Qui financent la violence et la misère en Haïti: les familles les plus riches de Haïti

3 avril 2015

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Je remercie tous mes fidèles lecteurs qui ne cessent de grossir chaque jour et qui m’ont fait part de leurs commentaires et de leurs questions et,  j’en profite aujourd’hui pour répondre à certaines de ces questions. À ceux qui se demandent si je suis contre les gens riches de Haïti et de la bourgeoisie, je leur répond non.

Je ne suis pas contre ces gens-là cependant, je suis contre leurs pratiques commerciales et leurs idéologies de haine raciale et commerciale sans oublier leurs appétits pour la violence et la terreur qu’ils ne cessent de financer à travers les complots d’assassinats et de coup d’état politique et économique dans le pays.

Je suis pour un capitalisme national mais responsable socialement en termes de répartitions de richesses compte tenu que l’état est un très mauvais répartiteur de richesses dans le pays.

De plus je conçois mal un capitalisme qui s’articule autour de la violence mafieuse et du monopole archaïque et rétrograde par conséquent, je suis pour un capitalisme national où la concurrence et les règles font loi comme cela se pratique dans les pays développés.

Je suis pour une pluralité de leaders d’hommes et de femmes d’affaires venant de partout dans le monde désireux de faire prospérer le pays en vue d’améliorer la qualité et les conditions de vie de tous les haïtiens puisque le pays possède assez d’atouts pour permettre à quiconque de prospérer en affaires tout en jouissant de notre climat enchanteur et envié.

Espérant avoir répondu sans détours à cette qui préoccupait plusieurs de mes lecteurs, j’espère que chaque lecteur continuera de me faire parvenir leurs questions et il me fera toujours un plaisir immense de les répondre. Merci, bonne lecture à tout un chacun.

Dans cet article j’aborde la question du projet d’extermination de tous les Haïtiens par les familles les plus riches de Haïti. Selon mon constat, si les riches continuent de pratiquer le modèle économique de type féodal qu’ils ont présentement, il est fort probable que d’ici cinq à dix ans d’assister à l’extermination pure et simple de tous les haïtiens.

En fait pour bien comprendre cette constatation  et l’affirmation qui la complète, il faut se référer au taux de chômage grandissant dans le pays, au taux d’inflation galopante imposée par les philosophies commerciales de la bourgeoisie commerciale du pays et également, il faut se référer aux actions souterraines en matière des sources de financement des régimes de terreurs dans le pays.

Tous les experts et chercheurs internationaux admettent quasi unanimement que la bourgeoisie de Haïti est l’une des bourgeoisies les plus réactionnaires du monde. Elle ne produit quasiment rien en terme de biens industriels et agricoles et, elle pratiques un capitalisme archaïque et féodal.

Elle possède des monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays sans oublier la haine qu’elle éprouve pour tout le peuple Haïtien.

Cette bourgeoisie n’entretient aucun lien de fraternité avec le reste de la population et le plus souvent les membres de cette bourgeoisie préfèrent s’accoupler entre eux au lieu de se mêler avec la population locale du pays.

Il est vrai que la production agricole et industrielle ont diminué terriblement en Haïti au cours de ces vingt dernières années à cause des problèmes politiques.

Cependant tout le mal actuel du pays ne vient pas seulement des groupes politiques bien que ces derniers aient pu faire preuve d’un  manque  flagrant de leadership et de responsabilité durant cette longue et triste période politique dans le pays.

Durant ces deux dernières décennies les troubles politiques ont été majoritairement supportés et financés par les élites écoomiques et financières du pays: les cinq familles les plus riches du pays ont financé les régimes de terreur en vue de combattre toute volonté de changement social, économique et politique parce que voulant conserver leurs monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays.

De même, les familles riches du pays ont profité pour fermer leurs entreprises dans le pays jusqu’à diminuer leurs investissements réels dans le pays préférant pratiquer la mise en sac ou l’emballage puisque cette catégorie d’affaires leur est devenue plus rentable.

Si autrefois, les hommes et femmes d’affaires de Haïti faisaient de la sous-traitance pour les compagnies Nord-Américaines, depuis plus de vingt ans, ces derniers ont préféré acheter ce qu’ils produisaient autrefois pour ne pratiquer que l’emballage.

 En fait malgré ce changement de spécialisation qui auraient dû être plus circonstancielle diraient certains selon une certaine approche de réalisme d’affaires, cette nouvelle activité est plutôt devenue leur principale activité de production affaiblissant ainsi les capacités productives du pays.

Les industriels et les commerçants de Haïti important de plus en plus les denrées en vrac deviennent  tout à coup de simples acheteurs et transformant pour ainsi dire tout le pays en une porcherie où le peuple est considé comme du bétail que les  commerçants doivent nourrir avec les biens importés.

Les commerçants de Haïti sont les seuls au monde à augmenter les prix des biens non en fonction des réalités du marché international et des variations des prix internationaux mais comme bon leur semble.

Ils commande le moindrement possible. Ils cachent les biens pour créer une rareté artificielle  puis, après trois, six ou douze mois, ils remettent les mêmes produits sur le marché avec des augmentations extrêmement élevées.

Ils ne se soucient pas de la qualité des produits puisqu’ils sont les seuls importateurs, le peuple n’a aucun choix que de consommer ces produits avariés.

De cette pratique commerciale, il en résulte la chèreté de la vie et des taux d’inflations qui défient l’entendement.

En l’espace de seulement deux ans, soit après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé complètement plusieurs régions du pays, les prix des produits de première nécessité ont connu des hausses variant de 12% à 43% alors que sur le marché iternational les variations sont nettement en dessous de celles enregistrées en Haïti.

Évidemment, il ne faut pas négliger les différentes augmentations de prix que les commerçants avaient déjà appliqués sur les produits et les services qu’ils offrent sur le marché local. En effet, de 199o 2010 qui a marqué l’arrivée d’un sentiment et d’une volonté de changement dans le pays, les prix des biens de première nécessité avaient connu des augmentations de 1200%  alors que tous ces biens avaient été importés de l’étranger ou les augmentations n’avaient pas dépassées 100%.

La bourgeoisie de Haïti est anti-productive elle d’abord et avant tout une bourgeoisie de consommation qui importe tout de l’étranger et  se faisant elle procède à l’extermination pure et simple de l’ensemble du peuple haïtien.

Cette bourgeoisie étrangle volontairement tout un peuple obligé de s’agénouiller pour se ouvrir, se vêtir et s’abriter et de ce point de vue il implique que chaque haïtien a le devoir de se révolter contre cette bourgeoisie qui l’extermine à petits feux mais sûrement.

Plusieurs se demandent avec raisons de juger les criminels notoires comme jean-claude duvalier mais personne, y compris les journalistes engagés, n’osent soulever la question d’un jugement au criminel de ceux qui pillent les richesses du pays et qui l’extermine.

Oui, si personne ne se soulève contre les agissements de cette bourgeoisie, ce sont tous les haïtiens vivant dans le pays qui risquent d’être exterminé par cette bourgeoisie assoiffée de sang et de richesse.

Les bourgeois de Haïti doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays et ils doivent s’identifier au pays et éprouver au moins un certain nationalisme à défaut d’un nationalisme tout court. Il est intolérable de les voir laisser le pays s’éffondrer à cause de leur éloignement avec le peuple et le pays.

Hermann cebert

Voici un tableau des différentes variations des prix des biens de premières écessités trouvé sur le site de radio métropole de haïti:

Mardi, 20 avril 2010 10:24

Haïti: Les prix du marché, toujours trop haut

Le volume du riz importé a augmenté au cours des deux dernières semaines à Port-au-Prince. Toutes les marques de riz qui ont été vendus dans le commerce avant le tremblement de terre se trouvent maintenant sur le marché de la Croix-des-Bossales.

Les prix des haricots noirs et du riz importé ont diminué sur le marché de la Croix-des-Bossales ces deux dernières semaines, toutefois les prix restent haut par rapport au prix du marché avant le séisme du 12 janvier. La baisse des prix du riz importé observé cette semaine est en partie due à la diminution des prix du riz sur le marché international.

Sur les marchés de Port-au-Prince et jacmel, l’observatoire des prix constate que malgré le volume d’aide alimentaire et à part quelques exceptions, le prix des produits alimentaire, depuis le séisme du 12 janvier ne cesse d’augmenter même si l’on constate un léger ralentissement de la hausse des prix.

Prix du marché à Croix-des-Bossales (Port-au-Prince)

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 135 Gdes (+ 13%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 240 Gdes – le 12 mars 200 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 180 Gdes – le 12 mars 225 Gdes (+ 25%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 170 Gds – le 12 mars 150 Gdes (-12%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 80 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+ 25%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+ 25%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 70 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+43%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+25%)
Sel Avant le séisme 20 Gdes – le 12 mars 20 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 130 Gdes – le 12 mars 150 Gdes (+15%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 120 Gdes – le 12 mars 125 Gdes (+4%)
L’huile de cuisine (alberto et Rika) 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (0%)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 12 Gdes – le 12 mars 12 Gdes (0%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 600 Gdes – le 12 mars 700 Gdes (+17%)

Prix sur le marché de Jacmel

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 132 Gdes – le 12 mars 150Gdes (+ 14%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 360 Gdes – le 12 mars 300 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 210 Gdes – le 12 mars 240 Gdes (+ 14%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 150 Gds – le 12 mars 195 Gdes (+30%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+ 33%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 72 Gdes (+ 20%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+33%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (0%)
Sel Avant le séisme 45 Gdes – le 12 mars 45 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 150 Gdes – le 12 mars 180 Gdes (+20%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 132 Gdes – le 12 mars 144 Gdes (+9%)
L’huile de cuisine Alberto 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 265 Gdes (+6 %)
L’huile de cuisine Rika 1 Gal Avant le séisme 275 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (-9 %)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 13 Gdes – le 12 mars 15 Gdes (+ 20%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 300 Gdes – le 12 mars 350 Gdes (+17%)

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_econ_fr.php?id=17585

à suivre

Hermann Cebert


Les Familles extrêmement Riches de Haïti sont en Train d’Exterminer les Haïtiens: L’extermination des haïtiens prévue Dans 5 ans ou 10 ans encore

3 avril 2015

Je remercie tous mes fidèles lecteurs qui ne cessent de grossir chaque jour et qui m’ont fait part de leurs commentaires et de leurs questions et,  j’en profite aujourd’hui pour répondre à certaines de ces questions. À ceux qui se demandent si je suis contre les gens riches de Haïti et de la bourgeoisie, je leur répond non. Je ne suis pas contre ces gens-là cependant, je suis contre leurs pratiques commerciales et leurs idéologies de haine raciale et commerciale sans oublier leurs appétits pour la violence et la terreur qu’ils ne cessent de financer à travers les complots d’assassinats et de coup d’état politique et économique dans le pays.

Je suis pour un capitalisme national mais responsable socialement en termes de répartitions de richesses compte tenu que l’état est un très mauvais répartiteur de richesses dans le pays. De plus je conçois mal un capitalisme qui s’articule autour de la violence mafieuse et du monopole archaïque et rétrograde par conséquent, je suis pour un capitalisme national où la concurrence et les règles font loi comme cela se pratique dans les pays développés.

Je suis pour une pluralité de leaders d’hommes et de femmes d’affaires venant de partout dans le monde désireux de faire prospérer le pays en vue d’améliorer la qualité et les conditions de vie de tous les haïtiens puisque le pays possède assez d’atouts pour permettre à quiconque de prospérer en affaires tout en jouissant de notre climat enchanteur et envié.

Espérant avoir répondu sans détours à cette qui préoccupait plusieurs de mes lecteurs, j’espère que chaque lecteur continuera de me faire parvenir leurs questions et il me fera toujours un plaisir immense de les répondre. Merci, bonne lecture à tout un chacun.

Dans cet article j’aborde la question du projet d’extermination de tous les Haïtiens par les familles les plus riches de Haïti. Selon mon constat, si les riches continuent de pratiquer le modèle économique de type féodal qu’ils ont présentement, il est fort probable que d’ici cinq à dix ans d’assister à l’extermination pure et simple de tous les haïtiens.

En fait pour bien comprendre cette constatation  et l’affirmation qui la complète, il faut se référer au taux de chômage grandissant dans le pays, au taux d’inflation galopante imposée par les philosophies commerciales de la bourgeoisie commerciale du pays et également, il faut se référer aux actions souterraines en matière des sources de financement des régimes de terreurs dans le pays.

Tous les experts et chercheurs internationaux admettent quasi unanimement que la bourgeoisie de Haïti est l’une des bourgeoisies les plus réactionnaires du monde. Elle ne produit quasiment rien en terme de biens industriels et agricoles et, elle pratiques un capitalisme archaïque et féodal. Elle possède des monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays sans oublier la haine qu’elle éprouve pour tout le peuple Haïtien. Cette bourgeoisie n’entretient aucun lien de fraternité avec le reste de la population et le plus souvent les membres de cette bourgeoisie préfèrent s’accoupler entre eux au lieu de se mêler avec la population locale du pays.

Il est vrai que la production agricole et industrielle ont diminué terriblement en Haïti au cours de ces vingt dernières années à cause des problèmes politiques. Cependant tout le mal actuel du pays ne vient pas seulement des groupes politiques bien que ces derniers aient pu faire preuve d’un  manque  flagrant de leadership et de responsabilité durant cette longue et triste période politique dans le pays.

Durant ces deux dernières décennies les troubles politiques ont été majoritairement supportés et financés par les élites écoomiques et financières du pays: les cinq familles les plus riches du pays ont financé les régimes de terreur en vue de combattre toute volonté de changement social, économique et politique parce que voulant conserver leurs monopoles dans tous les secteurs de l’activité économique du pays.

De même, les familles riches du pays ont profité pour fermer leurs entreprises dans le pays jusqu’à diminuer leurs investissements réels dans le pays préférant pratiquer la mise en sac ou l’emballage puisque cette catégorie d’affaires leur est devenue plus rentable. Si autrefois, les hommes et femmes d’affaires de Haïti faisaient de la sous-traitance pour les compagnies Nord-Américaines, depuis plus de vingt ans, ces derniers ont préféré acheter ce qu’ils produisaient autrefois pour ne pratiquer que l’emballage.

 En fait malgré ce changement de spécialisation qui auraient dû être plus circonstancielle diraient certains selon une certaine approche de réalisme d’affaires, cette nouvelle activité est plutôt devenue leur principale activité de production affaiblissant ainsi les capacités productives du pays.

Les industriels et les commerçants de Haïti important de plus en plus les denrées en vrac deviennent  tout à coup de simples acheteurs et transformant pour ainsi dire tout le pays en une porcherie où le peuple est considé comme du bétail que les  commerçants doivent nourrir avec les biens importés.

Les commerçants de Haïti sont les seuls au monde à augmenter les prix des biens non en fonction des réalités du marché international et des variations des prix internationaux mais comme bon leur semble. Ils commande le moindrement possible. Ils cachent les biens pour créer une rareté artificielle  puis, après trois, six ou douze mois, ils remettent les mêmes produits sur le marché avec des augmentations extrêmement élevées. Ils ne se soucient pas de la qualité des produits puisqu’ils sont les seuls importateurs, le peuple n’a aucun choix que de consommer ces produits avariés. De cette pratique commerciale, il en résulte la chèreté de la vie et des taux d’inflations qui défient l’entendement.

En l’espace de seulement deux ans, soit après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé complètement plusieurs régions du pays, les prix des produits de première nécessité ont connu des hausses variant de 12% à 43% alors que sur le marché iternational les variations sont nettement en dessous de celles enregistrées en Haïti. Évidemment, il ne faut pas négliger les différentes augmentations de prix que les commerçants avaient déjà appliqués sur les produits et les services qu’ils offrent sur le marché local. En effet, de 199o 2010 qui a marqué l’arrivée d’un sentiment et d’une volonté de changement dans le pays, les prix des biens de première nécessité avaient connu des augmentations de 1200%  alors que tous ces biens avaient été importés de l’étranger ou les augmentations n’avaient pas dépassées 100%.

La bourgeoisie de Haïti est anti-productive elle d’abord et avant tout une bourgeoisie de consommation qui importe tout de l’étranger et  se faisant elle procède à l’extermination pure et simple de l’ensemble du peuple haïtien. Cette bourgeoisie étrangle volontairement tout un peuple obligé de s’agénouiller pour se ouvrir, se vêtir et s’abriter et de ce point de vue il implique que chaque haïtien a le devoir de se révolter contre cette bourgeoisie qui l’extermine à petits feux mais sûrement.

Plusieurs se demandent avec raisons de juger les criminels notoires comme jean-claude duvalier mais personne, y compris les journalistes engagés, n’osent soulever la question d’un jugement au criminel de ceux qui pillent les richesses du pays et qui l’extermine.

Oui, si personne ne se soulève contre les agissements de cette bourgeoisie, ce sont tous les haïtiens vivant dans le pays qui risquent d’être exterminé par cette bourgeoisie assoiffée de sang et de richesse. Les bourgeois de Haïti doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays et ils doivent s’identifier au pays et éprouver au moins un certain nationalisme à défaut d’un nationalisme tout court. Il est intolérable de les voir laisser le pays s’éffondrer à cause de leur éloignement avec le peuple et le pays.

Voici un tableau des différentes variations des prix des biens de premières écessités trouvé sur le site de radio métropole de haïti:

Mardi, 20 avril 2010 10:24

Haïti: Les prix du marché, toujours trop haut

Le volume du riz importé a augmenté au cours des deux dernières semaines à Port-au-Prince. Toutes les marques de riz qui ont été vendus dans le commerce avant le tremblement de terre se trouvent maintenant sur le marché de la Croix-des-Bossales.

Les prix des haricots noirs et du riz importé ont diminué sur le marché de la Croix-des-Bossales ces deux dernières semaines, toutefois les prix restent haut par rapport au prix du marché avant le séisme du 12 janvier. La baisse des prix du riz importé observé cette semaine est en partie due à la diminution des prix du riz sur le marché international.

Sur les marchés de Port-au-Prince et jacmel, l’observatoire des prix constate que malgré le volume d’aide alimentaire et à part quelques exceptions, le prix des produits alimentaire, depuis le séisme du 12 janvier ne cesse d’augmenter même si l’on constate un léger ralentissement de la hausse des prix.

Prix du marché à Croix-des-Bossales (Port-au-Prince)

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 135 Gdes (+ 13%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 240 Gdes – le 12 mars 200 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 180 Gdes – le 12 mars 225 Gdes (+ 25%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 170 Gds – le 12 mars 150 Gdes (-12%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 80 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+ 25%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+ 25%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 70 Gdes – le 12 mars 100 Gdes (+43%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 75 Gdes (+25%)
Sel Avant le séisme 20 Gdes – le 12 mars 20 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 130 Gdes – le 12 mars 150 Gdes (+15%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 120 Gdes – le 12 mars 125 Gdes (+4%)
L’huile de cuisine (alberto et Rika) 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (0%)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 12 Gdes – le 12 mars 12 Gdes (0%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 600 Gdes – le 12 mars 700 Gdes (+17%)

Prix sur le marché de Jacmel

Riz importé (6 lbs) Avant séisme 132 Gdes – le 12 mars 150Gdes (+ 14%)
Riz local (6 lbs) Avant séisme 360 Gdes – le 12 mars 300 Gdes (-17%)
Haricots rouge (6 lbs) Avant séisme 210 Gdes – le 12 mars 240 Gdes (+ 14%)
Haricots noir (6 lbs) Avant séisme 150 Gds – le 12 mars 195 Gdes (+30%)
Maïs importé (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+ 33%)
Maïs local (6 lbs) Avant séisme 60 Gdes – le 12 mars 72 Gdes (+ 20%)
Le petit mil (6 lbs) Avant séisme 90 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (+33%)
Farine de blé (6 lbs) Avant séisme 120 Gdes – le 12 mars 120 Gdes (0%)
Sel Avant le séisme 45 Gdes – le 12 mars 45 Gdes (0%)
Sucre blanc Avant le séisme 150 Gdes – le 12 mars 180 Gdes (+20%)
Sucre non raffiné Avant le séisme 132 Gdes – le 12 mars 144 Gdes (+9%)
L’huile de cuisine Alberto 1 Gal Avant le séisme 250 Gdes – le 12 mars 265 Gdes (+6 %)
L’huile de cuisine Rika 1 Gal Avant le séisme 275 Gdes – le 12 mars 250 Gdes (-9 %)
Spaghetti importé sac 175 g Avant le séisme 13 Gdes – le 12 mars 15 Gdes (+ 20%)
Le charbon en gros sac avant le sésime 300 Gdes – le 12 mars 350 Gdes (+17%)

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_econ_fr.php?id=17585

à suivre

Hermann Cebert


Les mains invisibles derrière la misère et le sous-développement en Haïti: Et si les dominicains n’étaient pas responsables des lois pour expulser les dominicains d’origine haïtienne

3 avril 2015

Est-ce que les dirigeants haïtiens comprennent au moins relativement bien les causes de la volonté des politiciens dominicains à vouloir refouler les dominicains d’origine haïtienne vers Haïti? Est-ce qu’ils ont au moins essayé également d’utiliser toutes les ressources disponibles comme voies diplomatiques?

Nous pouvons nous rappeler que les dominicains ont critiqué l’amateurisme des dirigeants haïtiens pour traiter et essayer de régler ce conflit surtout, lorsqu’ils disent que les dirigeants haïtiens utilisent les circuits informels. Ce qui aurait dû faire l’objet de débats dans la société haïtienne est pourtant passé inapperçu parce que’il n’y a aucun journaliste d’enquête capable de pointer du droit les vrais problèmes auxquels fait face le pays et plus particulièrement les manquements de la diplomatie du pays.

Autrement dit, les dirigeants haïtiens pensent qu’un problème légal  et diplomatique, du droit international des immigrants, peut être résolu par un appel du président haïtien au président dominicain ou un ministre haïtien qui appelle un ministre dominicain alors que tout le monde sait que les décisions dominicaines sont prises par une institutions légale mais surtout l’organisme constitutionnel qui peut rendre la décision en question permanente donc difficile à modifier sur le court terme.

Par ailleurs, nous savons tout aussi bien que les relations entre les dirigeants dominicaqins et les dirigeants haïtiens battaient de l’aile sans pour autant nous rappelr les visites du président Martelly en république dominicaine voire qu’il ait été assisté à des concerts bénéfices pour les enfants dominicains lorsqu’il avait chanté avec la vedette espagnol, Julio Iglesias.

Évidemment, les premières images et les premiers dossiers qui nous viennent à l’esprit c’est sans nul doute les montants d’argent que le dirigeants dominicains avaient donné à Michel Martelly pour réussir et financer sa campagne électoral, ces fait ont été révélés par la journaliste Nuria  sur les corruptions de Bautista.

De même, il ne faut pas négliger les différents contrats accordés aux compagnies dominicaines, principalement aux compagnies qui appartiennent au Sénateur dominicain Bautista. Tandis que également, les volumes d’échanges entre la république dominicaine et Haïti connaissent des croissances qui peuvent provoquer l’envie chez les autres partenaires commerciaux de Haïti et que les dominicains sont gagnants dans ces échanges.

Devant ces évidences, nous devions nous questionner sur ce qui a provoqué subitement des revirements dans les relations entre les deux pays. Voilà pourquoi nous aurions dû nous demander s’il n’y avait pas d’autres facteurs, d’autres groupes d’intérêts qui auraient pousser les dominicains à changer leurs politiques d’immigration contre les dominicains d’origine haïtienne que nous savons, qu’ils sont économiquement plus rentables pour l’économie dominicaine.

Très certainement, nous nous rappelons des retours massifs de ces mêmes immigrants en 1991 sous le gouvernement Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, l’histories se répète donc. Quelle ironie diraient certains puisque tous les réfugiés qui avaient été expulsés s’étaiens tous retournés en république dominicaine moins de six mois plus tard.

Il doit y avoir sans nul doute Une grande et Grosse Main Invisible qui déplacent et qui placent les pions sur l’échiquier des relations dominicano-haïtiennes et encore entre Haïti et les autres pays qui ont reçu et qui reçoivent des haïtiens chez eux.

Cette main doit avoir assez de pouvoir pour rester dans l’ombre et se faire invisible. Peut-être, pas vraiment, si nous réunissons tous les faits et tous les événements qui s’enchainnent dans le processus de détérioration des relations qui existent régulièrement entre ces deux pays et dans les pays qui reçoivent régulièrement les haïtiens.

Pour nous lancer dans cette aventure qui consiste à trouver des causes externes à la détérioration de l’image de Haïti et de tous les haïtiens dans le monde, nous devons retenir qu’aucun pays ne vit en vase clos et, un problème rencontré peut souvent avoir des cause externes. Par conséquent, il peut être provoqué par des intérêts divers à la fois par des ennemis internes que par des ennemis externes.

Or dans notre réalité de peuple, nos ennemis sont multiples et divers. Ils sont à l’intérieur de nos frontières, ils sont à nos frontières et ils sont au delà de nos frontières.  Par ailleurs, nous avons en revanche des amis qui nous observent et qui nous protègent que nous connaissons et que nous ignorons d’où notre intérêt à mieux identifier ceux qui sont nos amis et ceux qui sont nos ennemis et particulièrement, bien savoir où, quand, comment et pourquoi faire appel à eux pour nous aider à nous protéger contre nos ennemis.

Cela étant dit, on peut se demander si le gouvernement  actuel de haïti avait mis au courant, de façon formelle, le président américain et l’administration américaine en général de la détérioration de la situation des haïtiens dans le monde. Est-ce que les autorités haïtiennes savent si les américains cautionnent ces persécutions contre les haïtiens parce qu’ils voudraient brasser et provoquer des problèmes supplémentaires à Haïti et aux haïtiens.

Peut-être que le pays a un ennemi commun avec l’administration américaine et ou les États-Unis en général d’autant que les américains ont tous les moyens nécessaires pour découvrir les ennemis qui pourraient se cacher derrìère ces persécutions.

Du point de vue diplomatique, les dirigeants haïtiens doivent comprendre qu’il y a plusieurs façons de voir et de considérer les américains, ils peuvent voir le côté méchant des américains qui sont souvent qualifiés de façon abusive d’être toujours en arrière de tous nos malheurs ou plutôt, le puissant grand-frère qui peut nous aider ou qui veut toujours nous aider mais que nous sommes incapables de comprendre.

Je veux croire dans le cas des diverses persécutions que nous subissons présentement, que les américains sont le Grand – frère auquel nous aurions dû faire appel avant même de prendre toutes sortes d’initiatives contres les mesures prises par les dominicains, les bahaméens, les brésiliens et les canadiens de ce fait, ils sont innocents dans ces situations qui nous malmènent et qu’ils ont pu découvrir les agitateurs trop tard pour les empêcher.

Au niveau régional, nous pouvons constater que plusieurs pays de l’Amérique du Sud comme le Vénézuéla, l’Argentine, le Brésil connaissent des difficultés économiques et commerciales qui agitent les tensions internes voire des soulèvements de leurs populations. En même temps, nous constatons également que plusieurs mesures  et sanctions sont prises contre la Russie et l’Iran alors que le prix du pétrole a été cassé subitement sur le marché international comme si toutes ces situations n’auraient pas des liens entre eux comme nous le présentent les grands médias de masse.

Évidemment, nous ne pouvons pas négliger les effets de la crise en Criméé et le support des russes aux indépendantistes Ukrainiens comme l’une des principales causes des diverses sanctions contre la Russie, ni non plus les arrogances russes en matière de la dépendance des pays de l’Europe vis-à-vis du pétrole et du gaz russe comme causes externes et importantes de la baisse du prix du pétrole sur le marché international cependant, tout cela a moins d’importance pour les pays Occidentaux que la posséssion par l’Iran de la bombe Nucléaire autant qu’une telle posséssion risque de redéfinir complètement l’ordre mondial avec un Iran super puissance du proche et du moyen orient.

À partir de tous ces constats on peut voir clairement les liens qui existent entre tous les pays qui subissent des crises économiques, financières et politiques sont tous des pays qui supportent l’Iran dont le Vénézuéla, l’Argentine et le Brésil qui appuient la création de l’État de la Palestine mais aussi et surtout, qui sont des pays amis de l’Iran.

À l’interne, en Haïti, nous avons un gouvernement haïtien qui se déttache complètement de la communauté juive pour se rapprocher de la ommunauté arabe haïtienne ce qui n’aide pas les choses pour le pays lorsque nous savons quelles est la force des groupes de lobby juif dans le monde et plus particulièrement aux États-Unis et en Europe et en ce sens, le gouvernement haïtien aurait pu comprendre d’utiliser les leaders juifs haïtiens pour négocier avec plusieurs grandes institutions financières internationales ainsi que celles qui s’occupent des droits de l’homme et de l’immigration dans le monde alors que à l’inverse, utiliser les arabes haïtiens pour négocier nos intérêts avec les pays arabes. Ce devait être ça une politique internationale et diplomatique de Haïti. à suivre…

Hermann Cebert


Affaire Jean-Claude Duvalier : La Cour d’appel de Port-au-Prince juge recevables les plaintes pour crimes contre l’humanité et ordonne la reprise de l’instruction

22 février 2014

 

La Cour d’appel de Port-au-Prince a rendu jeudi après-midi un arrêt ordonnant la reprise de l’instruction dans le cadre des poursuites judiciaires engagées par des victimes de la dictature contre l’ancien Président à vie, Jean-Claude Duvalier, un inculpé qui fait l’objet de plaintes pour crimes contre l’humanité jugées désormais recevables.

Lors d’une audience très attendue, le tribunal a rejeté l’ordonnance du juge Carvès Jean qui, en 2012, avait estimé contraire au droit haïtien la notion de crimes contre l’humanité pour ne retenir contre M. Duvalier que les crimes financiers qui lui sont également reprochés. Le président de la Cour, le juge Jean Joseph Lebrun, a désigné son collègue Durin Duret Junior pour prendre en charge la nouvelle instruction.

Plusieurs anciennes victimes des années de plomb du régime despotique des Duvalier (François et Jean-Claude) comme le Dr Nicole Magloire, Robert Duval, Alix Fils-Aimé de même que la sociologue Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l’impunité, et les défenseurs des droits humains se sont réjouis de cette décision considérée comme un « pas dans la bonne direction ».

A contrario, l’un des avocats de Jean-Claude Duvalier, Me Fritzo Canton, a vertement rejeté l’arrêt de la Cour d’appel et annoncé qu’il allait exercer un pourvoi en cassation.

Ce verdict -prononcé de longs mois après la fin en mai 2013 de l’audition des plaignants- ouvre la voie à un éventuel procès contre Jean-Claude Duvalier rentré en Haïti en janvier 2011, à l’issue d’un exil de 25 ans en France qui avait suivi le renversement de son régime par un soulèvement populaire, le 7 février 1986. spp/Radio Kiskeya

Affaire Jean-Claude Duvalier : La Cour d’appel de Port-au-Prince juge recevables les plaintes :


Qui disait au directeur du Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH) que notre Dieu était blanc

26 décembre 2013

Photo
Qui disait au directeur du Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH) que notre Dieu était blanc. Le régime Martellyu -Lamothe fait la promotion du dieu des blancs en Haïti.
 
Même dans le montage d’une simple carte de voeu, avec des Héros fondateurs de L’État d’Haïti, les responsables du MUPANAH ne sont pas capables de faire preuve de créativité avec nos propres symboles mystiques.
 
Carte de voeu du


10 Étapes à la dictature en Haïti par CHARLIE HINTON

18 décembre 2013

Pourquoi le mouvement populaire est prise dans la rue contre le Président Michel Martelly

De grands risques personnels haïtiens ont démontré massivement dans les villes du pays le 30 septembre et le 17 octobre, réclame le Président Michel Martelly à démissionner. Les deux dates commémorent important coup d’États dans l’histoire haïtienne.

En choisissant ces dates importantes historiquement, la majorité populaire haïtienne est dire clairement qu’ils veulent une fin à l’occupation militaire de 10 ans qui a suivi le coup d’Etat qui a renversé a élu le Président Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004. La force de police de Martelly se sépara brutalement des démonstrations avec des gaz lacrymogènes et des coups.

Des manifestants ont rapporté que la police a utilisé un gaz très « puissant », qui les a surpris dans sa puissance et portée aérienne.

Fin octobre, les élèves de Cap-Haïtien, démontrant pour soutenir les enseignants exigent une augmentation de salaire, ont été gazé de larme si vicieusement que 60 ont été blessés, 4 grièvement.

Le lendemain, les étudiants dans l’état Université de Port au Prince, démonstration à l’appui du procureur Andre Michel (voir #7 ci-dessous), ont été gazés pendant des heures, même après qu’ils avaient été repoussées à leur campus. Elle a si longtemps que certains législateurs sont allés à la radio pour exiger qu’il être arrêté.

Le 6 novembreth, avocats ont défilé-au-Prince en exigeant la fin de menaces et de harcèlement pour ceux qui sont prêts à prendre sur les affaires concernant la corruption de Martelly. Ils ont également appelé à la démission du Procureur général.

Et en novembre 7th, milliers marcha, scandant « Aba Martelly » (vers le bas avec Martelly). La police haïtienne ont attaqué la manifestation avec des gaz lacrymogènes et des coups. Trois personnes ont été abattus et blessés.

10 Étapes de la dictature

1. Qui est Michel Martelly?Martelly a grandi pendant les 27 ans de dictature de François « Papa Doc » Duvalier et de son fils, Jean Claude « Baby Doc ». Il aurait été rejoint l’Escadron de la mort duvaliéristes, les Tontons Macoutes, à l’âge de 15 ans et plus tard participé à Académie militaire d’Haïti. En vertu de Baby Doc, Martelly, un musicien populaire, a couru le Garage, une boîte de nuit fréquenté par les officiers de l’armée et membres de la classe dirigeante minuscule d’Haïti.

Après la chute de Baby Doc en février 1986, un mouvement de masse démocratique, longtemps réprimée par Duvalier, éclatent et prit le nom de Lavalas (« inondation »), d’où ont émergé de Jean-Bertrand Aristide, un prêtre catholique de théologie de la libération populaire, qui a été élu Président en 1990 avec 67 % des voix aux premières élections libres et équitables dans l’histoire d’Haïti.

Martelly est rapidement devenu un adversaire acharné de Lavalas, attaquer le mouvement populaire dans ses chansons diffusées largement sur une radio haïtienne.

Martelly « était étroitement identifié avec les sympathisants du coup 1991 qui a renversé l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, » le Miami Herald observée en 1996 et a couru avec les membres de l’Escadron de la mort FRAPH vicieux de cette période, tristement célèbre pour les viols et meurtres en toute impunité.

Le jour du retour d’Aristide en Haïti en 2011, après huit ans d’exil forcé en Afrique du Sud, et deux jours avant l’élection de « Run-Off », Martelly a été pris dans une vidéo sur YouTube insultant Aristide et Lavalas: « les Lavalas sont si laids. Ils ont une odeur de s ** t. f vous, Lavalas. F ** k vous, Jean-Bertrand Aristide. « 

2. L’élection présidentielle frauduleuse de 2010-2011 : dans le cycle de l’élection présidentielle de 2010-2011, le Conseil électoral d’Haïti interdit parti Fanmi Lavalas Aristide de participation, qui légitimait hors du processus entier corrompu. Taux de participation était inférieur à 25 % dans les primaires et moins de 20 % dans le « run-off ». Les deux premiers candidats, a annoncé après les primaires de l’imposture étaient l’épouse d’un ancien président de pro-Duvalier et le gendre de René Préval, le Président de l’époque. Martelly a été déclarée troisième, mais ses partisans manifesté violemment. Une commission de l’OAS, avec le soutien du Secrétaire d’Etat Hilary Clinton, qui a volé-au-Prince à l’apogée de la révolution égyptienne, a statué que Martelly avait terminé deuxième. Il a reçu 6 millions $ provenant d’un donneur anonyme en Floride d’embaucher une firme de relations publiques qui a travaillé sur les campagnes de Felipe Calderón au Mexique et John McCain aux Etats-Unis

3. Corruption – scandales de Corruption ont suivi Martelly puisqu’il a refusé de divulguer qui financé sa campagne présidentielle.

  • Pots-de-vin – République dominicaine primé journaliste Nuria Piera a brisé l’histoire en avril 2012 (plus tard déclarée en temps) que Martelly a allégué avoir accepté de 2,6 millions $ dans des pots de vin durant et après les élections de 2010 pour faire en sorte que, une entreprise de construction dominicain recevrait contrats sous sa présidence.

En outre, le vote de faire Laurent Lamothe, le premier ministre est connu en Haïti comme« tout moun jwenn vote » (vote de « tout le monde a leur coupe »).

  • Surtaxe sur les appels internationaux et les transferts d’argent pour « l’éducation »-Douteux nouveaux impôts ont également nourri controverse. Une taxe de 1,50 $ sur les transferts d’argent et un 5 cents par minute taxe sur les appels téléphoniques vers Haïti sont allégués par Martelly pour soutenir l’éducation, mais la majorité pauvre continue d’avoir une scolarité inabordables, et les critiques disent qu’aucun argent de cet impôt n’est allé aux écoles. En outre, enseignants haïtiens ont été marchant au retour faites la demande. Les nouvelles taxes de Martelly n’étaient pas ratifiées par ou présentés au Parlement d’Haïti, ce qui les rend illégaux.

  • Dépenses de voyage –Lorsque vous voyagez, où il fait souvent, entourage de Martelly reçoit une indemnité journalière scandaleux du gouvernement haïtien. Selon le sénateur Moise Jean Charles, Martelly obtient 20 000 $ par jour, sa femme de 10 000 $ par jour, ses enfants de 7 500 $, et d’autres dans son entourage obtiennent 4 000 $ par jour.

  • Un plan visant à établir un système de douanes parallèles illégales pour contourner le contrôle législatif –Il s’agissait prétendument de la vente d’une carte de membre et le pistolet à tous ceux qui voulaient faire partie de la gang de Martelly. Les privilèges de membre incluses statut d’exonération fiscale à la douane. Le programme devait être rayé lorsque DEA des États-Unis s’est plaint membres facilitant le transport de la drogue sur la force de leur adhésion.

4. Constitution de réécriture et de saper Haïti : le renversement de Baby Doc en 1986 a conduit à la création d’une nouvelle Constitution démocratique en 1987, ratifié par référendum à une écrasante majorité des Haïtiens. Il reconnu haïtienne créole comme langue officielle, ainsi que de l’anglais et légalisé Vodun, la pratique spirituelle de la majorité des Haïtiens. Il prévoyait la participation populaire aux prises de décisions nationales, décentralisé les finances et la structure politique du pays et prévue la protection des droits de l’homme.

Le 12 juin 2012 Martelly a annoncé des nouveaux amendements, qui concentrent le pouvoir exécutif et annoncent le retour de la dictature Duvalier-style. La nouvelle Constitution illégalement modifiée, rédigés par des non-législateurs et jamais vu ni voté par le Parlement avant sa publication crée une descendante de la méthode de choix d’un Conseil électoral Permanent pour exécuter les élections, saper la participation populaire et centraliser le contrôle par le haut.

Il permet au Président de nommer le premier ministre après avoir simplement « consulté » les chefs des deux chambres du Parlement au lieu d’exiger la ratification parlementaire. En cas de « vacance présidentielle », les nouveaux amendements font le premier ministre, le Président provisoire, donc les présidents peuvent démissionner, nommer le premier ministre pour succéder à eux et ainsi garder le contrôle perpétuel.

Nouvelles modifications prévoient qu’un « budget général » et un « rapport de dépenses générales » peuvent remplacer la rubrique des budgets annuels, limitant ainsi le contrôle parlementaire du budget.

Nouveaux amendements retournent Duvalier era et autres lois rétrogrades, y compris :

  • * Une loi de 1935 sur les « croyances superstitieuses, » qui interdirait Vodun une fois de plus

  • * Une loi de 1977 instituant le Court of State Security afin d’accroître la répression et la surveillance de l’État.
  • * Une loi de 1969 qui condamne tous les « doctrines importés », attaquant ainsi la liberté de pensée et la liberté d’association. Violation de cette nouvelle loi peut entraîner la peine de mort. La Constitution haïtienne de 1987 avait éliminé la peine de mort.

5. Restauration de l’armée de terre : dans une des plus populaires avancées de son administration, le Président Aristide a dissout l’armée haïtienne haine en 1995. Depuis le coup d’Etat qui a renversé Aristide pour la deuxième fois en 2004, les troupes de l’ONU et de la police, numérotation actuellement 8 754 personnels en uniforme, ont occupé Haïti. Une des promesses électorales de Martelly était de rétablir l’armée haïtienne, et maintenant nouvelles troupes haïtiennes sont formés par l’Équateur et le Brésil. En outre, le personnel militaire et paramilitaire ancien bien armé ont occupé camps des milices depuis le début de 2012, pris en charge par Martelly.

6. Retour des escadrons de la mort : Martelly a émis roses cartes d’identité avec photo pour 30 $ à certains partisans, promettant beaucoup d’avantages à ceux qui détiennent à eux, comme les emplois et l’impunité contre les poursuites. Au cours de la période de Duvalier, chaque Tonton Macoute a reçu une carte qui a fourni de nombreux privilèges, comme marchandise libre de n’importe quel magasin entré, droit au sexe sous la contrainte et de crainte et de respect des gens en général.

Le sénateur John Joel Joseph a identifié des sénateurs qu’il prétend marqués pour assassinat. Il a identifié les personnes qui ont payé les « groupes de tueurs » au nom de Martelly. Il a dénoncé un des hommes comme un criminel évadé qui avait été pris rouge remis avec une victime de « près de la mort » derrière son véhicule. Ladite victime a envoyé la police dans une maison où les deux autres victimes a pu être trouvées. Le sénateur Joseph a identifié le chef de l’Escadron de la mort et son véhicule, dénonçant le groupe comme celui qui a récemment assassiné une militant de base. Il a accusé le Président et son épouse de faire pression sur le chef de la police pour enlever le détail de la se nateurs de sécurité, afin de faciliter leurs assassinats. Il a dénoncé une instance précédente quand Martelly a essayé de faire pression sur le chef de police ancien Mario Andresol d’intégrer un tueur dans la police, d’assassiner le sénateur Moise Jean Charles.

7. Mort d’un juge : Martelly mis en place sa femme et son fils en tant que chef de projets gouvernementaux, mais avec aucun contrôle parlementaire. Un citoyen haïtien, Enold Florestal, a intenté des procès avec procureur Andre Michel devant juge Jean Serge Joseph, maintenant que les Martellys étaient siphonner de grandes quantités des deniers de l’Etat, dont le Sénat haïtien n’a pas compétence sur. Juge Joseph déplacé le cas au niveau judiciaire suivant, qui exigeait des dépositions de la Martellys et de divers ministres gouvernementaux. Furieux, Martelly et le premier ministre Lamothe appelé deux rencontres avec le juge (qui ils nient a eu lieu) à la demande qu’il tuer le cas, la seconde le 11 juillet. Le juge a bu une boisson lui a offerte lors de cette réunion.

Le 12 juillet, juge Joseph violemment malade et mourut le 13 juillet. La police haïtienne a arrêté Florestal le 16 août, après avoir violemment battu lui, et les autorités haïtiennes ont émis un mandat pour l’arrestation du procureur Michel, qui a entré dans la clandestinité. Une commission du Parlement haïtien réclame maintenant la destitution de Martelly issu des réunions illégales avec le juge, d’ingérence dans les affaires juridiques et les menaces aux personnes impliquées dans l’affaire.

Depuis puis Enold Florestal et son frère, qui est complètement non impliqués avec l’affaire, ont été arrêtés et restent en prison. Le 22 octobre, la police arrêté procureur Andre Michel et exigé de fouiller son véhicule. Il a refusé sans un juge présent pour empêcher la falsification ou la plantation de la preuve. L’action est rapidement transformée en une confrontation entre les forces de police et une foule nombreuse qui a été recueillie à défendre Michel. Finalement, Michel a été convoqué à comparaître en Cour le lendemain.

Dans la Cour, que le procureur a dit le juge, il ne possédait pas les frais pour le fichier, mais pour Michel pour ne pas laisser la salle d’audience. Plusieurs députés et sénateurs qui assistaient fouetté Michel hors de la salle d’audience et emmené vers une destination inconnue, où il demeure au moment de ce rapport.

8. Corrompre le pouvoir judiciaire et le Parlement : Martelly le régime cherche à établir le contrôle exécutif du système judiciaire par l’utilisation de juges et procureurs « contrôlés ». En violation de la constitution, il est nommé comme la Cour suprême le juge en chef, Anel Alexis Joseph, qui s’élève à 72. Loi haïtienne a dit un juge doit être à 65 ou à moins d’être nommé à ce poste. Le juge en chef dirige également la commission qui régule l’ensemble du système judiciaire, alors juge Anel Alexis Joseph utilise son pouvoir de bloquer une enquête sur la mort du juge Jean Serge Joseph et de protéger les Martelly et ses sbires de toutes contestations judiciaires assurent ainsi l’impunité.

Martelly a également endommagé la branche législative qui pourrait engager des poursuites contre les membres de l’exécutif. Il a ordonné l’arrestation du député Arnel Belizaire en dépit de l’immunité parlementaire et l’avis de son Conseil juridique. Il a jusqu’à présent pas réussi à déclencher une élection pour 10 sièges au Sénat en janvier et essaie de forcer les 10 sénateurs dont le mandat dit-il est en hausse (on dit dans 2015, pas 2014) à quitter son poste. Étant donné que les élections n’ont toujours pas été tenue pour 10 sièges supplémentaires, si ces 10 nouveaux sièges sont laissés vacants, elle laisserait le membre 30 Sénat sans quorum, ce qui permet de Martelly à dissoudre le Parlement et la règle par décret.

9. Politique économique réactionnaire : Martelly applique le plan Bush Clinton pour le « développement économique » d’Haïti à travers des ateliers clandestins, le tourisme et la vente de pétrole et les droits miniers sur les sociétés transnationales. En vertu de ce plan, les dons pour le soulagement de tremblement de terre a été utilisé afin de créer une zone de fabrication exportation hors taxes dans le nord d’Haïti, qui n’est pas affectée par le tremblement de terre et plusieurs hôtels de luxe-au-Prince. Fonds Clinton Bush Haiti a fait un investissement en capital de 2 millions $ dans un hôtel appelé l’Oasis Royal, pour donner aux touristes étrangers et investisseurs une « oasis » pour échapper aux conditions misérables dans lesquelles la majorité des Haïtiens vivent.

Dans le même temps, le régime de Martelly réprime violemment l’activité économique de la majorité pauvre de super. Le téléphone et l’argent transfèrent taxes découpés de leurs revenus. Taxes ont été augmentées arbitrairement sur les importations, affectant les petits marchands. Voyous masqués ont brûlé des marchés dans différentes villes, causant des marchands de perdre le capital qu’ils avaient accumulé pendant des années, obligeant à mobiliser des capitaux nouveaux grâce à des prêts de l’usure. Ambulants sont harcelés et retirés avec force, puis après des heures, des stands sont pillés.

10. Duvaliérisme revient à Haïti : Martelly a chaleureusement accueilli le janvier 2011 retour à Haïti de Jean Claude « Baby Doc » Duvalier, un des dictateurs plus brutaux du 20ème siècle, après son exil luxueux en France pendant des décennies. Duvalier a encore de nombreux partisans en Haïti, dont certains sont armés et ont une histoire de l’assassinat d’opposants politiques.

Gouvernement de Martelly est rempli de Duvalierists : extrémiste armée haïtienne ancien officier David Bazile est maintenant ministre de l’intérieur. Magalie Racine, fille du célèbre ancien chef de milice de Tonton Macoute Madame Max Adolphe, est de Martelly jeunesse et ministre des Sports. Public Works Secrétaire d’État Philippe Cinéas est le fils de longue date duvaliéristes figure Alix Cinéas, qui appartenait à l’origine neo-duvaliéristes Conseil National de gouvernement (CNG), qui a succédé à Duvalier après sa chute en 1986. En outre, le fils de Duvalier, Francois Nicolas Jean Claude Duvalier, est un proche conseiller de Martelly.

