Définitivement le Régime Martelly-Lamothe n’entend pas soulager la misère des pauvres et des quartiers pauvres en Haïti: Les prix des produits alimentaires sont de loin plus élevés en 2013 qu’en 2012

21 juillet 2013

CNSA/ Rapport

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Le Nouvelliste | Publié le :19 juillet 2013
 Gérard JEANTY Junior Jounty003@yahoo.fr
Dans son dernier rapport en date, la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA) a fait état des conditions de sécurité alimentaire pour ce mois de juillet. Ce rapport met en évidence la baisse de la disponibilité alimentaire locale et la hausse des prix des produits alimentaires importés, particulièrement le riz et la farine de blé. De surcroit, il compare les prix des produits alimentaires de cette année et ceux de l’an dernier.

« En glissement annuel, hormis celui du sucre, les prix des produits alimentaires sont de loin plus élevés en 2013 qu’en 2012 », lit-on dans le rapport de la CNSA pour le mois de juillet qui puise à travers FEWS NET. Une nette augmentation du coût de la vie pour les ménages est observée. « Le riz importé est près de 11% plus cher cette année que l’année dernière. Plus important encore, les prix du haricot rouge, du haricot noir, du maïs local sont respectivement 27, 34, 26% plus chers qu’en 2012.

Seul le prix du sucre a connu une baisse entre les deux périodes », précise le rapport. Le riz 10/10 importé par le gouvernement n’avait pas échappé à l’attention de la CNSA au moment de collecter les données. « Le riz 10/10 importé par le gouvernement, bien que son prix soit plus faible, semble ne pas trop influer celui des autres variétés, y compris le riz produit localement. Ceci pourrait être du, entre autre, à la quantité disponible très limité ou au mécanisme de distribution du produit », ajoute le rapport.

De plus, ce rapport fait état d’une baisse des prix des produits locaux dont le maïs et les haricots durant les trois derniers mois écoulés. Ce phénomène considéré comme étant un détournement de tendance s’explique par les récoltes de maïs et de haricots en cours dans la plaine des Cayes et dans d’autres zones où les pluies et l’irrigation ont favorisé ces cultures, selon la CNSA.

Ce rapport précise plus loin que ce sont ces produits, semés dans les zones irriguées et les montagnes humides qui assurent la disponibilité alimentaire locale. En revanche, les prix des produits alimentaires importés, particulièrement le riz et la farine de blé, ne font qu’augmenter. Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages ne cesse d’être réduit, selon le rapport.

« En effet, le prix du riz Tchako a augmenté de près de 9% en mai par rapport à avril et de plus de 4% en juin par rapport à mai. Quant à celui de la farine de blé, l’envolée apparait surtout au cours du mois de juin où la variation positive enregistrée a été approximativement de 9% ». « La baisse de la disponibilité alimentaire locale, combinée avec la hausse des prix des produits alimentaires importés, fait craindre une détérioration plus significative des conditions de sécurité alimentaire, en particulier l’accès aux aliments dans le pays », selon les lignes de ce rapport.

Tous les départements du pays se trouvent dans la phase « sous pression », c’est-à-dire (Phase II), en référence à la méthode de l’IPC (Indice des prix à la consommation), sauf le département du Centre où l’insécurité alimentaire est minimale (Phase I).

« Cette classification départementale cache des réalités plus graves dans certaines communes ou groupes de population. Dans les zones agro-pastorales du Nord, de l’Artibonite et du Haut Plateau central, certaines communes se trouvent probablement dans la phase III mais la proportion de leur population par rapport à la population globale des départements ne permet pas de les classifier dans la phase III où la condition de sécurité alimentaire est beaucoup plus grave », rectifie le rapport.

« Les conditions de sécurité alimentaire pour ce mois sont aussi influencées par l’arrivée tardive de la saison pluvieuse qui a fait reculer d’environ deux mois le lancement de la campagne agricole de printemps 2013 », explique le rapport précisant que ce retard pourrait avoir un impact sur la campagne d’été 2013.

« La campagne d’été, représentant 25 à 30% de la production totale d’une année agricole normale, sera compromise car elle dépend en grande partie de la réussite de la saison du printemps ». La CNSA a aussi fait référence à la situation climatique car les prévisions météorologiques pour cette année font état de 9 tempêtes et 6 ouragans, pour anticiper sur la production du printemps qui, selon cet organisme, sera encore plus faible que l’année dernière.

