettée mémoire, accueillera aux  Éditions Estérel : Textes interdits, de Serge Legagneur, ainsi que : Lettre à Montréal, de Gérard V. Étienne.

Ces trois publications marquent la naissance de la littérature haïtienne de l’exil, au Québec.

En 1971 nous aurons notre première maison d’édition haïtienne en terre québécoise : Nouvelle Optique.  J’y ai publié  deux recueils et un roman.

La revue Collectif Paroles, fondée en 1979 permettra à de nombreux intellectuels haïtiens de l’exil, entre autres : Émile Ollivier, Claude Moise, Cary Hector, de s’exprimer sur la problématique haïtienne.

Suivra la création du CIDIHCA, un centre de documentation haïtienne et caraïbéenne. Ce centre joue un rôle fondamental dans la diaspora haïtienne au Québec. En plus des livres, on y trouve des archives filmées et des documentaires réalisés par Frantz Voltaire, le fondateur du CIDIHCA. De nombreux écrivains haïtiens, tels que Jean Richard Laforest, Roland Paret, y ont travaillé, ainsi que des graphistes, des étudiants.  Le CIDHICA est aussi une maison d’édition qui  publie des auteurs haïtiens et des écrivains d’autres cultures.

Plusieurs éditeurs québécois nous ont accueillis, je ne peux pas les nommer tous, mais citons Le Noroît, où Paul Bélanger a édité Serge Legagneur dans sa prestigieuse collection Ovale. Et où j’ai moi-même publié deux recueils.

Émile Ollivier et moi-même avons été édités chez Leméac.

Par la suite des écrivains de la deuxième génération, ont été édités par Triptyque, Boréal,  Remue-Ménage, Mémoire d’encrier. Cette dernière maison d’édition a été fondée, il y a dix ans, par le poète haïtien Rodney Saint Éloy. En 2007, Mémoire d’encrier a réédité mon recueil : Mon Pays que voici.  En plus de publier des écrivains haïtiens, elle édite des écrivains québécois, et nous a fait découvrir la littérature amérindienne. À l’image du Québec elle s’est ouverte à d’autres cultures : arabe, africaine…

Depuis les soirées de poésie du Perchoir d’Haïti,  un long chemin a été parcouru. En 47 ans d’exil, d’autres voies ont été tracées, de belles amitiés nouées. Aujourd’hui, les écrivains haïtiens invités dans des festivals et colloques, représentent les deux communautés : l’haïtienne d’origine, et la québécoise d’élection. Sans nul doute que ces deux communautés ont encore beaucoup à partager.

Je souhaite de belles découvertes aux écrivains québécois, qui participent à cette rencontre dans mon pays natal.

Nous sommes les Nègres en allés clos de silence et oublieux nous sommes les Nègres transplantés assis à l’ombre des gratte-ciels où le pays d’hier est sans écho Caraïbéens de forte souche et de longue lignée nous parlons maintenant paroles de givre et mots de neige.

(La nuit des invertébrés, extrait de Motifs pour le temps saisonnier, 1976 )

©Anthony Phelps

 

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Publié par Hermann H Cebert


La nécessité d’une approche réaliste à l’égard de la Corée du Nord

28 avril 2013

English: Klemens Wenzel von Metternich (1773-1...

English: Klemens Wenzel von Metternich (1773-1859), German-Austrian diplomat, politician and statesman. (Photo credit: Wikipedia)

English: This photo provided by the U.S. Depar...

English: This photo provided by the U.S. Department of Defense shows Kim Ok, the 42-year-old former secretary to North Korean leader Kim Jong Il, seated at the far end of a meeting table, center, as U.S. Secretary of Defense William Cohen, left, meets with Jo Myong Rok, second from right, first vice-chairman of North Korea’s National Defense Commission at the Pentagon in Washington in this photo taken Oct. 11, 2000. (U.S. Department of Defense) Category:Images of Korea (Photo credit: Wikipedia)

BERLIN – La tâche qui incombe au monde de répondre aux grondements des canons de la Corée du Nord est d’autant plus difficile que la communauté internationale se heurte à un État appauvri et d’ores et déjà vaincu. C’est en effet dans de telles circonstances qu’il est nécessaire d’agir avec le plus de mesure.

Tout le génie du prince Klemens von Metternich de l’empire des Habsbourg résida dans sa décision, en vue de l’instauration d’un nouvel ordre international à la suite des guerres napoléoniennes, de ne pas pousser une France vaincue dans ses derniers retranchements. Malgré son souhait d’empêcher toute possibilité de résurgence française, Metternich restaura en effet les frontières françaises d’avant-guerre.