Conclusion :Un objectif majeur de la dynastie des Duvalier était d’institutionnaliser la dictature par la brutalité d’Escadron de la mort, soutenue par les Etats-Unis et d’autres puissances. Martelly est un exemple de leurs politiques vu se concrétiser. Il restaure un gouvernement de l’impunité par l’ère Duvalier, construction d’une administration des idéologues de l’aile droite qui croient dans la dictature, et qui collaborent à contourner tous les contrôles législatifs et judiciaires.

Son but est de mettre en œuvre des politiques économiques néo-libérales extrêmes au nom d’Haïti moins de 1 % avec contrôle sur toutes les ressources naturelles. Les gens seront à leur Merci pour le travail en usine et d’autres positions « serviles », sous la botte d’une force Onusienne de l’occupation de 8 754 personnel de l’armée et la police, les débuts d’une armée restaurée, camps d’entraînement paramilitaires, escadrons de la mort, gangs et les mafias qui utilisent la couverture des systèmes judiciaires et exécutif corrompu à exploiter.

La majorité des haïtienne n’accepte pas ce retour aux mauvais vieux jours, cependant et a été activement et massivement pour protester contre cette répression depuis un an. Ils méritent le soutien et la solidarité de tous les individus d’épris de liberté.

Charlie Hinton est membre du Comité d’Action Haïti et des ouvrages à Inkworks Press, une imprimerie appartenant aux travailleurs et gérée collectivement à Berkeley, en Californie. Il est l’auteur de « de bottes à bout des ailes : l’évolution de l’économie Nazi de la seconde guerre mondiale à nos jours, » disponible sur demande. Vous pouvez le contacter à ch_lifewish@yahoo.com.

December 17, 2013

Why The Grassroots Movement Is Taking To the Streets Against President Michel Martelly

10 Steps to Dictatorship in Haiti

by CHARLIE HINTON

At great personal risk Haitians demonstrated massively in cities throughout the country on September 30 and October 17, calling for President Michel Martelly to step down. Both dates commemorate important coup d’etats in Haitian history.

By choosing these historically significant dates, the Haitian grassroots majority is clearly saying they want an end to the 10-year military occupation that has followed the coup that overthrew elected president Jean-Bertrand Aristide on February 29, 2004. Martelly’s police force brutally broke up some demonstrations with tear gas and beatings.

Demonstrators have reported the police used a very “powerful” gas, which surprised them in its potency and aerial reach.

In late October, students in Cap Haitien, demonstrating to support teachers demanding an increase in pay, were tear gassed so viciously that 60 were injured, 4 seriously.

The next day, students in the State University of Port-au-Prince, demonstrating in support of attorney Andre Michel (see #7 below), were gassed for hours, even after they had been pushed back to their campus. It went on so long that some legislators went on the radio to demand that it be stopped.

On November 6th, lawyers marched in Port-au-Prince demanding an end to threats and harassment for those willing to take on cases involving Martelly’s corruption. They also called for the resignation of the chief prosecutor.

And on November 7th, thousands marched, chanting “Aba Martelly” (Down with Martelly). Haitian police attacked the demonstration with tear gas and beatings. Three people were shot and wounded.

10 Steps to Dictatorship

1. Who Is Michel Martelly? Martelly grew up during the 27 year dictatorship of Francois “Papa Doc” Duvalier and his son, Jean Claude “Baby Doc.” He reportedly joined the Duvalierist death squad, the Tonton Macoutes, at the age of 15, and later attended Haiti’s military academy. Under Baby Doc, Martelly, a popular musician, ran the Garage, a nightclub patronized by army officers and members of Haiti’s tiny ruling class.

After Baby Doc’s fall in February 1986, a mass democratic movement, long repressed by the Duvaliers, burst forth and became known as Lavalas (“flood”), from which emerged Jean-Bertrand Aristide, a popular liberation theology Catholic priest, who was elected president in 1990 with 67% of the vote in the first free and fair election in Haiti’s history.

Martelly quickly became a bitter opponent of Lavalas, attacking the popular movement in his songs played widely on Haitian radio.

Martelly “was closely identified with sympathizers of the 1991 military coup that ousted former President Jean-Bertrand Aristide,” the Miami Herald observed in 1996, and ran with members of the vicious FRAPH death squad from that period, infamous for gang rapes and killing with impunity.

On the day of Aristide’s return to Haiti in 2011, after 8 years of forced exile in South Africa, and two days before the “run-off” election, Martelly was caught in a video on YouTube insulting Aristide and Lavalas: “The Lavalas are so ugly. They smell like s**t. F**k you, Lavalas. F**k you, Jean-Bertrand Aristide.”

2. The Fraudulent Presidential Election of 2010-2011: In the presidential election cycle of 2010-2011, Haiti’s Electoral Council banned Aristide’s Fanmi Lavalas Party from participation, which de-legitimized the whole corrupt process. Voter turnout was less than 25% in the primaries and less than 20% in the “run-off.” The top two candidates announced after the sham primaries were the wife of a former pro-Duvalier president and the son-in-law of Rene Preval, the president at the time. Martelly was declared third, but his supporters demonstrated violently. An OAS commission, with the full support of Secretary of State Hilary Clinton, who flew to Port-au-Prince at the height of the Egyptian revolution, ruled that Martelly had finished second. He received $6 million from an anonymous donor in Florida to hire a PR firm that had worked on the campaigns of Felipe Calderón in Mexico and John McCain in the U.S.

3. Corruption – Corruption scandals have followed Martelly since he refused to divulge who funded his campaign for president.

  • Bribes – Award-winning Dominican Republic journalist Nuria Piera broke the story in April 2012 (later reported in Time) that Martelly was alleged to have accepted $2.6 million in bribes during and after the 2010 election to ensure that a Dominican construction company would receive contracts under his Presidency.

In addition, the vote to make Laurent Lamothe the Prime Minister is known in Haiti as the “tout moun jwenn vote” (“everyone got their cut” vote).

  • Surcharge on international calls and money transfers for “education” – Questionable new taxes have also fed controversy. A $1.50 tax on money transfers and a 5 cent per minute tax on phone calls to Haiti are alleged by Martelly to support education, but the poor majority continue to face unaffordable school fees, and critics say no money from this tax has gone to schools. Moreover, Haitian teachers have been marching to demand back pay. Martelly’s new taxes were not ratified by or presented to Haiti’s Parliament, making them illegal.

  • Travel Expenses – When traveling, which he does often, Martelly’s entourage receives an outrageous per diem from the Haitian government. According to Senator Moise Jean-Charles, Martelly gets $20,000 a day, his wife $10,000 a day, his children $7,500, and others in his inner circle get $4,000 daily.

  • A plan to establish an illegal parallel customs system to circumvent legislative control – This allegedly involved the selling of a membership card and gun to anyone who wanted to be part of the Martelly gang. The membership privileges included tax-exempt status at customs. The program had to be scratched when US DEA complained about members facilitating drug transport on the strength of their membership.

4. Rewriting and Undermining Haiti’s Constitution: The overthrow of Baby Doc in 1986 led to the creation of a new democratic Constitution in 1987, ratified in a referendum by an overwhelming majority of Haitians. It recognized Haitian Kreyol as an official language, along with French, and legalized Vodun, the spiritual practice of the majority of Haitians. It provided for grassroots participation in national decision-making, decentralized the nation’s finances and political structure, and provided for protection of human rights.

On June 12, 2012 Martelly announced new amendments, which concentrate executive power and herald the return of Duvalier-style dictatorship. The new illegally amended Constitution, written by non-legislators, and never seen nor voted by the Parliament prior to its publication creates a top down method of choosing a Permanent Electoral Council to run elections, undermining grassroots participation and centralizing control from above.

It allows the president to appoint the prime minister after merely “consulting” the heads of the two chambers of Parliament instead of requiring Parliamentary ratification. In cases of “presidential vacancy,” the new amendments make the prime minister the provisional president, so presidents can resign, appoint the prime minister to succeed them, and thereby maintain perpetual control.

New amendments provide that a “general budget” and a “general expenditures report” can replace line item annual budgets, thus limiting parliamentary oversight of the budget.

New amendments return Duvalier era and other retrograde laws, including:

  • * A 1935 law on “superstitious beliefs,” which would ban Vodun once again

  • * A 1977 law establishing the Court of State Security to increase state surveillance and repression.
  • * A 1969 law that condemns all “imported doctrines”, thereby attacking freedom of thought and freedom of association. Violation of this new law can result in the DEATH PENALTY. The 1987 Haitian Constitution had eliminated the death penalty.

5. Restoring The Army: In one of the most popular moves of his administration, President Aristide disbanded the hated Haitian army in 1995. Since the coup that overthrew Aristide for the second time in 2004, UN troops and police, currently numbering 8,754 uniformed personnel, have occupied Haiti. One of Martelly’s campaign promises was to restore the Haitian Army, and now new Haitian troops are being trained by Ecuador and Brazil. In addition, well-armed former military and paramilitary personnel have occupied militia camps since early 2012, supported by Martelly.

6. Return of the Death Squads: Martelly has issued pink identity cards with a photo for $30 to selected supporters, promising many benefits to those who hold them, like jobs and impunity from prosecution. During the Duvalier period, every Tonton Macoute received a card that provided many privileges, like free merchandise from any store entered, entitlement to coerced sex, and fear and respect from people in general.

Senator John Joel Joseph has identified Senators that he claims are marked for assassination. He identified the people who have been paying the “hit squads” on behalf of Martelly. He denounced one of the men as an escaped criminal who had been caught red handed with a “near death” victim behind his vehicle. Said victim sent the police to a house where two more victims could be found. Senator Joseph identified the leader of the death squad and his vehicle, denouncing the group as the one which recently assassinated a grassroots militant. He accused the president and his wife of pressuring the chief of police to remove the senators’ security detail, in order to facilitate their assassinations. He denounced a previous instance when Martelly tried to pressure former police chief Mario Andresol to integrate a hit-man into the police, to assassinate Senator Moise Jean Charles.

7. Death of a Judge: Martelly set up his wife and son as head of governmental projects, but with no parliamentary oversight. A Haitian citizen, Enold Florestal, filed suit with attorney Andre Michel before Judge Jean Serge Joseph, maintaining that the Martellys were siphoning off large amounts of state monies, which the Haitian Senate has no jurisdiction over. Judge Joseph moved the case to the next judicial level, which required depositions from the Martellys and various governmental ministers. Enraged, Martelly and Prime Minister Lamothe called two meetings with the judge (which they deny took place) to demand he kill the case, the second on July 11. The judge drank a beverage offered him at that meeting.

On July 12 Judge Joseph became violently ill and died on July 13. Haitian police arrested Florestal on August 16 after viciously beating him, and Haitian authorities have issued a warrant for the arrest of Attorney Michel, who has gone into hiding. A commission of the Haitian Parliament is now calling for the impeachment of Martelly based on illegal meetings with the judge, interference in legal matters, and threats to those involved in the case.

Since then Enold Florestal and his brother, who’s completely uninvolved with the case, have been arrested and remain in jail. On October 22, police stopped Attorney Andre Michel and demanded to search his car. He refused without a judge present to prevent tampering or planting of evidence. The action quickly turned into a standoff between police forces and a large crowd that was gathered to defend Michel. Michel was eventually summoned to appear in court the next day.

In court the prosecutor told the judge he did not have charges to file, but for Michel to not leave the courtroom. Several Deputies and Senators who were present whisked Michel out of the courtroom and took him to an unknown location, where he remains at the time of this report.

8. Corrupting the Judiciary and Parliament: The Martelly regime is working to establish executive control over the judicial system through the use of “controlled” prosecutors and judges. In violation of the constitution, he appointed as Supreme Court chief justice, Anel Alexis Joseph, who is 72. Haitian law says a judge must be 65 or under to be named to this position. The chief justice also leads the commission that regulates the entire judicial system, so Judge Anel Alexis Joseph is using his power to block an investigation into the death of Judge Jean Serge Joseph and to protect Martelly and his henchmen from all legal challenges, thereby granting impunity.

Martelly has also corrupted the legislative branch that could bring charges against members of the executive. He ordered the arrest of Deputy Arnel Belizaire in spite of parliamentary immunity and his legal council’s advice. He has so far failed to call elections for 10 Senate seats in January, and is trying to force the 10 Senators whose terms he says are up (they say in 2015, not 2014) to leave office. Since elections have still not been held for 10 additional seats, if these new 10 seats are vacated, it would leave the 30 member Senate without a quorum, allowing Martelly to dissolve the Parliament and rule by decree.

9. Reactionary Economic Policy: Martelly enforces the Clinton Bush plan for economic “development” of Haiti through sweatshops, tourism, and the selling of oil and mining rights to transnational corporations. Under this plan, money donated for earthquake relief has been used to build a duty free export manufacturing zone in the north of Haiti, which was not affected by the earthquake, and several luxury hotels in Port-au-Prince. The Clinton Bush Haiti Fund made a $2 million equity investment in a hotel called the Royal Oasis, to give foreign tourists and investors an “oasis” to escape the miserable conditions under which the majority of Haitians live.

At the same time, the Martelly regime viciously represses the economic activities of the poor super majority. The phone and money transfer taxes cut into their incomes. Taxes have been arbitrarily increased on imports, affecting small merchants. Thugs wearing masks have burnt markets in different cities, causing merchants to lose capital they had been accumulating for years, forcing them to raise new capital through usury loans. Street vendors are harassed and removed forcefully, then after hours, their stands are looted.

10. Duvalierism Returns to Haiti: Martelly warmly welcomed the January, 2011 return to Haiti of Jean Claude “Baby Doc” Duvalier, one of the most brutal dictators of the 20th century, after his decades of luxurious exile in France. Duvalier still has many supporters in Haiti, some of whom are armed and have a history of killing political opponents.

Martelly’s government is filled with Duvalierists: hardline former Haitian army officer David Bazile is now Interior Minister. Magalie Racine, daughter of notorious former Tonton Macoute militia chief Madame Max Adolphe, is Martelly’s Youth and Sports Minister. Public Works Secretary of State Philippe Cinéas is the son of longtime Duvalierist figure Alix Cinéas, who was a member of the original neo-Duvalierist National Council of Government (CNG) which succeeded Duvalier after his fall in 1986. In addition, Duvalier’s son, Francois Nicolas Jean Claude Duvalier, is a close advisor to Martelly.

Conclusion: A major objective of the Duvalier dynasty was to institutionalize dictatorship through death squad brutality, supported by the United States and other powers. Martelly is an example of their policies having come to fruition. He’s restoring a government of impunity per the Duvalier era, building an administration of right wing ideologues who believe in dictatorship, and who collaborate to sidestep all legislative and judicial controls.

His goal is to implement extreme neo-liberal economic policies on behalf of Haiti’s less than 1% with control over all natural resources. The people will be at their mercy for factory work and other “subservient” positions, under the boot of a UN occupation force of 8,754 army and police personnel, the beginnings of a restored army, paramilitary training camps, death squads, gangs and mafias that use the cover of the corrupted executive and judicial systems to operate.

The Haitian majority does not accept this return to the bad old days, however, and has been actively and massively protesting this repression for the past year. They deserve the support and solidarity of freedom loving people everywhere.

Charlie Hinton is a member of the Haiti Action Committee and works at Inkworks Press, a worker-owned and collectively managed printing company in Berkeley, Calif. He is the author of “From Jackboots to Wingtips: The evolution of Nazi Economics from World War II to the Present,” available upon request. You may reach him at ch_lifewish@yahoo.com.


La Crise Immigrants Haïtiens en République : Un chance pour Haïti

24 octobre 2013

Contrairement à d’autres compatriotes haïtiens qui se sentent vexés de la façon que les dominicains ont tenté derégler le problème des dominicains d’origine Haïtienne soit environs 250 000, je trouve que c’est une belle opportunité pour les haïtiens de se mettre ensemble, de s’unir et d’engager un véritable réconciliation avec nous-mêmes.

La décision du conseil constitutionnel dominicain de rejeter du revers de la main nos compatriotes pour leur couleur et leur origine haïtienne et africaine correspond à la crise commerciale frontalière que le pays a avec la république dominicaine et le gouvernement Haïtien devait de toute façon montrer aux dominicains qu’ils devaient garantir la qualité des produits qu’ils exportent vers Haïti.

Toutefois, il faut noter d’autres problèmes pluas importants causés par les dominicains au peuple Haïtien soit l’instabilité chronique du pays par des mercenaires dominicains et à ce sujet, c’est parce que le gouvernement de haïti avait décidé depuis peu de surveiller davantage lesentrées et les sorties des dominicains sur le sol de haiti que les crimes ont bel et bien réduits dans le pays et ce sont les dominicains qui ont toujours supporté les assassinats d’hommes politiques et d’hommes d’affaires dans le pays dans le seul but de créer de l’instabilité en Haïti.

Avec la crise des immigrants haïtiens de la république dominicaine qui est d,abord une crise de racisme des dominicains contre les haïtiens et les noirs en général, c’est une occasion pour la bourgoisie d’haïti de se racheter devant le peuple en amenant des projets de développement social, économique et politique dans le pays et c’est surtout une autre occasion pour le régime de Martelly et de lamothe soit le président en personne et le premier ministre en personne de réunir la bourgoisie et les représentants des différents partis politiques reconnus dans le pays pour lancer une véritable réconcialition et un véritable contrat social et d’unité nationale afin de profiter de cette chance que les dominicains nous offre avec la crise des immigrants.

à suivre…

Hermann Cebert


Mariage de Olivier Martelly et de Bianka Joseph: un mariage qui aurait coûté 50 millions de dollars à l’état de Haïti

17 octobre 2013

Selon plusieurs, le mariage du Fils Ainé de Joseph Michel martelly et de Sophia Saint-Rémy martelly actuel président de Haïti, le pays le plus pauvre des amériques avec les bourgeois au pouvoir,  aurait coûté plus de 50 millions de dollars dont des cadeaux de certains ministres qui valent plus de 5 millions de dollars.

olivier img_1791_web.

Martelly et Bianka Joseph se sont dit oui ce samedi 12 octobre 2013 en l\’église Saint-Pierre de Pétion-Ville. Monseigneur Louis Kébreau a béni les nouveaux époux. Devant leurs parents et amis proches, Olivier et Bianka ont juré de s\’aimer jusqu\’à ce que la mort les sépare.

img_4058_web biancaLe Ritz a ensuite été le théatre d\’une belle réception pour célébrer l\’union des jeunes mariés et s\’en est suivie une nuit ponctuée de rires et de danse pour une assistance réduite et triée sur le volet.

La présidence a, dans un court communiqué, informé la population du mariage du fils aîné du président de la République. 

 

 


Mariage du fils ainé du couple présidentiel: Olivier Martelly et Bianka Joseph

13 octobre 2013

12 octobre 2013, à 18:52

Port-au-Prince, samedi 12 Octobre 2013 : Le Bureau de Communication de la Présidence prend plaisir à informer du mariage du fils ainé du Couple présidentiel, M. Michel-Olivier Martelly avec Mlle Bianka Joseph. La cérémonie nuptiale s’est déroulée  à l’Eglise St-Pierre de Pétion-Ville, ce samedi 12 Octobre 2013.

Le Bureau de Communication de la Présidence formule tous ses vœux de bonheur aux nouveaux conjoints.

Le fils ainé du president Martelly , Olivier Martelly va se marier avec Bianca Joseph ce samedi 12 octobre a l’eglise Saint Pierre de Petion Ville.
 Site page web et facebook de olivier martelly: https://www.facebook.com/#!/bigo4life?fref=ts

Steven Jones, le  »pétrole haïtien » et les époux Mathurin

29 septembre 2013

En bon théoricien du complot, Steven Jones suggère que le tremblement de terre à Haïti de janvier dernier a été provoqué artificiellement. Washington chercherait à contrôler les « énormes réserves de pétrole » qui auraient été découvertes à Haïti par un couple de « scientifiques » il y a deux ans. Une découverte largement sujette à caution…

Figure incontournable des conspirationnistes du 11-Septembre, Steven Jones doit une grande partie de sa notoriété à la publication d’un texte, co-signé par le chimiste danois Niels Harrit, tentant de démontrer que des traces d’explosifs auraient été retrouvées dans les débris du World Trade Center . Dans les années 1980, le professeur Jones, physicien de formation, s’était improvisé archéologue pour essayer de prouver que Jésus-Christ a visité en personne le continent américain il y a 2000 ans. Proche du journaliste d’extrême droite Christopher Bollyn, Jones a par ailleurs fait part, l’année dernière, de son intérêt pour les chemtrails , autre grand mythe conspirationniste contemporain. Steven Jones vient de récidiver.

 

 

Lors d’une conférence de presse organisée à San Francisco le 19 février 2010 par l’association Architects and Engineers for 9/11 Truth (fondée par Richard Gage ), il a mis en garde son auditoire contre les Kissinger et autres Rahm Emanuel. A l’en croire, les agents du « Nouvel Ordre Mondial » auraient un agenda caché dans lequel seraient inscrits toutes les grandes crises des dernières années, du réchauffement climatique à l’effondrement du dollar en passant par le séisme à Haïti :

« Une autre [crise] à laquelle vous n’avez peut-être jamais songé et que je vais aborder maintenant est Haïti. Maintenant, vous ne pensez pas à Haïti comme à une « crise générée ». Mais saviez-vous que d’énormes réserves de pétrole ont été découvertes dans la baie, précisément dans la zone de Port-au-Prince ? D’énormes réserves de pétrole signalées en 2008 et considérées comme étant encore plus importante que les réserves pétrolières du Venezuela, qui est l’un des plus grands producteurs de pétrole dans le monde. Là encore, s’agit-il d’une crise « naturelle », d’une crise « réelle » ? Ou s’agit-il d’une de ces « crises générées » à la Biden [l’actuel vice-président des Etats-Unis – NDLR] ? C’est ce que je vais aborder pendant l’heure qui vient. Je n’ai pas encore de réponse sûre pour le moment » (voir la vidéo ci-dessous à 8 min. 50 sec.).

Les mots de Steven Jones font clairement écho aux thèses développées sur le web conspirationniste et récemment reprises par des médias officiels vénézuéliens selon lesquelles les Etats-Unis seraient en possession d’une arme secrète permettant de déclencher des catastrophes naturelles telles que des tempêtes ou des séismes.

Jones fait aussi référence à l’expression « generated crisis » (« crise générée »), utilisée par le colistier de Barack Obama, Joe Biden, lors d’un discours public prononcé à Seattle à deux semaines de la fin de la campagne présidentielle de 2008. La phrase de Biden, sortie de son contexte, avait été montée en épingle par une partie de la presse conservatrice américaine, de Fox News à The American Thinker, qui l’avait interprété comme l’annonce d’une manipulation future, allant jusqu’à prophétiser l’avènement d’une dictature communiste aux Etats-Unis (voir ici ).

Quant aux fameuses « réserves pétrolières haïtiennes », Steven Jones s’appuie sur les propos loufoques de deux conférenciers haïtiens, Daniel Mathurin et son épouse Ginette Pérodin Mathurin, rapportés en janvier 2008 par le site MetropoleHaiti.com. Selon eux, Haïti regorgerait d’hydrocarbures : « Une piscine olympique comparée à un verre d’eau, voilà la comparaison pour montrer l’importance des gisements de pétrole haïtien comparés à ceux du Venezuela » ! Las, ces fabuleux gisements de pétrole auraient été secrètement préemptés par les Etats-Unis, qui les auraient déclaré « réserves stratégiques », motif pour lequel ils ne seraient pas exploités…

Depuis plusieurs années, des partisans du président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide, que les Etats-Unis avaient poussé à quitter le pouvoir en 2004, développent le thème d’une conspiration de multinationales américaines qui consisterait à dissimuler délibérément aux Haïtiens l’existence de leurs ressources pétrolières, les maintenant ainsi de force dans la misère et le dénuement. On comprend, dès lors, la raison pour laquelle le nom de Daniel Mathurin a fait le tour du web. Seul problème : rien n’indique que le docteur Mathurin ou son épouse soient qualifiés pour estimer la richesse en or noir du sous-sol haïtien.

Un article du journal haïtien Le Nouvelliste, daté du 17 mars 2008, dresse le compte-rendu d’une conférence à laquelle sont intervenus les époux Mathurin. Il indique que Daniel Mathurin est « médecin interniste » et qu’il se serait « rendu au Canada pour se perfectionner dans le domaine de la fusion nucléaire » (!). Selon la même source, son épouse « a étudié le génie civil à l’Université d’Etat d’Haïti ». L’article ne signale aucune compétence universitaire en géologie ou en sismologie. De la même manière, aucune trace ne peut être trouvée de la moindre publication dans une revue scientifique signée Daniel ou Ginette Mathurin, pourtant fréquemment présentés comme des spécialistes en géologie ou en sismologie. Le Nouvelliste précise simplement que les époux sont les auteurs d’un livre publié en 1994 et intitulé : Le rêve d’Albert Einstein et la super symétrie. A priori, peu de choses à voir avec la prospection pétrolière. Toujours est-il que Daniel Mathurin semble nourrir une véritable passion pour le fantastique, tendance éclectique. Le Nouvelliste écrit :

« Si les considérations du docteur Mathurin laissent de l’espace à de plus larges considérations linguistiques sur l’origine judaïque des langues de la région qui n’auraient aucun rapport à voir avec le continent africain, ses approches au sujet de Christophe Colomb qui connaissait d’où il venait, l’île de Bensalem, dans sa quête de la pierre philosophale ont trouvé l’approbation enthousiaste de l’assistance. (…) A la suite des données avancées par le docteur Mathurin sur la vraie signification de la pierre philosophale, une pile atomique très résistante à des impacts d’astéroïdes qui détruiraient la planète, des précisions ont été articulées sur les sites géologiques haïtiens contenant les richesses du sol qui peuvent produire un appareil supraconducteur pouvant protéger la planète des dangereuses collisions annoncées. A une question au sujet de savoir si l’homme peut réunir aussi le potentiel atomique d’un supraconducteur physique, le docteur Mathurin a avancé des données anatomiques et culturelles pour prouver que le corps humain détient aussi, dans des conditions idéales, les possibilités de télécommunication, de transportation et de défense atomique ».

Reste une question : en définitive, y a-t-il du pétrole à Haïti ? A la page 35 d’un document rédigé par les géologues du Bureau des Mines et de l’Energie de la République d’Haïti en août 2005, on lit : « en dépit de plusieurs campagnes de forages conduites entre 1945 et 1980 dans la plaine du Cul-de-Sac, la plaine de l’Artibonite, le Plateau Central et l’île de la Gonâve, aucun gisement de pétrole n’a été identifié. Cependant, des structures favorables existent. La plus importante est probablement le banc de Rochelois, haut fond du canal sud de la Gonâve qui se trouve en face de Miragoâne ».

 

 

Jeudi 4 Mars 2010

 

 

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Rapport de la Commission spéciale d’enquête de la Chambre des députés sur la mort troublante du Juge Jean Serge Joseph:les forces vives de la nation doivent nous chasser les Martelly-lamothe du pouvoir et du pays en les jettant en prison

24 août 2013

Rapport de la Commission spéciale d’enquête de la Chambre des députés sur la mort troublante du Juge Jean Serge Joseph

Confirmation de la tenue de la réunion du 11 juillet et recommandations de mise en accusation du chef de l’Etat, du premier ministre et du ministre de la justice

Publié le samedi 24 août 2013

 

Monsieur le Président ;

Madame, Messieurs les membres du Bureau ;

Distingués collègues de l’Assemblée ;

Nous, Sadrac Dieudonné, Gluck Théophile et François Louytz Amiot, députés commissaires dûment désignés par notre Chambre, respectivement à titre de Président, de Secrétaire-rapporteur et de membre de la Commission spéciale, aux fins d’enquêter sur les circonstances entourant le décès du juge Jean Serge Joseph, après avoir réalisé des séances d’audition avec des gens spécialement concernés et enquêté sur place et sur pièces, soumettons les résultats de nos travaux suivant le plan ci-après :

I- Objet………………………………………………………….…. page 2

II- Justification………………………………………………..…….. page 2

III- Composition de la Commission et formation du Bureau……… page 2

IV- Cadre juridique………………………………………….……….. page 2

V- Missions…………………………………………………….…… page 3

VI- Méthodologie et technique de collecte des infos…………….… page 3

VII- Présentation des faits………….………………………………… page 3

VIII- Résumé des auditions…………….……………………………… page 4

IX- Analyse des auditions et des pièces………….…………………. page 13

X- La problématique de l’Etat de droit en Haïti…….…………….. page 16

XI- Conclusion et recommandations……………………..………… page 22

XII- Annexe : Pièces et correspondances…………………….……….page 26

I.- Objet

La Commission d’enquête sur les circonstances entourant le décès du juge Jean Serge Joseph a pour mission de recueillir des informations sur les faits de pressions politiques qui auraient été exercées par l’Exécutif, au cours d’une réunion, sur le magistrat en charge du dossier de corruption présumée de la famille présidentielle et de faire les recommandations ;

II.- Justification

Le bureau de l’Assemblée a décidé de la formation de cette Commission spéciale, sur demande de la Commission Permanente de la Justice et de la Sécurité Publique de ladite Chambre, pour la raison suivante :

Le décès du juge Jean Serge Joseph défraie la chronique ; des informations pertinentes véhiculées dans la presse font état d’une réunion organisée dans un cabinet d’avocats à Port-au-Prince avec la participation des plus hautes autorités politiques du pays au cours de laquelle des pressions énormes auraient été exercées sur le juge pour revenir sur sa décision de convoquer, à titre de témoins, plusieurs grands fonctionnaires de l’Etat et de rejeter au plus vite le recours exercé contre l’épouse du chef de l’Etat, Madame Sophia Saint-Rémy Martelly, et son fils Olivier Martelly pour des faits de corruption présumée dénoncée par Me Louis Newton Saint-Juste et M André Michel, dans un procès historique endossé par le citoyen Enold Florestal, plaignant ; les autorités judiciaires et politiques dénoncées ont depuis nié la tenue de cette réunion ; mais l’opinion publique générale reste perplexe. Le problème de l’indépendance du Pouvoir judiciaire par rapport à l’Exécutif est de nouveau posé dans toute son acuité. Ceci interpelle la chambre des députés.

La Chambre des députés, dans sa mission de contrôle, a besoin de recueillir le maximum d’informations sur cette affaire aux fins de faire les recommandations nécessaires. Telle est la raison qui a motivé la création de cette Commission spéciale d’enquête.

III.- Composition de la Commission et formation du Bureau

Réunie pour déterminer sa modalité de travail, la Commission, composée de trois (3) membres, a constitué son bureau avec le député Sadrac Dieudonné comme Président, le député Gluck Théophile comme Secrétaire-rapporteur et le député François Louytz Amiot comme membre.

IV.- Cadre juridique

Le pouvoir d’enquêter est conféré à la chambre des députés par l’article 118 de la Constitution amendée, qui stipule : « Chaque Chambre a le droit d’enquêter sur les questions dont elle est saisie. »

Le règlement intérieur de la Chambre des députés précise les contours de ce droit en ses articles 49 et suivants, et 207 et suivants, conférant au bureau de ladite Chambre le pouvoir de former soit des commissions spéciales chargées d’enquêter ou de réaliser toutes autres missions jugées nécessaires par l’Assemblée, soit des Commissions d’enquête proprement dites. La Commission dont il s’agit n’est pas une Commission d’enquête, mais plutôt une Commission spéciale chargée d’enquêter sur les circonstances entourant le décès du juge Jean Serge Joseph. D’où la déduction logique : le règlement établit une nette différence entre une commission d’enquête et une commission spéciale chargée d’enquêter.

V.- Mission de la Commission Spéciale

La Commission spéciale, avant de faire son rapport à l’Assemblée des députés, a pour mission essentielle d’auditionner un ensemble de personnes ; autant que faire se peut, auditionner des bandes sonores utiles à l’aboutissement de l’enquête et, suivant le cas, enquêter sur place et sur pièces.

VI.- Méthodologie et techniques de collecte des infos

Pour recueillir les informations, la Commission avait utilisé le procédé de collecte de données discursives en « boule de neige », au sens que chaque personne interrogée et/ou chaque fait examiné avait amené à une autre. A cela la Commission avait associé une méthode de croisement des propos ou discours, ce afin de vérifier les déclarations et les références des personnes auditionnées.

Avant d’aller sur le terrain, les enquêteurs avaient d’abord dressé une cartographie préliminaire des sites de collecte d’information.

Ils avaient utilisé comme supports d’enregistrement des informations des carnets de notes et des magnétophones électroniques. Ils ont veillé à faire une utilisation discrète de ces supports.

Ils avaient enfin privilégié la technique d’entretien semi-dirigé, au sens qu’ils avaient préparé au préalable une grille d’entretien tout en laissant parler les enquêtés.

Les informations recueillies ont été traitées et analysées avec la plus grande rigueur et objectivité possible.

Compte tenu du caractère sensible des questions sur lesquelles la Commission était appelée à enquêter, il a été décidé que les séances d’audition de la Commission ne seraient pas publiques. Outre les membres de la Commission et les députés non membres désireux d’assister aux travaux sans voix délibérative, seuls les invités et les cadres de la Chambre des députés assignés à cette fin étaient autorisés à assister aux auditions.

VII.- Présentation des faits

Le citoyen Enold Florestal avait courageusement endossé une plainte portée contre l’épouse du chef de l’Etat, la dame Sophia Saint-Rémy Martelly, et son fils Olivier Martelly, pour corruption, concussion, détournement de fonds publics et usurpation de fonctions dénoncés par deux avocats du barreau de Port-au-Prince, membres de l’opposition, Mes Louis Newton Saint-Juste et André Michel. Un juge, dans l’exercice de sa fonction, travaillant sur ce dossier, lequel a mis en cause la famille présidentielle, est décédé le 13 juillet 2013 dans des circonstances assez troublantes, quelques jours seulement après avoir rendu, le 12 juillet, un jugement préparatoire demandant au Président de la République d’autoriser des grands fonctionnaires à comparaître au tribunal à titre de témoins. Il s’agit du juge et juge d’instruction Jean Serge Joseph.

Une enquête parlementaire a été diligentée dans le seul but d’établir la véracité des faits résultant de plusieurs sources d’informations attestant que le juge Joseph accompagné du doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, le magistrat Raymond Jean-Michel, a participé, le jeudi 11 juillet 2013, soit quelque quarante-huit heures avant son décès, à une rencontre au cabinet de Me Louis Gary Lissade où étaient présents celui-ci et de hauts dignitaires de l’Etat dont le président de la République, Monsieur Joseph Michel Martelly, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe et le ministre de la Justice, Me Jean Renel Sanon.

Des informations, les unes plus accablantes que les autres, ont révélé que le décès du juge défunt, a beaucoup à revoir avec les fortes pressions reçues le jour de ladite rencontre.

Le travail de la Commission doit par conséquent lui permettre de conclure soit à la tenue de cette fameuse rencontre, soit à sa non tenue. Si les faits permettent de conclure par l’affirmative, la Commission devra tâcher d’établir le rapport de cause à effet, s’il y en a, entre cette réunion et le décès du juge.

Aussi la Commission a-t-elle auditionné un ensemble de personnes concernées, témoins et acteurs. Les pièces analysées par la Commission ainsi que certaines correspondances se trouvent en annexe du présent document.

Au seuil même de cette intervention, La Commission s’excuse de déborder volontairement le cadre de l’enquête diligentée par l’Assemblée des députés sur les circonstances entourant la mort suspecte du juge Joseph pour faire le point, sous forme de réquisitoire, sur d’autres drames publics ayant rapport à la justice, mais qui n’ont cessé aussi de tracasser la vie nationale.

VIII.- Résumé des auditions

La Commission est parvenue à auditionner un ensemble de personnes. Elle avait projeté d’entendre d’autres personnes, mais certaines contraintes indépendantes de sa volonté lui ont empêché de le faire.

1- Mme Kethly Julien, présidente de l’Institut Mobile d’Education Démocratique (IMED), identifiée au numéro 004-026-649-1.

La militante des droits humains a raconté que le vendredi 12 juillet 2013, aux environs de midi 45, elle se trouvait au bureau du doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Raymond Jean-Michel, accompagnant une journaliste internationale qui voulait interviewer ledit magistrat.

Quant à elle, elle voulait s’enquérir auprès du doyen du fonctionnement du réseau d’internet que son organisation avait mis à la disposition du tribunal. C’est à ce moment que le juge Jean Serge Joseph a fait son apparition.

Mme Julien lui adressa la parole en présence du doyen : « Pourquoi votre visage est si pâle, si défait ? Pourquoi vous ne vous offrez pas des vacances au Canada ? » Le juge répondit : « J’irai au Canada, mais définitivement cette fois. » Et à une autre personne qui lui adressa la parole, le juge rétorqua : « Mais le système a-t-il besoin de moi ? »

Mme Julien et le juge Joseph se sont encore vus le même jour, dans les couloirs du tribunal. Le juge l’invita à le rejoindre à son bureau pour pouvoir lui faire des confidences détaillées.

Elle s’y rendit sans s’y attarder vraiment. Mais elle y revint vers 2h30 pm sur insistance du juge. Le juge lui a raconté qu’il avait participé, le jeudi 11 juillet 2013, à une rencontre planifiée par le doyen. Cette rencontre a été tenue au cabinet de Me Louis Garry Lissade où étaient présents ce dernier, le chef de l’Etat, le Premier ministre, le ministre de la justice et le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince.

Le juge Joseph avait raconté à Mme Julien que les autorités de l’Exécutif s’étaient montrés très irrespectueux à son égard et avaient fait sur lui d’énormes pressions à cause de l’avant-dire droit qu’il avait rendu, laquelle décision avait demandé au Président de la République d’autoriser les grands commis de l’Etat à témoigner au tribunal correctionnel dans le procès pour corruption engagée par les avocats Newton Saint-Juste et André Michel, contre la première dame et le fils du président, Olivier. Les officiels de l’Exécutif avaient intimé l’ordre au magistrat Joseph de prendre siège le mardi 16 Juillet 2013 pour statuer définitivement sur le dossier, en dépit du fait qu’il avait fait valoir son dessaisissement du dossier vu que l’avocat de la défense, Me Patrick Vandal, et le Parquet avait fait appel du jugement préparatoire par lui rendu ; mais ils insistaient et faisaient des pressions tant sur lui que sur le doyen. Le magistrat Joseph pensait que le Président Martelly avait fait exprès de cracher à son visage en lui parlant.

Mme Julien affirme dans son témoignage : « Le juge m’a dit qu’il avait de gros ennuis, qu’il était sous de très fortes pressions et qu’il pouvait même perdre sa vie. »

Ne pouvant poursuivre la conversation, parce que dérangés très souvent par des gens qui frappaient sans arrêt à la porte, le juge et Mme Julien avaient décidé de se rencontrer à l’Estère, au cours du weekend, pour d’autres échanges. Mme Julien affirme avoir téléphoné au magistrat Joseph vers 4 heures PM en vue de fixer l’heure du rendez-vous planifié. Ce dernier lui confia qu’il était en conversation avec le magistrat Bernard Saint-Vil sur le dossier quand son téléphone a sonné. Malheureusement, ce rendez-vous n’a pas été honoré.

Mme Julien affirme : « Le dimanche 14 juillet, dans l’après-midi, le doyen m’a appelée au téléphone pour m’entretenir d’un projet consistant à doter le tribunal de matériels d’informatique. Je profitai de l’occasion pour lui adresser ce reproche : « Vous savez que vous êtes responsable de la mort du juge. Mais il n’avait pas répondu ? »

2- Me Samuel Madistin, Avocat, ancien Sénateur de la République, identifié au numéro…………………………………..

Me Madistin soutient qu’il avait trois (3) entretiens avec le juge Serge sur ses ennuis liés au dossier de corruption présumée de la famille présidentielle dont il était en charge.

La première fois, c’était le mercredi 10 juillet 2013, vers dix heures du matin. Dans son bureau, le magistrat a raconté à Me Madistin qu’il allait ce jour-là rencontrer Me Louis G. Lissade, conseiller juridique du chef de l’Etat, accompagné du doyen Raymond Jean-Michel, pour débattre du dossier.

La deuxième fois, c’était encore le mercredi 10 juillet. Le juge demanda à Me Madistin de passer le voir à son bureau. Il était environ une heure de l’après-midi. Le juge lui confirma qu’il avait été effectivement au cabinet de Me Lissade en compagnie du doyen. Me Lissade lui fit ce discours : « Le Président est rentré de l’étranger. Il n’aurait jamais pensé qu’un juge haïtien ait pu prendre en Haïti une telle décision. Le Président est tellement contrarié et fâché qu’il est obligé de consommer de la drogue pour pouvoir trouver le sommeil. »

Le juge avait proposé plusieurs éléments de solution au problème du Président dont l’envoi au tribunal d’un rapport du Président justifiant son refus d’autoriser les grands commis de l’Etat à témoigner dans le procès. Me Lissade objecta que le Président n’aime aucune de ces solutions. Aussi a-t-il décidé la tenue d’une rencontre pour le jour suivant avec les deux chefs de l’Exécutif pour que ces derniers puissent eux-mêmes dire ce qu’ils attendent du magistrat.

La dernière fois que Me Madistin avait parlé avec le magistrat sur le dossier, c’était le vendredi 12 juillet, au bureau de ce dernier, vers 11 heures du matin.

« Je n’avais pas vu le juge le jeudi 11 juillet, témoigne Me Madistin. Mais jeudi soir il m’avait appelé au téléphone pour me dire que la rencontre prévue a bel et bien eue lieu ; que la situation est grave ; qu’il souhaiterait me rencontrer pour m’en faire un compte-rendu. Il m’appela encore vendredi matin pour me dire la même chose. C’est ainsi que je l’avais rencontré le vendredi 12 juillet, vers 11 heures du matin. Il me confia ceci : « La rencontre avait eu lieu au cabinet de Me Louis Garry Lissade. Y participaient le chef de l’Etat, le Premier ministre, le ministre de la justice, le doyen et moi. Les deux chefs de l’Exécutif se sont montrés très menaçants. Ils m’ont intimé l’ordre de clore au plus vite le dossier, soit à la plus prochaine audience que le doyen devra fixer sur requête de l’avocat de la défense. Tout au cours de la rencontre, seuls le ministre de la justice et Me Louis Garry Lissade tenaient des propos respectueux à mon endroit. Ce dossier peut occasionner mort d’homme.’’ »

Me Madistin rapporte que, pendant qu’il conversait avec le juge Joseph, Me Lamour Claudin et le juge Berge O. Surpris étaient apparus et avaient écouté eux aussi les confidences du magistrat. Le juge s’était aussi confié aux juges Jean Wilner Morin et Bernard Saint-Vil, recueillant des conseils de part et d’autre.

3- Me Michel Jean-Raymond, doyen du Tribunal de première instance de Port-au-Prince, identifié au numéro 003-092-661-1

Le doyen a soutenu qu’il n’avait jamais accompagné le juge disparu à aucune rencontre tenue au cabinet de Me Louis G. Lissade. Toutefois, il reconnait qu’en deux occasions, le magistrat Joseph l’avait abordé pour lui dire qu’il avait la nécessité de lui parler en toute discrétion.

« Le mardi 9 juillet et le jeudi 11 juillet vers 4h25 de l’après-midi, raconte-t-il, j’avais accompagné le magistrat Serge dans mon véhicule au restaurant La Table de Caius, un endroit que j’avais moi-même désigné. Il n’y avait personne d’autre avec nous. Ce restaurant se trouve dans le jardin du Musée Saint Pierre, au Champ de Mars.

Les deux fois, nous sommes restés dans le véhicule pour parler. Magistrat Joseph m’avait tout simplement interrogé en ces termes : « N’avez-vous pas reçu un appel téléphonique du palais national ou du ministère de la justice pour qu’on vous dise que le Pouvoir est mécontent de l’avant-dire droit que j’avais rendu dans le cadre du dossier de corruption reprochée à la famille présidentielle ? »

A cette question, le doyen dit avoir répondu par la négative et demandé à son ami s’il n’avait plus rien à partager avec lui.

Le doyen affirme que ni le juge Joseph ni quelqu’un d’autre ne lui avait informé des démêlés du magistrat disparu avec le Pouvoir exécutif. Elle rejette aussi les déclarations de la dame Kethly Julien selon lesquelles elle lui aurait parlé du juge après avoir appris son décès. Il soutient que c’est par voie de la presse qu’il a appris qu’une rencontre avait eu lieu le 11 juillet au cabinet de Me Lissade.

4- Madame Nadine Alice Nicolas De Rougemont, Secrétaire de direction au Bureau du Doyen Raymond Jean-Michel, identifiée au numéro 05-01-99-1967-03-00003

Son bref témoignage est ainsi conçu :

« Le jeudi 11 juillet, le doyen m’a appelée pour venir travailler. Je pensais que les portes des tribunaux seraient fermées ce jour-là à cause de l’annonce d’un cyclone sur Haïti. Je suis arrivée au tribunal vers midi et suis repartie avec le greffier Kerry vers trois heures. Je suis rentrée à la maison, laissant le doyen au tribunal. Je ne dispose absolument d’aucune information relative à la rencontre du 11 juillet dont vous parlez. »

5- Me Kerry Semervil, Avocat, Greffier du tribunal de première instance de Port-au-Prince, affecté au décanat, identifié au numéro 003-515-347-4
Voici son témoignage :

« Le jeudi 11 juillet, je suis venu travailler comme à l’accoutumée. Je suis reparti chez moi en compagnie de Mme Nadine et d’une réceptionniste.

Je n’ai entendu personne parler de la rencontre du 11 juillet ni personne ne m’en a parlé non plus. Je ne me rappelle pas avoir vu le juge Jean Serge Joseph ce jour-là.

Mais par contre, le vendredi 12, je l’ai vu et il m’a parlé, faisant la promotion du riz de l’Artibonite. »

A noter que la Commission avait projeté d’auditionner l’épouse du doyen, mais celui-ci n’avait pas donné suite favorable à la demande formelle qui lui a été faite en ce sens.

6- Magistrat Bernard Saint-Vil, Juge et Juge d’instruction au Tribunal de Première instance de Port-au-Prince, identifié au numéro 003-292-098-2

Voici un condensé de son témoignage :

« Je me rappelle que le vendredi 12 juillet, vers 3 heures de l’après-midi, j’ai rencontré le magistrat Jean Serge Joseph dans la salle des pas perdus du tribunal. Il m’a dit qu’il avait besoin de moi, qu’il m’avait appelé sans succès le jour d’avant vendredi en vue de solliciter une consultation juridique étant donné que je suis le doyen des juges et des juges d’instruction du tribunal de première instance de Port-au-Prince.

Je me suis alors rendu dans mon bureau avec lui et il m’a confié ceci : ‘‘Le dossier que je traite me cause d’énormes ennuis. Le ministère public et la défense vont renoncer à l’appel de l’avant-dire déjà interjeté. Seul Me Lissade s’était montré gentil avec moi. La réunion a tourné au vinaigre.’’ Pendant que nous parlions, le magistrat Berge O. Surpris entra dans mon bureau et ressorti tout de suite. Le juge Joseph s’empressa de le faire revenir. Ne se faisant pas prier, Magistrat Surpris revint sur ses pas. Mais entendant le Magistrat Joseph dire qu’il avait participé à une réunion, que des gens l’ont traité avec mépris, le juge Surpris recula et sortit tout en disant : ‘‘Vous n’êtes pas sérieux. Vous êtes un juge, vous avez rendu une décision. Point barre ! Pas de question de répondre à l’invitation de quiconque.’’ »

Le juge Bernard confirme pour la Commission le fait que le Magistrat Serge était toujours jovial et apparemment en bonne santé.

7- Magistrat Berge O. Surpris, juge et juge d’instruction au tribunal de première instance de Port-au-Prince, identifié au numéro …….