Gérard JEANTY Junior Jounty003@yahoo.fr


Pour une intelligence nouvelle: Comment comprendre la CRISE Actuelle de l’Europe et de la Grèce

5 novembre 2011

Il doit être très rare pour un auteur qui écrit sur les inégalités, le revenu, le patrimoine, le profit n’ait pas pris le temps de tout consulter comme publication sur son sujet. déjà 9 ans que mon texte a été publié. Que doit-on faire lorsque ce sont des universitaires qui font du plagiat, je ne serais pas étonné si les moteurs de recherche dévoilent un jour les sites que les grands chercheurs consultent avant de produire leur publication. Ce jour viendra, je suis optimiste …. !!!

Publié au journal étudiant de l’uqam

Union Libre, janvier 2005, page 6

http://www.unionlibre.net/wp-content/uploads/2013/12/Union_Libre__2005.pdf

 

Hermann Cebert

Pour une intelligence nouvelle

Je vous fais parvenir ces critiques parce que j’estime que vous pouvez vous convaincre des faiblesses de la démarche de Marx et Engels. Je crois que certains principes de base doivent être revus et corrigés pour les rendre au moins probables en terme de liberté et d’égalité des individus qu’il s’agisse d’une société capitaliste ou d’une société socialiste ou communiste.

Néanmoins, c’est parce que j’estime que la valeur de l’argent en terme de revenu ou de profit peut être saisie et comprise au moment de l’acte d’achat qui rend possible d’avoir en même temps la liberté et l’égalité dans n’importe quel type de société. Je suis sûr que vous trouverez une ébauche d’explication de la vraie valeur du revenu.

Si on fait abstraction de l’origine de l’homme, et si on part de l’homme qui est déjà là, alors quel serait son premier acte? Va-t-il d’abord se mettre avec les autres pour produire les moyens de son existence? Ou, les besoins de sa personne physique vont l’obliger à s’approprier des moyens qui lui assurent une conservation?

Il peut se sentir menacer soit par les dangers qui le guettent, soit par sa faim. Il ne se rendra pas compte de son impuissance à se maintenir en vie qu’après avoir posé le premier acte historique de son intérêt individuel, son devoir de se protéger qui est son premier intérêt privé. Les premiers cris de l’enfant qui naît c’est son affirmation individuelle et non une action de reconnaissance de son appartenance au noyau familial.

De plus, il est évident que l’appartenance sociale ou communautaire de l’enfant est involontaire puisqu’il ne peut pas démontrer que c’est l’enfant qui avait choisi ses parents pour venir au monde. Dans ce cas, pour l’individu, les parents deviennent la propriété de l’enfant ou encore, s’il s’agit d’une volonté des parents d’avoir un enfant, le clonage humain inclut,on pourrait dire que l’enfant est une propriété des parents ce qui est contraire à toute éthique. Sa naissance est le fruit du hasard à moins d’une articulation mal honnête de la métaphysique qui prendrait la naissance comme une action mentale et de communication télépathique des êtres qui existent dans un champ spirituel qui décident de leurs parents. Mais, une telle origine est douteuse puisqu’elle déplacerait la logique de tout constat des relations humaines.

La conscientisation des masses par la transmission des outils idéologiques pour critiquer le capitalisme est une mauvaise stratégie car elle condamne les masses à fournir au capitalisme des éléments vitaux qui le permet de poursuivre sa domination mais aussi de pouvoir mieux s’adapter. plus de cent ans après les grandes luttes paysannes et ouvrières, certains communistes conservateurs continuent de jouer le jeu capitaliste en critiquant ses agissements et ses impacts dans les sociétés.

Combien de mesures sociales ont forcé les masses à renoncer à leurs revendications, alors que, si elles ne les avaient pas obtenues auraient pu changer plus en profondeur nos sociétés contemporaines. Les marxistes ont passé tout leur temps à critiquer le capital au lieu de constater le capital dans sa dynamique de création et de répartition et là, ils auraient pu voir que le capitalisme donne plus de valeur au revenu qu’il n’en a véritablement.