Par opposition, comme l’a fait remarqué Henry Kissinger, il aurait été impossible aux vainqueurs de la Première guerre mondiale d’amener une Allemagne défaite à renoncer, ou de l’inciter à accepter le Traité de Versailles. C’est pourquoi, selon cet argument, il leur a fallu imposer au pays un certain nombre de dispositions sévères, dans l’espoir d’affaiblir définitivement l’Allemagne. Nous savons tous ce à quoi cette stratégie a abouti.

John F. Kennedy appartenait à la même veine que Metternich. Pendant la crise des missiles de Cuba, il se refusa à humilier l’Union soviétique ou à l’écraser par une victoire totale. Il choisit plutôt de comprendre le personnage Nikita Khrouchtchev, et accepta de retirer en secret les missiles américains de Turquie et d’Italie en échange d’un retrait équivalent des missiles soviétiques de Cuba. Le pragmatisme de Kennedy nous a sans doute évité une troisième guerre mondiale.

Malheureusement, la Corée du Nord ne fait pas l’objet de telles démarches clairvoyantes d’homme d’État. Face au jeu nucléaire dangereux auquel se risque le pays, on peut se demander ce que serait aujourd’hui la situation si, au cours des 20 dernières années, le problème nord-coréen avait été appréhendé avec la sagesse dont firent preuve Metternich et Kennedy.

Bien évidemment, la Corée du Nord n’est pas la France du début du XIXe siècle, ni l’URSS de 1962. Aux yeux des dirigeants politiques occidentaux (japonais inclus), ce pays n’a jamais représenté beaucoup plus qu’un petit État isolé, dont les échecs économiques n’ont d’égal qu’une propension à évoluer perpétuellement au bord de l’autodestruction. La plupart des dirigeants mondiaux ont toujours préféré ignorer le problème nord-coréen, ne réagissant que ponctuellement dès lors que le régime soulevait un problème de sécurité. Or, compte tenu aujourd’hui des derniers essais nucléaires nord-coréens et de l’amélioration des capacités du pays en matière de missiles balistiques, cette approche n’est désormais plus viable.

Peut-être la meilleure chance de régler le problème à un stade plus précoce se serait-elle jouée immédiatement à la suite de l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. À l’époque, Kim Il-sung – père fondateur de la Corée du Nord – se heurta en effet à un effondrement économique, à un affaiblissement de ses forces armées conventionnelles, ainsi qu’à un isolement diplomatique. Dans des entrevues conduites par Asahi Shimbun et le Washington Times en mars et avril 1992, Kim affirma expressément souhaiter établir des relations diplomatiques avec les États-Unis. Mais les dirigeants américains et sud-coréens refusèrent de répondre à l’invitation de Kim. Leurs idées reçues à l’égard de la Corée du Nord les empêchèrent d’admettre une réalité politique en pleine mutation.

Une autre opportunité a été manquée au cours de la dernière décennie. Si la Corée du Nord avait répondu réciproquement, et dans les temps, à la visite à Pyongyang de l’émissaire américain William Perry en mai 1999, la politique d’engagement du président Bill Clinton auprès du Nord aurait peut-être évolué jusqu’à une volonté de normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. Au lieu de cela, le Nord choisit de tergiverser, n’envoyant son vice-maréchal Jo Myong-rok aux États-Unis qu’en octobre 2000, quasiment à la fin du mandat de Clinton. Quelques mois plus tard, le nouveau président George W. Bush entreprit une politique inverse à celle de Clinton à l’égard de la Corée du Nord.

Je me souviens encore, lorsque j’occupais la fonction de ministre sud-coréen des Affaires étrangères, combien il me fut difficile de convaincre les responsables de l’administration Bush de négocier avec la Corée du Nord au lieu de se contenter d’exercer des pressions dans l’attente d’une capitulation du pays. À l’époque, la Corée du Nord procédait au redémarrage de son installation nucléaire de Yongbyon ainsi que de sa production de plutonium, ce qui renforçait son poids vis-à-vis des États-Unis. Un temps précieux fut gaspillé avant le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006. Et si Bush modifia quelques mois plus tard sa politique à l’égard de négociations bilatérales avec le Nord, le régime de Kim était devenu beaucoup plus obstiné.

Le comportement nord-coréen est depuis devenu encore plus imprévisible. Le torpillage nord-coréen de la corvette sud-coréenne Cheonan et le bombardement de l’île de Yeonpyeong en 2010 constituèrent des événements sans précédent, et soulevèrent des tensions intercoréennes inédites depuis des décennies. Aujourd’hui, à la suite du troisième essai nucléaire nord-coréen, il semble que nous soyons entrés dans la phase la plus précaire à ce jour, le régime ayant déclaré qu’il ne renoncerait jamais à son option nucléaire. Quelles démarches faut-il alors entreprendre ?