Voici son témoignage :

« Le vendredi 12 juillet, arrivé à mon bureau, je suis allé, comme d’habitude, saluer le magistrat Bernard Saint-Vil dont le bureau se trouve en face du mien. J’ai vu ce dernier en tête-à-tête avec le magistrat Jean Serge Joseph. J’ai refermé la porte et je suis sorti aussitôt, ne voulant pas les déranger. Magistrat Joseph me suivit et me demanda de participer à la conversation. J’ai entendu magistrat Saint-Vil lui dire : ‘‘Mon cher, je vous avais déjà indiqué les points de droit à appliquer. Et le magistrat Joseph de répondre : ‘‘Bernard, mon cher, je regrette infiniment de n’avoir pas suivi vos conseils, parce que j’ai participé à une rencontre où seul Me Lissade était gentil avec moi.’’

Me sentant vexé, je dis à magistrat Joseph : Puis-je croire à mes oreilles ? Tu as accepté de répondre à une convocation sans avoir l’avis de l’Assemblée des juges et sans avoir alerté le CSPJ ; tu as mal agi ; je veux plus t’écouter.

Sur ces mots, je sortis à nouveau et fermai la porte derrière moi. »

A la question s’il avait constaté une expression d’anxiété sur le visage du magistrat Joseph, Magistrat Surpris a répondu : « Le magistrat était anxieux, très préoccupé ; il racontait ses déboires à tous, c’est comme s’il faisait du micro trottoir. »

8- Magistrat Jean Wilner Morin, juge et juge d’instruction au tribunal de première instance de Port-au-Prince, identifié au numéro 003-555-209-1

Il a ainsi témoigné :

« Le mercredi 10 juillet, je croisai le magistrat Joseph dans les couloirs du tribunal. Il m’annonça qu’il était invité par le doyen Raymond Jean-Michel à une rencontre avec d’autres personnes. Il voulait avoir mon avis, sachant que j’ai l’habitude de traiter des dossiers de grande importance.

J’ai dit au magistrat qu’à sa place, je n’irais pas. Car quand un magistrat traite un dossier, il doit rester le plus éloigné possible de tous ceux qui y sont concernés. Sur ces mots, nous nous sommes séparés et je suis rentré à la maison à cause de l’alerte de cyclone annoncé sur Haïti.

Le même jour, dans l’après-midi, il m’a appelé au téléphone pour me dire que Me Madistin ne serait pas opposé à ce qu’il participe à cette rencontre. Je lui ai dit qu’il peut faire ce qui lui semblerait bon.

Je ne suis pas venu à mon bureau le jeudi 11 juillet à cause du cyclone annoncé. Le vendredi 12, au matin, j’ai reçu un appel émanant de Me Joseph Manès Louis, ancien commissaire du gouvernement, qui me dit : ‘‘Vous n’avez pas entendu la nouvelle. Magistrat Serge était allé participer à une rencontre. On lui a fait injonction de revenir sur la décision qu’il avait prise. On a fait des pressions sur lui. Il a vraiment beaucoup de problèmes.’’ J’ai répondu à Me Manès que j’avais conseillé au magistrat de ne pas répondre à cette convocation.

Arrivé au palais de justice, vers 11 heures, j’ai vu le magistrat Joseph debout devant la porte de son cabinet qui se trouve tout juste en face du mien. Il me dit : ‘‘ Magistrat, c’est vous qui avez raison. Je n’aurais pas été dans le pétrin si j’avais suivi vos conseils.’’ Il me prit par la main m’invitant à rentrer dans son bureau. Je lui ai dit que je pourrais lui parler après le siège que j’allais prendre. Prenant congé du magistrat, je suis allé voir le doyen pour l’entretenir d’un autre sujet. Mais j’en ai profité pour lui dire que j’avais appris qu’il a été le facilitateur d’une rencontre au cours de laquelle des pressions auraient été exercées sur le magistrat Serge. Le doyen a préféré différer sa réponse en me disant : ‘‘Les choses ne se sont pas vraiment passées ainsi, je vous appellerai plus tard pour en reparler.’’

Malheureusement, le doyen ne m’avait jamais téléphoné et je n’avais non plus eu l’occasion de revoir le magistrat Serge. »

Interrogé sur l’état d’esprit du juge Jean Serge Joseph le vendredi 12 juillet, le magistrat Morin a répondu en ces termes : « Magistrat Serge était toujours gai ; il était toujours, parmi les juges, le premier à arriver au travail. Mais ce jour- là, il paraissait un peu paniqué. Je pouvais constater qu’il confrontait à un petit problème. »

9- Mme Rachelle Acélat Joseph, épouse du magistrat disparu, Secrétaire du tribunal de paix de l’Estère, identifiée au numéro 004-331-300-8

Elle a ainsi témoigné :

« Mon mari, Magistrat Serge, habitait à Cabaret et moi à l’Estère. Les jours de congé et les weekends, il me rejoignait toujours à l’Estère. Le jeudi 11 juillet 2013, aux environs de trois (3) heures PM, il m’appela au téléphone pour m’annoncer que le doyen avait planifié une rencontre pour lui. Le même jour, vers sept (7) heures du soir, il m’appela pour me dire que la réunion a eu lieu.

Il rentra à l’Estère le vendredi 12 juillet. Ce jour-là, il me raconta ce qui suit : ‘‘Hier, quand je suis arrivé au Palais de justice, il était 3 heures et demi de l’après-midi environ. Le doyen se trouvait seul dans sa voiture qui était déjà en marche. Il me demanda de prendre place à côté de lui. Il me dit que personne d’autre ne pourrait nous accompagner. Quand nous sommes arrivés au cabinet de Me Lissade, nous avons vu le Président, le Premier ministre, le ministre de la justice, Me Louis Gary Lissade et Me Vandal qui nous attendaient déjà.

Le Président Martelly m’a demandé si je m’étais rendu compte de la portée de la décision que j’avais prise, l’ayant obligé à consommer de la drogue pour calmer ses nerfs.

Le Premier ministre, quant à lui, a adressé au doyen des reproches du fait qu’il n’a pas le contrôle du dossier comme il l’avait prétendu. Le Premier ministre a même déclaré : ‘‘Ce juge ne veut autre chose que nous donner un coup d’Etat.’’

Le ministre de la justice et Me Lissade, partageant plutôt mon point de vue, ont plutôt déclaré que c’est l’avocat des Martelly qui ne s’était pas élevé à la hauteur de sa tâche.

Le Président m’a même prévenu qu’à partir de ce jour-là, chaque minute de ma vie était comptée pour lui. Ils avaient finalement décidé de l’organisation d’une audience correctionnelle spéciale suivant ordonnance du doyen, sur la demande de Me Vandal, sans la comparution des grands commis de l’Etat. A la fin de la rencontre, on avait partagé du du something (whisky). J’en avais bu, moi, sur demande du doyen. J’ai vraiment peur du développement de cette situation. J’ai deux choix devant moi : aller jusqu’au bout avec le dossier ou jeter l’éponge pour retourner avec toi et Jessica [la fille du couple Joseph] au Canada’’. »

10- MeJean Renel Sanon, Avocat, Garde des Sceaux de la République et Me Louis Garry Lissade, Avocat, conseiller juridique du chef de l’Etat : Ils ont été invités à deux reprises à rencontrer la Commission, mais ils ont toujours brillé par leur absence. Voir leurs correspondances responsives en annexe.

11- Le chauffeur et les agents de sécurité rapprochés du chef de l’Etat, de service le 11 juillet 2013, n’ont pas pu être entendus parce que le Président de la Chambre des députés a décidé de ne pas donner suite à la demande de la Commission.

12- Le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, son chauffeur, ses agents de sécurité rapprochés et les agents de sécurité des locaux du MPCE de service le 11 juillet 2013 n’ont pas pu eux aussi être auditionnés par la Commission, le Président de la Chambre des députés n’ayant pas donné suite à sa demande formulée en ce sens.

A noter que le Président et le Premier ministre Laurent Salvador se sont déjà prononcé par voie de la presse, sur l’objet de l’enquête. Ils ont déclaré n’avoir pas eu de rencontre avec le juge Jean Serge Joseph. Ils ont même déclaré n’avoir pas eu le privilège de connaitre le magistrat.

Le ministre de la justice et le conseiller juridique du Président de la République, dans des déclarations rendues publiques par la presse, nient aussi la tenue de la fameuse rencontre du 11 juillet 2013.

13- Dr Ariel Henry, neurochirurgien, chef du département de neurochirurgie à l’hôpital B. Mevs, Dr Jude Jerry Bitar et Dr Marlon Bitar, co-directeurs et chefs du département des chirurgies à l’hôpital Mevs, respectivement identifiés aux numéros 003-147-929-5, 003-152-690-2, ………………..

Port-au-Prince, le 25 juillet 2013

Rapport médical

« Le juge Jean Serge Joseph, âgé de 56 ans, a été admis à l’hôpital Bernard Mevs le 13 juillet 2013 à 2h55 du matin après un malaise survenu 55 minutes plus tôt, aux dires de sa femme. A noter que ce patient n’avait aucun antécédent d’hypertension artérielle ni convulsif. Il était en bonne santé habituelle. Ses antécédents médicaux ne comportaient qu’un traumatisme abdominal remontant à plusieurs années suite à accident de la voie publique à l’étranger.

A l’entrée à l’hôpital, il était en crises convulsives de type grand mal. Sa tension artérielle avait été mesurée à 209/11 avec un pouls à 78. Sa température était normale. Un traitement antihypertensif, anticonvulsif associés à une oxygénothérapie lui a été institué.

Le scanner cérébral a objectivé un volumineux hématome intracérébral au niveau des noyaux à gauche avec une inondation du ventricule latéral gauche et un engagement de la ligne médiane de la gauche vers la droite. La localisation de l’hématome fait évoquer une origine hypertensive de celui-ci.

Sa tension artérielle devait se stabiliser à 160/100 avec un pouls à 88. Les crises convulsives avaient disparu. Son examen clinique alors a montré un patient en coma, en respiration spontanée et une saturation en oxygène à 90 avec des pupilles en myosis et des signes de décérébration ainsi qu’une raideur de nuque. Il était alors en dehors de toute possibilité d’une intervention neurochirurgicale pour l’évacuation de son hématome.

Il est décédé le 13 juillet 2013 à 7 heures 45 PM.

(Signature : Dr Ariel Henry)

Interrogé sur les éléments déclenchants ou adjuvants de la crise soudaine du magistrat, le Dr Henry a ainsi répondu : « L’hématome ou l’hémorragie révélée par le scanner traduit pour nous neurochirurgien un problème lié à l’hypertension. Toutefois, n’importe quelle pression émotionnelle peut provoquer une poussée tensionnelle soudaine. »

Pour ce qui concerne la conférence de presse donnée par des médecins de l’hôpital Mevs, les co-directeurs dudit centre hospitalier ont fait la déclaration suivante : « Nous n’avons pas convoqué de conférence de presse. Les journalistes nous avaient tout simplement envahis. Les médecins de garde, deux américains qui étaient de passage en Haïti, Dr Vince De Gerinaro et un autre dont nous oublions le nom, ne voyaient aucun mal à parler aux journalistes comme il est de coutume pour les médecins aux Etats-Unis d’Amérique. »

A noter que la Commission, après moult démarches, a reçu de la famille du défunt vivant au Canada la copie d’une correspondance émanant de Mme Geneviève Guilbault, responsable des communications et des relations avec les médias du Bureau du Coroner (équivalent du commissaire du gouvernement en Haïti) du Québec Dr Jean Brochu. Ce document, confirmant la thèse de l’ACV du magistrat, est publié en annexe de ce rapport.

IX- Analyse des auditions et des pièces

Rumeur ou clameur publique s’accorde pour faire croire que le doyen Raymond Jean-Michel avait facilité et accompagné le juge Jean Serge Joseph à une rencontre tenue le jeudi 11 juillet, au cabinet de Me Louis Gary Lissade, à Bourdon, à laquelle participaient celui-ci, les deux chefs de l’Exécutif et le Garde des Sceaux de la République.

Le Président de la République, Monsieur Joseph Michel Martelly, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le ministre de la justice, Me Jean Renel Sanon, le doyen du Tribunal de première Instance de Port-au-Prince, Me Raymond Jean-Michel, et le conseiller juridique du chef de l’Etat, Me Louis Garry Lissade, jurent tous par leurs grands dieux n’avoir pas participé à une rencontre avec le juge Jean Serge Joseph. Les deux chefs de l’Exécutif soutiennent même n’avoir pas eu le privilège de croiser le magistrat Joseph sur leur chemin.

Les témoignages de Mme Kethly Julien, de Me Samuel Madistin, des magistrats Berge O. Surpris, Bernard Saint-Vil et Jean Wilner Morin, tous des confidents du magistrat disparu, confirment pourtant que cette rencontre a véritablement eu lieu, le jeudi 11 juillet 2013, au cabinet de Me Louis Gary Lissade, à Bourdon.

Les témoignages des trois (3) juges tels que présentés plus haut font état de pressions subis par le magistrat disparu sans pouvoir identifier les auteurs.

Les témoignages de Mme Ketly Julien et de Me Madistin permettent d’identifier ceux qui ont participé à la rencontre du 11 juillet 2013 ainsi que les pressureurs du juge.
D’après ces témoignages, ont participé à cette rencontre : le chef de l’Etat, le Premier ministre, le ministre de la justice, Me Louis Garry Lissade, le magistrat Raymond Jean-Michel et le magistrat disparu. Ces témoignages identifient les trois membres de l’Exécutif comme étant les pressureurs.

Les témoignages de tous les confidents du magistrat disparu permettent de voir que Me Louis Garry Lissade, et par moment Me Jean Renel Sanon, s’étaient distingués, au cours de la fameuse rencontre du 11 juillet, par leur gentillesse à l’endroit du magistrat Joseph.

Ces témoignages pointent du doigt le doyen Raymond Jean-Michel comme celui qui, après avoir facilité la réunion, avait pris le magistrat Jean Serge Joseph dans son propre véhicule pour l’y rendre.

Le doyen Raymond Jean-Michel ne nie pas totalement les faits. Il avait, dans son audition, reconnu que le magistrat Serge et lui se sont rendus en deux occasions, le mardi et le jeudi 11 juillet, dans la cour du restaurant La Table de Caius se trouvant dans le jardin du Musée Saint Pierre, au Champ de Mars.

Les deux fois, affirme le doyen, le magistrat Serge m’a, comme toute confidence, fait cette question : « N’avez-vous pas reçu un appel téléphonique du palais national ou du ministère de la justice pour qu’on vous dise que le Pouvoir est mécontent de l’avant-dire droit que j’avais rendu dans le cadre du dossier de corruption reprochée à la famille présidentielle ? »

A cette question, le doyen dit avoir répondu par la négative et demandé à son ami s’il n’avait plus rien à partager avec lui.

Le doyen soutient devant la Commission que le magistrat ne l’a jamais mis au courant des pressions qu’il subissait et qu’il n’avait pas cherché à comprendre lui-même les motifs de l’inquiétude du magistrat Joseph. Or la question du magistrat défunt est révélatrice de préoccupations, d’inquiétudes et de pressions politiques à cause d’un dossier judiciaire. En plus, les deux amis magistrats seraient venus se réfugier dans un véhicule, celui du doyen, dans un endroit les mettant à l’abri de tout dérangement, pour une question et pour une réponse !

La plupart des témoignages confirment également le fait que le juge Jean Serge Joseph était bouleversé, paniqué, préoccupé et avait peur pour sa vie tant les menaces et les pressions pesaient sur lui.

Les témoignages recueillis sont à la fois concordants et accablants. La Commission a eu le soin de vérifier ces témoignages en les comparant l’un avec l’autre, en y cherchant d’éventuelles contradictions, mais elle n’en a pas trouvé.

La Commission ne s’est pas basée sur l’audition de l’épouse du magistrat disparu pour former sa conviction. Elle s’en est seulement servie pour vérifier l’exactitude ou l’inexactitude des témoignages des cinq (5) confidents du juge auditionnés.
Il en ressort du croisement des discours que les témoignages de ces personnalités importantes, notoires, crédibles, sans lien de parenté avec le magistrat décédé, sont en parfaite harmonie avec ceux de la dame veuve Rachelle Acélat Joseph.

Il est toutefois à déplorer que la Commission n’a pu, malheureusement, obtenir aucun témoignage à décharge que ceux des personnalités indexées relayées par la presse.

Invités à deux reprises à présenter à la Commission leurs versions des faits, Me Jean Renel Sanon et Me Louis Garry Lissade ont préféré donner une fin de non-recevoir aux demandes de la Commission produites par le truchement du bureau de la Chambre des députés.

La Commission a voulu auditionner le Premier ministre ainsi que son chauffeur, ses agents de sécurité rapprochés et les agents de sécurité des locaux du MPCE de service le 11 juillet 2013. Elle a aussi désiré auditionner le chauffeur et les agents de sécurité rapprochés du chef de l’Etat, de service le 11 juillet 2013. Malheureusement, les correspondances destinées au chef de l’Etat et au chef du gouvernement n’ont pas été signées par le Président de la chambre des députés, Monsieur Jean Tholbert Alexis, alors qu’il avait apposé sa signature au bas de treize (13) autres.

De toute manière, la Commission a fini par comprendre que le Premier ministre n’aurait pas répondu favorablement à sa demande, son porte-parole, Me Kedler Augustin, ayant prévenu dans l’une de ses interventions dans la presse qu’il allait conseiller au Premier ministre de bouder toute invitation en ce sens.

En outre, un chef d’Etat irréprochable et pourvu de discernement devait lui-même demandé à la Commission d’auditionner ses agents de sécurité rapprochés et son chauffeur de service le 11 juillet 2013 afin de vérifier leur emploi du temps.

Mais pourquoi n’ont-il pas saisi l’opportunité en or qui leur a été offerte de prouver que la réunion du 11 juillet n’était qu’une pure invention des juges Berge O. Surpris, Bernard Saint-Vil, Jean Wilner Morin, de Me Samuel Madistin et de la militante des droits humains Mme Kethly Julien et de l’épouse du magistrat décédé, la dame Rachelle Acélat Joseph ? Pensent-ils que les déclarations qu’ils ont faites dans la presse pour rejeter tous ces témoignages concordants aient pu les disculper dans l’opinion publique ? Pourquoi ont-ils choisi de communiquer dans la presse tout en refusant de se laisser auditionner par la Commission ? Que cherchent-ils vainement à cacher ?

Comme le veut ce principe de communication, « le refus de communiquer, c’est communiquer », ils ont donc communiqué en refusant de communiquer avec la Commission. Ils ont continué à mentir en refusant de communiquer avec la Commission. Si pour eux parler dans les médias est simple, mais parler avec la Commission est compromettante, parce que la Commission n’aurait pas avalé les balivernes, elle aurait posé des questions gênantes, elle aurait tiré les vers du nez. Elle aurait cherché à savoir où ils étaient réellement le jeudi 11 juillet entre quatre heures et six heures de l’après-midi. La Commission aurait vérifié leurs dires en visitant les lieux indiqués et en auditionnant leurs épouses, leurs agents de sécurité rapprochés, leurs chauffeurs, leurs secrétaires et tant d’autres personnes.

Ils ne voulaient pas rencontrer la Commission parce qu’ils n’ont rien à dire qui puisse renverser les témoignages concordants des confidents crédibles du juge.

La Commission est donc en mesure de confirmer solennellement que la réunion du 11 juillet 2013, facilitée par le doyen Raymond Jean-Michel, a bel et bien eu lieu, au cabinet de Me Louis Garry Lissade sis à Bourdon, au no. 8 de la Rue Louissaint ; que ces derniers ainsi que le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de la justice y ont participé.

Les témoignages concordants recueillis par la Commission révèlent péremptoirement que les membres du Pouvoir exécutif, rappelons-le, ont brutalement fait pression sur le juge Jean Serge Joseph pour le porter à clore par des voies détournées le dossier de corruption dont il était en charge, ce qui l’a indigné et l’a effrayé au point d’occasionner son accident cardiovasculaire (ACV).

Il résulte donc de l’analyse minutieuse et objective des faits que le juge a trouvé la mort, justement parce qu’il a osé montrer son obstination à aller à la source pour faire jaillir la vérité judiciaire en ce qui concerne les faits de corruption reprochée à la famille présidentielle, notamment à Madame Sophia Martelly et à son fils Olivier Martelly.

Dans son rapport médical et dans son audition, le Dr Ariel Henry, neurochirurgien, chef du département de neurochirurgie à l’Hôpital Bernard Mevs, l’un des médecins qui était au chevet du patient, a solennellement déclaré, et nous citons : « Il n’y avait aucun antécédent d’hypertension artérielle ni convulsif dans le dossier médical du patient. Il était en bonne santé habituelle. Cependant l’hématome ou l’hémorragie révélée par le scanner traduit pour nous chirurgien un problème lié à l’hypertension. Toutefois, n’importe quelle pression émotionnelle peut provoquer une poussée tensionnelle soudaine. »

Nous pouvons donc déduire que le Président Joseph Michel Martelly, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le ministre de la justice Jean Renel Sanon, le doyen du Tribunal de Port-au-Prince Raymond Jean-Michel et Me Louis Gary Lissade ont tous menti à la Nation. Les membres du Pouvoir exécutif méritent donc l’accusation d’avoir commis le parjure, ce qui constitue un crime de haute trahison, infraction prévue et punie par la Constitution en son article 186, premier alinéa. Me Raymond Jean-Michel et Me Louis Garry Lissade ont eux aussi violé la loi. En conséquence, ils s’exposent également à des poursuites judiciaires.

D’autant que les faits ont démontré qu’il existe un rapport de cause à effet entre cette réunion où de fortes pressions ont été exercées sur le magistrat et l’ACV de ce dernier qui l’a envoyé dans la tombe.

Mais pourquoi ont-ils préféré jouer le jeu du mensonge ?

Ils ont menti parce qu’ils savent très bien que l’empiètement du Pouvoir exécutif dans le champ de compétence souveraine du Pouvoir judiciaire – ce qu’ils ont fait – est arbitraire et illégal, donc inacceptable, la Constitution prescrivant la séparation effective des trois (3) Pouvoirs de l’Etat.

Ils ont menti parce qu’ils savent que les fortes pressions qu’ils ont exercées sur le magistrat suffisaient pour provoquer l’ACV ayant occasionné le décès du magistrat.
Pour eux, la meilleure stratégie, c’est de nier la tenue de la rencontre du 11 juillet 2013.

X- La problématique de l’Etat de droit en Haïti

La mort tragique du juge Joseph, dans l’exercice de sa fonction, devrait être une bonne occasion pour nous autres parlementaires, les représentants authentiques du peuple, de débattre du respect des règles de l’Etat de droit et aussi du galvaudage de cette notion par un pouvoir qui viole constamment la Constitution. Le pays s’enorgueillira de pouvoir profiter de la tribune du Parlement pour rompre définitivement avec plus de deux siècles de dérives politico-judiciaires, plus de deux siècles de violation systématique des droits de l’Homme, plus de deux siècles de tyrannie infâme.

Par de louables actions en faveur de la justice, nous avons le devoir de faire en sorte que la Nation tire profit de la mort du juge Joseph et de celle de beaucoup d’autres compatriotes haïtiens fauchés au grand jour pour la cause de la justice et de l’Etat de droit démocratique. Le pays a droit à une action parlementaire susceptible de corriger, par le biais d’une justice impartiale et indépendante, les déviances d’une société sclérosée, pervertie, ensauvagée, criminalisée. Malheureusement, dans bien des cas, la misère entretenue à dessein par les tenants du pouvoir ne laisse pas la possibilité au peuple affamé de choisir, lors des élections, entre des citoyens honnêtes, intègres, loyaux pour conduire la destinée du pays. Dommage !

Ainsi donc, à la faveur du règne des brigands, une justice aux antipodes des règles fondées sur le principe de la séparation des pouvoirs, l’impartialité et l’indépendance de l’appareil judiciaire a pris corps et nous a interdit le droit de vivre dans un Etat de droit pour l’avènement duquel des milliers et des milliers de vies ont été sacrifiées. Le Parlement doit faire en sorte que la parodie de justice, sous l’empire de laquelle nous fonctionnons depuis notre indépendance, soit bannie. Le pays nous sera infiniment reconnaissant et c’est la façon la plus honorable de rendre justice à des milliers d’haïtiens assassinés pour la cause de la justice.

Le déclin de l’Etat est réel. Il se constate dans tous les domaines. Au lieu de combattre avec acharnement pour le respect des grands idéaux révolutionnaires contenus dans l’exploit du 7 février 1986 qui a vu Monsieur Jean-Claude Duvalier abandonner le pouvoir après 29 ans d’une sanglante dictature, nous nous entredéchirons jusqu’à provoquer contre le pays une tutelle qui ne se définit ni dans le temps, ni dans l’espace, ni dans les actes. Aujourd’hui, un pays en guenille est livré à la direction apparente des individus qui font leur noviciat politico-administratif à la tête de l’Etat. Il n’y a pas de doute, la tendance est de nous infliger une tutelle à vie.

La commission convie donc les collègues députés à suivre la trajectoire de l’histoire pour ne pas hésiter un instant à jouer entièrement leur partition dans la lutte quotidienne du peuple haïtien pour reconquérir le sol sacré que nous a légué nos ancêtres et faire régner enfin les règles de l’Etat de droit dans la perspective d’une saine et équitable distribution de la justice tant sur le plan judiciaire que social.

Le peuple cessera de nous reprocher de dévier notre mission constitutionnelle, de l’abandonner à ses bourreaux haïtiens et étrangers. C’est le moment de prouver le contraire. C’est le moment plus que favorable d’assouvir sa soif de changement. Le drame de la mort du juge Joseph doit être porteur de ce changement. Il doit avoir la vertu, ce drame, de susciter une action d’envergure d’Etat capable de mettre un terme à des décennies de pratiques cauchemardesques, d’injustice, de blessures, de torts causés à un peuple dont le souci majeur est de vivre dans un Etat de droit. Comme disait l’autre, ‘‘dans un Etat de droit tout est droit’’. Donc, il n’y a pas d’espace pour l’arbitraire, encore moins pour la tyrannie.

Nous devons profiter de ce vacarme occasionné par la mort suspecte du juge Joseph pour trancher, une fois pour toute, sur toutes les questions de justice qui restent pendantes depuis la naissance de la nation haïtienne le 1er janvier 1804.

Pour être certain de réaliser cette mission patriotique, nous devons, malgré nos différences, en tant que législateurs, être animés du seul souci de servir la cause de la loi. Dans ce moment crucial de notre vie de peuple, nous devons lutter sans relâche pour que force soit restée à la loi. Ne pas assumer sans défaillance aucune cette noble tâche pour sortir le pays de l’impasse constituera un acte de trahison de l’Etat de droit.

S’il existe un pays de la planète où les droits des gens sont systématiquement bafoués, il s’appelle Haïti. On dirait que les autorités détentrices du pouvoir de faire respecter les droits ont pris le malin plaisir de se détourner de ce noble but pour agir en bourreau à l’égard de la population.

Défenseurs des valeurs républicaines, en dépit de tout, nous sommes condamnés à accomplir ensemble des actions méritoires pour sortir la République de l’impasse. Nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vaincre définitivement les tenants de l’ancien régime fondé sur le pouvoir absolu dénoncé par Montesquieu dans « l’esprit des lois » et les conduire ensuite à la déchéance totale.

Nous devons profiter de cet incident criminel pour extirper le pays de ce mal endémique qu’est la tyrannie. Nous devons faire en sorte qu’Haïti devienne effectivement un Etat de droit. Nous n’avons pas à fuir devant cette responsabilité.

Nous devons aller jusqu’au bout et nous sentir obligés d’adhérer à cette démarche en vue de retrouver la paix sociale. Il y va de l’intérêt national que la paix et l’ordre soient restaurés et la loi respectée sur toute l’étendue du territoire.

Depuis quelque temps, l’expression « Etat de droit » hante les discours. Tout le monde en parle : simples citoyennes et citoyens, militants dans le domaine de la justice et du droit, notamment L’Amicale des Juristes. Les dirigeants actuels en ont fait un miroir aux alouettes, un sujet de propagande stérile pour enfoncer davantage le pays dans le mensonge.

Compte tenu de la fonction assignée par la Constitution haïtienne au Parlement, les actions susceptibles de conduire à un Etat de droit relèvent naturellement de nous, parlementaires. C’est pourquoi, la Commission invite le Parlement à se l’approprier en vue d’un usage correct et sincère.

Le peuple se plaint de constater qu’il y a, au niveau du Parlement, une absence quasi totale de discours sur la notion « Etat de droit ». Est-ce le cas de dire que l’institution parlementaire abandonne son propre terrain au profit de ceux qui agissent en de véritables usurpateurs pour mieux galvauder cette notion ?

En effet, il est temps de nous ressaisir, chers collègues. Au nom de quel « Etat de droit », les élections pour le renouvellement des membres des collectivités territoriales et du tiers du sénat n’ont pas pu avoir lieu après des années d’expiration de mandat des élus concernés. D’aucuns disent regretter que les dérives les plus colossales enregistrées dans l’exercice de la vie publique haïtienne le sont par le fait que le parlement a toujours négligé de jouer le rôle d’avant-garde du droit et de la démocratie que lui confère la Constitution de 1987.

Tant que les problèmes de fond ne sont pas évoqués par le Parlement dans toute leur acuité, c’est en vain, vraiment en vain, qu’on parlera de Justice, de droit, d’Etat de droit et de Démocratie. Les mesures de redressement souvent annoncées en grande pompe par les différents chefs de gouvernement lors de la déclaration de leurs politiques générales au Parlement, ne sont que pour faire dormir le peuple. Malheureusement, dans bien des cas, certains Députés, se laissant prendre au piège des démagogues, ont pris l’habitude de voter inconsciemment pour le maintien du statu quo. La Commission pense que ces députés finiront un jour par se raviser.

Seule une volonté politique empreinte de sincérité et de ténacité est susceptible de mettre Haïti sur les rails. Aucune société ne peut prétendre pouvoir gagner la bataille de l’Etat de droit si le Parlement, plaque tournante de la vie publique et de la démocratie, ne juge pas opportun de s’y impliquer à fond. Les diverses requêtes citoyennes abondent en ce sens.

De la date de la promulgation de la Constitution de 1987 à nos jours, nous mettons quiconque en défit de nous rappeler à quel moment de notre récente histoire un Président haïtien avait jugé nécessaire d’obtempérer même à une seule disposition de la Constitution. Au lieu d’aménager un terrain propice à l’application de cette Constitution, ils ont préféré se mettre tous en rébellion contre le pouvoir de la loi, oubliant le fait que « les défaites du droit sont toujours provisoires ».

Députés du peuple que nous sommes, nous avons suffisamment de provisions constitutionnelles pour redresser la barque comme il se doit. Nous ne pouvons pas accuser la Constitution, comme le font souvent les tenants de l’ordre ancien, d’être une source d’instabilité. D’ailleurs, comment rendre responsables les normes, œuvres des hommes et des femmes sans engager, au départ, la responsabilité de ces derniers. Lorsqu’un Etat atteint un niveau de déclin pareil au nôtre, au premier chef, on ne doit s’en prendre qu’aux dirigeants. Il est évident que tous manquements, dans le domaine de la vie publique, leur soient imputables. Les simples citoyens ont aussi leur lot de responsabilités dans le déclin de l’Etat pour avoir pris le malin plaisir de le pourvoir de dirigeants non imbus des affaires publiques.

Une vue de la présidence de Monsieur Martelly

Le président Michel Joseph Martelly a toujours donné l’image d’une personne de nature à la fois intolérante et arrogante. Son comportement à l’égard des membres de la Presse, à celui des leaders politiques et même à l’égard de nous autres Députés du peuple peuvent en témoigner. Pour lui, l’opposition n’existe pas. Si elle l’est, elle ne fait, d’après sa récente déclaration, que regrouper « des voleurs de cabris et de bœufs et de terre ». Plus l’offenseur est chef d’Etat plus grande est l’offense. Dans un Etat de droit, cette déclaration lui aurait valu une action devant la Haute Cour de Justice.

Novice dans le domaine de la chose publique, l’obstination à diriger le pays en autocrate le rend souvent arrogant et même maniaque. Naturellement comme ses prédécesseurs, il n’accorde importance à aucune institution nationale. D’après lui, sa présidence est providentielle, il n’a de compte à rendre qu’à lui-même. Cela étant, sa présidence constitue pour le pays une véritable pierre d’achoppement pour la démocratie, un accroc sérieux au fonctionnement de l’Etat de droit. D’ailleurs pour lui, l’Etat de droit se réduit à sa volonté de remettre en fonctionnement des institutions constitutionnelles volontairement handicapées par la gestion anarchique du pouvoir sous le règne de René Préval.

Une gestion de la chose publique déformée au prisme de la vision étriquée que Monsieur Martelly se fait de l’exercice du pouvoir, de sa volonté de vengeance et de son désir de créer du spectacle pour troubler l’attention des honnêtes citoyens. Une telle justice ne peut qu’exposer au danger les magistrats intègres. En moins de deux ans du pouvoir de Monsieur Martelly, le Parquet de Port-au-Prince a connu une pléiade de commissaires de gouvernement. Certains d’entre eux ont été révoqués parce qu’ils voulaient toujours rester fidèles aux prescrits de la loi et d’autres le sont sous pressions des organisations de la société civile et du parlement pour leur zèle à servir la sale cause du pouvoir.

La tentation du pouvoir absolu est certainement à sa phase d’exécution. Malheur à celui qui ne prend pas au sérieux les manœuvres déloyales de monsieur Martelly pour réduire à néant le Parlement et prendre seul le contrôle de la barque nationale pour la basculer dans les abysses. La Commission entend profiter de cette tribune pour faire comprendre à Monsieur Martelly que l’Etat de droit ne saurait être de l’apanage des individus qui, toute leur vie, en qualité de simples bandits ou de bandits dits légaux ne font que défier le pouvoir de la loi pour imposer à la société leur vision anarchique et dévergondée de la vie publique.

Des années passent, le mandat des élus, expiré depuis très longtemps, n’a pas pu être renouvelé. Les membres de la société civile, les leaders des partis politiques, bref le pays tout entier réclame la tenue d’élections libres et honnêtes. Mais, de connivence avec les étrangers, Monsieur Martelly fait plutôt la sourde oreille. En vertu d’un arrêté illégal, il a nommé ses propres partisans aux différentes mairies de la République en attendant les prochaines élections qui risquent de ne jamais arriver. Il a déjà tout mis en place pour déclarer très prochainement caduc le Parlement. Pourvu que le Palais national ait disposé de son « chef suprême et effectif », qu’importe le reste !

En fait, le pays doit prendre acte que depuis sa promulgation le 14 avril 1987, la Constitution est carrément mise au rancart au profit d’une gérance improvisée de l’Etat. Au moment où l’on parle, personne n’est en mesure de savoir sous l’égide de quelle Constitution nous sommes. Tous les actes d’Etat sont réalisés de façon aléatoire. De quel « Etat de droit » ose-t-on parler dans ce pays quand le minimum de ce que représente l’organisation de l’Etat n’est pas respecté ?

Avec sa conception sultaniste sinon tribale de l’Etat, Monsieur Martelly a tout chambardé. Ses actes ont souvent donné lieu à un environnement socio-politique terrible et insupportable. Il a brûlé et continue de brûler systématiquement les feux rouges. Députés du peuple, en vertu des pouvoirs que nous confère la Constitution, nous avons pour devoir de le stopper et le sanctionner pour qu’au dernier moment, le souverain n’intervienne pour nous faire revivre une situation pareille à celle de février 1986.

La Commission lance un vibrant appel à la résistance parlementaire pour dévier le projet macabre du Président Martelly, celui de réhabiliter le régime des pleins pouvoirs bannis par la Constitution de 1987. Les dérives enregistrées, ces derniers temps, le sont, en raison du fait que le Parlement se montre trop complaisant à l’égard de monsieur Martelly. La Commission invite les collègues Députés à se ressaisir rapidement. Les effets pervers de cette dictature naissante nous commandent d’aller vite et bien. Plus tard risque d’être trop tard et trop triste.

La justice haïtienne de plus en plus déstructurée – vassalisée et corrompue
On est unanimes à reconnaître que la justice constitue le pilier d’une gouvernance fondée sur l’Etat de droit. Pour certains, les problèmes qui affectent profondément la justice haïtienne sont d’ordre institutionnel et logistique. Pour d’autres, ils sont structurels et politiques. A la vérité, pour Haïti, les deux tendances valent et même se complètent.

Personne ne peut nier le fait de la dépendance de la justice haïtienne par rapport au Pouvoir exécutif. Tout le monde, même l’haïtien le moins informé, admet que la corruption affecte le système judiciaire à tous les niveaux. Des spécialistes en droit disent constater de sérieux décalages entre le droit positif et les pratiques et coutumes en vigueur au sein des populations rurales. Docteur Montalvo Despeignes l’a signalé dans son ouvrage « Le Droit informel haïtien ». Il a même fait remarquer qu’au fur et à mesure qu’on laisse Port-au-Prince vers les zones rurales, le droit positif disparaît, cédant ainsi progressivement la place au droit informel.

Toutefois, la Commission a dressé un procès-verbal de grande carence concernant la justice haïtienne. Dans certaines régions du pays, les tribunaux, s’ils en existent, fonctionnent au rabais et de façon inappropriée par rapport aux règles de droit.

Certains juges et commissaires du gouvernement, délibérément ou faute de moyens nécessaires, ou par ignorance, font fi de leurs attributions légales pour se livrer, au contraire, à des actes attentatoires à la justice et au droit, lorsqu’ils acceptent volontiers, soit à être dépendants du pouvoir, soit à se livrer à la corruption de toutes sortes.

Dans les zones reculées du pays, il n’existe aucune structure fiable de distribution de la justice. Cette lacune favorise le développement à outrance d’une justice parallèle basée sur la vengeance personnelle et sur la corruption. Le principe en droit est que « nul n’a le droit de faire justice à soi-même ».

Même devant le tribunal de paix, la plus petite instance judiciaire du pays, le plus proche des justiciables déshérités, le prévenu se trouve bien souvent dans l’impossibilité d’avoir un défenseur public pour prendre sa défense selon les normes requises. Pourtant cette faculté est prévue à l’article 11 de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Dans tout Etat de droit, l’on ne peut, devant le tribunal, faire valoir ses droits qu’à l’aide d’un défenseur public reconnu par la loi.

Les assises criminelles en Haïti constituent un sujet de grande préoccupation. Rien n’est conforme dans leur déroulement. Elles ne reposent que sur des faits et des actes purement mensongers, des formalités qui n’ont rien à voir avec la procédure tracée dans le code d’instruction criminelle. Etant donné que le pays ne dispose d’aucun centre médico-légal, pour les modes de preuve qui requièrent une expertise médicale approfondie, à défaut, pour former leur conviction, les jurés n’ont souvent recours qu’à un simple rapport de police ou à un procès-verbal du juge de paix dressé dans des conditions qui laissent entièrement à désirer. Après plus de deux cents ans d’indépendance, notre pays n’est toujours pas en mesure de faire l’autopsie d’un cadavre aux fins utiles.

Il y a lieu de souligner que très souvent les jurés, juge de fait appelés à décider dans tel ou tel cas, sont en grande majorité des individus corrompus qui viennent au tribunal en mission commandée pour être choisis en dehors des dispositions du code d’instruction criminelle avec intention de faire de l’argent. Les assises criminelles en Haïti sont une véritable parodie.

La justice n’a tellement pas d’importance pour les dirigeants haïtiens, ils sont auteurs, coauteurs ou complices de la situation selon laquelle la justice haïtienne est actuellement régie par un simple décret publié en 1995. Ce décret abroge la loi du 30 septembre 1985 ayant règlementé le fonctionnement de la justice haïtienne. Quelle infamie ! C’est un affront à la Constitution.

XI- Conclusion et recommandations

L’enquête révèle que, contrairement aux affirmations des personnalités de l’Exécutif, la réunion du jeudi 11 juillet 2013 avec le juge Jean Serge Joseph relatif au dossier de corruption impliquant les membres de la famille présidentielle a bel et bien eu lieu avec la participation effective du Président de la République, son Excellence Monsieur Michel Joseph Martelly, du Premier ministre, Monsieur Laurent Salvador Lamothe, du ministre de la justice Me Jean Renel Sanon, du doyen Raymond Jean Michel et de Me Louis Garry Lissade, au cabinet de ce dernier, dans le but évident d’influencer la décision du Magistrat.

Les faits étant ce qu’ils sont, la Commission juge inadmissible le comportement des membres de l’Exécutif qui, au lieu d’œuvrer au bon fonctionnement de l’appareil judiciaire, cherchent plutôt à le fragiliser, galvaudant pour ainsi dire la notion de l’Etat de droit dont ils ne font la promotion que dans de vains et creux discours.

En conséquence, la Commission recommande la mise en accusation du chef de l’Etat, du Premier ministre et du ministre de la justice pour parjure, crime contre la Constitution et abus de pouvoir, ce que prouve l’empiétement du Pouvoir exécutif dans le champ d’action souveraine du Pouvoir judiciaire.

Elle recommande également au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) de prendre des sanctions appropriées à l’encontre du doyen Raymond Jean-Michel qui, sans respect pour le prestigieux Pouvoir auquel il appartient, s’est plutôt comporté et se comporte encore en agent ou courtier servile du Pouvoir exécutif ne rêvant qu’à vassaliser et instrumentaliser davantage la justice. Sous toutes réserves d’éventuelles poursuites judiciaires à engager contre Me Louis Garry Lissade et Me Raymond Jean-Michel par les autorités de poursuite.

La Commission recommande enfin une réforme en profondeur de la justice et du droit et, conséquemment, le renforcement du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).

Des collectes de renseignements sur les circonstances déplorables qui entourent la mort du juge Jean Serge Joseph, des recherches sur le fonctionnement séculaire de la justice haïtienne, d’enrichissants entretiens avec des experts en vue de corroborer les informations recueillies sur le terrain en ce qui concerne notre justice, la Commission croit opportun, dans le but d’offrir au pays une œuvre en conformité avec les difficultés pour la justice de s’acquitter sans défaillance et de façon permanente de sa mission sociale, de prôner en Haïti une réforme en profondeur de la justice et du droit.

Une réforme de la justice tient compte le plus souvent de l’aspect pénal de la question. Mais pour ce qui concerne Haïti, il est nécessaire d’opérer la réforme à tous les niveaux. Les dirigeants n’ont rien fait pour éviter au peuple de fonctionner à partir d’un paquet de règlements obsolètes, qui rendent la justice inopérante, discriminatoire, une justice à double tranchant qui suscite des conflits inexpiables entre les citoyens et entre les diverses catégories sociales du pays. La perversion de notre justice fait trop de mal à notre société pour qu’elle soit ignorée ou négligée dans une sérieuse entreprise de réforme de la justice.

La Commission croit qu’une véritable réforme de la justice, si elle se veut une réussite doit, en tout premier lieu, faire l’objet d’un Grand Symposium National où juristes, sociologues, ethnologues, politologues, économistes, linguistes, médecins légistes, leaders politiques, membres attitrés de la société civile, notamment les bâtonniers de l’ordre des avocats de toutes les juridictions des tribunaux de première instance du pays, les représentantes des organisations de femmes… pourront essayer ensemble d’appréhender les problèmes de la justice et formuler, en conséquence, sur une base commune d’entente, les solutions adéquates.

Les documents traitant des problèmes de la justice et du droit positif haïtien tel celui titré : « Un Besoin Prioritaire : Réformer la Justice en Haïti » de la Coalition Nationale pour les Réfugiés haïtiens, les témoignages des uns et des autres sur les méfaits du système judiciaire, le tout doit former un paquet de points de vue, de prises de position susceptibles de susciter de sérieux commentaires et de débats utiles quant à l’élaboration d’un projet de réforme de la justice.

Ce symposium doit passer en revue toutes les causes qui, de loin ou de près, ont l’air d’engendrer le déclin ou la stagnation de notre justice aux fins de redressement. Les conclusions de cette manifestation réflexive devraient déboucher sur l’élaboration d’un document de réforme à soumettre à l’appréciation des trois grands Pouvoirs de l’Etat et à celle de la Presse considérée comme un pouvoir sans portefeuille. Cette réforme doit tout au moins prévoir une clarification de notre droit positif. Il est en effet temps de rendre notre droit positif conforme à notre culture, à l’évolution de nos mœurs en tant que peuple libre et indépendant, de l’adapter à des enjeux du moment.

Une véritable réforme du droit positif, celle qui se veut sans mystification ni mensonge, implique au préalable une condition sine qua non : l’identification des problèmes dans ce domaine. Elle doit s’insérer dans le cadre d’un projet global de société qui tient compte d’un programme cohérent et sérieux de développement économique et social du pays.

Une réforme du droit positif doit permettre au pays d’avoir un droit véritablement national capable de favoriser, par son application effective, le progrès de tous les haïtiens, dans un climat de paix et de concorde nationale.

Une réforme du droit positif haïtien doit s’insérer dans le flux historique des principales revendications du peuple haïtien. Elle doit aider à résoudre les problèmes dus aux lenteurs de la justice, aux frais judiciaires exorbitants, à l’utilisation d’un vocabulaire truffé de mots savants, au caractère ésotérique de la science du droit, aux cloisons séparant la ville de la province, à l’immixtion des autres pouvoirs dans les affaires de justice, aux tracasseries et embûches de toutes sortes tenant les citoyennes et citoyens très éloignés de leur justice.

Une réforme du droit positif doit permettre à Haïti d’évoluer dans les sphères d’une justice qui s’incruste profondément dans la réalité quotidienne vécue en permanence. Le débat sur un tel projet doit intéresser le parlement dont la mission fondatrice de son existence consiste à faire des lois.

Cette réforme doit permettre au pays de disposer d’un code pénal qui répond aux exigences de la modernité, capable de contribuer sans défaillance au maintien de la paix sociale et de l’ordre public en Haïti. Dépassé par l’ampleur des problèmes sociaux, malheureusement ignorés depuis toujours par les autorités haïtiennes, notre système répressif est loin de pouvoir réprimer les nombreux actes criminels perpétrés quotidiennement dans le pays. Beaucoup de ces actes portent l’empreinte de certains dirigeants.

Le nouveau code pénal s’attachera à concilier la protection de l’ordre social et la sauvegarde des libertés individuelles, en tenant compte de la dégradation systématique de nos mœurs, de la déperdition des forces défensives de notre société, de la cruauté du système à tout laisser faire en vue de maintenir le statu quo. Le laisser-aller constaté dans notre société donne naissance à de nouveaux actes criminels qui méritent d’être soumis à des traitements juridiques proportionnels à leur gravité.

Notre code d’instruction criminelle généralise trop. Il range sous la rubrique d’infraction criminelle même les contraventions et délits mineurs. Ce n’est pas normal. Il doit être revu pour être en mesure de mieux jouer le rôle de recueil de textes juridiques organisant la procédure pénale. En France, depuis des années, le code d’instruction criminelle a cédé la place à un nouveau code dénommé « code de procédure pénale » plus explicite et plus enclin à cerner les formalités nécessaires aux décisions rendues par les tribunaux répressifs…

Députés du peuple que nous sommes, nous avons, en conséquence, intérêt à déclencher à partir de cette tribune un débat permanent sur la création d’un droit typiquement haïtien.

Chers collègues,

La Commission vous convie au débat. Le débat doit être à la fois ouvert, en même temps vertical, horizontal et transversal ; il doit être centripète plutôt que centrifuge.
Assumons nos responsabilités historiques. Et nous ne démériterons pas de la Nation.