Si les individus travaillent c’est parce qu’ils veulent consommer en toute liberté tout en étant égaux entre eux. Donc le but du revenu du travail c’est la recherche d’une satisfaction individuelle en ce sens que le revenu gagné procure une certaine satisfaction
personnelle. On ne travaille pas parce que on veut être plus riche que les autres, mais on travaille parce qu’on veut faire tout ce que les autres font pour être heureux. La quantité de richesse accumulée ne procure pas plus de satisfaction que la satisfaction qui vient de la dignité, de la liberté et de l’égalité avec les autres.

Les luttes ouvrières ont fini par déposséder les ouvriers de la seul chose matérielle qu’ils avaient encore, leur force de travail. Les ouvriers aujourd’hui n’ont plus la propriété de leur force de travail puisqu’elle se remplace de plus en plus par les machines et par les assistances sociales au nom d’un soi-disant droit et de liberté; les marxistes orthodoxes ont belle et bien pacté avec le capital au nom des luttes de classes, pourtant ils n’ont fait qu’exploiter le capital des revendications des salariés pour construire des fortunes qu’ils finissent par capitaliser pour les radicaux et les extrémistes de droites.

Pour rendre le projet de Marx réalisable ou plutôt rester dans sa logique, il faut cesser de critiquer le Capitalisme et commencer par constater ses faiblesses, de là seul on peut suivre son raisonnement et sa toute puissante logique pour enfin l’éclater dans ses fondements. Il faut éclater le capitalisme dans ce qu’il est et dans ce qui lui permet de survivre.

Critiquer n’est pas détruire mais ça donne uniquement la capacité de s’adapter. C’est ainsi depuis toujours les marxistes ont procédé vis-à-vis du capitalisme. Leur tactique a permis aux travailleurs de faire plein de concessions au capitalisme mondial en sacrifiant la seule propriété privée des travailleurs, leur force de travail. En rendant les individus égaux et libres, on peut créer la société communiste.

Toute autre démarche conduit à l’asservissement des salariés et la paupérisation grandissante des masses. Il faut rendre les individus égaux tout en ayant leur liberté financière et sociale. Puisque le prix échappe au contrôle des travailleurs, leurs forces de
travail perdue et vendues par les luttes de classes dans des chicanes de rapport de production, dans des concepts abstraits de division du travail, il faut donc se rendre sur le terrain du capital et principalement sur le terrain des achats où les individus ne sont plus égaux. C’est ça qu’il faut changer.

Les rapports d’achats seuls sont capables de rendre possible l’égalité des individus que se soit dans une société capitaliste ou que se soit dans une société communiste. En rendant les individus égaux par le truchement des achats, on fait en sorte qu’ils deviennent à la fois libres et égaux en droit. Le droit d’achat et de consommation. Ils cessent d’être une menace pour l’éclatement social, et on leur rend leur dignité humaine en leur permettant de consommer ce qu’ils veulent aux prix et en quantité qu’ils veulent.

Dès lors, on élimine les disparités sociales nées avec les fausses valeurs de la monnaie et du prix de leur force de travail. Puisqu’il était difficile de construire une logique d’égalité et de liberté dans les deux régimes politiques, en rendant les achats égaux, on ramène les individus sur le même pied d’égalité tout en étant libres. Peu importe les façons qu’on a dû utiliser pour rendre le salaire du travail un droit égal, on aboutit à des échecs criants puisque le seul lieu où les individus pouvaient être égaux avait été négligé.

La raison fondamentale c’est l’origine du capital initial et la vraie valeur des talents individuels qui ne peuvent être quantifiés que par les achats c’est-à-dire l’utilité finale du travail fourni et le revenu gagné. Le profit maximum doit être égal au revenu de travail non pas en terme de quantité d’argent réalisé mais en terme d’utilité et de satisfaction du salarié. Ainsi on ramène les qualités exceptionnelles égales au travail fourni par le salarié puisque à la base les individus devraient être égaux mais en donnant plus de valeur au profit et à l’argent en soi, on les rend supérieurs en importance du fait qu’avec un revenu supérieur les individus ne son ni libres ni égaux dans leurs consommation.

Par contre, en réduisant la valeur des revenus ou des profits au moment des achats et de la consommation, on peut éliminer le caractère subjectif de la différence nominale entre le revenu du travail et le profit. Cela uniquement au moment de l’achat et en termes d’utilité et de satisfaction. Du fait que l’individu soit mal rémunéré pour la quantité de travail fournie pour son revenu x, une plus grande part de son travail est allée renforcer les inégalités sociales et économiques plaçant le propriétaire capitaliste sur une échelle plus haute en qualité et en quantité par rapport au salarié.