La première option consisterait à dissuader toute agression future au travers de la diplomatie. Mais la possibilité d’une dissuasion diplomatique dépendra de la coopération de la Chine, ce qui nécessite que les intérêts vitaux de la Chine en matière de sécurité nationale soient reconnus. La Chine craint non seulement les conséquences sociales et économiques d’une implosion de la Corée du Nord, mais également les conséquences stratégiques d’une réunification – et en particulier la possibilité de voir l’armée américaine, grâce à son alliance avec la Corée du Sud, obtenir un accès aux frontières de son territoire.

Les simples déclarations américaines selon lesquelles les États-Unis n’auraient aucune intention de jouer la carte d’un tel avantage militaire ne sauraient apaiser les craintes de la Chine. Les dirigeants chinois n’ont pas oublié la promesse formulée par les États-Unis auprès du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev selon laquelle la réunification allemande et la transition démocratique en Europe de l’Est ne signifieraient pas pour autant une expansion de l’OTAN vers l’Est. C’est pourquoi un engagement plus concret en matière de sécurité est nécessaire, qui réponde aux inquiétudes profondes de la Corée du Sud. Ce n’est que lorsque sa propre sécurité sera garantie que la Chine sera disposée à s’extraire de la complicité risquée qu’elle entretient avec la Corée du Nord, et qu’elle sera en mesure de mieux contrôler le comportement du Nord.

Mais bien qu’elle soit nécessaire, la coopération de la Chine ne permettra pas à elle seule de résoudre le problème nord-coréen. Une approche globale est nécessaire, qui reconnaisse la rapidité du changement interne au pays, particulièrement dans l’esprit des nord-coréens ordinaires. Pour faire court, les Nord-coréens ne sont plus aussi isolés qu’ils l’étaient autrefois, et ont de plus en plus conscience de leur paupérisation, principalement en raison d’échanges commerciaux plus importants et de connexions plus étroites avec une Chine en plein essor.

Il est nécessaire que ce changement interne soit encouragé, dans la mesure où il s’avérera plus efficace que les pressions externes dans l’influence du comportement du régime. D’un autre côté, un tel encouragement ne doit pas s’effectuer d’une manière qui alimenterait la crainte de la Corée du Nord d’être détruite par des moyens indirects. La récente proposition du président sud-coréen Park Geun-hy de fournir une assistance humanitaire, en dépit de la récente montée des tensions, constitue un pas dans la bonne direction.

La vie des Nord-coréens ordinaires est aussi importante que la sécurité des voisins de la Corée du Nord. Une approche globale est nécessaire, qui soit autant axée sur la dimension humaine que sur la dimension sécuritaire. Reste à savoir si cette approche exigera davantage de clairvoyance et de courage que ce dont sont capables ensemble les dirigeants politiques actuels de Corée du Sud, d’Occident et de Chine.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Yoon Young-kwan, ancien ministre sud-coréen des Affaires étrangères, est actuellement universitaire intervenant à l’Université Libre de Berlin ainsi qu’au Stiftung Wissenschaft und Politik (Institut allemand des affaires internationales et de la sécurité).

Yoon Young-kwa

http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=35335

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Publié par Hermann H Cebert


Rodolphe Jaar Arrêté comme présumé narcotrafiquant à Santo Domingo: Il faudra arrêter les autres conseillers du président Joseph michel Martelly et de Laurent Salvador Lamothe.

28 avril 2013

 

L’homme d’affaires haitien Rodolph Jaar, arreté le jeudi 25 avril à Santo Domingo, rejette les accusations de trafic de stupéfiants portées contre lui par la Drug enforcement administration (DEA), selon l’ avocat de l’interessé.

Les autorités américaines qui ont accusé M. Jaar, connu sous le nom de “Weskey”, de conspiration, indiquent l’homme d’affaires a facilité l’entrée et la distribution de 5 kilos de cocaïne aux Etats-Unis d’Amérique.

Soulignons que Rodolph Jaar a été présenté devant son juge à Miami le lundi 29 avril, dans le cadre de cette affaire. WPC/LM

Après les Brandt maintenant Rodolphe Jaar Arrêté comme présumé narcotrafiquant à Santo Domingo:

Il faudra arrêter les autres conseillers narcotrafiquants, kidnappeurs, zenglendou, bandits légal du président Joseph michel Martelly et de Laurent Salvador Lamothe.

Arrêté comme présumé narcotrafiquant à Santo Domingo, l’haïtien Rodolphe Jaar bénéficie d’une ordonnance de libération

Fils de l’une des familles les plus fortunées du pays, le suspect, sous la menace d’une extradition, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice américaine pour trafic de cocaïne, selon les services narcotiques dominicains

Publié le vendredi 26 avril 2013

La neuvième chambre pénale du district de Santo Domingo a ordonné vendredi la libération de Rodolphe Jaar, un ressortissant haïtien issu d’une riche famille, arrêté la veille sous l’accusation d’implication dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis.

