Un mandat d’arrêt contre Jovenel Moïse pour corruption et blanchiment d’argent par la justice américaine

4 septembre 2017

Selon les toutes dernières informations que nous aurions reçus concernant les membres du gouvernement haïtien, il y aurait Un mandat d’arrêt contre Jovenel Moïse pour corruption et blanchiment d’argent par la justice américaine.

De plus, selon cette même information, l’ancien président Joseph Michel Martelly qui serait en visite actuellement aux États-Unis aurait été interrogé par les douaniers américains afin de déterminer son implication auprès et avec son poulain Jovenel Moïse dans le cadre des diverses malversations du pouvoir en place.

Évidemment, comme toujours, L’ex président aurait renié du revers de la main son implication dans l’ensemble des fraudes et des malversations de son ami Jovenel Moïse qui devra avec sa femme répondre au différentes accusations que la justice américaine auraient contre eux.

Tout le monde en effet a bien compris que plusieurs ministres du gouvernement avaient été mis à l’écart à la fois par le président Jovenel Moise lui-même que par le premier ministre Guy-jacques Lafontant.

Cependant son ce qui circule auprès de plusieurs ministres congédiés, ces derniers auraient été congédiés parce qu’il y a un gros vol mal distribué entre les ministres et le président ainsi que le premier ministre.

À ce propos, les ministres congédiés auraient contesté les sommes astronomiques encaissées par le président et par plusieurs autres ministres et de ministres du gouvernement en place.

Voilà pourquoi, actuellement, on parle d’une somme de 666 millions de dollars que l’équipe au pouvoir aurait volé des fonds publics et incluant des montants accordés par le gouvernement dominicain à l’équipe au pouvoir.

Par ailleurs, il est également bruit que des cargaisons de drogues seraient entrées au pays sous le contrôle du président Jovenel Moïse et cela lui aurait permis de récolter plus de 297 millions de dollars américains.

Nous espérons seulement que la justice ouvrira ses enquêtes et mettre les criminels en prison.

Hermann Cebert


Qui financent la violence et la misère en Haïti: les familles les plus riches de Haïti

3 avril 2015

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Je remercie tous mes fidèles lecteurs qui ne cessent de grossir chaque jour et qui m’ont fait part de leurs commentaires et de leurs questions et,  j’en profite aujourd’hui pour répondre à certaines de ces questions. À ceux qui se demandent si je suis contre les gens riches de Haïti et de la bourgeoisie, je leur répond non.

Je ne suis pas contre ces gens-là cependant, je suis contre leurs pratiques commerciales et leurs idéologies de haine raciale et commerciale sans oublier leurs appétits pour la violence et la terreur qu’ils ne cessent de financer à travers les complots d’assassinats et de coup d’état politique et économique dans le pays.

Je suis pour un capitalisme national mais responsable socialement en termes de répartitions de richesses compte tenu que l’état est un très mauvais répartiteur de richesses dans le pays.

De plus je conçois mal un capitalisme qui s’articule autour de la violence mafieuse et du monopole archaïque et rétrograde par conséquent, je suis pour un capitalisme national où la concurrence et les règles font loi comme cela se pratique dans les pays développés.

Je suis pour une pluralité de leaders d’hommes et de femmes d’affaires venant de partout dans le monde désireux de faire prospérer le pays en vue d’améliorer la qualité et les conditions de vie de tous les haïtiens puisque le pays possède assez d’atouts pour permettre à quiconque de prospérer en affaires tout en jouissant de notre climat enchanteur et envié.

Espérant avoir répondu sans détours à cette qui préoccupait plusieurs de mes lecteurs, j’espère que chaque lecteur continuera de me faire parvenir leurs questions et il me fera toujours un plaisir immense de les répondre. Merci, bonne lecture à tout un chacun.

Dans cet article j’aborde la question du projet d’extermination de tous les Haïtiens par les familles les plus riches de Haïti. Selon mon constat, si les riches continuent de pratiquer le modèle économique de type féodal qu’ils ont présentement, il est fort probable que d’ici cinq à dix ans d’assister à l’extermination pure et simple de tous les haïtiens.

En fait pour bien comprendre cette constatation  et l’affirmation qui la complète, il faut se référer au taux de chômage grandissant dans le pays, au taux d’inflation galopante imposée par les philosophies commerciales de la bourgeoisie commerciale du pays et également, il faut se référer aux actions souterraines en matière des sources de financement des régimes de terreurs dans le pays.

Tous les experts et chercheurs internationaux admettent quasi unanimement que la bourgeoisie de Haïti est l’une des bourgeoisies les plus réactionnaires du monde. Elle ne produit quasiment rien en terme de biens industriels et agricoles et, elle pratiques un capitalisme archaïque et féodal.

Elle possède des monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays sans oublier la haine qu’elle éprouve pour tout le peuple Haïtien.

Cette bourgeoisie n’entretient aucun lien de fraternité avec le reste de la population et le plus souvent les membres de cette bourgeoisie préfèrent s’accoupler entre eux au lieu de se mêler avec la population locale du pays.

Il est vrai que la production agricole et industrielle ont diminué terriblement en Haïti au cours de ces vingt dernières années à cause des problèmes politiques.

Cependant tout le mal actuel du pays ne vient pas seulement des groupes politiques bien que ces derniers aient pu faire preuve d’un  manque  flagrant de leadership et de responsabilité durant cette longue et triste période politique dans le pays.

Durant ces deux dernières décennies les troubles politiques ont été majoritairement supportés et financés par les élites écoomiques et financières du pays: les cinq familles les plus riches du pays ont financé les régimes de terreur en vue de combattre toute volonté de changement social, économique et politique parce que voulant conserver leurs monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays.

De même, les familles riches du pays ont profité pour fermer leurs entreprises dans le pays jusqu’à diminuer leurs investissements réels dans le pays préférant pratiquer la mise en sac ou l’emballage puisque cette catégorie d’affaires leur est devenue plus rentable.

Si autrefois, les hommes et femmes d’affaires de Haïti faisaient de la sous-traitance pour les compagnies Nord-Américaines, depuis plus de vingt ans, ces derniers ont préféré acheter ce qu’ils produisaient autrefois pour ne pratiquer que l’emballage.

 En fait malgré ce changement de spécialisation qui auraient dû être plus circonstancielle diraient certains selon une certaine approche de réalisme d’affaires, cette nouvelle activité est plutôt devenue leur principale activité de production affaiblissant ainsi les capacités productives du pays.

Les industriels et les commerçants de Haïti important de plus en plus les denrées en vrac deviennent  tout à coup de simples acheteurs et transformant pour ainsi dire tout le pays en une porcherie où le peuple est considé comme du bétail que les  commerçants doivent nourrir avec les biens importés.

Les commerçants de Haïti sont les seuls au monde à augmenter les prix des biens non en fonction des réalités du marché international et des variations des prix internationaux mais comme bon leur semble.

Ils commande le moindrement possible. Ils cachent les biens pour créer une rareté artificielle  puis, après trois, six ou douze mois, ils remettent les mêmes produits sur le marché avec des augmentations extrêmement élevées.

Ils ne se soucient pas de la qualité des produits puisqu’ils sont les seuls importateurs, le peuple n’a aucun choix que de consommer ces produits avariés.

De cette pratique commerciale, il en résulte la chèreté de la vie et des taux d’inflations qui défient l’entendement.

En l’espace de seulement deux ans, soit après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé complètement plusieurs régions du pays, les prix des produits de première nécessité ont connu des hausses variant de 12% à 43% alors que sur le marché iternational les variations sont nettement en dessous de celles enregistrées en Haïti.

Évidemment, il ne faut pas négliger les différentes augmentations de prix que les commerçants avaient déjà appliqués sur les produits et les services qu’ils offrent sur le marché local. En effet, de 199o 2010 qui a marqué l’arrivée d’un sentiment et d’une volonté de changement dans le pays, les prix des biens de première nécessité avaient connu des augmentations de 1200%  alors que tous ces biens avaient été importés de l’étranger ou les augmentations n’avaient pas dépassées 100%.

La bourgeoisie de Haïti est anti-productive elle d’abord et avant tout une bourgeoisie de consommation qui importe tout de l’étranger et  se faisant elle procède à l’extermination pure et simple de l’ensemble du peuple haïtien.

Cette bourgeoisie étrangle volontairement tout un peuple obligé de s’agénouiller pour se ouvrir, se vêtir et s’abriter et de ce point de vue il implique que chaque haïtien a le devoir de se révolter contre cette bourgeoisie qui l’extermine à petits feux mais sûrement.

Plusieurs se demandent avec raisons de juger les criminels notoires comme jean-claude duvalier mais personne, y compris les journalistes engagés, n’osent soulever la question d’un jugement au criminel de ceux qui pillent les richesses du pays et qui l’extermine.

Oui, si personne ne se soulève contre les agissements de cette bourgeoisie, ce sont tous les haïtiens vivant dans le pays qui risquent d’être exterminé par cette bourgeoisie assoiffée de sang et de richesse.

Les bourgeois de Haïti doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays et ils doivent s’identifier au pays et éprouver au moins un certain nationalisme à défaut d’un nationalisme tout court. Il est intolérable de les voir laisser le pays s’éffondrer à cause de leur éloignement avec le peuple et le pays.

Hermann cebert

Voici un tableau des différentes variations des prix des biens de premières écessités trouvé sur le site de radio métropole de haïti:

Mardi, 20 avril 2010 10:24

Haïti: Les prix du marché, toujours trop haut

Le volume du riz importé a augmenté au cours des deux dernières semaines à Port-au-Prince. Toutes les marques de riz qui ont été vendus dans le commerce avant le tremblement de terre se trouvent maintenant sur le marché de la Croix-des-Bossales.

Les prix des haricots noirs et du riz importé ont diminué sur le marché de la Croix-des-Bossales ces deux dernières semaines, toutefois les prix restent haut par rapport au prix du marché avant le séisme du 12 janvier. La baisse des prix du riz importé observé cette semaine est en partie due à la diminution des prix du riz sur le marché international.

Sur les marchés de Port-au-Prince et jacmel, l’observatoire des prix constate que malgré le volume d’aide alimentaire et à part quelques exceptions, le prix des produits alimentaire, depuis le séisme du 12 janvier ne cesse d’augmenter même si l’on constate un léger ralentissement de la hausse des prix.

Prix du marché à Croix-des-Bossales (Port-au-Prince)

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 135 Gdes (+ 13%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 240 Gdes – le 12 mars 200 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 180 Gdes – le 12 mars 225 Gdes (+ 25%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 170 Gds – le 12 mars 150 Gdes (-12%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 80 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+ 25%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+ 25%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 70 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+43%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+25%)
Sel Avant le séisme 20 Gdes – le 12 mars 20 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 130 Gdes – le 12 mars 150 Gdes (+15%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 120 Gdes – le 12 mars 125 Gdes (+4%)
L’huile de cuisine (alberto et Rika) 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (0%)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 12 Gdes – le 12 mars 12 Gdes (0%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 600 Gdes – le 12 mars 700 Gdes (+17%)

Prix sur le marché de Jacmel

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 132 Gdes – le 12 mars 150Gdes (+ 14%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 360 Gdes – le 12 mars 300 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 210 Gdes – le 12 mars 240 Gdes (+ 14%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 150 Gds – le 12 mars 195 Gdes (+30%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+ 33%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 72 Gdes (+ 20%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+33%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (0%)
Sel Avant le séisme 45 Gdes – le 12 mars 45 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 150 Gdes – le 12 mars 180 Gdes (+20%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 132 Gdes – le 12 mars 144 Gdes (+9%)
L’huile de cuisine Alberto 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 265 Gdes (+6 %)
L’huile de cuisine Rika 1 Gal Avant le séisme 275 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (-9 %)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 13 Gdes – le 12 mars 15 Gdes (+ 20%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 300 Gdes – le 12 mars 350 Gdes (+17%)

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_econ_fr.php?id=17585

à suivre

Hermann Cebert


Les Familles extrêmement Riches de Haïti sont en Train d’Exterminer les Haïtiens: L’extermination des haïtiens prévue Dans 5 ans ou 10 ans encore

3 avril 2015

Je remercie tous mes fidèles lecteurs qui ne cessent de grossir chaque jour et qui m’ont fait part de leurs commentaires et de leurs questions et,  j’en profite aujourd’hui pour répondre à certaines de ces questions. À ceux qui se demandent si je suis contre les gens riches de Haïti et de la bourgeoisie, je leur répond non. Je ne suis pas contre ces gens-là cependant, je suis contre leurs pratiques commerciales et leurs idéologies de haine raciale et commerciale sans oublier leurs appétits pour la violence et la terreur qu’ils ne cessent de financer à travers les complots d’assassinats et de coup d’état politique et économique dans le pays.

Je suis pour un capitalisme national mais responsable socialement en termes de répartitions de richesses compte tenu que l’état est un très mauvais répartiteur de richesses dans le pays. De plus je conçois mal un capitalisme qui s’articule autour de la violence mafieuse et du monopole archaïque et rétrograde par conséquent, je suis pour un capitalisme national où la concurrence et les règles font loi comme cela se pratique dans les pays développés.

Je suis pour une pluralité de leaders d’hommes et de femmes d’affaires venant de partout dans le monde désireux de faire prospérer le pays en vue d’améliorer la qualité et les conditions de vie de tous les haïtiens puisque le pays possède assez d’atouts pour permettre à quiconque de prospérer en affaires tout en jouissant de notre climat enchanteur et envié.

Espérant avoir répondu sans détours à cette qui préoccupait plusieurs de mes lecteurs, j’espère que chaque lecteur continuera de me faire parvenir leurs questions et il me fera toujours un plaisir immense de les répondre. Merci, bonne lecture à tout un chacun.

Dans cet article j’aborde la question du projet d’extermination de tous les Haïtiens par les familles les plus riches de Haïti. Selon mon constat, si les riches continuent de pratiquer le modèle économique de type féodal qu’ils ont présentement, il est fort probable que d’ici cinq à dix ans d’assister à l’extermination pure et simple de tous les haïtiens.

En fait pour bien comprendre cette constatation  et l’affirmation qui la complète, il faut se référer au taux de chômage grandissant dans le pays, au taux d’inflation galopante imposée par les philosophies commerciales de la bourgeoisie commerciale du pays et également, il faut se référer aux actions souterraines en matière des sources de financement des régimes de terreurs dans le pays.

Tous les experts et chercheurs internationaux admettent quasi unanimement que la bourgeoisie de Haïti est l’une des bourgeoisies les plus réactionnaires du monde. Elle ne produit quasiment rien en terme de biens industriels et agricoles et, elle pratiques un capitalisme archaïque et féodal. Elle possède des monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays sans oublier la haine qu’elle éprouve pour tout le peuple Haïtien. Cette bourgeoisie n’entretient aucun lien de fraternité avec le reste de la population et le plus souvent les membres de cette bourgeoisie préfèrent s’accoupler entre eux au lieu de se mêler avec la population locale du pays.

Il est vrai que la production agricole et industrielle ont diminué terriblement en Haïti au cours de ces vingt dernières années à cause des problèmes politiques. Cependant tout le mal actuel du pays ne vient pas seulement des groupes politiques bien que ces derniers aient pu faire preuve d’un  manque  flagrant de leadership et de responsabilité durant cette longue et triste période politique dans le pays.

Durant ces deux dernières décennies les troubles politiques ont été majoritairement supportés et financés par les élites écoomiques et financières du pays: les cinq familles les plus riches du pays ont financé les régimes de terreur en vue de combattre toute volonté de changement social, économique et politique parce que voulant conserver leurs monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays.

De même, les familles riches du pays ont profité pour fermer leurs entreprises dans le pays jusqu’à diminuer leurs investissements réels dans le pays préférant pratiquer la mise en sac ou l’emballage puisque cette catégorie d’affaires leur est devenue plus rentable. Si autrefois, les hommes et femmes d’affaires de Haïti faisaient de la sous-traitance pour les compagnies Nord-Américaines, depuis plus de vingt ans, ces derniers ont préféré acheter ce qu’ils produisaient autrefois pour ne pratiquer que l’emballage.

 En fait malgré ce changement de spécialisation qui auraient dû être plus circonstancielle diraient certains selon une certaine approche de réalisme d’affaires, cette nouvelle activité est plutôt devenue leur principale activité de production affaiblissant ainsi les capacités productives du pays.

Les industriels et les commerçants de Haïti important de plus en plus les denrées en vrac deviennent  tout à coup de simples acheteurs et transformant pour ainsi dire tout le pays en une porcherie où le peuple est considé comme du bétail que les  commerçants doivent nourrir avec les biens importés.

Les commerçants de Haïti sont les seuls au monde à augmenter les prix des biens non en fonction des réalités du marché international et des variations des prix internationaux mais comme bon leur semble. Ils commande le moindrement possible. Ils cachent les biens pour créer une rareté artificielle  puis, après trois, six ou douze mois, ils remettent les mêmes produits sur le marché avec des augmentations extrêmement élevées. Ils ne se soucient pas de la qualité des produits puisqu’ils sont les seuls importateurs, le peuple n’a aucun choix que de consommer ces produits avariés. De cette pratique commerciale, il en résulte la chèreté de la vie et des taux d’inflations qui défient l’entendement.

En l’espace de seulement deux ans, soit après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé complètement plusieurs régions du pays, les prix des produits de première nécessité ont connu des hausses variant de 12% à 43% alors que sur le marché iternational les variations sont nettement en dessous de celles enregistrées en Haïti. Évidemment, il ne faut pas négliger les différentes augmentations de prix que les commerçants avaient déjà appliqués sur les produits et les services qu’ils offrent sur le marché local. En effet, de 199o 2010 qui a marqué l’arrivée d’un sentiment et d’une volonté de changement dans le pays, les prix des biens de première nécessité avaient connu des augmentations de 1200%  alors que tous ces biens avaient été importés de l’étranger ou les augmentations n’avaient pas dépassées 100%.

La bourgeoisie de Haïti est anti-productive elle d’abord et avant tout une bourgeoisie de consommation qui importe tout de l’étranger et  se faisant elle procède à l’extermination pure et simple de l’ensemble du peuple haïtien. Cette bourgeoisie étrangle volontairement tout un peuple obligé de s’agénouiller pour se ouvrir, se vêtir et s’abriter et de ce point de vue il implique que chaque haïtien a le devoir de se révolter contre cette bourgeoisie qui l’extermine à petits feux mais sûrement.

Plusieurs se demandent avec raisons de juger les criminels notoires comme jean-claude duvalier mais personne, y compris les journalistes engagés, n’osent soulever la question d’un jugement au criminel de ceux qui pillent les richesses du pays et qui l’extermine.

Oui, si personne ne se soulève contre les agissements de cette bourgeoisie, ce sont tous les haïtiens vivant dans le pays qui risquent d’être exterminé par cette bourgeoisie assoiffée de sang et de richesse. Les bourgeois de Haïti doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays et ils doivent s’identifier au pays et éprouver au moins un certain nationalisme à défaut d’un nationalisme tout court. Il est intolérable de les voir laisser le pays s’éffondrer à cause de leur éloignement avec le peuple et le pays.

Voici un tableau des différentes variations des prix des biens de premières écessités trouvé sur le site de radio métropole de haïti:

Mardi, 20 avril 2010 10:24

Haïti: Les prix du marché, toujours trop haut

Le volume du riz importé a augmenté au cours des deux dernières semaines à Port-au-Prince. Toutes les marques de riz qui ont été vendus dans le commerce avant le tremblement de terre se trouvent maintenant sur le marché de la Croix-des-Bossales.

Les prix des haricots noirs et du riz importé ont diminué sur le marché de la Croix-des-Bossales ces deux dernières semaines, toutefois les prix restent haut par rapport au prix du marché avant le séisme du 12 janvier. La baisse des prix du riz importé observé cette semaine est en partie due à la diminution des prix du riz sur le marché international.

Sur les marchés de Port-au-Prince et jacmel, l’observatoire des prix constate que malgré le volume d’aide alimentaire et à part quelques exceptions, le prix des produits alimentaire, depuis le séisme du 12 janvier ne cesse d’augmenter même si l’on constate un léger ralentissement de la hausse des prix.

Prix du marché à Croix-des-Bossales (Port-au-Prince)

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 135 Gdes (+ 13%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 240 Gdes – le 12 mars 200 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 180 Gdes – le 12 mars 225 Gdes (+ 25%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 170 Gds – le 12 mars 150 Gdes (-12%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 80 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+ 25%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+ 25%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 70 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+43%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+25%)
Sel Avant le séisme 20 Gdes – le 12 mars 20 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 130 Gdes – le 12 mars 150 Gdes (+15%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 120 Gdes – le 12 mars 125 Gdes (+4%)
L’huile de cuisine (alberto et Rika) 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (0%)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 12 Gdes – le 12 mars 12 Gdes (0%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 600 Gdes – le 12 mars 700 Gdes (+17%)

Prix sur le marché de Jacmel

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 132 Gdes – le 12 mars 150Gdes (+ 14%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 360 Gdes – le 12 mars 300 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 210 Gdes – le 12 mars 240 Gdes (+ 14%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 150 Gds – le 12 mars 195 Gdes (+30%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+ 33%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 72 Gdes (+ 20%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+33%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (0%)
Sel Avant le séisme 45 Gdes – le 12 mars 45 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 150 Gdes – le 12 mars 180 Gdes (+20%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 132 Gdes – le 12 mars 144 Gdes (+9%)
L’huile de cuisine Alberto 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 265 Gdes (+6 %)
L’huile de cuisine Rika 1 Gal Avant le séisme 275 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (-9 %)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 13 Gdes – le 12 mars 15 Gdes (+ 20%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 300 Gdes – le 12 mars 350 Gdes (+17%)

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_econ_fr.php?id=17585

à suivre

Hermann Cebert


Les mains invisibles derrière la misère et le sous-développement en Haïti: Et si les dominicains n’étaient pas responsables des lois pour expulser les dominicains d’origine haïtienne

3 avril 2015

Est-ce que les dirigeants haïtiens comprennent au moins relativement bien les causes de la volonté des politiciens dominicains à vouloir refouler les dominicains d’origine haïtienne vers Haïti? Est-ce qu’ils ont au moins essayé également d’utiliser toutes les ressources disponibles comme voies diplomatiques?

Nous pouvons nous rappeler que les dominicains ont critiqué l’amateurisme des dirigeants haïtiens pour traiter et essayer de régler ce conflit surtout, lorsqu’ils disent que les dirigeants haïtiens utilisent les circuits informels. Ce qui aurait dû faire l’objet de débats dans la société haïtienne est pourtant passé inapperçu parce que’il n’y a aucun journaliste d’enquête capable de pointer du droit les vrais problèmes auxquels fait face le pays et plus particulièrement les manquements de la diplomatie du pays.

Autrement dit, les dirigeants haïtiens pensent qu’un problème légal  et diplomatique, du droit international des immigrants, peut être résolu par un appel du président haïtien au président dominicain ou un ministre haïtien qui appelle un ministre dominicain alors que tout le monde sait que les décisions dominicaines sont prises par une institutions légale mais surtout l’organisme constitutionnel qui peut rendre la décision en question permanente donc difficile à modifier sur le court terme.

Par ailleurs, nous savons tout aussi bien que les relations entre les dirigeants dominicaqins et les dirigeants haïtiens battaient de l’aile sans pour autant nous rappelr les visites du président Martelly en république dominicaine voire qu’il ait été assisté à des concerts bénéfices pour les enfants dominicains lorsqu’il avait chanté avec la vedette espagnol, Julio Iglesias.

Évidemment, les premières images et les premiers dossiers qui nous viennent à l’esprit c’est sans nul doute les montants d’argent que le dirigeants dominicains avaient donné à Michel Martelly pour réussir et financer sa campagne électoral, ces fait ont été révélés par la journaliste Nuria  sur les corruptions de Bautista.

De même, il ne faut pas négliger les différents contrats accordés aux compagnies dominicaines, principalement aux compagnies qui appartiennent au Sénateur dominicain Bautista. Tandis que également, les volumes d’échanges entre la république dominicaine et Haïti connaissent des croissances qui peuvent provoquer l’envie chez les autres partenaires commerciaux de Haïti et que les dominicains sont gagnants dans ces échanges.

Devant ces évidences, nous devions nous questionner sur ce qui a provoqué subitement des revirements dans les relations entre les deux pays. Voilà pourquoi nous aurions dû nous demander s’il n’y avait pas d’autres facteurs, d’autres groupes d’intérêts qui auraient pousser les dominicains à changer leurs politiques d’immigration contre les dominicains d’origine haïtienne que nous savons, qu’ils sont économiquement plus rentables pour l’économie dominicaine.

Très certainement, nous nous rappelons des retours massifs de ces mêmes immigrants en 1991 sous le gouvernement Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, l’histories se répète donc. Quelle ironie diraient certains puisque tous les réfugiés qui avaient été expulsés s’étaiens tous retournés en république dominicaine moins de six mois plus tard.

Il doit y avoir sans nul doute Une grande et Grosse Main Invisible qui déplacent et qui placent les pions sur l’échiquier des relations dominicano-haïtiennes et encore entre Haïti et les autres pays qui ont reçu et qui reçoivent des haïtiens chez eux.

Cette main doit avoir assez de pouvoir pour rester dans l’ombre et se faire invisible. Peut-être, pas vraiment, si nous réunissons tous les faits et tous les événements qui s’enchainnent dans le processus de détérioration des relations qui existent régulièrement entre ces deux pays et dans les pays qui reçoivent régulièrement les haïtiens.

Pour nous lancer dans cette aventure qui consiste à trouver des causes externes à la détérioration de l’image de Haïti et de tous les haïtiens dans le monde, nous devons retenir qu’aucun pays ne vit en vase clos et, un problème rencontré peut souvent avoir des cause externes. Par conséquent, il peut être provoqué par des intérêts divers à la fois par des ennemis internes que par des ennemis externes.

Or dans notre réalité de peuple, nos ennemis sont multiples et divers. Ils sont à l’intérieur de nos frontières, ils sont à nos frontières et ils sont au delà de nos frontières.  Par ailleurs, nous avons en revanche des amis qui nous observent et qui nous protègent que nous connaissons et que nous ignorons d’où notre intérêt à mieux identifier ceux qui sont nos amis et ceux qui sont nos ennemis et particulièrement, bien savoir où, quand, comment et pourquoi faire appel à eux pour nous aider à nous protéger contre nos ennemis.

Cela étant dit, on peut se demander si le gouvernement  actuel de haïti avait mis au courant, de façon formelle, le président américain et l’administration américaine en général de la détérioration de la situation des haïtiens dans le monde. Est-ce que les autorités haïtiennes savent si les américains cautionnent ces persécutions contre les haïtiens parce qu’ils voudraient brasser et provoquer des problèmes supplémentaires à Haïti et aux haïtiens.

Peut-être que le pays a un ennemi commun avec l’administration américaine et ou les États-Unis en général d’autant que les américains ont tous les moyens nécessaires pour découvrir les ennemis qui pourraient se cacher derrìère ces persécutions.

Du point de vue diplomatique, les dirigeants haïtiens doivent comprendre qu’il y a plusieurs façons de voir et de considérer les américains, ils peuvent voir le côté méchant des américains qui sont souvent qualifiés de façon abusive d’être toujours en arrière de tous nos malheurs ou plutôt, le puissant grand-frère qui peut nous aider ou qui veut toujours nous aider mais que nous sommes incapables de comprendre.

Je veux croire dans le cas des diverses persécutions que nous subissons présentement, que les américains sont le Grand – frère auquel nous aurions dû faire appel avant même de prendre toutes sortes d’initiatives contres les mesures prises par les dominicains, les bahaméens, les brésiliens et les canadiens de ce fait, ils sont innocents dans ces situations qui nous malmènent et qu’ils ont pu découvrir les agitateurs trop tard pour les empêcher.

