Lorsque les Américains reculent devant les Russes

31 août 2013

Syrie / Etats-Unis – 

Article publié le : samedi 31 août 2013 à 20:17 – Dernière modification le : samedi 31 août 2013 à 22:31

 

Syrie: Barack Obama va solliciter l’avis du Congrès avant d’agir

Le président américain, Barack Obama, va demander le feu vert au Congrès avant d'intervenir militairement en Syrie.

Le président américain, Barack Obama, va demander le feu vert au Congrès avant d’intervenir militairement en Syrie.

REUTERS/Mike Theiler

Par RFI

Le président américain, Barack Obama, a affirmé ce samedi 31 août, dans une intervention devant la presse qu’il avait l’intention de soumettre la question d’une intervention militaire en Syrie à un vote du Congrès américain. « Nous sommes prêts à frapper quand nous le choisirons, demain, la semaine prochaine ou dans un mois », a-t-il martelé, mais il a assuré que le sujet était « trop important » pour faire l’économie d’un débat parlementaire.

 

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Barack Obama a pris la parole peu avant 18 h 00 TU, à la Maison Blanche, pour une allocution d’une dizaine de minutes, très solennelle. La principale nouvelle à retenir de ce discours est qu’il va convoquer le Congrès avant toute intervention en Syrie. Le président américain va donc attendre que le Congrès, en ce moment en vacances, reprenne son travail. Cela signifie qu’il n’y aura pas d’intervention militaire avant le 9 septembre, au plus tôt, date à laquelle les élus reviendront à Washington.

Une précision importante, alors que tout le monde pensait que le président américain allait annoncer le début d’une intervention militaire.

L’objet de cette déclaration était d’informer les Américains de sa décision, leur dire exactement quelles étaient ses intentions et, de nouveau, plaider avec fermeté pour une intervention militaire. « J’ai décidé que les Etats-Unis devraient agir militairement contre des cibles du régime syrien », a-t-il déclaré. « Nous sommes prêts à frapper quand nous le choisirons, demain, la semaine prochaine ou dans un mois », a-t-il encore affirmé.

Un débat au Congrès le 9 septembre

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui s’est passé à Damas et nous ne le ferons pas », a insisté le président américain, considérant l’intervention comme une obligation morale pour les Etats-Unis. Il a également demandé au Congrès de l’appuyer dans sa décision d’engager des frappes sur la Syrie, « au nom de la sécurité nationale », pointant notamment le risque d’une « escalade » dans l’utilisation d’armes chimiques dans la région. 

« En consultation avec le président (Barack Obama, ndlr), nous nous attendons à ce que la Chambre examine cette mesure la semaine du 9 septembre », a confirmé John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, dans un communiqué publié dans les minutes qui ont suivi l’intervention du président américain. Le président de la Chambre des représentants et les élus républicains se sont également dits « satisfaits que le président demande l’autorisation pour une intervention militaire. »


Syrie – Le Massacre Chimique d’Al Ghouta. La Russie fournit les preuves Satelittes aux Nations Unies sur les auteurs du massacre: nous sommes des mo0ntres pour nos propres frères

25 août 2013

Siège New Yorkais de l'Organisation des Nation...

Siège New Yorkais de l’Organisation des Nations Unies (Photo credit: Wikipedia)

Syrie – Le Massacre Chimique d’Al Ghouta. La Russie fournit les preuves Satelittes aux Nations Unies sur les auteurs du massacre.

Syrie sous le gaz sarin

INHFR – La Russie qui fournit aux Nations Unies les images satellites, irréfutables, des 2 missiles chargés de produits chimiques qui se sont abattus sur Al Ghouta faisant des centaines de morts, dont la plupart des enfants, ont été lancés depuis la région de Douma en Syrie, sous contrôle des rebelles! Information relayée par d’autres médias libanais et autres (AlManar, Asafir etc..).

Russie – Le Ministre des Affaires Étrangères Russe : «Nous détenons plus de nouvelles preuves que cet acte criminel était d’une nature provocatrice», a-t-il souligné. « Et en particulier, des rapports ont circulé sur Internet,  que les matériaux de l’incident et l’objet des accusations contre les troupes gouvernementales, avaient été publiés pendant plusieurs heures à l’avance de l’attaque en question . Ainsi, il s’agissait bien d’une action planifiée à l’avance « . Suite de l’article sur RT

Que dit la Presse occidentale ? Blackout totale ! La France, mise en difficulté fait allusion, et pour la première fois depuis le début de cette insurrection, Le Figaro, très connu pour le soutien qu’il apporte à Fabius et aux rebelles, se pose pour la première fois des questions jamais vues auparavant, même si le titre est 100% sioniste, le texte en dit long:

« Quel intérêt aurait eu Bachar el-Assad à lancer une attaque non conventionnelle au moment précis où il venait d’autoriser des inspecteurs de l’ONU ? » – Le Figaro 22/08/2013 CQFD !

