Comment comprendre la production de la misère et le sous-développement en Haïti: la mécanique et les stratégies de la bourgeoisie haïtienne pour produire et maintenir la misère en Haïti.


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Au cours de ces vingt dernières années, nous avions assisté en Haïti, l’arrivée d’une nouvelle cohorte d’investisseurs étrangers en Haïti. Comme ceux qui sont là au pays depuis la deuxième guerre mondiale, dont les juifs, les arabes, les américains et les européens, cette nouvelle cohorte semble d’un côté en conflits de stratégies commerciales avec leurs prédécesseurs mais également ils semblent se livrer à des luttes intestines avec ces derniers en termes de stratégies d’étranglement et d’étouffement de la grande majorité du peuple haïtien.

D’ailleurs, c’est le PDG de la digicel lui même qui avait lancé les animosités lorsqu’ils parlait du type de riche qu’il était et du type de riches que sont les juifs et les arabes de la cohorte d’investisseurs, d’hommes d’affaires et de bourgeois haïtiens en Haïti. Maarten Boute disait à ce propos, « Nous sommes millionnaires en dollars tandis que, eux, ils sont millionnaires en gourdes». C’était le rythme qu’il allait donner à la compétition avec la dernière cohorte de bourgeois haïtiens composés majoritairement de juifs et des arabes.

Lorsque le marché en fer de Port-au-Prince était passé au feu, plusieurs langues se déliaient pour accorder cet acte criminel à la vieille cohorte de bourgeois haïtiens compte tenu qu’il s’agissait d’un marché qui était géré par une filiale de la Digicel.  Et, selon certains, cet acte pourrait être vengé par des franges criminelles travaillant dans l’ombre pour des intérêts obscurs de la bourgeoisie. Actuellement, on pourrait également se questionner sur les derniers pillages et d’incendies survenus dans les zones de Delmas et de Pétion-ville comme cette forme de vengeance compte tenu des groupes victimes de cette insurrection populaires. Nous devons observer pour mieux comprendre plus tard.

Évidemment au delà de ce côté émotionnel qui vient nous chercher au plus profond de nous mêmes lorsque nous entendons et lisons des choses horribles sur le peuple haïtiens du point de vue rationnel, nous savons très bien  que ce n’est pas sorcier pour comprendre la mécanique de cette stratégie puisque les stratégies commerciales de la bourgeoisie commerciales et industrielle haïtienne ne se base pas vraiment sur le revenu gagné et généré par le système productif du pays qui est plus que moribond et inefficace.

Au contraire, toute la stratégie et toute la mécanique de l’appauvrissement qui sont mises en place se reposent sur le volume de transferts d’argents qui rentrent au pays et qui sont envoyés vers le pays. C’est pour cela que personne ne peut pas savoir pourquoi tout l’argent que les haïtiens vivant à l’étranger envoient vers le pays n’a aucun effet sur l’économie puisque ces volumes d’argent font partie intégrante du calcul des prix des biens sur le marché des biens et services.

Autrement, comment un gouvernement qui ne produit rien, qui n’investi pas dans le pays peut oser augmenter des prix sans qu’il y ait de la richesse produite dans le pays. Comment des commerçants haïtiens qui ne transforment pas les matières premières ni non plus complexifient pas l’économie du pays peut se permettre de maintenir un rythme croissant des augmentations des prix dans le pays. Tout se calcule au nom des transferts d’argents que les haïtiens qui vivent à l’étranger, la diaspora haïtienne envoient régulièrement vers le pays.

Dès lors que la bourgeoisie haïtienne, les dirigeants haïtiens avaient compris qu’ils n’ont rien à perdre en augmentant les prix des produits dans le pays, il devient très facile pour eux de maintenir la pression sur la population en forçant la diaspora haïtienne donc, tous les haïtiens qui vivent à l’étranger à consacrer une plus grande part de leurs revenus gagnés à l’étranger aux dépenses primaires de leurs proches parents qui vivent encore au pays.

Évidemment, cette diaspora dont on appelle de manière non scolastique, la classe moyenne d’Haïti, ce qui est en soi une aberration sociologique et anthropologique supporte outrancièrement tout le poids des augmentations des prix dans le pays. Mais ce sont les intellectuels corrompus qui nous taxent de cet titre pour maintenir le pays dans sa grande misère. Étant donné que près de 1/3 de la population haïtienne dépend de l’étranger et de la diaspora haïtienne alors tout se calcule  sur le dos de ces transferts.