Au niveau régional, nous pouvons constater que plusieurs pays de l’Amérique du Sud comme le Vénézuéla, l’Argentine, le Brésil connaissent des difficultés économiques et commerciales qui agitent les tensions internes voire des soulèvements de leurs populations. En même temps, nous constatons également que plusieurs mesures  et sanctions sont prises contre la Russie et l’Iran alors que le prix du pétrole a été cassé subitement sur le marché international comme si toutes ces situations n’auraient pas des liens entre eux comme nous le présentent les grands médias de masse.

Évidemment, nous ne pouvons pas négliger les effets de la crise en Criméé et le support des russes aux indépendantistes Ukrainiens comme l’une des principales causes des diverses sanctions contre la Russie, ni non plus les arrogances russes en matière de la dépendance des pays de l’Europe vis-à-vis du pétrole et du gaz russe comme causes externes et importantes de la baisse du prix du pétrole sur le marché international cependant, tout cela a moins d’importance pour les pays Occidentaux que la posséssion par l’Iran de la bombe Nucléaire autant qu’une telle posséssion risque de redéfinir complètement l’ordre mondial avec un Iran super puissance du proche et du moyen orient.

À partir de tous ces constats on peut voir clairement les liens qui existent entre tous les pays qui subissent des crises économiques, financières et politiques sont tous des pays qui supportent l’Iran dont le Vénézuéla, l’Argentine et le Brésil qui appuient la création de l’État de la Palestine mais aussi et surtout, qui sont des pays amis de l’Iran.

À l’interne, en Haïti, nous avons un gouvernement haïtien qui se déttache complètement de la communauté juive pour se rapprocher de la ommunauté arabe haïtienne ce qui n’aide pas les choses pour le pays lorsque nous savons quelles est la force des groupes de lobby juif dans le monde et plus particulièrement aux États-Unis et en Europe et en ce sens, le gouvernement haïtien aurait pu comprendre d’utiliser les leaders juifs haïtiens pour négocier avec plusieurs grandes institutions financières internationales ainsi que celles qui s’occupent des droits de l’homme et de l’immigration dans le monde alors que à l’inverse, utiliser les arabes haïtiens pour négocier nos intérêts avec les pays arabes. Ce devait être ça une politique internationale et diplomatique de Haïti. à suivre…

Hermann Cebert


La culture de l’insuffisant ou les Réussites du Régime Martelly – Lamothe

3 janvier 2014

Si je me souviens bien, je crois que c’est Napoleon Hill dans sa célèbre publication intitulée Réfléchissez et devenez riche qui disait:«Se contenter de l’insuffisant c’est un péché». Or c’est ce qui semble faire l’unanimité chez les partisans du régime Martelly-Lamothe et également au sein de quelques grandes institutions internationales qui viennent de donner de bonnes notes au régime mulâto-macoute des Martelly-Lamothe.

Scander et faire la propagande de l’efficacité du régime par ses projets sans lendemain est de la poudre aux yeux et les partisans du régime ainsi que la presse pro le régime et les organisations internationales sont en train de mentir au peuple en lui préparant le vaste complot d’instauration de la dictature rose dans le pays.

Certaines institutions internationales et gouvernements étrangers profitent énormément des faveurs du régime de martelly dans les contrats de passassions de mines, des contrats d’achat de biens et de services et voilà pourquoi ils ont intérérêt à vanter les quelques réalisation du régime des Martelly-Lamothe.

Plusieurs sont ceux qui voient dans les quelques projets que réalisent le régime Martelly-Lamothe de grandes réussites ce, pour affirmer la meilleure performance de ce régime par rapport aux autres gouvernements et aux autres administrations précédantes.

Il y a certes des briques et des blocs de bétons qui se sont dressés un peu partout mais cela ne signifie pas pour autant de grands changements qui peuvent avoir des impacts à long termes sur le développement du pays car ces divers projets et ces divers chantiers ne sont aucunement liés avec des sources de financement pour leurs entretiens.

D’un côté, il faut se rappeler que la majeur partie des projets réalisés sous l’administration des Martelly-Lamothe était déjà inscrite dans les agendas du budget de la reconstruction et qu’il ne s’agit pas de nouveaux fonds accordés ou générés par le système fiscal du pays.

D’un autres, le régime de Joseph Michel martelly profite du climat de la moindre persécution des pûissances impérialistes et coloniales ainsi que les actions criminelles de la bourgeoisie locale hostile à tout changement et à tout progrès dans le pays. Alorsd que aucun autre gouvernement et aucune autre administration depuis la chutte de Jean-claude duvalier n’a joui ou n’a profité d’un tel répit de la part de ces secteurs rétrogrades dans le pays.

Dans les faits, ceux qui appuient et qui parlent du succès de ces quelques réalisations ont, il me semble la mémoire courte des régimes populistes qui se dirigent tout droit vers la dictature et par conséquent, ont tendance à confondre projet, programme et planification du développement à long et moyen-terme.

On a qu’à se rappeler des divers projets de Jean-Claude Duvalier dans les années 1980 où l’on voyait l’ex-première Dame Michèle Bennett lancer et réaliser des projets de construction d’école, de centre de santé, de centres de loisir et de sport comme par exemple le complexe éducatif du Bel-air, le centre et école de carrefour péan pour ne citer que ceux-là et pour se demander trente ans (30) ans plus tard que certains de ces centres n’existent plus ou en état de déconfiture ou encore disparus complètement par manque d’entretien et plus particulièrement à cause d’absence de planification et de stratégie d’amortissement.

À vrai dire, le discours actuel sur les grandes réalisations du Régime Martelly ignore cette réalité dans l’élaboration de tout projet de développement celle qui consiste à faire des prévisions pour amortissement de tout projet et plus particulièrement les projets de construction et d’infrastructure. Autrement dit, en moins de cinq ou dix ans la grande majorité des projets du régime martelly risque de ne plus exister s’il n’y a pas de plan d’amortissement pour leur entretien ou leur amélioration ou encore leur remplacement. Pour cela il faudrait que le gouvernement planifie des prévisions budgétaires à cet effet afin de rendre viables leurs projets actuels sinon, tout comme le président et ses projets seront très vite passés à l’oubliette.

Le peuple Haïtien a droit à beaucoup plus vu les torts que la bourgeoisie et les puissances impérialistes lui ont causés depuis plus de deux siècles. Certe le régime martelly ne peut pas faire tout comme de la magie mais il doit faire plus et mieux avec ce qu.il a comme moyens. Il est anormal que des proches du régime profitent des salaires en dollars américains alors que le peuple gagne en gourde son revenu. Également anormal que l’argent du pays soit dépensé dans des bamboches et dans le gaspillage farfelus. Le régime peut faire plus et mieux, il faut qu’il y ait de responsabilité de part et d’autre.

Les bilans annuels des réalisations du régime martelly-Lamothe pour 2013 sont en dessous des attentes du peuple et de même, le président et son premier ministre doivent savoir que la démocratie et le développement c’est un tout avec des projets de développement, des emplois, du renforcement des institutions démocratiques, des élections ainsi que de la justice. Les 5 e du régime sont loin d’être en voie de se réaliser et le rendz-vous de 2030 sont de véritables dormeuses pour maintenir le peuple et le pays dans l’ignorance.

 

HERMANN H CEBERT


La Crise Immigrants Haïtiens en République : Un chance pour Haïti

24 octobre 2013

Contrairement à d’autres compatriotes haïtiens qui se sentent vexés de la façon que les dominicains ont tenté derégler le problème des dominicains d’origine Haïtienne soit environs 250 000, je trouve que c’est une belle opportunité pour les haïtiens de se mettre ensemble, de s’unir et d’engager un véritable réconciliation avec nous-mêmes.

La décision du conseil constitutionnel dominicain de rejeter du revers de la main nos compatriotes pour leur couleur et leur origine haïtienne et africaine correspond à la crise commerciale frontalière que le pays a avec la république dominicaine et le gouvernement Haïtien devait de toute façon montrer aux dominicains qu’ils devaient garantir la qualité des produits qu’ils exportent vers Haïti.

Toutefois, il faut noter d’autres problèmes pluas importants causés par les dominicains au peuple Haïtien soit l’instabilité chronique du pays par des mercenaires dominicains et à ce sujet, c’est parce que le gouvernement de haïti avait décidé depuis peu de surveiller davantage lesentrées et les sorties des dominicains sur le sol de haiti que les crimes ont bel et bien réduits dans le pays et ce sont les dominicains qui ont toujours supporté les assassinats d’hommes politiques et d’hommes d’affaires dans le pays dans le seul but de créer de l’instabilité en Haïti.

Avec la crise des immigrants haïtiens de la république dominicaine qui est d,abord une crise de racisme des dominicains contre les haïtiens et les noirs en général, c’est une occasion pour la bourgoisie d’haïti de se racheter devant le peuple en amenant des projets de développement social, économique et politique dans le pays et c’est surtout une autre occasion pour le régime de Martelly et de lamothe soit le président en personne et le premier ministre en personne de réunir la bourgoisie et les représentants des différents partis politiques reconnus dans le pays pour lancer une véritable réconcialition et un véritable contrat social et d’unité nationale afin de profiter de cette chance que les dominicains nous offre avec la crise des immigrants.

à suivre…

Hermann Cebert


Une charde des valeurs québécoises: Racisme,Ségrégation,Opportunisme, Électoraliste du PQ

12 septembre 2013

Québec — Vingt-quatre heures après le dévoilement de la Charte des valeurs québécoises, Philippe Couillard a accusé le gouvernement péquiste de renier l’héritage de René Lévesque.

 

« C’est la Charte de la chicane », a déclaré la chef libéral, qui était flanqué des députées Christine St-Pierre et Maryse Gaudreault. « Il est également clair que le Parti québécois, depuis hier [mardi], tourne le dos à l’héritage de René Lévesque, héritage d’ouverture, de démocratie qui a caractérisé ce grand Québécois. »

 

Philippe Couillard s’oppose catégoriquement à l’interdiction faite aux employés de l’État de porter des signes religieux dits ostentatoires, une atteinte aux libertés individuelles « qui n’a pas beaucoup de précédents » au Québec, selon lui. Aucun compromis n’est envisageable. Mais comme les autres éléments de la Charte trouvent grâce à ses yeux, il demande au gouvernement de scinder le projet de loi pour que puissent être adoptées, à l’unanimité, les dispositions sur la neutralité religieuse de l’État, les balises encadrant les accommodements raisonnables, la réception des services publics à visage découvert et la préservation du patrimoine religieux comme le crucifix à l’Assemblée nationale.

 

Ces éléments font consensus, croit-il et le gouvernement Marois doit « réaliser que les Québécois, partout, n’aiment pas la chicane, surtout la chicane entre Québécois ». Il estime que le gouvernement péquiste a « créé de toutes pièces une pseudocrise » avec un document qui « semble avoir été écrit par des organisateurs électoraux à l’affût des sondages et de l’endroit où il faut toucher le nerf sensible pour gagner des points ».

 

« Personne ne parle de ces questions, personne n’est inquiet de ces questions, a soutenu Philippe Couillard. Ça ne fonctionnera pas parce que j’ai la conviction que les Québécois ne sont pas là, ils ne sont pas de cette école revancharde, faible, apeurée. »

 

Le gouvernement se veut rassurant

 

Au lendemain du dévoilement du document de réflexion sur la Charte, la première ministre Pauline Marois a qualifié le projet de « parfaitement équilibré ». Elle a dit souhaiter que le « débat se fasse le plus sereinement possible ».

 

La ministre responsable de la Condition féminine, Agnès Maltais, s’est réjouie que « le combat de l’égalité hommes-femmes, maintenant, [soit] inscrit dans une charte ». Elle a indiqué qu’il y a « toutes sortes de mécanismes » qui permettront d’éviter que des fonctionnaires qui insistent pour porter le voile soient congédiées.

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne s’est dit « tanné » qu’au Canada anglais, on parle d’extrémisme pour qualifier la Charte.

 

Enfin, le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a soutenu que les juristes de son ministère sont « très confiants des assises juridiques qui sous-tendent le document » d’orientation. « Vous risquez d’entendre des opinions de tous les genres ; c’est souvent le cas dans le milieu juridique », a-t-il toutefois prévenu.

 https://news.google.ca/nwshp?hl=fr&tab=wn

29 août 2013 – 23H33  

 

Québec: la loi sur la laïcité comparée à la ségrégation raciale

La polémique enflait jeudi au Québec après des propos du chef de l'opposition libérale canadienne comparant un projet de loi sur la laïcité dans la province francophone à l'ancienne ségrégation raciale aux États-Unis.

La polémique enflait jeudi au Québec après des propos du chef de l’opposition libérale canadienne comparant un projet de loi sur la laïcité dans la province francophone à l’ancienne ségrégation raciale aux États-Unis.

AFP – La polémique enflait jeudi au Québec après des propos du chef de l’opposition libérale canadienne comparant un projet de loi sur la laïcité dans la province francophone à l’ancienne ségrégation raciale aux États-Unis.

Le Québec se passionne sur la « Charte des valeurs québécoises » à l’initiative des indépendantistes au pouvoir dans cette province. Cette charte entend définir l’identité culturelle et linguistique de la province, mais le projet de loi n’ait pas encore été dévoilé. Selon les premiers éléments distillés par la presse locale, il vise notamment à interdire tous signes religieux ostentatoires dans l’administration publique.

Rapidement, plusieurs dirigeants politiques québécois et canadiens ont fait connaître leur opposition à un projet jugé « radical ». Le dernier à se jeter dans la mêlée a été Justin Trudeau, chef du Parti libéral canadien, à l’occasion d’un discours tenu mercredi soir pour le 50e anniversaire du discours « I have a dream » de Martin Luther King.

« Quand on réfléchit au 50e anniversaire de ce discours magnifique du Dr King, qui refusait la ségrégation, qui refusait la discrimination, (…) on voit malheureusement que même aujourd’hui, quand on parle, par exemple, de cette idée de charte des valeurs québécoises, qu’il y en a encore qui croient qu’il faut choisir entre sa religion et son identité québécoise », a lancé M. Trudeau. Son père, Pierre-Elliott, ancien Premier ministre, est considéré comme l’architecte du multiculturalisme canadien.

La Première ministre québécoise Pauline Marois, dont le gouvernement indépendantiste a été élu il y a un an, a réagi jeudi en accusant M. Trudeau d’avoir tenu des propos « qui n’aident pas au calme et jettent de l’huile sur le feu ».

Appelant au « respect de toutes les opinions », Bernard Drainville, le ministre en charge de ce dossier a « invité » M. Trudeau « à contribuer au débat plutôt que de l’abaisser. »

Pour sa part, le Premier ministre conservateur du Canada Stephen Harper a assuré jeudi que son gouvernement s’assurerait « que les lois fondamentales du Canada seraient respectées », laissant entrevoir un futur bras de fer entre les indépendantistes québécois et le gouvernement fédéral.

Le texte du projet de loi doit être présenté le 9 septembre.

 http://www.france24.com/fr/20130829-quebec-loi-laicite-comparee-a-segregation-raciale

11 septembre 2013 – 14H47  

Laïcité au Québec: une charte des « valeurs » qui divise

Le gouvernement indépendantiste du Québec a lancé une "charte des valeurs" de la province pour promouvoir la laïcité, mais les critiques sont vives parmi les adeptes de pluralisme et de tolérance, valeurs chères aux Canadiens.

Le gouvernement indépendantiste du Québec a lancé une « charte des valeurs » de la province pour promouvoir la laïcité, mais les critiques sont vives parmi les adeptes de pluralisme et de tolérance, valeurs chères aux Canadiens.

AFP – Le gouvernement indépendantiste du Québec a lancé une « charte des valeurs » de la province pour promouvoir la laïcité, mais les critiques sont vives parmi les adeptes de pluralisme et de tolérance, valeurs chères aux Canadiens.

Cette charte se veut une réponse « à la crise des accommodements religieux » consentis à des membres de minorités ethniques « qui a secoué le Québec il y a plus de cinq ans et créé des tensions entre les Québécois de différentes origines et confessions », a déclaré le ministre québécois des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, lors d’une conférence de presse à Québec, la capitale de la province francophone.

Elle propose des « balises » pour encadrer ces accommodements en se basant sur des « valeurs communes » qui « unissent » les Québécois, notamment « l’égalité entre les femmes et les hommes » et « la neutralité religieuse de l’État », a-t-il ajouté.

« La meilleure façon de respecter tous les Québécois, la meilleure façon de respecter toutes les croyances et toutes les religions, c’est que l’État n’ait aucune religion. L’État québécois doit être neutre, laïc et le principe de la séparation entre la religion et l’État doit être inscrit et affirmé », a-t-il dit.

Paradoxalement, le gouvernement refuse de retirer le crucifix chrétien suspendu au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale à Québec, affirmant qu’il faisait partie du « patrimoine culturel » de la province.

Cette charte fera l’objet d’un projet de loi qui sera présenté cet automne au Parlement, où son adoption est cependant loin d’être acquise, le gouvernement étant minoritaire.

Le projet de loi établira « un devoir de réserve et de neutralité religieuse pour le personnel de l’Etat » et « encadrera le port des signes religieux ostentatoires (croix, hijab, kippa, etc) pour le personnel de l’État durant les heures de travail ». Certains signes sous forme de croix, bagues ou de boucles d’oreilles pourront toutefois être portés à condition qu’ils ne soient pas « très apparents, très démonstratifs », a dit M. Drainville.

Le gouvernement veut également « rendre obligatoire le visage découvert lorsque l’on donne ou reçoit un service de l’État », une mesure qui vise notamment la burqa, portée par seulement une poignée de femmes au Québec.

Le projet, éventé il y a trois semaines, provoque de vifs débats au Québec et au Canada, entre défenseurs du multiculturalisme à la canadienne et d’une laïcité « ouverte », d’une part, et tenants d’une laïcité stricte à la française, d’autre part.

« Le gouvernement séparatiste du Québec cherche noise au gouvernement fédéral tout le temps et sur toutes les questions », a réagi le ministre canadien de l’Emploi et du Multiculturalisme, Jason Kenney.

Il a fait part de sa « préoccupation » pour « toute proposition » qui « affecterait la pratique de la foi. Si cette charte vient à avoir force de loi au Québec, elle sera examinée par le ministère fédéral de la Justice pour déterminer si elle viole la liberté de religion, protégée par la constitution canadienne (non reconnue par le Québec), a-t-il dit. « Nous défendrons vigoureusement ces droits », a promis M. Kenney.

Quelque 200 intellectuels québécois ont déjà pris position contre les dispositions les plus controversées de cette charte.

D’autres ont accusé le gouvernement québécois de chercher à redorer son image au détriment de certains immigrants, notamment des femmes musulmanes, très présentes dans les secteurs publics de la santé et de l’éducation.

La « crise des accommodements religieux » avait déjà secoué le Québec en 2007-2008 à la suite d’une série de cas très médiatisés, portant sur le kirpan à l’école, la cohabitation avec les juifs hassidiques ou le hijab au football. Une Commission d’enquête publique avait été créée mais ses recommandations consensuelles n’avaient pas été suivies par le précédent gouvernement libéral.

 http://www.france24.com/fr/20130911-laicite-quebec-une-charte-valeurs-divise

À l’Hôtel de Ville de Montréal, le maire Laurent Blanchard est plus pondéré. Il a rappelé qu’en 2005, les élus montréalais avaient adopté à l’unanimité une Charte montréalaise des droits et responsabilités prônant des principes d’inclusion et de relations harmonieuses entre les individus de toutes origines.

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Consultez tous nos textes sur la Charte des valeurs québécoises

À l’unisson, les maires des 15 villes liées de l’île de Montréal ont dénoncé la proposition de Charte des valeurs québécoises du gouvernement Marois et entendent demander que leurs municipalités en soient exemptées. Un malaise est partagé par le maire de Montréal, Laurent Blanchard, et plusieurs institutions de la métropole.

 

Réunis mercredi pour leur rencontre mensuelle, les maires représentant les 15 villes défusionnées de l’île de Montréal ont convenu de rejeter avec vigueur la Charte, s’en prenant en particulier à l’interdiction des signes religieux ostentatoires que prévoit le projet pour les employés municipaux.

 

« Ce projet de charte témoigne d’une méconnaissance complète de la réalité multiculturelle de Montréal et mènera simplement à la division et l’exclusion, soutiennent les maires. Clairement, ce projet de charte menace les droits et libertés garantis par la Charte canadienne des droits et libertés et par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. »

 

Unique dans l’histoire

 

C’est le maire de la ville de Mont-Royal, Philippe Roy, qui a suggéré à ses collègues d’appuyer cette déclaration et il n’a eu aucune peine à les convaincre d’emboîter le pas. « Ce que ça envoie comme message – et c’est assez unique dans l’histoire récente de Montréal -, c’est que l’ensemble des élus de l’Île et les candidats à la mairie de Montréal tiennent le même discours et rejettent le projet de Charte, souligne Philippe Roy. C’est une façon de dire que le ministre doit refaire ses devoirs. »

 

À l’Hôtel de Ville de Montréal, le maire Laurent Blanchard est plus pondéré. Il a rappelé qu’en 2005, les élus montréalais avaient adopté à l’unanimité une Charte montréalaise des droits et responsabilités prônant des principes d’inclusion et de relations harmonieuses entre les individus de toutes origines. Plus récemment, le conseil municipal a approuvé une motion en faveur d’une « laïcité inclusive ». « Ce n’est pas exactement ce que nous avons entendu hier [mardi] de la part du ministre », a-t-il dit.

 

Le malaise montréalais est aussi palpable dans plusieurs institutions visées par la Charte des valeurs québécoises.

 

L’Hôpital général juif, dont plusieurs membres du personnel portent des symboles religieux, s’oppose catégoriquement au projet péquiste. « La liberté de choisir ou non de porter des signes religieux ostentatoires ne nuit pas à la capacité [des] employés de fournir au public des services appropriés et en temps opportun », a fait valoir l’établissement dans un communiqué mercredi. À son avis, les perceptions du public ne doivent pas l’emporter sur la liberté de religion et d’expression de ses employés.

 

Maux de tête

 

Du côté du collège anglophone Dawson, le plus important cégep du Québec, l’interdiction du port de symboles religieux poserait problème. « Pour nous, ça aurait un impact particulièrement important compte tenu de la nature de notre communauté, explique le directeur général Richard Filion. Ça nous obligerait à envisager le droit de retrait qui accompagnerait l’éventuel projet de Charte, sans aucun doute. »

 

La Charte causerait aussi des maux de tête aux responsables des garderies de la métropole, où travaillent de nombreuses éducatrices portant le hidjab (voile islamique). Le président du Regroupement des centres de la petite enfance de l’île de Montréal, André Marcotte, redoute que ces dernières quittent leur emploi, aggravant la pénurie de personnel. Cette situation aurait un impact sur la qualité des services aux familles, s’inquiète-t-il.

 
 

Le recul des Américains, la faiblesse des États-Unis devant les russes et les chinois ou la fin ultime de la puissance des États-Unis dans le monde

1 septembre 2013

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d'une intervention en demandant au Congrès l'autorisation de frapper.

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper. |

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper.
A Washington, le secrétaire d’Etat John Kerry a assuré que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l’utilisation de gaz sarin dans l’attaque du 21 août près de Damas, qu’il a une nouvelle fois attribuée au régime de Damas. <BTN_NOIMPR>

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Au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, citée par Washington comme un allié potentiel mais profondément divisée sur l’opportunité d’une intervention militaire en Syrie, ont appelé l’ONU et la communauté internationale à « assumer leurs responsabilités » en Syrie.
« La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure », a affirmé dimanche M. Assad. « Les grands perdants dans cette aventure, ce sont les Etats-Unis et leurs agents dans la région, en premier lieu l’entité sioniste », a ajouté le président syrien.
Son vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a en outre estimé que M. Obama était « hésitant et confus » et a accusé le gouvernement français d’être « irresponsable » et de soutenir Al-Qaïda.
« Stopper la machine de mort »
« Le Congrès américain doit faire preuve de sagesse », a lancé M. Moqdad à Damas, après avoir de nouveau nié la responsabilité du régime dans l’attaque du 21 août.
« Stopper la machine de mort »
En revanche, la Coalition de l’opposition syrienne a demandé aux membres du Congrès de « faire le bon choix » en autorisant une frappe contre le régime syrien, afin de « stopper la machine de mort Assad ».
Alors qu’une action ciblée semblait imminente compte tenu de la détermination affichée par M. Obama et le président français François Hollande, le chef de l’Etat américain a dit samedi soir préférer consulter le Congrès.
La Chambre des représentants et le Sénat américains, en vacances jusqu’au 9 septembre, débattront chacun en séances plénières à partir de cette date, et les sénateurs voteront dans la semaine, s’est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate.
Selon les services de renseignement américains, l’attaque du 21 août a fait 1.429 morts, dont 426 enfants. Evoquant un bilan encore provisoire, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué samedi avoir recensé plus de 500 morts, dont 80 enfants.
L’ONU a pour sa part annoncé que les experts chargés d’enquêter sur l’attaque ne tireraient « aucune conclusion » avant le résultat d’analyses de laboratoire qui pourraient prendre jusqu’à trois semaines.
« Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin », a assuré sur la chaîne NBC le secrétaire d’Etat John Kerry, précisant que ces informations étaient parvenues « dans les dernières 24 heures ».
« L’Iran et la Corée regardent »
« Des dictatures comme l’Iran et la Corée du Nord regardent avec attention comment le monde libre va répondre à l’utilisation par le régime de Bachar al-Assad d’armes chimiques contre le peuple syrien », a souligné dimanche la coalition de l’opposition syrienne.
A l’issue d’une réunion ministérielle dimanche soir au Caire, la Ligue arabe a « appelé l’ONU et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international afin de prendre les mesures de dissuasion nécessaires contre les auteurs de ce crime odieux dont le régime porte la responsabilité », en référence à l’attaque du 21 août.
« Journée de jeûne et de prière »
Les ministres ont demandé que les auteurs de l’attaque soient traduits devant la justice internationale « comme les autres criminels de guerre » et que soient « fournies toutes les formes de soutien requises par le peuple syrien pour se défendre », sans pour autant évoquer précisément l’éventualité de frappes militaires.
L?Algérie, l’Irak, le Liban –qui se sont abstenus lors du vote– mais aussi l’Egypte et la Tunisie ont exprimé leur opposition à une intervention qu’ils considèrent comme une ingérence étrangère.
« C’est le régime de Damas qui a ouvert les portes en faisant entrer les Gardiens de la révolution iraniens et les forces du Hezbollah », a répliqué le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, en assurant qu’une opposition à une intervention militaire étrangère en Syrie, était un « encouragement pour le régime » de M. Assad.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue guerre civile qui a fait plus de 110.000 morts et a valu à la Syrie d’être suspendue fin 2011 des travaux de la Ligue arabe avant que son siège ne soit réattribué à l’opposition syrienne.
En visite à Damas, un responsable parlementaire iranien a prévenu dimanche que les intérêts américains seraient « menacés » si Washington lançait une frappe contre le régime syrien, allié de Téhéran.
A Rome, le pape François a appelé dimanche le monde à observer une journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie le 7 septembre, un geste fort qui reprend celui lancé par Jean Paul II après les attentats du 11 septembre 2001.
Dimanche, au moins 26 personnes sont mortes en Syrie des raids aériens et des combats entre rebelles et forces du régime près de Damas ainsi que dans l’explosion d’une voiture piégée dans la province de Deraa, selon l’OSDH.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/assad-defie-encore-les-etats-unis-au-lendemain-du-recul-d-obama-01-09-2013-3098043.php


Le Régime du Président Joseph Michel Martelly – Laurent lamothe annonce une Vague de terreur sur la presse indépendante et sur la population civile d’Haïti

21 août 2013

Tôt ou tard et ce très bientôt, un changement radical se prépare et se met en branle actuellement en Haïti. il sera peut-être trop tard et très tard pour plusieurs car le peuple n’épargnera personne. Que Dieu sauve et protège Haïti et les Haïtiens courageux.