Répondant favorablement à une demande en habeas corpus du prévenu, la juge Rosanna Isabelle Vàsquez Febrillet a pris cette décision en demandant que soient administrées les preuves du statut de présumé narcotrafiquant de M. Jaar tout en admettant qu’il serait recherché par la justice américaine.

Pour la magistrate, l’émission d’un ordre d’arrestation ou d’extradition constituerait une violation de la constitution dominicaine.

La Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD) avait procédé jeudi soir à Santo Domingo à l’arrestation du suspect résidant à Port-au-Prince, mais qui s’était établi momentanément dans la suite d’un luxueux hôtel sur le Malecòn, le grand boulevard de la capitale dominicaine.

« La justice des Etats-Unis accuse M. Jaar de conspiration pour avoir introduit dans ce pays de la cocaïne, selon le mandat d’arrêt 13-20259 délivré contre lui le 18 de ce mois », avait indiqué un communiqué de la DNCD qui coopère étroitement avec l’agence américaine antidrogue (DEA).

Le quotidien El Caribe, qui informe de l’intervention des autorités judiciaires dominicaines dans ce dossier, est resté muet sur la remise en liberté effective ou non de Rodolphe Jaar, issu de l’une des grosses fortunes de la classe d’affaires d’Haïti.

Menacé d’extradition vers les Etats-Unis au moment de son arrestation, l’homme s’était vu confisquer son passeport haïtien, une carte d’identification et une carte de résidence dominicaines ainsi que 60.000 pesos et quelques centaines de dollars.

Vendredi après-midi, il était encore détenu dans la prison préventive de la DNCD en attendant son départ du territoire voisin.

La République Dominicaine et Haïti apparaissent chaque année sur la « liste noire » du Département d’Etat comme pays de transit qui seraient responsables de l’arrivée de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis, l’un des principaux pays consommateurs au monde. spp/Radio Kiskeya

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Publié par Hermann H Cebert


Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide ex président de Haïti (partie 2)

5 mars 2012

 

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Le président Jean-Bertrand Aristide a commis un certain nombre de péchés qui ont contribué à son échec comme président de Haïti. Dans l’article précédent j’avais présenté le parcours de l’ex président Jean-Bertrand Aristide, ses engagements contre le régime dictatorial de jean-claude Duvalier et des militaires puis son arrivée au pouoir. Cependant j’avais surtout fait ressortir son appeti pour parler et trop parler puisqu’il n’avait pas d’un service de communication et de relations publiques. En établissant le lien entre sa vocation de prêtre qui lui a permis de s’intégrer en politique et ses fonctions de président de Haïti, je condensais tout cela en un terme qui lui est familier soit celui des Sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide.  

Loin de m’attaquer à la personne de l’ex président de Haïti qui a été mon professeur lorsque j’étais chez les Salésiens durant lapremière partie de mon secondaire, L’École Nationale des Arts et Métiers, créée par Saint Jean Bosco en particulier la congrégation des Salésiens. J’ai été donc au coeur des discours de l’ex prêtre et l’ex président Jean-Bertrand Aristide qu’il s’agisse de l’écouter trois fois par jour, le matin pour la prière du matin, le midi au moment du dîner et le soir pour la prière du soir en tant que père directeur des affaires académiques et encore parfois chaque dimanche lors des messes dominicales. De plus lorsqu’il était l’invité d’une ou plusieurs émissions de radio je l’écoutais parler toujours.

Le but visé par cette série d’articles est d’offrir aux jeunes et en particulier les jeunes haitiens universitaires ou non, militants ou non une analyse actuelle de l’histoire actuelle de Haïti en vue de pouvoir formuler leur points de vue sur la société à travers les hommes et les femmes qui gèrent, qui ont géré et qui vont géré le pays. Partisant du libre choix en matière du savoir et des connaissances, mes opinions ne sont pas des formules ou de la vérité toute crue, au contraire elles peuvent aider dans la construction d’une opinion personnelle. Ce qui signifie, il faut prendre toujours un peu de distance vis-à-vis de mes opinions afin de ne pas confondre l’arbre avec la forêt. Bien entendu, en tant que témoin et activiste de cette période de l’histoire et tout en m’éfforçant d’être à une certaine distance intellectuelle et analytique, je crois quand bien même que mon point de vue peut toujours être perverti par mes positions de classe ou encore mes positions d’acteur et de spectateur. À chacun donc de faire la part des choses.

