En ce temps là, cela arrivera, et rien n’était caché, rien
Ni les intérêts, ni les motifs et pas même la honte
Ils avaient la force, les hommes et les femmes, tout
Pourtant, ils n’étaient pas les plus puissants mais des faibles
Leurs rois et leurs chefs les avaient ordonnés d’anéantir Haïti
Détruire, massacrer, ravager, piller, ramasser et emporter
Et du haut du ciel, ils pouvaient tout voir, tels des yeux d’un Aigle
Observant, ciblant, calculant et déterminant comment attraper sa proie
Tout en bas, perdu entre deux océans, au cœur même de la mer des caraïbes
Et tout autour, par-ci, par la mer, ils se stationnaient attendant pour envahir
Pourquoi autant de démonstration de force et de puissance
Autant de bruits et de déploiements contre un peuple, une nation
Qui n’a ni armée, ni police, et aucune puissance et tout démunis?
C’est le destin des puissants, comme les feuilles des bananiers
qui finissent, ramollies, asséchées pour mourir enfin au pied du bananier
Les américains viennent dire au monde entier qu’ils ne sont plus rien
Et comme expression devant les portes d’Haïti, ils tombent sans puissance
Comme ces feuilles mortes à bout de souffle dans leur dernière agonie car,
Ce dont ce peuple et cette nation possède, c’est sa volonté incarnée
Sa force de caractère, son courage que personne ne peut lui enlever.
Un peuple, des hommes et des femmes tous des dieux vivants
Sans effort et aucune action physique alors voilà ses ennemis tombent
Comme des mouches, sans fusil ni épée Haïti détrône des rois puissants,
Des armées suréquipées qui, disparues et anéanties,
Des puissances effondrées, disloquées et ravagées
Au jour même des envahissements, la grande puissance s’éteindra
Et tombera dans les oubliettes, déchirée et saccagée de tout côté et de tout bord
Leur terre et leur territoire seront ensevelis
Ainsi que leurs châteaux, leurs forts seront effondrés et engloutis
Les dieux parlent, les dieux agissent et tout l’univers en est témoin.
Qu’est-ce que l’homme mortel pour en tenir compte, de l’ombre qui passe
Les dieux avaient craché leurs feux sur eux et voilà qu’ils n’y étaient plus
C’est la fin, le diable à fini par montrer son vrai visage, simple coquille vide,
Leurs ambitions étaient démesurées, leurs arrogances également,
Et leurs forces, leurs puissances sur estimées et sur évaluées
Voilà pourquoi, plus de chefs, plus de maîtres, plus de rois:
Les uns se cachent, d’autres se défilent et tous, ils abandonnent
Leurs navires et leurs bombardiers sont à la dérive
Car personne ne donne des ordres et les cordes raides
Aucun commandement pour diriger les troupes, la fuite.
Oui devant l’innocence d’Haïti et des haïtiens, l’aigle est venu mourir à leurs pieds
Il donne son dernier souffle, impuissant et agonisant, son corps est déjà cadavérique:
Telle une masse de déchets en phase de décomposition, c’est le pays des Etats-Unis.
Comme pays, il meurt lentement et surement, totalement impossible de le ranimer
C’est son trépas et rien d’autre, son leadership mourant, sa renommée est perdue
Au cœur de ce géant d’autrefois que nous préférons dire de jadis déjà
Les dégoûts étaient sérieux et manifestes car dépourvue de conscience et de morale
Elles avaient été déchirées provoquant ainsi ses divisions et ses déchirements
Pour en être autant de violence et de criminalités:
Races, argent, sexe, pouvoir et spiritualité, science, technique,
Des criminels et des assassins, des voleurs et des violeurs gros cocktail
Lieu où la philosophie et la politique se mélangent pour arriver là
À cette destruction totale, dont l’effondrement n’est plus que certain
Toutes les armées internes étaient tombées en guerre pour réaliser cette déchirure interne
Les crimes sont odieux et les défoulements sont complètement dingues
Et ils appellent tout cela de la guerre civile tandis que de plus en plus proches
Les catastrophes s’impatientent pour donner les coups de grâce:
Du grand froid s’impose, de la pluie se déverse, les vents et les poussières
Feront ravages tandis que du plus profond de leurs terres émergent des volcans
Ces volcans qui étaient endormis mais fendent désormais leur pays en morceaux
Pour les avaler et les engloutir l’un après l’autre dans les profondeurs de la terre
Leur pays était tout un ensemble: Sodom et Gomorrhe, Babylone, Rome et Byzance:
Une vraie pourriture vivante dans la démesure et dans la démence, la haine et la violence
C’est ça le vrai trou de marde dont ils utilisaient pour décrire les autres
Mais le destin s’en était chargé de les dévoiler au grand jour pour bien les cracher dehors
Tout devait retourner et retomber sur la face de celui qui lance ses crachés vers le ciel
L’arroseur est arrosé et l’agresseur est agressif pour se faire agresser bref, un retour du balancier
Moitié humain, un quart de bêtes sauvages, le dernier quart est composé de plastique et de métal
Vous dites coup d’état, coup de force, la finale est explosive, les bombes explosent en puissance
Seriez-vous déjà prêts pour le spectacle final: trahisons, mensonges, complots, attaques, vengeances.
Une vraie mise en scène: feux d’artifices, musique, sons et lumières, des paillettes et des costumes
Et surtout, des agendas bien élaborés et bien planifiés, mars 2026 sera la sortie de scène, endiablés
Novembre et décembre seront merveilleux pour ces violences qui seront intenses vers leurs apogées
Noël plongé dans l’ombre, les villes ensanglantées: races contre races, riches contre pauvres, l’idéal
Tous les protégés prendront la fuite, c’est ce qu’ils font de meilleur en pareil circonstance, les premiers
Mais hélas, nulle part où aller, car ailleurs aussi, les regards se tourneront vers eux et sur eux, les traitres
Toute la terre sera mise à mal pour trouver de l’air pur, gaz et fumée voyageront par les vents qui courent
Elle tremblera de secousses en secousses, d’une région à l’autre elle crachera son fiel aux goûts onctueux
Et savoureux de boues, de feux et de chaleurs intenses des gisements de magmas venant des profondeurs
Vague par vague le soleil vomira sa chaleur et son feu tel le message pour faire taire ces satellites autour
Hermann Cebert
artiste peintre, blogueur, disert et essayiste
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