Pour la Commission :

Député Sadrac Dieudonné
Président (a signé)

Député Gluck Théophile
Rapporteur (a signé)

Député François Louytz Amiot
Membre (n’a pas signé)

Annexe
Pièces et correspondances

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9728


Affaire Jean Serge Joseph : Après les Sénateurs, les Députés recommandent la mise en accusation de Martelly, Lamothe et Sanon déclarés « parjures »

23 août 2013

La commission d’enquête sur le décès troublant du magistrat, qui a transmis son rapport final vendredi après-midi au bureau de la Chambre basse, demande également que des poursuites judiciaires soient engagées contre le doyen Raymond Jean-Michel et Me Gary Lissade

Publié le vendredi 23 août 2013

 

La commission spéciale de la Chambre des Députés chargée de faire la lumière sur la mort suspecte, le mois dernier, du juge Jean Serge Joseph, a recommandé vendredi la mise en accusation du Président Michel Martelly, du Premier ministre Laurent Lamothe et du ministre de la justice, Jean Renel Sanon, coupables de « parjure », selon les conclusions du rapport d’enquête, a appris en exclusivité Radio Kiskeya de sources parlementaires.

Le document a été remis en début d’après-midi au président de la Chambre basse, Jean Tholbert Alexis.

Il y a deux semaines, une commission sénatoriale enquêtant sur le même dossier avait abouti à des recommandations similaires, provoquant un lever de boucliers des élus proches du pouvoir qui, depuis, paralysent le fonctionnement de la Chambre haute afin d’empêcher la tenue d’une séance plénière sur cette affaire explosive, extrêmement embarrassante pour le chef de l’Etat et son régime.

Les commissaires de la Chambre basse, qui ont finalement rendu leur verdict au bout de maintes péripéties, accusent les principaux représentants de l’Exécutif d’avoir harcelé le juge Joseph en le soumettant, deux jours avant sa mort, le 13 juillet, à des pressions insupportables. Il leur est également reproché d’avoir entrepris une campagne mensongère en niant en bloc les faits qui se seraient passés lors d’une réunion secrète, tenue le 11 juillet au cabinet de Me Gary Lissade, ex-ministre de la justice et conseiller juridique du Président de la république.

Outre le jugement par devant la haute cour de justice de MMM. Martelly, Lamothe et Sanon, la commission d’enquête a également recommandé des poursuites judiciaires contre Me Lissade et le doyen du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Raymond Jean-Michel. Ce dernier est accusé d’avoir conduit le défunt magistrat à cette rencontre où l’ordre lui aurait été intimé de mettre fin rapidement aux poursuites judiciaires engagées contre la famille présidentielle, objet d’une plainte pour corruption présumée. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9726

 


Le Régime du Président Joseph Michel Martelly – Laurent lamothe annonce une Vague de terreur sur la presse indépendante et sur la population civile d’Haïti

21 août 2013

Tôt ou tard et ce très bientôt, un changement radical se prépare et se met en branle actuellement en Haïti. il sera peut-être trop tard et très tard pour plusieurs car le peuple n’épargnera personne. Que Dieu sauve et protège Haïti et les Haïtiens courageux.

Me Francisco René annonce la fin de la « récréation » et du « théâtre radiophonique », pour le respect de l’autorité, au mépris des conquêtes démocratiques

Annonçant d’entrée de jeu la tempête dans une croisade qui vise ostensiblement à mettre au pas les médias et à transformer les tenants du pouvoir en « seigneurs », le nouveau commissaire du gouvernement de Port-au-Prince doit, cependant, faire face à l’opposition frontale de l’ordre des avocats qui conteste sa nomination

Publié le mardi 20 août 2013

Le nouveau chef du parquet de Port-au-Prince, Me Francisco René, a pris ses fonctions mardi de manière particulièrement fracassante en promettant de mettre fin rapidement à  la « récréation » et au « théâtre radiophonique », des menaces clairement exprimées contre l’exercice de la liberté d’expression sous le label de la restauration de l’autorité de l’Etat.

« Le commissaire est dans la ville, prenez des ordres. Je crois que la récréation est terminée, le théâtre radiophonique est terminé. Il n’est plus question de traiter les autorités de n’importe quelle façon, car, l’autorité de l’Etat doit être restaurée », a lancé Me René qui a enchaîné les flèches, lors de son investiture qui s’est déroulée en l’absence de son prédécesseur, Lucmanne Dellile. Pour ce personnage à la réputation sulfureuse, à peine débarqué de Port-de-Paix (nord-ouest) où les avocats l’avaient déclaré « persona non grata », le chef du parquet est le seul capable de rétablir l’autorité de l’Etat.

Au cours d’une cérémonie présidée par le directeur général du ministère de la justice, Me Jean Roody Aly, dans la chaleur étouffante de la salle d’attente du parquet, peu après la prestation de serment du nouveau responsable -le dixième commissaire du gouvernement de l’ère Martelly s’est aussi engagé à lutter contre la détention préventive prolongée, la violence sexuelle contre les femmes et les enfants, la corruption, la contrebande et le kidnapping. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9723

 


Rapport de la Commission spéciale

10 août 2013

Haïti-Parlement-Justice

Affaire Jean Serge Joseph : La commission d’enquête sénatoriale recommande la mise en accusation du chef de l’Etat, du Premier ministre et du ministre de la justice

Accusant Michel Martelly, Laurent Lamothe et Jean Renel Sanon d’avoir commis un « crime de haute trahison », les commissaires, qui devaient soumettre jeudi après-midi leur rapport à l’assemblée des Sénateurs, confirment la tenue de la fameuse réunion du 11 juillet et demandent le limogeage du doyen du tribunal civil de Port-au-Prince, Raymond Jean-Michel, suivi de poursuites judiciaires

Publié le jeudi 8 août 2013

La commission sénatoriale spéciale chargée d’enquêter sur le décès suspect du juge Jean Serge Joseph a recommandé la mise en accusation du Président Michel Martelly, du Premier ministre Laurent Lamothe et du ministre de la justice, Me Jean Renel Sanon, accusés tous trois de « crime de haute trahison » et d’avoir menti à la nation, selon les conclusions du rapport final de la commission consulté par Radio Kiskeya.

Dans ce document qui devait être transmis au bureau du Sénat jeudi après-midi lors d’une séance en assemblée, les enquêteurs ont clairement établi que, contrairement aux déclarations des plus hautes autorités haïtiennes et de leurs collaborateurs, le 11 juillet dernier, le défunt magistrat avait été conduit à une réunion aux allures de convocation, au cabinet de Me Garry Lissade, conseiller présidentiel.

En charge du dossier des graves accusations de corruption dont font l’objet l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, et son fils Olivier, Joseph s’étai vu intimer l’ordre de bloquer immédiatement la procédure judiciaire enclenchée au tribunal correctionnel de Port-au-Prince, lit-on dans ce rapport accablant également pour le doyen tribunal civil de Port-au-Prince.

En raison des lourdes responsabilités présumées de Me Raymond Jean-Michel dans cette affaire, il est demandé sa révocation et des poursuites judiciaires à son encontre. spp/Radio Kiskeya

Témoignage Exclusif de Rachel Acéla Joseph, veuve du Juge Jean Serge Joseph, au micro de Marvel Dandin

 

Intro et Mise en contexteLes Faits

: que s’est

-il passé au juste ?a)

 

Qui a vu ? Qui a entendu ?b)

 

Qui a fait quoi

? Qui n’a pas fait quoi

? Analyse des Données

collectées à partir d’auditions de témoins etd’acteurs

 Interprétation des faitsRecommandationsa)

 

D’ordre général

 b)

 

D’ordre spécifique

 Conclusions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le samedi 13 Juillet 2013, vers les 20 heures, est survenu à
l’ 
hôpital BernardMevs dans la commune de Delmas, la mort du juge Jean Serge Joseph, magistrat
en charge du dossier de l’ 
enquête
sur l’ 
épouse et le fils du président de laRépublique, tous deux accusés de corruption, de concussion, de détournement
de biens publics et d’usurpatio
n de fonction. En effet, le juge y a été transportépar les soins de sa famille vers les 3 heures le même jour dans un état jugé parles responsables du centre hospitalier de non coopérant, ce qui sous-entenddans le jargon médical un état comateux, un état
d’inconscience. Pass
é la phasede triage, le patient a été admis par le docteur Linda Théodore, urgentiste enrotation ce soir-là, qui a immédiatement requis les services du docteur BarthGr
een, un professeur de l’ 
Université de Miami qui, dans le cadre du partenariatexistant entre le centre hospitalier Bernard Mevs et le centre universitairefloridien, assurait la rotation ce soir-là. Le malade a été pris en charge, examiné,et les soins que requérait son cas lui ont été prodigués, selon les indications dudossier médical du patient Jean Serge Joseph.Le diagnostic auquel les médecins sont parvenus à
la suite d’un test au scanner
réalisé sur place mais interprété par un groupe de médecins travaillant ensynergie, tant en Haïti
qu’en Floride,
a révélé une hémorragie massive au niveau
de l’ 
hémisphère droit du cerveau, ce qui a provoqué une hémiplégie gauche.
L’imagerie produite par le test au scanner a été communiqu
é au docteur ArielHenry, neurochirurgien affilié à
l’ 
hôpital Bernard Mevs. Le médecin a décidé
d’ 
opérer immédiatement
sur la base de l’image
rie qui lui a été communiquée,mais quand il est arrivé à
l’ 
hôpital et a vu le patient face à face, et communiquéavec les médecins
qui s’en
étaient chargés avant lui, il a changé
d’avis et
préféréattend
re que selon la pratique le sang coagule avant d’ 
opérer, car la source du
saignement n’avait pas pu
être identifiée.
Le patient a été maintenu sous observation jusqu’à ce que le docteur Green ait
annoncé à la famille que le cas du juge ne leur laissait qu
e très peu d’espoir.L’événement le plus redoutable est arrivé, le soir du même jour, vers les 20
heures, le juge Jean Serge Joseph a succombé des complications de son accidentvasculaire cérébral.Ce décès pour le moins suspect a soulevé un véritable émoi au niveau de toutela nation, et certains secteurs ont immédiatement mis en cause la responsabilitéde
l’administration Martelly
Lamothe dans l’explication de ce
décès. Les rumeursde toutes sortes on laissé
entendre qu’une certaine
réunion à laquelle le jugeaurait été convoqué et à laquelle auraient participé et le président de laRépublique, et le Premier ministre, et le ministre de la justice ; et pendantlaquelle des pressions indues auraient été exercées, et des menaces déplacéesauraient été proférées seraient à la base des troubles qui auraient conduit chezle juge Joseph a un accident vasculaire cérébral. La nation a été bouleversée et
l’est encore. Des explications sont
exigées et des enquêtes réclamées tant par
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

des citoyens s’exprimant en leur nom propre et au nom de leur attachement
à ladémocratie, que par des organisations de la société civile se positionnant au nomde leur mission de défense des droits et libertés de la personne, et aussi tant parl
es partis et organisations politiques s’insurgeant contre une possible menace
à
l’ 
indépendance de la justice
, a l’ 
équilibre des pouvoirs publics, et aussi contreune possible atteinte aux acquis démocratiques, et enfin un possible péril de
l’ 
état de droit en Haïti.Le Senat de la République a attendu trois jours durant pour voir si la justice se
serait saisie de l’affaire. Le constat ayant été
négatif 
, au cours d’une
conférencedes présidents
de commissions a l’extraordinaire, et sur la demande du
présidentde la commission Justice et Sécurité publique et du président de la commissionDroits Humains et Anti-Corruption du Senat, une résolution a été adoptée a laséance en assemblée plénière qui a suivi la conférence des présidents. Ainsi, endate du 17 Juillet 2013, une commission spéciale
d’ 
enquête a été formée dessénateurs :
 
Pierre Francky EXIUS
, président de la Commission Justice et Sécuritépublique ;
 
Westner POLYCARPE
, président de la Commission Sante Publique etPopulation ;
 
François Anick JOSEPH
, président de la Commission Intérieur etCollectivités Territoriales ;
 
Steven Irvenson BENOIT
, premier secrétaire du Bureau ;
 
et
Joseph Joël JOHN
, deuxième secrétaire du Bureau.
Cette commission spéciale d’enquête a pour mission
de faire le jour sur lescirconstances ayant entouré la mort du juge Jean Serge JOSEPH. Cettecommission bénéficiait
d’une
période de huit (8) jours ouvrables pour enquêteret produire son rapport. Aussi, dès la fin de la séance, cette commission
s’est
-ellemise au travail, élisant en son sein un président (François Anick JOSEPH) et unrapporteur (Westner POLYCARPE). La méthode de travail a donc étéimmédiatement adoptée et un agenda bâti. Une correspondance a été adresséeau président du sénat
lui demandant d’adresser des correspon
dances a certains
dignitaires de l’Etat afin qu’ils se rendent disponibles pour rencontrer les
membres de la commission. Les travaux de la commission ont débuté dès le
lendemain avec des séances d’audition de témoins et de collecte de données
documentaires.
Les Faits
1.- Tout a commencé le jeudi 16 Octobre 2012, quand Maitre Newton Louis SaintJuste a adressé une lettre au Parquet de Port-au-Prince pour dénoncer des actesque le dénonciateur qualifie de corruption. Le dénonciateur basait son accusation
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

sur le fait que l’épouse du président (Madame Sophia Saint Remy Martelly) et
son fils (Olivier Martelly) présidait chacun une commission présidentielle quidisposait de grands fonds issus des caisses du trésor public. Cela a causé uncertain émoi dans les
medias de la capitale car, c’était la première fois qu’uncitoyen osait s’aventurer sur ces sentiers non encore explorés par les bâtisseurs
vertueux de la démocratie.2.-
Cela ne devait pas s’arrêter la, car le commissaire du gouvernement près le
Tribunal de Première instance de Port-au-Prince allait convoquer Maitre SaintJuste aux fins de fournir plus de détails sur sa dénonciation. Aussi Maitre SaintJuste a-t-il répondu à cette convocation du commissaire du gouvernement levendredi 24 Aout 2012. Le dénonciateur ayant été entendu, le commissaire du
gouvernement a décidé séance tenante de classer l’affaire sans suite.
3.- Quelques jours plus tard, soit le samedi 1
er
Septembre 2012, Monsieur Joseph
Guyler C. Delva, secrétaire d’Etat a la communication a pu
être entendu sur les
ondes de Radio Quisqueya, précisant avec un brin de certitude, que l’argent quedépensaient l’épouse du président de la République Madame Sophia Saint Remy
Martelly et son fils Olivier Martelly provenait de dons du secteur privé.4.- La famille présidentielle allait contre-attaquer quand le lundi 3 Septembre2012, par le biais de son avocat Maitre Reynold Georges, elle annonçait sa
volonté d’intenter une action en diffamation contre Maitre Newton Saint Juste.L’avocat a précisé qu’aux termes de l’article 196 du Code civil haïtien, les époux
se supportant mutuellement, le président avait le droit de passer des ressourcesa son épouse.5.- Le lendemain, soit le mardi 4 Septembre 2012, Maitre Saint Juste revient a lacharge en adressant une nouvelle correspondance au commissaire du
gouvernement pour suggérer qu’il y avait lieu d’ouvrir une enquête judiciaire sur
la base des déclarations de Maitre Georges, car de telles déclarations pouvaientêtre considérées comme preuve de la concussion dont il faisait état. Dans cette
même lettre, Maitre Saint Juste fait une nouvelle dénonciation d’usurpation de
fonction, infraction punissable par la loi haïtienne.6.-
L’affaire devait par la suite prendre corps au point d’avoir une existence
propre a elle-même. La famille présidentielle, selon tous les indices disponibles et
découverts, a mis en branle toutes les garnisons qu’elle avait
à sa disposition
pour essayer d’étouffer l’affaire ou même de la noyer. Aussi des pressions
avaient-elles été exercées sur le commissaire du gouvernement de Port-au-
Prince Maitre Jean Renel Senatus pour qu’il procède
à
l’arrestation de Maitre
Saint Juste, pour injures à
la présidence et diffamation. Maitre Senatus n’a pas
pu résister aux pressions qui selon ses propres termes ont été exercées sur lui

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

par le ministre de la justice Maitre Jean Renel Sanon. Il a démissionné de sonposte le 26 Septembre 2012.7.- Le Octobre 2012, le ministre de la justice a répondu à une invitation de lacommission justice et sécurité publique du sénat. Il a, au cours de cette réunion,nié toutes les allégations du commissaire du gouvernement.8.-
L’affaire a connu entre temps une certaine accalmie jusque vers la troisième
semaine de janvier, soit le 22 Janvier 2013 quand un citoyen répondant au nomde Enold Florestal fait une citation au correctionnel pour usurpation de fonction.
Cette action vise l’épouse et le fils du président, respectivement Madame Sophia
Saint Remy Martelly et Olivier Martelly. Monsieur Florestal constitue Maitres André Michel et Newton Louis Saint Juste comme avocats.9.-
Le 19 Mars 2013, l’affaire a effectivement démarré au palais de justice de
Port-au-Prince quand le tribunal est officiellement lie. Le juge Jean Serge Joseph
est en charge de l’affaire et a décidé de
la reporter à la huitaine.10.- A la huitaine, les avocats Michel et Saint Juste ne se présentent pas. Le juge
fait une sommation d’audience au 14 Mai 2013. Les avocats ne se présententtoujours pas, l’affaire est reportée au 21 Mai 2013. A cette date, le
juge Joseph aprononcé un jugement avant-
dire droit reportant l’affaire au 11 Juin, suivi d’un
autre report au 18 Juin 2013.11.-
Le mardi 18 Juin 2013, l’affaire est entendue, mais la plaidoirie se déroule
autour des vices de forme contenus dans le juge
ment du juge Joseph. L’affaire
est alors à nouveau reportée au mardi 02 Juillet 2013.12.- Ce mardi-
là, l’affaire est à nouveau entendue par devant le juge Jean Serge
Joseph. A cette occasion, les avocats Newton Louis Saint Juste et André Michelplaident et demandent au tribunal de citer comme témoins à comparaitre des
grands commis de l’Etat tels le premier ministre, le ministre des finances, etc. Le
tribunal rend un jugement avant-dire droit dans lequel il sollicite le commissaire
du gouvernement qu’il obtienne du président de la République l’autorisation pour
ces grands commis de
l’Etat de comparaitre par devant le tribunal correctionnelaux termes de l’article 400 du Code d’instruction criminelle.
13.-
Mais l’avocat de la famille présidentielle n’encai
ssera pas le coup. Ilinterjette appel dès le 08 Juillet 2013. Le commissaire du gouvernement fait de
même. Le texte de l’appel précise qu’ils ont demandé à la cour d’appel de Port
-au-
Prince de revenir sur ce jugement pour ‘torts et griefs causes a la fami
lle
présidentielle par cette décision’.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

14.- Le mardi 09 Juillet 2013, le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince Maitre Raymond Jean Michel prend le juge Jean Serge Joseph dansson véhicule de service et se rend avec son passager selon le doyen lui-même aurestaurant Table de Cajus au Champ de Mars pour discuter quinze ou vingt
minutes durant d’une question simple. Selon le doyen, le juge voulait seulement
savoir si le pouvoir exécutif exerçait des pressions contre lui.Mais selon les récits confies par le juge a plusieurs de ses amis et acquaintances,
c’est plutôt le doyen qui l’a amené à rencontrer l’avocat de la famille
présidentielle au cabinet de Maitre Gary Lissade.15.- Rentré de Washington en toute urgence, rappelé selon ses dires par legouvernement, Monsieur Léon Charles rencontre Monsieur Enold Florestal le
mercredi 10 Juillet 2013, et lui propose d’abandonner la poursuite, de laissertomber l’affaire, de retirer sa plainte contre la famille présidentielle. Monsieur
Florestal refuse. Devant son refus, Monsieur Charles fait monter les enchères etappelle au téléphone le premier ministre Monsieur Laurent Lamothe. Celui-cientretient Monsieur Florestal pendant quelques minutes. Il lui propose en outre
un poste à l’extérieur du pays et de l’argent pour qu’il se décide à abandonner la
poursuite initiée contre la famille du président.16.-
Le juge Jean Serge Joseph confie à son ami le juge Morin qu’il a été invite
par le doyen a rencontrer de très hautes personnalités du gouvernement autour
de l’affaire initiée contre la famille présidentielle et dont il avait la charge. Le jugeMorin lui conseille de ne pas s’y rendre. Plus tard, il revient dire au juge Morinqu’il en a parlé à son ami et conseiller Maitre Samuel Madistin qui lui a dit
 
qu’ilpouvait s’y rendre mais qu’il n’avait aucune concession a faire. Le juge Morin
hausse les épaules et ne dit plus rien.17.- On est le jeudi 11 Juillet 2013, les services de météorologie avaient annoncé
un cyclone et l’alerte rouge a été déclarée le
 jour précédent. Les travaux des
cours d’assises dans la région métropolitaine avaient été momentanément
suspendus. Ce jeudi, les locaux du palais de justice de Port-au-Prince avaient étépratiquement presque vides. Mais le juge Jean Serge Joseph qui aux dires de sespairs ne rate presque jamais un jour de travail était venu sur les lieux. Comme il
avait remarqué qu’il n’y avait presque pas d’activités, il est retourne chez lui
àCabaret. Vers 12h30, il est en conversation au téléphone avec son épouse quand
le doyen qui n’arrêtait pas de l’appeler au téléphone appelle a nouveau. Il
renvoie son épouse pour répondre au doyen qui lui dit (selon les témoignages
concordants et de l’épouse du juge et du doyen) avoir besoin de lui. Le juge
Joseph demande que le doye
n lui accorde une heure pour qu’il le rejoigne. Arrive
au palais de justice, le juge Joseph gare son véhicule dans les parages duparquet et continue a longer a pied la cour du palais vers le sud pour rejoindre le
doyen qui l’attend déjà dans son propre vé
hicule en marche. Le juge était

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

accompagné de son agent de sécurité, l’officier de police Johnny Pierre et de son
cousin et confident Berlens Joseph plus connu sous le sobriquet de Ti Sourit. Ledoyen instruit le juge de laisser là ses accompagnateurs car
lui n’avait personne
avec lui. Au moment de démarrer, le juge plaisante au huissier Figaro : « Tu asvu avec qui je suis sorti.» Il était près de 15 heures et le véhicule du doyen file
vers l’est de la capitale. Destination
: selon le doyen, le même restaurant demardi (Table de Cajus) ; selon les récits confies par le juge a son épouse, ses
amis et acquaintances, le cabinet d’avocat de Maitre Gary Lissade.
18.- Vers 19h, le véhicule du doyen revient avec les mêmes occupants : le doyenJean Michel et le juge Joseph. Le juge qui est déposé là ou son véhicule
l’attendait (sur la cour du Parquet) ordonne à son cousin de transférer un sac de
riz de son véhicule à celui du doyen. Ce qui est vite fait. Au moment de vider les
lieux, le doyen s’enquiert
: « Qui est en charge de la sécurité du juge ?» Et
Johnny Pierre répond par l’affirmative. Alors le doyen lui confie
: « Juj la nanmen w.» Et le juge rentre chez lui, selon ses proches visiblement paniqué.19.- Rentre chez lui, le juge appelle son épouse comme il le lui avait promisavant son départ pour la réunion. Le juge Joseph explique alors à son épouse
qu’il ne peut lui faire un compte rendu de la réunion par téléphone car il a des
suspicions que son téléphone est sous écoute. Il promet à
son épouse d’aller
emprunter un autre appareil de téléphone afin de lui raconter de fil en aiguille larencontre.20.- Le vendredi 12 Juillet 2013, le juge, comme a son habitude se rend aupalais de justice. Il retient tous ceux qui passent devant son bureau pour leurexplique
r sa mésaventure d’hier soir. Il pousse dans son bureau le juge Morin etlui raconte ce qui s’est passe, va au bureau du juge Saint Vil et lui racontel’histoire, le juge Surpris pénètre dans les bureaux du juge Saint Vil, il lui raconte
aussi la même hist
oire. Mais le juge Surpris le prend a partie pour s’être rendu àune réunion inopportune et pour ne pas avoir averti d’avance ses amis juges. Ilprend dans son bureau Madame Ketly Julien de l’organisation IMED et lui racontel’histoire, celle
-ci lui propos
e de revenir pour enregistrer l’histoire le lendemain.L’avocat Madistin auquel il avait parlé plus tôt de la question revient à sonbureau et juge Joseph lui explique comment la réunion s’était déroulée.
 21.- Ce même vendredi 12 Juillet 2013, Madame Ketly
Julien de l’IMED s’était
rendue au bureau du doyen Jean Michel accompagnée de Madame Jacqueline
Charles du Miami Herald. Cette visite devait permettre à Madame Charles d’avoir
une entrevue avec le doyen afin de rendre compte des problèmes du Tribunal deP
remière Instance, des juges d’instruction, et de l’accompagnement de l’IMED autribunal. Selon Madame Julien, cette entrevue n’a duré que vingt minutes. Selonle doyen, elle aura duré deux heures. L’important dans tout cela, c’est que le
doyen a raconté à
la commission sénatoriale d’enquête que pendant tout ce

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

temps-
là, le juge Joseph n’arrêtait pas de venir a son bureau. Chaque fois, il était
occupé et ne pouvait recevoir le juge. Selon le doyen, le juge se serait présentéà son bureau sept ou huit fois de suite. Au bout du compte, le juge est parti en
demandant au doyen de l’appeler et lui passant un numéro de téléphone, avec laprécision qu’il s’agit d’un numéro de Natcom que tous n’avaient pas à leurdisposition et que c’est le numéro qu’il utilisait po
ur appeler son épouse.22.-
Le doyen n’a pas appelé le juge ce soir
là. Le juge s’est rendu à l’Estèrepuisqu’il avait rendez
-vous avec son épouse pour ramener celle-ci a Port-au-
Prince le même soir. C’est l’épouse qui prend l’initiative et demande au jug
e son
époux de lui raconter ce qui s’était pass
é à la réunion du jeudi. Il fait un récitexhaustif à
son épouse de la teneur de la réunion, de l’identité des participants
et de leur prise de position.23.-
 Vendredi soir, le juge Joseph est rentre de l’ 
Estère ramenant avec lui sonépouse Rachel (qui devait répondre a un rendez-vous chez un dermatologue), sa
fille de 11 ans Jessica, boss Fito (un plombier qui était parti avec lui a l’ 
Estère
aux fins d’ 
évaluer
les couts d’un travail a
réaliser), et Berlens Joseph son angegardien. Ce soir-là, tout semblait calme et rien ne prédisposait quiconque àappréhender
l’ 
événement fatal qui allait survenir quelques heures plus tard.24.- Vers les deux heures le samedi 13 Juillet 2013, Rachel est tirée de sonsommeil par le bruit de quelque chose qui tombe. Elle regarde dans la directiondu bruit et voit son mari Jean Serge Joseph essayer de ramasser un récipientdans lequel il pissait. Le récipient tombe une seconde fois. Alors Rachel vole ausecours de Jean Serge en prenant elle-même le récipient
et le tenir pour qu’il
pisse. A ce moment, Jean Serge trébuche et Rachel le retient de son bras droit.Elle lui pose une question à laquelle il ne pouvait répondre
. Il n’avait plus l’usage
de sa langue. Rachel appelle Berlens qui descend dans la chambre ou se
trouvaient le couple et l’enfant. Berlens
reçoit
l’ordre d’aller chercher de l’aide
auprès du propriétaire de la maison. Il revient avec une réponse négative. Rachel
lui intime l’ordre de rester avec Jean Serge pendant qu’elle partait chercher le
propriétaire. Elle le trouva aussitôt sortie dans la rue, et les deux sont allés
chercher de l’aide
auprès des policiers cantonnes au commissariat de Cabaret.Les policiers viennent avec Rachel et le propriétaire et aussitôt embarquent JeanSerge dans le véhicule
de la police qui n’avait pas assez de carburant pour le
trajet, et Jean Serge a été descendu du véhicule de la police pour êtreréembarqué dans son véhicule de service. Il est conduit à
l’ 
hôpital Bernard Mevsou il a été pris en charge.25.- Le fait le plus brut qui ressort de tous les récits et que tous les témoins ont
rapporté, c’est que le juge Joseph avait été visiblement paniqué et qu’il était aux
dires de certains au bord de sombrer dans une quelconque dépression. Il étaitagité et demandait conseil à tous. Mais il avait une décision arrêtée
selon ce qu’il

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

avait confié à certains: celle de siéger à nouveau le mardi 16 Juillet 2013 pour
entendre l’affaire et se dessaisir comme dit
-il on le lui avait demandé. Par lasuite, il démissionnerait et quitterait le pays.
RESUME DES AUDITIONS
 
Berlens Joseph
,
homme de confiance du Juge Jean Serge Joseph,
quiaurait aussi été entendu par le RNDDH, quatre juges de la CSPJ, et autres entitésdans le cadre de
l’enquête, est né le 19
-10-1988. Il accompagne toujours le juge dans son véhicule, dans son appartement à cabaret et dans sa maison, à
l’Estère. Berlens (alyas Ti Sourit) déclare:” se denpi nan lane 1999 mwen konnen
 jij la. Li voye m lekòl, mwen rann li sèvis, mwen t ap jere yon sibèkafe pou li,
enpi li vin mande m pou m akonpanye l lè l ap monte potoprens… Abitid jij la,
nan jou travay, se soti bò 6 zè nan maten li ale nan biwo, jis rive 4-5 kèapremidi. Li pa janm dòmi pòtoprens, se kabarè li dòmi. Se jij la ki toujou kondimachin li, li pa gen chofè.Souvan se ak Mèt Madisten l ap pale sou konsèy kòman pou l abòde dosye kikonsènen madanm ak pitit Michèl Mateli, ansanm ak minis yo ki dwe parèt nantribinal.Nan jedi 11 jiyè 2013 nan maten, jij Sèj te nan tribinal la, li di fòk li ale kabarè,enpi li dwe mande madanm li otorizasyon pou l al rankontre ak minis jistis lamenm jou apremidi a. Dwayen an rele jil Sèj bò 2 zè apremidi konsa pou yo pranrandevou nan pakè a. Rive nan pakè a, machin dwayen an pa gen ni chofè, nisekirite, li gen yon kòstim ble sou li, yon chemiz blan ak yon kòl wouj. Motèmachin dwayen an te deja ap mache. Dwayen an, se yon moun ki pale soupwent lang. Machin dwayen an, se yon Nisann patwòl blan ak vit tente. Dwayenan di Sèj, li pa bezwen ale ak sekirite, l ap monte nan machin dwayen an. Li te
bò 3 zè, 3 zè edmi nan apremidi… Lè yo deplase, gen 2 lòt machin ki derape
dèyè yo.Lè yo retounen bò 6 zè apremidi konsa, jij Sèj mande m pou m pran diri a ki tenan machin li pou m mete l nan machin dwayen an. Diri a se 10 mamit nan yonsak angrè jo n, ki make agro-sèvis. Pandan nou sou wout pou ale kabarè, mtande jij Sèj pale ak mèt Madisten. M tande jij Sèj di l ap retounen kanada. Li dimèt Madisten se nan biwo mèt Gari Lisad li te rankontre ak otorite yo. M tande lsite non minis jistis la Jan Renèl Sanon, prezidan Mateli, premye minis la LoranLamòt ak yon lòt mesye ankò ki te nan rankont la. Lòt mesye a, se yon mèt, mpa sonje non l. Sou wout la, pandan plizyè fwa telefòn jij Sèj sonnen, m tande ldi dwayen, kòmkwa se ak dwayen an l ap pale.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Lè l rive aswè menm jedi a, li di m al achte gatorèd pou li ak yon galon dlo.Pandan lannuit la, li pa janm ka dòmi, li gentan bwè tout galon dlo a, li di m lisanti vant li cho.Nan vandredi 12 jiyè 2013, nan maten, Jij Sèj di m dwayen an di l bezwen l ijan.Pat gen tribinal jou sa lakòz tanpèt Chantal. Lè jij Sèj rive nan tribinal la, li finpale ak dwayen an, m wè jij Sèj rele plizyè lòt jij pou l pale ak yo, tankou: jijLama Belizè, jij Wilnè Moren, jij Bèj O. Sipri, majistra Yanik. Li pale ak yonmadanm ki pa jij, m tande l rele l Keti ou byen Ketli.Li te bò 2 zè apremidi jij Sèj di nou prale kabarè, soti kabarè pou n ale lestè. Lènou rive lestè, li pran madanm li, pitit li Jesika pou nou retounen kabarè, paske jij Sèj te di l pral mennen madanm li kay doktè samdi13 jiyè 2013 nan maten.Pandan lannuit la, mwen pa dòmi nan menm chanm lan ak Sèj, se Jesika pitit fiyli a, ki gen 11 lane, ki vin rele m nan chanm kote m ap dòmi an, bò inè di matenpou l di m papa l malad. Lè m desann jij Sèj di m l ap mouri, li pa ka pale byen, lap pèdi langaj li, li poupou sou li, li pipi sou li, li sye anpil, zye l koule dlo, li di lpa wè byen, li wè doub, li eseye pran papye pou l ekri, li pa ka ekri, men l lage, livin pèdi konesans. Madanm li gentan fè demach machin lapolis. Lapolis di yo pagen gaz nan machin yo, se nan machin jij Sèj nou blije monte, se pote nou pote jij Sèj ki kontinye poupou sou li, li vomi nan machin li, sou tout rad li ak sou radnou k ap pote l la. Nou te prale ak li nan lopital Petifrè, men polisye a di lopitalBèna Mez pi pre. Nou rive nan lopital la bò 2 zè edmi dimaten. Yo konsilte l, yofè analiz pou li. Se sèl souf jij la k ap monte. Apre yo fin fè analiz la, yo di l pralmouri. Se bò 7 tè edmi nan aswè jou samdi 13 jiyè 2013 la jij la mouri nan lopitalBèna Mez. Apre lanmò a, fanmiy lan deside pran mò a pou n rantre ak li lestè
pou n mete l nan mòg “Merite”.
M pa konnen ki kote mò a ye konnyè a.
Ketly Julien, responsable de IMED
, a rencontré la Commission vers 11h30du matin le 19-07-
2013. Elle déclare:” Nan kad apui ak kabinè enstriksyon yo
pou yon òganis founi materyèl biwo ak sèvis entènèt, mwen te twouve m nantribinal premye enstans pòtoprens la jou vandredi 12 jiyè 2013 bò midi edmikonsa. Jij Sèj te nan kare dwayen an, lè m kwaze ak li. Lè m gade l, li di m libezwen m ijan, jodya menm. Mwen al fè ti pale ak li nan koulwa a. Mwen di l: mpa konprann vizaj ou, sanble w malad, ou merite yon ti repo. Mwen wè vizaj liblèm, tankou yon moun ki fatige anpil. Mwen di l m pa ka rete. Li ensiste, li di mse jodya pou n pale. Mwen di l m ap retounen pita. Efèktivman mwen retounen,li te deja bò 2 zè edmi nan apremidi menm jou vandredi 12 jiyè a nan biwo jijSèj. Grefye a te absan. Li di m te gen yon premye rankont nan semenn lan pouplanifye yon lòt rankont ak minis jistis la nan biwo mèt Gari Lisad. Mwen reponnli: m pa kwè w te ale nan rankont la Sèj. Li di m: pitit, m nan ka, se bagaylanmò. Li di m, se pa sèlman mèt Gari Lisad ki te nan rankont la ak minis jistis la.Te genyen tou prezidan an Michèl Mateli, ak premye minis la Loran Lamòt. Li di

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

se premye fwa m twouve m nan sitirasyon parèy. Li di pandan Michèl Mateli appale ak li, li fè eksprè krache ki soti nan bouch Mateli ap tonbe sou vizaj mwen,enpi l ap pase dwèt li devan vizaj mwen pandan l ap fè m menas, ak tout kalitepawòl pou eseye imilye m. Jij Sèj kontinye pou l di m, li eseye eksplike yo dosyea pa nan men l ankò, men yo egzije l pou l mete bout nan dosye a pou pita madi16 jiyè 2013 la. jij Sèj rakonte m, se sèlman mèt Gari Lisad ki te yon ti jan pranpitye pou li, apre sa, tout lòt yo te agresif ak li. Pou sa ki konsènen Mateli, li temechan ak anpil move pawòl. Alòs mwen menm Ketli, mwen mande jij Sèj,kòman li te fè ale nan rankont la. Li reponn mwen, se Dwayen Remon Jan-Michèlki te konseye l, ki te akonpanye l, enpi se nan machin dwayen an ansanm ak dwayen an li te ale. Enpi li di m: Ketli, m santi m ka mouri. Gen bagay ki pi gravtoujou, Se lòd yo pase dwayen an ki dakò pou dosye a fini madi 16 jiyè 2013. Sèjkontinye pou l di: Alò, m t ap gade kòman m te ka kontoune kesyon an, pou m
te ka mande moun yo, kidonk ‘Sofya ak Olivye Mateli, ansanm ak Minis yo pou
yo ta desann nan tribinal la pou m ta fè yo peye amand si yo pa vini, enpi m tachèche yon jan pou depoze dosye a. Alò, mwen Ketli, m pwopoze jij Sèj, pou mekri tout deklarasyon l yo sou papye, mwen antann ak li m ap anrejistre l, m ap
filme l enpi pou m gaye dosye a nan laprès pou pwoteksyon l…. Li dakò
. Noupran randevou pou m pase lakay li lestè jou samdi 13 jiyè 2013 bò 8 tè nan
maten….. Anvan lè samdi 8 tè maten rive, mwen rele Jij Sèj, se yon dam ki
reponn pou di Jij Sèj malad, li lopital. Alò mwen rele dwayen Remon Jan Michèl.Li pa reponn. Mwen rele l ankò, li pa reponn. Se jis dimanch 14 jiyè 2013dwayen an rele m pou l di se legliz li te ye, se sa ki fè l pat ka reponn. Mwen toupwofite di dwayen an, jij Sèj te gentan di m se li menm dwayen an ki te òganizerankont la, enpi se li menm dwayen an ki te akonpanye Sèj nan rankont la.Dwayen an pa reponn anyen. Li pito pale de dosye materyèl biwo ak entènètnou te tanmen pale vandredi a. Mwen rele jij Bèna Senvil ki di m wi, li konfimese dwayen an ki mennen jij Sèj nan rankont lan. Jij Bèna Senvil menm dakò ak 
mwen fòk gen komisyon ankèt ki monte pou fikse responsablite yo….
Mwen menm Ketli, mwen pa t ap pale nan radyo. Se lè m tande deklarasyondwayen Remon Jan Michèl nan radyo, kote l deklare pat janm gen rankont,mwen santi m endiye, se sa ki fè nan dat madi 16 jiyè 2013 mwen deside di toutsa m konnen de dosye a nan radyo. Mwen dispoze parèt devan tribinal pou mtemwaye..
Maitre Samuel Madistin
a été entendu par la Commission Sénatoriale le
vendredi 19 juillet 2013. L’ancien Sénateur Madistin nous a rappelé qu’il avait
déjà adressé une lettre dans laquelle il a témoigné par écrit, et par conséquent,
’il est prêt à se rendre au tribunal pour confirmer ses érits.
Maitre Samuel Madistin nous a dit que le Juge Jean Serge Joseph lui a confié quelors de la rencontre du jeudi 11 juillet 2013, dans un élan de sympathie et depit
ié de Maitre Gary Lissade à l’égard du juge Serge, ce conseiller de Michel

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Martelly, a pris soin de compléter à la plume sa carte de visite qu’il a remise au
Juge Jean Serge Joseph. Cette carte de visite existe.
Maitre Madistin a attiré l’attention des
membres de la commission sur unemployé du parquet, dénommé Figaro, qui avait parlé à Serge. Le juge Serge adit ceci à Figaro
: “ ou wè nan ki machin m monte, pou m soti, se nan machindwayen an…..” 
 Maitre Samuel Madistin nous a promis de nous aider à approcher la famille du
regretté défunt pour les suites de l’enquête.
 
Doyen Raymond Jean Michel
a été entendu par la commission sénatoriale levendredi 19 juillet 2013 de 1 h 40 à 3 h 29. Donc pendant une période de 1 h 49
minutes. La commission s’est excusée
 
du fait qu’elle s’est présentée pour luidemander audience, alors qu’elle avait déjà adressé une lettre de demanded’audience pour le lundi 22 juillet 2013. Alors, le doyen a appelé un responsablede la CSPJ pour demander l’autorisation de recevoir la co
mmission.
L’autorisation a été accordée au téléphone, par Maitre Elibert de la CSPJ.
 
Le doyen a déclaré: “ mwen resevwa nou ak yon doub chapo: kòm majistra asi,ak kòm administratè…
  Asiz kriminèl louvri nan dat 08 jiyè 2013. Jij Sèj vini kote m pou l di m li bezwenm nan dat madi 9 jiyè 2013 nan biwo m pandan m ap resevwa jire yo ak toutdifikilte sa reprezante. Jij Sèj ensiste pou l di m se ijan, enpi se konfidansyèl,paske se yon sitiyasyon ki dwòl.. Li te anviwon 10 zè 30 nan maten.. Mwenpwopoze l pou n ale yon kote pou n pale, san sekirite, san chofè. Nou ale, bòmidi edmi konsa, nan tèminis ri pave nan ansyen tribinal travay la. Jij Sèj rakontem li viktim de otorite deja, kote nou ye a pa ofri ase sekirite pou n pale, pito nouale lòt kote. Alò, mwen ale ak li nan rèstoran Table de Cajus, dèyè mize a. Jij Sèjpoze m kesyon pou l mande m, èske m pa resevwa okenn kout fil. Mwen reponn:non. Jij Sèj di m Mèt Nyoutonn Senjis ak mèt Andre Michèl evoke atik 400 an,sepandan avoka gouvènman an pa replike pou di pèsonaj sayo pa ka deplasekonsa. Lè n fin pale, nou retounen nan pakè a, nou pa manje nan restoran an.Nan dat mèkredi 10 jiyè 2013, bò inè apremidi, batonye a di nou dwe fè yonbagay, paske ministè edikasyon dekrete alèt wouj lakòz ouragan Chantal. Mwenblije sispann tout odyans pou 48 èdtan. Mwen rantre lakay mwen bò 3 zè edminan apremidi. Radyo m koute, se radyo Alelouya FM.Nan dat jedi 11 jiyè 2013 bò 9 vè nan maten, CSPJ rele m pou l otorize mreprann aktivite tribinal la. Nan anviwon 10 zè edmi nan maten, CSPJ rele ankòpou verifye si m rive nan tribinal la.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Bò inè edmi pou rive 2 zè apremidi, Jij Sèj rele m, li di m l ap vini kote m. Li tenan biwo a deja denpi maten, li te ale. M pat wè l. Lè jij Sèj rive nan pakè a, li tebò 3 zè 25 apremidi, li gare machin li. Mèt Rigo Diplan te nan pakè a, men l patwè m. Bò 3 zè 35 nan apremidi, jij Sèj monte nan machin mwen, enpi l di m annale menm ti kote a ankò, kivledi nan restoran Table de Cajus. Jij Sèj poze mmenm kesyon an ankò, èske m pa janm resevwa okenn apèl ni dirèk ni endirèk ki soti nan pouvwa egzekitif la. Mwen reponn li: non. Nou pase apeprè 15 a 20minit nan paking restoran an ki pat gen anpil machin, enpi nou retounen nanpakè a. Nou pa janm rantre anndan restoran an. Lè n retounen, mwen depoze jijSèj nan paking tribinal la, enpi 2 mesye yo ki te ak li yo mete yon sak ki gen 10mamit diri, soti nan machin li pou mete nan machin mwen.Nan dat vandredi 12 jiyè 2013, bò inè edmi nan apremidi, mwen rankontre nanpakè a ak Ketli Jilyen ansanm ak Jaklin Chal, moun Miyami Erald sou pwojèfinansman materyèl biwo ak entènèt. Se IMED ak USAID ki ofri finansman an. JijSèj rantre plizyè fwa omwen 7 a 8 fwa nan biwo a pandan m ap pale ak medamyo. Vè 3 zè 25 nan apremidi menm jou vandredi 12 jiyè a, jij Sèj rele m pandan m tenan tribinal la, pou l di m li ale lestè. Li bay mwen nimewo telefòn prive madanmli. Mwen kite biwo m bò 4 trè edmi pou rive 5 kè apremidi, enpi mwen rive lakaymwen bò 5 kè edmi pou rive 6 zè aswè. Ant 6 zè edmi ak 7 tè aswè mwen alelegliz. Se nan legliz batis Chekina, nan dèlma 33 m mache. M pa konn bwè gwo
alkòl, menm konn bwè ti byè Prèstij mwen, ak yon byè ki rele “prezidennte” 
 Nan dat samdi 13 jiyè 2013 nan maten mwen mennen madanm mwen al priyegantye boje. Mwen rele jij Sèj, mwen pa jwenn li. Mwen rele ankò, se yon vwafanm ki reponn, se madanm jij la ki di m jij la mete telefòn li nan chaj, lè lretounen l ap rele m, li te deja 9 vè 30 nan maten. Mwen rele ankò, san repons. Apre m ensiste, yo reponn mwen pou di m jij Sèj lopital Bèna Meuz. Lè sa li te 11zè edmi nan maten. Mwen di m ap vin wè l lopital la. Antretan, mèt Madisten relem pou l enfòme m sou maladi jij Sèj, li di m se emoraji ki pi pre lanmò. Bò 8 tè45 nan aswè yo rele m pou di m jij Sèj mouri. Mwen rele mèt Madisten kikonfime m lanmò a.Dimanch 14 jiyè 2013, mwen rele Ketli Jillyen ki di m jij Sèj te di l se mwen ki temennen l nan yon rankont ki gen prezidan Mateli ladan l, alòske se pandan 2 sèlfwa m rankontre ak prezidan Mateli. Se nan dat 17 oktòb 2012 nan seremoni ponwouj la ak nan dat 26 desanm 2012 pou m te al salye prezidan an. Anplis, mwen jij denpi lane 2001, mwen ponkò janm ale nan kabinè mèt Gari Lisad.
Mwennome sibstiti komisè pòtoprens nan dat 9 oktòb 1976, 
apresa nan tribinaltravay nan dat 10 jen 2001, apresa jij syèj nan tribinal sivil nan dat 31 janvye2003, enpi m nome dwayen nan dat 16 mas 2012.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