Me Francisco René annonce la fin de la « récréation » et du « théâtre radiophonique », pour le respect de l’autorité, au mépris des conquêtes démocratiques

Annonçant d’entrée de jeu la tempête dans une croisade qui vise ostensiblement à mettre au pas les médias et à transformer les tenants du pouvoir en « seigneurs », le nouveau commissaire du gouvernement de Port-au-Prince doit, cependant, faire face à l’opposition frontale de l’ordre des avocats qui conteste sa nomination

Publié le mardi 20 août 2013

Le nouveau chef du parquet de Port-au-Prince, Me Francisco René, a pris ses fonctions mardi de manière particulièrement fracassante en promettant de mettre fin rapidement à  la « récréation » et au « théâtre radiophonique », des menaces clairement exprimées contre l’exercice de la liberté d’expression sous le label de la restauration de l’autorité de l’Etat.

« Le commissaire est dans la ville, prenez des ordres. Je crois que la récréation est terminée, le théâtre radiophonique est terminé. Il n’est plus question de traiter les autorités de n’importe quelle façon, car, l’autorité de l’Etat doit être restaurée », a lancé Me René qui a enchaîné les flèches, lors de son investiture qui s’est déroulée en l’absence de son prédécesseur, Lucmanne Dellile. Pour ce personnage à la réputation sulfureuse, à peine débarqué de Port-de-Paix (nord-ouest) où les avocats l’avaient déclaré « persona non grata », le chef du parquet est le seul capable de rétablir l’autorité de l’Etat.

Au cours d’une cérémonie présidée par le directeur général du ministère de la justice, Me Jean Roody Aly, dans la chaleur étouffante de la salle d’attente du parquet, peu après la prestation de serment du nouveau responsable -le dixième commissaire du gouvernement de l’ère Martelly s’est aussi engagé à lutter contre la détention préventive prolongée, la violence sexuelle contre les femmes et les enfants, la corruption, la contrebande et le kidnapping. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9723

 


Financement électoral occulte : Le Sénat dominicain enquête sur les fonds que Michel Martelly et Alejandro Toledo auraient reçus de Félix Bautista: Demasiado tarde Senor, une réponse à la crise commerciale entre Haïti et république dominicaine ou la suite de l’affaire du juge jean serge joseph

6 août 2013

Financement électoral occulte : Le Sénat dominicain enquête sur les fonds que Michel Martelly et Alejandro Toledo auraient reçus de Félix Bautista

 

Loin d’être une affaire classée, les révélations troublantes de la journaliste Nuria Piera -dont l’audition est prévue jeudi- doivent aussi conduire à Port-au-Prince et à Lima les Sénateurs chargés de déterminer si le puissant parlementaire et homme d’affaires dominicain avait pu corrompre au cours de leur campagne respective le dirigeant haïtien et l’ex-Président péruvien, indique le journal dominicain Diario Libre

Publié le lundi 5 août 2013

 

Une commission spéciale du Sénat dominicain chargée d’enquêter sur le financement présumé par le Sénateur et entrepreneur Félix Bautista de la campagne électorale du Président haïtien, Michel Martelly et de l’ex-Président péruvien, Alejandro Toledo (2001-2006), a décidé de se rendre dans les deux pays concernés après avoir auditionné la journaliste dominicaine Nuria Piera, à l’origine des révélations sur ces pratiques scandaleuses.

 

Selon le quotidien local Diario Libre, deux autres personnes ayant soutenu les dénonciations de la consoeur, Josefina Juan de Pichardo et son fils Remberto Pichardo Juan, seront également interrogées.

 

Les trois sont invités à se présenter jeudi matin au Parlement dominicain où les commissaires plancheront sur les accusations de corruption portées contre leur collègue Bautista et les informations qu’ils pourraient fournir à l’enquête, a indiqué le Sénateur Prim Pujals, président de la commission.

 

Ces investigations doivent aussi conduire bientôt à un voyage des commissaires au Pérou et un autre en Haïti où respectivement l’ancien dirigeant Alejandro Toledo et l’actuel chef de l’Etat, Michel Martelly, auraient perçu de l’argent provenant des entreprises de Félix Bautista durant leur campagne présidentielle. Aucun détail n’a encore été avancé sur la façon dont se déroulera cette double enquête de terrain.

 

Le richissime parlementaire et homme d’affaires dominicain à la réputation sulfureuse compte d’importantes compagnies comme Hadom ayant notamment décroché, dans des conditions très douteuses, de juteux contrats sur le marché de la construction en Haïti et au Pérou. Pas moins de 385 millions de dollars de contrats sont allés aux firmes made in Bautista dans le cadre de la reconstruction post-séisme.

 

Destinataire direct de plusieurs virements bancaires à son nom, M. Martelly aurait reçu -durant sa campagne, mais aussi après son investiture- un pactole de plus de 2,5 millions de dollars contre quelque 250.000 pour sa rivale malheureuse, Mirlande Manigat. Cependant, les deux protagonistes des dernières présidentielles de 2011 ont catégoriquement démenti les allégations de Nuria Piera qui, pourtant, résultent d’une enquête sérieuse, avait juré la journaliste lors de ses premières révélations, en avril 2012.

 

Outre Prim Pujals, les autres membres de la commission sénatoriale d’enquête dominicaine sont Félix Vásquez du Parti réformiste social chrétien (PRSC), José Rafael Vargas et Rafael Calderón du Parti de la libération dominicaine (PLD), au pouvoir, et auquel appartient Bautista. Trois autres élus dont l’appartenance politique n’est pas précisée, Dionis Sánchez, Amarilis Santana et Sonia Mateo, complètent la commission formée récemment.

 

Protestant de son innocence, le Sénateur Félix Bautista -devenu très riche et puissant en quelques années grâce à ses accointances politiques de l’autre côté de la frontière- a demandé à la Chambre haute que l’enquête de ses pairs tienne compte d’une expertise déjà réalisée sur l’origine de ses biens et propriétés. Fort des résultats favorables de cet audit, il s’est déclaré prêt à abandonner son immunité parlementaire si les investigations parviennent à démontrer qu’il se serait enrichi de manière illicite.

 

Quoi qu’il en soit, le rebondissement de cette affaire risque de mal tomber pour le Président Michel Martelly et son équipe déjà plombés par divers autres dossiers compromettants. spp/Radio Kiskeya


Constitution des États-Unis de 1787

24 juin 2013

Traduction du gouvernement des États-Unis

PRÉAMBULE

 N ous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d ‘assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique.

ARTICLE PREMIER

Section 1. Tous les pouvoirs législatifs accordés par cette Constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui sera composé d’un Sénat et d’une Chambre des représentants.

Section 2. La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des différents États; dans chaque État les électeurs devront répondre aux conditions requises pour être électeur à l’assemblée la plus nombreuse de la législature de cet État.

Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est citoyen américain depuis sept ans et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans l’État où il doit être élu.

Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants, qui sera déterminé en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles qui se sont louées pour un nombre d’années déterminé, mais à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, trois cinquièmes de toutes les autres personnes. Le recensement sera effectué dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès, et ensuite tous les dix ans, de la manière qui sera fixée par la loi. Le nombre des représentants n’excédera pas un pour trente mille habitants, mais chaque État aura au moins un représentant: jusqu’à ce que le recensement soit effectué, l’État du New Hampshire aura droit à trois représentants, le Massachusetts à huit, l’État de Rhode Island et les Plantations de Providence à un, le Connecticut à cinq, l’État de New York à six, le New Jersey à quatre, la Pennsylvanie à huit, le Delaware à un, le Maryland à six, la Virginie à dix, la Caroline du Nord à cinq, la Caroline du Sud à cinq et la Géorgie à trois.

Lorsque des vacances se produiront dans la représentation d’un État, le pouvoir exécutif de cet État fera procéder à des élections pour y pourvoir.

La Chambre des représentants choisira son président et les autres membres de son bureau, et elle détiendra seule le pouvoir de mise en accusation devant le Sénat.

Section 3. Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs pour chaque État, choisis pour six ans par la législature de chacun, et chaque sénateur disposera d’une voix.

Dès qu’ils seront réunis à la suite de la première élection, les sénateurs seront divisés aussi également que possible en trois groupes. Les sièges des sénateurs du premier groupe seront déclarés vacants à l’expiration de la deuxième année, ceux du second groupe à l’expiration de la quatrième année et ceux du troisième groupe à l’expiration de la sixième année, de telle sorte qu’un tiers puisse être renouvelé tous les deux ans; et si des vacances se produisent, par démission ou autrement, en dehors des sessions législatives d’un État, le pouvoir exécutif de cet État peut procéder à des nominations temporaires jusqu’à la réunion suivante de la législature, qui pourvoira alors à ces vacances.

Nul ne pourra être sénateur s’il n’a atteint l’âge de trente ans, s’il n’est pas depuis neuf ans citoyen des États-Unis et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans l’État pour lequel il est élu.

Le vice-président des États-Unis sera président du Sénat, mais n’aura pas de droit de vote, à moins d’égal partage des voix du Sénat.

Le Sénat choisira les autres membres de son bureau, ainsi qu’un président temporaire, en cas d’absence du vice-président des États-Unis, ou lorsque celui-ci sera appelé à exercer les fonctions de président des États-Unis.

Le Sénat aura seul le pouvoir de juger les personnes mises en accusation par la Chambre des représentants. Lorsqu’il siégera à cet effet, les sénateurs prêteront serment ou feront une déclaration solennelle. En cas de jugement du président des États-Unis, le président de la Cour suprême présidera. Nul ne pourra être déclaré coupable que par un vote des deux tiers des membres présents.

Les condamnations prononcées en cas d' » impeachment  » ne pourront excéder la destitution et l’interdiction d’occuper tout poste de confiance ou d’exercer toute fonction honorifique ou rémunérée des États-Unis; mais la partie condamnée sera néanmoins responsable et sujette à accusation, procès, jugement et condamnation suivant le droit commun.

Section 4. L’époque, le lieu et la procédure des élections des sénateurs et des représentants seront déterminés dans chaque État par la législature de cet État; le Congrès peut toutefois, à tout moment, déterminer ou modifier par une loi les règles des élections, à l’exception de celles relatives au lieu des élections des sénateurs.

Le Congrès se réunira au moins une fois par an, le premier lundi de décembre, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent.

Section 5. Chaque Chambre sera juge de l’élection de ses membres, du nombre de voix qu’ils ont obtenues et de leur éligibilité; la majorité, dans chaque Chambre, sera nécessaire pour que les délibérations soient valables; mais un nombre inférieur pourra ajourner la séance de jour en jour et pourra être autorisé à exiger la présence des membres absents par tels moyens et sous telles pénalités que la Chambre pourra décider.

Chaque Chambre peut établir son règlement, prendre des sanctions contre ses membres pour conduite contraire au bon ordre et, à la majorité des deux tiers, prononcer l’expulsion de l’un d’entre eux.

Chaque Chambre tiendra un procès-verbal de ses débats et le publiera de temps à autre, à l’exception des parties qui lui sembleraient requérir le secret; les votes pour et les votes contre des membres de chacune des Chambres sur une question quelconque seront, à la demande d’un cinquième des membres présents, consignés dans le procès-verbal.

Aucune des deux Chambres ne pourra, durant une session du Congrès et sans le consentement de l’autre Chambre, s’ajourner pour plus de trois jours, ni se transporter en aucun autre lieu que celui où les deux Chambres siégeront.

Section 6. Les sénateurs et représentants percevront une indemnité qui sera fixée par la loi et payée par le Trésor des États-Unis. En aucun cas autre que ceux de trahison, crime ou atteinte à la paix publique, ils ne pourront être arrêtés durant leur participation aux sessions de leur Chambre, ni lorsqu’ils se rendront à une session de cette Chambre ou en reviendront; ils ne pourront être inquiétés en aucun lieu pour leurs dis cours ou discussions dans l’une quelconque des Chambres.

Aucun sénateur ou représentant ne pourra, durant la période pour laquelle il a été élu, être nommé à une fonction civile relevant de l’autorité des États-Unis, qui aurait été créée ou dont le traitement aurait été augmenté durant cette période; aucune personne occupant une charge relevant de l’autorité des États-Unis ne sera membre de l’une des deux Chambres tant qu’elle exercera ces fonctions.

Section 7. Tous projets de loi comportant la levée d’impôts émaneront de la Chambre des représentants; mais le Sénat pourra proposer ou accepter des amendements à y apporter comme aux autres projets de loi.

Tout projet de loi adopté par la Chambre des représentants et par le Sénat devra, avant d’acquérir force de loi, être soumis au président des États-Unis. Si celui-ci l’approuve, il le signera; sinon il le renverra, avec ses objections, à la Chambre dont il émane, laquelle insérera les objections in extenso dans son procès-verbal et procédera à un nouvel examen du projet. Si, après ce nouvel examen, le projet de loi réunit en s a faveur les voix des deux tiers des membres de cette Chambre, il sera transmis, avec les objections qui l’accompagnaient, à l’autre Chambre, qui l’examinera également de nouveau, et, si les deux tiers des membres de celle-ci l’approuvent, il aura force de loi. En pareil cas, les votes des deux Chambres seront acquis par oui et par non, et les noms des membres votant pour et contre le projet seront portés au procès-verbal de chaque Chambre respectivement. Tout projet non renvoyé par le président dans les dix jours (dimanche non compris) qui suivront sa soumission, deviendra loi comme si le président l’avait signé, à moins que le Congrès n’ait, par son ajournement, rendu le renvoi impossible; auquel cas le projet n’acquerra pas force de loi.

Tous ordres, résolutions ou votes, pour l’adoption desquels l’accord du Sénat et de la Chambre des représentants peut être nécessaire (sauf en matière d’ajournement), seront représentés au président des États-Unis, et, avant de devenir exécutoires, approuvés par lui, ou, en cas de dissentiment de sa part, adoptés de nouveau par les deux tiers du Sénat et de la Chambre des représentants, conformément aux règles et sous les réserves prescrites pour les projets de loi.

Section 8. Le Congrès aura le pouvoir:

De lever et de percevoir des taxes, droits, impôts et excises, de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et à la prospérité générale des États-Unis; mais lesdits droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l’étendue des États-Unis;

 

De faire des emprunts sur le crédit des États-Unis;

 

De réglementer le commerce avec les nations étrangères, entre les divers États, et avec les tribus indiennes;

 

D’établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes au sujet des faillites applicables dans toute l’étendue des États-Unis;

 

De battre monnaie, d’en déterminer la valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l’étalon des poids et mesures;

 

D’assurer la répression de la contrefaçon des effets et de la monnaie en cours aux États-Unis;

 

D’établir des bureaux et des routes de postes;

 

De favoriser le progrès de la science et des arts utiles, en assurant, pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs;

 

De constituer des tribunaux inférieurs à la Cour suprême;

 

De définir et punir les pirateries et crimes commis en haute mer et les atteintes à la loi des nations;

 

De déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles, et d’établir des règlements concernant les prises sur terre et sur mer;

 

De lever et d’entretenir des armées, sous réserve qu’aucune affectation de crédits à cette fin ne s’étende sur plus de deux ans;

 

De créer et d’entretenir une marine de guerre;

 

D’établir des règlements pour le commandement et la discipline des forces de terre et de mer;

 

De pourvoir à la mobilisation de la milice pour assurer l’exécution des lois de l’Union, réprimer les insurrections et repousser les invasions;

 

De pourvoir à l’organisation, l’armement et la discipline de la milice, et au commandement de telle partie d’icelle qui serait employée au service des États-Unis, en réservant aux États respectivement la nomination des officier s et l’autorité nécessaire pour instruire la milice selon les règles de discipline prescrites par le Congrès;

 

D’exercer le droit exclusif de législation, en toute matière, sur tel district (d’une superficie n’excédant pas 10 milles au carré) qui, par cession d’États particuliers et sur acceptation du Congrès, sera devenu le siège du gouvernement des États-Unis et d’exercer semblable autorité sur tous lieux acquis, avec le consentement de la législature de l’État dans lequel ils seront situés, pour l’érection de forts, dépôts, arsenaux, chantiers navals et autres constructions nécessaires;

 

Et de faire toutes les lois qui seront nécessaires et convenables pour mettre à exécution les pouvoirs ci-dessus mentionnés et tous autres pouvoirs conférés par la présente Constitution au gouvernement des États- Unis ou à l’un quelconque de ses départements ou de ses fonctionnaires.

Section 9. L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être prohibée par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mais un impôt ou un droit n’excédant pas 10 dollars par tête pourra être levé sur cette importation.

Le privilège de l’ordonnance d’habeas corpus ne pourra être suspendu, sauf dans les cas de rébellion ou d’invasion, où la sécurité publique pourrait l’exiger.

Aucun décret de confiscation, ou aucune loi rétroactive ne sera promulgué.

Nulle capitation ni autre taxe directe ne sera levée, si ce n’est proportionnellement au recensement ou dénombrement ci-dessus ordonné.

Ni taxes, ni droits ne seront levés sur les articles exportés d’un État quelconque.

Aucune préférence ne sera accordée par un règlement commercial ou fiscal aux ports d’un État sur ceux d’un autre; et nul navire à destination ou en provenance d’un État ne sera assujetti à des formalités ou des droits d’entrée, de sortie ou de douane dans un autre.

Aucune somme ne sera prélevée sur le Trésor, si ce n’est en vertu d’affectations de crédits stipulées par la loi; un état et un compte réguliers de toutes les recettes et dépenses des deniers publics seront publiés de temps à autre.

Aucun titre de noblesse ne sera conféré par les États-Unis, et aucune personne qui tiendra d’eux une charge de profit ou de confiance ne pourra, sans le consentement du Congrès, accepter des présents, émoluments, charges o u titres quelconques, d’un roi, prince ou État étranger.

Section 10. Aucun État ne pourra être partie à un traité ou une alliance ou à une Confédération; accorder des lettres de marque et de représailles; battre monnaie; émettre du papier-monnaie, donner cours légal, pour le paiement de dettes, à autre chose que la monnaie d’or ou d’argent; promulguer aucun décret de confiscation, aucune loi rétroactive ou qui porterait atteinte aux obligations résultant de contrats; ni conférer des titres de noblesse.

Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever des impôts ou des droits sur les importations ou les exportations autres que ceux qui seront absolument nécessaires pour l’exécution de ses lois d’inspection, et le produit net de tous les droits ou impôts levés par un État sur les importations ou les exportations sera affecté à l’usage du Trésor des États-Unis; et toutes ces lois seront soumises à la révision ou au contrôle du Congrès.

Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever des droits de tonnage, entretenir des troupes ou des navires de guerre en temps de paix, conclure des accords ou des pactes avec un autre État ou une puissance étrangère, ni entrer en guerre, à moins qu’il ne soit effectivement envahi ou en danger trop imminent pour permettre le moindre délai.

ARTICLE II

Section 1. Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d’Amérique. Il restera en fonction pendant une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même du rée, élu comme suit:

Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d’électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être nommé électeur.

Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par bulletin pour deux personnes, dont l’une au moins n’habitera pas le même État qu’eux. Ils dresseront une liste de toutes les personnes qui auront recueilli des voix et du nombre de voix réunies par chacune d’elles. Ils signeront cette liste, la certifieront et la transmettront, scellée, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Le président du Sénat, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira toutes les listes certifiées, et les suffrages seront alors comptés. La personne qui aura obtenu le plus grand nombre de voix sera président, si ce nombre représente la majorité de tous les électeurs nommés. Si deux ou plusieurs personnes ont obtenu cette majorité et un nombre égal de voix, la Chambre des représentants, par scrutin, choisira immédiatement l’une d’entre elles comme président. Si aucune personne n’a obtenu la majorité nécessaire, la Chambre des représentants choisira alors le président, selon la même procédure, parmi les cinq personnes ayant obtenu le p lus grand nombre de voix. Mais, pour le choix du président, les votes seront comptés par État, la représentation de chaque État ayant une voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence d’un ou de plusieurs représentants des deux tiers des États, et l’adhésion de la majorité de tous les États devra être acquise pour la validité du choix. Dans tous les cas, après l’élection du président, la personne qui aura obtenu après lui le plus grand nombre des suffrages des électeurs sera vice-président. Mais s’il reste deux ou plusieurs personnes ayant le même nombre de voix, le Sénat choisira le vice-président parmi elle s par scrutin.

Le Congrès pourra fixer l’époque où les électeurs seront choisis et le jour où ils devront voter, ce jour étant le même sur toute l’étendue des États-Unis.

Nul ne pourra être élu président s’il n’est citoyen de naissance, ou s’il n’est citoyen des États-Unis au moment de l’adoption de la présente Constitution, s’il n’a trente-cinq ans révolus et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans.

En cas de destitution, de mort ou de démission du président, ou de son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, ceux-ci seront dévolus au vice-président. Le Congrès pourra, par une loi, prévoir le cas de destitution, de mort, de démission ou d’incapacité à la fois du président et du vice-président en désignant le fonctionnaire qui fera alors fonction de président, et ce fonctionnaire remplira ladite f onction jusqu’à cessation d’incapacité ou élection d’un président.

Le président recevra pour ses services, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera ni augmentée ni diminuée pendant la période pour laquelle il aura été élu, et il ne recevra pendant cette période aucun autre émolument des États-Unis, ni d’aucun des États.

Avant d’entrer en fonctions, le président prêtera serment ou prononcera l’affirmation qui suit:

« Je jure (ou affirme) solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Section 2. Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marine des États-Unis, et de la milice des divers États quand celle-ci sera appelée au service actif des États-Unis. Il pourra exiger l’opinion, par écrit, du principal fonctionnaire de chacun des départements exécutifs sur tout sujet relatif aux devoirs de sa charge. Il aura le pouvoir d’accorder des sursis et des grâces pour crimes contre les États-Unis, sauf dans les cas d' »impeachment « .

Il aura le pouvoir, sur l’avis et avec le consentement du Sénat, de conclure des traités, sous réserve de l’approbation des deux tiers des sénateurs présents. Il proposera au Sénat et, sur l’avis et avec le consentement de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas prévue par la présente Constitution, et dont les postes seront créés par la loi. Mais le Congrès pourra, lorsqu’il le jugera opportun, confier au président seul, aux cours de justice ou aux chefs des départements, la nomination de certains fonctionnaires inférieur s.

Le président aura le pouvoir de pourvoir à toutes vacances qui viendraient à se produire entre les sessions du Sénat, en accordant des commissions qui expireront à la fin de la session suivante.

Section 3. Le président informera le Congrès, de temps à autre, de l’état de l’Union, et recommandera à son attention telles mesures qu’il estimera nécessaires et expédientes. Il pourra, dans des circonstances extraordinaires, convoquer l’une ou l’autre des Chambres ou les deux à la fois, et en cas de désaccord entre elles sur la date de leur ajournement, il pourra les ajourner à tel moment qu’il jugera convenable. Il recevra les ambassadeurs et autres ministres publics. Il veillera à ce que les lois soient fidèlement exécutées, et commissionnera tous les fonctionnaires des États-Unis.

Section 4. Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs.

ARTICLE III

Section 1. Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera conféré à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra de temps à autre ordonner l’institution. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges aussi longtemps qu’ils en seront dignes et percevront, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera pas diminuée tant qu’ils resteront en fonctions.

Section 2. Le pouvoir judiciaire s’étendra à tous les cas de droit et d’équité ressortissant à la présente Constitution, aux lois des États-Unis, aux traités déjà conclus, ou qui viendraient à l’être sous leur autorité; à tous les cas concernant les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls; à tous les cas relevant de l’Amirauté et de la juridiction maritime; aux différends auxquels les États-Unis seront partie; aux différends entre deux ou plusieurs États, entre un État et les citoyens d’un autre, entre citoyens de différents États, entre citoyens d’un même État revendiquant des terres en vertu de concessions d’autres États, entre un État ou ses citoyens et des États, citoyens ou sujets étrangers.

Dans tous les cas concernant les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, et ceux auxquels un État sera partie, la Cour suprême aura juridiction de première instance sur la date de leur ajournement, elle aura juridiction d’appel, et pour le droit et pour le fait, sauf telles exceptions et conformément à tels règlements que le Congrès aura établis.

Tous les crimes, sauf dans les cas d' » impeachment « , seront jugés par un jury. Le procès aura lieu dans l’État où lesdits crimes auront été commis, et, quand ils ne l’auront été dans aucun, en tel lieu ou place que le Congrès aura fixé par une loi.

Section 3. Le crime de trahison envers les États-Unis ne consistera que dans l’acte de faire la guerre contre eux, ou de se ranger du côté de leurs ennemis en leur donnant aide et secours. Nul ne sera convaincu de trahison, si ce n’est sur la déposition de deux témoins du même acte manifeste, ou sur son propre aveu en audience publique.

Le Congrès aura le pouvoir de fixer la peine en matière de trahison, mais aucune condamnation de ce chef n’entraînera ni mort civile, ni confiscation de biens, sauf pendant la vie du condamné.

ARTICLE IV

Section 1. Pleine foi et crédit seront accordés, dans chaque État, aux actes publics, minutes et procès-verbaux judiciaires de tous les autres États. Et le Congrès pourra, par des lois générales, prescrire la manière dont la validité de ces actes, minutes et procès-verbaux sera établie, ainsi que leurs effets.

Section 2. Les citoyens de chaque État auront droit à tous les privilèges et immunités des citoyens dans les divers États.

Toute personne qui, accusée, dans un État, de trahison, félonie ou autre crime, se sera dérobée à la justice par la fuite et sera trouvée dans un autre État, devra, sur la demande de l’autorité exécutive de l’État d’où elle aura fui, être livrée pour être ramenée dans l’État ayant juridiction sur le crime.

Une personne qui, tenue à un service ou travail dans un État en vertu des lois y existant, s’échapperait dans un autre, ne sera libérée de ce service ou travail en vertu d’aucune loi ou réglementation de cet autre État, mais sera livrée sur la revendication de la partie à laquelle le service ou travail pourra être dû.

Section 3. De nouveaux États peuvent être admis par le Congrès dans l’Union; mais aucun nouvel État ne sera formé ou érigé sur le territoire soumis à la juridiction d’un autre État, ni aucun État formé par la jonction de deux ou de plusieurs États, ou parties d’État, sans le consentement des législatures des États intéressés, aussi bien que du Congrès.

Le Congrès aura le pouvoir de disposer du territoire ou de toute autre propriété appartenant aux États-Unis, et de faire à leur égard toutes lois et tous règlements nécessaires; et aucune disposition de la présente Constitution ne sera interprétée de manière à préjudicier aux revendications des États-Unis ou d’un État particulier.

Section 4. Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement, protégeront chacun d’eux contre l’invasion et, sur la demande de la législature ou de l’exécutif (quand la législature ne pourra être réunie), contre toute violence intérieure.

ARTICLE V

Le Congrès, quand les deux tiers des deux Chambres l’estimeront nécessaire, proposera des amendements à la présente Constitution ou, sur la demande des législatures des deux tiers des États, convoquera une convention pour en proposer; dans l’un et l’autre cas, ces amendements seront valides à tous égards comme faisant partie intégrante de la présente Constitution, lorsqu’ils auront été ratifiés par les législatures des trois quarts des États, ou par des conventions dans les trois quarts d’entre eux, selon que l’un ou l’autre mode de ratification aura été proposé par le Congrès. Sous réserve que nul amendement qui serait adopté avant l’année mi l huit cent huit ne puisse en aucune façon affecter la première et la quatrième clause de la neuvième section de l’Article premier, et qu’aucun État ne soit, sans son consentement, privé de l’égalité de suffrage au Sénat.

ARTICLE VI

Toutes dettes contractées et tous engagements pris avant l’adoption de la présente Constitution seront aussi valides à l’encontre des États-Unis dans le cadre de la présente Constitution qu’ils l’étaient dans le cadre de l a Confédération.

La présente Constitution, ainsi que les lois des États-Unis qui en découleront, et tous les traités déjà conclus, ou qui le seront, sous l’autorité des États-Unis, seront la loi suprême du pays; et les juge s dans chaque État seront liés par les susdits, nonobstant toute disposition contraire de la Constitution ou des lois de l’un quelconque des États.