Source Journal Al Khabar le martyre de centaines de Syriens, à Al-Ghouta près de Damas, dont la plupart étaient des enfants, a soulevé l’opinion publique mondiale, ce mercredi dernier (21/08/2013), et notamment avec la propagation des images d’enfants et de civils martyrs, qui ont péri dans ce massacre. Les médias de l’opposition Syrienne ont accouru accusant le régime d’avoir commis ce massacre, dans une pression sur le Conseil de sécurité, qui s’est rapidement réuni, avant que la surprise survienne.

attaque chimique syrienneLe Conseil de sécurité réuni vient de rendre son rapport avec la mention «fragile», et la déclaration claire  «Nous voulons découvrir la vérité sur l’accusation du régime syrien qu’il aurait utilisé les armes chimiques sur la campagne de Damas, et nous accueillons la décision de l’Organisation des Nations Unies pour enquêter sur cette affaire », une déclaration qui vient s’ajouter à celle de la délégation Italienne qui rapporte  «la délégation syrienne a présenté une vision qui mérite que l’on s’attarde dessus ! ». Et pour la première fois de son genre,  la déclaration également de la délégation française, connue pourtant pour être la plus radicale et enclin en faveur de l’opposition.

La délégation française avait fournit tout ce qu’elle possédait en informations sur le massacre qui a coûté la vie, selon les dernières statistiques neutres, à environ 800 syriens, dont la plupart étaient des enfants. Mais c’est la première fois que la délégation attribue ces informations à la coalition de l’opposition et à son Président « Awinnen Jarba, » dans une tentative française de se soustraire à ces renseignements et d’en porter la responsabilité à  » Awinnen Jarba ».

A quoi est du ce revirement ?

Une source diplomatique syrienne de haut niveau, a révélé à la Télévision d’Al Khabar, que la délégation Russe a rendu la version sur les faits qui se sont produits, en fournissant des documents irréfutables, extraits des images satellites qui viennent appuyer de ce fait la version officielle syrienne. Qu’effectivement des militants armés ont bien lancé les deux rockets remplies de produits chimiques, depuis la zone rurale de Douma, toujours sous contrôle des rebelles, ce qui a laissé toute l’assemblée (du Conseil de Sécurité) sans voix et les a obligés à revoir leurs positions.

La source, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré à la Télévision d’AlKhabar, que la version officielle syrienne sur le massacre (présentée au Conseil de Sécurité), a confirmé que les militants ont effectivement tiré deux roquettes chargés de produits chimiques depuis la zone rurale de Damas, encore sous contrôle des Rebelles, et cela en fournissant les images des satellites russes, qui confirment les faits.

Le diplomate a souligné, à cet égard, que la position russe était, ce jour-là, exceptionnellement la seule position la plus radicale de toutes, que se soit celle des pays européens ou des États Unis, à exiger de faire procéder à une enquête sur ce massacre. Il a ensuite  expliqué par ces mots que «La position de la Russie est basée sur des images satellites illustrant de manière incontestable que les militants sont effectivement ceux qui ont utilisé le chimique. »

Sur la raison pourquoi les militants de l’opposition ont commis ce massacre, la source diplomatique a précisé qu’«une faction des militants, ont tiré ces roquettes pour exploiter la présence de la Commission d’enquête et accroître les documents (en leur faveur), et cela en collaboration avec l’un des pays arabes, mais sans avoir cette fois-ci, préalablement informé les pays occidentaux sur une telle étape à franchir. »

La source a également rapporté la précision donnée dans la version de la délégation syrienne, que les États membres n’ont pas demandé les images aux satellites américains, comme à leur habitude dans les cas précédents, se contentant des images russes, qui se sont révélées identiques aux images des États Unis, établissant ainsi une preuve définitivement irréfutable » .

Le diplomate a ajouté que ce massacre aura désormais des effets politiques majeures sur la position des pays qui soutiennent l’insurrection, à commencer par la France, qui devra réévaluer sa position, d’autant plus que ce crime a été commis sans que ses renseignements généraux en aient été préalablement informés, ce qui la place aujourd’hui dans une position critique ».

Le diplomate a ajouté que la faction armée, des rebelles qui ont lancé ces deux roquettes, est une faction radicale qui œuvre sous les ordres d’un État arabe du Golfe, sans indiquer son nom, sachant que l’Arabie saoudite est le plus grand partisan des militants de l’opposition et des factions militantes en particulier.

Ce massacre a touché plusieurs villages d’Al-Ghouta Est, et a causé, sur estimation des recensement des organismes neutres, le martyre d’environ 800 syriens, dont la plupart des enfants, et plusieurs milliers de blessés.

Source Journal Al Khabar

– voir video de la TV Russe en duplex avec les Etats Unis, sur l’ancienne attaque chimique de khan Al Assal, en bas de page
– Toujours sur l’ancienne attaque chimique à khan Al Assal. Conférence de Presse à New York New-York / Le délégué permanant de la Russie auprès de l’ONU, Vitali Tchourkin, a affirmé que son pays déploie des efforts avec le Conseil de sécurité pour faciliter l’entrée des experts onusiens en Syrie et enquêter sur l’usage par « l’opposition syrienne » des armes chimiques à Khan al-Assel dans la banlieue d’Alep. 11 juillet 2013

INHFR  Un autre mensonge est la publication sur youtube, la veille de l’attaque chimique qui a couté la vie à des centaines d’innocents syriens, d’une video d’un enfant entre la vie et la mort, avec un titre sur le massacre qui allait se produire le lendemain !