M pa janm konnen jij Sèj soufri okenn maladi.
Maitres Bernard St. Vil et Berge O. Surpris, juges au Tribunal dePremiere Instance de Port-au-Prince,
ont été entendus par la commissionsénatoriale le 19 juillet 2013. Ils ont déclaré: Jij Sèj te ale nan rankont la. Nanrankont la, jij Sej di se yon sèl moun ki te mwen agresif, se mèt Gari Lisad,apresa tout lòt yo te brital. Li manifèste dezi pou l retounen kanada. Li te mandepou l syeje madi 16 jiyè 2013 pou l te eseye retounen sou desizyon l te dejapran. Li te mande nou konsèy si l posib pou l retounen sou desizyon an. Nou tedi l li pat dwe ale nan reyinyon an. Jij Sèj te panike, li pale ak tout moun soudosye a, menm moun ki pa nan domèn dwa. Li rele Fanfan. Gen plizyè moun kite wè lè l te prale nan reyinyon an, tankou Fatal, tankou polisye Djonni
Rachelle Acélat Joseph
, épouse du Juge Jean Serge Joseph, a été entendue
par la commission le 20 juillet 2013 à l’Estère. Elle a beaucoup hésité às’exprimer puisqu’elle a peur pour sa sécurité et la sécurité de sa fille Jessi
ca,dont le père est le Juge Jean Serge Joseph. Après avoir été mise en confiance
par la commission, elle déclare: “ nan dat jedi 11 jiyè 2013 la, Sègo al nan
travay. Li rele m bò 2 zè apremidi pou l di m li pral nan reyinyon lakay mèt GariLisad, pou l al rankontre ak minis jistis la. Mwen di l pa ale. Li di m pa enkyete mpaske se dwayen an k ap mennen l, li fè dwayen an konfyans. Lè l sot nanrankont la, li rele m bò 7 tè aswè. Nan aswe jou jedi a Sègo rele m li di m li paka rakonte m sa k pase nan reyinyon an kounye a paske li sispèk gen moun kapkoute sa lap di nan telefòn li an. Li dim lap prete yon lot telefòn pou l ka rele m.Li al dòmi kabarè. Vandredi 12 jiyè 2013, Sègo al nan travay. Lè l vin chèche nou lestè nanapremidi, menm vandredi 12 jiyè a, moun ki te nan machin lan, se mwen menmmadanm li, m chita dèyè ak pitit nou an Jesika, ansanm ak Andèson ki te vindesann machinn lan lè l rive boudèt, enpi ti Sourit chita devan. M te gen pou male kay yon doktè dèmatològ nan samdi maten 13 jiyè. Denpi vandredi apremidili te kòmanse rakonte m sa k te pase jou jedi nan reyinyon an. Li di m nanapremidi jou jedi 11 jiyè a, dwayen an bouke rele l pou mande l kote l ye, paskemoun yo ap tann li. Li di m, li mande dwayen an ki kote moun yo ap tann li, eskese nan pakè a. Dwayen an reponn pou di non se pa nan tribinal la, se nan kabinèmèt Gari Lisad. Lè Sègo rive nan tribinal la, li di m dwayen an te deja sou volanmachin li, enpi dwayen an di l pa ka ale ni ak chofè ni ak sekirite. Li di m se yo 2sèl ki te nan machin lan. Ti Sourit ak Djonni rete ap tann li nan pakè a. Li di m lèl rive nan reyinyon an li wè mèt Gari Lisad, minis Jistis la Jan Renèl Sanon,Michèl Mateli, Loran Lamòt ak mèt Vandal. Li di m, Mateli agrese l pou l di l: kibò w konn wè madanm ak pitit prezidan al jije. Minis jistis la li menm, li di se mèt Vandal ki lakoz, paske l te mal plede dosye a. Sègo di anfas presyon l ap pran, liblije dakò l ap fè yon koreksyonèl espesyal pou pase dosye a jou madi 16 jiyè2013 la. Lè l fin dakò a, mesye yo mande l kisa l ap bwè. Li reponn li pa bezwen

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

anyen. Dwayen an di: « ou ka bwè yon ti bagay, paske m konnen w renmenSòmting. » Mwen di l, li pat dwe bwè ni manje nan men moun sayo. Enpi lreponn pou l di m: mwen deja bwè l. Apresa Sègo di m li pa santi l ka kontinyerete dòmi menm kote li abitye dòmi yo, li santi lavi l andanje, li vle retounen alenan peyi kanada. Anvan l te kite rankont la, Sègo di m mèt Gari Lisad renmèt liyon ti kat ki gen adrès ak nimewo telefòn li. Mèt Gari Lisad ekri ak bik, yonnimewo espesyal sou kat la menm lè a, anvan l renmèt li kat la.Nan aswè vandredi a, li te vle nou ale nan relasyon seksyèl, men m pat vle.Mwen kouche sou yon ti kabann ak Jessica, Sègo li menm, li kouche sou yon lòtkabann tou pre. Pandan lannuit la, bò inè dimaten konsa, Sègo leve pou l al pipi,m tande bokit la tonbe yon premye fwa, pandan l bese pou l pran bokit la, bokitla tonbe ankò. Mwen gentan leve pou m soutni l, paske l panche pou l tonbe,mwen mete l sou kabann mwen te kouche a. Lang li vin lou. Mwen rele mèt kayla ki rete tou pre. Mwen fè Jesika gentan al rele ti Sourit ki dòmi nan chanm anlèa, enpi m ale nan komisarya polis la pou m jwenn sekou pou m jwenn machinpou mennen m ak Sègo lopital. Machin polisye yo pa gen gaz, mwen bay yo klemachin Sègo a. Pandanstan, Sègo poupou sou li, li vomi, li sye anpil. Mwen releplizyè nan fanmiy li ki nan peyi kanada ak nan peyi dayiti. Gen nan fanmiy ki dim ale nan lopital kanape vè ak li, gen lòt ki konseye m ale lopital Petifrè ak Sè oubyen lopital kominotè. Gen yonn nan polisye yo nan machin lan ki di m lopitalBèna Meuz la pi pre, al ladan l pou premye swen.Chak ane Sègo toujou fè tout kontwòl kò l. Li pa janm soufri ni tansyon, ni sik, nikolèstewòl. Doktè Sèj Vètilis konn kontwole tou.Lè l rive lopital Bèna Meuz la, li kontinye vomi, yo pran san pou fè analiz, yo di lpa soufri sik ni kè, se tansyon l ki wo. Yo bay li piki, yo mete sewòm pou li. Sègomouri, Sègo pèdi lavi l
Mezanmi, se mwen ak Jesika ki pèdi…. Tanpri ede m jwenn jistis souple…..
 8-
Fritz Joseph
, entendu le 20 juillet 2013, est le frère ainé du juge Jean Serge
Joseph. On s’est entretenu sur la sécurité du cadavre du juge et du processusdevant aboutir à l’autopsie médico
légale. L’entente familiale a conclu lanécessité que l’autopsie soit réal
isée aux Etats-unis et/ou au Canada. Il paraitque certains membres du gouvernement haïtien ont tout fait pour récupérer deforce, le cadavre du juge. A un certain moment, il y a eu de sérieuses
contrariétés empêchant le cadavre de partir pour l’étranger.
Ce 20 juillet 2013, le
cadavre n’avait pas encore quitté le teritoire haïtien.
 9-
Docteur Serge Vertilus
a reçu la commission le samedi 20 juillet 2013 àSaint-
Marc. Le médecin a confirmé que le Juge Jean Serge Joseph n’a souffertd’aucun trouble métabolique ni de problèmes cardio
-vasculaires depuis plusieurs

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

années qu’il joue le rôle de médecin de la famill
e. Le médecin a été voir le Juge
Jean Serge Joseph à l’hopital Bernard Meuz. Il a constaté une hémiplégie, quicorrespond à une atteinte de l’hémisphère cérébrale. Un autre médecin del’hopital a essayé d’interpréter un cliché de CT Scan qui correspondrait
au patient
Jean Serge Joseph, comme une plage ayant envahi presque tout l’hémisphère
cérébral droit.10-
Maitre Jean Wilner Morin
a été entendu par la commission sénatoriale le22
 juillet 2013 au Palais de Justice qui nous a déclaré: “Biwo m twouve l an
fasbiwo Jij Sèj. Biwo jij Sèj toujou rete louvri lakòz li pa gen klimatizè. Jij Sèj toujourive nan biwo anvan m puiske l ap soti kabarè, li souvan pran bonè. Mwen menmse bò 8 tè 30- 9 h nan maten m rive.Depi apre desizyon l te pran pou mande fanmiy Mateli ak minis gouvènman anparèt nan tribinal, jij Sèj toujou ap mande m si desizyon an kòrèk. Mwen di ldesizyon an bon.Mèkredi 10 jiyè 2013, jij Sèj di m dwayen an envite l nan yon rankont nan kabinèyon mèt avoka, ak lòt moun eske l ka ale. Mwen konseye l pou pa ale nanrankont la. Bò inè apremidi menm mèkredi 10 jiyè a, li di m li fenk sot pale ak mèt Madisten li di m ki pa opoze ak rankont la, puiske se otorite peyi a, noukapab toujou dyaloge. Mwen pa rankontre ak li nan jedi 11 jiyè a. Vandredi 12 jiyè 2013, m t ap pran syèj nan tribinal ti moun, nan ri Petyon. Lèm rive, sal la pa klimatize, m pa ka rete. Mwen deside retounen vin jwenndwayen an nan pakè a pou l regle zafè syèj la. Mwen tou rankontre ak ansyenkomisè Manès ki rele m pou l di m konsa: ou pa tande Sèj te ale nan yon rankontayè jedi 11 jiyè a ansanm ak dwayen ak yon bann lòt otorite ki fè l menas ak gwo presyon?. Lè m kwaze ak Sèj, mwen santi l panike, enpi l di m: mon chè, sewou ki te gen rezon, m pat dwe ale nan rankont la.Lè m rive kote dwayen an, menm jou vandredi 12 jiyè a, m tou pwofite didwayen an mwen okouran li te mennen jij Sèj nan yon rankont sou dosye mètNyoutonn lan ak lòt moun, enpi m konnen rankont la te mal pase. Dwayen anreponn mwen pou l di: se pa konsa sa te pase, m ap rele w, pou n pale sou sa.Dwayen an pa janm rele m. Se pou rezon sa, lè m vin tande jij Sèj mouri, mwenmande konvokasyon asanble jeneral jij yo.Lè m rive nan odyans la, mèt Vye mande m depòte m de dosye a. Mwen dakò,mwen deside rantre lakay mwen.Se nan samdi 13 jiyè 2013 nan apremidi, yon ti fanmiy mwen aprann mwenlanmò jij Sèj. M rele yon lòt jij pou konfimasyon. Ansyen komisè Gasan konfimelanmò a. Mwen rele dwayen an plizyè fwa, li pa janm reponn telefòn.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nan dimanch 14 jiyè 2013, bò 3 zè apremidi, dwayen Remon Jan-Michèl rele mpou l di m li te legliz, se sa k fè l pat ka reponn telefòn. Dwayen an di m li tandey ap di anpil bagay sou lanmò jij Sèj la. Lè m mande l eksplikasyon, li reponnmwen pou l di: jij Sèj te vini kote l pou l mande l konsiltasyon sou dosye a. Alò,pou evite twòp monte-desann, li ale ak jij Sèj nan yon restoran pou yo pale. Lèyo fin pale, yo retounen nan tribinal la. Dwayen an kontinye pou l di m li sezitande yo di prezidan Mateli te menm fache nan rankont la, enpi se dwòg li blijekonsome pou l kalme.
Se tout sa m konnen de dosye a….
 11-
Le ministre de la justice
qui avait été prié par la commission sénatorialede se faire accompagner par les responsables de
l’USP, de l’USGPN, de la CATTEAM, n’avait pas informé
 
le directeur de la Police qu’il devait avertir ces
responsables. Le directeur de la Police a confié que le ministre de la justice ne luiavait pas mis au courant. Au cours de la rencontre, le directeur de la police a
même essayé d’appeler au téléphone ces
responsables. Mais, le ministre de la justice lui a demandé de ne pas insister, parce que ces responsables sontprobablement partis avec Michel Martelly pour le cap-haïtien ce lundi 22 juillet2013.
Le ministre de la justice déclare: “ m tande nan radyo,
yo di m te prezan nanrankont nan biwo mèt Gari Lisad, kote jij Jan Sèj Jozèf ta patisipe. Se yonrankont imajinè. Se yon revelasyon post-mortem, se yon plezantri, se yon blag. Yo menm di jij Sèj ta pote diri pou mwen. Enpi, yon rankont konsa, omwen mèt Vandal, avoka fanmiy lan ta dwe prezan.Jij Sèj te desezi de dosye a, alò m pa wè pou ki sa m ta enterese ak jij Sèj. Anplis, Gari Lisad, se yon avoka, pou ki sa m ta oblije ale nan biwo l pou yonrankont, m te ka envite l nan biwo m. Menm si m konnen adrès kabinè mèt GariLisad, ri dèyè rezèvwa, tou pre ministè planifikasyon an, m pa janm ale nankabinè mèt Lisad ni lè m te avoka, ni pandan m minis jistis.M te pale ak dwayen Remon Jan-Michèl, li di m li pat okouran de okenn rankontkonsa. M pa sonje ki dènye fwa m rankontre ak dwayen an. Antouka, n patrankontre ak dwayen an jou jedi 11 jiyè 2013 la.Pou sa ki konsènen nominasyon jij Sèj, se minis Pòl Deni ki te nonmen l, se paMateli ki te nonmen jij Sèj. M pa di Mateli fè manti paske l di se li ki te nonmen
 jij la, men se sou gouvènman Preval la jij Sèj te nonmen.” 
 
Se samdi 13 jiyè 2013 nan aswè m te okouran de lanmò jij Sèj…..
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Maitre Lamour, accompagné de maitre Théodore
 
nous a confié:” nan dat
vandredi 12 jiyè 2013 bò 10 zè edmi pou 11 zè nan maten, mwen ale nan pakèa, mwen rankontre ak mèt Moren ki mete m okouran de pakèt presyon jij Sèj sibinan rankont li te patisipe ayè jedi 11 jiyè a nan kabinè mèt Lisad, ansanm ak lòtotorite egzekitif la. Lè m rive nan biwo jij Sèj m wè l piye sou biwo l, l ap pale ak mèt Madisten. Mwen te akonpanye ak yon moun. M santi se yon pawolikonfidansyèl, m pa rete nan biwo a. Pandan m deplase, se Sèj ki rapousuivmwen pou l di m bagay yo rèd, pouvwa a fache anpil kont li ak kont dwayen an. Yo di yo fache ak dwayen an, paske l distribiye dosye a bay jij ki pa jij pouvwa a.Jij Sèj di m Mateli ak Loran Lamòt fache paske yon jij vle voye madanm ak pititprezidan nan prizon. Yo egzije pou dosye sa fini wèpawè jou madi 16 jiyè 2013.Jij Sèj di m se nan kabinè Gari Lisad rankont la dewoule, men Gari Lisad ak minis jistis la pat agresif ak li, se Mateli ak Lamòt ki te agresif. Jij Sèj di m, anvan ldeplase, mèt Gari Lisad renmèt li kat vizit li. Jij Sèj te montre grefye Sajès katvizit la. M konstate jij Sèj te panike anpil.Samdi 13 jiyè nan maten, mèt Manès rele m pou l di m jij Sèj fè yon Stwok, lilopital. Li di m, ou wè kòman nèg yo anraje. M rele mèt Madisten samdi swa kikonfime m Sèj mouri. Mèt Madisten di m l ap pran responsablite l pou l denonsefè a.Nou pa dwe bliye, lè yo te bay komisè Lyonèl Konstan Bobren, aktyèl direktèegzekitif CSPJ a, lòd pou l arete Gayo Dòsenvil, se nan kabinè Gari Lisad pouvwaa te konvoke mèt Bobren pou fè djòb sal sa. Pami moun ki te nan rankont sila, tegen: premye minis Gari Koniy, Gari Lisad, minis jistis la, minis zafè etranje a ki seLoran Lamòt ak mèt Bobren. Lè sa a, mèt Bobren te deside renmèt demisyon l,olye l te vyole lalwa. Se lè sa yo te nonmen jan Renèl Senatis komisè.
La commission sénatoriale s’est rendue à l’hopital Be
rnard Mevs pour rencontrerles responsables de ce centre de soins, dont les
Dr. Jerry et Marlon Bitar, etDr. Ariel Henry
. Nous avons visité les divers services de ce centre,
particulièrement l’accueil, qui nous paraissent fonctionner selon les principes
dedéontologie médicale.
Le patient Jean Serge Joseph a été admis à l’hopital le samedi 13 juillet 2013 à 3
heures du matin par Dr. Linda Théodore. Le patient a été rapidement pris en
charge par les services d’urgence. Il était en coma profond, avec myosis
 bilatéral.
Selon l’anamnèse effectuée par le médecin de garde, à partir des parents dupatient, il n’y a pas eu d’antécédants personnels d’hypertension artérielle, nid’autres troubles métaboliques nécessitant un suivi médical régulier.
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nous avons lu les images de CT SCAN de la boite cranienne, montrant unhématome intra-cérébral, avec oedème péri-lésionnel correspondant à unemassive hémorragie cérébrale gauche, avec compression ventriculaire.
Le diagnostic d’Accident Vasculaire Cérébral hémorragique gauc
he est posé. Cet
 A.V.C. provenant probablement d’une hypertension artérielle, étant de pronostictrès sombre, n’a pas pu être l’objet d’une intervention chirurgicale, selon l’avisdes experts présents, compte tenu de l’état clinique et du bilan des examens
 pré-opératoires. Malgré tous les soins intensifs, et les tentatives de réanimation,le patient Jean Serge Joseph est décédé ce samedi 13 juillet 2013 à 8 heures dusoir.
Les médecins et techniciens de l’hopital n’ont pas pu se prononcer sur aucun
évènement qui pourrait éventuellement précéder ou provoquer la poussée ou la
crise hypertensive ayant conduit à l’installation de l’Accident Vasculaire Cérébral.
 
La commission sénatoriale salue l’esprit d’ouverture des responsables de l’hopital
Bernard Mevs qui ont offert à la commission, leur totale et franche collaboration.La commission sénatoriale a entendu le mardi 23 juillet 2013,
maitre JosephManès Louis
 
qui a déclaré: “ nan dat 10 jiyè 2013 jij Sèj rele m pou l di m li
bezwen m. Mwen reponn li m ap pase kote l kabarè.Nan dat jedi 11 jiyè, mwen pale nan telefòn ak mèt Moren, ak mèt Bobren ki dim rankont ant jij Sèj ak otorite yo te fèt kay Gari Lisad. Mwen pale tou sou dosyea, ak Fito ki se vwazen ak pwopriyetè kay kote Sèj rete a. Vandredi 12 jiyè 2013, Fito di m li wè Sèj, li pale ak Sèj ki di l kòman li regrèt lite ale nan rankont la, paske l santi l pa byen menm. Nan apremidi, Sèj sotilestè ak madanm li ak pitit li. Rive aswè, li pran zam ki te nan men sekirite l la.Samdi 13 jiyè 2013 lè m aprann Sèj malad, li ale lopital Bernard Mevs, mwendesann nan lopital la bò 10 zè nan maten pou m al wè l. Men lè m rive nanlopital la yo di m se pa lè vizit.
 Analyse des Données recueillies lors des Auditions des Témoins et Acteurs de
l’Evénement
 
D
e l’analyse des
donnees fournies par les
témoins et acteurs de l’évènemententendus à l’occasion des auditions tenues
tant au sénat de la république que
dans d’autres espace selon la personne a auditionner
, sa disponibilite et le degrede serennite necessa
ire pour l’audition et le deroulement de l’enquete en
general. Les differents temoins et acteurs auditionnes nous ont permis de

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

comprendre qu’a partit du mardi 02 Juillet 2013, le juge Jean Serge Joseph,
ayant pris la decision de citer a comparaitre des gr
ands commis de l’Etat, a
donne une impulsion toute particuliere a une affaire en apparence banale, mais
qui avait toutes les possibilites d’imposer un virage a 180 degres aux faits et
gestes legaux et politiques en Haiti. Il faut signaler que des le depart, la famillepresidentielle a pris tres au serieux la denonciation portee par maitre NewtonLouis Saint Juste devant le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince,maitre Jean Renel Senatus, faisant etat de corruption et de concussion aux plushautes sp
heres de l’Etat, indexant a l’occasion l’epouse et le fils du president de
la Republique.
La presidence s’est retrouvee dos au mur quand «
la femme de Cesar a été vuenue.
» Il fallait sortir de l’impasse. Et pour ce faire, tous les moyens etaient
corrects et toutes les troupes etaient mobilisees.Une affaire qui peut paraitre simple aux yeux de celui qui ne sait pas trop ce quesont les meandres de la politique. Mais compliquee pour qui sait lire avec deslunettes psychologiques les actions et reactions politiques dans un etat domine
par le grand banditisme, le mepris du droit et l’indecete impunite.
Qui sont-ils lesacteurs impliqués dans cette affaire ?I.-
Il s’agit en tout premier lieu d
e Me Newton Louis Saint Juste. Jeune et brillantavocat de la cap
itale, il a pris sur lui d’initier une action en justice contre ce qui a
ses yeux lui parraissait inacceptable. Beaucoup de personnes en parlaient certes,
mais tres peu de gens pensaient a faire quoi que ce soit a propos de l’affaire.
 II.-
Mais l’affaire a vite été classee sans suite par le commissaire dugouvernement d’alors Me Jean Renel Senatus. Elle a rebondi en Septembre et atraine quelque temps avant de recevoir une impulsion particuliere de la part d’un
citoyen denomme Enold Florestal qui a fait une citation au correctionnel.III.-
Quand le 02 Juillet 2013, le juge Jean Serge Joseph, en charge de l’affaire a
sorti son jugement avant dire droit, un peu tout le monde a commence apressentir une tempete juridico-politique. Suivent quelq
ues jours plus tard l’appelde Me Vandal et du commissaire Delille. Mais on se souviendra que l’affaire n’apas été rien qu’une simple action en justice. C’était une affaire eminemment
politique. Alors des moyens politiques devaient etre utilises pour obtenir desresultats probants.IV.-
C’est ainsi qu’entreront en jeu les grands negotiateurs qui a partir du mardi
09 Juillet 2013 imprimeront un autre cours a la reponse de la famillepresidentielle. Dans cette saga juridico-politique, certains se positionnaient pour
marquer des points politiques, alors que d’autres se trouvaient en position de
perdre de serieux points politiques : mais tous sur le terrain du droit. Alors, ceux

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

qui envisageaient la possibilité de perdre des points avaient tout de suite compris
qu’il fallait utiliser
même en apparence le terrain du droit pour éviter de perdre.L
’avocat d
e la famille présidentielle ayant fait une piètre prestation raconte-t-on,il fallait dans cette opération a la fois étriquée, compliquée et périlleuse faireappel aux gros cylindrés.
 Aussi, les services d’un grand cabinet
ont été requis pour agencer et coordonner
les lignes d’attaque de l’ 
équipe menée au score. V.- Le rôle du cabinet de Me Gary Lissade doit être compris dans sa dimensionhistorique. Ce cabinet a déjà été utilise par les services gouvernementaux quandil fallait exercer des pressions sur le commissaire du gouvernement de Port-au-
Prince d’alors Me Lionel Constant Bourgoin. Il avait été demande a celui
-ci deprocéder
a l’arrestation de Mr Gaillot
Dorsainvil, ancien président du ConseilElectoral Provisoire qui avait organise les élections aux cours desquelles MrMichel Joseph Martelly est parvenu a la présidence
du pays. C’est dans cecabinet qu’a eu lieu la
réunion a laquelle avaient participe le Premier ministre
d’alors (Gary Conille), son ministre de la Justice (Michel Pierre Brunache), son
ministre des Affaires étrangères (Laurent S. Lamothe), le commissaire dugouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince (Lionel C.Bourgoin), etc. Ce cabinet semble être le lieu de prédilection des grands
complots contre l’ 
état de droit en Haïti. La commission a eu la chance et leprivilège
d’avoir l’actuel Premier ministre Laurent S. Lamothe accompagne de
plusieurs membres de son cabinet dont Michel Pierre Brunache. Tous ontconfirme avoir participe a une réunion
a ce cabinet du temps ou l’un était
ministre des affaires étrangères
et l’autr
e ministre
de la justice. Ils n’ont certes
pas précise les raisons de cette réunion
en dehors des locaux de l’administration
publique. Mais tout le monde sait que par la suite le commissaire Bourgoin a dudémissionner de son poste car il avait refuse de souscrire aux demandes de sessupérieurs du moment. VI.- L
’on compr
endra surement quelle expertise ce cabinet a du développer dansla gestion des dossiers gouvernementaux a scandale. Me Lissade, ayant en sapossession un badge de conseiller juridique du président, se doit de justifier sontitre et peut être son salaire. Il doi
t trouver la sortie juridique d’un dossier juge
politique. Mais, y avait-il un détour juridique possible dans un dossier ou le jugeen charge a déjà émis un jugement avant dire-droit ?Deux choses sont à retenir ici. A) Le dossier présente une image pas trop propredu président de la Republique, de sa famille, et de son administration. Il fallait enfinir au plus vite pour passer de cette distraction à
autre chose. Mais l’affaire
allait durer, car les tribunaux étant
en vacance avec l’ouverture des assisescriminelles le 08 Juillet 2013, l’appel
interjeté
et par le Parquet et par l’avocat de
la famille présidentielle ne seraient entendus
qu’en Octobre
à la réouverture des

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

tribunaux. On co
urait alors le risque d’endurer le supplice des gorges chaudes
pour environ trois mois encore. Donc, il fallait trouver le détour juridique pour
sortir au plus vite de l’imbroglio juridico
-politique. Ainsi, le ministre de la justice aconfirme au cours de
son audition qu’il y avait une sortie juridique simple. Les
parties qui ont fait appel feront le retrait de leur appel. Ils adresseront unerequête au doyen du tribunal de Première Instance pour lui demander un rejugé.Le doyen prendra une ordonnance abréviative demandant au juge un siègespécial
pour entendre l’affaire a nouveau et ainsi obtenir ou bien que le juge se
déporte
de l’affaire ou qu’il
émette un nouveau jugement qui renverrait la familleprésidentielle
blanchie de l’affront de la plainte.
 VII.-
Rien de tout cela ne peut se faire sans l’aval, le support et l’implication du
doyen. Voila pourquoi le doyen Jean Michel est-il devenu le personnage central
de l’affaire. L’appel ayant été
interjeté le 08 Juillet 2013, le mardi 09 Juillet 2013le doyen Jean Michel entre en action. Il raconte à la commission que le juge est
venu le trouver en son bureau pour lui poser une question. Mais c’était tellementsensible et confidentiel qu’ils ont du tous les deux quitter les locaux du palais de
 justice pour aller en parler ailleurs.
Ils sont d’abord partis vers les locaux del’ancien tribunal du travail. La, le juge
déclare
ne pas se sentir a l’aise et
réclameun espace plus sécuritaire. Ils partent à nouveau vers le restaurant Table deCajus au Champ de Mars
. Ils n’entrent pas dans le restaurant, ils restent dans le
véhicule
(celui du doyen) dans l’aire de stationnement du restaurant. Aussi n’est
-il pas possible de vérifier avec les tenanciers si ces deux clients remarquablesavaient été reçus ce jour-la. Mais ils vont en ce lieu secret pour faire quoi ? Le
 juge, dit le doyen, n’avait qu’une seule question a lui poser
: « Aviez-vous reçudes appels des gens du pouvoir exécutif 
concernant le jugement que j’ai
rendu ?» Personne ne comprend en fait pourquoi cette question en apparence
anodine n’aurait pas pu
être posée au bureau du doyen. Mais en plus, le doyen
affirme qu’ils sont restes la dans l’aire de stationnement du restaurant pendant
vingt minutes pour cette seule question. Il faut croire comme le chante Garouque : « Le monde est stone.»Cependant, le récit du juge à ses amis ose être diffèrent de celui du doyen. Pour juge Jean Serge Joseph, il a été conduit a une rencontre avec les avocats de la
famille en vue d’ 
être persuade de rencontrer le ministre de la justice aux fins detrouver une issue a la crise provoquée par son jugement avant dire-droit. Deux jours plus tard, le juge est conduit une fois de plus par le doyen, sans chauffeurni agent de sécurité au même restaurant, a la même aire de stationnement.Toujours selon le doyen sur demande du juge. Définitivement, le juge doit avoir
été victime d’une foudre amoureuse pour cette aire de stationnement. La
conversation dure encore une vingtaine de minutes. Le sujet : la même questionangoissante du juge.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mais le récit du juge est different. Il y a eu progression. Cette fois, il a étésommé
de rencontrer le ministre de la justice qu’il a en maintes instances
antérieures refusé de rencontrer. Le
 juge Joseph qui s’était rendu
à son bureauce jour-la mais est reparti très tôt car les locaux du palais de justice étaient
pratiquement vides a cause de l’alerte rouge
déclarée en raison du passage ducyclone Chantal. Il est retourne chez lui à Cabaret. Peut être pour fuir le doyenqui le harcelait
d’appels
téléphoniques. Il est environ 13 heures et il parle autéléphone avec son épouse. Le doyen appelle a nouveau, il répond et demandeau doyen de lui accorder une heure avant de le rejoindre. Les appels du doyense multiplient et se fon
t plus pressants. On connait déjà la suite de l’histoire qui a
déjà été expose dans le point 17 de la section relative a la reconstitution desfaits.Que faut-il comprendre de tout cela ?1)
 
Que le récit du doyen est confronte à de graves difficultés de cohérencelogique.a)
 
Pourquoi un doyen qui a à sa disposition un bureau qui est censéprotégé des intrusions des personnes non-invitées aurait-il senti lanécessité
d’aller d’abord sur une galerie du local d’un ancien tribunal,et ensuite dans l’aire de stationnement d’un restaurant pour r
épondre
a une simple question d’un
 juge ? Il est finalement revenu le tempsdes contes de fée.b)
 
Pourquoi cette si simple conversation aurait-elle duré vingt minutes
quand la réponse monosyllabique a la question du juge n’a
urait duré
que l’espace d’une seconde
?c)
 
Pourquoi le doyen qui selon sa propre déclaration
n’a pas l’habituded’appeler le juge, n’est pas un ami proche du juge, l’aurait
-il appelé, neserait-
ce qu’une seule fois ce jour
-la ?d)
 
Comment expliquer que le doyen fut longtemps prêt, attendant dansson véhicule
en marche l’ 
arrivée
du juge, si ce n’est rien que pour
répondre à une question du juge aussi pressante et angoissante fut-elle ?e)
 
Pourquoi ne pas rester dans le véhicule et causer quand ce jour-la lepalais de justice était pratiquement presque vide, donc sans grand
risque d’ 
être entendu ?f)
 
Mais, de plus, qu’ 
était-elle cette conversation qui ne pouvait êtreentendue des intrus ?g)
 
Et le mardi 09 Juillet et le jeudi 11 Juillet 2013, les réunions qui ont eu
lieu dans l’aire de stationnement du restaurant l’ont eu a la
mi-journée,pourquoi sont-
ils restes dehors et n’ont pas pense a prendre le lunch
ensemble ? Les différents récits du doyen le présentent comme
quelqu’un qui
pratique souvent les restaurants de la capitale.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

h)
 
Mais le vendredi 12 Juillet 2013, pourquoi le doyen qui a toujours étési prompt a répondre aux supplications du juge – qui semble-t-il étaitobsède
par l’ 
idée que les autorités du pouvoir exécutif auraient pu
mettre la pression sur le doyen pour qu’a son tour il la mette sur le juge afin qu’il revienne sur sa
décision
 –
 
n’a pas daigne recevoir le juge bien qu’il reconnut que celui
-ci se présentât sept ou huit fois ason bureau
? Pourquoi ne l’a
-t-il pas appelé ce soir-
la bien qu’il
reçutdu juge un numéro suppose inconnu du grand public ?i)
 
Pourquoi ne l’a
-t-il appelé que le samedi 13 Juillet 2013 vers les dixheures AM ? Et pourquoi le doyen a-t-il été si inquiet au point
d’appeler plusieurs personnes
afin de confirmer la mort du juge ? Ou
encore pourquoi ne s’est
-il jamais déplacé pour aller voir comment aété le juge durant les heures de son hospitalisation étant donne quedans les jours qui précèdent, il y a eu une telle complicité entre le jugeet le doyen ? j)
 
Comment comprendre la ré
ponse du doyen au juge Morin qui l’avertement repris pour le fait qu’il a conduit le juge a une
réunion aucours de laquelle le juge a été malmené. La réponse dialogiquetombait : «
Ce n’est pas ainsi que cela s’est passé. Je t’expliquerai plus
tard.»
De quel ‘cela’ s’agit
-il
? Le fait d’ 
être malmené ou celui deconduire le juge a une réunion
? Tout compte fait, il n’a jamais rien
explique a quiconque.k)
 
Comment comprendre également que le doyen ait préféré contourner
les remontrances de Madame Julien de l’IMED qui lui a reproche d’ 
être
a l’origine de la mort du juge par le simple fait de l’avoir conduit a
cette réunion ou il a été expose a toutes sortes de pressions et demenaces ? Il a préféré tourner la conversation sur la question desmatériels de bureau que Madame devait acquérir pour le tribunal bien
que Madame Julien admette qu’elle était si
dérangée par la mort du
 juge qu’elle a
éconduit le doyen au cours de cette conversation.2)
 
Mais au delà du fait que le récit du doyen ne tient pas logiquement,certains éléments de son récit
confirment d’autres points du
récit du jugeet qui sont contraires a son propre récit des faits.a)
 
Par exemple, le doyen admet que c’est lui qui a pris sur
lui-même
l’initiative d’ 
appeler le juge dans la mi-journée du jeudi 11 Juillet 2013.Fait que le juge rapporte a tous ceux qui on reçu son récit. Ce faitapparemment anodin illustre bien la logique que le juge était pressurede rencontrer des autorités autour du sujet du procès au correctionnelde la famille présidentielle. De plus, le juge a réfléchi ce matin jeudi 11
Juillet 2013 qu’il lui fallait parler
à son épouse avant de se décider
d’aller
à la réunion. Son accompagnateur (Berlens) en fait untémoignage éloquent. Mais, plus que Berlens, le juge Jean Wilner

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Morin et Maitre Samuel Madistin confirment avoir été sollicites par juge
Joseph pour leur conseil a savoir s’il était sage d’aller a cette
réunion.Juge Morin a émis un avis négatif 
, mais Me Madistin n’y voyait
pas
d’ 
inconvénient
. Juge Joseph partage l’avis de Me Madistin avec juge
Morin qui ne se prononce plus sur la question. Pourquoi juge Josephaurait-il cherche et obtenu les conseils de ses amis sur la question ?
C’est qu’il lui a effectivement demande d’al
ler rencontrer des autorités.Notons en passant, que juge Joseph ne voyait aucun inconvénient à ce
qu’il rencontre les avocats de la famille
présidentielle. Mais quand la
pression montait et qu’on lui proposait de rencontrer le ministre de la
 justice et autres personnalités du pouvoir exécutif, il a songe a
l’ 
indépendance du pouvoir judiciaire qui pouvait alors être mise encause : il prend des consultations. Quand le doyen fait monter lapression pour dire aux juges que les autres attendent, le juge secramponne à son pouvoir et réclame timidement que ce soit au palaisde justice. Mais le doyen insiste, il attend dans son véhicule enmarche, il congédie chauffeurs et agents de sécurité, il prend les
commandes de l’ 
opération.b)
 
Un autre fait en apparence anodin mais révélateur. Le doyen confirmeque le vendredi 12 Juillet 2013 le juge Jean Serge Joseph est venu ason bureau sept ou huit fois. Le juge Joseph confirme cette assertiondans son récit aux juges Bernard Saint Vil et Berge O. Surpris. Il leurexpliqu
e qu’il lui a été demande de
revenir sur sa décision, Pour cefaire, le doyen rendra une ordonnance abréviative le convoquant enurgence pour un siège spécial le mardi 16 Juillet 2013. Il dit au juge
Saint Vil qu’il reconnait et respecte sa profonde connai
ssance du droitpénal haïtien et des procédures pénales, quel était son conseil parrapport a la faisabilité de telle action. Le juge Saint Vil réplique
qu’il sereferait encore au conseil qu’il lui avait donne au tout
début de
l’affaire.
De fait, au cours de cet entretien avec le juge Saint Vil, ilconfirme avoir été plusieurs fois au bureau du doyen pour retirer
l’ordonnance en question. Mais il avoue aussi a ses amis qu’il
siègeraitce mardi-la, se déporterait
de l’affaire et partirait au Canada avec sa
famille. Certains lui avaient conseille de le faire avant mardi. Alors
pourquoi le doyen n’a
-t-il pas reçu le juge ce jour-la ? Pourquoi àchaque visite il répondait
qu’il n’était pas prêt
à le recevoir ? Cette
fameuse ordonnance n’était pas encore
rédigée ou corrigée ? Pourquoien quittant le tribunal le juge a-t-il tenu a être joignable pour le doyen
 jusqu’à lui passer un
numéro inconnu du grand public
qu’il utilisait
pour appeler son épouse? Pourquoi le doyen
n’a
-t-il appelé que lesamedi matin ? Etait-
ce parce qu’a ce moment l’ordonnance était
prête ?
Et pourquoi n’a
-t-il pas daigne rendre visite au juge à
l’ 
hôpital ?
parce qu’il croyait en ce moment
la qu’il était en train d’ 
être berne parun juge qui feignait une maladie diplomatique pour éviter de siéger

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

mardi ? Pourquoi dans la soirée
s’ 
inquiétait-il à confirmer la mort du juge
? Parce qu’il était surpris par un curieux tour de la nature
? Autant de questions auxquelles la seule réponse est que le doyen alamentablement menti. Pourquoi a-t-il du mentir ? Que voulait-il cacher ?
Mais il n’est pas le seul
à mentir, le ministre de la justice aussi a menti. Il
a essaye d’avancer l’argument farfelu selon lequel une
réunion aurait pu
se tenir, mais le fait qu’on
ait cite son nom comme participant a cetteréunion
signifie tout simplement qu’il n’y a pas eu de
réunion du tout. Celaaurait pu être vrai dans un autre monde.
En effet, le ministre a confirme sans le vouloir devant la commission qu’il y
avait une raison pour que cette réunion ait eu lieu. Pour lui, technicien dudroit, il était possible pour le juge de revenir sur sa décision. Comment ?Les avocats de la famille présidentielle retireraient leur appel. Lecommissaire du gouvernement aussi. Ils adresseraient une requête audoyen lui demandant un siège spécial pour un rejuge. Le doyenadresserait une ordonnance abréviative au juge qui prendrait un siègespécial en raison de la vacance judiciaire. Et alors, il pourrait rendre uneautre décision
. Et c’est exactement ce que le juge Joseph confie a ses
collègues juges. Il lui a été demande cela et rien de plus. Il a consulte le juge Saint Vil pour être conseille sur la faisabilité de telle action. Cela
n’implique pas encore que le ministre ait été
présent a cette reunion.Cependant, dans les récits antérieurs à la réunion, le juge à confie a tousses confidents que le doyen avait voulu
qu’il
rencontrât le ministre de la
 justice. C’est ce qu’il a confie a son
épouse, a juge Morin, a Me Madistin.
C’est ce qu’il a confie apres la
réunion a ceux auxquels il a raconte samésaventure. Au juge Morin il déclare : «
Si j’avais suivi ton conseil, jen’aurais jamais
essuyé
tant d’humiliations.» A Madame Julien de l’IMED
qui ne pouvait croire ses oreilles il confie : «
Ces gens m’ont
malmené.Seul Me Lissade a été tendre avec moi.» Quand Madame Julieninsiste : « Et le ministre
? Il n’a pas été aussi arrogant que le
président,mais il insistait pour trouver une solution juridique acceptable.» A sonépouse inquiète
qui s’enquiert
: «
Ne me dis pas qu’apres que ces genst’aient aussi
malmené, tu as mange avec eux ?» Et lui de répondre : « Il
n’ 
y
avait rien a manger, j’ai simplement partage un coup avec eux.»
 Le ministre de la justice Me Jean Renel Sanon était bel et bien présent à laréunion.Le président
de la Republique aussi a menti. Il affirme qu’il n’avait pas aprouver qu’il n’ 
était pas a la réunion
mais qu’il revenait a ceux qui
affirmaient le contraire
de le prouver. Cela laisse supposer qu’il était lamais qu’il était la mais que tout le monde a
reçu
l’ordre de mentir a sonsujet, et qu’ainsi personne n’allait pouvoir prouver qu’il était effectivement
physiquement présent a cette réunion.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

On se rappelle que dans le compte-rendu des auditions un rappel avait été
fait quant au comportement du ministre de la justice qui n’a pas daigne
informer le directeur général
de la Police qu’il devait se faire accompagnerpar les responsables de l’USPN, l’USGPN, la CAT TEAM, le responsable de
la sécurité présidentielle
. Il ne l’a pas fait, essayant de soustraire ces
responsables détenteurs de précieuses informations quant au calendrierdes déplacements du président de la Republique. Par exemple, un destémoins raconte que le lundi 08 Juillet 2013, en rentrant a Port-au-Prince,
le juge a été stoppe sur la route nationale # 1, a hauteur de l’Arcahaie,
par une véhicule tout terrain, pick-
up de couleur blanche. Il s’est
arrêté un
peu plus loin que l’autre
véhicule qui se positionnait dans la direction duNord mais sur la cote de la circulation allant vers le Sud. Ainsi, les deuxvéhicules se trouvaient sur la cote de la circulation allant vers le Sud. Alors, le tout terrain de couleur qui se positionnait vers le Nord a fait demi
tour et est revenu s’ 
arrêter juste a cote du véhicule du juge. Le chauffeurfait baisser sa portière
droite et s’adresse au juge qui a fait baisser sa
portière gauche : «
Tu m’ 
empêches de dormir, pas vrai?» Une
conversation s’ensuivit au cours de laquelle de
sérieuses menaces ont étéproférées
a l’ 
égard du juge. Il arrive que ce chauffeur a été identifiecomme étant le président Martelly lui-même. Il était au volant et deux
agents de police en uniforme de l’USGPN a l’ 
arrière
. L’un d’eux a
photographie les trois occupants du véhicule du juge. Apres la série
d’ 
injures et de menaces, le véhicule est reparti vers le Sud, mais le jugeéberlue
ne pensait qu’a sa mort
. Il a confie a son agent de sécurité
Johnny et a son cousin Berlens qu’ils
étaient sur le point de mourir. Ce jour-la, le juge qui ordinairement allait a son bureau en longeant la Route
Neuve, puis le Boulevard La Saline et l’Avenue Harry Truman
 
 jusqu’aupalais de justice au Bicentenaire, a du emprunter la nationale # 1 jusqu’au
centre-ville évitant ainsi la Route Neuve puisque le chauffeur du véhicule
de l’Arcahaie lui avait dit
: «
Je m’informe de
toutes déplacements, de teshoraires, et de tes démêles. Tu ferais mieux de régler cette affaire au plus
vite pour que ma famille retrouve son calme. Tu ne sais pas que j’aime
mon épouse et mes enfants ? » Alors, ce qui ressort de cette hypothétique
rencontre, c’est ce qui a été dit
plus tôt : la famille présidentielle était vraisemblablement paniquée. Aussi,le président a-t-il pris sur lui-même de régler
cette affaire qui l’ 
empêchait
de dormir. Toute l’ 
équipe de ceux qui étaient de bons et loyaux serviteursa été mobilisée pour régler cette affaire au pl
us vite. C’est aussi pourquoi
le président ne pouvait supporter de laisser le ministre de la justice opérertout seul. Les divers témoignages recueillis aux abords du cabinet de Me
Lissade confirment qu’un nombre imposant de
véhicules généralementfaisant partie du cortège de la présidence était constate en position destationnement dans les parages du cabinet. Une pauvre femme qui

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

généralement tient son commerce dans les parages dit en avoir dénombredix-huit. Mais pire, une polémique a suivi une phrase apparemmentanodine du président qui disait : «Je ne sais pas si le Premier ministreétait présent
, comme c’est tout
près de ses bureaux au ministère de la
planification. Moi, je n’y
étais
pas.» Pourquoi celui qui a dit qu’il revenait
aux autres (ses accusat
eurs) de prouver qu’il était
présent a la réunion a-t-il tenu a faire cette remarque. Serait-ce pour nuire au Premier ministreou s dédouaner
? Il n’aurait pas besoin de se
dédouaner si laresponsabilité de la preuve incombe aux accusateurs. Surement, il était
inquiet qu’il pouvait
être surpris et que de la sorte il voudrait impliquer le
premier ministre a sa place. Il n’était pas totalement certain que la mort
du juge pourrait enterrer ses agissements pour le moins suspects. Unproche du premier ministre a répondu à la boutade du président endéclarant
n’ 
être
pas trop certain que le premier ministre aurait l’habituded’utiliser le
cortège du président. Tout cela, ne fait
 –
au-delà des récits du juge- que confirmer la présence du président à cette réunion. Soustraireles responsables de la sécurité du palais national et du président de la
Republique au questionnement de la commission n’a qu’un seul objectif 
:barricader les acteurs les plus vulnérables pour les empêcher de laisserfuiter des informations précieuses et embarrassantes. Mais le crime parfait
n’existe vraiment pas.
 Quant au premier ministre, il a déclaré
devant la commission qu’il n’avait
 jamais eu la chance de rencontrer le juge. Cela aurait pu être vrai. Maistoujours dans un autre monde.Comment explique-t-il le fait que Mr Leon Charles ait été rappele deWashington pour entreprendre une mission de bons offices visant a
persuader Mr Florestal qu’il laisse tomber sa plainte, qu’il la retire etabandonne l’affaire. Devant le refus de Mr Flores
tal, sa premiere reaction
a été d’appeler le premier ministre pour le mettre en contact avec Mr
Florestal. Le premier ministre a offert à
Mr Florestal de l’argent et unposte a l’ 
extérieur du pays. Florestal refuse toujours et Leon Charles estparti.Pourquoi le premier ministre avait-
il cru bon de s’impliquer dans cette
affaire quand il a lui-même déclare
a la commission qu’il avait suivil’affaire comme tout citoyen en laissant le soin a la justice de
sévir ? Maispourquoi a-t-il été si évasif quant a son occupation du temps ce jeudi 11Juillet 2013?
Si toute l’ 
équipe devait se montrer loyale et solidaire duprésident pourquoi se serait-il soustrait a ce petit devoir familial ?Pourquoi aussi avait-
il si peur de la commission qu’il a du se faire
accompagner de six des membres de son cabinet
? Pourquoi n’a
-t-il jamais soumis cette copie du procès-verbal du conseil des ministres de la

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

veille qui lui a été réclame et qui aurait permis à la commission de vérifier
les points a l’ordre du jour et leur relation av
ec cette épineuse affaire deprocès contre la famille présidentielle ? La encore, on comprend que lepremier ministre non plus ne dit pas la vérité sur le sujet.
Tout compte fait, il s’est
avère
que la commission s’est retrouve devant une
forteresse de men
songes. Mais, il n’y a pas de forteresse imprenable, il n’y a que
des stratégies inappropriées.La commission a fait de son mieux et a réussi a percer les remparts de refus etde mensonges qui étaient ériges devant elle. Elle a pu reconstituer les faits apartir des nombreux témoignages recueillis des personnes qui avaient senti
l’obligation de confier a cette commission ce qu’elles savaient et qui d’apres elles
pourraient aider a faire jaillir la lumière sur les circonstances qui ont entoure la
mort du juge Jean Serge Joseph, en charge de l’affaire opposant au correctionnell’ 
épouse et le fils du président de la Republique au citoyen Enold Florestal pour
les faits de corruption et d’usurpation de fonction qui
leur sont reproches. Lacommission a découvert :a)
 
Le juge Jean Serge Joseph, agissant en toute indépendance, a émis le 02Juillet 2013 un jugement avant dire-droit dans cette affaire, lequel jugement met en cause la responsabilité
d’un certain nombre de gr
ands
commis de l’Etat dont le premier ministre.
 b)
 
Cette décision a ébranle les bases de la forteresse de concussion enmettant a nu les velléités
d’un pouvoir autoritaire et corrompu.
 c)
 
Tous les joueurs vedettes de l’ 
équipe
ont été mobilises aux fins d’enterre
r
au plus vite l’affaire car elle avait commence a gagner en ampleur etl’administration avait commence a perdre en
crédibilité.d)
 
La première étape
de l’offensive de l’administration a consiste a obtenir duplaignant qu’il retire sa plainte et accepte les
prébendes
qu’on lui
proposait.e)
 
Devant l’ 
échec
de pareille offensive, le pouvoir s’est retourne vers le juge
lui-même, abandonnant la manière bâton et carotte pour adopter unepolitique impériale du Sic volo, sic jubeo, sic pro ratione voluntas. Le jugedoit donc faire ce que veut le pouvoir exécutif.f)
 
Des pressions de toutes sortes ont été exercées sur le juge Joseph pour
qu’il revienne sur sa
décision.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

g)
 
L’expertise du cabinet Lissade a été mise a profit pour
préparer la face (oufarce) juridique du projet de bâillonnement de la justice et de toutes lesinstitutions républicaines.h)
 
Le doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince a servi depivot central au projet de la présidence en participant à toutes lescombines et délations devant conduire à cette fameuse confrontation du juge avec les plus hautes autorités exécutives du pays.i)
 
Le jeudi 11 Juillet 2013, une réunion
s’et tenue au cabinet de Me Gary
Lissade. Le doyen Me Raymond Jean Michel a conduit lui-même le jugeJean Serge Joseph a cette réunion. j)
 
 Au cours de cette réunion, le juge Joseph a été soumis à
d’intensespressions et menaces pour le porter a accepter d’ouvrir un
siège spécialafin de revenir sur la décision du 02 Juillet 2013.k)
 
N’ayant pas examine la
thèse
de l’empoisonnement qui
même si elle étaitprouvée
serait difficile a circonscrire dans l’espace et le temps, la
commission a acquis la conviction que les menaces et pressions ont eu
gain de cause de la vie d’un juge
honnête mais fragile.l)
 
L’ 
hémorragie intra-parenchymateuse diagnostiquée serait la conséquence
directe d’une forte soumission à d’intenses pressions psychiques.
m)
 
Le juge n’ayant jamais été diagnostique comme souffrant de
problèmesmétaboliques (hypertension artérielle, hyperglycémie, etc.), les médecins
de l’ 
Hôpital Bernard Mevs ont conclu que la très forte tension artérielleconstatée
chez le patient a son admission a l’ 
hôpital est peut être lerésultat
d’une hypertension intra
crânienne qui elle-même peut avoir étéle résultat
d’un stress immense.
 n)
 
La commission conclut au fait que le président de la Republique, lepremier ministre, le ministre de la justice, le doyen du Tribunal dePremière Instance de Port-au-Prince ont tous menti tant a la commission
qu’a la nation.
o)
 
La commission finalement conclut que tous ceux qui ont contribue a
l’organisation de la
réunion, participe a la réunion, menti a propos de laréunion au cours de laquelle le juge Jean Serge Joseph a été torture
 jusqu’à ce que mort s’ensuive, sont a des
degrés divers responsables de la
mort du juge. Il demeure entendu que seul l’appareil judiciaire aura
àétablir les degrés de responsabilité de chacun dans la mort du juge JeanSerge Joseph.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

RECOMMANDATIONS
Fort de ces conclusions, la commission recommande que :1)
 
Le doyen du tribunal de Première Instance de Port-au-Prince soit traduitpar devant le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) comme lepremier suspect dans cette affaire
avant d’ 
être limoge et livre a la justicehaïtienne aux fins de droit.2)
 
Le présent rapport soit transféré à la chambre des députés aux fins utiles.3)
 
La Chambre des députes prenne toutes les dispositions que de droit auxfins de :a) Constater l
’immixtion du chef de l’Etat, du premier Ministre
et duMinistre de la justice
dans l’exercice souverain
du pouvoir judiciaire aux
fins d’obtenir que des
décisions de justice soient prises en leur faveur.b) Déclarer le caractère parjure de ces autorités du pouvoir exécutif quiont tous nie leur participation a la réunion du 11 juillet 2013 alors
l’enquête confirme leur participation effective a ladite rencontre
.
c) Constater la trahison du chef de l’Etat qui avait jure de faire respecter
la Constitution et les lois de la Republiqued) Mettre en accusation le ch
ef de l’Etat pour crime de haute trahison.
 4) Le premier ministre et le ministre de la justice soient accusés et renvoyésde leur fonction.5)
 
Le présent rapport soit transféré au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince et au CSPJ aux fins utiles de droit.6) Le CSPJ soit renforce par
a) l’amendement de la loi du 4 septembre 2007 portant création du
ConseilSupérieur du Pouvoir Judiciaire ;
b) le vote d’une loi portant création d’une structure contrôlée par le CSP
JChargée de collecter et de gérer les amendes prononcées par les Cours etc) La prise en charge de la gestion financière des Cours et Tribunaux par leCSPJ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 7) L

a préparation et l’adoption d’une loi sur les enquêtes parlementaires ;

 8) La préparatio

n et le vote d’une loi sur le parjure

.