Or, pour contrer cette inégalité, dans les deux systèmes on ne peut intervenir qu’au niveau du processus de la production car toute action de l’état va se faire en faveur de tel ou tel groupe créant des schismes au sein de la société. Le rôle neutre de l’État c’est sans doute d’assurer la liberté de tous et de protéger leur égalité. L’État ne peut lui-même fixer le salaire égal qui procure la liberté parce qu’il ne peut pas déterminer la valeur juste de l’utilité et de la satisfaction des individus. L’État ne peut non plus déterminer à l’avance l’usage que chacun en fera de son revenu par contre, il peut savoir ce que les individus font de leur revenu lorsqu’il consomment sur le marché des biens et services.

Une fois informé des actes de consommation, l’État dispose d’outils de contrôle des achats indépendamment des valeurs que l’on donne au revenu et à la monnaie. Le seul problème est de savoir comment faire face aux fuites des capitaux dans l’économie. mais ici on peut supposer que la ronde générale de la transformation des sociétés actuelles en sociétés égalitaires, que les individus ne pourront par sortir l’argent de la circulation parce qu’ils sont satisfaits et libres selon l’axe de leur satisfaction et de l’utilité de leur revenu, ils garderont leurs revenus et leurs profits dans le circuit économique en terme de consommation et d’épargne en vue de maintenir la production et la recherche pour la création de nouveaux biens pour de nouvelles satisfactions.

Ce sera ainsi une économie de plein emploi qui réduit et élimine l’inflation et le chômage. Également ce sera la fin des classes et la fin des disparités entre les individus parce que chacun peut se procurer le bien qu’il veut et en quantité qu’il veut en même temps, la concurrence disparaît puisque cette concurrence qui existait dans les deux régimes venait principalement de la survalorisation du revenu gagné et non en terme une valeur intrinsèque fondé sur la satisfaction et l’utilité par rapport aux besoins réels des individus ou de la société.

L’action directe de l’État sur les achats individuels ou collectifs vient dépoussiérer le revenu gagné pour le rendre égal pour tous. Le revenu gagné a ramassé sur son passage des résidus sociaux purement subjectifs qui ont lui ont donné plus de valeur qu’il ne le représente réellement, les affirmations exceptionnelles par son caractère multiplicateur a construit une logique de surenchère qui crée l’inégalité entre le profit du patron et le salaire de l’ouvrier qui établit les disparités que nous connaissons depuis belle lurette.

Si les luttes sociales ont dépouillé le salarié de sa force de travail en construisant des fonds de retraites, des cotisations syndicales qui se capitalisent pour être mis à la disposition du capitalisme financier, les seules victimes se sont les ouvriers et non le patronat. Le flux d’argent qui sort de la poche du travailleur réduit son pouvoir d’achat réel parce qu’il s’agit d’une diminution de son pouvoir réel mais aussi, cette fuite de sa poche va directement dans les banques et les fiducies pour être mis à la disposition de ceux qui refusent de voir le salarié comme étant un actionnaire à part entière étant donné, par son acte, qu’il investit lui aussi, son revenu dans les entreprises.

Les mercenaires syndicaux ne défendent que leurs intérêts bourgeois car eux aussi, ils n’ont fait qu’exploiter les ouvriers au nom de la lutte de classe et la lutte ouvrière. Ce sont des capitalistes sociaux, la seule différence d’avec les capitalistes financiers, c’est qu’ils n’ont que le capital idéologique par rapport au capital financier qui exploite la volonté des individus par une approche socialiste et communautaire.

Avec une codification égalitaire des revenus du salarié et le profit de l’entrepreneur soit par exemple: de dix fois en terme de revenus du salarié s’annulent au moment de l’achat puisque avec un salaire ou revenu de dix fois moins du profit patronal les satisfactions et l’utilité sont pareils à la fois pour le propriétaire d’entreprise que pour le salarié lui-même.
Il y a une différence nominale qui se dissout dans l’utilité et dans la satisfaction avec un pouvoir d’achat égal construit par la codification égalitaire au moment de l’achat par l’ouvrier et le patron.

 

Publié au journal étudiant de l’uqam

Union Libre, janvier 2005, page 6

http://www.unionlibre.net/wp-content/uploads/2013/12/Union_Libre__2005.pdf

 

Hermann Cebert


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