Les sénateurs et représentants susmentionnés, les membres des diverses législatures des États et tous les fonctionnaires exécutifs et judiciaires, tant des États-Unis que des divers États, seront tenus par serment ou affirmation de défendre la présente Constitution; mais aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d’aptitude aux fonctions ou charges publiques sous l’autorité des États-Unis.

ARTICLE VII

La ratification des conventions de neuf États sera suffisante pour l’établissement de la présente Constitution entre les États qui l’auront ainsi ratifiée.

AMENDEMENTS

ARTICLE PREMIER

Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre.

ARTICLE II

Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.

ARTICLE III

Aucun soldat ne sera, en temps de paix, logé dans une maison sans le consentement du propriétaire, ni en temps de guerre, si ce n’est de la manière prescrite par la loi.

ARTICLE IV

Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n’est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu’il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir.

ARTICLE V

Nul ne sera tenu de répondre d’un crime capital ou infamant sans un acte de mise en accusation, spontané ou provoqué, d’un Grand Jury, sauf en cas de crimes commis pendant que l’accusé servait dans les forces terrestres ou navales, ou dans la milice, en temps de guerre ou de danger public; nul ne pourra pour le même délit être deux fois menacé dans sa vie ou dans son corps; nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même, ni être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière; nulle propriété privée ne pourra être réquisitionnée dans l’intérêt public sans une juste indemnité.

ARTICLE VI

Dans toutes poursuites criminelles, l’accusé aura le droit d’être jugé promptement et publiquement par un jury impartial de l’État et du district o le crime aura été commis – le district ayant été préalablement délimité par la loi -, d’être instruit de la nature et de la cause de l’accusation, d’être confronté avec les témoins à décharge, d’exiger par des moyens légaux la comparution de témoins à charge, et d’être assisté d’un conseil pour sa défense.

ARTICLE VII

Dans les procès de droit commun où la valeur en litige excédera vingt dollars, le droit au jugement par un jury sera observé, et aucun fait jugé par un jury ne sera examiné de nouveau dans une cour des États-Unis autrement que selon les règles du droit commun.

ARTICLE VIII

Des cautions excessives ne seront pas exigées, ni des amendes excessives imposées, ni des châtiments cruels et exceptionnels infligés.

ARTICLE IX

L’énumération de certains droits dans la Constitution ne pourra être interprétée comme déniant ou restreignant d’autres droits conservés par le peuple.

ARTICLE X

Les pouvoirs qui ne sont pas délégués aux États-Unis par la Constitution, ni refusés par elle aux États, sont conservés par les États respectivement ou par le peuple.

[Les dix premiers amendements, qui constituent la Déclaration des droits, furent adoptés en 1791.]

ARTICLE XI

Le pouvoir judiciaire des États-Unis ne sera pas interprété comme s’étendant à un procès de droit ou d’équité entamé ou poursuivi contre l’un des États-Unis par des citoyens d’un autre État, ou par des citoyens ou sujets d’un État étranger. [1798]

ARTICLE XII

Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par bulletin pour le président et le vice-président, dont l’un au moins n’habitera pas le même État qu’eux. Ils indiqueront sur des bulletins séparés le nom de la personne qu’ils désirent élire président et de celle qu’ils désirent élire vice-président. Ils dresseront des listes distinctes de toutes les personnes qui auront obtenu des voix pour la présidence , de toutes celles qui en auront obtenu pour la vice-présidence, et du nombre de voix recueillies par chacune d’elles. Ils signeront ces listes, les certifieront et les transmettront, scellées, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Celui-ci, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira toutes les listes certifiées, et les suffrages seront alors comptés. La personne qui aura obtenu le plus grand nombre de voix pour la présidence sera président, si ce nombre représente la majorité de tous les électeurs nommés. Si aucune n’a obtenu la majorité nécessaire, la Chambre des représentants choisira immédiatement le président, par scrutin, entre les trois personnes au plus qui auront réuni le plus grand nombre de voix. Mais, pour le choix du président, les voix seront recueillies par État, la représentation de chacun ayant un e voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence d’un ou de plusieurs représentants de deux tiers des États, et l’adhésion de la majorité de tous les États devra être acquise pour la validité du choix. Si la Chambre des représentants, quand le droit de choisir lui incombe, ne choisit pas le président avant le quatrième jour de mars suivant, le vice-président agira en qualité de président, de même qu’en cas de décès ou d’autre incapacité constitutionnelle du président. La personne qui réunira le plus grand nombre de voix pour la vice-présidence sera vice-président si ce nombre représente la majorité d e tous les électeurs nommés; si aucune n’a obtenu la majorité nécessaire, le Sénat choisira alors le vice-président entre les deux personnes sur la liste qui auront le plus grand nombre de voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence des deux tiers du nombre total des sénateurs, et l’adhésion de la majorité de tous les sénateurs devra être acquise pour la validité du choix. Mais aucune personne inéligible, de par la Constitution, à la charge de président ne pourra être élue à celle de vice-président des États-Unis. [1804]

ARTICLE XIII

Section 1. Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n’est en punition d’un crime dont le coupable aura été dûment convaincu, n’existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1865]

ARTICLE XIV

Section 1. Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l’État dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n’appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière; ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction légale protection des lois.

Section 2. Les représentants seront répartis entre les divers États proportionnellement à leur population respective, calculée en comptant tous les habitants de chaque État, à l’exclusion des Indiens, non imposés . Mais, quand le droit de voter à l’élection d’électeurs des président et vice-président des États-Unis, des représentants au Congrès, des fonctionnaires exécutifs et judiciaires d’un État ou des membres d e sa législature, sera dénié à des habitants mâles de cet État, âgés de vingt et un ans et citoyens des États-Unis, ou restreint de quelque manière que ce soit, sauf en cas de participation à une rébellion ou autre crime, la base de la représentation pour ledit État sera réduite dans la proportion existant entre le nombre des citoyens mâles visés et le nombre total des citoyens mâles de vingt et un ans dans cet État.

Section 3. Nul ne sera sénateur ou représentant au Congrès, ou électeur des président et vice-président, ni n’occupera aucune charge civile ou militaire du gouvernement des États-Unis ou de l’un quelconque des États, qui après avoir prêté serment, comme membre du Congrès, ou fonctionnaire des États-Unis, ou membre d’une législature d’État, ou fonctionnaire exécutif ou judiciaire d’un État, de défendre la Constitution des États-Unis, aura pris part à une insurrection ou à une rébellion contre eux, ou donné aide ou secours à leurs ennemis. Mais le Congrès pourra, par un vote des deux tiers de chaque Chambre, lever cette incapacité.

Section 4. La validité de la dette publique des États-Unis, autorisée par la loi, y compris les engagements contractés pour le paiement de pensions et de primes pour services rendus lors de la répression d’insurrections ou de rébellions, ne sera pas mise en question. Mais ni les États-Unis, ni aucun État n’assumeront ni ne payeront aucune dette ou obligation contractée pour assistance à une insurrection ou rébellion contre les États-Unis, ni aucune réclamation pour la perte ou l’émancipation d’esclaves, et toutes dettes, obligations et réclamations de cette nature seront considérées comme illégales et nulles.

Section 5. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1868]

ARTICLE XV

Section 1. Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne sera dénié ou limité par les États-Unis, ou par aucun État, pour des raisons de race, couleur, ou de condition antérieure de servitude.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1870]

ARTICLE XVI

Le Congrès aura le pouvoir d’établir et de percevoir des impôts sur les revenus, de quelque source qu’ils dérivent, sans répartition parmi les divers États, et indépendamment d’aucun recensement ou énumération. [1913]

ARTICLE XVII

Section 1. Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs pour chaque État, élus pour six ans par le peuple de cet État; et chaque sénateur aura droit à une voix. Les électeurs de chaque État devront remplir les conditions requises pour être électeur à l’assemblée législative la plus nombreuse de l’État.

Section 2. Quand des vacances se produiront dans la représentation d’un État au Sénat, l’autorité exécutive de cet État convoquera les électeurs pour y pourvoir sous réserve que, dans chaque État, la législature puisse donner à l’exécutif le pouvoir de procéder à des nominations temporaires jusqu’à ce que le peuple ait pourvu aux vacances par les élections que la législature pourra ordonner.

Section 3. Le présent amendement ne sera pas interprété comme affectant l’élection ou la durée du mandat de tout sénateur choisi avant que ledit amendement ait acquis force exécutive et fasse partie intégrante de la Constitution. [1913]

ARTICLE XVIII

Section 1. Seront prohibés, un an après la ratification du présent article, la fabrication, la vente ou le transport des boissons alcooliques à l’intérieur du territoire des États-Unis et de tout territoire soumis à leur juridiction, ainsi que l’importation desdites boissons dans ces territoires ou leur exportation hors de ces territoires.

Section 2. Le Congrès et les divers États auront concurremment le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée.

Section 3. Le présent article sera inopérant s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les législatures des divers États, de la manière prévue dans la Constitution, dans les sept années qui suivront la date de sa présentation aux États par le Congrès. [1919]

ARTICLE XIX

Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne pourra être dénié ou restreint pour cause de sexe par les États-Unis ni l’un quelconque des États. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1920]

ARTICLE XX

Section 1. Les mandats du président et du vice-président prendront fin à midi, le vingtième jour de janvier, et les mandats des sénateurs et des représentants, à midi, le troisième jour de janvier des années au cours desquelles ces mandats auraient expiré si le présent article n’avait pas été ratifié; et les mandats de leurs successeurs commenceront à partir de ce moment.

Section 2. Le Congrès s’assemblera au moins une fois par an, et la réunion aura lieu à midi, le troisième jour de janvier, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent.

Section 3. Si, à la date fixée pour l’entrée en fonctions du président, le président élu est décédé, le vice-président élu deviendra président. Si un président n’a pas été chois i avant la date fixée pour le commencement de son mandat, ou si le président élu ne remplit pas les conditions requises, le vice-président élu fera alors fonction de président jusqu’à ce qu’un président remplisse le s conditions requises; et le Congrès pourra, par une loi, pourvoir au cas d’incapacité à la fois du président élu et du vice-président en désignant la personne qui devra alors faire fonction de président, ou la manière de la choisir, et ladite personne agira en cette qualité jusqu’à ce qu’un président ou un vice-président remplisse les conditions requises.

Section 4. Le Congrès pourvoira par une loi au cas de décès de l’une des personnes parmi lesquelles la Chambre des représentants peut choisir un président lorsque le droit de choisir lui incombe, et au cas de décès de l’une des personnes parmi lesquelles le Sénat peut choisir un vice-président lorsque le droit de choisir lui incombe.

Section 5. Les sections 1 et 2 entreront en vigueur le quinzième jour d’octobre qui suivra la ratification du présent article.

Section 6. Le présent article sera inopérant s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les législatures des trois quarts des divers États, dans les sept années qui suivront la date de sa soumission. [1933]

ARTICLE XXI

Section 1. Le Dix-huitième amendement à la Constitution est abrogé.

Section 2. Le transport ou l’importation dans tout État, territoire ou possession des États-Unis, de boissons alcooliques destinées à y être livrées ou consommées, en violation des lois y existant, sont interdits.

Section 3. Le présent article sera inopérant, s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les divers États assemblés en convention ainsi qu’il est prévu dans la Constitution, dans les sept années qui suivront la date de sa soumission aux États par le Congrès. [1933]

ARTICLE XXII

Section 1. Nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois, et quiconque aura rempli la fonction de président, ou agi en tant que président, pendant plus de deux ans d’un mandat pour lequel quelque autre personne était nommée président, ne pourra être élu à la fonction de président plus d’une fois. Mais cet article ne s’appliquera pas à quiconque remplit la fonction de président au moment où cet article a été proposé par le Congrès, et il n’empêchera pas quiconque pouvant remplir la fonction de président, ou agir en tant que président, durant le mandat au cours duquel cet article devient exécutoire, de remplir la fonction d e président ou d’agir en tant que président durant le reste de ce mandat.

Section 2. Le présent article ne prendra effet qu’après sa ratification comme amendement à la Constitution par les législatures de trois quarts des différents États dans un délai de sept ans à dater de sa présentation aux États par le Congrès. [1951]

ARTICLE XXIII

Section 1. Le district où se trouve établi le siège du gouvernement des États-Unis, désignera selon telle procédure que pourra déterminer le Congrès un nombre d’électeurs du président et du vice-président équivalant au nombre total des sénateurs et représentants au Congrès auquel ce district aurait droit s’il était constitué en État; ce nombre ne pourra dépasser en aucun cas celui des électeurs dé;signés par l’État le moins peuplé de l’Union; ces électeurs se joindront à ceux désignés par les États et ils seront considérés, pour les besoins de l’élection du président et du vice-président, comme désignés par un État; ils se réuniront sur le territoire du district et rempliront les devoirs spécifiés par le Douzième amendement.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1961]

ARTICLE XXIV

Section 1. Le droit des citoyens des États-Unis de voter à toute élection primaire ou autre élection du président et du vice-président, des grands électeurs du président et du vice-président, ou des sénateurs et représentants au Congrès, ne sera dénié ou restreint ni par les États-Unis, ni par aucun État, pour cause de non-paiement de la taxe électorale ou de tout autre impôt.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1964]

ARTICLE XXV

Section 1. En cas de destitution, décès ou démission du président, le vice-président deviendra président.

Section 2. En cas de vacance du poste de vice-président, le président nommera un vice-président qui entrera en fonctions dès que sa nomination aura été approuvée par un vote majoritaire des deux Chambres du Congrès.

Section 3. Si le président fait parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite leur faisant connaître son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, et jusqu’au moment où il les avisera par écrit du contraire, ces pouvoirs seront exercés et ces devoirs seront remplis par le vice-président en qualité de président par intérim.

Section 4. Si le vice-président, ainsi qu’une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs ou de tel autre organisme désigné par une loi promulguée par le Congrès, font parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim. Par la suite, si le président fait parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les informant qu’aucune incapacité n’existe, il reprendra ses fonctions, à moins que le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs ou de tel autre organisme désigné par une loi promulguée par le Congrès ne fassent parvenir dans les quatre jours au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrit e affirmant que le président est incapable d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge. Le Congrès devra alors prendre une décision; s’il ne siège pas, il se réunira dans ce but dans un délai de 48 heures. Si, dans les 21 jours qui suivront la réception par le Congrès de cette dernière déclaration écrite, ou dans les 21 jours qui suivront la date de la réunion du Congrès, si le Congrès n’est pas en session, ce dernier décide par un vote des deux tiers des deux Chambres que le président est incapable d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président continuera à exercer ces fonctions en qualité de président par intérim; dans le cas contraire, le président reprendra l’exercice desdites fonctions. [1967]

ARTICLE XXVI

Section 1. Le droit de vote des citoyens des États-Unis âgés de dix-huit ans ou plus ne pourra être dénié ou restreint pour raison d’âge ni par les États-Unis ni par l’un quelconque des États.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1971]

ARTICLE XXVII

Aucune loi modifiant la rémunération des services des Sénateurs et des Représentants n’entrera en vigueur tant qu’une élection des Représentants ne sera pas intervenue.


Constitution du 17 septembre 1787

Texte établi par S. Rials à l’aide des diverses traductions usuelles.

 N ous, le peuple des États-Unis, afin de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la tranquillité intérieure, de pouvoir a la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer nous-mêmes et notre postérité les bienfaits de la liberté, ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique.

ARTICLE PREMIER [Département Législatif]

SECTION 1 [Congrès].

Tous les pouvoirs législatifs accordes par la présente constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui se composera d’un Sénat et d’une Chambre des représentants.

SECTION 2 [Chambre des représentants].

(1) La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des divers États, et les électeurs dans chaque État devront posséder les qualifications requises des électeurs de la branche la plus nombreuse de la législature de l’État.
(2) Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est depuis sept ans citoyen des États-Unis, et s’il ne réside, au moment de son élection, dans l’État où il est désigné.
(3) [Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les divers États qui pourront être compris dans l’Union, proportionnellement à leur population, laquelle sera déterminée en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles liées à un service pour un nombre donné d’années et à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, les trois cinquièmes de toutes les autres personnes. Le recensement sera fait dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès des États-Unis, et tous les dix ans par la suite, de la manière qui sera prescrite par la loi. Le nombre des représentants n’excédera pas un pour trente mille habitants, mais chaque État aura au moins un représentant; et jusqu’à ce que le premier recensement ait été fait, l’État de New Hampshire aura le droit d’en désigner trois, le Massachusetts huit, le Rhode Island et les Plantations de Providence un, le Connecticut cinq, New York six, New Jersey quatre, la Pennsylvanie huit, le Delaware un, le Maryland six, la Virginie dix, la Caroline du Nord cinq, la Caroline du Sud cinq et la Géorgie trois].
(4) Quand des vacances se produiront dans la représentation d’un État, l’autorité exécutive de celui-ci émettra des writs d’élection pour y pourvoir.
(5) La Chambre des représentants désignera son président (speaker) et les autres membres de son bureau; et elle aura le pouvoir exclusif de mise en accusation devant le Sénat (power of impeachment).

SECTION 3 [Sénat].

(1) Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs de chaque État, choisis pour six ans [par le législature de chacun] et chaque sénateur aura une voix.
(2) Immédiatement après qu’ils seront assemblés à la suite de la première élection, les sénateurs seront divisés, aussi également que possible, en trois classes. Les sièges des sénateurs de la première classe seront vacants à l’expiration de la seconde année, ceux de la seconde classe à l’expiration de la quatrième année et ceux de la troisième classe à l’expiration de la sixième année, de telle sorte qu’un tiers soit désigné tous les deux ans; [et si des vacances se produisant par démission ou autrement, dans l’intervalle des sessions de la législature de l’État de l’intéressé, l’exécutif de cet État peut procéder à des nominations provisoires jusqu’à la élection suivante de la législature, qui pourvoira alors à ces vacances],
(3) Nul ne pourra être sénateur s’il n’a atteint l’âge de trente ans, s’il n’est depuis neuf ans citoyen des États-Unis, et s’il ne réside, au moment de son élection, dans l’État pour lequel il est dé signé.
(4) Le Vice-Président des États-Unis sera président du Sénat, mais n’aura pas de droit de vote, à moins d’égal partage des voix.
(5) Le Sénat désignera les autres membres de son bureau, ainsi qu’un président pro tempore pour remplacer le Vice-Président e n l’absence de celui-ci ou quand il exercera les fonctions de Président d es États-Unis.
(6) Le Sénat aura le pouvoir exclusif de juger les personnes mises en accusation par la Chambre des représentants (impeachment). Quand il siégera à cet effet, ses membres prêteront serment ou feront une déclaration solennelle. En cas de jugement du Président des États-Unis, le président de la Cour suprême (Chief Justice) présidera. Et nul ne sera déclaré coupable sans accord des deux tiers des membres présents.
(7) La sentence dans les cas d’impeachment ne pourra excéder la destitution ou l’incapacité de tenir et de bénéficier de toute fonction honorifique, de confiance ou rémunérée relevant des États-Unis, mais la partie condamnée n’en sera pas moins responsable et sujette à accusation, procès, jugement et punition, conformément à la loi.

SECTION 4 [Élection des membres du Congrès et sessions].

(1) Les époques, lieux et mode d’élection des sénateurs et des représentants seront fixés, dans chaque État, par la législature; mais le Congrès pourra, à tout moment, par une loi, instituer ou modifier de tels règlements, sauf en ce qui concerne le lieu de désignation des sénateurs.
(2) [Le Congrès s’assemblera au moins une fois l’an, et cette réunion aura lieu le premier lundi de décembre, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent].

SECTION 5 [Pouvoirs et obligations des chambres].

(1) Chaque chambre sera juge des élections, pouvoirs et qualifications de ses membres, et la majorité constituera dans chacune un quorum suffisant pour délibérer; mais un nombre inférieur pourra s’ajourner de jour en jour et être autorisé à exiger la présence des membres absents, de telle manière et sous telles pénalités que chaque chambre pourra déterminer.
(2) Chaque chambre peut établir son règlement (Rules of its proceedings), punir ses membres pour conduite contraire au bon ordre et, à la majorité des deux tiers, prononcer l’expulsion de l’un d’entre eux.
(3) Chaque chambre tiendra un procès-verbal (Journal of its proceedings) et le publiera périodiquement, a l’exception des parties qui pourraient à son sens requérir le secret; et les  » oui  » et les  » non  » des membres de chaque chambre sur toute question seront consignés au procès-verbal sur la demande d’un cinquième des membres présents.
(4) Pendant la session du Congrès, aucune des deux chambres ne pourra, sans le consentement de l’autre, s’ajourner à plus de trois jours, ni se transporter dans un autre lieu que celui où siégeront les deux chambres.

SECTION 6 [Indemnité, immunités et incompatibilités].

(1) Les sénateurs et représentants recevront pour leurs services une indemnité qui sera fixée par la loi et payée par le Trésor des États-Unis. Ils jouiront du privilège de ne pouvoir en aucun cas, sauf pour trahison, crime et violation de la paix publique, être mis en état d’arrestation pendant leur présence à la session de leurs chambres respectives, ni pendant qu’ils s’y rendent ou qu’ils en reviennent; et, pour tout discours ou débat dans l’une ou l’autre chambre, ils ne pourront être mis en cause dans aucun autre lieu.
(2) Aucun sénateur ou représentant ne pourra, pendant la durée de son mandat, être nommé à une fonction civile relevant des États-Unis, qui aurait été créée ou dont le traitement aurait été augmenté durant cette période; et aucune personne exerçant une fonction relevant des États-Unis ne pourra devenir membre de l’une ou l’autre des chambres, tant qu’elle continuera à remplir cette fonction.

SECTION 7 [Procédure législative et veto].

(1) Toutes propositions de loi (Bills) concernant la levée d’un impôt devront émaner de la Chambre des représentants; mais le Sénat pourra proposer ou consentir des amendements, comme pour les autres propositions de loi.
(2) Toute proposition de loi adoptée par la Chambre des représentants et par le Sénat devra, avant d’acquérir force de loi (become a Law), être présentée au Président des États-Unis; si celui-ci l’approuve, il la signera; sinon, il la renverra, avec ses objections, à la chambre dont elle émane, laquelle consignera lesdites objections intégralement dans son procès-verbal et procédera à un nouvel examen de la proposition. Si, après ce nouvel examen, la proposition de loi réunit en sa faveur les voix des deux tiers des membres de cette chambre, elle sera transmise, avec les objections l’accompagnant, à l’autre chambre, qui l’examinera de la même manière à nouveau, et si les deux tiers des membres de celle-ci l’approuvent elle aura force de loi. Mais en pareil cas, les votes des deux chambres seront comptés par  » oui  » et par  » non  » et les noms des membres votant pour et contre le projet seront consignés au procès-verbal de chaque chambre respectivement. Toute proposition qui n’aura pas été renvoyée par le président dix jours (dimanches non compris) après qu’elle lui aura été présenté e deviendra loi, comme si le Président l’avait signée, à moins que le Congrès, par son ajournement, n’en empêche le renvoi, au quel cas la proposition n’aura pas force de loi.
(3) Tout ordre, résolution ou vote pour lequel le concours du Sénat et de la Chambre des représentants peut être nécessaire (sauf en matière d’ajournement) devra être présenté au Président des États-Unis; et avant de devenir exécutoire, il devra être approuvé par lui, ou, s’il le désapprouve, être voté à nouveau par les deux tiers du Sénat et de la Chambre des représentants suivant les règles et les limitations prescrite s pour les propositions de loi.

SECTION 8 [Pouvoirs du Congrès].

Le Congrès aura le pouvoir:

  1. ) De lever et percevoir des taxes, droits, impôts et excises (impôt s indirects), de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et au bien-être général (general welfare) des États- Unis; mais tous droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l’étendue des États-Unis;

  2. ) De faire des emprunts sur le crédit des États-Unis;

  3. ) De réglementer le commerce avec les nations étrangères, entre les divers États, et avec les tribus indiennes;

  4. ) D’établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes en matière de faillites dans toute l’étendue des États Unis;

  5. ) De battre monnaie, de déterminer sa valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l’étalon des poids et mesures;

  6. ) D’assurer la répression de la contrefaçon des titres et de la monnaie courante des États-Unis;

  7. ) D’établir des bureaux et des routes de poste;

  8. ) De promouvoir le progrès de la science et des arts utiles, en assurant pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs, un droit exclusif sur leurs écrits et découvertes respectifs;

  9. ) De constituer des tribunaux subordonnés à la Cour suprême;

  10. ) De définir et punir les actes de pirateries et les crimes commis en haute mer et les délits contre le droit des gens;

  11. ) De déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles, et d’établir des règles concernant les prises sur terre et sur mer;

  12. ) De lever et d’entretenir des armées, mais aucune affectation de crédits à cet usage ne se fera pour une durée supérieure à deux ans;

  13. ) De créer et d’entretenir une marine de guerre;

  14. ) D’édicter des règles pour le commandement et la discipline des forces de terre et de mer;

  15. ) De pourvoir à la convocation de la milice pour assurer l’exécution des lois de l’Union, réprimer les insurrections et repousser les invasions;

  16. ) De pourvoir à l’organisation, à l’armement et à la discipline de la milice, et a l’administration de telle partie de celle-ci qui serait employée au service des États-Unis, en réservant aux États respectivement la nomination des officiers et l’autorité nécessaire pour instruire la milice selon la discipline prescrite par le Congrès;

  17. ) D’exercer la législation exclusive, en toutes matières, sur tel district (n’excédant pas dix milles carrés) qui, par cession d’États particuliers et sur acceptation du Congrès, pourra devenir le siège du gouvernement des États-Unis, et d’exercer semblable autorité sur tous lieux acquis, du consentement de la législature de l’État dans lequel ils seront situés, pour l’érection de forts, magasins, arsenaux, chantiers navals et autres bâtiments nécessaires;

  18. ) De faire toutes lois qui seront nécessaires et convenables (necessary and proper) pour mettre à exécution les pouvoirs ci-dessus énumérés et tous autres pouvoirs conférés par la présente Constitution au gouvernement des États-Unis ou à l’un quelconque de ses départements ou de ses fonctionnaires.

SECTION 9 [Limitations aux pouvoirs des États-Unis].

(1) [L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être interdite par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mai s un impôt ou droit n’excédant pas dix dollars par tête pourra être levé sur cette importation.
(2) Le privilège de l’ordonnance d’Habeas Corpus ne pourra être suspendu sauf si, en cas de rébellion ou d’invasion, la sécurité publique l’exige.
(3) Aucune loi portant condamnation sans jugement (Bill of attainder) ou à effet rétroactif (ex post facto law) ne sera adoptée.
(4) [Aucune capitation ni autre impôt direct ne sera levé, si ce n’est en proportion du recensement ou dénombrement ci-avant prévu].
(5) Aucune taxe ou droit ne sera levé sur les articles exportés d’ un État quelconque.
(6) Aucune préférence ne sera accordée par une réglementation commerciale ou fiscale aux ports d’un État sur ceux d’un autre; et aucun navire à destination ou en provenance d’un État ne sera obligé de se faire enregistrer, de passer en douane ou de payer des droits dans un autre.
(7) Aucune somme ne sera prélevée sur le Trésor, si ce n’es t en vertu de crédits ouverts par la loi; et un état et un compte réguliers de toutes les recettes et dépenses de deniers publics seront publiés périodiquement.
(8) Aucun titre de noblesse ne sera conféré par les États-Unis, et aucune personne qui tiendra d’eux une fonction rémunérée o u de confiance ne pourra, sans le consentement du Congrès, accepter quelque présent, émolument, fonction ou titre que ce soit de quelque ro i, prince ou État étranger que ce soit.

SECTION 10 [Pouvoirs refusés aux États].