9) Que l’action publique soit mise en mouvement contre Gary Lissade pour

recel.Fait à Port-au-Prince le 06 Aout 2013, An 210

e

 

de l’ 

indépendance. _______________________ _____________________ Hon. Francois A. Joseph Hon. Westner PolycarpePresident Rapporteur _______ _____________ ____________________ Hon. Joel Joseph John Hon. Steven I. Benoit Hon. Pierre Franky ExiusMembre Membre Membre

http://fr.scribd.com/doc/159071211/Rapport-de-la-Commission-speciale-d%E2%80%99enquete-sur-la-mort-troublante-du-Juge-Jean-Serge-Joseph

« Crime de haute trahison » attribué à Martelly, Lamothe et Sanon par une commission sénatoriale d’enquête…

P-au-P, 08 août 2013 [AlterPresse] — C’est désormais l’étiquette de criminels « de haute trahison » que les résultats de l’enquête – conduite par la commission sénatoriale ad hoc sur la mort suspecte du juge Jean Serge Joseph – permet de coller aux principales figures de l’exécutif, soit le président Joseph Michel Martelly, le premier ministre Laurent Salvador Lamothe et le ministre de la justice Jean Renel Sanon.

Le juge a « subi » une rencontre, tenue le jeudi 11 juillet 2013 (deux jours avant sa mort) au cabinet d’un avocat proche du gouvernement, démontre l’inventaire des faits dans l’enquête.

Jean Serge Joseph a été exposé aux menaces et pressions de Martelly, de Lamothe et de Sanon, pour avoir préalablement demandé à la présidence de mettre à disposition de la justice plusieurs ministres du gouvernement et de hauts fonctionnaires, en vue de conduire l’instruction sur un dossier de corruption rattachée à l’épouse de Martelly, Sophia Saint Rémy, et leur fils Olivier Martelly.

« C’est le stress découlé des menaces, que le juge a subies pendant environ une semaine », qui a provoqué son accident vasculaire cérébral à l’hôpital Bernard Mevs, dans la soirée du samedi 13 juillet 2013, d’après les conclusions de l’enquête.

Ainsi, ces autorités – censées faire respecter la loi – « ont-elles menti, tant à la commission qu’à la nation », en niant avoir convoqué le juge Jean Serge Joseph dans une réunion.

Ce mensonge constitue une « violation de la Constitution et du serment constitutionnel ».

Ce qui est considéré comme « crime de haute trahison », fait valoir le sénateur François Annick Joseph, un des membres de la commission, à côté des sénateurs Wetsner Polycarpe, Steven Irvenson Benoît, Pierre Francky Exius et John Joël Joseph.

« Il y avait une immixtion du pouvoir exécutif dans le fonctionnement régulier de la justice », observé la commission sénatoriale ad hoc d’investigation.

Autre précision, le juge joseph a été conduit à la réunion par le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Raymond Jean Michel, dont la démission est demandée dans les résultats de l’enquête de la commission sénatoriale ad hoc.

Ce que Raymond Jean Michel avait rejeté, dès les premiers instants de la mort du juge.

Des notes – que le juge a écrites lors de la rencontre – font partie de ce rapport qui a plusieurs sections, notamment : une partie permettant de remonter aux faits, une autre destinée aux comptes rendus, une autre à l’analyse des données, ainsi que les conclusions et les recommandations.

À présent, le parlement demande le transfert du rapport à la chambre des députés pour constater que le président de la république, le premier ministre, le ministre de la justice et le doyen du tribunal civil de Port-au-Prince ont menti à la commission et à la nation, et prendre en conséquence les décisions que de droit.

Une fois que la chambre des députés aura fait ces constats, elle devrait décider de la « la mise en accusation de ces autorités » une étape qui permettrait au sénat de s’ériger « en haute cour de justice pour les juger », d’après Annick Joseph. [srh rc apr 08/08/2013 18:09]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article14980#.UgTY1BC9Kc1


Financement électoral occulte : Le Sénat dominicain enquête sur les fonds que Michel Martelly et Alejandro Toledo auraient reçus de Félix Bautista: Demasiado tarde Senor, une réponse à la crise commerciale entre Haïti et république dominicaine ou la suite de l’affaire du juge jean serge joseph

6 août 2013

Financement électoral occulte : Le Sénat dominicain enquête sur les fonds que Michel Martelly et Alejandro Toledo auraient reçus de Félix Bautista

 

Loin d’être une affaire classée, les révélations troublantes de la journaliste Nuria Piera -dont l’audition est prévue jeudi- doivent aussi conduire à Port-au-Prince et à Lima les Sénateurs chargés de déterminer si le puissant parlementaire et homme d’affaires dominicain avait pu corrompre au cours de leur campagne respective le dirigeant haïtien et l’ex-Président péruvien, indique le journal dominicain Diario Libre

Publié le lundi 5 août 2013

 

Une commission spéciale du Sénat dominicain chargée d’enquêter sur le financement présumé par le Sénateur et entrepreneur Félix Bautista de la campagne électorale du Président haïtien, Michel Martelly et de l’ex-Président péruvien, Alejandro Toledo (2001-2006), a décidé de se rendre dans les deux pays concernés après avoir auditionné la journaliste dominicaine Nuria Piera, à l’origine des révélations sur ces pratiques scandaleuses.

 

Selon le quotidien local Diario Libre, deux autres personnes ayant soutenu les dénonciations de la consoeur, Josefina Juan de Pichardo et son fils Remberto Pichardo Juan, seront également interrogées.

 

Les trois sont invités à se présenter jeudi matin au Parlement dominicain où les commissaires plancheront sur les accusations de corruption portées contre leur collègue Bautista et les informations qu’ils pourraient fournir à l’enquête, a indiqué le Sénateur Prim Pujals, président de la commission.

 

Ces investigations doivent aussi conduire bientôt à un voyage des commissaires au Pérou et un autre en Haïti où respectivement l’ancien dirigeant Alejandro Toledo et l’actuel chef de l’Etat, Michel Martelly, auraient perçu de l’argent provenant des entreprises de Félix Bautista durant leur campagne présidentielle. Aucun détail n’a encore été avancé sur la façon dont se déroulera cette double enquête de terrain.

 

Le richissime parlementaire et homme d’affaires dominicain à la réputation sulfureuse compte d’importantes compagnies comme Hadom ayant notamment décroché, dans des conditions très douteuses, de juteux contrats sur le marché de la construction en Haïti et au Pérou. Pas moins de 385 millions de dollars de contrats sont allés aux firmes made in Bautista dans le cadre de la reconstruction post-séisme.

 

Destinataire direct de plusieurs virements bancaires à son nom, M. Martelly aurait reçu -durant sa campagne, mais aussi après son investiture- un pactole de plus de 2,5 millions de dollars contre quelque 250.000 pour sa rivale malheureuse, Mirlande Manigat. Cependant, les deux protagonistes des dernières présidentielles de 2011 ont catégoriquement démenti les allégations de Nuria Piera qui, pourtant, résultent d’une enquête sérieuse, avait juré la journaliste lors de ses premières révélations, en avril 2012.

 

Outre Prim Pujals, les autres membres de la commission sénatoriale d’enquête dominicaine sont Félix Vásquez du Parti réformiste social chrétien (PRSC), José Rafael Vargas et Rafael Calderón du Parti de la libération dominicaine (PLD), au pouvoir, et auquel appartient Bautista. Trois autres élus dont l’appartenance politique n’est pas précisée, Dionis Sánchez, Amarilis Santana et Sonia Mateo, complètent la commission formée récemment.

 

Protestant de son innocence, le Sénateur Félix Bautista -devenu très riche et puissant en quelques années grâce à ses accointances politiques de l’autre côté de la frontière- a demandé à la Chambre haute que l’enquête de ses pairs tienne compte d’une expertise déjà réalisée sur l’origine de ses biens et propriétés. Fort des résultats favorables de cet audit, il s’est déclaré prêt à abandonner son immunité parlementaire si les investigations parviennent à démontrer qu’il se serait enrichi de manière illicite.

 

Quoi qu’il en soit, le rebondissement de cette affaire risque de mal tomber pour le Président Michel Martelly et son équipe déjà plombés par divers autres dossiers compromettants. spp/Radio Kiskeya


Une autopsie qui nous coûte des mines d’or, de l’argent du nickel, de la bauxite et le renouvellement de la minustah pour laver la réputation du crime odieux des martelly-lamothe

4 août 2013

Une autopsie qui nous coûte tous nos mines d’or, nos mines d’argent, nos mines de nickel, nos mines de bauxite  ainsi que le renouvellement de la minustah pour laver la réputation du crime odieux des martelly-lamothe.

 

On peut se souvenir de l’entreprise minière canadienne Sainte Geneviève qui exploite les mines d’or dans le nord du pays à milot qui avait été mentionnée par Guy Philippe comme financier du coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide et tout dernièrement également les tiraillements et l’achrnement des pays comme le Canada et les États-Unis qui demandaient à leurs ressortissants de ne pas visiter Haïti à cause des problèmes de violence dans le pays, tout cela semble confirmer de vastes complots des puissances pour s’approprier servilement et gratuitement les trésors miniers d’haïti.

 

Ces crimes doivent être considérés comme des conditions chaotiques que la minustah et les grandes puissances financent dans le pays pour à la fois pour fragiliser le gouvernement le gouvernement incompétent et appatride des martelly-Lamothe en vue de tout profiter dans le pays.

 

Malheureusement, nos politiciens magouilleurs comme quelques députés et quelques sénateurs ainsi que les chefs des partis politiques n’ont aucun sens et recul nécessaire pour analyser et mieux comprendre les jeux d’intérêts etde coulisse qui se font au sein du pouvoir et aux abords du pouvoirs comme dans les ambassades et des les représentations des organisations internationales.

 

Haïti est seule au monde comme le chante si bien le Chanteur Corneille. Ni les politiciens ni ceux qui se cachent derrières des Portes paroles, de véritables  sacs vides comme Jean-Bertrand Aristide ne se mettent au service de la Patrie en danger avec les Martelly-Lamorte ou encore des Himler Rébu qui semble même inviter le régime à procéder à l’exécution sommaire d’Aristide.

 

Souvent je me demande encore s’il y a encore dans le pays des Haïtiens de caractère capables d’endosser leurs responsabilités citoyennes face à la descente aux enfers du pays. Le pays est sous occupations d’une coalition de puissances coloniales assoiffées de nos riches et maigres ressources comparativement à ce que ces pays possèdent chez eux mais non exploitées.

Tout ce que ces grandes puissances veulent, c’est de nous exécuter collectivement avec la complicité des anti-nationaux. Oui les grandes puissances veulent exterminer tous les haïtiens afin de pouvoir transformer Haïti en leur arrière cours balnéaire et de villégiature.

 

D’ailleurs très bientôt, d’ici cinq à dix ans, les Haïtiens seront encore plus minoritaires chez eux parce que toutes les terres appartiendront à des étrangers qui ont déjà commencé à acheter les terres fertiles comme caracol avec le projet industriel de Bill Clinton, les projets de l’île-à-vâche, les projets du nord-ouest et du Sud-Est et sans oublier les vastes projets qu’on va implanter à Port-au-Prince incluant l’élimination de toutes les familles se trouvant dans les zones de Martissants, de Cité L’éternel, Cité de Dieu, Cité Soleil et de bel-air et de bizoton.

 

De toute façon, à en croire les différents crimes et attentats commis au pays par accident et empoisonnement, il doit y avoir des assassins dans des restaurants à pétion-ville qui sont pays et qui continuent de tuer pour pour les puissances impérialistes et également pour la minustah et le régime de Joseph Michel martelly.

 

De fait il serait recommandé aux citoyens qui font de la politique de ne pas manger dans les restaurants de pétion-ville et je présume qu’une enquête approfondie permettrait de savoir et de découvrir un nombre important de morts et de victime d’AVC ou de crise cardiaque puisque les poisons utilisés sont extrêmement violents.

 

JUDGE JOSEPH’S CANADIAN AUTOPSY RELEASED AND REVEALS ABSOLUTELY  NOTHING CRIMINAL OR SUSPICIOUS.

IT DESCRIBES  A MAN WITH AN ONGOING HEART PROBLEM, PAST HEART OPERATION, HIGH BLOOD PRESSURE, POOR CIRCULATORY SYSTEM AND A TENDENCY TOWARDS A STROKE.

NO POISON. NO ABNORMAL DRUGS.

NOW THAT THE TRUTH IS OUT, WHAT WILL THE MEDIA AND OPPOSITION POLITICIANS LIE ABOUT?

FLASH!!! JUDGE JOSEPH’S CANADIAN AUTOPSY RELEASED AND REVEALS ABSOLUTELY NOTHING CRIMINAL OR SUSPICIOUS.

http://www.haitian-truth.org/flash-judge-joseph%e2%80%99s-canadian-autopsy-released-and-reveals-absolutely-nothing-criminal-or-suspicious/


Les Barbaries de la Nation la plus civilisée: Y a-t-il vraiment de peuples et de nations Civilisées

4 août 2013

Français : Portrait de Charlemagne Péralte

Français : Portrait de Charlemagne Péralte (Photo credit: Wikipedia)

 

"Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité."</p>
<p>Le 28 juillet 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti et occupent le pays jusqu'en 1934.<br />
Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte commandant de la sécurité militaire de la région refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l'ordre officiel des autorités haïtiennes. Sa carrière militaire et administrative brisée, il démissionne et retourne dans sa ville natale de Hinche pour s’occuper des terres familiales.<br />
En 1918 Les paysans armés, surnommés « cacos », sont jusqu'à 40 000. Leurs chefs les plus connus sont Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui attaquent la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Charlemagne Péralte entreprend le harcèlement des forces américaines. Avec un armement limité à quelques vieux fusils et des machettes, les Cacos opposent une telle résistance que les effectifs des Marines sont augmentés, et les États-Unis en viennent à utiliser leur aviation pour contrôler le territoire et mater la guerilla.<br />
le 31 octobre 1919 Charlemagne Péralte est trahi, et tué par les Américain Un cliché du cadavre de Charlemagne Péralte, pris par les Américains, montre le corps du héros révolutionnaire attaché à une porte et accompagné du drapeau bicolore haïtien.

« Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. »

Le 28 juillet 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti e…t occupent le pays jusqu’en 1934.
Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte commandant de la sécurité militaire de la région refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l’ordre officiel des autorités haïtiennes. Sa carrière militaire et administrative brisée, il démissionne et retourne dans sa ville natale de Hinche pour s’occuper des terres familiales.

En 1918 Les paysans armés, surnommés « cacos », sont jusqu’à 40 000. Leurs chefs les plus connus sont Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui attaquent la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Charlemagne Péralte entreprend le harcèlement des forces américaines. Avec un armement limité à quelques vieux fusils et des machettes, les Cacos opposent une telle résistance que les effectifs des Marines sont augmentés, et les États-Unis en viennent à utiliser leur aviation pour contrôler le territoire et mater la guerilla.

le 31 octobre 1919 Charlemagne Péralte est trahi, et tué par les Américain Un cliché du cadavre de Charlemagne Péralte, pris par les Américains, montre le corps du héros révolutionnaire attaché à une porte et accompagné du drapeau bicolore haïtien.

Kolektif Fok Tout Moun Jwenn


Qui a le droit de tuer et les moyens pour Tuer en Haiti

26 juillet 2013

Dans plusieurs articles publiés précédemment, j’ai présenté plusieurs cas de figure où les criminels peuvent être des membres de la bourgeoisie et du groupe au pouvoir ainsi que des mercennaires issus des pays étrangers et aux soldes des intérêts étrangers.

Les forces rétrogrades dans le pays sont à la fois puissantes et criminels et elles veulent garder, conserver et maintenir leurs privilèges comme colons et comme commandeurs et ce sont les membres de la bourgeoisie traditionnelle et des mercennaires aux soldes des forces d’Occupation du pays comme par exemple ceux qui ont financé les coup d’état de prosper avril, de michel françois ou plus proche de nous de Guy philippe. et tout  dernièrement, on se souvient des sorties conseillères du colonel Himmler Rébu qui exortait le président de la république de se radicaliser davantage par rapport aux avancées organisationnelle de fanmi lavalas mais également on peut se référer aux divers assassinats commis dans le pays dans le plateau central ou plus éloigné encore contre des hommes d’affaires à port-au-prince et àm léogâne.

De plus en plus proche de la période électorale et de plus en plus résolu, le pouvoir avec les duvaliériste comme jean-robert estimé, alix cinéas, jean-marie chanoine ainsi que les fils des duvaliéristes comme olivier martelly, nicolas duvalier,thiéry  mayard paul pour ne citer que ceux-là qui ne comprennent rien de la politique haitienne mais veulent à tout prix garder et conserver le pouvoir avec les conseils de jean-claude duvalier ou encore de himmler rébu.

D’un autre côté, il faut se rappeler également la logique derrière la présence de l’Onu en haiti et plus particulièrement de la minustah, offrir des emplois aux étrangers sur le sol national en faisant passer le paiement de ces salaires au compte dette et d’assistance humaintaire à haiti. Alors, il devient évident que des mercennaires de la minustah soient également impliqués dans certains assassinats d’honnêtes citoyens dans le pays justifiant ainsi leur présence et la nécessité de leur présence dans le pays alors que entre temps la division régnant, oblige le pays à renouveler le mandat de la minustah.

Vraissemblablement, il serait fort à parier que les membres de la bourgeoisie et du gouvernement martelly lamorthe, des mercennaires de la minustah soient en arrière de la mort et de l’assassinat du Juge jean serge joseph car d’un côté l’équipe au pouvoir se serait libéré des poursuites du dossier de Maites newton  et de michel qui implique la famille présidentielle dont sophia martelly et de olivier martelly ainsi que de laurent salvador lamothe premier ministre du pays.

 d’un autre côté la bourgoisie qui aurait profité des largesses et des privilèges du régime en place et de l’autre la minustah qui profiterait de la destabilisation du pays pour une fois de plus renouveler son mandat ce qu’il cherche le plus au monde.

 

Hermann Cebert


La thèse de l’empoisonnement confirmée

26 juillet 2013

Résultat de l’Autopsie du cadavre du Magistrat Jean Serge Joseph: la thèse d’empoisonnement confirmée

Fil des événements 2 JUILLET 2013 > Le juge Jean Serge Joseph ordonne au premier ministre haïtien Laurent Lamothe et à plusieurs hauts fonctionnaires de comparaître en cour. Le magistrat est alors chargé de faire la lumière sur des allégations de détournement de fonds publics et de corruption visant l’épouse et le fils du président Michel Martelly, Sophia et Olivier Martelly. 13 JUILLET 2013 > Le juge Jean Serge Joseph est reçu en urgence dans un hôpital privé de Port-au-Prince. Il y meurt quelques heures plus tard. 16 JUILLET 2013 > Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire haïtien lance une enquête sur les allégations de pressions qu’aurait subies le juge avant sa mort. 19 JUILLET 2013 > Selon des médias haïtiens, des manifestations liées au décès du juge Joseph font deux morts et sept blessés dans la commune de l’Estère, près des Gonaïves, d’où est originaire le juge Joseph. 22 JUILLET 2013 > Le corps de Jean Serge Joseph est rapatrié à Montréal par sa famille. 25 JUILLET 2013 > Le Bureau du coroner du Québec pratique une autopsie sur le corps

 

juge s
 

 

Actualité > L’affaire Jean Serge Joseph rebondit au Canada

Haïti-Canada

L’affaire Jean Serge Joseph rebondit au Canada

Le Bureau du Coroner du Québec a confirmé au Journal La Presse de Montréal la tenue d’une enquête sur la mort suspecte du Juge Jean Serge Joseph

Publié le samedi 27 juillet 2013

Extrait de l’article du journal La Presse : Le Bureau du coroner du Québec enquête sur la mort du juge Jean Serge Joseph, un citoyen canadien d’origine haïtienne décédé à Port-au-Prince le 13 juillet. Trois autres enquêtes ont été déclenchées en Haïti pour faire la lumière sur la mort du magistrat, qui se penchait sur des allégations de corruption ciblant l’épouse et le fils du président haïtien Michel Martelly.

LIRE L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DE LA PRESSE SUR LE SITE INTERNET DE LAPRESSE.CA

http://www.lapresse.ca/internationa…

Le juge Jean Serge Joseph n’est certainement pas mort d’un accident cérébro-vasculaire, a déclaré jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya son frère ainé, Fritz Joseph, joint au téléphone à New Jersey (USA) où il se trouvait.

Précisant que le rapport d’autopsie de la dépouille du magistrat n’est pas encore en sa possession, M. Joseph a tout de même implicitement laissé entendre qu’il dispose d’éléments lui permettant de privilégier la thèse de l’empoisonnement. Sollicité d’être plus précis à ce sujet, M. Joseph qui était sur le point de regagner le Canada où il vit et où le corps a été acheminé, a promis de s’expliquer bientôt.

Au sujet de la rencontre à laquelle aurait participé le juge avec le chef de l’Etat, le premier ministre et d’autres officiels au cabinet de Me Louis Gary Lissade à Bourdon, Fritz Joseph soutient qu’elle s’est bel et bien tenue. Il s’est montré particulièrement sévère à l’endroit du doyen du Tribunal civil de la capitale, Raymond Jean-Michel qui, dit-il, s’est révélé être le pire des individus, en n’ayant pas démontré le courage de reconnaitre que c’est lui qui avait conduit son frère à la « réunion ».

Se présentant comme le mentor de son frère décédé, Fritz Joseph estime que ce dernier a dû tout de même éprouver plus de respect pour le juge Jean-Michel vu que, malgré qu’il lui ait conseillé de ne pas se rendre à la réunion, ce dernier a pu l’en convaincre.

Faisant référence aux impressionnantes possibilités offertes aujourd’hui par un appareil « iPhone 4S », Fritz Joseph a promis, sans trop de précision, de fournir bientôt la preuve que la réunion s’est tenue et que le doyen Jean-Michel était déterminant dans sa réalisation.

M. Joseph n’était pas en mesure d’indiquer la date des funérailles du juge.

Le juge d’instruction Jean Serge Joseph, qui était en charge du dossier de l’accusation de corruption présumée de la famille présidentielle, est décédé apparemment d’un accident cérébro-vasculaire dans la soirée du samedi 13 juillet, moins de 48 heures après avoir pris part à une « réunion » avec le chef de l’Etat, le premier ministre et d’autres officiels, selon plusieurs de ses amis, collègues et parents auxquels il aurait fait des révélations avant de mourir.

Le chef de l’Etat, le ministre de la justice et Me Louis Gary Lissade ont formellement nié avoir pris part à une quelconque réunion avec le juge. [jmd/RK]

Le frère du juge Jean Serge Joseph n’admet pas qu’il soit décédé de congestion cérébrale 

Le frère du juge Jean Serge Joseph n’admet pas qu’il soit décédé de congestion cérébrale

Il promet de fournir bientôt la preuve de la tenue de la réunion du magistrat avec des officiels

Publié le jeudi 25 juillet 2013

 

Le juge Jean Serge Joseph n’est certainement pas mort d’un accident cérébro-vasculaire, a déclaré jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya son frère ainé, Fritz Joseph, joint au téléphone à New Jersey (USA) où il se trouvait.

Précisant que le rapport d’autopsie de la dépouille du magistrat n’est pas encore en sa possession, M. Joseph a tout de même implicitement laissé entendre qu’il dispose d’éléments lui permettant de privilégier la thèse de l’empoisonnement. Sollicité d’être plus précis à ce sujet, M. Joseph qui était sur le point de regagner le Canada où il vit et où le corps a été acheminé, a promis de s’expliquer bientôt.

Au sujet de la rencontre à laquelle aurait participé le juge avec le chef de l’Etat, le premier ministre et d’autres officiels au cabinet de Me Louis Gary Lissade à Bourdon, Fritz Joseph soutient qu’elle s’est bel et bien tenue. Il s’est montré particulièrement sévère à l’endroit du doyen du Tribunal civil de la capitale, Raymond Jean-Michel qui, dit-il, s’est révélé être le pire des individus, en n’ayant pas démontré le courage de reconnaitre que c’est lui qui avait conduit son frère à la « réunion ».

Se présentant comme le mentor de son frère décédé, Fritz Joseph estime que ce dernier a dû tout de même éprouver plus de respect pour le juge Jean-Michel vu que, malgré qu’il lui ait conseillé de ne pas se rendre à la réunion, ce dernier a pu l’en convaincre.

Faisant référence aux impressionnantes possibilités offertes aujourd’hui par un appareil « Aiphone 4 », Fritz Joseph a promis, sans trop de précision, de fournir bientôt la preuve que la réunion s’est tenue et que le doyen Jean-Michel était déterminant dans sa réalisation.

M. Joseph n’était pas en mesure d’indiquer la date des funérailles du juge.

Le juge d’instruction Jean Serge Joseph, qui était en charge du dossier de l’accusation de corruption présumée de la famille présidentielle, est décédé apparemment d’un accident cérébro-vasculaire dans la soirée du samedi 13 juillet, moins de 48 heures après avoir pris part à une « réunion » avec le chef de l’Etat, le premier ministre et d’autres officiels, selon plusieurs de ses amis, collègues et parents auxquels il aurait fait des révélations avant de mourir.

Le chef de l’Etat, le ministre de la justice et Me Louis Gary Lissade ont formellement nié avoir pris part à une quelconque réunion avec le juge. [jmd/RK]

PORT-AU-PRINCE, Haiti (touthaiti.com) — Des sources proches de la famille du Juge Jean Serge Joseph confient que l’autopsie réalisée ce lundi 22 juillet 2013 en Floride confirme la thèse d’un empoisonnement contrairement aux médecins de l’hôpital Bernard Mevs qui ont fait état d’un ACV au cours d’une conférence de presse suspecte organisée 24 heures après le décès du Magistrat le dimanche 14 juillet 2013.

Selon les faits dénoncés au Parquet par l’avocat Samuel Madistin, le Juge Jean Serge Joseph a participé le jeudi 11 juillet 2013 à une rencontre tenue au Cabinet de Me Gary LISSADE sur demande du doyen du Tribunal civil de Port-au-Prince, Me Raymond Jean Michel. Plusieurs témoins rapportent que le Président de la République Michel Joseph Mar, le Premier Ministre Laurent Lamothe, le Ministre de la Justice, Jean Renel Sanon et le Doyen ont pris part à cette rencontre, malgré les démentis de ces derniers.

Au cours de cette rencontre, de graves menaces ont été proférées contre le Magistrat pour qu’il ferme définitivement le mardi 16 juillet le dossier des prévenus Sophia et Olivier Martelly et procède à l’arrestation des avocats Newton Louis St Juste et André Michel. D’après les révélations du cousin du Juge qui était présent, Berlens Joseph, le Président Martelly a servi aux participants du Something Special pour, suivant ses propos, enterrer tout ce qui a été dit pendant cette rencontre.

Les propagandistes du pouvoir, au premier chef Stanley Lucas, qui fustigent les témoignages concordants sur cette affaire, en réclamant des preuves scientifiques sont bien servis.

NSJ

Via : touthaiti.com


Le régime Martelly Lamorthe Tue pour Dompter la justice

20 juillet 2013

La mort soudaine, dans la soirée du samedi 13 juillet 2013, du juge Jean Serge Joseph (il est né le 10 mars 1955), enquêtant sur un dossier de corruption chez la famille du président Joseph Michel Martelly, amène un défilé d’accusations, de révélations et de démentis dans la presse, observe l’agence en ligne AlterPresse.

Le magistrat a succombé à un accident vasculaire cérébral (Avc), le samedi 13 juillet 2013 à 20:00 heures locales (0:00 gmt le dimanche 14 juillet 2013), après son admission aux environs de 3:0à am (7:00 gmt) le même jour, selon les déclarations des médecins Vincent Degennaro et Richard Thorpe, respectivement administrateur et médecin en chef des urgences de l’hôpital Bernard Mevs à Port-au-Prince.

En attendant l’autopsie du cadavre, les médecins ont, quand même, précisé que le diabète, le cholestérol, l’hypertension et le stress aigu peuvent conduire à un Avc.

Le juge Jean Serge Joseph n’aurait souffert d’aucune maladie cardiovasculaire, susceptible d’occasionner un Avc, suivant les précisions apportées par son médecin traitant aux Gonaives, rapporte à la presse Me. Samuel Madistin qui était accouru, au chevet de son ami de la basoche, à l’hôpital Bernard Mews, dans la matinée du samedi 13 juillet.

Les pressions de l’exécutif, causes véritables de la mort ?

Me. André Michel, l’un des avocats du citoyen plaignant Enold Florestal, n’a pas hésité à qualifier la mort du juge Joseph d’ « assassinat » de l’exécutif, qui voulait, à tout prix, que le magistrat fasse marche arrière sur sa décision, ordonnant au président Martelly de mettre, à disposition de la justice, certains grands fonctionnaires, tels le premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le ministre des finances Wilson Laleau, la ministre des sports Magalie Racine, le gouverneur de la banque centrale Charles Castel, entre autres.

Le juge Jean Serge Joseph « fait face à une vague de pression, orchestrée par le président Martelly et le premier ministre Lamothe », informait l’avocat Newton St Juste, dans une note, intitulée « État de droit rose » et transmise le 13 juillet à AlterPresse, à 14:23 locales (18:23 gmt).

« Reprendre l’audition de l’affaire et fermer immédiatement le dossier : tels sont les ordres du président de la république et du premier ministre à ce Grand Juge, malgré les recours en appel exercés par le parquet et la famille présidentielle pour les torts et griefs que leur cause sa décision du 2 juillet 2013 », lit-on dans la note.

« Sans aucun doute, le juge (Jean Serge Joseph) a été soumis à une interrogation morale de la part du président de la république. Sa mort n’en serait que la résultante », déclare à AlterPresse le juge Durin Duret, président de l’association nationale des magistrats haïtiens (Anamah), s’appuyant sur des informations que l’avocat Samuel Madistin lui a confiées.

Pour le numéro 1 de l’Anamah, « il s’agirait d’un meurtre ».

« Puisqu’on voulait, à tout prix, que le juge laisse tomber ce dossier, eh bien, sa mort a exaucé le vœu des concernés », continue Duret qui se dit consterné et abattu par la nouvelle du décès du juge Jean Serge Joseph.

Le juge Jean Serge Joseph a fait part à Me. Samuel Madistin – en présence d’autres personnes, dont des juges d’instruction – de la teneur des réunions, les mercredi 10 et jeudi 11 juillet 2013, d’abord avec un conseiller juridique du bureau du premier ministre, puis avec les deux têtes de l’exécutif au cabinet de Louis Gary Lissade, aux fins de faire retrait de sa décision en une séance publique unique, le mardi 16 juillet 2013, confirme à AlterPresse Me. Madistin.

Démenti du cabinet Lissade, de la présidence et du ministère de la justice !

Le cabinet Lissade a émis une note, dans laquelle il dément la tenue de cette réunion en son local.

Les déclarations de Me. Madistin sont qualifiées de « mensongères », dans cette note.

« Ni le président, ni le premier ministre n’ont jamais participé à une quelconque rencontre avec le magistrat [Jean] Serge [Joseph]. Je peux l’affirmer sans crainte d’être contredit », indique, pour sa part, le ministre de la justice, Jean Renel Sanon.

Se disant touché de la disparition du juge pour l’avoir pratiqué, le ministre Sanon met en garde contre « l’utilisation du cadavre, encore chaud du magistrat, à des fins politiciennes ».

« Je pense qu’il n’y a pas toutes ces complications dans cette mort. Être magistrat, ministre de la justice, président [de la république], etc. ne confère pas l’immortalité, peut-être l’immortalité de l’âme. Tout le monde peut mourir », estime Sanon, d’un ton stoïque et froid, sur les ondes de radio Caraïbes.

En apportant un démenti formel aux accusations, portées contre la présidence, son porte-parole Lucien Jura se questionne sur les « intérêts et la motivation » des allégations sur radio Magik 9.

Le mardi 2 juillet 2013, le juge a fait injonction à la présidence d’autoriser la comparution, à titre de témoins, du premier ministre Lamothe et d’autres membres du gouvernement, dans le cadre du traitement de la plainte déposée contre l’épouse (Sophia Saint-Rémy) et l’un des fils (Olivier Martelly) du président pour corruption et usurpation de fonction.

Les avocats du citoyen Florestal – qui a porté plainte – ont dénoncé des intimidations de l’exécutif sur leur client, par l’entremise d’hommes armés dont un ancien directeur de la police nationale d’Haïti (Pnh).

En plus des circonstances troublantes, le décès du juge Jean Serge Joseph soulève des interrogations sur le suivi qui sera donné par le décanat du tribunal civil de Port-au-Prince, à ce dossier de corruption contre des membres de la famille du président.

Le doyen du tribunal civil de la capitale, Raymond Jean Michel, aurait également subi des menaces de l’exécutif, selon les propos du juge Jean Serge Joseph rapportés par Me. Samuel Madistin.

Me. Madistin annonce son intention de faire une dénonciation formelle, incessamment, au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, sur la mort suspecte du juge Jean Serge Joseph.

Au moins un autre avocat du barreau de Port-au-Prince est au courant des pressions et menaces, de l’exécutif, dont a été l’objet le juge Joseph.

Jusqu’au moment de mettre sous presse, AlterPresse a essayé, en vain, d’avoir des précisions de cet avocat, qui ne peut pas être atteint.

Quel sera le profil du magistrat qui prendra la suite, en octobre 2013, après les débats à la cour d’appel de Port-au-Prince, sur l’appel interjeté par le ministère public (le parquet) de la décision du défunt juge ? 

Alterpresse.org


Le président joseph michel martelly, le premier ministre laurent salvador lamothe, la femme du président de haiti sophia saint-rémy martelly et leur enfant olivier martelly empêchent la justice de haiti de fonctionner

13 juillet 2013

Famille présidentielle/Corruption : des pressions exercées sur le magistrat en charge du dossier

« Audition rapide et fermeture du dossier »

Publié le samedi 13 juillet 2013

 

Le juge Jean Serge Joseph qui a ordonné le 2 juillet dernier la comparution au Correctionnel du premier ministre Laurent Lamothe et d’autres officiels dans le cadre de l’accusation de corruption portée contre l’épouse et le fils du chef de l’Etat, est l’objet de fortes pressions de la présidence pour qu’il ferme au plus vite le dossier.

Des informations provenant de sources judiciaires laissent croire qu’un conseiller présidentiel et ex-ministre de la justice s’est entretenu à plusieurs reprises avec le magistrat autour du dossier pour lui demander, dans un premier temps de revenir sur sa décision et, dans un second, de procéder rapidement à la comparution lancée et de fermer le dossier.

Selon les mêmes sources, les deux dernières rencontres avec le magistrat remontent aux 10 et 11 juillet derniers, au cabinet de l’ex-ministre. Le chef de l’Etat et le premier ministre ont participé en personne à l’une de ces réunions, ajoutent-elles. Il a été clairement demandé au juge de se soumettre aux injonctions qui lui ont été faites, savoir procéder, la semaine prochaine, à l’audition et clore immédiatement le dossier.

Deux recours en appel ont été exercés dans le cadre du dossier. Etant, de droit, suspensifs, ces appels placent en principe le magistrat dans l’impossibilité d’agir tant qu’un arrêt de la Cour d’appel n’est pas pris concernant ces recours. Le magistrat aurait vainement tenté de faire valoir ce point de vue auprès de ses interlocuteurs, ajoutent les mêmes sources.

Une requête pour que le dossier soit entendu dès la semaine prochaine a été adressée au doyen du Tribunal civil de Port-au-Prince par l’avocat de la famille présidentielle pour qu’il ordonne l’audition, en dépit du fait qu’il n’est pas de la compétence du doyen d’agir de la sorte vu qu’un juge est pleinement en charge du dossier, font remarquer les mêmes sources. [jmd/RK]


Himler RÉbu: Ie Musolini d’haïti cherche le leadership de l’extrême droite fasciste en appelant à la dictature de la bourgeoisie

11 juillet 2013

Port-au-Prince le 8 juillet 2013 Son Excellence Michel Joseph Martelly Président de la République Palais national Monsieur le président, Le 14 mai 2013, vous avez fêté le deuxième anniversaire de votre accession au pouvoir. De nombreux citoyens, du nombre desquels je suis, ont jugé l’initiative rocambolesque.

D’autres, les mauvaises langues, et Dieu seul sait qu’ils sont nombreux, croient dur comme fer que ces décisions intempestives sont le produit de votre tempérament bambocheur que vous utilisez, intelligemment, comme couverture pour alléger les caisses de l’État, remplissant ainsi vos poches et celles de vos proches.

Ce sont là des choses qu’on ne vous dira pas ; c’est pourquoi, moi, je vous le dis. Personnellement, je crois que cette initiative vous a coûté de l’argent et de l’énergie qui pourraient être utilisés ailleurs, plus positivement, et, avec de sérieux bénéfices.

Au travers des ratés de cette mémorable soirée qui, en fait, vous a rapporté des emmerdes politiques : un parlementaire à genoux, en public, devant vous, une déstabilisation de votre équipe gouvernementale, j’ai plutôt vu votre entrée dans la troisième année de votre pouvoir.

C’est sur ce détail que je veux attirer votre attention. Mon observation de la scène politique haïtienne, m’a amené à la conclusion que le tissu social haïtien, face aux gouvernements désordonnés, a trois ans comme seuil de saturation.

La gestion chaotique de mes compagnons d’armes, après le coup d’État de 1991 a duré trois ans. Celle, ouvertement déviante et criminelle du président Jean Bertrand Aristide, suite à son retour frauduleux au pouvoir, aussi a duré trois ans. Les deux premières années de votre mandat ont été à la dimension de vos pulsions de star, politiquement inexpérimentée, absolument têtue et, tolérant très peu les idées contraires.

Vous avez pourtant fait la preuve que vous savez vous arrêter mais, uniquement, après que vous vous soyez échaudé et, face aux ultimes conséquences de vos décisions politiquement illogiques.

Vous avez, jusque là eu le bon réflexe de ne pas franchir le rubicond : Back dans l’affaire du député Arnel Bélizaire, back dans la bête saga de l’armée de vos anciens militaires et attachés, back dans le montage déraisonnable et carrément illégal de votre CEP adelante permanent, back dans cette affaire du Morne l’hôpital ; je vous fais grâce de toute la liste. Vous êtes entré, le 14 mai 2013, à l’orée de votre troisième année de mandat et, vous ne vous imaginez pas le nombre d’obstacles naturels qui jalonnent votre chemin et vous attendent de pied ferme. Vous ne pouvez pas vous soustraire, par vous-même, de cette voie imposée ; vous ne pouvez pas, non plus vous y engager sans en sortir meurtri et affligé.

Malheureusement, depuis le 4 avril 2011, vous êtes devenu le 56ème président d’Haïti avec toutes les conséquences qu’une telle fonction, dans notre pays, suppose. Les périls qui vous attendent ne sont pas uniquement les vôtres à vous tout seul ; ils sont surtout le lot de toutes les haïtiennes et de tous les haïtiens, surtout ceux qui croient ne pas faire de la politique. C’est pourquoi je vous écris à vous mais, à travers vous à toute la société haïtienne victime naturelle des déboires à venir. Sur la voie de l’échec d’un subtil aménagement politique Monsieur le président, Vous êtes le premier à savoir que votre arrivée au pouvoir est un subtil aménagement politique de l’international qui, de plus en plus, a conscience de s’être fourré dans un labyrinthe capable de le l’embarrasser si non le discréditer très fortement.

Aux premières heures des 7 et 8 décembre 2010, vous étiez le premier à remettre en question les élections et leurs résultats, le premier à manifester dans les rues pour le renvoi des joutes. C’est cet heureux accident de l’histoire qui a fait voir que vous aviez certaines qualités et un sens pulsionnel du leadership libertaire au coeur de circonstances particulières. Vous êtes devenu, pour cette raison et bien d’autres non encore déclarées, l’homme de la situation. Il ne faut pas croire, monsieur le président, que mon intervention accidentellement simultanée avec l’ambassadeur Mullet et l’ambassadeur Merten sur les antennes de signal FM, le 2 avril 2011, deux jours avant la proclamation des résultats, à l’émission MOMENT VERITE était innocente. Le mensonge démocratique dans lequel nous avons été entrainés n’a, dans les faits, après vingt cinq ans, produit qu’une totale déstructuration de la société haïtienne ayant transité par la mise en berne de toutes nos valeurs fondamentales.

Le système politique est uniquement alimenté par des partis politiques, branches d’un tronc unique, qui ont pu, le temps aidant, se structurer à partir d’une longue série d’élections frauduleuses et surtout à partir des caisses de l’État. Cette infrastructure politique s’est elle-même désintégrée à un point tel qu’arrivé au pouvoir avec uniquement, et sur le plan strictement théorique, trois députés, vous pouvez vous targuer, aujourd’hui, d’une majorité, à la chambre basse, forte de cinquante cinq membres. Aucun parti politique ne peut ramener, à part la secte lavalassienne, ces brebis galeuses dans le rang. C’est la preuve par quatre que les partis politiques, à part l’OPL, sont, aujourd’hui, une illusion en Haïti. Force est de reconnaître que les partis qui seraient de fondement idéologique opposé à certains groupes d’anarchistes de la gauche haïtienne n’ont jamais su s’organiser. C’était là, d’après moi, le sens de votre mission.

Le retour du président Jean-Claude Duvalier suivi de celui du président Jean Bertrand Aristide visait, simplement au recentrage des forces politiques et, votre présidence était le bras organisateur de la droite haïtienne pour le rééquilibrage du système. Malheureusement, vous ne l’avez pas compris. Et, votre entourage politique, probablement, avait d’autres soucis immédiats ou ne pouvait oser vous le dire.

Vous allez donc redéposer sur la table de l’international la même copie bourrée de fautes et d’erreurs en réinstallant au pouvoir le système Aristidien qui a eu l’intelligence de saisir le sens de la manoeuvre et a, au départ, infiltré votre pouvoir en flattant vos bas instincts et en vous promettant la paix des rues. En vous utilisant pour une si délicate manoeuvre, l’international s’est encore trompé en Haïti. Il n’y a que la structure politique du président Aristide qui se soit renforcée en occupant, dès les premiers moments de votre pouvoir, tous les espaces stratégiques de l’appareil politique.

Regardez autour de vous les agents politiques et la nature dévoyée des projets de votre gouvernement ! La manifestation de ce concept faussement populaire de cette réalité est la stupidité intellectuelle de cette UNIVERSITÉ D’INTÉGRATION prônée au cours de l’assemblée des pays du Petro caribe au Nicaragua. Vous avez validé l’idée et, l’avez même imposée aux autres membres de l’assemblée qui, à l’avenir se démarqueront subtilement de ce projet farfelu et bassement populaire.

Il y a trop de comparaisons trop vite faites sur ce qui se passe en Amérique Latine, il y a trop de pulsions faussement populaires dans votre équipe gouvernementale. Je suis un anti Aristide et un centriste de droite Je suis un anti Aristide. Je l’ai dit et, je l’écris afin que nul n’en prétexte ignorance. Je suis contre la méthode Aristide. Le président Jean Bertrand Aristide a un sens aigu du luxe et des hauteurs mais est convaincu qu’il ne peut l’obtenir qu’à travers la misère et la crasse du peuple. La misère est son vivier.

Or la misère qui nous entoure devient nôtre. N’est-il pas vrai que l’étranger refuse à l’Haïtien cultivé et non misérable sa qualité d’Haïtien ? La gauche qui aurait pu modifier la crasse du peuple était celle de Gérard Pierre Charles ou de Réné Théodore. Pas celle du faux adepte de la théologie de libération ; au fait, rejeton de la droite réactionnaire. Toute la clique ayant vécu autour de ces pouvoirs prétendument de gauche, pendant plus de vingt ans, a utilisé la misère et la crasse des gens des bidonvilles qu’ils se sont évertué à faire proliférer pour s’en servir comme vivier pour leur propre richesse.

Savez-vous pourquoi les oeuvres que vous inaugurez avec empressement sont celles que le président René Préval a conçues et engagées avant de s’en aller ? C’est que ce dernier n’a pas dans son histoire personnelle des raisons d’être un aigri. Il a vécu enfant et jeune dans une certaine hauteur même si la rébellion naturelle de l’âge et ses accointances universitaires l’ont fait dévier vers cette gauche qui nous habite tous à un âge de la vie. Monsieur le président, Vous vous souvenez, sans doute du jour où je suis accouru vers vous à votre bureau.