Je disais que la première partie de ces sept textes, intitulés Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide  ex président de Haïti, j’avais abordé la nécéssité pour tout homme au pouvoir d’avoir son équipe de communication et des reltions publiques et, les chefs d’État, les ministres, les Premiers ministres devient monter des équipes de communication et de relations publiques afin d’éviter de trop dire ou de ne pas dire assez quand vient le temps de prendre la parole en public. De même il faut que ces hommes et ces femmes politiques prennent l’habitude de déléguer le pouvoir aux experts en ce qui concerne les domaines d’expertises car cela évite les confusions mais surtout cela leur offre un pouoir décisionnel beaucoup plus important celui de décider et de trancher qui caractérise leur fonction d’autorité.

Dans cette deuxième partie j’entends amortir une réflexion sur la Vision de Aristide sur les organisations. En effet, à première vue, on pouvait dire sans hésitation, lorsque l’on considère le parcour qu’il a eut pour devenir président de Haïti, que l’ex président Aristide estquelqu’un qui croit que pour changer un pays ça prend des organisations et du coup croire également qu’il aime les organisations. Il est vrai que l’ex prêtre-président est issu des masses populaires et que c’était des organisations qui ont soutenu et organisé sa campagne électorale afin de devenir présdent. Il est également vrai que le Président invitait les jeunes à s’organiser et monter des structures avant et pendant ses deux mandats comme président. Cependant les organisations qu’elles soient Parti Politique, syndicat, ou populaires ou universitaires et professionnels, n’ont pas eu la bonne cote du côté du prêtre président. Le président Aristide n’y croyait nullement aux supports des organisations dans la réussite de ces deux mandats et d’ailleurs il se voyait et se considérait toujours comme un Prêtre c’est-à-dire celui qui dirige sa paroisse et sa chapelle. En fait ce que j’essaye de dire c’est que les prêtres habituellement ne partagent pas leur autel et qu’ils sont les seuls à précher et qui détiennent le savoir de la vérité divine.

Dès la proclamation de la victoire électorale comme président de Haïti, des rumeurs courraient et faisaient croire que le prêtre président allait se dissocier des différents groupes et groupucules qui ont participé à sa victoire et de fait, moins d’un mois après son entreé en fonction comme président l’ex prêtre-président Jean-Bertrand Aristide a annoncé son divorce avec les tous les groupes qui lui ont conduits au pouvoir en annoçant la création de sa propre organisation politique lavalas mais, compte tenu de la composition intellectuelle et idéologique qui allait caractériser cette nouvelle organisaton qu’il aura donner naissance, peu a peu selon sa vision pastorale de toute organisation, le prêtre devenu président se dissocia également de l’organisation politique de lavalas pour plus tard trouver une nouvelle organisation qui aura un nom chère à l’église celui de la famille lavalas.

Devons-nous retenir que le président Jean-Bertrand Aristide est quelqu’un qui croit dans les organisations parce qu’il était devenu président grâce à la force des organisations de tout genre de la société civile qu’il s’agissent des Partis Politiques, des Syndicats, des Comités de Quartier, des Associations de jeunes, d’Étudiants, des droits de l’homme, de petits commerçants ou de professionnels le président Jean-Bertrand Aristide ne peut pas se permettre de dire que durant ses règnes qu’il les avait aidé à se renforcer. Au contraire, il voulait toujours avoir toutes ces organisatins sous son contrôle et sous son leadership. Il ne croit pas à la diversité de points de vue pas plus qu’il ne croyait non plus que plusieurs organisations peuvent travailler de façon intellectuelle et idéologique ensemble vers un même objectif sans se regrouper sous une seule bannière. Donc le président Jean-Bertrand Aristide ignorait et à la limite répugnait toute idée d’une unitié dans la diversité et, il préférait s’entourer de plusieurs flatteurs qui l’honnorait en sa présence mais qui faisaient tout pour le détruire dans son dos. Il choisissait ses ennemis car eux ils pouvaient lui offrir la nourriture qui plaisait à son égo. Il ne croyait pas non plus dans l’intelligence des autres voilà pourquoi il refusait de croire à l’action et à l’organisation des autres.