Voilà pourquoi, malgré l’augmentation des transferts d’argents que les haïtiens vivants à l’étranger font vers le pays, il n’y a aucune amélioration ni pour le pays ni pour les haïtiens dans le pays car tout est volé par la mécanique du calcul du prix de revient modélisé selon des paramètres non mathématiquement conventionnel. Chaque somme d’argents qu’un haïtien envoie à ses proches, à ses amis sont donc pré-calculés dans les budgets du pays et pré-canalisés vers les comptes des ministres du premier ministre du président du pays et surtout dans les comptes bancaires de la bourgeoisie du pays.

Tout le monde s’inscrit dans le registre des transferts que la diaspora étrangère du pays envoie vers le pays. Par conséquents, il ne peut pas y avoir de solutions aux problèmes du pays car peu importe les sommes transférés vers Haïti, à cause du contrôle de l’économie par les mêmes cartels de profiteurs de la bourgeoisie étrangère du pays et dans le pays, les transferts d’argents de  tous les haïtiens vivants à l’étrangers n’auront toujours aucun effet positif sur le développement du pays ni non plus sur les conditions et la qualité de vie des haïtiens.

Par ailleurs, pour que cette machine d’exploitation de tous les haïtiens continue de rouler à plein rendement, les bourgeois haïtiens en complicité avec les ambassades étrangères accrédités dans le pays ouvrent alors les portes de l’émigration de telle sorte à cause de la misère sans fin dans lequel le pays se trouve coincer en permanence, oblige les haïtiens à quitter le pays. Et en quittant le pays, aucune possibilité de révolte dans le pays et à l’intérieur du pays car il n’y a aucune jeunesse pour mener à terme les luttes populaires dans le pays et partout à l’intérieur du pays.

Ils sont à chaque dix, quinze, vingt ans des cohortes d’haïtiens à quitter le pays pour aller d’un côté répondre aux besoins de main d’œuvre de ces pays étrangers et d’autre part, continuer de supporter ceux qui sont encore au pays, c’est-à-dire supporter les demandes internes du pays à travers les transferts de la diasporas haïtienne vers le pays. C’est à la fois mécanique et cette mécanique c’est un cercle vicieux qui maintient Haïti dans sa misère permanente.

Or, une telle stratégie commerciale ne peut exister qu’en Haïti seulement car, nous les haïtiens nous entretenons des relations d’extrêmes proximités soit le trocoté serré familial qui nous rendent les uns dépendants des autres. De telle sorte, nous sommes donc pobligés de faire des transfetrs aux membres de notre familles encore au pays pour les supporter dans tous les aspects de leurs vies. Nous envcoyons régulièremente de l,argent à nbos familles. c’est ce revenu que les commerçants haïtiens planifient de liquider contre nous et avec notre complicité de la diaspora.

Bref, lorsque vous voyez les pays étrangers s’ouvrir aux haïtiens c’est une stratégie complexe de la complicité de la bourgeoisie avec les pays étrangers. Ils élargissent et renouvellent le nombre d’Haïtiens à l’Étranger car cela constitue l’assiette fiscale et le revenu élargi sur lesquels appliqueront les prix de revient qui seront exigés aux haïtiens de l’intérieur du pays. Digicel offre des produits à l’étranger pour la consommation interne des haïtiens vivant dans le pays. La banque Unibank offre des produits financiers et bancaires à l’étranger pour des haïtiens qui vont les consommer à l’intérieur du pays.

Double système et prolongement de l’exploitation des haïtiens de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Les haïtiens quittent leur pays pour se faire doublement et triplement exploité par la bourgeoisie haïtienne de l’intérieur du pays, par les puissances impérialistes qui profitent de notre main d’œuvre servile en république dominicaine, aux États-Unis, en France etc.

Et maintenant, c’est l’ONA: office nationale d’assurance, l’entreprise qui devait être la caisse de retraite de tous les haïtiens se déplace maintenant à l’étranger pour venir chercher notre argent qu’elle va donner à de très faibles taux d’intérêts aux banques privées du pays comme son ancien directeur, Emmanuel Ménard l’avait fait dernièrement lorsqu’il avait placé à de très faibles taux l’argent des contribuables et des travailleurs haïtiens dans une banque privée. C’est l’internationalisation de l’exploitation des haïtiens par les élites du pays. C’est l’expansion de la misère des haïtiens aussi féodale que salope de la bourgeoisie haïtienne.

Si vous n’appelez pas cela de la barbarie, vous ne comprenez pas ce que ça veut dire faire souffrir un peuple.

à suivre..

Hermann Cebert



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