C’était pour vous mettre en garde contre le retour d’Aristide au pouvoir à travers les collectivités territoriales. C’était la première fois que je vous rencontrais et, je suis sorti de cette rencontre déboussolé face à la dimension incompressible de la vedette qui vous habite au point que vous ne puissiez que vous écouter vous-même. J’ai conclu que vous n’étiez pas aidable en dehors d’une série de petits échecs. Et, vous en avez eu. Deux ans d’égarements nous ont fait perdre le timing de l’organisation politique pour l’incontournable combat électoral. Vous avez, évidemment, gagné en sagesse et sobriété. La bête qui vous habite a, aujourd’hui, j’espère, le sens du danger qui rôde autour. Le jour de notre rencontre, vous avez demandé à ce que je sois installé à un bureau pour approfondir, pour votre jeune pouvoir ma réflexion. Je ne suis pas revenu car je n’étais pas venu chercher un poste qui, naturellement revenait à ceux qui avaient sué pour votre accession au pouvoir. J’avais raison car, je n’ai pas été, non plus rappelé. Ma présence à ce moment là eut été totalement contre productive.

Mes efforts pour monter un strategic team, en dehors des cercles exécutifs du pouvoir ont été contrés par ceux-là qui ne voient dans le pouvoir que l’accès aux privilèges, ignorant totalement le lourd fardeau des responsabilités se sachant à l’abri des conséquences. Votre pouvoir est, sur le plan dogmatique, doctrinal et idéologique, mon pouvoir même si vous n’avez qu’une très légère conscience de ces facteurs et des conséquences de leur mépris dans la sphère politique. Le 8 mai 2013, une fausse manoeuvre de votre entourage a fait sortir la bête de sa cage, la tirant de ses questionnements. Ceci a eu la vertu de consolider la base de ses espoirs. Des pas en avant dans le processus nous enliseraient tous en nous réduisant à un hypothétique espoir que l’homme, au travers des ses déboires eut appris, eut changé.

Voilà à quoi nous a réduit l’esprit débile et jouisseur des enfants qui alimentent certaines décisions de votre pouvoir. Pourtant, cette victorieuse sortie n’a pas que des défauts. Elle peut être utile à vous rappeler que je vous avais prévenu quand vous n’aviez même pas encore eu votre premier cabinet ministériel. Elle peut être utile à nous faire comprendre les potentielles conséquences de notre retard organisationnel. Elle devrait être à la base d’une pirouette stratégique nous permettant de rattraper le temps perdu. Le temps perdu et la spirale politique Du temps, nous en avons perdu monsieur le président. Deux précieuses années perdues dans de l’égarement, dans le mépris des règles de base qui gouvernent l’action politique. Une course folle de l’après-midi du 14 mai 2011 à la bête soirée du 14 mai 2013. Des déboires silencieux et de précieux succès ensevelis sous le poids d’une propagande inintelligente et tapageuse. Même la meilleure de vos réalisations, aux pieds du morne à cabris, ne peut témoigner de votre action tant on avait oublié, dans les prescriptions du GREH sur les villages que l’âme de l’affaire était la participation, au départ des bénéficiaires, dans toutes les phases de la construction.

Un nouveau village ne peut survivre que par l’existence de tous les services de base et un environnement économique intégrée. Vous risquez de faire émerger une classe d’affairistes s’appropriant les maisonnettes pour monter leur propre commerce et, finir par condamner l’oeuvre à la déchéance qui a été le sort d’un autre village voisin improprement conçu. Du temps de la non négociation en politique à celui d’un CEP qui n’existe dans aucune référence légale et constitutionnelle, nous semblons marcher vers des élections dont le destin le plus clair est le tohu-bohu qui vous emportera du fauteuil présidentiel et nous balancera vers l’inconnu des manoeuvres politiciennes. Plaise au ciel que le père lebrun nous soit épargné! Qui, aujourd’hui, est préparé pour remporter la palme dans cette ambiance qui s’annonce ? Vous l’avez reconnu vous-même que de l’année 2013 à l’année 2020, nos folles structures légales, encore que nous n’ayons aujourd’hui aucune certitude de leur existence, nous engagent dans une séries d’élections.

Nous ne sommes pas prêts pour le combat électoral. Vous vous retrouvez, Excellence dans la spirale politique. C’est le dernier endroit rêvé pour le meilleur des maquillons. Et, le spontané pulsionnel que vous êtes n’en est pas un. A moins que vous ayez été dès le départ un traître consentant, engagé avec Aristide dans un mariage diabolique du donnant-donnant politique. Il n’y a que vous à pouvoir répondre à cette hypothèse. A cette question. Moi, je crois que vous vous y êtes fourré dans une absolue inconscience des contours de la chose. What to do ? To be or not to be, that is the question! Lancinant moment au coeur de ma lettre ouverte du « que faire ?».

On approche de l’instant fatidique de la tombée des masques et mon angoisse nait. Participant à l’émission de MOMENT VERITE du samedi 1er juillet 2013 de signal FM en compagnie du porte parole du premier ministre Laurent Lamothe, ce dernier, dans un moment de compréhensible énervement m’a traité d’incohérent. Ce qui m’a surtout fait rire ; mais, quand il m’a dit que je me crois infaillible, j’ai sursauté. Le mot n’était pas de lui. Il était, dans sa transe, la caisse de résonnance de ce qui se dit dans vos milieux à mon sujet. Et, j’ai peur que vous vouliez, comme tout bon haïtien inconscient poursuivre votre chemin vers l’abîme juste pour donner la preuve de ma non infaillibilité.

Le danger est pourtant bien réel. Les stratèges d’en face jouissent déjà de mon accouchement, du moment fatidique où je vais vous dire comment je conçois la sortie du labyrinthe. Vous comprendrez, monsieur le président, que le devoir me commande de m’arrêter là même en risquant l’éclampsie. L’international a, évidemment ses responsabilités, mais il ne faut pas croire qu’il soit toujours à la base de tous nos malheurs. Je vous souhaite bon discernement et bon courage, Monsieur le président.


Les cadavres de l’Île, bientôt des cadavres organisés

30 juin 2013

Le sang coule, mon sang a coulé votre sang coulera

Le coeur de l’île ensanglanté, les cadavres nagent

Pédernal, malpasse, dajabon les fusils aux épaules

les bourgeoisies se concertent les peuples pleurent

Saucisses, pieds poules, ailes poules, salami, carina

bananes, patates, oeufs, le capital en rage, une page

Michel Martelly, Danilo Medina, duvalier, trujillo

Mêmes compagnies mêmes compères, la même île

Minustah, Harper, Obama,  ban ki moon, militaires

françois hollande, nouvel ambassadeur, petrocaribe

Maduro, raul castro cuba, chavez, poutine ouais haiti

Edouard snowden, kerry qatar, syrie palestine,  israel

12 janvier 2010, ong, nations unis, oea brouhaha,à vie

construction reconstruction, projet deprojeté, gratuit

bilan célébration carnaval, de fleurs en fleurs  de tous

au pas de pas compas à la meringue de la salsa latinana

Debout citoyens, les rivières sont en feu, nos sangs coulent

nos dirigeants s’entendent et le complot est généralisé

coup d’état ici, coup d’état par là, ils assassinent nous tous

le monde a changé, les ordres sont donné, nouvel ordre

Hermann Cebert


Le Commissaire du gouvernement devait rendre sa croisade morale rétroactive afin d’accuser le président Joseph martelly coupable de mauvaises conduites lorsque ce dernier descendait son pantalon en public, ce qu’il continue de faire en politique

23 juin 2013

The Haitian National Palace (Presidential Pala...

The Haitian National Palace (Presidential Palace), located in Port-au-Prince, Haiti, heavily damaged after the earthquake of January 12, 2010. Note: this was originally a two-story structure; the second story completely collapsed. (Photo credit: Wikipedia)

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U.S. help for Haiti is a fraud and a shame

7 juin 2013

The Haitian National Palace (Presidential Pala...

The Haitian National Palace (Presidential Palace), located in Port-au-Prince, Haiti, heavily damaged after the earthquake of January 12, 2010. Note: this was originally a two-story structure; the second story completely collapsed. (Photo credit: Wikipedia)

 

 

April 9, 2013

By `

By FinalCall.com News | Last updated: Apr 9, 2013 – 1:36:12 PM

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A resident sits at a destroyed area after a major earthquake hit the capital Port-au-Prince, January 14, 2010. Today the country remains beset by non-profits that deliver services that should be handled by government, which strengthens these organizations and further weakens Haiti’s ability to handle her own affairs.

It’s been over three years since the deadly earthquake that struck Haiti, killing thousands, leaving about one million people homeless and bringing a new level of misery to the strong, proud people of the first Black Republic.

If you’ve wondered why there appears to have been so little progress consider a few things: All the money pledged and promised was never given to help Haiti. The Haitian government has seen little of the money that was supposed to go toward rebuilding the country. And, according to a new report, the United States has done much better at claiming to support the Haitian people than actually assisting our still suffering brothers and sisters.

What the U.S. is doing and has failed to do is horrible but if we fail to tune in and act as information comes out, we should feel immense shame. It is one thing for the enemy to do what he has always done, it is another to ignore or turn your back on your own people. We owe a debt to Haiti for breaking the chains of slavery in 1804 and defeating the French. We owe a debt to Haiti for showing us that freedom must be fought for and earned, not gratuitously given.

Judging from information in a new report by the Center for Economic and Policy Priorities, the U.S. Agency for International Development has suffered serious failure: The report “shows that of the $1.15 billion in contracts and grants awarded since the 2010 earthquake, over half went to the top 10 recipients of global USAID awards, with the largest recipient being the for-profit company Chemonics International Inc., the single largest recipient of USAID funds worldwide aside from the World Bank and U.N. Meanwhile, just 0.7 percent of USAID awards have gone directly to Haitian businesses or organizations.”

“Contractors have hired far fewer Haitians than promised, Haitian businesses were largely excluded, goals were not met, there was inadequate supervision of grantees, and USAID had not conducted internal financial reviews of contractors,” the center said.

So if you wonder why Haitians are still suffering, it’s in large part because Haitians are not in control of the money or resources that were supposed to help. The regular mantra and rationale used to deny Haiti’s government funding is to raise questions about corruption and mishandling of funds. Not that it has anything to do with the country’s ruling administration, it’s just the way the debate about Haiti is slanted for disaster capitalists, charities and non-profits to benefit while Haitians suffer.

Besides with the Duvalier family, a U.S. backed dictatorship, ruling the country for decades, corruption was allowed to go on unrestrained because those in power supported America’s agenda, which was concerned about Communism, Cuba and keeping the Black country in its place. Today the country remains beset by non-profits that deliver services that should be handled by government, which strengthens these organizations and further weakens Haiti’s ability to handle her own affairs.

Months after the earthquake, a group of Black news outlets, including The Final Call, visited Haiti and heard U.S. officials try to defend why the U.S. Army was getting paid out of U.S. funds for doing work in Haiti and explain how they were inflating the numbers of Haitians employed through U.S. programs. Haitians were given short stints of work so that numbers for those employed would be higher than the actual number of jobs created. U.S. officials, at the time, tried to call it a kind of rotation to make sure the maximum number of people had a chance to get some work. It’s infuriating that while the U.S. was rationing the few dollars ordinary Haitians were getting for public work like street cleaning, U.S. corporations were clearing hundreds of millions with no problem at all.

Not only has the U.S. government failed to give the Haitian government the financial wherewithal and control any ruling government should have, it has effectively starved private businesses in Haiti that would have benefited greatly from the infusion of funding and opportunities to rebuild. Haitians are an industrious, creative people but that creativity and the expertise and commitment of Haitians in the Diaspora has been neglected to the point where it is criminal. So good old American capitalism works everywhere and should be supported everywhere except in Haiti, where strong businesses would help the republic rise.

The U.S. suffers from an old disease, an old hatred that lingers from the days when Haiti took her independence. Then, as now, this country was able to find ways to justify not having a good relationship with her neighbor in this hemisphere. It harkens back to observations made by Frederick Douglass in 1893, when he made a speech in Chicago about Haiti-U.S. relations. He noted “a deeper reason for coolness between the countries is this: Haiti is black, and we have not yet forgiven Haiti for being black or forgiven the Almighty for making her black. In this enlightened act of repentance and forgiveness, our boasted civilization is far behind all other nations. In every other country on the globe a citizen of Haiti is sure of civil treatment. In every other nation his manhood is recognized and respected.  Wherever any man can go, he can go. He is not repulsed, excluded or insulted because of his color. All places of amusement and instruction are open to him. Vastly different is the case with him when he ventures within the border of the United States. Besides, after Haiti had shaken off the fetters of bondage, and long after her freedom and independence had been recognized by all other civilized nations, we continued to refuse to acknowledge the fact and treated her as outside the sisterhood of nations,” said the former slave, who also served as a U.S. ambassador to Haiti.

Neglect of Haiti is nothing new, but how will we respond; where do we stand? Do we still see our people there as strangers and foreigners, as inept basket cases? Do we still harbor such self-hatred that we could watch our people there die simply because they have no clean water to drink?

In the 21st century Black America must not display the self-hatred ingrained by our former slave masters, we must unite with our Haitian brothers and sisters, lawmakers and true allies and force the government to cease its mockery of humanitarian efforts and deliver what Haiti needs and deserves. If we do not, we are perhaps worse than those who keep Haiti in a sorrowful position.

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http://www.haitian-truth.org/u-s-help-for-haiti-is-a-fraud-and-a-shame/


Contre-bilan des deux ans de Martelly:

6 juin 2013

English: Port-au-Prince, capital of Haiti.

English: Port-au-Prince, capital of Haiti. (Photo credit: Wikipedia)

Après les cérémonies de reddition de compte organisées par le Président de la République, c’est le tour du groupe des Parlementaires pour le renforcement des Parlementaires progressistes (PRI) de présenter un contre-bilan des ans du pouvoir « TèT Kale ». À cet effet, ils ont adressé une lettre ouverte au peuple haïtien le 31 mai dernier à propos du bilan biennal du gouvernement « Martelly/Lamothe ». Paraphée par Sadrac Dieudonné et Joseph W. Deshommes, respectivement président et secrétaire-administrateur dudit bloc, cette correspondance passe au peigne fin les cinq grands axes d’intervention de l’équipe Tèt Kale.

Voici l’intégralité du texte : Port-au-Prince, le 31 mai 2013 Les Errances politiques du « Gouvernement Martelly-Lamothe »

Lettre ouverte du Groupe Parlementaires pour le Renforcement institutionnel (PRI) à l’attention du peuple haïtien à propos du bilan biannuel du « Gouvernement Martelly-Lamothe »

Chers compatriotes,

Le Président de la République vient de célébrer, le 14 mai écoulé, avec bruit, tel un tonneau vide, et dans le soudoiement (embrigadement monnayé de paysans de certaines communes environnant la capitale et de citadins peuplant des bidonvilles de l’Aire métropolitaine), comme un politicien en mal de popularité, ses deux ans au Pouvoir de l’Etat. Il en a profité pour dresser, par l’entremise de certains parlementaires sinon indignement du moins naïvement acquis à sa cause, un bilan de ses prétendues réalisations, et ce dans le cadre de ce qu’il appelle pompeusement le Programme des cinq E.

Et, dans la même veine, le Premier ministre se prépare à présenter devant l’Assemblée Nationale, le 10 juin 2013, à l’occasion de l’ouverture de la seconde session législative annuelle, le bilan de l’action gouvernementale. Mais, en réalité, il s’agit et il s’agira d’un bilan portant sur cinq Errements. Nous voudrions donc vous présenter un contre-bilan de ce programme grandement Erratique.

Emplois

L’économie haïtienne est actuellement en forte décroissance, passant de 5,6% en 2011 à 2,8% en 2013. Ce qui indique que la pauvreté s’approfondit davantage (56% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté absolue), que l’insécurité alimentaire s’avère poignante (2,1 millions de personnes) et que la délinquance et l’insécurité publique s’aggravent de jour en jour.

Or Le Président Martelly tente de faire croire que 400.000 emplois ont été créés dans l’économie. Aucune carte précise de ces emplois n’a été présentée. Ce qui montre que ceux-ci n’existent que dans l’esprit étroit du Président. Ce qui est en revanche clair, c’est que tous les indicateurs macro-économiques sont au rouge : les petites et moyennes entreprises des secteurs primaires et secondaires sont grandement décapitalisées; les recettes fiscales sont au plus bas ; les investissements directs étrangers dans des secteurs productifs sont quasi-inexistants (le Parc de Caracol a du mal à créer le nombre d’emplois prévus) ; l’exportation stagne ; la monnaie nationale a rapidement perdu environ 8% de sa valeur ; le déficit budgétaire se creuse considérablement accusant 6% du PIB ; etc.

En fait, en guise de politique d’emploi, le « Gouvernement Martelly-Lamothe », subtilement pris en charge par le lobby bancaire prônant bêtement le laisser-faire monétaire en guise de politique d’exportation et de croissance et par les paresseux importateurs de produits de toutes sortes, pratique dangereusement une Errance économique. Qui plus est, il ne fait pas jouer la concurrence sur le marché haïtien, car il encourage le monopole et corrompt avec favoritisme la pratique de passation des marchés. Rien donc n’est fait pour augmenter la capacité de production des PME et pour encourager les nouveaux investissements productifs dans le pays. Et, le Fonds Pétro-Caribe qui aurait pu servir de Fonds de développement, à travers une Banque nationale de développement, est en train d’être gaspillé dans des projets d’apparat (Ede Pèp, Ti manman cheri, etc.), donc non rentables et sans lendemain pour le peuple haïtien.

Éducation

Le « Gouvernement Martelly-Lamothe », dans sa névrose innovatrice au sens qu’il croit tout inventer dans le pays, détourne une politique éducative qui a été longuement et difficilement élaborée et mise en œuvre (1997-2007). En effet, oubliant le Plan national d’éducation et de formation (PNEF) et la Stratégie nationale d’éducation pour tous (EPT), cette bancale Administration prétend qu’il a envoyé 1.288.956 enfants à l’école à travers son nébuleux programme PSUGO.

En réalité, en entrant par Escalade et Effraction dans l’EPT, donc par deux « E » négatifs, il ne fait qu’occasionner l’Effondrement du système éducatif haïtien, dans la mesure où sous couvert d’une démocratisation ou massification scolaire, il aggrave les problèmes structurels en termes de sur-âgés, de surcharge des classes, d’évaluation inefficace, de redoublement et donc d’échec scolaire et de frustration sociale. Car ce stock d’élèves – dont le nombre est de toute évidence de loin inférieur à celui présenté par le Pouvoir – introduits brutalement dans le flux scolaire, et ce sans une stratégie de création de nouvelles places ainsi que de formation de nouveaux instituteurs, déstabilise le fragile système éducatif haïtien.

De plus, tout en mettant oralement l’accent sur l’emploi, aucune stratégie n’est élaborée et mise en œuvre pour restructurer, renforcer et augmenter les Écoles professionnelles dans le pays. Or, comme l’ont fait remarqué de nombreuses études, le secteur des Écoles professionnelles est le plus marginalisé et déstructuré du système éducatif haïtien. Aussi, outre l’Université de Limonade, comme une honteuse manne tombée du ciel dominicain, et l’infime et démagogique bourse de 18.000 Gourdes accordée aux étudiants de l’UEH, le « Gouvernement Martelly-Lamothe » n’a aucune politique de l’enseignement et de la recherche en tant que facteurs de production d’un efficalce capital humain dans le pays.

Environnement

Haïti connait une crise environnementale aiguë. Ses causes sont connues. Le « Gouvernement Martelly-Lamothe », profitant de l’angoisse qu’elle provoque au sein de la population, l’embrasse au risque de l’étouffer.

En effet, ce Gouvernement, en guise de politique environnementale, empli d’un Enchantement creux et paradoxal, s’amène avec un discours teinté de bons sentiments en demandant simplement à chaque citoyen de planter un arbre, ainsi qu’avec un tas de mesures les unes plus superficielles et inefficaces que les autres. Ainsi, il a commencé par prendre un arrêté en date du 9 août 2012 et entré en vigueur le 1er octobre de la même année pour interdire l’importation de certains produits polluants et cancérigènes tels les sachets en plastique noir (polyéthylène) et des ustensiles de restauration en styrofoam (polystyrène expansé). Mais cette mesure n’a pas fait long feu. Aussi, en guise de réaménagement urbain, ce Gouvernement masque, en le colorant, une dérive urbaine, le bidonville de Jalousie. Par ailleurs, les logements dits sociaux que ce Gouvernement construit ne respecte nullement les critères environnementaux.

Dans ces conditions, rien n’est conçu et mis en œuvre pour freiner la déforestation, pour faire respecter les aires forestières protégées, pour aménager les bassins versants, pour freiner l’urbanisation anarchique, pour installer des stations d’épuration des eaux usées dans les principales villes du pays, pour protéger les mangroves du pays où se reproduisent de nombreuses espèces de poissons, pour règlementer le pompage intensif de l’eau dans la Plaine du Cul-de-sac, pour empêcher la pollution chimique qu’occasionne le rejet dans l’écosystème des huiles de moteurs et des batteries usagées contenant des métaux lourds et toxiques, etc.
Énergie

La question de l’Energie, en raison de l’explosion démographique et de la croissance du taux d’urbanisation, est cruciale en Haïti. Car, si on prend seulement le cas de la cuisson des aliments, le charbon de bois est utilisé par 68,5% des ménages urbains ; et le bois de feu est utilisé par 90,9% des ménages ruraux ; ce qui fait que le pays couvre annuellement environ 72% de ses besoins énergétiques grâce à la ressource du bois. Ce qui implique qu’environ 30 millions d’arbres sont annuellement abattus.

Or l’actuel Ministre délégué à l’Energie, en bon technocrate volontairement servile, a affirmé sans aucune gêne que le bilan énergétique des deux ans du Pouvoir de Martelly dépasse tous ceux qui l’ont précédé. Ainsi, M. René Jean-Jumeau fait preuve d’une mémoire très courte. Car il semble qu’il oublie que ce n’est pas l’Administration de Martelly qui a conçu et construit le barrage hydro-électrique de Péligre, qui a réélectrifié entièrement la ville des Gonaïves après le sinistre tempête tropicale Jeanne, qui a fait construire trois centrales thermiques dans trois grandes villes du pays, qui a conçu un partenariat public-privé pour que le secteur privé haïtien puisse investir dans une importante centrale électrique (E-Power) à Port-au-Prince, qui a élaboré un projet pour la construction d’un autre barrage hydro-électrique dans le Plateau-central (Artibonite 4C), etc.

En fait, Étourdi par la corruption et l’accumulation facile et rapide du capital, le « Gouvernement Martelly-Lamothe » substitue une politique énergétique à un petit projet d’installation de lampadaires solaires de piètre qualité. Or, le pays est confronté à un important déficit énergétique (une couverture nationale de moins de 15% et une consommation moyenne annuelle de l’ordre de 75 KWh). En conséquence, malgré la position géographique avantageuse de la presqu’île d’Haïti, ce Gouvernement n’a conçu ni mis en œuvre aucun projet énergétique concernant l’énergie éolienne et l’énergie solaire à grande échelle. Aucun effort n’est non plus fait pour promouvoir l’utilisation du gaz naturel et la production d’énergie à partir de la biomasse.

État de Droit

Outre les régimes dictatoriaux, aucun Pouvoir dit démocratique n’a autant perverti l’appareil judiciaire haïtien que celui du Président Martelly. Or, l’actuel ministre de la Justice de ce Pouvoir, l’un des ministres de la Justice de l’ère post-duvaliérienne les plus controversés et qui suscitent le moins de confiance, a fait un bilan plus qu’élogieux des actions de son Gouvernement quant à l’Etat de Droit.

Pour ce faire, Me Jean Renel Sanon a pris en exemple la nomination des juges manquants à la Cour de Cassation et la mise en place du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ). Or, ces deux institutions républicaines ont été constituées dans des conditions plus que troubles. En effet, qu’on se le rappelle, des juges qui n’étaient pas sur la liste dressée par le Sénat ont été nommés, et les menées du Pouvoir exécutif pour instituer le CSPJ ont été entachées d’autoritarisme et d’illégalité. De plus, Le « Gouvernement Martelly-Lamothe », par l’entremise du Ministère de la Justice, a fait arrêter un Député en fonction, et procède constamment à la nomination de personnes à moralité douteuse dans le système judiciaire haïtien.

D’un autre côté, ce Gouvernement, en rappelant la réhabilitation et la construction de tribunaux, veut faire croire qu’il a amélioré l’accès à la Justice en Haïti. Comme si ce problème dépendait seulement et simplement du cadre physique de la distribution de la Justice. C’est, en réalité, une manière de cacher l’incompétence et la corruption de nombreux officiers de justice, de lénifier le manque de confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire, et de voiler le dirigisme arbitraire et illégal auquel font face les commissaires de gouvernement et même des juges de siège.

Par ailleurs, il est à constater que le « Gouvernement Martelly-Lamothe » prend le malin plaisir de violer constamment la Constitution et la loi. À preuves, il met tout en œuvre pour entraver le respect du principe de la séparation des trois Pouvoirs, l’une des conditions nécessaires à l’existence de tout Régime démocratique ; il refuse de rendre compte de l’utilisation des deniers publics, fruits du dur labeur des citoyens ; et, enfin, le Premier ministre plus particulièrement s’entête à ne pas se soumettre à tout contrôle parlementaire sérieux, ce qui lui a valu d’ailleurs la mésaventure du 14 janvier 2013.

Chers compatriotes, en vous basant sur ce contre-bilan, il faut plutôt prendre les « cinq E » programmatiques de l’Administration de Martelly comme cinq Errances politiques. Car, étant donné leur incompétence et surtout leur propension à la corruption, ce Régime ne fait qu’Enfoncer le pays dans le creuset de la pauvreté, du sous-développement et de l’assistanat.

Que Dieu sauve la Nation !

Pour le Groupe PRI,

Sadrac Dieudonné
Député, Président Joseph W. Deshommes
Député, Secrétaire-administrateur

Reynold Aris
arisreynold@yahoo.fr

http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=35998&idtypetexte=


Liliane Pierre-Paul répond à Michel Martelly: Bilan intellectuel des deux ans du Régime Fasciste de Joseph Michel Martelly- Gary Conille-Laurent Salvador Lamothe

18 mai 2013

Liliane Pierre-Paul répond à Michel Martelly

soundcloud.com

Participant à l’émission « Matin Caraïbes » de Radio Télé Caraïbes, le président de la république faisant allusion à Liliane Pierre-Paul l’…
 
 

Enfin le président Jean-Bertrand Aristide décide de jouer son rôle face à des duvaliéristes et des macoutes de plus en plus agressifs et criminels

10 mai 2013

Aristide Posters

Aristide Posters (Photo credit: Ben Piven)

L’ancien président d’Haïti Jean Bertrand Aristide a affirmé jeudi que son parti pouvait remporter «la majorité des postes en jeu» aux prochaines élections, moins de 24 heures après son audition comme témoin dans l’enquête sur l’assassinat d’un journaliste en 2000.

«Le Fanmi Lavalas ( Famille Lavalas, son parti) est devenu plus fort. S’il y a des élections libres, honnêtes et démocratiques, il y a beaucoup de chances qu’il remporte la majorité des postes en jeu», a déclaré M. Aristide dont le message, en créole, a été retransmis sur une radio de la capitale.

Des élections sénatoriales partielles et communales sont prévues en Haïti d’ici la fin de l’année, mais aucune date officielle n’a pour l’instant été annoncée par les autorités.

Intervenant publiquement pour la première fois depuis son retour d’exil en mars 2011, M. Aristide a remercié la population haïtienne qui «continue de transformer l’ordinaire en extraordinaire. (…) Hier était une journée ordinaire, vous l’avez transformée en une journée extraordinaire», a-t-il lancé en présence d’un groupe de journalistes invités dans sa résidence au nord de Port-au-Prince.

 

Mercredi à sa sortie du tribunal, M. Aristide avait effectué une tournée dans le centre de Port-au-Prince, suivi par des milliers de partisans.

«J’ai ressenti hier un tremblement de coeur face à la foule. Entre le peuple haïtien et moi, il y a un mariage de coeur qui panse les douleurs du séisme qui a frappé Haïti», a-t-il déclaré.

Parlant de la situation du pays, il a présenté la famine comme l’un des «plus gros problèmes» actuels d’Haïti, appelant tous les secteurs à se mettre ensemble pour faire face à cette question.

«La faim est une question très sérieuse, aujourd’hui plus qu’avant. Un seul parti ne peut résoudre ce problème. J’appelle les Haïtiens de partout, les élites politiques et économiques à s’unir pour faire face à cette situation», a-t-il insisté.

Jean-Bertrand Aristide a dirigé Haïti à deux reprises: une première fois entre 1991 et 1996, mais son mandat a été interrompu dès la première année par un coup d’État militaire. Après trois années d’exil aux États-Unis, il a été rétabli en 1994.

Il est ensuite revenu à la tête du pays en 2001, mais a été contraint de démissionner en 2004 avant de passer sept ans en exil en Afrique du Sud.

Il est revenu en Haïti en mars 2011.

(Port-au-Prince) Après s’être consacré à l’enseignement depuis son retour d’exil, en 2011, Jean-Bertrand Aristide renoue avec la politique haïtienne.

L’ex-président controversé ferait présentement la sélection des futurs candidats de son ancien parti, Famille Lavalas, exclu des dernières élections.

Une grande mobilisation dans les quartiers populaires de la capitale est d’ailleurs prévue pour ce matin en soutien à celui qui a été forcé de quitter le pouvoir deux fois, en 1991 et en 2004.

 Aristide ne quitte presque jamais son domicile, en banlieue de la capitale. Après plusieurs rencontres dans cette résidence, Richard Morse, cousin de l’actuel président, a confirmé dimanche que sa femme est maintenant une candidate potentielle sous la bannière Lavalas.

 «Il est de retour et essaie de construire une bonne équipe», a affirmé M. Morse, également hôtelier et chanteur d’un célèbre groupe de musique traditionnelle. Il a quitté, en décembre, l’équipe de l’actuel président Michel Martelly, l’accusant de tolérer la collusion.

 M. Morse a aussi confirmé dimanche que l’ancien président ne sera pas lui-même candidat aux prochaines élections législatives, qui devraient avoir lieu à l’automne ou à l’hiver.

 Elles étaient initialement prévues en 2011, mais des luttes relativement à la sélection des membres de l’organisme chargé de les organiser ont occasionné de longs retards.

 

Convoqué, mais pas accusé

 Jean-Bertrand Aristide est par ailleurs convoqué ce matin au parquet de Port-au-Prince par un juge d’instruction, dans le cadre de l’enquête sur la mort du journaliste Jean Dominique, en avril 2000.

 Aucune accusation n’a encore été déposée. Il n’en fallait pas plus pour mobiliser les quartiers populaires de la capitale. Les fanfares de Cité Soleil, Solino, Bel Air et Martissant se préparent à faire un accueil grandiose à «leur» président, ce matin, devant le palais de justice.

 

«On n’a pas besoin d’argent pour sortir dans la marche», raconte Ernst Michel, 34 ans, militant pour Aristide et membre d’une fanfare «rara» du quartier La Saline, au bas de Port-au-Prince. Les groupes raras sont généralement engagés pour les fêtes et les manifestations.

 «Peu importe où le «président» sera, nous serons là aussi.» Le mot d’ordre chez les partisans est de ne pas contester la convocation d’Aristide ce matin, puisqu’il est un citoyen «comme les autres» et un «démocrate».

«Quand Aristide était au pouvoir, il a envoyé plusieurs jeunes des quartiers populaires au travail. Il a aussi construit des logements sociaux.» M. Michel se dit déçu du peu de services offerts dans les quartiers pauvres depuis qu’Aristide a quitté le pouvoir, en 2004.

 En avril 2004, Jean-Bertrand Aristide a été forcé à l’exil par la communauté internationale à la suite d’une contestation étudiante et populaire qui a mené à l’intervention armée d’un groupe paramilitaire. À l’époque, Aristide était lui aussi accusé d’être affilié à des bandes armées dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince.

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201305/08/01-4648779-legislatives-haitiennes-le-retour-daristide.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4649241_article_POS2

«Fanmi Lavalas plus fort et est dirigé par Maryse Narcisse», Jean-Bertrand Aristide

«Le parti est plus fort aujourd’hui, s’il y a des élections libres et démocratiques, La Fanmi Lavalas a de fortes chances de remporter la majorité», a indiqué l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide qui a décidé de sortir du silence, ce jeudi 9 mai. Il s’est prononcé aussi sur la misère du peuple haitien et déclare qu’ « une seule personne, un seul parti politique ou un seul groupe social ne peut pas résoudre les problèmes de l’éducation et de la faim auxquels le pays fait face. » L’ancien président Jean-Bertrand Aristide en a profité pour confirmer que l’organisation politique ” Fanmi Lavalas” a pour coordonnatrice Maryse Narcisse. WPC/LM

 http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=35733&idtypetexte=


Les causes fondamentales de l’échec du Gouverneur Bill Clinton en Hayti

9 mai 2013

English: Monica Lewinsky, from her government ...

English: Monica Lewinsky, from her government ID photo by Office of the Secretary of Defense. (Photo credit: Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’échec marquant des diverses organisations déshumanisataires qui se sont rouées vers Hayti au moment du tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé la ville de Port-au-Prince avec plus de 500 000 morts et plus de 800 000 blessés et handicapés ainsi que plus de 2 000 000 de personnes déplacées, l’heure est venue, à l’instar des différents documentaires qui montrent les causes de l’échec des organismes humanitaires en Hayti, pour dévoiler les causes profondes et fondamentales de l’échec des Projets du Gouverneur Bill Clinton en Hayti en ce qui concerne ses démarches pour encourager l’investissement privé dans le Pays.

Bien que nous puissions être d’avis que Oncle Bill Clinton ait pu apporter son petit grain de sel dans la recherche d’investisseurs privés dans le pays dont la création du parc industriel de Caracole en région Centre-Est du pays, cela ne peut pas pour autant éclipser les véritables natures des démarches du Gouverneur agissants sous impulsions de quelques grandes familles riches et financières de toutes les paralysies structurelles du système politique, du système économique et du système social et culturel du pays.

Pour bien comprendre les causes profondes et fondamentales de la vision du projet de développement d’Hayti par le gouverneur Bill Clinton, de surcroit ses projets visant à amener au pays des investissements privés dans le paysage économique et financier du pays, il faut s’appuyer sur la vision occidentale du gouverneur en ce qui concerne le développement du pays. De même, il faut tenir compte des prétentions de supériorité qui gouverne la pensée du délégué principal des puissances coloniales et impérialistes dans le pays.

Pourtant, en se référant au passé de l’ex-gouverneur de l’Arkansas et ancien locataire de la maison blanche, tout montre que l’ex-président des États-Unis comprenait très clairement que les véritables entreprises qui supportent la stabilité économique d’un pays sont les d’abord et avant tout les petites et les moyennes entreprises et plus fondamentalement, des entreprises issues des classes moyennes indigènes du pays en question. Malheureusement contrairement aux actions actuelles du commandeur Bill Clinton qui se préoccupent principalement à trouver à l’extérieur du pays des investisseurs privés avec bien sûr de maigres résultats alors que les dépenses de fonctionnement de l’équipe Clinton deviennent de plus en plus exponentielles.

Loin de nous l’idée de rejeter du revers de la main l’ensemble des démarches du Grand ami d’Hayti qui cherche éperdument des investisseurs humanitaires internationaux, pour évoquer une approche compatissante des efforts de celui-ci et de son équipe de soutien qui travaille dans l’ombre.

Le mieux aurait été que le président chouchou des américains depuis vingt ans procède à l’encouragement et à la formation des jeunes Indigènes d’Hayti à la profession d’entrepreneur privé tout en essayant de rediriger les politiques d’investissement d’une part vers les jeunes universitaires susceptibles de développer une culture d’entrepreneur et plus tard d’investisseurs privés et de l’autre, vers les jeunes étrangers et de la diaspora d’Hayti à l’étranger avec des mesures de protection de ces jeunes talents contre l’appétit féroce de la classe économique traditionnelle dans le pays.

Malheureusement, l’auteur du plus gros scandale sexuel des années 1990 avec Monica Lewinsky a imposé à Hayti les premiers ministres Gérard Latortue et Gary Conille tout en trouvant, dans son cabinet d’avocats, à Jean-Bertrand Aristide sa Femme Mildred Trouillot afin de détourner celui-ci de ses intérêts pour les masses populaires, s’intéresse davantage au développement d’un entreprenariat excentrique aux besoins et à la réalité nécessiteuse du pays.

En optant pour un investissement étranger sans liens durables au pays, monsieur Bill vise à développer en même la dépendance du pays vis-à-vis des investissements étrangers et également le développement du sous-développement du pays comme l’arrière cours des États-Unis. Autrement dit, le commandeur Bill ne s’intéressant véritablement pas au progrès et au développement durable du pays inscrit les perspectives de changement vers de nouvelles formes de dépendance par conséquent, loin de contribuer à l’amélioration économique et sociale du pays procède au remplacement de la classe économique actuelle apatride par une nouvelle classe économique également apatride qui renforce par la fragilité du pays.

 

Tous compte fait, nous reconnaissons l’apport minime de l’éx-président américain son excellence Thomas Jefferson Bill Clinton avec ses projets et programmes de trouver des investisseurs privés pour relancer les activités économiques du pays, et le parc caracole est un exemple vivant de ses efforts cependant, nous croyons également que l’ex-président en essayant d’importer en Hayti son modèle américain du développement, ignore de façon flagrante les réalités économiques du pays et conséquemment, ses équipes de recherche qui grugent les ressources allouées à son plan d’action devaient changer de plan et de stratégie afin de mettre l’accent et les priorités principalement sur le développement et la formation de nouveaux jeunes entrepreneurs Indigènes d’Hayti afin de pérenniser l’héritage que compte laisser l’ex-gouverneur de l’État d’Arkansas.

Aucun pays n’arrive à se développer en mettant de côté ses vrais enfants et sa vraie élite. De même, la véritable mécanique du développement passe d’abord par le développement des petits métiers qui en se transformant et en se complexifiant produits de nouveaux et de nouveaux services impliquant par ce fait des transformations dans les besoins des citoyens, des transformations dans les habitudes de consommation et également des transformations les cultures locales en termes de qualités de vies et des conditions de vies. S’il est vrai que Bill Clinton est ce qu’il prétend, Grand Ami d’Hayti et des Indigènes d’Hayti, bien que nous sachions aucun étranger ne peut véritablement être notre à cause des intérêts inavoués
qu’il peut toujours avoir sous son chapeau, il faudrait qu’il monte du grand sérieux dans son approche en redirigeant son programme et ses projets vers le peuple Indigène d’Hayti et non vers des étrangers qui vont se comporter comme les sangsues que nous avons encore dans notre pays.

Enfin, je termine en notant l’absence d’enquête des médias locaux sur les entreprises humanitaires dans le pays et j’espère que les directeurs et les patrons de stations de radios, de télévisions, de journaux et des plateformes de publication s’implique davantage pour rendre accessible des données sur ces groupes qui opèrent de façon délinquante dans le pays.

 

Hermann Cebert


Jean-Bertrand Aristide ressort muet du cabinet d’instruction: le gouvernement sait qu’Aristide n’a pas commandité la mort de Jean Dominique,si les macoutes jean-claudistes et duvaliéristes veulent juger le régime lavalassien qu’ils procèdentd’autant qu’Aristide collabore par son silence et son mépris à refouler les revandications populaires

8 mai 2013

English: Jean-Bertrand Aristide meets Bill Cli...

English: Jean-Bertrand Aristide meets Bill Clinton in the Oval Office, October 14, 1994. Français : Jean-Bertrand Aristide rencontre Bill Clinton dans le bureau ovale, 14 octobre 1994. (Photo credit: Wikipedia)

Jean-Bertrand Aristide ressort muet du cabinet d’instruction

Une fois que l’ex-Président Lavalas a fini de répondre aux questions du juge Ivickel Dabrésil, chargé de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Jean Dominique et de Jean-Claude Louissaint, ses partisans ont bravé l’interdiction de la police de manifester en prenant d’assaut les rues de Port-au-Prince avec des slogans hostiles au pouvoir actuel

Publié le mercredi 8 mai 2013

L’ancien Président Jean-Bertrand Aristide a quitté mercredi à la mi-journée, sans faire la moindre déclaration, le Palais de justice de Port-au-Prince au milieu d’un imposant dispositif de sécurité, à l’issue d’une audition d’un peu plus de deux heures au cabinet d’instruction dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat, en 2000, du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Dominique, et du gardien de la station.

Dans une grande effervescence, des centaines de partisans du leader de Fanmi Lavalas ont gagné les rues, entourant son cortège dans le centre de la capitale, malgré l’interdiction de toute manifestation de rue qu’avait annoncée la veille le directeur général de la Police Nationale, Godson Orélus. Les différentes unités spécialisées de la PNH déployées pour la circonstance étaient littéralement débordées devant l’exaltation de la foule qui scandait en créole « se Aristide ki towo a » (le taureau, c’est Aristide) en dénonçant la convocation judiciaire comme un acte de « persécution politique » dont le régime du Président Michel Martelly serait responsable.

Les cheveux grisonnants, vêtu d’un costume bleu, M. Aristide, totalement en retrait de la vie publique depuis son retour, en mars 2011, de sept ans d’exil en Afrique du Sud, était accompagné de ses avocats, de la coordonnatrice de son parti, le Dr Maryse Narcisse, et de plusieurs parlementaires et ex-élus pro-Lavalas, à l’occasion de sa comparution devant le juge instructeur Ivickel Dabrésil.

Etaient notamment présents les Sénateurs Moïse Jean-Charles, Jean-Baptiste Bien-Aimé, John Joël Joseph et Francky Exius, les Députés Danton Léger et Bertrand Sinal ainsi que les ex-Sénateurs Yvon Feuillé et Yvon Bissereth. Ils avaient formé une délégation qui était sortie tôt de la résidence de Jean-Bertrand Aristide à Tabarre (banlieue nord de Port-au-Prince) à bord d’une vingtaine de véhicules.

Chaotique et confrontée à des obstructions multiples au sein même de l’appareil d’état, l’enquête sur le double crime du 3 avril 2000 continue de piétiner treize ans après.

Figure historique de la presse indépendante haïtienne et du mouvement démocratique, le journaliste Jean Dominique était également conseiller politique du Président d’alors, René Préval, lorsqu’il fut abattu par un commando en compagnie de son employé Jean-Claude Louissaint.    spp/Radio Kiskeya


Le président Jean-bertrand Aristide n’a pas changé:Il se préoccupe dfe lui-même et de ses propres intérêts

5 mai 2013

English: Jean-Bertrand Aristide meets Bill Cli...

English: Jean-Bertrand Aristide meets Bill Clinton in the Oval Office, October 14, 1994. Français : Jean-Bertrand Aristide rencontre Bill Clinton dans le bureau ovale, 14 octobre 1994. (Photo credit: Wikipedia)

Par DANIEL TRENTON
Associated Press

PORT-AU-PRINCE, Haïti (AP) – l’ancien Président haïtien Jean-Bertrand Aristide tente de reconstruire son parti politique, alors que la nation des Caraïbes se prépare pour les élections législatives et locales, un hôtelier de premier plan, a déclaré dimanche.

Richard Morse, directeur de l’hôtel Oloffson, déclare dans une interview à l’Associated Press, qu’il a rencontré Aristide trois fois au cours des deux dernières semaines pour discuter de la possibilité de son épouse Lunise Exume Morse, en cours d’exécution en vertu de la partie du Aristide comme candidat sénatorial lors d’un vote qui est censé se tiendra en fin d’année. Sa femme a participé à 2 des réunions, et le couple s’est également entretenu avec un chef de file du parti famille Lavalas de Aristide, dit Morse.

« Il est de retour, et il tente d’obtenir de bonnes personnes dans son équipe, » Morse dit d’Aristide, qui a été évincé de la présidence à deux reprises. « Je pense qu’il sent que son parti doit devenir un acteur et rassembler les gens. »

Les Morses envisagent toujours la candidature de Lunise Exume Morse pour le département de l’Ouest, qui comprend la capitale de Port au Prince, dit Morse. Marié depuis 1989, le couple chante ensemble dans un groupe de rock d’inspiration vaudou populaire qui effectue à l’Oloffson le jeudi soir.

Le commentaire de Morse vient après une spéculation généralisée sur les ambitions politiques du Aristide après son retour en Haïti en mars 2011, malgré l’opposition des États-Unis et est la première fois, Aristide a été signalé à rendre ces déplacements.

À son retour, Aristide a critiqué les responsables électoraux pour l’exclusion de son parti lors des élections législatives précédentes mais puis disparut aux yeux du public, choisissant de rester dans son enceinte dans la capitale. Ses partisans, a déclaré qu’il se concentrait sur la reconstruction de son Université de médecine.

Retour apparent du Aristide à la politique haïtienne est certain de rile des diplomates étrangers et l’élite du pays petit mais puissant qui voit en lui un personnage qui sème la discorde. Un ancien prêtre, il était aimé par la majorité pauvre, mais tous les deux de son mandat a pris fin en son renversement – la première par une junte militaire en 1991, le second par une violente rébellion en 2004.

En vertu de la constitution haïtienne, Aristide pourrait être interdit de briguer un troisième mandat de Président, mais pourrait jouer le rôle moins important dans la vie politique dans un pays profondément impoversished où il y a peu ou pas d’opposition viable.

« Il n’est pas un candidat », a déclaré le Morse. « Il est un entraîneur. Il est un conseiller. »

Mercredi, Aristide doit faire sa première apparition publique, mis à part quelques remarques au cours d’une apparition à la télévision brève avec le Président Michel Martelly en 2011, comme il dirige à la Cour de répondre aux questions du juge sur l’affaire du journaliste assassiné. Lavalas porte-parole Maryse Narcisse a déclaré à Radio Espace FM dimanche que Aristide avait l’intention d’aller.

La visite du Palais de justice du Centre Port-au-Prince est presque certaine d’attirer des milliers de ses partisans.

Haïti devait ont tenu des élections législatives et locales dans fin 2011 mais politiques intestines empêché pouvoirs de création d’un Conseil électoral jusqu’au mois dernier.

Narcisse dit le mois dernier que les plans Lavalas à exécuter lors de l’élection.

Morse habituée à être 1 des partisans notoires du Aristide mais est 1 des critiques plus virulents de ses présidences dans les années 1990 et début des années 2000.

Morse est également une cousine germaine de Martelly et a travaillé comme un Haïtien envoyé à Washington. Morse quitte en janvier sur ce qu’il décrit comme « la corruption pure et simple » au Palais National.

Le gouvernement a dit, il ne tolère pas la corruption et a annoncé plusieurs initiatives qui ont abouti à l’arrestation de personnes qui auraient participé au vol.

Copyright 2013 l’Associated Press. Tous droits réservés. Ce matériel ne peut pas être publié, diffusé, réécrit ou redistribué.

Former Haitian President Jean-Bertrand Aristide is trying to rebuild his political party as the Caribbean nation prepares for legislative and local elections, a prominent hotelier said Sunday.In an interview with The Associated Press, Richard Morse, manager of the Hotel Oloffson, said he has met with Aristide three times in the past two weeks to discuss the possibility of his wife, Lunise Exume Morse, running under Aristides party as a senatorial candidate in a vote thats supposed to be held by years end. His wife attended 2 of the meetings, and the couple also met with a leader of Aristides Lavalas Family party, Morse said.”Hes back, and hes trying to get good people on his team,” Morse said of Aristide, who was ousted from the presidency twice. “I think he feels that his party has to become a player and bring people together.” via New Jersey Herald.

http://rapadoo.com/2013/05/05/new-jersey-herald-haiti-hotelier-aristide-develops-political-party/


Les Progrès du Régime Martelly-Lamothe en Haiti sous l’Égide du Gouverneur Bill Clinton et de l’administration d’Obama

4 mai 2013

English: Port-au-Prince, capital of Haiti.