(1) Aucun État ne pourra conclure de traité, former d’alliance ou entrer dans une confédération; délivrer des lettres de marque et d e représailles; battre monnaie; émettre du papier-monnaie; donner cours légal, pour le paiement des dettes, à autre chose que la monnaie d’or ou d’argent; faire de Bill of attainder, de loi rétroactive ou portant atteinte aux obligations contractuelles, ni conférer de titres de noblesse.
(2) Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever d’impôts ou de droits sur les importations ou les exportations, a l’exception de ce qui pourrait être absolument nécessaire pour l’exécution de ses lois d’inspection; et le produit net de tous droits et impôts levés par un État sur les importations ou les exportations sera mis à la disposition du Trésor des États-Unis; et toutes lois de cette sorte seront soumises à la révision et au contrôle du Congrès.
(3) Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever de droit de tonnage, entretenir des troupes ou des navires de guerre en temps de paix, conclure d’accords ou de pacte avec un autre État ou une puissance étrangère, ni entrer en guerre, à moins d’être effectivement envahi ou en danger assez imminent pour ne pas souffrir le moindre délai.

ART. II [Département exécutif]

SECTION 1 [Nomination du Président].

(1) Le pouvoir exécutif sera confié à un Président des États-Unis d’Amérique. Il occupera ses fonctions pendant un mandat de quatre ans et, avec le Vice-président, dont le mandat sera de même durée, sera élu de la manière suivante:
(2) Chaque État désignera, de la manière décidée par sa législature, un nombre d’électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès; mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une fonction de confiance ou rémunérée ne pourra être désigné comme électeur. [Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par scrutin pour deux personnes, dont l’une au moins ne devra pas habiter le même État qu’eux. Ils feront une liste de toutes les personnes ayant recueilli des voix et du nombre de voix réunies par chacune, laquelle liste ils signeront, certifieront et transmettront, scellée, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Ce dernier, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira tous les certificats, et les votes seront alors comptés. La personne ayant le plus grand nombre de voix sera le Président, si ce nombre représente la majorité du nombre total des électeurs désignés, et si plusieurs personnes ont obtenu cette majorité et ont un nombre égal de voix, la Chambre des représentants, par un scrutin, choisira immédiatement l’une d’entre elles comme Président; et si aucune n’a obtenu la majorité, la chambre susdite choisira alors le Président, de la même manière, entre les cinq personnes de la liste les mieux placées. Mais, pour le choix du Président, les votes seront comptés par État, la représentation de chaque État ayant une voix; le quorum nécessaire à cette fin sera constitué par un ou plusieurs représentants des deux tiers des États, et la majorité de tous les États sera nécessaire pour un choix. En tout cas, après le choix du Président, la personne ayant le plus grand nombre de suffrages des électeurs sera le Vice-président. Mais s’il restait deux ou plusieurs personnes ayant le même nombre de voix, le Sénat choisirai, le Vice-président parmi elles au scrutin]
(3) Le Congrès pourra fixer l’époque où les électeurs seront choisis et le jour où ils devront voter; lequel jour sera le même dans toute l’étendue des États-Unis.
(4) Nul ne sera éligible aux fonctions de Président s’il n’est citoyen de naissance, ou citoyen des États-Unis au moment de l’adoption de la présente Constitution, s’il n’a trente-cinq ans révolus et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans.
(5) En cas de destitution, de mort, de démission ou d’incapacité du Président a s’acquitter des pouvoirs et devoirs de sa charge, ceux-ci seront dévolus au Vice-président. [Et le Congrès pourra , par une loi, pourvoir au cas de destitution, de mort, de démission ou d ‘incapacité à la fois du Président et du Vice-président en désignant le fonctionnaire qui fera alors fonction de Président, lequel fonctionnaire remplira ladite fonction jusqu’à cessation de l’incapacité ou élection d’un Président]
(6) Le Président recevra, à échéances fixes, pour ses services, une indemnité qui ne sera ni augmentée ni diminuée pendant son mandat, et il ne recevra, pendant cette période, aucun autre émolument des États-Unis ou de l’un des États.
(7) Avant d’entrer en fonctions, il prêtera le serment ou prononcera la déclaration qui suit:

« Je jure (ou déclare) solennellement que je remplirai fidèlement les fonctions de Président des États-Unis et que, dans toute la mesure de mes moyens, je sauvegarderai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis. »

SECTION 2 [Pouvoirs du Président].

(1) Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marin e des États-Unis, et de la milice des divers États quand celle-ci sera appelée au service actif des États-Unis; il peut requérir l’opinion, par écrit, du principal fonctionnaire de chacun des départements exécutifs, sur tout sujet relatif aux fonctions de ses services, et il aura le pouvoir d’accorder des sursis, des commutations de peine et des grâces pour délits (offences) contre les États-Unis, sauf en cas d’impeachment.
(2) Il aura le pouvoir, sur l’avis conforme (with the Advice and Consent) du Sénat, de conclure des traités, pourvu que deux tiers des sénateurs présents donnent leur accord; et il présentera au Sénat et, sur l’avis conforme de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls, les juges de la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas autrement prévue par la présente Constitution, et qui seront établis par la loi; mais le Congrès peut, s’il le juge opportun, investir par une loi le Président seul, les cours de justice ou les chefs de départements, de la nomination de tels fonctionnaires inférieurs.
(3) Le Président aura le pouvoir de pourvoir à toutes vacances qui viendraient à se produire dans l’intervalle des sessions du Sénat en accordant des commissions qui expireront à la fin de la session suivante.

SECTION 3 [Obligations et pouvoirs du Président].

(1) Il informera périodiquement le Congrès de l’état de l’Union, et recommandera à sa réflexion telles mesures qu’il estimera nécessaires et opportunes; il peut, dans des circonstances extraordinaires, convoquer les deux chambres ou l’une d’elles et, en cas de désaccord entre elles en ce qui concerne le moment de leur ajournement, il peut les ajourner à tel moment qu’il juge convenable; il recevra les ambassadeurs et autres ministres; il veillera à ce que les lois soient fidèlement exécutées, et commissionnera tous les fonctionnaires des États-Unis.

SECTION 4 [Impeachment]

Le Président, le Vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs fonctions sur mise en accusation (impeachment) et condamnation pour trahison, corruption ou autres hauts crimes et délits (Treason, Bribery, or other high Crimes and Misdemeanors ).

ART. III [Département judiciaire]

SECTION 1

Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera dévolu à une Cour suprême et à telles cours inférieures que le Congrès pourra, le cas échéant, ordonner et établir. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges tant qu’ils auront une bonne conduite et recevront, à échéances fixes, une indemnité pour leurs services qui ne sera pas diminuée tant qu’ils resteront en fonction.

SECTION 2.

(1) Le pouvoir judiciaire s’étendra à toutes les causes, en droit (Law) et en équité (Equity), survenues sous l’empire de la présente constitution, des lois des États-Unis, des traités conclus, ou qui seraient conclus, sous leur autorité; à toutes les causes concernant les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls; à toutes les causes d’amirauté et de juridiction maritime; aux différends dans lesquels les États-Unis seront partie; aux différends entre deux ou plusieurs États; [entre un État et les citoyens d’un autre État]; entre citoyens de différents États; entre citoyens d’un même État réclamant des terres en vertu de concessions d’autres États; [entre un État ou ses citoyens et des États, citoyens ou sujets étrangers].
(2) Dans toutes les causes concernant les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls, et celles dans lesquelles un État sera partie, la Cour suprême aura la juridiction du premier degré. Dans toutes les autres causes susmentionnées, elle aura juridiction d’appel, a la fois pour le droit et pour le fait, avec telles exceptions et sous telles règles que le Congrès aura établies.
(3) Le jugement de tous les crimes, sauf le cas d’impeachment, sera effectué par un jury; et ce jugement aura lieu dans l’État où lesdits crimes auront été commis; mais quand ils n’auront été commis dans aucun État particulier, le jugement aura lieu à tel endroit ou tels endroits que le Congrès pourra avoir déterminés par une loi.

SECTION 3.

(1) La trahison envers les États-Unis ne consistera que dans l’acte de s’armer contre eux, ou celui de s’allier à leurs ennemis en leur donnant aide et facilités. Nul ne sera convaincu de trahison, à moins de la déposition de deux témoins sur le même acte patent, ou de son propre aveu en audience publique.
(2) Le Congrès aura le pouvoir de fixer la peine de la trahison, mais aucune condamnation de ce chef ne pourra frapper la postérité du coupable (work corruption of blood), ni emporter confiscation de biens (forfeiture), sauf pendant la vie du condamné.

ART. IV [Relations des États entre eux et avec l’Union]

SECTION 1

Pleine foi et crédit seront donnes, dans chaque État, aux actes publics, procès-verbaux et procédures judiciaires de tout autre État. Et le Congrès peut, par des lois générales, prescrire la manière suivant laquelle de tels actes, procès-verbaux et procédures seront prouvés, ainsi que leurs effets.

SECTION 2.

(1) Les citoyens de chaque État auront droit à tous les privilèges et immunités des citoyens dans les divers États.
(2) Toute personne accusée dans un État de trahison, félonie ou autre crime, qui fuira la justice et sera trouvée dans un autre État, devra , sur la demande de l’autorité exécutive de l’État d’où elle a fui, être livrée pour être ramenée dans l’État ayant juridiction sur le crime.
(3) [Aucune personne tenue au service ou au travail dans un État en vertu d es lois de ce dernier, s’échappant dans un autre, ne sera, en conséquence d’aucune loi ou règle de ce dernier, libérée de ce service ou travail, mais elle sera livrée sur la demande de la partie à laquelle ce service ou travail peut être dû].

SECTION 3.

(1) De nouveaux États peuvent être admis par le Congrès dans l’Union; mais aucun nouvel État ne sera formé ou érigé dans la juridiction d’un autre État; et aucun État ne sera formé par la réunion de deux ou plusieurs États, ou parties d’État, sans le consentement des législatures des États intéressés, aussi bien que du Congrès.
(2) Le Congrès aura le pouvoir de disposer du territoire ou de toute autre propriété appartenant aux États-Unis, et de faire à ce sujet toutes lois et tous règlements nécessaires; et rien dans la présente constitution ne sera interprété de manière à préjudicier aux prétentions des États-Unis ou d’un État particulier.
[proposition: « à léser les » ou « à porter préjudice aux »]

SECTION 4.

Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement, et protégeront chacun d’eux contre l’invasion; et, sur la demande de la législature ou de l’exécutif (quand la législature ne pourra être réunie), contre la violence intérieure.

ART. V [Amendements]

Le Congrès, toutes les fois que les deux tiers des deux chambres l’estimeront nécessaire, proposera des amendements à la présente constitution ou, sur la demande des législatures des deux tiers des divers États, convoquera une convention pour proposer des amendements qui, dans l’un et l’autre cas, seront valides, à tous égards et à toute fin, comme partie intégrante de la présente constitution, lorsqu’ils auront été ratifies par les législatures des trois quarts de s États, ou par des conventions dans les trois quarts d’entre eux, selon que l’un ou l’autre mode de ratification aura été proposé par le Congrès; à condition que [nul amendement qui serait adopté avant l’année mil huit cent huit n’affecte en aucune manière l es première et quatrième clauses de la neuvième section de l’article premier]; et qu’aucun État ne soit, sans son consentement, privé de son suffrage égal au Sénat.

ART. VI [Dispositions diverses]

(1) Toutes dettes contractées et tous engagements pris avant l’adoption de la présente constitution seront aussi valides à l’égard des États-Unis sous l’empire de cette constitution que sous la Confédération.
(2) La présente constitution, et les lois des États Unis qui seront prises pour son application, et tous les traités conclus, ou qui seront conclus, sous l’autorité des États-Unis, seront la loi suprême du pays; et les juges dans chaque État seront liés de ce fait, nonobstant toute disposition contraire dans la constitution ou les lois de l’un quelconque des États.
(3) Les sénateurs et représentants susmentionnés, les membres des diverses législatures d’État et tous les fonctionnaires exécutifs et judiciaires, tant des États Unis que des divers États, seront tenus par serment ou déclaration solennelle (by Oath or Affirmation) de soutenir la présente constitution; mais aucune profession de foi religieuse (religion test) ne sera exigée comme condition d’aptitude à quelque fonction ou charge publique dépendant des États-Unis que ce soit.

ART. VII [Ratification de la constitution]

La ratification des conventions de neuf États sera suffisante pour la mise en vigueur de la présente constitution entre les États qui l’auront ainsi ratifiée.
Fait en convention du consentement unanime des États présents, le dix-septième jour de septembre de l’an de grâce (in the Year of our Lord) mil sept cent quatre-vingt-sept, et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique le douzième. En foi de quoi, nous avons signé; de nos noms.

[Suivent, après le no

<!–
(1)(1) Note de bas de document (ou de partie).
–>

m de George Washington, président de la Convention, les 38 signatures des représentants des 12 États présents (le 13. État. le Rhode Island, n’était pas représenté). Neuf États avaient ratifié au 21 juin 1788; les autres le firent entre 1788 et 1791.]

 

http://olivier.hammam.free.fr/imports/fondements/1787-usa-constitution.htm#DEBUT


Coup D’État de Michel Joseph Martelly, Laurent Salvador Lamothe Casques bleus , ONU, Minustah en Haiti:

25 mai 2013

Les violons ne s’accordent pas entre l’exécutif et le Parlement

 

La mauvaise gestion des rapports entre le pouvoir exécutif et le Parlement risque de plonger le pays dans une véritable crise de gouvernance. Alors que le Sénat a convoqué le Premier ministre et les membres du cabinet ministériel le mardi 28 mai 2013, le président de la République, par arrêté pris en Conseil des ministres, a convoqué le Corps législatif en session extraordinaire à cette même date où le gouvernement doit répondre de sa gestion devant le Sénat.

S’agit-il d’une stratégie du pouvoir exécutif pour ne pas rendre des comptes sur la gestion des 5 milliards de gourdes utilisées l’année dernière après le passage du cyclone Sandy, ou d’une coïncidence entre le président de la République et le Sénat ?

La correspondance du Sénat de la République adressée au Premier ministre porte la date du mardi 21 mai 2013 et a été acheminée le même jour à la Primature. Tandis que, la convocation du président de la République est parvenue au Sénat le jeudi 23 mai 2013. La demande du secrétaire général de la Primature de reporter la convocation du mardi 28 mai à la date du 31 a mis de l’eau au moulin de la plupart des sénateurs.

Il est de coutume que lors d’une convocation de l’une des deux chambres du Parlement adressée au gouvernement, celui-ci demande de reporter la convocation, soit pour faire la cueillette des informations sollicitées ou pour répondre à un engagement pris antérieurement à la convocation.

Dans le cas de ce dossier, ce n’est pas le report de la convocation qui porte préjudice au Sénat, c’est surtout l’initiative du président à la même date qui ressemble à une provocation. Mécontentement, colère et indignation, c’est en ces termes que la plupart des parlementaires ont accueilli la lettre de la Primature et la convocation du président de la République.

 

Certains sénateurs envisagent de faire obstacle à l’ouverture de cette session extraordinaire pour prouver au pouvoir exécutif que le Parlement peut aussi déroger à certaines obligations. Si tel est le cas, ce sera le début d’un bras de fer aux conséquences incalculables.

Selon toute vraisemblance, la transparence sur la gestion des 5 milliards de gourdes utilisées par le gouvernement après le passage du cyclone Sandy serait à la base d’une éventuelle détérioration des rapports entre le l’exécutif et le Parlement. L’initiative des sénateurs fait suite à plusieurs lettres et convocations de la Chambre des députés sur le dossier.

A la suite de plusieurs tentatives des députés du bloc Parlementaires pour le renforcement institutionnel (PRI), c’est le président de la Chambre des députés, Jean Tolbert Alexis, qui avait écrit au Premier ministre pour demander des informations sur les dépenses effectuées sur les 5 milliards de gourdes. Pourquoi le gouvernement Lamothe ne veut-il pas rendre des comptes sur l’utilisation de ces fonds plus de huit mois après le passage de ce cyclone

Le Nouvelliste | Publié le :24 mai 2013

http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=117237

 

Le Premier ministre haïtien, Laurent Lamothe et son gouvernement sont attendus au Sénat cette semaine. Ils seront auditionnés sur les cinq milliards de gourdes dépensées durant la période d’urgence, subséquente au passage du cyclone Sandy, du gaspillage des fonds publics dans l’exécution de certains programmes sociaux dont « Ti Manman cheri et Ede pèp » et les dépenses effectuées dans le cadre de la célébration du deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir de Michel Martelly le 14 mai 2013.

Après avoir boudé au moins trois invitations du Parlement, l’équipe dirigée par Laurent Lamothe est, une nouvelle fois, convoquée par les Pères conscrits pour mardi prochain. « Il ne s’agit pas d’une invitation. C’est une convocation. Ils doivent se présenter. « Aucune excuse ne sera acceptée », prévient le premier sénateur de l’Ouest, Steven Benoît.

Ce dernier n’écarte pas la possibilité d’interpeller le gouvernement au cas où Laurent Lamothe et son cabinet ministériel (au complet) ne répondraient pas à cette dernière convocation. Cependant, à en croire, le premier secrétaire du Bureau du Sénat, les ministres les plus attendus demeurent ceux de la Planification et de la Coopération externe, de l’Economie et des Finances, de l’Agriculture et des ressources naturelles, de l’Environnement et des Affaires étrangères et des Cultes. « Le Premier ministre, tous les ministres et secrétaires d’État devront s’expliquer sur la gestion faite des fonds mis à leur disposition, d’une part et, d’autre part, ils seront interrogés sur l’exécution de certains programmes dits sociaux, mais non budgétisés », insiste le parlementaire.

Quant au ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Pierre Richard Casimir, il sera questionné sur certaines de ses déclarations relatives à l’introduction du choléra dans le pays. Il aurait déclaré, rapporte Steven Benoît, que « les Nations Unies n’auraient aucune responsabilité dans la propagation de l’épidémie du choléra en Haïti. C’est dommage qu’un ministre haïtien tienne de tels propos. Ce, en dépit du fait que des experts américains, français, canadiens et autres confirment la souche népalaise du choléra », a condamné l’ancien député de Pétion-Ville de la 48e législature.

Les ministres de la Jeunesse et des sports puis des Haïtiens vivants à l’étranger ne sont pas en reste. Magalie Racine et Phidélia Bernice sont accusées d’avoir renoncé à leur nationalité haïtienne. Le sénateur accusateur, John Joël Joseph dit disposer de preuves irréfutables qu’elles détiennent des passeports américains. Le deuxième sénateur de l’Ouest a annoncé la formation d’une Commission chargée de statuer sur le dossier des deux officielles. « Elles doivent être renvoyées du gouvernement », exige le parlementaire.

Invité à plusieurs reprises à répondre aux questions du bloc Parlementaires pour le renforcement institutionnel (PRI) à la Chambre basse, le chef de la Primature n’y a jamais mis les pieds. Répondra-t-il cette fois-ci à la convocation du Sénat ? Des causes de maladie ne seront-elles pas évoquées ? Le Premier ministre ne sera-t-il pas en voyage ? Ne participera-t-il pas au lancement d’un programme social ?

Rappelons que les 7 sénateurs convocateurs répondent au nom de : Steven Benoît, Jean-Charles Moïse, Anick François Joseph, Wetzner Polycarpe, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Jean William Jeanty et John Joël Joseph.


À qui profitent ces lois: légalisation de la dictature de Martelly-Lamothe et pénalisation de l’économie nationale en matière de transfert d’argent par les Haïtiens vivant à l’Étranger

26 mars 2013

À qui profitent ces lois: légalisation de la dictature de Martelly-Lamothe et pénalisation de l’économie nationale en matière de transfert d’argent par les Haïtiens vivant à l’Étranger.

Les hommes au pouvoir dont Martelly et sa Gang, les Sénateurs et les députés qui pillent actuellement doivent comprendre que cette loi va constituer des arguments pour les jetter en prison à la fin de leurs mandats mais également que cette loi constituera un trou béant pour l’économie nationale en matière de transfert d’argent des haïtiens vers haïti car il suffira que les gouvernements étrangers décident comme les États-Unis, la France le Canada qui ont déjà réduit les montants maximums de transfert vers le pays pour que le pays perde des transferts

Je me demande encore avec quoi pensent ces idiots et ces imbéciles pour accepter de voter des lois de mêmes. Il semble qu’ils ont que du plomb dans la tête. Lorsqu’on demande de mettre de l’ordre en matière de blanchiment d,argent dans le pays cela veut dire de mettre les bandits légaux sous verroux à commencer par les enfants du président, les duvaliéristes et jean-claude Duvalier ainsi que les narcotrafiquants qui ont leurs complices parmi les conseillers du présidents et qui possèdent les maisons de transferts et les banques dans le pays.

On ne demande pas de restreindre les droits et les libertés des citoyens ni non plus d’ouvrir des brèches dans le système des secrets professionnels et des affaires entre vendeurs de services et clients. Ce qu’on veut c’est des actions contre les cargaisons de drogues et d’armes qui se font dans les ports du pays comme par exemple des cargaisons qui arrivent de Miami, de porto Rico des Bahamas pour aller se débarquer à Sain-Marc, aux Gonaïves, à Miragoâne, à Petit-Goâve et au Cap-Haïtien.

Ti Baton yo Vann Pou Bat Chen Nwa a se li k ap Bat Chen Blan.

P-au-P, 26 mars 2013 [AlterPresse] — La loi sanctionnant le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme déjà voté par le Senat ouvrirait  un certain nombre de brèches mettant en danger certains acquis républicains. Les libertés individuelles, le secret professionnel des avocats et notaires seraient menacés.

Celle proposition de loi  a été déposée au parlement haïtien par le ministère de la justice à la fin du mois de juillet 2012. Le Sénat de la république l’a voté le 28 février 2013.

Le 14 mars 2013, la chambre des députés n’a pas pu faire de même à cause de l’interruption spectaculaire de la séance par le député Arnel Belizaire (qui avait envoyé valser des tables dans un accès de rage incontrôlable). Il a eu l’appui d’autres parlementaires,  évoquant le risque que cette loi soit devenue un outil de persécution politique et d’atteinte aux libertés des citoyens et citoyennes.

De surcroît, il semblerait que les députés débattaient sur un texte différent de celui voté par le Sénat.

Plusieurs juristes sont alarmés par la définition que donne la proposition de loi à un acte terroriste. Entre autres, « tout acte destiné à provoquer le décès ou des blessures corporelles , psychologiques graves à une personne ou des persomnes » est considéré comme du terrorisme.

Selon ce meme article, des actes qui viseraient l’intimidation ou la contrainte d’un gouvernement ou une organisation internationale à « commettre ou s’abstenir » de commettre un acte quelconque sont des actes terroristes.

L’alinéa f de l’article 3 de ce projet de loi explique qu’il s’applique également aux « professionnels du droit (notaires et avocats) et de la comptabilité  lorsqu’ils assistent leur client dans la préparation ou la réalisation de transactions (…) ou lorsqu’ils agissent au nom de leur client comme intermédiaire dans toute transaction financière ou immobilière ».

Quid du climat de confiance généralement garanti par le secret professionnel entre notaires/avocats et clients ?

En fait, le chapitre 4 titré « détection du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme » en ses articles 31 et suivants fait des institutions financières et les entreprises et professions non financières des « sources de dénonciations » de l’Unité centrale de renseignements financiers (Ucref).

Un autre aspect touché concerne l’interception de communications privées, ou la surveillance des communications.

L’article 38 stipule : « aux fins de l’obtention d’indices de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme », le juge d’instruction peut dans le cadre d’une enquete, ordonner pour une durée déterminée « la surveillance de comptes bancaires et autres comptes analogues ».

Il peut également ordonner « l’accès aux systèmes, réseaux et serveurs informatiques ; l’enregistrement audio ou vidéo ou la photographie d’actes et d’agissements ou de conversations ; l’interception et la saisie du courrier. »

Ce texte de loi, qui fait peur, ne devrait-il pas faire l’objet d’un débat public et démocratique ? Tout en assurant la possibilité de controler les réseaux criminels, ne devrait-on pas se préoccuper du respect des libertés citoyennes déjà mises à mal dans la société haitienne ? [efd/gp apr 26/03/2013 9 :00]


Vers un Régime Politique Typiquement Haïtien: l’héritage des indiens autochtones d’Haïti

26 mars 2013

On dit souvent que les lieux , les

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

espaces gardent une certaine mémoire de ce qui se faisait dans le passé et rien ne me semble plus vrai que le territoire de Haïti car, ce territoire qui a déjà habité les premières nations de l’Île soit les Indiens que les espagnols ont décimé en moins d’une dizaine d’années semble garder intact, à la fois les souffrances qu’ont connues les premiers habitants de l’Île mais également la mémoire d’un régime politique qui pourrait être salutaire pour le peuple haïtien.

En fait, le véritable système politique qui pourrait permettre de refonder l’État d’Haïti est vieux de plusieurs siècles voire de plusieurs millénaires puisqu’il s’agit du système politique que les indiens avaient avant l’arrivée des étrangers comme Christophe Colomb. Il s’agit d’un système extrêmement démocratique fondé sur la représentation et l’appartenance régionale structuré par un fédéralisme actif et participatif.

Dans ce système fédéral national il n’y  avait aucun favoritisme et chaque leader représentant régional agissait à la fois pour défendre leurs programme régional au sein du caucus fédéral ainsi que les politiques globales et nationales de sécurité, de production et de gouvernance.

En ce sens, le responsable ou Samba chef ou  cheffe du gouvernement fédéral agissait quant à lui comme un simple arbitre et conciliateur dont le rôle était d’intervenir pour assurer la coordination et la bonne répartition des allocations et des ressources de façon équitable pour chacune des régions ou caciquat.

Le Système Fédéral Amérindien ou le Système Fédéral des Caciquats, est la première forme de système politique entièrement démocratique que l’homme ait pu créer dans l’histoire de l’humanité qui, tout en se basant sur la logique de la délégation de pouvoirs par la représentation, conserve dans toute sa mécanique le respect des choix primaires des citoyens.

Autrement dit, le fédéralisme amérindien des Caciquats protégeait la liberté de vote et également il garantissait l’honnêteté des élections organisées pour choisir les représentants appelés Caciques.

Et, ces Caciques réunis au conseil fédéral, devenaient tout en étant des Gouverneurs régionaux ou Gouverneur des Caciquats, des Ministres formant le Conseil Fédéral des Caciquats où d’un côté, ils défendent respectivement les intérêts de leur Caciquat, puisqu’ils sont d’abord et avant des Caciques, et d’un autre côté, ils défendent harmonieusement les intérêts de l’ensemble du Royaume qui est l’ensemble du Territoire National.

Contrairement au modèle Fondamentalement Présidentiel dit Républicain que nous avons actuellement en Haïti et dont le territoire du pays n’a aucun lien, aucune mémoire proche ou éloignée puisque tombé apparemment du ciel, où le Président de la République est omniprésent, omniscient et tout puissant dans toutes les structures organisationnelles et gouvernementales, le modèle Fédéral Amérindien d’Haïti quant à lui a déjà existé au Pays à l’Époque des Amérindiens et surtout avant l’Arrivée des Véritables Barbares Espagnols.

De plus, ce modèle politique assurait la stabilité du pays, la convergence des intérêts du pays, la gouvernance efficace et efficiente des ressources du pays, protégeait les droits et la liberté des citoyens, mais surtout grâce à son caractère extrêmement et fondamentalement démocratique, il était impossible à ce que la Cheffe du Conseil Fédéral des Caciquats d’imposer ses dictats sur l’ensemble du Conseil voire sur l’ensemble du territoire fédéral des caciquats.

Voyons l’organisation du Système Politique Fédéral des Amérindiens d’Haïti afin de mieux comprendre ce qui ne fonctionne pas avec notre soit disant système Républicain qui donne tous les pouvoirs au Président de la République contrairement au Système Politique Fédéral des Amérindiens d’Haïti qui lui, mettait les citoyens et les régions au cœur de toutes les décisions politiques, économiques, sociales, culturelles et militaires.

Notre système républicain déteste les choix et les votes des citoyens et exprime une forte agressivité vis-à-vis aux délégations de pouvoir comme par exemple les représentants locaux comme les asec, les casec, les maires des villes, les députés, les sénateurs et l’exécutif qui est principalement la présidence trouvent ces délégués du peuple comme gênant ses pouvoirs arbitraires qu’il veut exercer tant au niveau du choix des représentants des autres corps de pouvoir comme le judiciaire et plus particulièrement chef de la primature.