Durant son premier exil, demandait souvent au peuple de s’organiser et il lui demandait même de pratiquer une résistance pacifique or pour que le peuple puisse pratiquer cette résistance il fallait bien de véritables organisations avec des leaders responsables capables de prendre des initiatives pour maintenir la résistance en vue de garder l’opinion nationale et internationale alertes de la résistnce du peuple et son désir d’un rétour sans conditions de leur président. Comment maintenir des actions pacifiques s’il n’y a pas d’organisations pour organiser la iolence populaires qui risquent toujours de bifurquer soit à cause de la violence d’un pouvoir en place soit à cause de la capacité même du peuple à attendre dans les moments de doute et de désespoir. Ça prenait donc de leaders engagés, résponsables, convaincus mais surtout organisés pour assurer la victoire finale. Toutes ces situations demandaient de l’organisation et de gens organisés cependant même après son premier retour, les prêtre président n’y croyait toujours pas qu’il était retourné dans son pays parce qu’il y avait des gens, des leaders communautaires qui avaient de l’initiative, qui étaient proactifs mais également convaincus qu’ils pouvaient avec les moyens du bord sans aucune communication avec une source centrale exercer de véritables pression pour son retour au pouvoir et dans le pays. Malgré le fait que le prêtre-président n’ait fait véritablement aucun effort pour suppoter ni à travers ses propres réseaux ni non plus à travers des liens externes pour encourager ou aider les groupes organisés qui defendaient son retour au pays. Évidemment avec son deuxième retour au pays, qui lui a permis de séjourner dans le pays de Nelson Mandela, il semble qu’il a peut-être apris quelque chose qu’il aurait du savoir bien avant celui de l’importance des organisations dans une lutte. En disant qu’il s’intéresse à l’Éducation, il est fort probable qu’il s’est déjà mis au travail à encourager les jeunes et la société en générale à bien s’organiser en vue de bien se préparer pour les changements qui s’annoncent dans le pays.

J’aime répéter les propos du Docteur Rony Durand lorsqu’il disait que le développement est un pari sur structure et aujourd’hui plus que jamais Haïti a besoins de groupes organisés pour mettre en place ces strucures. C’est également un pari sur l’humain c’est-à-dire un pari sur l’homme Haïtien en ce sens c’est d’abord et avant sur l’homme haïtien que tout leaders responsable doit miser pour sortir ce pays de son ignorance et de cette misère. Je ne connais pas un seul jeune leader actuel qui a pu bénéficier d’un quelconque apport de Aristide durant ses deux mandats et pourtant il y en avait qui aurait pu aller étudier dans les grandes uniersités afin d’être prêts pour le prochain grand rendez-vous du pays avec l’histoire. Les mulâtres qui sont actuellement au pouvoir avec l’arrivée de Joseph Michel Martelly et qui ne croient dans la devise nationale de Haïti L’Union Fait la Force et d’ailleurs ils n’ont jamais cru dans cette nécéssité nationale ne resteront pas toujours au pouvoir et tôt ou tard il faut l’alternance de goupes organisés au pouvoir dans le pays. Pour qu’il y ait cependant cette continuité démocratique il faut bien que les grands groupes d’intérêts et politiques s’organisent partout s le pays. Et, je crois que le dernier Jean-Bertrand Aristide revenu de son exil est ce professeur qui a appris avec ses maîtres et avec ses élèves en vue d’enseigner justement ce qu’il faut enseigner aux générations actuelles pour les chngemens de demain. Il doit rechercher et trouver des bourses d’études, commander des séminaires de formation pour préparer une nouvelle génération de leaders communautaires que le pays a grandement besoin. Si tout avait été fait depuis déjà vingt et un an soit depuis 1991, actuellement les besoins existentiels n’auraient pas conduit toute une génération à s’exiler volontairement à l’étranger.

à suivre…..

Hermann Cebert

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Publié par Hermann H Cebert


Le Président de Haïti, Michel Joseph Martelly a été piqué par un virus extrêmement mortel: des experts de la CIA auraient en leur possession l’antidote

27 février 2012

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

 

 

Après les festivités carnavalèsques qui ont duré trois jours, le président Joseph Michele Martelly a eu une rencontre extrêmement explosive avec son Premier Ministre Gary Conille que le président de la république aurait traité de Sousou, de Reste-avec vu que ce dernier ait pu réclamer de la part du chef de l’État une certaine distance vis-à-vis des régimes de Gauche de l’Amérique Latine compte tenu que de tels rapprochements inquietteraient terriblement les intérêts de La Maison Blanche. De plus, il semblerait même que l’ex-Premier Ministre aurait reçu pour mission de desabiliser la fragile popularité dont jouit le Président de la république et de ce fait, l’ex premier Ministre aurait trouvé des appuis auprès de la Maison Blanche pour faire campagne afin de se préparer à devenir le principal représentant de l’extrême-droite haïtienne.

 Il est que tout le monde savait déjà de Gary Conille un commandeur choisi par Bill Clinton et imposé par l’ONU sous la gouverne de Ban Ki Moon cependant à constater qu’il n’avait pas non plus de Caractère pour dire aux Américains et à ses Patrons que s’ils ne voulaient pas voir le Président Michel Martelly s’accrocher le regard aux mains de Raoul Castro et de Hugo Chavez, il faut bien que les États-Unis commence à accorder une aide massive à Haïti.