English: Port-au-Prince, capital of Haiti. (Photo credit: Wikipedia)

Trois ans après le séisme

Haïti 

dépecé par ses bienfaiteurs

Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7 ravageait Haïti, faisant plus de deux cent trente mille morts. Trois ans plus tard, en dépit des promesses, l’aide humanitaire s’est surtout soldée par l’importation d’un vibrion cholérique et par l’installation d’entreprises peu soucieuses de droit du travail.

par Céline Raffalli, mai 2013

Aperçu

Le soir tombe sur les ruines de Port-au-Prince, bientôt plongée dans l’obscurité. On ne distingue plus, au loin, qu’un feu rouge qui se balance au-dessus d’un carrefour. Partout où l’œil se pose, les décombres envahissent l’espace. Les chiens ont pris possession de la nuit. De temps à autre, leurs cris rompent le silence.

Au matin, les moteurs vrombissent. Dans la lumière crue du petit jour, les voitures tentent de se frayer un chemin au milieu du chaos d’une ville surpeuplée. Les tap-tap — taxis collectifs — contournent des cratères qui dictent les méandres de la circulation. Dans l’air, une odeur de mort mêlée à celle des eaux usées qui s’échappent d’un égout à ciel ouvert et à la poussière des ruines, que le vent souffle sur les vivants. Les Haïtiens vivent dans une douce surréalité : les disparus sont toujours présents ; on les imagine à chaque détour, encore prisonniers du béton.

Sept sur l’échelle de Richter : un séisme équivalent à plusieurs bombes atomiques qui auraient explosé sous terre. Le 12 janvier 2010, une maison sur trois a résisté. Si l’une a miraculeusement tenu, sans une vitre soufflée, sa voisine s’est trouvée réduite à néant : un gigantesque jeu de hasard et de massacre qui a fait deux cent trente mille morts, trois cent mille blessés et un million trois cent mille sans-abri. Sans compter les dégâts matériels : 7,8 milliards de dollars, 120 % du produit intérieur brut (PIB) de l’année 2009.

Trois ans après, la reconstruction ne semble pas avoir débuté. Dans les rues, quelques hommes arborant des tee-shirts aux couleurs de différentes organisations non gouvernementales (ONG), pelle en main, ont remplacé les bulldozers et les pelleteuses, rapatriés depuis longtemps loin de l’île. A ce rythme, combien d’années faudra-t-il pour rebâtir ?

Les tentes sales, déchirées, collées les unes aux autres, où s’entassent encore trois cent soixante-dix mille personnes, s’étendent dans toute la capitale, alors que la plupart des ONG ont plié bagage. Dans des quartiers dévastés, sur des kilomètres, leurs taches bleues (…)

Taille de l’article complet : 2 144 mots.

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/RAFFALLI/49093

 


Les Chiffonniers de l’Éxil par le grand Poète et Disert Hayssien (Haiti) Anthony Phelps

30 avril 2013

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Témoignage

Par Anthony Phelps

À propos des Rencontres québécoises en Haïti

Document soumis à AlterPresse le 29 avril 2013

Des circonstances indépendantes de ma

Témoignage

Par Anthony Phelps

À propos des Rencontres québécoises en Haïti

Document soumis à AlterPresse le 29 avril 2013

Des circonstances indépendantes de ma volonté m’empêchent d’être présent aux Rencontres québécoises qui se dérouleront du 1 er au 8 mai 2013, en Haïti. Il me semble cependant important d’apporter mon témoignage sur le rôle que nous avons joué, Serge Legagneur, Gérard V. Étienne, Roland Morisseau et moi-même,  dans la naissance de la littérature haïtienne en exil, au Québec.

Des figures importantes de la littérature québécoise ont accompagné ma découverte du Québec.

En 1951, alors étudiant en chimie aux États- Unis, j’ai reçu de la poète Rina Lasnier, avec qui j’étais en correspondance, une invitation à visiter le Québec. Ce fut le coup de foudre pour la Belle Province. Un an plus tard, j’abandonne mes études de chimie, et retourne à Montréal  pour m’inscrire à l’École des Beaux Arts.

C’est à cette époque que je rencontre, pour la première fois, le romancier Yves Thériault, rencontre marquante pour le jeune écrivain que j’étais. Grâce à Thériault je m’initie à l’écriture radiophonique que je mettrai en pratique lorsque  je fonderai ma propre station Radio Cacique, en Haïti. Thériault me présente à plusieurs créateurs dont Guy Beaulnes, réalisateur à Radio Canada, qui mettra en ondes l’un de mes poèmes, Rachat. Je devais rencontrer également le poète et dramaturge  Pierre Perrault qui n’était pas encore cinéaste.  Il fera un bref séjour à Port au Prince dans les années 60.

Sous la dictature sanguinaire de Duvalier le groupe Haïti Littéraire est créé avec Davertige, Legagneur, Morisseau, Philoctète, Thénor et moi-même. En compagnie de jeunes peintres, et comédiens, nous animons la vie culturelle de Port au Prince. Expositions, pièces de théâtres, lectures de poèmes etc…

À Radio Cacique, avec des comédiens, dont Émile Ollivier, nous réalisons des émissions avec des textes d’écrivains haïtiens et d’écrivains du Québec : Anne Hébert, Alain Grandbois, Pierre Perrault, Yves Thériault.

Ma fréquentation de certains opposants au régime de Duvalier me vaut un séjour dans les prisons du dictateur. Mes deux premiers romans : Moins l’infini et Mémoire en colin-maillard, portent témoignage contre la brutalité inhumaine de la dictature du régime duvaliériste.

À ma libération, je suis contraint de m’exiler, laissant derrière moi : ma famille, mes amis, une vie déjà construite, un pays, source de ma poésie.

En mai 1964, après un bref séjour à Philadelphie, chez mon frère, je m’établis à Montréal à l’invitation de Yves et Michelle Thériault. Pour Thériault il était impensable qu’en tant qu’écrivain francophone, je vive aux États-Unis.

Je pratique la photo, tourne de courts métrages pour les Productions Ville Marie de Thériault. Mes amis écrivains me rejoignent au fur et à mesure : Serge Legagneur, Roland Morisseau , René Philoctète, Gérard Étienne, ainsi que Émile Ollivier et Jean-Richard Laforest. Davertige ayant choisi de vivre à Paris, nous rejoindra quelques années plus tard.

En 1965, installés au Carré Saint Louis, Legagneur, Morisseau et moi, subsistons grâce à de petits boulots. Je décris cette époque dans un autre roman : Les chiffonniers de l’exil, où les personnages raboutent des bribes de souvenirs auxquelles ils ajoutent leurs rêves et désirs et finissent par se fabriquer un pays patchwork qui n’a plus rien à voir avec leur lieu d’origine.

Ce premier groupe d’écrivains haïtiens exilés va créer les Lundis du Perchoir d’Haïti de Montréal. Ils jouent le rôle de passeurs, amorcent les premiers rapports entre les  écrivains canadiens français – qui allaient bientôt se nommer québécois – et leurs confrères d’Haïti.

Les poètes Gaston Miron, François Piazza, Nicole Brossard, Denise Boucher, Juan Garcia, Claude Péloquin, Gilbert Langevin, Raoul Duguay, Paul Chamberland, Michel Beaulieu, Yves Leclerc, Pierre Bertrand sont invités à se joindre à nous, pour des lectures de poèmes.  Miron donne à ce groupe informel le nom de Batèche-batouque.  En Haïti, nous avions l’habitude de faire des lectures publiques de nos poèmes, mais je crois que pour les Québécois ce fut une expérience nouvelle.

Mon poème : Présence, était fort populaire parmi les Haïtiens qui faisaient la cour aux québécoises, en leur murmurant des extraits du poème :

« Voici que je te tiens entre mes bras comme une amphore… »

Il y a eu certains incidents cocasses, entre autre le soir où un poète québécois ivre et prêt à se bagarrer,  nous a lancé : « Vous nous volez nos femmes !.. »

J’avoue que moi j’en ai volé une !

Après l’expérience du Perchoir, les « boîtes à chansons » sont devenues des lieux où lire nos poèmes.

Parallèlement à mon métier de journaliste à Radio Canada, je fais du théâtre, de la télévision et du théâtre radiophonique en compagnie d’Émile Ollivier.

En 1966, je monte ma maison de disques, et enregistre Mon Pays que voici. Suivront plusieurs autres disques, dont des extraits du magnifique poème : Terre Québec, de Paul Chamberland.

Durant ces premières années de notre exil, la littérature québécoise était en plein essor. Les poètes québécois rêvaient d’un Québec indépendant, de notre côté nous étions tournés vers Haïti qui devenait de plus en plus lointaine, nous prenions ancrage dans un milieu différent de notre terre natale.

Dans Points cardinaux, mon premier recueil publié au Québec, en 1966, chez Holt Reinhart Winston, je salue ma terre d’accueil : « Montréal fille de verre, fille d’acier… »

La même année, Michel Beaulieu, de regrettée mémoire, accueillera aux  Éditions Estérel : Textes interdits, de Serge Legagneur, ainsi que : Lettre à Montréal, de Gérard V. Étienne.

Ces trois publications marquent la naissance de la littérature haïtienne de l’exil, au Québec.

En 1971 nous aurons notre première maison d’édition haïtienne en terre québécoise : Nouvelle Optique.  J’y ai publié  deux recueils et un roman.

La revue Collectif Paroles, fondée en 1979 permettra à de nombreux intellectuels haïtiens de l’exil, entre autres : Émile Ollivier, Claude Moise, Cary Hector, de s’exprimer sur la problématique haïtienne.

Suivra la création du CIDIHCA, un centre de documentation haïtienne et caraïbéenne. Ce centre joue un rôle fondamental dans la diaspora haïtienne au Québec. En plus des livres, on y trouve des archives filmées et des documentaires réalisés par Frantz Voltaire, le fondateur du CIDIHCA. De nombreux écrivains haïtiens, tels que Jean Richard Laforest, Roland Paret, y ont travaillé, ainsi que des graphistes, des étudiants.  Le CIDHICA est aussi une maison d’édition qui  publie des auteurs haïtiens et des écrivains d’autres cultures.

Plusieurs éditeurs québécois nous ont accueillis, je ne peux pas les nommer tous, mais citons Le Noroît, où Paul Bélanger a édité Serge Legagneur dans sa prestigieuse collection Ovale. Et où j’ai moi-même publié deux recueils.

Émile Ollivier et moi-même avons été édités chez Leméac.

Par la suite des écrivains de la deuxième génération, ont été édités par Triptyque, Boréal,  Remue-Ménage, Mémoire d’encrier. Cette dernière maison d’édition a été fondée, il y a dix ans, par le poète haïtien Rodney Saint Éloy. En 2007, Mémoire d’encrier a réédité mon recueil : Mon Pays que voici.  En plus de publier des écrivains haïtiens, elle édite des écrivains québécois, et nous a fait découvrir la littérature amérindienne. À l’image du Québec elle s’est ouverte à d’autres cultures : arabe, africaine…

Depuis les soirées de poésie du Perchoir d’Haïti,  un long chemin a été parcouru. En 47 ans d’exil, d’autres voies ont été tracées, de belles amitiés nouées. Aujourd’hui, les écrivains haïtiens invités dans des festivals et colloques, représentent les deux communautés : l’haïtienne d’origine, et la québécoise d’élection. Sans nul doute que ces deux communautés ont encore beaucoup à partager.

Je souhaite de belles découvertes aux écrivains québécois, qui participent à cette rencontre dans mon pays natal.

Nous sommes les Nègres en allés clos de silence et oublieux nous sommes les Nègres transplantés assis à l’ombre des gratte-ciels où le pays d’hier est sans écho Caraïbéens de forte souche et de longue lignée nous parlons maintenant paroles de givre et mots de neige.

(La nuit des invertébrés, extrait de Motifs pour le temps saisonnier, 1976 )

©Anthony Phelps

 


Rodolphe Jaar Arrêté comme présumé narcotrafiquant à Santo Domingo: Il faudra arrêter les autres conseillers du président Joseph michel Martelly et de Laurent Salvador Lamothe.

28 avril 2013

 

L’homme d’affaires haitien Rodolph Jaar, arreté le jeudi 25 avril à Santo Domingo, rejette les accusations de trafic de stupéfiants portées contre lui par la Drug enforcement administration (DEA), selon l’ avocat de l’interessé.

Les autorités américaines qui ont accusé M. Jaar, connu sous le nom de “Weskey”, de conspiration, indiquent l’homme d’affaires a facilité l’entrée et la distribution de 5 kilos de cocaïne aux Etats-Unis d’Amérique.

Soulignons que Rodolph Jaar a été présenté devant son juge à Miami le lundi 29 avril, dans le cadre de cette affaire. WPC/LM

Après les Brandt maintenant Rodolphe Jaar Arrêté comme présumé narcotrafiquant à Santo Domingo:

Il faudra arrêter les autres conseillers narcotrafiquants, kidnappeurs, zenglendou, bandits légal du président Joseph michel Martelly et de Laurent Salvador Lamothe.

Arrêté comme présumé narcotrafiquant à Santo Domingo, l’haïtien Rodolphe Jaar bénéficie d’une ordonnance de libération

Fils de l’une des familles les plus fortunées du pays, le suspect, sous la menace d’une extradition, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice américaine pour trafic de cocaïne, selon les services narcotiques dominicains

Publié le vendredi 26 avril 2013

La neuvième chambre pénale du district de Santo Domingo a ordonné vendredi la libération de Rodolphe Jaar, un ressortissant haïtien issu d’une riche famille, arrêté la veille sous l’accusation d’implication dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis.

Répondant favorablement à une demande en habeas corpus du prévenu, la juge Rosanna Isabelle Vàsquez Febrillet a pris cette décision en demandant que soient administrées les preuves du statut de présumé narcotrafiquant de M. Jaar tout en admettant qu’il serait recherché par la justice américaine.

Pour la magistrate, l’émission d’un ordre d’arrestation ou d’extradition constituerait une violation de la constitution dominicaine.

La Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD) avait procédé jeudi soir à Santo Domingo à l’arrestation du suspect résidant à Port-au-Prince, mais qui s’était établi momentanément dans la suite d’un luxueux hôtel sur le Malecòn, le grand boulevard de la capitale dominicaine.

« La justice des Etats-Unis accuse M. Jaar de conspiration pour avoir introduit dans ce pays de la cocaïne, selon le mandat d’arrêt 13-20259 délivré contre lui le 18 de ce mois », avait indiqué un communiqué de la DNCD qui coopère étroitement avec l’agence américaine antidrogue (DEA).

Le quotidien El Caribe, qui informe de l’intervention des autorités judiciaires dominicaines dans ce dossier, est resté muet sur la remise en liberté effective ou non de Rodolphe Jaar, issu de l’une des grosses fortunes de la classe d’affaires d’Haïti.

Menacé d’extradition vers les Etats-Unis au moment de son arrestation, l’homme s’était vu confisquer son passeport haïtien, une carte d’identification et une carte de résidence dominicaines ainsi que 60.000 pesos et quelques centaines de dollars.

Vendredi après-midi, il était encore détenu dans la prison préventive de la DNCD en attendant son départ du territoire voisin.

La République Dominicaine et Haïti apparaissent chaque année sur la « liste noire » du Département d’Etat comme pays de transit qui seraient responsables de l’arrivée de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis, l’un des principaux pays consommateurs au monde. spp/Radio Kiskeya


De Saint-Domingue à Haïti : l’invention d’un modèle social

14 avril 2013

De Saint-Domingue à Haïti : l’invention d’un modèle social

  • 1 . Carlo A. Célius, « Le contrat social haïtien » (février 1997), à paraître dans le numéro de l’ann (…)

1A partir de la thèse de l’existence d’un contrat social haïtien1, se pose la question du modèle social. Il faut en définir les contours et les enjeux, les principales pistes d’exploration. Pour y parvenir, une discussion sera engagée où mes hypothèses seront soumises à l’épreuve des principales positions qui les contredisent.

2Sans prétendre surmonter les ambiguïtés de la théorie du contrat, toujours objet de controverses, je propose de comprendre le contrat comme la formalisation d’un modèle social négocié entre des forces politiques à un moment donné. Dans l’histoire d’Haïti, cela s’est réalisé pendant la période révolutionnaire, en 1801 ; son expression juridique est la constitution rédigée à l’instigation de Toussaint Louverture. Le modèle qui en est résulté tire ses fondements théorique et idéologique de la pensée des abolitionnistes et des physiocrates. Réaménageant le régime interne de la colonie ainsi que les relations entre celle-ci et la métropole, il est à proprement parler un modèle néo-colonial. Reconduit par les élites après l’indépendance, il a défini le cadre du processus de structuration sociale haïtienne.

  • 2 . Gérard Barthélémy, Dans la splendeur d’un après-midi d’histoire, Port-au-Prince, Editions Henri D (…)

3Cette proposition porte l’interrogation sur le passage de Saint-Domingue à Haïti. Elle écarte la vieille formule, reprise encore aujourd’hui, selon laquelle l’indépendance correspond à « une véritable table rase »2. Elle surmonte l’impasse que constitue cette vision de 1804 en cherchant à établir le ou les niveau(x) de rupture que représente cette date. Elle contourne aussi la perspective d’héroïsation de Toussaint qui en donne l’image d’un chef ayant exercé un pouvoir qui n’a laissé aucun espace de négociation. Malgré tout, mes hypothèses rencontrent des objections.

Positions contradictoires

  • 3  Je parle de deux thèses car si la première ne va évidemment pas sans la seconde, la relation inver (…)

4Les principales réfutations rejoignent ou reprennent certaines thèses ou hypothèses contradictoires existantes. L’ensemble de ces positions s’articule autour de deux grands points : les rapports entre la pensée des Lumières, la Révolution française et la Révolution haïtienne ; la spécificité de l’ère inaugurée par l’indépendance et la différence entre les solutions apportées par les gouvernements qui se sont succédé dans la première moitié du xixe siècle. Se pose, par ailleurs, la question de la part faite dans ma proposition à la thèse de l’indépendantisme louverturien et à celle de l’existence d’un Etat louverturien3.

L’ontologie de la Révolution haïtienne et les Lumières

  • 4 . Louis Sala-Molins, « Les misères des Lumières » in Michel Hector (dir.), op.cit., t. i, pp. 9 – 1 (…)

5Soutenir que la pensée abolitionniste constitue le fondement théorique et idéologique du modèle social haïtien a pu paraître étonnant. Le caractère radical de la Révolution haïtienne fait planer sur cette affirmation le soupçon d’une démarche dévalorisante. Mon approche se situerait dans le courant historiographique qui prétend expliquer la Révolution haïtienne par la pensée des Lumières et la Révolution française. Les limites ainsi que les projets idéologiques d’une telle démarche ont été révélés, dénoncés, lors du colloque tenu à Port-au-Prince, en 1989, sur la Révolution française et Haïti. Les critiques émises à cette occasion ont trouvé leur meilleure formulation dans deux communications, celle de Louis Sala-Molins et celle de Michel-Rolph Trouillot. Le premier met en évidence « Les misères des Lumières », tout comme avec le second pour qui la Révolution haïtienne est « Impensable » dans « les horizons intellectuels de l’Occident »4.

  • 5 . Cette argumentation est reprise et développée par l’auteur dans son ouvrage Les misères des Lumiè (…)

6Louis Sala-Molins rappelle que le décret d’abolition du 4 février 1794 n’est qu’une « pseudo-abolition » « à laquelle Paris se résigne, que la Société des Amis des Noirs n’a pas demandée, que Haïti a imposée d’une façon qui n’a rien à voir avec les douces programmations ‘perfectibilisantes’ de Monsieur Diderot et de Monsieur l’abbé Raynal, avec les atermoiements de Monsieur l’abbé Grégoire et les interminables moratoires de Monsieur Condorcet ». Il explique qu’on ne peut vouloir grandir Toussaint en le rapportant à Raynal. C’est que l’absolue nouveauté de ce que Saint-Domingue inaugure est inattendue, inconcevable dans la perspective des Lumières et dans la tradition esclavagiste européenne. Pour qui en douterait, Sala-Molins rappelle la débandade des Amis des Noirs après l’explosion de Saint-Domingue, les réactions de Danton à l’événement de Pluviôse, les prévisions de Robespierre à la perspective d’un arrachement des colonies5.

7Michel-Rolph Trouillot argumente dans le même sens et en vient à définir l’« ontologie de la Révolution haïtienne ». Selon lui, la Révolution haïtienne n’a pas « une ontologie ou une philosophie politique » qui la précède en amont, comme les Révolutions américaine et française, mais elle « implique une ontologie » qui se conçoit dans « La Vérité de la Pratique ». Elle a produit des textes « dont la portée philosophique est de plus en plus explicite : le texte du Bois Caïman – si jamais il est accepté comme ‘document’ ; la déclaration du Camp de Turel de Louverture ; l’Acte de l’Indépendance d’Haïti ; la Constitution de 1805 », mais ceux-ci sont fonction des différentes phases de l’action révolutionnaire. C’est une Révolution qui « se pense politiquement en se faisant, et c’est dans la pratique politique qu’elle attaque la philosophie occidentale. » Elle se développe par phases successives dans un « corps à corps continu de la pratique et du discours révolutionnaires » qui « montre bien qu’on est ici à la limite du pensable, même sur le terrain. ».

8La critique d’une certaine historiographie menée par Sala-Molins et Trouillot est tout à fait légitime. On constate, par exemple, une étrange continuité dans la manière d’étudier la Révolution haïtienne par certains historiens de l’école française. Leur argumentation reste, à bien des égards, surdéterminée par une grille explicative forgée par certains colons vers la fin du xviiie siècle.

9Ces derniers avaient, en effet, publié un nombre considérable d’ouvrages sur les causes des troubles à Saint-Domingue, puis sur la perte de cette colonie. Ils s’accordent pour en attribuer la responsabilité principale à la Révolution française. Les uns accusent les excès des philosophes, la déclaration des Droits de l’Homme, les Amis des Noirs. Les autres condamnent ceux parmi les colons qui, imprudemment, se sont mis à imiter les menées révolutionnaires métropolitaines, revendiquant, parlant de liberté, dans une colonie où tout cela n’était même pas nécessaire. D’autres encore évoquent les dissensions intestines du groupe des colons, ou leur entêtement à ne pas vouloir accepter de se rallier les propriétaires de couleur. Blancs et hommes de couleur s’accusent réciproquement d’avoir soulevé les ateliers. On évoque la main de l’Espagne et surtout de l’Angleterre, les intrigues des contre-révolutionnaires, la mauvaise gestion des représentants de la métropole. Tout ce système d’explication ne prend en compte les esclaves que comme instruments aux mains des autres groupes sociaux. Jusqu’à la reconnaissance officielle de l’indépendance d’Haïti par la France en 1825, plusieurs plans de reconquête proposés assurent que les esclaves n’ont pas voulu de la liberté, restent encore attachés à leurs maîtres, que la révolte a été fomentée par des groupes bien connus, blancs et/ou mulâtres, ou une poignée de chefs noirs.

  • 6 . Charles Frostin, Histoire de l’autonomisme colon de la partie française de Saint-Domingue aux xvi (…)
  • 7 . Ibid., t. ii, p. 832.

10Cette grille explicative a été souvent reprise. Charles Frostin dans l’introduction de sa thèse de doctorat écrit : « tandis que la masse des esclaves restait généralement passive, un tenace esprit d’insubordination ne cessa d’animer sa population blanche, des plus élevés, gros propriétaires ‘d’habitations sucrières’ et arrogants magistrats des Conseils Supérieurs, jusqu’aux plus humbles, ‘insolents’ gens de métier et turbulents gens à gages 6 ». Dans sa conclusion, il redit avec le marquis de Rouvray que l’agitation autonomiste des maîtres, débattant devant les esclaves « des principes de démagogie et d’égalité », a abouti à la préparation de l’indépendance7. Autrement dit, la Révolution haïtienne ne s’explique que par « Les révoltes blanches ».

  • 8 . A ce sujet voir les positions respectives de Yvan Debbasch, « Le marronnage, essai sur la déserti (…)
  • 9 . Pierre Pluchon, Toussaint Louverture, un révolutionnaire noir d’ancien régime, Paris, Fayard, 198 (…)

11Certains historiens croient affiner l’analyse en portant le débat non point sur la volonté mais sur la capacité des esclaves à aspirer à la liberté, cette notion étant, disent-ils, trop abstraite pour les affecter8. Avant eux, le discours esclavagiste avait dressé un profil « psychologique » des Nègres qui leur nie toute capacité d’abstraction. Même les dispositions nécessaires à un bon usage de la liberté leur sont déniées. Car le Nègre est irrémédiablement destiné à l’asservissement. En Afrique déjà il est exposé, dans de pires conditions, à la sauvagerie, à la barbarie de chefs, tyranniques par essence. Doute-t-on du postulat que tout pouvoir nègre ne peut être que despotique ? La preuve est donnée par Toussaint. Pierre Pluchon affirme que, face à son échec, en désespoir de cause, celui-ci est « obligé de se rabaisser au niveau d’un despote africain »9.

  • 10 . Non dans le sens où l’on parle de la spécificité de la Révolution française dans les colonies. Il (…)

12L’inaction des esclaves, leur incapacité à accéder à la notion de liberté, leur prédisposition à un mauvais usage de celle-ci, ces considérations perdurent, exprimant encore un désarroi qui traduit le caractère inédit du scénario de Saint-Domingue. Les esclaves noirs, construits et perçus comme une sous-humanité, conquièrent la liberté générale. Ils parachèvent cette conquête en mettant en déroute l’armée napoléonienne et en rendant Saint-Domingue indépendante. La Révolution à Saint-Domingue, ainsi accomplie, a eu un impact considérable qu’on n’a pas fini d’évaluer. Unique en son genre, sa spécificité ne fait aucun doute10. Il y a eu méprise à parler de la Révolution haïtienne comme « fille » de la Révolution française. L’une n’a pas engendré l’autre.

  • 11 . Cf. Marcel Gauchet, La Révolution des droits de l’homme, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des His (…)

13Trouillot rejette à raison cette vision d’engendrement. Implicitement, il met aussi en doute la pertinence de la catégorie d’influence dont on connaît les limites rédhibitoires11. Mais il nous présente la Révolution haïtienne comme un ensemble qui s’est développé clos sur lui-même. Action et pensée à la fois, elle se serait déployée dans une imperméabilité totale à tout apport « exogène ». Peut-on écarter de l’analyse de la Révolution haïtienne le contexte de la Révolution française ? Faut-il, pour bien dégager la spécificité de la première, nier ses liens avec la seconde ? Saint-Domingue est une colonie française. Elle n’est pas pour autant un modèle réduit de la métropole. De même, les relations pouvant exister entre les deux révolutions n’enlèvent rien aux caractères propres de l’une d’entre elles. Le problème est de bien déterminer la nature et l’importance de ces relations. Michel-Rolph Trouillot les nie tout simplement.

14Cette négation livre ses limites dans la forme même de son énonciation : « La » Révolution est identifiée au mouvement des esclaves. Le point capital de cette Révolution est certainement le renversement du système esclavagiste par les esclaves eux-mêmes. Cependant, on restreint considérablement les perspectives analytiques en identifiant cette seule donnée, malgré son importance, à toute la Révolution. Car si le mouvement des esclaves doit être appréhendé dans sa propre logique, dans sa propre dynamique, sa réussite n’autorise pas à l’isoler des autres mouvements, ne serait-ce que pour bien le comprendre lui-même. Il convient donc de considérer La Révolution dans ses mouvances. Dès lors, on ne peut plus faire l’économie de certaines idées, nullement négligeables, qui ne sont pas produites dans l’action, sur le terrain. Quelle est la validité de la définition de l’ontologie de la Révolution formulée par Trouillot quand il en exclut ces différentes données ? Il paraît plus convenable d’attribuer le statut ontologique à l’Evénement de cette Révolution, c’est-à-dire à l’instant inattendu où s’est opéré le déplacement fondamental ; le moment où surgit la liberté générale qui consacre le renversement du système esclavagiste tel qu’il fonctionnait jusque là.

15Ce moment événementiel est une chose. Une autre est le développement en amont de la conquête de la liberté dont on peut chercher à reconstituer l’histoire et analyser la logique interne. Autre chose encore est la réponse donnée à l’événement, la manière dont le déplacement survenu est pris en main. Cette dernière séquence, on le conçoit aisément, est décisive : c’est là que se jettent des bases nouvelles.

  • 12 . Cf. Gérard. M. Laurent, Le commissaire Sonthonax à Saint-Domingue, Port-au-Prince, 1965 – 1974, 4 (…)
  • 13 . Comme le soutient Michel Vovelle, parlant de Sonthonax. Cf. Serge Barcellini, op.cit. La même idé (…)
  • 14 . Jacques Cauna, op. cit.
  • 15 . Cf. « Aux origines de l’abolition de l’esclavage. Proclamations de Polverel et Sonthonax, 1793 – (…)

16Ces observations recommandent que soient appréhendés dans un même mouvement le surgissement de la liberté générale et sa prise en charge. L’action de Sonthonax et de Polverel est alors capitale. Pour la comprendre, l’essentiel n’est pas de mettre l’accent, avant toute chose, sur ce qui différencie ou semble différencier ces deux commissaires12, mais sur ce qui les relie. Il n’est pas sûr que leur action ne s’inscrive dans aucun horizon conceptuel repérable13. Il n’est pas non plus suffisant de dire que les grandes lignes de leur politique sont d’inspiration jacobine14. Ils avaient des repères théoriques et idéologiques qui leur ont permis de croire possible, viable, une colonie sans esclavage, et ils y ont tiré tous les arguments structurants de leur discours15. Cet horizon conceptuel, c’est la pensée des abolitionnistes et des physiocrates. Cette référence a manqué jusque là aux interprétations des démarches de Polverel et de Sonthonax. Elle n’explique pas tout mais sa méconnaissance a beaucoup nui à l’intelligibilité de leurs actions, de leur discours, ainsi qu’à la postérité de ceux-ci.

  • 16 . En dépit du fait que, selon Lucien Abenon, Sonthonax « est certainement l’un des hommes qu’il – T (…)
  • 17 . Gérard Barthélémy, « Spécificité, idéologie et rôle des noirs libres pendant la période de l’indé (…)
  • 18 . Julien Raimond, Réflexions sur les véritables causes des troubles et des désastres de nos colonie (…)
  • 19 . Cf. Carlo A. Célius, op.cit. A propos de la religion, je me contenterai ici de dire que la struct (…)

17Toussaint a adopté les principes fondamentaux sur lesquels reposaient leurs actions16. Ce n’est pas vouloir le « grandir » ou l’« abaisser » que de noter cette filiation. Il est nécessaire de relever les références de son discours pour approcher sa vision, son projet social. Le défaut de ce paramètre peut nuire aux interprétations. Gérard Barthélémy, par exemple, qui a entrepris de cerner la spécificité du groupe des noirs libres, en est arrivé à la conclusion que la religion, le travail et la liberté constituent les fondations de leur système. Autant de valeurs qu’ils consignent dans la constitution de 1801 et les règlements de culture, « leurs textes fondateurs »17. La relation entre liberté et travail telle qu’elle est posée à Saint-Domingue à l’époque émane des abolitionnistes et des physiocrates. Elle est reprise dans les premiers règlements de culture élaborés par Polverel et Sonthonax. Elle avait été adoptée par Julien Raimond dans des publications antérieures aux proclamations des commissaires18. Raimond, leader du groupe mulâtre, a été constituant – alors qu’aucun Noir n’a participé à la rédaction de la constitution – et n’a dû avoir aucun mal à la traduire en articles constitutionnels19.

18Aux objections portant sur l’inexistence de rapports entre les Lumières, la Révolution française et la Révolution haïtienne, sur l’ontologie de cette Révolution (telle que définie par Trouillot), j’ai tenté de répondre en considérant les idées, les luttes sociales et politiques, en tenant compte de leur temporalité et de leurs mouvances d’une part, de leur(s) point(s) d’articulation de l’autre. J’en conclus qu’en 1789 s’ouvre à Saint-Domingue l’ère d’une redéfinition du modèle colonial. La formule envisagée par les colons propriétaires, blancs et mulâtres, reste esclavagiste. La conquête de la liberté générale par les esclaves bouleverse ces perspectives. Les dirigeants d’alors apportent leur réponse : ils intègrent cette nouvelle donnée et entreprennent d’organiser une colonie sans esclavage. Ils entament ainsi la première expérience de ce que les abolitionnistes et les physiocrates avaient défini comme possible, en s’y référant explicitement. De la proclamation de la liberté générale en 1793 à la rédaction de la constitution de 1801, on assiste à un effort constant de consolidation de ce modèle néo-colonial.

19Dans ces conditions, qu’en est-il de l’indépendantisme louverturien ?

Toussaint : la volonté d’indépendance et l’invention de l’Etat

  • 20 . Général Pamphile de Lacroix, La Révolution de Haïti, édition présentée et annotée par Pierre Pluc (…)
  • 21 . L’auteur le sait car il mentionne la déclaration solennelle de l’Assemblée générale de la colonie (…)

20La constitution de 1801 est généralement citée comme l’expression de la volonté d’indépendance de Toussaint. Plusieurs auteurs se sont inspirés des Mémoires du Général Pamphile de Lacroix publiés en 1819, pour l’affirmer20. Pour cet auteur, Toussaint « ne rêvait qu’ambition », son « besoin unique » était le pouvoir. Il affirme que depuis longtemps Toussaint méditait un plan de constitution. Il ramène tout à son ambition personnelle oubliant, ou tout simplement occultant, que la question d’une constitution pour Saint-Domingue est au débat depuis 179021. Il cite, à l’appui de ses affirmations, un large extrait d’un rapport du chef de brigade Vincent.

  • 22 . Général Pamphile de Lacroix, op. cit., pp. 263 – 264. Le commentaire de Pluchon, ibid., p. 264, n (…)
  • 23 . Claude B. Auguste, « Indépendantisme louverturien… » in Michel Hector (dir.), op. cit., t. i, p (…)
  • 24 . Gragnon-Lacoste, considéré comme un apologiste de Toussaint, a noté, contrairement à Pluchon, les (…)

21Ce mémoire, Vincent l’a rédigé pour s’acquitter de la mission que lui avait confiée Toussaint de remettre au Premier Consul la constitution de 1801. Mais il y désapprouve Toussaint. Selon Pamphile de Lacroix, il désavoue aussi l’expédition décidée par Napoléon, ce qui lui a valu d’être relégué à l’île d’Elbe. Pluchon rectifie : « La relégation ou l’exil de Vincent appartient à la légende. Napoléon ne fit-il pas de cet officier, intelligent mais infidèle dans ses rapports au gouvernement, un officier de la Légion d’Honneur et un baron de l’Empire ? »22. S’il n’y a pas eu de relégation, comment comprendre la désapprobation dont parle Pamphile de Lacroix qui est censée en être la cause ? Le doute se justifie quand on sait que Vincent venait de rentrer à Saint-Domingue en tant que membre d’une mission dont les objectifs n’avaient pas, vraisemblablement, échappé à Toussaint. Selon Claude B. Auguste, une enquête administrative, ordonnée le 30 novembre 1799, par les Consuls à l’intention de Saint-Domingue, recommande entre autres : l’inscription dans la constitution du 13 décembre 1799 d’un article transitoire annonçant la réorganisation prochaine des colonies, l’envoi à Saint-Domingue d’une mission composée de trois membres (Raimond, Vincent et Michel), la préparation d’une expédition dont le commandement fut initialement confié au général Mathieu. De plus, l’ordre est donné d’arrêter Toussaint et Rigaud et de les faire passer en France23. Les membres de cette mission n’ont pas été bien traités par Toussaint. Avait-il connaissance de tout ce qui se machinait ? En tout cas, Vincent lui-même savait ce qui se tramait en métropole, bien avant la rédaction de la constitution de 1801. Donc, s’il est vrai qu’il s’est opposé à cette initiative, c’est bien en connaissance de cause. Dans ces conditions, contraint par Toussaint d’apporter la constitution au Premier Consul, comment aurait-il pu ne pas rédiger un rapport désapprobateur ? Le rapport de Vincent ne serait-il pas, avant tout, ou tout simplement, une pièce fabriquée pour confirmer la volonté d’insubordination de Toussaint contredisant la protestation d’attachement à la France exprimée dans la lettre d’accompagnement et le préambule de la constitution ? En tout état de cause, ce mémoire, comme beaucoup d’autres de l’époque, sent l’accusation24. On ne peut donc pas s’y appuyer valablement pour soutenir la thèse de l’indépendantisme louverturien.

  • 25 . Cf. Page et Brulley, « Développement des causes et des troubles et désastres des colonies françai (…)
  • 26 . Cf. « Corps Législatif, Conseil des Cinq-Cents, Discours prononcé par Sonthonax, sur la situation (…)
  • 27 . Cf. « Extrait du rapport adressé au Directoire par le citoyen Toussaint Louverture, général en ch (…)
  • 28 . Cf. entres autres Julien Raimond, Preuves complètes et matérielles du projet des colons pour mene (…)
  • 29 . Cf. Mémoire historique des dernières révolutions des provinces de l’ouest et du sud de la partie (…)
  • 30 . Même Toussaint Louverture, contrairement à ce qu’en pense Yves Benot. Cf. « Le compromis historiq (…)
  • 31  Claude B. Auguste qui défend la thèse de l’indépendantisme s’appuie entres autres sur le Général K (…)

22Depuis l’éclatement des troubles à Saint-Domingue les partis s’accusent les uns les autres. A l’époque, l’une des plus graves accusations qu’on puisse proférer est celle de comploter l’indépendance des possessions coloniales. Avant même la liberté générale des esclaves, les colons, à Paris, brandissent cette arme contre les Amis des Noirs, des membres de l’Assemblée nationale, puis l’utilisent contre les commissaires civils envoyés à Saint-Domingue25. Sonthonax lui-même s’en sert contre les mulâtres à l’occasion de l’affaire Villate26. Toussaint, à son tour, retrace pour le Directoire la manière dont s’est pris Sonthonax pour lui proposer de s’associer à son projet de rendre Saint-Domingue indépendante27. L’Assemblée de Saint-Marc et celle qui lui a succédé sont maintes fois désignées comme le repaire du parti indépendantiste28. Les mulâtres dénoncent la démarche de Carradeux auprès de l’un de leurs chefs, Beauvais, lui confiant son plan d’indépendance29. En fait, pendant toute la période révolutionnaire tous les acteurs politiques parlent d’indépendance30. Mais la manière dont ils en parlent invite à des interprétations prudentes31.

  • 32 . Saint-Rémy (des Cayes), Essai sur Henri-Christophe, Général Haïtien, Paris, Imprimerie de Félix M (…)
  • 33 . Cf. Victor Schœlcher, Colonies étrangères et Haïti. Résultats de l’émancipation anglaise, Paris, (…)

23Après 1804, en Haïti, comploter l’indépendance ne constitue plus un sujet d’accusation. Les enjeux ne sont plus les mêmes. Quand B. Ardouin refuse de concéder à J. Saint-Rémy ou Th. Madiou la volonté d’indépendance de Toussaint32, l’objectif est clair : il s’agit de ne pas investir le personnage du titre de père de la patrie33. Ainsi, la réhabilitation de Toussaint, dans l’historiographie haïtienne, devra passer par l’affirmation de sa volonté d’indépendance. Mais en quoi les arguments de ces deux positions diffèrent-ils ?

  • 34 . Beaubrun Ardouin, op. cit., t. iv, p. 356. Hérard Dumesle avait déjà dit à peu près la même chose (…)
  • 35 . Janvier précise que « contrairement à celle exprimée par Gragnon-Lacoste, dans sa biographie de T (…)
  • 36 . C.L.R. James, Les Jacobins noirs. Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue [1938], (…)
  • 37 . Aimé Césaire, Toussaint Louverture. La révolution française et le problème colonial [1961], Paris (…)
  • 38 . Claude B. Auguste, « Indépendantisme louverturien… » in Michel Hector (dir .), op. cit., t. i. (…)
  • 39 . On a vu qu’il l’a utilisé dans son rapport contre Sonthonax. Cf. notes 27 et 30.
  • 40 . Gérard Pierre-Charles, Vision contemporaine de Toussaint Louverture, Port-au-Prince, cresfed, 199 (…)

24Ardouin admet que la constitution de 1801 « établissait, pour la France, un droit de suzeraineté, ou plutôt de souveraineté extérieure, de protectorat »34. Louis Joseph Janvier, défenseur de l’indépendantisme louverturien, explique que la formule de Toussaint ne laisse à la France « qu’un droit de suzeraineté ou plutôt de protectorat sur Saint-Domingue »35. D’un côté comme de l’autre la caractérisation du régime formellement instauré est la même. La controverse ne porte même pas sur les liens maintenus avec la France en tant que tels puisque dans un cas comme dans l’autre il est reconnu qu’ils sont ténus. Elle se situe au niveau de la valeur accordée à ces liens : ils sont perçus positivement par l’un (ils seraient l’expression d’une volonté d’indépendance), négativement par l’autre (ils n’exprimeraient aucune volonté d’indépendance). Dans les deux cas, le critère d’évaluation est l’indépendance effective. Alors jusqu’où tient la thèse de l’indépendance quand ses défenseurs reconnaissent la nature du régime institué ? Et pourquoi leurs contradicteurs s’acharnent à dévaloriser l’entreprise louverturienne sous prétexte qu’elle ne visait pas l’indépendance ? Le dilemme est tel dans l’historiographie haïtienne qu’il a fallu des voix extérieures pour oser clamer la dimension révolutionnaire du régime louverturien tel qu’il s’est défini. « Au fond, constate C.L.R. James, ce que Toussaint avait élaboré tout seul, c’était cette forme d’allégeance qu’on appelle aujourd’hui le statut de Dominion »36. Aimé Césaire identifie là, avec James, une « Intuition géniale ». « L’idée d’un Commonwealth français était là en germe » dit-il ; il y voit un apport considérable à la science politique37. Pour James (1938), le Trinidadien, et Césaire (1961), le Martiniquais, la démarche est fondamentalement révolutionnaire : une évaluation qui a du mal à s’acclimater en terre haïtienne, après 1804. En témoigne la vigoureuse défense de l’« Indépendantisme louverturien » par Claude B. Auguste au colloque sur la Révolution française et Haïti, en 198938. Elle nous redit que le régime de Toussaint ne peut être qualifié de révolutionnaire que s’il visait l’indépendance. Cependant, la portée révolutionnaire de l’autonomisme louverturien commence à conquérir une certaine légitimité. Gérard Pierre-Charles, dans sa Vision contemporaine de Toussaint Louverture (1992), la reprend. En s’appuyant surtout sur Tadeusz Lewpkoski (1968), il rappelle la nouveauté du système louverturien qui anticipait de 150 ans la solution adoptée par l’Angleterre, par rapport à ses colonies. L’auteur rappelle le fondement historique du projet autonomiste, expose les conditions objectives de cette autonomie telle qu’elles sont établies par Lepkowski. Il souligne toutefois : « Toussaint, lui, n’a jamais prononcé le mot d’indépendance39. Cependant, cette possibilité, historiquement était inscrite dans la conscience sociale des dirigeants de cette colonie qui maintenait des liens de commerce avec de nombreux pays. Cette situation se consolida avec la révolution. »40

25La thèse de l’indépendantisme louverturien reste très fragile. Elle ne constitue, ni implicitement ni explicitement, la base sur laquelle je fonde mes considérations sur le modèle social haïtien. Elle n’est pas nécessaire à la formulation de ma thèse qui, d’autre part, ne vise ni à la confirmer ni à l’infirmer. Ce n’est pas parce que Toussaint aurait voulu l’indépendance que le modèle formalisé en 1801 avait été maintenu après 1804.

  • 41 . Sabine Manigat, op. cit.
  • 42 . Elle précise (ibid., p. 131, note 4) : « La rupture que représente l’année 1802 et l’aboutissemen (…)
  • 43 . Michel-Rolph Trouillot, Ti difé boulé sou istoua Ayiti, New York, Lakansyèl, pp. 157 – 209.
  • 44 . Michel-Rolph Trouillot, Les racines historiques de l’Etat duvaliérien, Port-au-Prince, Henri Desc (…)
  • 45 . Mes italiques. Comme pour compliquer les choses, en 1989, Michel-Rolph Trouillot, dans « Penser l (…)
  • 46 . Michel-Rolph Trouillot, Les racines historiques…, op. cit., p. 65. Mes italiques.

26Par contre, est-il possible de faire l’économie de l’existence d’un Etat louverturien ? Cette seconde thèse est moins objet de controverses. Mais ce n’est pas une affaire réglée, comme semble le dire Sabine Manigat41. Deux grandes questions flottent encore : a) S’agit-il d’un « Etat » ou d’un « embryon de l’Etat » ? b) Les caractères de l’Etat haïtien ont-ils déjà pris forme en 1801 ? Sabine Manigat, pour qui l’existence d’un Etat louverturien ne fait aucun doute, répond affirmativement à la deuxième question42. Les réponses ne sont pas aussi tranchées chez l’un de ses auteurs de référence. Michel-Rolph Trouillot dans Ti difé boulé sou istoua Ayiti, paru en 1977, étudie, en effet, la structure de l’Etat louverturien43. Il réaffirme son existence en 1986, dans Les racines historiques de l’Etat duvaliérien44. Cependant, s’il est bien question de « l’Etat louverturien », de « l’Etat de 1801 » (p. 32), plus loin (p. 48) le « parti louverturien » est qualifié d’« embryon de l’Etat ». Cette nuance contredit les affirmations antérieures, mais elle répond à l’idée que « l’indépendance politique de 1804 (…) consacrait l’éclosion de l’Etat »45. Trouillot ne retrouve donc pas avec Sabine Manigat les « caractères essentiels de l’Etat haïtien » dans « l’Etat » ou « l’embryon d’Etat » du parti louverturien. Pour lui, ce sont « Les militaires-propriétaires qui mirent en place les lignes de force de l’Etat haïtien entre 1804 et 1843 »46.

  • 47 . Ibid.

27« La » rupture de 1804 fonctionne ici comme un impératif méthodologique. Les conséquences d’une telle option ne se limite pas à cette sorte d’indécision que l’on relève à l’égard du pouvoir louverturien. Elles rejaillissent sur l’analyse de la période post-révolutionnaire. Trouillot affirme, en effet, que les dirigeants « n’avaient certes point provoqué ni l’ostracisme politique ni la dépendance économique qui frappaient le pays. Mais dans les limites imposées par les puissances internationales, ils avaient le choix des réponses. Ils choisirent contre la Nation »47.

  • 48 . Beaubrun Ardouin, op. cit., t. iv, p. 344.
  • 49 . Cf. « le Code rural, 6 mai 1826 » in Linstant de Pradines, Recueil général des lois et des actes (…)

28La dépendance économique a-t-elle été rompue ? On peut l’affirmer en s’appuyant sur la rupture du système de l’Exclusif. Mais une telle réponse est illusoire, car ce n’est qu’une modalité de la dépendance qui a été ainsi défaite, ses structures ayant été conservées avec le maintien de l’économie extravertie. Cela n’a pas changé de Saint-Domingue à Haïti. Et cette option est au fondement de l’organisation sociale haïtienne, dans la mesure où celle-ci découle de la recherche par les dirigeants de l’articulation possible entre la sauvegarde de cette structure économique et la liberté des esclaves. Il en est résulté un refoulement systématique des cultivateurs sur les terres. Ainsi, s’il y a eu choix contre la Nation, il est antérieur à 1804. Même le régime fiscal qui, selon Trouillot, pille les ressources paysannes et creuse la dislocation de la société politique et de la société civile, est ébauché avant l’indépendance. Beaubrun Ardouin, haut fonctionna