Le pouvoir immense de la présidence empêche le bon fonctionnement des autres pouvoirs comme l’autre branche de l’exécutif qui est la primature ou le Premier Ministre, il bloque à sa guise le fonctionnement et l’opérationnalité du pouvoir législatif et quant au pouvoir législatif, celui-ci est son essuie pied.

Or pour qu’il y ait un véritable équilibre des trois soi-disant pouvoir qui assurent conjointement la gouverne de l’État et de la Nation, il aurait fallu que chacune des branches-pouvoirs ait été en mesure de sanctionner les exagérations du pouvoir présidentiel.

Malheureusement, jusqu’à présent et ce malgré les ajouts de la constitution de 1987, le système politique qui existe actuellement en Haïti est d’abord et avant tout présidentiel, donc antidémocratique, dictatoriale, centralisée et anti-progressiste et anti-développementiste.

Voilà pourquoi, pour que le pays se reprenne et se fonde sur des bases saines, il faut que la nation dans son ensemble procède à la réforme de notre système politique et revenir au modèle  amérindien que le territoire en garde encore en mémoire, il s’agit du Système Politique Fédéral des Amérindiens d’Haïti.

Le Système Politique Fédéral des Amérindiens d’Haïti ou SPFAH est simple et facilement applicable dans le pays, il est le seul à pouvoir assurer la cohésion nationale et le vivre ensemble tout en éliminant les risques de déviations de l’exécutif présidentiel.

C’est un système démocratique qui permet de régionaliser le pays de façon représentative à la fois au niveau local qu’au niveau régional et national. De plus il permet de légitimer les choix des ministres formant le cabinet et le conseil des ministres tout en assurant la séparation et l’équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays.

En ce sens, les Caciques ou Gouverneurs ou encore Ministres sont choisis au niveau régional comme par exemple dans chacun des départements ou caciquats par les citoyens locaux comme on le fait habituellement pour choisir et élire les Sénateurs à une différence d’un seul Gouverneur ou Cacique par caciquat ou département.

Ensuite, ce gouverneur départemental est automatiquement délégué pour devenir Ministre au sein du Conseil Fédéral des Ministres et qui sait pour aussi devenir Premier Ministre administrateur du Conseil Fédéral des ministres.

Cependant chaque ministre ou gouverneur régional de caciquat représente au sein du gouvernement d’abord sa région ce qui permet l’équité de représentation au sein du conseil des ministres.

En conclusion pour cette première partie de cette proposition de réforme du modèle politique qui existe actuellement en Haïti, l’héritage des premiers peuples de la terre d’haïti est immense et peut nous permettre de refonder le système politique du pays en revivifiant le Système Politique des Amérindiens d’Haïti qui était basé sur la division géographique du pays en Caciquat ou régions ou Département dirigé par un Cacique élu aux suffrages universels qu’on peut appeler aujourd’hui gouverneur  régional ou Ministre ou encore Représentant régional qui, sera délégué au sein d’un conseil des ministres formé de tous les gouverneurs régionaux.

Le pouvoir est donc partagé entre toutes les régions qui jouissent de certaines autonomies administratives, économiques et culturelles afin d’être compétitives entre elles et au niveau international.  Par ailleurs, les politiques publiques seront établies en fonction des besoins et des priorités de chaque région que les premier ministre devra formuler dans son programme et dans sa déclaration de politique générale.

Loin de nier et de rejeter l’héritage amérindien qui faisait de ce pays la perle des Antilles et le grenier des puissances coloniales comme la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et de nos des États-Unis et du Canada, Haïti doit se rappeler de l’organisation territoriale des premiers et vrais maître d’Hayti Kiskeya Bohio car leur système Politique tenait compte de chacune des caractéristiques particulières régionales ainsi que les ambitions de chacun des citoyens quant à leur implication et à leur participation dans la gestion et dans la gouvernance de leur pays.

Haïti à besoin de réactualiser sa mémoire et plus particulièrement la mémoire de son territoire en réintégrant sont tout premier système politique, Le Système Politique Fédéral des Amérindiens d’Haïti qui assurait la bonne gouvernance, la cohésion, la liberté et l’égalité de tous.

Trop longtemps nous avons attendu de nous rappeler qu’avant notre arrivé sur cette Terre qui est aujourd’hui nôtre, il y avait un système politique fondamentalement démocratique, fondamentalement représentatif, fondamentalement égalitaire et fondamentalement libre et intégralement prospère.

Près de deux cents ans après avoir intégré le système républicain qui ne cesse de créer des dictateurs, de la division, de l’exploitation, du sous développement, de la misère, de la pauvreté, de la mendicité et de la dépendance, nous avions toujours eu à notre disposition un système politique qui est l’héritage des indiens massacrés par les barbares espagnols dont nous avions aveuglément relégués dans nos tiroirs folkloriques comme si tout était toujours d’origine occidental.

Notre héritage amérindien, africain et européen doivent aujourd’hui se conjugués afin de nous donner quelque chose qui nous ressemble, quelque chose qui est nôtre et qui seul peut nous permettre de nous affirmer à la fois comme Grand Peuple que nous sommes toujours, comme Grande Nation que nous sommes également toujours ainsi que comme Grande Civilisation porteurs tous ensemble de Liberté pour tout homme et chaque Homme, pour tout Peuple et pour chaque Peuple; porteurs d’Égalité réelle et véritable pour tout homme et pour chaque Homme et enfin, porteurs tous aussi de Progrès, de développement, d’abondance et de prospérité pour l’humanité toute entière.

Réactualiser le système politique, économique, culturel et organisationnel du territoire d’Hayti tel que les Amérindiens l’ont pensé et adapté à la spécificité des potentialités et de la réalité de chacune des régions du Pays sera non seulement une réponse aux difficultés de gouvernance que le pays continuent de rencontrer depuis sa naissance mais également ce sera une preuve vivante de notre devoir de mémoire envers les premiers Habitants de ce pays que furent Les Amérindiens d’Haïti.

D’ailleurs je partage inconditionnellement le travail du groupe Forst de notre Patrimoine Vivante Nationale, la Respectable Madame Odette Roy Fombrun pour son travail de mémoire de nos héritages amérindiens d’Haïti.

J’espère que Madame Fombrun sortira un jour les projets de l’ingénieur Fombrun pour le développement touristique du pays plus particulièrement ceux de l’île de la Gonâve.

Pour des intérêts culturels, j’ajouterai même qu’il est temps que les groupes pour la mémoire des Amérindiens d’Haiti formulent des pétitions pour le recouvrement du nom amérindien d’Haiti soit Hayti avec  »H A Y T I » qui est mystique, puissant et divin contrairement au Haïti  » H A Ï T I  » qui est générateur d’énergie ténébreuse, négative, instable et destructive car dérivant de haïr, haine, petit et de misérabilisme pour reprendre une certaine traduction hébraïque des lettres formant le mot Haïti qui est le mot français du vrai mot Amérindien HAYTI qui se trouve inscrit dans l’acte d’indépendance du Pays et que Tous les Pères de la Nation y Compris Toussaint Louverture utilisaient pour identifier le Pays.

J’espère que des citoyens comme moi lutteront pour le retour du vrai nom du pays avec HAYTI.

Hermann Cebert


l’organisation du Carnaval du Cap 2013: Message à la Nation du Président Joseph Michel Martelly et de son Premier Ministre Laurent Salvador Lamothe

10 février 2013

Message à la Nation:………………………………………..Message à la Nation…………………Messssssss Age alanation……..MessamesssagealalalalaNationnationallalalalalalalalalaNationnationnassionnassion…………………63163n…….63163n……..Messsagemesssssssaaaaaaaaaggggge alalalalalalalalllalalalallllalllalala……..Nationnasyonnathionnateeooonnnnn

Signé Président Joseph Michel Martelly et dit donc de la répoublikrepweblik. Donnnéénnnééé au O Ô paleur Na tsio Nhaalalalalallllllllll.

 

Le Premier ministre Laurent Lamothe tente de calmer le jeu suite aux tensions politiques provoquées par les interventions intempestives du chef de l’Etat dans l’organisation du Carnaval du Cap

Laurent Lamothe a en outre réaffirmé’’ l’engagement de l’équipe gouvernementale à œuvrer à la satisfaction des besoins fondamentaux de la population haïtienne’’.

Publié le dimanche 10 février 2013

 
« C’est moi qui ai personnellement décidé d’exclure les groupes du défilé carnavalesque », confirme.

http://www.radiotelevisioncaraibes.com

« C’est moi qui ai personnellement décidé d’exclure les groupes du défilé carnavalesque », confirme Martelly Martelly

Communiqué

Le Premier ministre appelle à la sérénité

à l’occasion des festivités carnavalesques

Port-au-Prince, le dimanche 10 Février 2013.- Le Premier ministre, S.E.M. Laurent Salvador Lamothe, lance un appel à la sérénité et à la solidarité à l’occasion des festivités carnavalesques qui se déroulent au Cap-Haïtien les 10, 11 et 12 Février 2013 sous le thème : « Yon ayisyen, yon pye bwa ».

Le Chef du gouvernement qui croit que la culture représente l’un des secteurs clés pour le développement économique et social du pays, invite la population à se divertir fraternellement et à rejeter la violence sous toutes ses formes à l’occasion de ces réjouissances populaires.

Le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe saisit l’opportunité, pour souhaiter au nom du Gouvernement de la République, un joyeux carnaval 2013 à toutes et à tous.

Par ailleurs, il réaffirme l’engagement de l’équipe gouvernementale à œuvrer à la satisfaction des besoins fondamentaux de la population haïtienne.

Bureau de communication

de la Primature

 

De notre envoyé spécial Emmanuel Marino Bruno

Cap-Haïtien, 10 févr. 2013 [AlterPresse]—- Des dizaines de milliers de fêtards investissent les rues du Cap-Haïtien (deuxième ville, Nord), lieu principal où se déroulent les festivités carnavalesques du 10 au12 février, constate AlterPresse. Des personnes déguisées sillonnent les rues du centre ville, alors que des bandes à pied créent l’animation, peu avant le début officiel, ce dimanche après-midi 10 février 2013, de cette grande manifestation culturelle annuelle.

Des personnes masquées effectuent des numéros et tentent de faire peur aux enfants et des badauds enthousiasmés se prêtent au jeu. Des disk jockeys (dj) ambulants créent l’animation sur la place principale place publique, située à la rue 18, où se positionnent des marchandes et marchands d’articles artisanaux divers, comme des chapeaux tressés, des gobelets et bracelets.

A chaque coin de rue, de petits attroupements de gens, en tenue carnavalesque multicolore, discutent, dansent et s’amusent. La plupart des rues, avoisinant le parcours du carnaval, sont propres, à part la rue 6 où on constate de petites flaques d’eau et de boue, causées par la pluie qui a arrosé la ville la veille (samedi 9 février 2013). Des masques, des chapeaux peints, entre autres, constituent le décor des rues concernées par les activités carnavalesques, particulièrement le boulevard (à proximité de la rade du Cap-Haïtien) où va se dérouler la fête. Ce boulevard, qui longe la côte, est investi par une foule immense. Les stands y sont installés à proximité de la mer.

Des véhicules de sensibilisation, qui sillonnent les rues, appellent les carnavalières et carnavaliers à utiliser les préservatifs pour se protéger lors d’éventuels rapports sexuels. Par mesure de sécurité, ils invitent aussi les chauffeurs à ne pas stationner sur les trottoirs des rues proches du défilé.

Un appel qui semble être, de toute évidence, ignoré.

Des travaux d’installations électriques sont encore en cours sur le site du carnaval, où l’Électricité d’Haïti (Ed’h) est à pied d’œuvre, en vue d’alimenter les stands en énergie publique. Des dernières couches de peintures sont en train d’être ajoutées à ces tribunes, d’où une bonne partie des carnavaliers et carnavalières prendront part au méga spectacle.

52 reines et rois, répartis sur 8 chars allégoriques, défileront lors de ce premier jour du carnaval, indique à AlterPresse Dardelle Francois, une des membres de la commission artistique du carnaval. A travers ces chars seront exposés des représentations symboliques comme celles de Boukman (chef des esclaves révoltés), de la Citadelle Laferrière (monument historique) avec cinq portraits de généraux, du palais de Sans Souci, de Vertières (autres monuments) et de Labadie (site naturel).

Des policiers éparpillés sont remarqués sur tout le parcours et en dehors des limites du défilé.

Des craintes de manifestations, hostiles au gouvernement, étaient exprimées après la décision, qualifiée d’autoritaire, du président Joseph Michel Martelly d’exclure certains groupes musicaux du défilé carnavalesque (http://www.alterpresse.org/spip.php&#8230;). [emb gp apr 10/02/2013 14:50]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9425

Cap-Haïtien 09 févr. 2013 [AlterPresse — Décision politique, violation de la liberté d’expression, mise en place par le pouvoir en place d’un système dictatorial…

Tels sont, entre autres, les qualificatifs utilisés par plusieurs catégories de citoyennes et citoyens capois en colère.

Ils se déclarent mécontents de la décision, du comité du carnaval 2013, d’écarter différents groupes du parcours carnavalesque, les dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 février 2013, sur le boulevard, à proximité de la rade du Cap-Haïtien.

Voix des îles, Brother’s Posse (dont le chanteur vedette est Antonio Chéramy, dit Don Kato, originaire du département hôte du carnaval 2013), Kanpèch ; Bouykman Eksperyans, Ram… figurent parmi les groupes musicaux, interdits de défiler au carnaval pour des « raisons politiques ».

La plupart des méringues chantées ne seraient pas du goût de l’actuelle administration politique, parce qu’elles tirent à boulets rouges sur le président Joseph Michel Martelly.

Les textes écrits des groupes contestataires appelleraient à manifester contre la politique appliquée par le pouvoir en place, suivant les reproches qui auraient été adressés en haut lieu.

La nouvelle a eu l’effet d’une ébullition dans la cité capoise, précisément à Cité Lescot, où a grandi Antonio Chéramy (Don Kato).

C’est la consternation chez les fans et amis assoiffés de revoir évoluer leur chanteur fétiche et son groupe, à travers la méringue carnavelesque déjà appréciée. Un des refrains de cette méringue, « aloral » critique les promesses « en l’air » de Martelly, qui n’ont pas atterri dans la réalité depuis sa prise de fonction le 14 mai 2011

C’est une déception et un manque à gagner pour le régime en place qui a failli marquer des points, s’il avait décidé autrement, fustigent des capois interrogés.

« Ces gens là n’ont rien dans la tête. A peine sont-ils en train de grignoter la confiance de plus d’un dans le Nord – via les travaux d’infrastructures routières, dont certaines communes ont enfin bénéficié à cause du déroulement du carnaval – que, bah !, ils commettent une bêtise », réagit, visiblement furieux, un citoyen du quartier populaire « La Fossette ».

Personne ne peut prédire les réactions de la population du Cap-Haïtien durant les prochains trois jours gras.

Entre-temps, certains secteurs auraient entrepris des arrangements afin que, avec ou sans char, Brothers Posse puisse performer pendant les trois jours gras, a fait savoir, vendredi matin 8 février 2013, l’ancien sénateur du Nord, Kelly Clédor Bastien, sur une station de radio dans la capitale haïtienne. . D’un autre côté, la situation serait marrante pour le comité départemental qui, théoriquement reçoit le carnaval dit national en 2013t, mais qui, en réalité, n’aurait aucun pouvoir de décision.

Certaines gens l’appellent déjà « comité fantôme ». Aucun montant n’aurait été décaissé pour le comité, dans le cadre du budget prévu pour les préparatifs des festivités carnavalesques.

Tout serait arrangé et préparé depuis Port-au-Prince.

« Même les chars ainsi que les ingénieurs nous viennent de la capitale. Quant à nous, nous empruntons l’espace et notre courage au comité national et consorts », indique une source proche du comité réclamant l’anonymat.

Cependant, bon gré mal gré, avec les moyens du bord ainsi que le support du secteur privé local, le comité départemental du carnaval 2013 au Cap-Haïtien a réalisé, avec succès, 4 dimanches de festivités pré-carnavalesques.

Organisé le jeudi 7 février 2013, le carnaval traditionnel des étudiants s’est bien déroulé avec les tout-petits et aujourd’hui avec les grands.

En tout cas, tout est prêt : la ville semble être transformée en un joyau, tandis que des dispositions sécuritaires sont déjà prises.

Plus de 78.7 km de routes sont entretenues par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) pour rendre accessibles différents circuits de visites des sites historiques et touristiques du Nord, fraîchement aménagés en la circonstance.

Environ deux mille chambres d’hôtes sont disponibles pour recevoir les visiteuses et visiteurs carnavaliers. [wj rc apr 09/02/2013 0 :15]


Sacré Martelly !

18 janvier 2013

 

 

Le président Michel J. Martelly s’est offert une petite virée sur des terres sacrées. Cette fois, ce n’était pas au Vatican mais bien dans les « lakou », aux Gonaïves, le 13 janvier. Les images de Martelly, foulard autour du cou, bougie allumée en main devant un autel de béton, ne surprennent pas outre mesure certains téléspectateurs. Les grands écarts du président ne sont plus des scoops.  « C’est pas nouveau. Avec lui, on a l’habitude », indique Christèle, entre indifférence et agacement. « Ici, la démagogie a de beaux jours devant elle », lâche la jeune femme de 24 ans.

Elle et l’Ati national sont sur la même longueur d’onde.  « C’est une visite démagogique avec l’intention de tromper les gens aux Gonaïves », croit Max Beauvoir. « Je suis sûr qu’il ne peut pas expliquer pourquoi il a autorisé la publication de la Constitution amendée avec l’article 297 qui considère le vaudou comme une pratique superstitieuse à détruire », gage la plus haute autorité du culte vaudou en Haïti.

Prezidan Martelly pa pran « Ason » – un objet semblable à un « tchatcha », symbole de l’initiation au vaudou, souligne Max Beauvoir dont la lecture, à certains égards, n’est en revanche pas partagée par une autre grande figure du milieu, Erol Josué, chanteur, vaudouisant, directeur du Bureau national d’éthnologie.  « La visite du président dans les lakou n’est pas démagogique. Au contraire », rétorque Erol Josué. « Il est le chef de l’Etat. Il est laïque et son rôle est d’être là pour tout le monde », ajoute-t-il, soulignant que « le président Martelly n’a pas dit qu’il est vaudouisant ».  

Le pasteur Sylvain Exantus, de la Fédération  protestante d’Haïti, est pour la liberté de conscience. « Chacun est libre de professer sa  foi et le président a le droit de visiter toutes les religions », selon le pasteur Exantus. Mieux, il estime que « le président Martelly  essaie de  créer un espace de convivialité entre les cultes ».

 Le président, en mixant les religions, agit comme un « caméléon », tance Mgr Guire Poulard, très dur ces derniers temps avec le pouvoir « Tèt Kale ».

Le président Michel Joseph Martelly s’était rendu au Vatican fin 2012. Avant d’accéder au pouvoir le 14 mai 2011, il avait été initié à la loge l’Etoile, à la rue Monseigneur Guilloux. Il y avait reçu les trois premiers degrés symboliques. Quelques mois plus tard, le président avait été filmé au moment de sa conversion au christianisme, au nom de Jésus, à la très fréquentée église protestante Shalom. Il y avait été oint. En mai 2012, le président d’Haïti avait « remis le pays à Jésus » lors d’une grande séance de prière au palais municipal de Delmas.

« J’ai suivi le parcours de l’artiste et je regarde l’homme exerçant ses fonctions de président. Il apprend vite et est plus intelligent qu’on le croit. Mais, c’est un provocateur et un polémiste-né », souligne un organisateur de spectacle. « Il aime attirer l’attention. Sacré Martelly ! C’est un boute-en-train qu’il faut apprendre à comprendre et à ignorer aussi », ajoute-t-il avec un rire sonore.   

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com

Laurent Lamothe devient Premier ministre:

4 mai 2012

Laurent Lamothe devient Premier ministre

Le vote massif d’une majorité imperturbable a donné au chancelier démissionnaire le droit de poursuivre sa route, à l’issue d’une séance marathon entachée de graves accusations de corruption contre les pro-Lamothe

Publié le vendredi 4 mai 2012

La Chambre des Députés a approuvé jeudi soir peu avant minuit la désignation de Laurent Lamothe au poste de Premier ministre par 62 voix pour, 3 contre et deux abstentions au terme d’une séance très houleuse, sur fond d’accusations de corruption, que plusieurs élus farouchement opposés à la candidature du chancelier démissionnaire ont tenté en vain de faire avorter.

Lamothe, 40 ans, déjà bénéficiaire d’un vote favorable au Sénat et désormais Premier ministre, est habilité à présenter successivement son énoncé de politique générale devant les deux Chambres du Parlement séparément.

Pour succéder véritablement au chef du gouvernement démissionnaire, Garry Conille, l’intéressé devra surmonter ces deux supposés obstacles. Dans le cas contraire, la procédure recommencera, selon la constitution.

Dans une atmosphère très électrique, les accusations les plus graves ont fusé de toutes parts entre le groupe minoritaire convaincu que le vote a été monnayé et des pots-de-vin distribués et les représentants d’une majorité qui, au nom du réalisme politique, ont bataillé du bec et des ongles pour imposer Laurent Lamothe en dépit de certains points obscurs de son dossier.

Les membres de la commission ayant analysé ses pièces ont d’ailleurs tenu le même discours pour déclarer le candidat éligible malgré des irrégularités constatées qui concerneraient les exigences de l’article 157 de la constitution relatives à la résidence haïtienne de l’homme d’affaires, à ses obligations fiscales et à sa carte d’identification nationale l’habilitant à voter et obtenue en août 2011.

Certaines informations laissent croire que la confrontation de ce jeudi à la Chambre basse serait l’autre expression des luttes de pouvoir sans merci que se livreraient des groupes rivaux au sein du pouvoir face à l’éventuelle accession prochaine à la Primature de Laurent Lamothe, pourtant très proche du Président Michel Martelly et bras financier de sa campagne électorale. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8797


Les Familles extrêmement Riches de Haïti sont en Train d’Exterminer les Haïtiens: L’extermination des haïtiens prévue Dans 5 ans ou 10 ans encore

29 avril 2012

Je remercie tous mes fidèles lecteurs qui ne cessent de grossir chaque jour et qui m’ont fait part de leurs commentaires et de leurs questions et,  j’en profite aujourd’hui pour répondre à certaines de ces questions. À ceux qui se demandent si je suis contre les gens riches de Haïti et de la bourgeoisie, je leur répond non. Je ne suis pas contre ces gens-là cependant, je suis contre leurs pratiques commerciales et leurs idéologies de haine raciale et commerciale sans oublier leurs appétits pour la violence et la terreur qu’ils ne cessent de financer à travers les complots d’assassinats et de coup d’état politique et économique dans le pays.

Je suis pour un capitalisme national mais responsable socialement en termes de répartitions de richesses compte tenu que l’état est un très mauvais répartiteur de richesses dans le pays. De plus je conçois mal un capitalisme qui s’articule autour de la violence mafieuse et du monopole archaïque et rétrograde par conséquent, je suis pour un capitalisme national où la concurrence et les règles font loi comme cela se pratique dans les pays développés.

Je suis pour une pluralité de leaders d’hommes et de femmes d’affaires venant de partout dans le monde désireux de faire prospérer le pays en vue d’améliorer la qualité et les conditions de vie de tous les haïtiens puisque le pays possède assez d’atouts pour permettre à quiconque de prospérer en affaires tout en jouissant de notre climat enchanteur et envié.

Espérant avoir répondu sans détours à cette qui préoccupait plusieurs de mes lecteurs, j’espère que chaque lecteur continuera de me faire parvenir leurs questions et il me fera toujours un plaisir immense de les répondre. Merci, bonne lecture à tout un chacun.

Dans cet article j’aborde la question du projet d’extermination de tous les Haïtiens par les familles les plus riches de Haïti. Selon mon constat, si les riches continuent de pratiquer le modèle économique de type féodal qu’ils ont présentement, il est fort probable que d’ici cinq à dix ans d’assister à l’extermination pure et simple de tous les haïtiens.

En fait pour bien comprendre cette constatation  et l’affirmation qui la complète, il faut se référer au taux de chômage grandissant dans le pays, au taux d’inflation galopante imposée par les philosophies commerciales de la bourgeoisie commerciale du pays et également, il faut se référer aux actions souterraines en matière des sources de financement des régimes de terreurs dans le pays.

Tous les experts et chercheurs internationaux admettent quasi unanimement que la bourgeoisie de Haïti est l’une des bourgeoisies les plus réactionnaires du monde. Elle ne produit quasiment rien en terme de biens industriels et agricoles et, elle pratiques un capitalisme archaïque et féodal. Elle possède des monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays sans oublier la haine qu’elle éprouve pour tout le peuple Haïtien. Cette bourgeoisie n’entretient aucun lien de fraternité avec le reste de la population et le plus souvent les membres de cette bourgeoisie préfèrent s’accoupler entre eux au lieu de se mêler avec la population locale du pays.

Il est vrai que la production agricole et industrielle ont diminué terriblement en Haïti au cours de ces vingt dernières années à cause des problèmes politiques. Cependant tout le mal actuel du pays ne vient pas seulement des groupes politiques bien que ces derniers aient pu faire preuve d’un  manque  flagrant de leadership et de responsabilité durant cette longue et triste période politique dans le pays.

Durant ces deux dernières décennies les troubles politiques ont été majoritairement supportés et financés par les élites écoomiques et financières du pays: les cinq familles les plus riches du pays ont financé les régimes de terreur en vue de combattre toute volonté de changement social, économique et politique parce que voulant conserver leurs monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays.

De même, les familles riches du pays ont profité pour fermer leurs entreprises dans le pays jusqu’à diminuer leurs investissements réels dans le pays préférant pratiquer la mise en sac ou l’emballage puisque cette catégorie d’affaires leur est devenue plus rentable. Si autrefois, les hommes et femmes d’affaires de Haïti faisaient de la sous-traitance pour les compagnies Nord-Américaines, depuis plus de vingt ans, ces derniers ont préféré acheter ce qu’ils produisaient autrefois pour ne pratiquer que l’emballage.

 En fait malgré ce changement de spécialisation qui auraient dû être plus circonstancielle diraient certains selon une certaine approche de réalisme d’affaires, cette nouvelle activité est plutôt devenue leur principale activité de production affaiblissant ainsi les capacités productives du pays.

Les industriels et les commerçants de Haïti important de plus en plus les denrées en vrac deviennent  tout à coup de simples acheteurs et transformant pour ainsi dire tout le pays en une porcherie où le peuple est considé comme du bétail que les  commerçants doivent nourrir avec les biens importés.

Les commerçants de Haïti sont les seuls au monde à augmenter les prix des biens non en fonction des réalités du marché international et des variations des prix internationaux mais comme bon leur semble. Ils commande le moindrement possible. Ils cachent les biens pour créer une rareté artificielle  puis, après trois, six ou douze mois, ils remettent les mêmes produits sur le marché avec des augmentations extrêmement élevées. Ils ne se soucient pas de la qualité des produits puisqu’ils sont les seuls importateurs, le peuple n’a aucun choix que de consommer ces produits avariés. De cette pratique commerciale, il en résulte la chèreté de la vie et des taux d’inflations qui défient l’entendement.

En l’espace de seulement deux ans, soit après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé complètement plusieurs régions du pays, les prix des produits de première nécessité ont connu des hausses variant de 12% à 43% alors que sur le marché iternational les variations sont nettement en dessous de celles enregistrées en Haïti. Évidemment, il ne faut pas négliger les différentes augmentations de prix que les commerçants avaient déjà appliqués sur les produits et les services qu’ils offrent sur le marché local. En effet, de 199o 2010 qui a marqué l’arrivée d’un sentiment et d’une volonté de changement dans le pays, les prix des biens de première nécessité avaient connu des augmentations de 1200%  alors que tous ces biens avaient été importés de l’étranger ou les augmentations n’avaient pas dépassées 100%.