S’il est vrai, selon semble-t-il ce qui aurait été dit entre le Président Michel Martelly et l’ex Premier Ministre Gary Conille, que le Président aurait été piqué par un Virus Extrêmement Mortel du Gauchisme et du Socialisme de Chavez et de Castro, du fait que le président aurait délibérément  affirmé à son ex Premier Ministre que si la Maison Blanche ne décaisse aucun fonds, il n’hésiterait pas à pencher vers la gauche pour en faire d’haïti Un Autre Cuba dans les Caraïbes.

Comment comprendre une telle hypothèse de l’origine de la vériable nature du conflit qui aurait sans compromis pousser ces deux hommes à mettre fin à leur collaboration? L’ex Premier Ministre Gary Conille aurait-il vraiment une chance de se faire un nom sur la scène politique nationale haïtienne? Le Président Martelly aurait-il véritablement des tendances de Gauche pour imposer aux yeux des américains un régime socialiste avec seulement l’aide de Castro et de Chavez?

Avant d’engager notre analyse, nous devons nous rappeler de plusieurs mandats qu’avaient plusieurs hommes de mains des administrations américaines comme par exemple ceux qu’avait Marc Louis Bazin et de Lesly Delatour qui consistaient à liquider les biens publics et la libéralisation de l’économie haïtienne. Ces deux individus avaient beaucoup de suppoorts bien que ni l’un ni l’autre n’était parvenu à se faire accepter ni non plus à devenir président du pays. Il y a eu également Gérard Latortue et Bellerive qui en tant que commandeurs délégués par la maison blanche ne se sont pas véritablement imposés sur la scène politique bien que, d’un autre côté ont pu à eux-seuls transformer le consommateur et le ménage haïtien en de véritables consommateurs nord-américains grâce à leurs politiques inflationnistes.

De ce qui précède, il convient d’admettre que depuis l’occupation américaine de 1915 que nous allons tristement commémorer dans trois ans, les américains plus précisément, les administrations américaines ont toujours imposés leur volonté sur les hommes et les femmes qui ont et qui doivent diriger le pays. Ils ont supporté les différents coup d’État survenus et orchestrés dans le pays, ils ont supporté et imposé l’exil de nos chefs d’État, ils ont choisi et imposé des Premiers Ministres et des Ministres, bref tout cela montre clairement qu’il ne serait pas non plus impossible que l’ex premier ministre Gary Conille n’en pouvait pas être lui non plus un autre pion de l’admistration de Barak Obama sous la vigilance de Bill Clinton Le Commandeur-Gouverneur.

Que le Président de la République ait ou non traité l’ex premier ministre de Sousou des Américains ou encore de Reste-avec deux termes assez humiliants pour s’adresser à son Premier Ministre qui aurait tout aussi refusé de mettre en place des structures pour la création de l’aide sociale avec les argents promis par le Vénézuela et Cuba. Entre l’attentisme que réclamerait l’ex premier ministre concernant l’aide américaine et que l’administration d’Obama aurait été consternée par une approche socialiste du président de la république en ce qui concerne la gestion du fonds social proposé par les régimes de gauche de Castro et de Chavez et un virement vers la gauche de Martelly sous menace d’être liquidé par la maison Blanche, nous pensons que les deux protagonistes, Le président Michel Martelly et son ex Premier Ministre,  doivent ouvertement s’expliquer sur leurs véritables intérêts pour ce pays.

D’un autre côté il serait susceptible de comprendre les doutes de l’administration américaine ainsi que quelques hauts fonctionnaires de la CIA en ce qui concerne les glissements possibles du chef de l’état Haïtien, son Excellence Monsieur MIchel Joseph Martelly compte tenu de ses agissements et de ses comportements lors de ses rencontres et de ses visites et participations aux cotés des leaders de gauche comme Chavez et Castro par le fait que ses anthousiasmes étaient si visibles et qu’ils ne se cachait d’exprimer ses joies et ses contentements de pouoir serrer les mains de ces leaders qui continuent de tenir à plusieurs égards têtes aux américains lors de ses rencontres historiques régionales et internationales.  Le manque d’expérience du président pourrait dont être interprété comme signe que si les américains ne surveillent pas le président de près, Chavez et Castro pourraient avec ses carottes influencer le discours et les actions du président Martelly. Il est évident que si telle était le raisonnement de ces experts de la CIA et des conseillers de la maison Blanche on comprendrait pourquoi la Maison Blanche a toujours été si éloignée des réalités sociologiques et psychologieque du peuple Haïtien.