La bourgeoisie de Haïti est anti-productive elle d’abord et avant tout une bourgeoisie de consommation qui importe tout de l’étranger et  se faisant elle procède à l’extermination pure et simple de l’ensemble du peuple haïtien. Cette bourgeoisie étrangle volontairement tout un peuple obligé de s’agénouiller pour se ouvrir, se vêtir et s’abriter et de ce point de vue il implique que chaque haïtien a le devoir de se révolter contre cette bourgeoisie qui l’extermine à petits feux mais sûrement.

Plusieurs se demandent avec raisons de juger les criminels notoires comme jean-claude duvalier mais personne, y compris les journalistes engagés, n’osent soulever la question d’un jugement au criminel de ceux qui pillent les richesses du pays et qui l’extermine.

Oui, si personne ne se soulève contre les agissements de cette bourgeoisie, ce sont tous les haïtiens vivant dans le pays qui risquent d’être exterminé par cette bourgeoisie assoiffée de sang et de richesse. Les bourgeois de Haïti doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays et ils doivent s’identifier au pays et éprouver au moins un certain nationalisme à défaut d’un nationalisme tout court. Il est intolérable de les voir laisser le pays s’éffondrer à cause de leur éloignement avec le peuple et le pays.

Voici un tableau des différentes variations des prix des biens de premières écessités trouvé sur le site de radio métropole de haïti:

Mardi, 20 avril 2010 10:24

Haïti: Les prix du marché, toujours trop haut

Le volume du riz importé a augmenté au cours des deux dernières semaines à Port-au-Prince. Toutes les marques de riz qui ont été vendus dans le commerce avant le tremblement de terre se trouvent maintenant sur le marché de la Croix-des-Bossales.

Les prix des haricots noirs et du riz importé ont diminué sur le marché de la Croix-des-Bossales ces deux dernières semaines, toutefois les prix restent haut par rapport au prix du marché avant le séisme du 12 janvier. La baisse des prix du riz importé observé cette semaine est en partie due à la diminution des prix du riz sur le marché international.

Sur les marchés de Port-au-Prince et jacmel, l’observatoire des prix constate que malgré le volume d’aide alimentaire et à part quelques exceptions, le prix des produits alimentaire, depuis le séisme du 12 janvier ne cesse d’augmenter même si l’on constate un léger ralentissement de la hausse des prix.

Prix du marché à Croix-des-Bossales (Port-au-Prince)

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 135 Gdes (+ 13%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 240 Gdes – le 12 mars 200 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 180 Gdes – le 12 mars 225 Gdes (+ 25%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 170 Gds – le 12 mars 150 Gdes (-12%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 80 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+ 25%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+ 25%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 70 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+43%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+25%)
Sel Avant le séisme 20 Gdes – le 12 mars 20 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 130 Gdes – le 12 mars 150 Gdes (+15%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 120 Gdes – le 12 mars 125 Gdes (+4%)
L’huile de cuisine (alberto et Rika) 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (0%)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 12 Gdes – le 12 mars 12 Gdes (0%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 600 Gdes – le 12 mars 700 Gdes (+17%)

Prix sur le marché de Jacmel

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 132 Gdes – le 12 mars 150Gdes (+ 14%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 360 Gdes – le 12 mars 300 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 210 Gdes – le 12 mars 240 Gdes (+ 14%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 150 Gds – le 12 mars 195 Gdes (+30%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+ 33%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 72 Gdes (+ 20%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+33%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (0%)
Sel Avant le séisme 45 Gdes – le 12 mars 45 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 150 Gdes – le 12 mars 180 Gdes (+20%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 132 Gdes – le 12 mars 144 Gdes (+9%)
L’huile de cuisine Alberto 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 265 Gdes (+6 %)
L’huile de cuisine Rika 1 Gal Avant le séisme 275 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (-9 %)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 13 Gdes – le 12 mars 15 Gdes (+ 20%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 300 Gdes – le 12 mars 350 Gdes (+17%)

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_econ_fr.php?id=17585

à suivre

Hermann Cebert


Qui s’opposaient à l’arrivée de l’homme le plus riche de la planète en Haïti: Les familles les plus riches d’Haïti doivent changer pour laisser le pays se Développer

28 avril 2012

 

Les familles les plus riches d’Haïti continuent de faire la plus et le beau temps dans le pays et elles constituent l’une des catégories sociales les plus rétrogrades dans le monde. Elles pratiquent un féodalisme le plus arriéré du monde en ce sens qu’elles n’investissent pas réellement dans le pays et les quelques investissements qu’elles en font sont faits dans des secteurs où elles détiennent le monopole avec des modèles de gestion archaïque qui ne favorisent guère le développement du pays.

Alors que le pays manque de tout, cette catégorie de bourgeois se contente sans vergogne de faire la mise en sac au lieu de faire des investissement dans la recherche en vue de développer de nouveaux produits et services. C’est dans ce contexte qu’opère la bourgeoisie apatride de Haïti actuellement cepedant, si cette bourgeoisie veut faire partie intégrante du changement qui s’opère dans le pays et plus particu`lièrement dans les mentalités, il faut qu’elle change ses idéologies en optant pour une pluralité d’acteurs d’affaires dans le pays.

L’État ne plus être toujours à son service et les règles doivent changer afin de permettre aux investisseurs étrangers d’avoir eux aussi accès au marché haïtien et ce dans tous les secteurs pour que la libre concurrence ne soit une vaine chose telle une simple référence pour le capitalisme haïtien.

Le pays n’a pas besoin du féodalisme mais d’un véritable capitalisme tel qu’il existe dans les pays développés. Un capitalisme où il y a des règles pour tous et qui facilitent la libre circulation de les facteurs de production mais surtout, un capitalisme productif et compétitif au niveau national et au niveau régional et international. Néanmoins pour entrer dans du nouveau capitalisme haïtien, les classes oppulentes doivent accepter de changer leurs pratiques d’affaires mais également accepter et tolérer d’autres acteurs dans les secteurs qu’lles détiennent des moopoles éhontés.

En tant que partisan d’un capitalisme haïtien compétitif, consciencieux et solidaire avec les plus démunis, respectueux des règles et des pratiques d’affaires, je crois que les riches du pays doivent comprendre qu’ils ne peuvent plus évoluer en dehors de la réalité du pays qui les a accueilli les bras ouverts. Il est vrai et peut être normal que les patriarches des cinq familles les plus riches se considèrent encore étrangers dans un pays qui les a malgré tout donné tout ce qu’ils possèdent, toutefois leurs enfants qui ont grandi dans le pays et qui sont à plusieurs égards des haïtiens ne devaient plus se comporter comme des étragers.

Revenons au sujet pricipal de l’article celui de savoir et d’identifier les opposants à l’arrivée de l’homme le plus riche du monde puisqu’il s’agit d’un affront pour cet homme qui veut apporter son expertise et son argent dans l’économie de Haïti. Il est inconcevable que le président Joseph Michel Martelly n’ait pas pris les mesures nécessaires pour Accueillir cet homme d’affaires mexicain d’origine libanaise qui a commencé dans le domaine de la téléphonie filaire et que l’on reconnait un sens aigü de la compétition ainsi que le respect de ses travailleurs.

Le président Martelly s’est laissé piéger par les familles ifluentes dans le domaine de la communication où selon certains, que Carlos Slim Helu comptait venir investir son argent pour remplacer les Vietnamiens qui ont rencontré beaucoup d’oppositions de la part des familles les plus riches.

Pour bien comprendre l’annulation de la Visite de Carlos Slim Helu en haïti comme c’était prévu pour accompagner le président du Mexique, il faut placer la visite de l’homme d’affaire sur les promessses que le président lui avait faites sur le dossier de l’ancien fourisseur de services téléphonique et de communications connu sous le nom de Téléco. C’est donc parce que le président, son premier ministre désigné ont des parts dans la plus grande compagnie de téléphonie dans le pays payable à la minute.

Or compte tenu de la spécialisation de Slim dans le domaine de la téléphonie filaire, on pouvait s’attendre à ce qu’il procède à l’acquisition ou au développement des services de commuications dans le pays. Par contre, en vue de maintenir leur monopole dans le secteur, une ou deux des cinq familles les plus riches en Haïti a décidé de créer un climat de violence et de terreurs dans le pays pour rendre la visite de l’homme le plus riche impossible mais également peut être en faisant aussi pression sur le président pour qu’il annule cette visite sinon sa vie aurait été en danger.

Ainsi craignant peut-être également pour sa vie et celle de sa famille, le président avait choisi de se réfugier à Miami où il a entrepris pour de vrai d’établir des contacts avec l’administration américaine en vue de trouver des appuis pour sa sécurité mais également pour financer certains projets qu’il tient à coeur.

Selon ce qui serait déjà discuté, le président Martelly aurait même bénéficier d’une confirmation de la visite prochaine du président Barak Hussein Obama pour le mois mai prochain. Lors de cette visite, le président américain annoncera lui-même les prochaines aides américaines pour Haïti. Toujours selon cette même rumeur, le président des États-Unis invitera les classes dominantes du pays à s’ouvrir au changement et à pratiquer un capitalisme concurrentiel comme cela se pratique dans le mode civilisé.

À suivre….

Hermann Cebert

 

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/classement/l-homme-le-plus-riche-du-monde/1er-carlos-slim-helu-69-milliards-de-dollars.shtml


La danse du marronnage

25 avril 2012

Je sais que tu le sais et tu sais que je sais que tu le sais

son de douleur, douleur du son, à travers les veines

et entre les filières du vin et du champagne, crise de son

au rythme du son et du blé réseaux et cellulaires par-là

et de-là tu devais déjà partir, telle est la crise épaule du coeur

Tu voulais et tu aimais la musique mexicaine, mais hélas

accepte le rock and roll, te voilà sécure et distancié

comme une télé tu crois déjà diriger, mais la peur y était certaine

tu le sais et je le sais loin dans le maquis, c’est pas pour toujours

affronter la mort et la peur tel doit être le destin qui te guête

Aller et revenir, monter et descendre c’est bien la danse

la danse et la seule danse du marronnage, tu es un marron

livrer et liquider la marchandise, l’histoire est déjà en marche

qu’ils soient tes alliés et tes protecteurs, la messe sera dite

en dansant et en chantant les danseurs danseront au final

Nous tressons les rubans, chacun par-ci, chacun par-là

en arrivant de face et se tournant donnant le dos, c’est la tresse

bambou, tambour, trompette, corne et cymballe

au rythme de ce son les efforts dans la même direction

C’est ainsi que nous marchons en quête tous ensembles

À présent tu dois savoir danser, suivre la cadence n’est pas permis

tu dois revenir, je le sens déjà mais plus d’effort encore

Nous les marrons, message des ancêtres, en ville c’est pour agir

Un coup ici un coup par là, c’est l’acte du marron,

une danse entre les hauteurs dans les bois et la fatalité des prises

Danse, danse, tu dois danser comme les marrons, tu es un marron

cache, cache, tu ne pourras pas t’échapper, les vases demasquent

diversifier sans divaguer, d’autres acteurs pour les communications

d’autres patates et d’autres chaudières, le gras du lard n’est pas assez

et ceux qui ne dansent pas il faut juste qu’ils se mettent à danser, danser.

Hermann Cebert


Qui sont les vrais maîtres de Haïti: Analyse transversale des véritables opposants à la volonté et aux désirs de changement social et économique du président Joseph MIchel Martelly

22 avril 2012

On serait tenté de croire et de dire du coup que les vrais maîtres d’Haïti seraient les Américains, les Français, les Canadiens et toutes les grandes puissances qui ont de véritables intérêts dans le pays, même si dans une certaine mesure, tous ces pays ifluencent plus ou moins les décisions politiques et économiques en Haïti. De même on serait tenté de croire et d’admettre que les politiciens et les médias dirigent et dominent Haïti puisque leurs voix et leurs discours peuvent influencer et influer les choix et les décisions politique, économiques et sociales du pays.

Entre autre, on serait tout aussi tenté de dire que les églises, protestantes et catholiques cotrôlent indéniablement le pays vu leurs richesses dans le pays et vu également leurs proximités avec les populations et de ce fait, ce seraient les églisent qui placent et déplacent les hommes au pouvoir dans le pays.

Malheureusement aucun de ces groupes et de ces catégories sociales peuvent avoir assez de pouvoir décisionnel sur le pays que les cinq familles les plus riches du pays et, hors de tout doute, ce sont ces cinq familles qui maintiennent Haïti dans la misère, dans l’ignorance, dans la crasse, dans le sous-développement, dans les inégalités sociales et économiques et qui pis est, ce sont elles qui financent les coups d’État dans le pays et qui financent les groupes armées qui terrorisent incessemment dans le pays.

Et les auteurs du livre, » Haîti, dix ans d’histoire secrète ecrivent à propos d’un rapport qui a été commandé par les américains et qui porte le nom du rapporteur enquêteur Walter E. Fauntroy   » :  » Le rapport Fauntroy identifie les cinq grandes familles « qui contrôlent le haut de l’économie haïtienne ». Les Brandt, Mews, Biggio, Accra et Behrmanns. Leur puissance émane « des monopoles et de la corruption ». Ces personnalités et leurs associés ont été identifiés comme étant en première ligne dans le financement de la terreur pour intimider le peuple haïtien et les forces démocratiques ». p.77 

Par conséquent, on peut déduire, qu’aucun projet et programme social ne peut prendre forme dans le pays parce que ces cinq familles détiennent des monopoles dans tout d’autant que quiconque prendrait le risque de s’aventurer en affaire sans l’avale et la participation financière et de l’une ou l’autre de ces familles est condamné à l’échec car ces familles n’acceptent guère la compétition que cette compétition vienne des haïtiens ou des étrangers.

Ces cinq familles possedent plus de 95% des richesses du pays et elles ne cessent d’accumuler richesses, biens et propriétés dans le pays, elles ont appauvri et extirpé quasiment la vieille bourgeoisie traditionnelle, corrompu les élites politiques et intellectuelle du pays et personne d’autre qu’elles peuvent prospérer en affaire dans le pays.

En me basant sur ce que chaque individu a besoin pour vivre depuis sa naissance jusqu’à sa mort et ce pour n’importe quel haïtien, j’arrive à conclure que chaque haïtien aura contribué jusqu’à hauteur de 75 à 90% à la richesse de ces cinq familles durant toute sa vie. En d’autres termes, du ventre de sa mère jusqu’à sa tombe, s’il en aura la chance d’être enterré, l’homme et l’idividu haïtien aura été influencé et affecté par une décision, un intérêt ou une collaboration de l’une ou de toutes ces cinq familles. Voici ce que les auteurs écrivent consernant le rôle et la puissance de ces cinq familles en Haïti: »

Depuis des années, ces familles utilisent l’armée, les tontons macoutes, et tout l’appareil d’État pour maintenir leur splendeur décadente. Elles constituent la vraie force réactionnaire. » p.121. À elles seules, ces cinq familles les plus riches, décident de ce qui doit être dans les assiettes de chaque haïtien, elles définissent ce que chaque haïtien doit porter comme vêtement, comme chaussure mais aussi et plus encore, où est-ce que chaque haïtien doit dormir; elles décident de ce que l’haïtien doit écouter dans les radios, doit voir comme film voire à toutes activités culturelles dans le pays car elles contrôlent les grandes agences de presse qui fournissent les informations dans le pays, elles imposent leurs volontés sur l’ensemble des médias dans le pays.

De même, les voitures que ous utilisons pour nous déplacer d’une région à une autre, les bateaux et les camions que nous utilisons rapportent énormement à ces ciq familles sans oublier, les médicaments que nous achetons bien qu’ils soient grandement périmés pour essayer de nous guérir sont tous fournis par ces mêmes familles. Tout aussi produits et approvisionnés par ces cinq familles, les livres d’école, les cahiers, les crayons bref, toutes les fournitures d’école sont sous contrôle de ces vrais maîtres de haïti, ces cinq familles. Par ailleurs, en ce qui concerne dans quel état que les ciq familles les plus puissantes du pays veulent maintenir le pays Haïti, ils notent et rapportent:  »Le rapport est des plus précis sur les intentions de ces barons de l’économie. « Ils ont fait comprendre clairement qu’ils souhaitent à tout prix maintenir une économie étranglée, basée sur des concessions gouvernementales, franchises et monopoles. Ils craignent qu’un gouvernement élu librement, redevable au peuple haïtien, s’ingère dans leurs privilèges et les force à concourir dans une économie ouverte. Un tel changement menace leurs intérêts à court terme. Pour bloquer cette évolution, ils continuent à financer un dispositif de terreur. » »

Il est vrai que la promotion que je fais maintenant peut être assez dangéreuse compte tenu que les petits bourgeois et les parvenus de la classe moyenne peuvent pervertir le sens et la sigification de ma démarche toutefois, si et seulement si quelques personnes de bonnes volontés peuvent se permettre le luxe de le lire et d’en trouver son essence pour la partager avec nos leaders communautaires, je crois que les auteurs de ce livre que je  ne connais pas éprouveraient la plus grande satisfaction de leur vie.

Cependant c’est à chaque haïtien et à chaque militant et activiste politique qu’il revient de lire et d’agir par la suite pour que les choses changent enfin et finalement dans ce pays. Pour y arriver il faut à chacun sa propre conscience de classe ainsi que son propre sentiment d’appartenance comme par exemple se souvenir de son origine sociale et garder et maintenir des liens social économique et politique avec sa classe en vue de constituer d’exemples vivants pour ceux qui seront attachés encore à la colonne des rigueurs de la vie étant donné qu’ils subissent l’exploitation sauvage d’une minorité et plus particulièrement de quelques familles comme il en est présentement en Haïti.

J’invite chaque haïtien et chaque militant-activiste politique qui n’aura pas encore lu ce livre d’aller l’acheter ou encore d’essayer de le commander sur n’importe quel site qui l’offre. En attendant je vous invite à aller sur ces sites et ces blogs qui semblent offrir des extraits ainsi que d’autres liens et livres itéressants sur la réalité et l’organisation sociétale et écoomique de Haïti, notre pays à tous.

Hermann Cebert

Références à consulter:

 

http://www.multinationalmonitor.org/hyper/issues/1985/12/steif.html

http://www.multinationalmonitor.org/hyper/issues/1985/12/index.html

http://elsie-news.over-blog.com/article-les-enjeux-autour-de-la-chute-de-duvalier-jcl-59091120.html

 


Quoi de Neuf, Quoi de Nouveau, Monsieur le Président: Michel Martelly Nommera un Nouveau président pour la chambre des députés et du sénat de Haïti

15 avril 2012

Il a été bruit dernièrement de remplacer l’actuel chef de la police nationale Mario Andresol par Guy Philippe celui-là que le premier ministre désigné Laurent salvador Lamothe aurait, semble-t-il, juré de livrer à la police américaine pour trafic de drogue dans le pays et plus particulièrement à cause de certaines affirmations de l’ex chef des rebels dans des dossiers de cargaison de drogue arrivée tout derièrement dans le pays.  

Tout le monde sait que guy philippe est un partisan du pouvoir en place et qu’il travaille pour le régime d’extrême droite en place car s’il n’était pas ce mercenaire antérieurement à la merci et au service de la CIA et de l’ambassade américaine à port-au-prince, il aurait exprimé clairement sa position sur les différentes dérives de ce gouvernement tant en ce qui concerne les multiples nationalités du chef de l’état, les pots-de-vin que les enquêtes de nuria ont révélées que Felix Bautista semblait avoir donné au président Michel Martelly et de Myrlande manigat, les menseonges d’un soi-disant coup d’État de kanzki pierre.

Hélas, ni le chef des rebels, ni non plus les leaders politiques et la société civile n’arrivent pas encore à comprendre la direction dangéreuse que le régime martelly est en train de donner au pays. Plus tard sera trop tard pour tous et personne ne pourra s’échapper à ce pouvoir.

Les mulâtres ne feront aucun cadeau à aucun noir y compris guy philippe. Chacun doit se souvenir de cette citation qui résume la violence du jeanclaudisme et du duvaliérisme: » La révolution mangera ses propres fils » .

Or Manno Charlemagne a déjà été écarté par le pouvoir de Micky, et il est sorti sei et sauf cepedant, qui peut prétendre qu’il sortira de ce gang comme Manno. Personne ne peut tout savoir sauf les criminels de ce régime.

D’ailleurs, il semblerait que le président ait pu conclure des achats d’armes à feu directement de la république domiicaine et que l’on a déjà commencé à distribuer aux anciens militaires et aux Makouts Rose du régime. Selon certain, le président compte célébrer fièrement la fête des tontons macoutes du 29 juillet 2012 et ce en lien avec le prochain carnaval des étudiants et le carnaval d’été.

Plus de leadership dans le pays contre les impunités de ce régime, aucune coscience nationale et qui pis est, aucun élan patriotique et national pour rétablir la morale dans ce pays, une morale politique et sociétale qui pourrait éviter au pays ce qu’il est en train d’avoir comme pire dans toute son histoire.

Il est vrai que je dois me demander où sont les Hommes et les Femmes de mon Pays. Où sont les Vrais Citoyens et Qu’est-ce qu’ils Attendent pour élever leurs Voix contre ce Gaspillage des réssources du pays, Contre l’Avillissement du Pays de Dessalines et de Toussaint.

Peut-être qu’il faudrait dire:

Message à la Nation, Si les Citoyens ne se soulèvent pas, c’est qu’ils ne sont pas des Hommes.

Hermann Cebert


Pour compléter sa compréhension du régime d’extrême droite de Michel Martelly

15 avril 2012

xtrême droite, une nébuleuse multiforme qui s’enracine

10 avril 2012
La chronique de Recherches internationales

 Michel ROGALSKI



À l’échelle du monde, l’extrême droite prend ses marques et s’enracine au travers d’une nébuleuse multiforme. Ses singularités diffèrent d’un continent à l’autre et reflètent l’histoire et la spécificité des sociétés. Quel que soit son visage, l’extrême droite, presque toujours xénophobe, se nourrit des peurs, des frustrations et des précarités générées et alimentées par la crise. Elle progresse sur des sociétés fragilisées dont les repères et les valeurs sont heurtés. Les gros bataillons ne viennent plus en Europe des groupuscules violents ou paramilitaires et souvent nostalgiques du nazisme qui, tolérés ou non, perdurent encore de façon marginale et folklorique dans la vie politique. Certes, des filiations idéologiques avec cette famille politique peuvent être objectivées pour quelques dirigeants, mais pour l’essentiel le discours, les formes d’action, les milieux influencés se sont tellement modifiés qu’ils inclinent plutôt à penser en termes de ruptures que de continuités.

Le monde arabo-musulman, du Sénégal au Pakistan, soit largement plus d’un milliard d’hommes, a vu se développer en une trentaine d’années des formes d’intégrisme religieux qui s’apparentent à un fascisme vert prenant partout violemment pour cible les forces progressistes et démocratiques et ayant le projet d’imposer la prééminence de principes théocratiques sur l’espace social et politique. En Afrique noire, les sectes évangélistes prospèrent et véhiculent des valeurs rétrogradent, tandis qu’en Amérique latine elles ont toujours été associées aux formes extrêmes des dictatures militaires.

Partout, ces mouvements, surfant sur l’air du temps, ont su tout à la fois faire coaguler des aspirations diverses, utiliser les techniques les plus modernes de la communication de masse et se retrouver à l’aise dans une mondialisation qu’ils leur arrivent parfois de pourfendre. Selon les pays et les situations, les thèmes seront simplifiés et caricaturés par des leaders qui ne s’embarrasseront pas de complexité et chercheront avant tout à déstabiliser le système politique en présentant ses élites comme incompétentes, corrompues, complices de forces obscures menaçant l’intérêt national et insensibles aux besoins du peuple. Les boucs émissaires seront vite trouvés. Ici l’immigré, là le profiteur de l’État-providence ou le fonctionnaire, sauf s’il est policier, douanier ou soldat, car l’ordre musclé n’est jamais rejeté. Ou encore, la région pauvre et paresseuse parasitant la région riche et besogneuse sera montrée du doigt et invitée à se séparer. L’anti-fiscalisme et le rejet de l’état-providence seront mis en avant, notamment dans un continent comme l’Europe où l’état a toujours été affirmé et tenu pour responsable des solidarités nécessaires. Ailleurs, la présence d’une forte immigration habilement associée à une montée de l’insécurité, vraie ou fantasmée, sera un effet d’aubaine. On assiste même aujourd’hui à des tentatives de réhabilitation de la colonisation en exaltant ses soi-disant bienfaits, suggérant par là qu’il ne s’agissait que de civiliser des « barbares » qui devraient nous en être reconnaissants. Des sentiments identitaires caractériseront souvent cette mouvance. Flattés à l’échelon national, ils nourriront une forme nationaliste d’opposition à l’Europe et à la mondialisation ainsi qu’à l’idéologie qui l’accompagne, le mondialisme. Mais déclinés sur un mode régionaliste voire séparatiste, ils remettront en cause le modèle national en se jouant de l’Europe flattant les régions.

À l’évidence, ce fonds de commerce prospère. Mais centré sur des identités et des particularismes, il peine à se constituer en internationale effective à l’échelle du monde et arrive difficilement à tisser des réseaux de relations efficaces au-delà de l’horizon continental, comme c’est le cas au Parlement européen. On imagine en effet mal des intégrismes religieux se mettre à coopérer, même s’ils s’alimentent l’un l’autre.

L’idéologie de l’extrême droite est finalement assez simple : il faut préserver. Qu’il s’agisse de la race, de la nation ou de la civilisation face au « barbare » qui est aux portes ou déjà à demeure ; ou bien des valeurs ancestrales menacées – travail, famille, religion -, de l’ordre établi bousculé par toute évolution de société. Il faut défendre tout cela parce qu’on s’est persuadé que c’était ce qu’il y avait de meilleur, donc de supérieur aux autres. Il faudra même lutter contre la science si elle en vient à contredire nos convictions profondes, notamment religieuses. Au cœur de cette idéologie se niche la haine de l’autre et la conviction que l’homme est un loup pour l’homme. Le recours à l’affrontement, à la tension, voire à la guerre, ou la construction de dangers, de menaces ou d’ennemis, seront systématiquement recherchés pour entretenir une cohésion sociale ou communautaire contre « les autres ». On comprend combien ces « idées », ces phobies ou ces croyances rentrent en totale opposition avec toute avancée progressiste porteuse de valeurs de solidarité et de progrès. Le choc ne peut être que frontal et sans concessions.

Les stratégies seront diverses. Pour certains une posture d’alliance avec la droite conservatrice sera privilégiée et permettra une participation au pouvoir (Autriche, Italie, Pays-Bas, Portugal). Pour d’autres, faute d’avoir réussi à se rendre fréquentable, la perspective tracée sera celle de la déstabilisation du système politique perçu comme obstacle à toute avancée vers le pouvoir. Mais, dans tous les cas de figure, posture d’affrontement ou participation, l’effet sera le même, celui d’une droitisation de la société et du recul des valeurs progressistes. Montée des égoïsmes, repli individuel, abandon des acquis sociaux, recul des solidarités, refus des différences, recherche de boucs émissaires, traduiront le déplacement du curseur idéologique.

C’est dans la violence que la mondialisation a imposée aux peuples et aux états que réside probablement la cause principale de ce bouleversement du paysage politique. Ses effets délétères ont ravagé les souverainetés nationales garantes des protections que l’état devait à ses populations, et de la préservation des identités de chaque pays. Le spectacle de gouvernements successifs incapables d’agir efficacement sur des problèmes considérés comme essentiels et se retranchant derrière la contrainte externe pour se disculper de leur inaction ou de leur incapacité à obtenir des résultats, a créé le terreau sur lequel a germé ces postures xénophobes et identitaires. La précarité et le chômage se sont développés sur une grande échelle touchant d’abord les plus démunis et les plus exposés et affolant des classes moyennes craignant d’être happées dans le désastre. Ces dernières catégories constituent le socle le plus fidèle de cette droite extrême car elles reprochent à ceux d’en haut de donner à ceux d’en bas avec leur argent, au risque de les déstabiliser. C’est pourquoi toute solidarité et assistance sont bannies de leur horizon mental.