De même il faut constater les satisfactions du Président Martelly lorsqu’il arrive à annoncer une bonne nouvelle à la population. Qu’il s’agisse de l’ouverture de la Minoterie avec les PDG de banques privées, de l’aide du canada pour les populations sous les tentes, de la remise des maisons aux victimes de tremblement de terre, partout et à toutes ces actions sociales, le président était toujours très heureux de pouvoir faire quelque chose quand bien même qu’il avait une vision d’extrême droite du pays. Même les conseillers du président ne peuvent lui en vouloir d’être ce qu’il devait être compte tenu de ses origines sociales et populaires. Certains proches du président rapportent même que Sweet Micky aurait confié à eux qu’il croit avoir été choisi pour mettre le pays sur ses rails dès son premier mandat et de ce fait qu’il aurait même pensé à se faire acclamé et plébicité pour devenir Roi Joseph Michel Martelly Premier. Sachant qu’Haïti selon une vision  américaine du pays est un laboratoire où toutes les expériences sont possibles nous craignons simplement que de telles folies puissent s’emparer du chef de l’État. Toutefois comme nous essayons de l’analyser, il y a de véritables doutes chez les américains sur les objecifs réels du président compte tenu des conseillers comme Bill Clinton et de certains hauts fonctionnaires de la CIA auraient voulu que le président se méfie d’amener des projets sociaux dans le pays bien que cela soit une bonne chose pour atténuer la misère de la grande majorité de la populaion qui vit en de-ça de la pauvreté.

Le Président Joseph Michel Martelly ne peut d’aucune façon être reconnu comme un Socialiste voire partager certaines convictions de Gauche comme semble-il vouloir le faire croire des rumeurs proches de l’ex Premier Ministre Gary Conille probablement un membre actif de la CIA. Cette rumeur doit être prise avec des pincettes bien qu’elle puisse nous cacher davanage de choses beaucoup plus importantes à savoir par l’opinion publique nationale et internationale. En tant que Chef du gouvernement, Gary Conille aurait beaucoup plus intérêt à garder son poste s’il s’agissait véritablement de la cause véritable de son desaccord avec le chef de l’État. De même, s’il s’agissait également du séparation à cause des contrats de Bellerive aux entreprises de la République Dominicaine, là encore ce serait enfantin de la part du premier ministre et de tous les experts de la maison blanche puisque d’un côté nombreuses entreprises dominicaines qui ont bénéficié de ces projets appartiennent à certains haïtiens qui avaient expatrié leurs entreprises vers la république dominicaine en vue de punir les régimes lavassiens jugés trop à gauche sur le plan économique.

Tout compte fait, nous devons attendre avant de savoir les véritables raisons qui ont poussé Gary Conille à démissionner de son Poste de Premier Ministre. Serait-il problable que la maison blanche anticipe l’après Joseph Michel Martelly en demandant au premier ministre Gary Conille de démissionner et tout en demandant au Chef de l’État d’ouvrir le pouoir immédiatement aux lavalassiens et à Aristide en particulier en leur proposant, ces lavalassiens de choisir eux-mêmes un Premier Ministre que Michel Martelly Accepterait avec un peu d’hésitation pour amuser la galerie dans le but Unique de les avilir et de les détruire comme le président l’avait fait avec Manno Chalmay lorsqu’il l’avait mis dehors à coup de pied au sein de son cabinet de conseillers.

Des de côtés des tendances idéologies que pourraient être les lavalassiens de Jean-Bertrand Aristide et de la droite de Joseph Michel Martelly, cela aurait été des gâchis énormes puisque ni l’un ni l’autre n’aurait été sorti gagnant de ce jeu politique qu’ils ne maitriseraient pas. Ils se seraient tous deux sous influence et sous contrôle des agents de la CIA et des fonctionnaires et conseillers de la Maison Blanche. Ce que le pays a véritablement besoin c’est deux ou trois Grands groupes ou Partis politiques forts qui se compétitionnenent pour la prise du pouvoir avec des projets d’institutionalisation du pays et du développement du pays. Que de petits agents de la CIA manipulent les acteurs politiques haïtiens doit être vus et compris par la population haïtienne comme des stratégies pour inviter les puissances impériales à venir Occuper le Pays.

Dans les prochains articles je présenterai quelques mesures à prendre pour dynamiser l’économie de Haïti sans engager de dépenses. De même je ferai une analyse du sentiment de culpabilité qui ronge l’homme haïtien et qui contamine ses croyances. Et également je poursuivrai avec mes analyses à la fois sur les sept péchés capitaux de l’ex président Jean-Bertrand Aristide puis conclure sur les machines de Communication des Juifs dans le monde.

Bonne lecture à tous et n’oubliez jamais de faire des échanges de liens quand vous utilisez mes textes. Merci à ceux qui m’encouragent à poursuivre ces écritures.

Hermann Cebert

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Publié par Hermann H Cebert