Bien qu’embarrassant à la fois la droite traditionnelle et la gauche, cette montée identitaire et xénophobe lance un défi particulier à cette dernière qui n’a pas su offrir une alternative crédible à ces bataillons ouvriers et populaires qui l’ont abandonnée. L’absence de vraies réponses de la part de la gauche, au programme peu audible car insuffisamment différencié de celui de la droite et suggérant un consensus mou sur la mondialisation, la construction européenne, le social, la réponse à la crise, ont favorisé l’illusion d’un système pipé dont il fallait sortir par l’extrême droite. Celle-ci a su accueillir ces ruisseaux de mécontents et transformer leur démarche protestataire en vote de conviction et d’adhésion par définition moins versatile. Regagner ces voix, voire arrêter l’hémorragie, ne sera donc pas tâche facile. Redonner sens au clivage gauche/droite, ne pas confondre social avec sociétal, être clair sur les couches dont on défend les intérêts et intransigeants sur toute dérive xénophobe deviendront très vite des postures incontournables pour les forces politiques se réclamant de la transformation sociale.

Michel Rogalski
économiste, CNRS. Directeur de la revue Recherches internationales

Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.

6, av. Mathurin Moreau ; 75167 Paris Cedex 19

Site : http://www.recherches-internationales.fr/

Abonnements 4 numéros par an : 55 Euros, Étranger 75 Euros

 

Sommet des Amériques: entre Boycotte, Complot – Contrats et Pot-de-vin de bautista, le Président Martelly s’est fait opéré à l’épaule de son Cerveau

15 avril 2012

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« Quand la Politique Dominicaine traverse nos frontières »
 
Dans des articles à sensation, la presse Dominicaine fait état d’un complot que j’aurais fomenté contre le Président Michel Joseph Martelly. Quelle farce !
 
En effet j’ai participé activement aux cotés de notre ami mutuel Wyclef Jean,  à l’élection du Président Martelly, et je me vois difficilement du jour au lendemain me retourner contre notre candidat pour qui j’ai déployé tant d’efforts et avec tant d’enthousiasme.
 
Il se trouve que parallèlement ayant résidé en République Dominicaine pendant plus de 10 ans, j’ai développé des liens privilégiés avec différents secteurs de la Republique Dominicaine dont le Général retraité Pedro Julio Goico (dit Pepe Goico).    Pepe est comme moi un passionné de motocyclettes et depuis lors,   on se côtoie amicalement sur une base régulière et nous entretenons des conversations mondaines au téléphone.
 
Il est évident que ces accusations fantaisistes sont beaucoup plus en rapport  aux questions  internes liées à la prochaine élection Presidentielle Dominicaine, dominée de nos jours par une campagne surchauffée entre les candidats du PRD (Hippolito Mejia) et du PLD (Danilo Medina) qui doivent se tenir le 20 Mai prochain. Je rejette toutes les accusations injustes portées contre ma personne spécialement celle de comploter contre la Sureté de l’Etat Haitien.
 
Je me mettrai a la disposition de la justice de mon pays pour faire la lumière sur cette affaire nébuleuse.
 
 
Pierrre-Edouard KANZKI

 

 

 

Martelly rate le Sommet des Amériques

 

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Le président Michel Martelly ne participera pas au 6e Sommet des Amériques où il était attendu depuis vendredi, a appris Le Nouvelliste d’une source proche de la présidence.
Le Sommet des Amériques réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de tout le continent américain du 14 au 15 avril à Carthagène des Indes, en Colombie.
Le président Martelly n’est pas le seul chef d’Etat à avoir annulé sa participation au sommet. La veille, c’est le Vénézuélien Hugo Chavez qui, pour des raisons de santé, a renoncé à s’y présenter. Le président de l’Equateur Rafael Correa et le président du Nicaragua, Daniel Ortega ont boycotté la rencontre en solidarité avec Cuba.
« Vendredi, le président Martelly ne se sentait pas bien et avait reporté son déplacement pour ce samedi. Il s’est encore réveillé un peu souffrant, mais avait quand même décidé de faire ce déplacement important pour le pays. Malheureusement, l’avion qui devait le conduire en Colombie a reçu les autorisations de vol avec du retard. Devant l’inévitable retard, le président Martelly a préféré annuler son voyage par courtoisie pour ses pairs qui seraient déjà en réunion plénière à l’heure à laquelle il atterrira en Colombie », a indiqué au journal un proche de Michel Martelly.
Le président Martelly se relève à peine de sa période de convalescence après avoir subi une intervention chirurgicale à l’épaule en Floride avant Pâques. Renté au pays jeudi après une semaine à Miami, il avait eu une longue journée en compagnie du président Mexicain Felipe Calderon en visite officielle en Haïti.
Ces derniers mois, le président gère sans arrêt des dossiers lourds. Divorce difficile avec le Premier ministre Garry Conille, péripéties au parlement autour de sa nationalité, accusation d’avoir reçu des pots-de-vin de la part d’un homme d’affaires et sénateur de la République dominicaine et, depuis jeudi, découverte d’un complot dominicano-haïtien pour le salir et le renverser, selon les explications officielles du ministère de la Justice et de la Sécurité publique.
Bien que jouissant d’une santé de fer (seulement deux annulations de prestations musicales en 23 ans de carrière) l’ancien chanteur devenu président de la République faire face à la fois à la charge physique qu’à la charge émotionnelle de sa nouvelle fonction de chef de l’Etat haïtien.
« Le président est un passionné, il s’implique à fond dans toutes les tâches qu’il embrasse. Il s’en prend à bras le corps aux problèmes et Haïti en regorge. C’est épuisant pour tout humain de suivre le rythme… », analyse un fin observateur de la scène politique haïtienne.
Un sommet particulier
Ce Sommet des Amériques se présentait comme un carrefour important pour les pays proches de Cuba qui devaient y défendre le retour du dernier pays communiste de l’Amérique au sein de l’Organisation des Etats Américains dont il a été exclu en 1962.

Les débats au 6e Sommet des Amériques se sont ouverts ce samedi et se déroulent dans un centre d’affaires situé près du centre historique de Carthagène des Indes cette cité coloniale, placée sous la surveillance de 17.000 policiers et militaires. L’hymne colombien a été chanté en ouverture par la vedette de la pop colombienne Shakira.
Arrivé la veille pour sa première visite en Colombie, le président américain Barak Obama est d’abord venu parler de commerce à ses voisins d’Amérique latine, une région qui absorbe 40% des exportations des États-Unis.
Toutefois, ses voisins du Sud comptent aussi aborder des sujets plus polémiques comme le trafic de drogue, source d’une forte criminalité notamment en Amérique centrale.
Prévue ce week-end dans le port caribéen de Carthagène, cette réunion de l’Organisation des Etats américains (OEA) est consacrée officiellement à l’intégration et la prospérité économique, mais l’ordre du jour risque d’être bousculé par la proposition controversée de dépénalisation de la cocaïne.
Avant même son départ, le président américain a réaffirmé son opposition à cette option, tout en jugeant le « débat légitime ».
« Par exemple, les États-Unis ne vont ni légaliser ni dépénaliser les drogues parce que cela aurait de graves conséquences sur la santé et la sécurité publique », a-t-il assuré, dans un entretien publié vendredi par un groupe de journaux latino-américains.
Une réunion des dirigeants d’Amérique centrale, frappée par 20.000 meurtres liés aux cartels l’an dernier, est prévue samedi juste avant l’ouverture du sommet pour définir une position commune face aux États-Unis, premier consommateur mondial de drogues.
Lancée à l’initiative du Guatemala, l’idée d’une dépénalisation n’éliminera pas « le danger que représente le crime organisé international », a souligné M. Obama.
Autre pomme de discorde attendue avec ses pairs d’Amérique latine, l’absence de Cuba, un thème sur lequel le président des États-Unis s’est aussi montré particulièrement incisif.
« Les autorités cubaines n’ont montré aucun intérêt à modifier leurs relations avec les États-Unis, ni aucune disposition à respecter les droits démocratiques et humains du peuple cubain », ajoutant qu' »aucun régime autoritaire ne dure toujours ».
Exclue de l’OEA depuis 1962, date de l’embargo économique imposé par la Maison-Blanche, l’île communiste n’a jamais demandé sa réintégration comme le lui a proposé l’organisation lors de la précédente édition en 2009.
Lors de son arrivée vendredi à Carthagène, le président de Bolivie Evo Morales s’est dit convaincu que ce sommet serait « le dernier sans Cuba ».
Haïti est représentée au Sommet des Amériques par le Premier ministre désigné et actuel ministre des Affaires étrangères et des Cultes Laurent Lamothe. L’ambassadeur d’Haïti auprès de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Dully Brutus, l’ambassadeur d’Haïti au Venezuela, Lesly David, et le sénateur Wenceslas Lambert, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat font partie de délégation haïtienne.

Frantz Duval avec AFP

Source: Le Nouvelliste

 

 

Des contrats au complot, un rideau de fumée

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Le scandale binational de corruption dévoilé par la journaliste d’investigation, Nuria Piera, a pris une nouvelle tournure avec les accusations de « complot » lancées jeudi par les autorités des deux pays. Lors d’une conférence de presse inopinée, en présence du ministre dominicain des Relations extérieures, Carlos Morales Troncoso, du ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, du procureur général dominicain, Radhamés Jiménez, et des ambassadeurs dominicain et haïtien, Ruben Silié et Fritz Cinéas, le porte-parole du président Leonel Fernandez, Rafael Nuñez, a dénoncé « une action à caractère criminel, conspiratif et séditieux qui met en péril la paix et la tranquillité du peuple haïtien ».
Rafael Nuñez a accusé l’ex-colonel Pedro Julio (Pepe) Goico, un proche collaborateur d’Hipolito Mejia – le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle, de vouloir renverser le président Michel Martelly, avec la complicité d’un citoyen haïtien, Pierre Kanzki. Pour preuve de ces accusations, Rafael Nuñez a présenté deux enregistrements de communications téléphoniques peu audibles réalisés par les services de renseignement dominicains. On y entend une voix présentée comme celle de Pepe Goico qui évoque le programme de télévision de Nuria Piera sur les pots-de-vin versés par le sénateur Felix Bautista en Haïti. L’interlocuteur, présenté comme Pierre Kanzki, n’a pas vu la vidéo et lui demande de l’envoyer par email.
« Un écran de fumée pour cacher les scandales de corruption de Felix Bautista », a réagi Hipolito Mejia. Alors que les médias contrôlés par le pouvoir, à commencer par le quotidien Listin Diario, publiaient sans aucun questionnement les accusations de complot, les sites d’information en ligne et plusieurs commentateurs de radio ne tardaient pas à en souligner le caractère fantaisiste. Joint au téléphone par le quotidien El Caribe, Pierre Kanzki se présentait comme un fidèle supporteur de Martelly. Il ajoutait que tout ça n’était qu’une plaisanterie car Pepe Goico n’avait fait que l’informer du reportage de Nuria Piera.
Alvaro Arvelo, un célèbre journaliste de radio, a qualifié la conférence de presse de « ridicule, grossière et stupide ». Ceux qui l’ont organisée « ont violé la loi en utilisant des enregistrements téléphoniques réalisés sans l’autorisation d’un juge », a ajouté ce vétéran de la radio. Pour le quotidien du soir, El Nacional, les accusations contre Pepe Goico sont « suspectes ». « Il faut espérer que la déclaration des deux gouvernements est bien fondée et qu’il ne s’agit pas de dévier l’attention ou de justifier la persécution d’un ancien officier lié au candidat présidentiel du Parti révolutionnaire dominicain, Hipolito Mejia », avertit l’éditorial de El Nacional, qui met également en doute le caractère légal des enregistrements téléphoniques.
« Il ne reste que 37 jours de folie à ce gouvernement », s’est contenté de déclarer Pepe Goico, un personnage controversé et sulfureux. Il a été mis en cause dans plusieurs scandales de corruption. En 1997, il a été accusé de fraude au détriment de la Loterie nationale, de concert avec le citoyen haïtien, Fréderick Mazourka. Puis son nom a été cité lors de la faillite frauduleuse de la banque Baninter et dans le cadre de l’enquête sur les activités du narcotrafiquant Quirino Ernesto Paulino Castillo.
Symptomatique du durcissement de la campagne électorale dominicaine, le show du complot témoigne aussi de l’incapacité des autorités, des deux côtés de la frontière, à démentir de façon crédible la documentation présentée par Nuria Piera sur le réseau de corruption mis en place par le sénateur Felix Bautista. Un réseau de corruption qui met en péril l’amélioration des relations bilatérales enregistrée après le tremblement de terre de janvier 2010.

Jean-Michel Caroit
Saint-Domingue
Pour Le Nouvelliste

ref:

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/martelly_rate_le_sommet_des_am_riques.html


Dix Mesures et Décisions pour stimuler l’activité Écoomique et Encourager le Développement Économique en Haïti (partie 1)

27 mars 2012

Dix Mesures et Décisions pour stimuler l’activité Écoomique et Encourager le Développement Économique en Haïti (partie 1).


Dix Mesures et Décisions pour stimuler l’activité Écoomique et Encourager le Développement Économique en Haïti (partie 1)

27 mars 2012

Dans cette série d’articles, je ferai quelques propositions et des analyses sur le développement économique plus particulièrement de l’intensification de l’activité économique du pays contrairement aux intellectuels qui font des discours vides de sens et de pragmatisme.

J’utilise des mots simples et je simplifie les théories économiques et commerciales afin de permettre à plus d’un de bien comprendre le jargon du développement économique, commercial et social. Par respect pour mes idées j’espère que tous ceux qui vont les utiliser fassent la promotion de mon site en donnant l’adresse du lien où sont publiés mes textes.

J’insiste également sur mes droits d’auteurs en obligeant de quiconque une autorisation de citer de ma part. Enfin je remercie tous ceux qui continuent de me faire parvenir leurs commentaires et leurs suggestions.

Le philosophe éveillé
expérience de la solitude

1 – L’État doit créer un organisme autonome et indépendant qui s’occupe uniquement des politiques de prix, de la qualité des biens sur le marché national et sur le marché international.

Cet organisme doit être déconcentré sur tout le territoire avec un bureau de service dans chaque ville

2 – L’État doit fixer des barèmes de prix plafond et de prix planchers à partir des pourcentages de profits acceptables pour les produits importés (légèrement supérieur pour encourager le développement de la production nationale et locale) et également des pourcentages de profits sur les biens produits localement dans le pays ( raisonnablement inférieur aux biens et aux produits importés) Cette mesure permettra de baisser le coût de la vie dans le pays et assurant le développement local.

3 – L’État doit fixer des normes sur les formules de périodes de paye des ouvriers et des employés dans le pays soit par semaine, par quinzaine et qu’aucune entreprise y compris l’État doit payer leurs enployés ou leurs travailleurs à d’autres échéances que hebdomadaire ou à la quinzaine afin d’encourager la circulation de l’argent dans l’économie et du coup augmenter l’intensité de l’activité économique dans le pays.

Toutes entreprises qui ne respectent pas cette norme de la paye doivent payer des intérêts au prorata des taux fixés et du ombre de jours de retard encourus par les fautifs.

4 – L’État doit encourager avec des mesures incitatives toutes les entreprises y compris les organismes communautaires, les entreprises de service, les banques et les coopératives comme c’est le cas des tenanciers des jeux de hasards et les stations d’essence à avoir des succursales dans toutes les villes afin de rendre accessibles les services qu’elles offrent à l’ensemble de la population du pays et du coup réduire les dépenses inutiles des ménages.

Les réductions de taxes et tout un système de financement peuvent être associés à cette politique de déconcentration des services sur l’ensemble du territoire national.

5 – L’État doit le plus rapidement lancer une campagne d’enregistrement identitaire afin de permettre à tous les haïtiens d’avoir leurs pièces d’identité qui devaient englober, l’acte de naissance, le certificat de baptême, la carte sociale, la carte de santé et de médicaments, la carte électorale et d’élections nationales et enfin une carte de coopérative et d’actions sociales puisque l’État peut valoriser le service social en accordant des privilèges à tous ceux qui au cours de leurs vies auront servis bénévolement la société.

Il est anormal que l’on privatise autant les services d’identité avec un tel coût dont on fait la publicité actuellement à sept cents cinquante gourdes puisque les haïtiens payent plus cher pour ce service que n’importe quel citoyen dans les pays développés où ces services sont quasiment gratuits.

6 – L’État doit lancer une campagne d’ouverture de compte pour chaque citoyen dans les banques afin de faciliter les échanges, faciliter l’épargne privée, mais surtout afin d’intégrer plus et tous les ménages dans le circuit formel de l’économie.

De même, l’état doit inciter les banques à se moderniser en leur demandant de mettre plus de services à la portée de leurs membres comme par exemple plus de guichets automatiques avec une bien meilleure qualité de services contrairement à ce qui existe actuellement où les systèmes tombent en panne trop facilement.

L’État doit encourager les dépôts bancaires directs dans les comptes bancaires des ménages cela facilitera les transactions et les règlements de factures plus rapidement.

7 – L’État doit déconcentrer ses services en les étalant sur tout le territoire c’est-à-dire, déplacer les employés dans les ministères et les organismes pour les affecter dans toutes les villes afin d’offrir des services de proximité comme il le fait pour les services de police et ce sans que cela coûte beaucoup d’argent puisque ces employés sont déjà rémunérés.

Les seules dépenses que l’État consentira seront les frais de déménagement que l’on pratique partout dans le monde et cela devait permettre une répartition des revenus sur l’ensemble du territoire sans compter les effets multiplicateurs qui doivent en résulter.

8 – L’État doit encourager l’organisme responsable de production d’Électricité dans le pays à électrifier toutes les villes du pays quitte à ce que cette entreprise autonome s’endettent pour financer ces projets d’électrification du pays avec l’énergie éolienne, l’hydro-électricité, l’énergie solaire qui est abondante dans le pays afin de moderniser les habitudes de consommation énergétique dans le pays mais aussi en vue de faciliter les échanges et la communication dans le pays mais également cela facilitera le développement de la consommation des produits électriques et électroniques etc…

9 – L’État doit créer des organismes de développement local et régional constitués des directeurs et des présidents d’entreprises locales et régionales avec des structures indépendantes des appareils gouvernementaux mais ayant leur propre direction avec leurs propres employés dont une dizaine de personnes selon les besoins mais qui peuvent être constitués avec les nouveaux diplomés qui peuvent profiter du savoir des jeunes universitaires pour des stages durant l’Été et les périodes de fêtes comme il y en a plusieurs en haïti.

10 – L’État doit créer un organisme de mobilité des ressources humaines au niveau national pour les stages des étudiants nationaux et internationaux mais également pour la mobilité internationale des étudiants haïtiens car ces étudiants doivent pouvoir comprendre les nouveautés dans leurs domaines plus particulièrement ce qui est actuel dans les autres pays.

Un fonds devait être mis en place par l’État afin de financer ces jeunes étudiants mais plus particulièrement, l’État doit mettre sur pied un programme de prêts et bourses pour l’ensemble des étudiants dans le pays.

Dans le prochain article je ferai une analyse de ces dix mesures afin de faciliter leur réalisation et je souhaite que le président, les ministres, les députés, les sénateurs et les politiciens en général viennent lire cette série de textes et me laissent leurs commentaires.

Hermann Cebert

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude


Le Président Joseph Michel Martelly se Proclamera Président à Vie si les enquêtes confirment ses multiples nationalités: Scénarios de l’après crise de passeport du Président de Haïti

18 mars 2012

 

Après l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, Le fondateur de L’État de Haiti et donc le père de la nation haïtienne, Haïti était divisée en deux parties, Le Nord de Henry Christophe et l’Ouest et le Sud d’Alexandre Pétion. Parmi les causes de cette divsion du pays on notait que les noirs avaient soupçonné Pétion et les mulâtres comme responsables de la mort du premier Dirigeant du pays et également certains notaient que l’après Dessalines n’avait jamais fait l’objet de discussion et d’intérêt parmi les généraux et héros de l’indépendance.

Toutefois ce que nous savons sans aucun doute c’est que la division qui régnait entre les généraux avait conduit le pays tout proche d’un véritable retour vers l’ancien système colonial. De nos jours, seulement huit années après la célébration du bicentenaire de notre Indépendance et seulement six ans après la commémoration de la Mort du Père de la Nation Haïtienne, nous revoilà encore devant les mêmes riques de division du pays et également les mêmes risques d’une Occupation de notre pays ou peut-être d’une mise sous tutelle.

 

Compte tenu de ces risques imminents qui flottent sur le destin du pays quels sont les scénarios posibles pour l’Après Crise. Les acteurs sont-ils assez nationalistes et assez patriotes pour éviter au Pays une occupation étrangère alors que les troupes étrangères sont déjà sur le sol et n’attendent que des consignes pour prendre le contrôl réel et effectif du pays?

Ces mêmes acteurs, sont-ils prêts à consentir des compromis pour montrer à la face du monde que leur seules ambitions étaient de sortir ce pays de ses du sous-développement et de la misère en envisageant dans un élan collectif l’avenir du pays?

Les forces dites morales du Pays ont-elle la morale nécessaire pour ne pas liquider le pays aux voisins désireux d’occuper le pays par acte de vengeance ou tout simplement juste pour nous humilier en prouvant que nous ne sommes pas capabes de nous unir ni non plus capables de gérer notre pays?

Je laisse à chaque haitien le choix de répondre à ces questions mais surtout j’espère que les différents acteurs impliqués dans cette crise nationale de leur donner des réponses. Il est anormal que nous soyons encore là à régler ou du moins à tenter de régler ce genre de conflit alors que nous sommes tous supposés d’être des haitiens et si nous ne remplissons pas les conditions qui sont préscrites par nos lois nous aurions dü avoir le courage de choisir de ne pas lancer le pays dans ce genre de crise.

De toute façon le pays est actuellement en crise institutionelle, de leadership politique et de gouvernance et qui expose le pays au danger d’une occupation et d’une mise sous tutelle par les puissances impérialistes ainsi que par nos voisins. Entre les conditionnements à cette crise et le manque de scrupule des dirigeants, la menace est plus que réelle. Or malgré tout, il faut bien que le pays s’en sorte pour qu’un avenir plus radieux puisse se déssiner à l’horizon pour l’ensemble des haïtiens.

Quelles sont les perspectives qui peuvent s’offrir au pays au terme de ces problèmes qui ruinent et paralysent actuellement le pays en 2012. Serions-nous en mesure de sortir de cette crise en préservant les acquis démocratiques et institutionnels? Serions-nous en mesure de créer une fois pour toute, une véritable union nationale et une véritable fraternité entre tous les haïtiens? Sommes-nous en mesure de protéger la vie de chacun tout en développant la tolérance en matière de convictions idéologiques et d’appartenance politique de chacun? 

De façcon générale, je dirai que nous avons l’obligation de répondre et de réaliser ces conditions si nous ne voulons pas devenir esclaves d’une puissance étrangère ou d’un voisin vengeur. Nous avons tous devant l’histoire une responsabilité patriotique à tout faire pour que nous ne tombions pas dans un régime esclavagiste que pourra l’être une occupation du territoire national de Haiti. 

Quels sont les scénarios possibles après cette crise de multiples nationalités du Président Joseph Martelly?

Actuellement plusieurs scénarios circulent en ce qui concene la fin de cette affaire des multiples nationalités possibles de l’actuelle président de Haïti, M Joseph Michel martelly.

Selon certains, il semblerait que des financiers proches du président de la république aient déjà commencé à offrir de l’argent aux membres de la commission d’enquête afin que ces derniers étendent le temp de l’enquête pour que la population et l’opinion publique finissent par se tâner de ces sénateurs et oublier définitivement cette affaire. De ce point de vue, on aurait donné des offres alléchantes aux sénateurs qui semblent très intéressés. De même, il semblerait que des visas, de l’argent et des maisons auraient été également offerts à plusieurs parlementaires afin d’appuyer le premier ministre désigné à savoir Laurent Salvador Lamothe qui pourra remplacer le président empêché suite à la publication, et ce, malgré les différentes offres faites à ces parlementaires car, selon des sources d’opinions, il y aurait une certaine réticences de la part d’un ou deux membres de cette commission d’enquête qui préfèrent encore réfléchir sur la décision d’accepter ou non des pots-de-vin.

S’il pouvait s’avérer vrai que des financiers proches du président de Haïti et du Premier Ministre Désigné décident véritablement de corrompre les sénateurs sans caractères qui seraient membres de la commission d’enquête afin que ces derniers arrêtent, prolongent ou ferment le dossier de l’enquête, cela nous aurait montré à quel niveau qu’il pouvait y avoir de reste-avec et de Sousous chez nous en Haïti. Il est vrai qu’il est souvent difficile pour des hommes qui sont en train de faire l’istoire de comprendre et d’envisager plusieurs vues sur les problèmes qu’ils vivent en pleine action, cependant il faut bien reconnaitre que nous ne sommes plus à l’Époque où les mulâtres avaient trahi Toussaint Louverure et Jean-Jacques Dessalines étant donné qu’il n’existait pas de téléphone pour avertir ces Grands Hommes des pièges qui leur étaient tendus ni non plus internet pour les informer.

Les sénateurs haïtiens tout comme les autorités du pays ont actuellement tout à leur disponibilité pour s’informer en temps réel sur n’importe quoi dont en particulier, des sources diverses sur les différents scénarios possibles et envisagés par le régime de Michel Joseph Martelly et de ses Conseillers néoduvaliéristes et néojeanclaudistes qui continuent de l’entourer au palais national.

Certainement non nous ne sommes plus un peuple qui vit en vase clos, au contraire, aussi minime soit-il le nombre d’haïtiens qui ont accès à un téléphone mobile ou à internet, malgré les problèmes de mise sur écoute qui avaient été suscité dans le pays et dont les opérateurs font croire qu’ils n’avaient pas les moyens de faire dans le pays, les membres conséquents de cette commission d’enquête doivent le plus vite possible publier les résultats de leur enquête afin d’établir la vérité sur les identités possibles de l’actuel président de Haïti, Joseph Michel Martelly. Toutefois pour que cette vérité sorte au grand jour, il faut bien que les sénéteurs restent conséquents à eux-mêmes car s’ils dévient c’est l’histoire qui les jugera sévèrement.

Un autre scénario possible dans cette affaire de multiple nationalités du président Joseph Michel martelly, le plus probable est la mise en place d’une dictature féroce par le pésident de Haïti. En effet tout indique, et certains proches du président Joseph Martelly peuvent le confirmer compte tenu des différentes tournées du président de la république dans les locaux des différents corps spécialisés de la police de Haïti. Ces visites du chef de l’État de Haïti visent à évaluer la capacité de ces forces spécialisées en terme de résistance aux attaques des 66 666 miliciens roses partisans du président de la république et qui ont déjà coûté plus de 666 millions de dollars pour les former jusqu’à présent.

Pour plusieurs experts qui accompagnent le président martelly dans ses tournées, il faut se méfier des corps spécialisés qui avaient été créés par les régimes lavalassiens de Jean-Bertrand Aristide et de René Préval. D’ailleurs pour le régime de Michel Martelly – Lamothe ce n’est pas avec de la poésie philosophique anti impérialisme mental qu’on va les empêcher d’instaurer une dictature en Haiti.

Dès lors que le président accompagné de ses conseillers et de représentants internationaux, on pourrait donc comprendre que le président Martelly est en train de s’assurer que les forces spécialisées ne s’opposent pas ses intérêts et ses ambitions de s’autoproclamer président à vie au cas où les résultats de l’enquête sur sa véritable identité arrivent à la conclusion  qu’il avait plusieurs nationalités ce qui devait conduire à son accusation pour crime de haute trahison donc, son remplacement par le président de la cour de cassation de Haïti.

À suivre….

Hermann Cebrt

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

À suivre….