La video a été publiée par le site des rebelles, et titrée du massacre de l’attaque chimique sur AL Ghouta le 21/08/2013, le lien video sur Youtube atteste encore de sa publication réelle, en date du 20/08/2013, soit la veille !

Al Ghouta a réellement été attaquée, et des centaines de syriens ont succombé à une mort chimique,

Comment un enfant montré sur cette video peut-il mourir le lendemain ? Et comment les rebelles peuvent-ils savoir la veille qu’une attaque chimique allait se produire le lendemain sur Al Ghouta, pour titrer à l’avance leur video de la date du massacre, c’est à dire du 21/08/2013, alors que Youtube atteste automatiquement de la date réelle de la publication, qui est clairement indiquée au 20/08/2013 ?

La video en question a donc été publiée sur youtube, la veille de ce massacre, elle ne peut pas correspondre à un évènement du lendemain, ce qui indique qu’une ancienne video a été attribuée au massacre du lendemain, dans un loupé de timing entre youtube et le site qui publie cette video  ! Une véritable fabrication de l’information avant qu’elle ne se produise ! C’est la seule explication à ce loupé qui a manifestement échappé à la vigilance du site de l’opposition qui a publié cette video !


L’extraterrestre Ata était en fait… Un humain !

28 avril 2013

Les restes momifiés de ce qui pourrait être un extraterrestre grand d’une quinzaine de centimètres ont fait l’objet d’études approfondies, présenté à la diffusion du documentaire Sirius à Hollywood. melty.fr vous en dit plus…

ata extra terrestre sirius film hollywood recherche humain chili 10 ans

Découvert il y a 10 ans au Chili, l’alien surnommé Ata a alimenté les rumeurs les plus folles sur son origine. Le film Sirius, était annoncé comme le film qui ferait éclater toute la vérité sur l’histoire de la créature, mais les résultats obtenus prouveraient en fait que le spécimen serait… humain « Je peux dire avec une certitude absolue que ce n’est pas un singe. C’est un humain. C’est en tout cas plus proche de l’Homme que du chimpanzé. La créature est âgée de 6 à 8 ans. De toute évidence elle respirait, elle mangeait et son métabolisme fonctionnait. Ce qui nous amène à nous demander quelle était sa taille à la naissance », a annoncé Garry Nolan, directeur du département des cellules souches à l’école de médecine de l’Université de Stanford en Californie.Barack Obama a-t-il un garde du corps extraterrestre ? Retrouvez la réponse sur melty.fr.

« La séquence que nous avons obtenue grâce aux mitochondries nous dit avec quasi-certitude que la mère d’Ata était une indigène du Chili et qu’Ata était de sexe masculin. Si je devais faire une estimation, je dirais qu’il est mort il y a un siècle ». Le documentaire Sirius, qui se concentre principalement sur les restes d’Ata, se penche aussi sur les mouvements populaires actuels qui demandent au gouvernement américain de révéler ce dont il serait au courant en ce qui concerne les extra-terrestres et les technologies alternatives avancées qui pourrait bénéficier à toute la planète.


Regards sur la corruption – Montréal, ville viciée

27 janvier 2013

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	La commission Caron, qui a pris fin en 1953, a permis à Jean Drapeau d’être élu maire de Montréal en 1954 (ci-dessus). On le voit ici en compagnie de René Lévesque, alors journaliste à Radio-Canada.</div>

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Photo : Archives Ville de Montréal

La commission Caron, qui a pris fin en 1953, a permis à Jean Drapeau d’être élu maire de Montréal en 1954 (ci-dessus). On le voit ici en compagnie de René Lévesque, alors journaliste à Radio-Canada.

Autres temps, mêmes moeurs, ou presque. Et aux maux persistants, les mêmes remèdes obstinés. D’abord des pressions publiques, relayées par les médias. Puis une commission d’enquête et des recommandations plus ou moins appliquées par la politique. Et finalement, tout recommence. La corruption fait de nouveau l’objet d’un examen ici, maintenant. Comme elle l’a été dans les années 1970 avec la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO). Comme elle le fut avec les enquêtes Taschereau (1905), Cannon (1909) et Coderre (1924-1925). Comme elle l’était avec la commission Caron (1950-1953).Le Devoir se trouve alors au centre de la mécanique contestataire. Du 28 novembre 1949 au 18 février 1950, le journal publie en feuilleton, à peu près quotidiennement, environ soixante articles de l’avocat Pacifique « Pax » Plante, sous le titre « Montréal sous le règne de la pègre ». L’ancien directeur adjoint de la police y défend sa réputation tout en étalant des détails juteux et croustillants sur la tolérance policière de la corruption à Montréal.Ce système se résume à « six règles de la protection ». Elles assurent que les maisons de jeu ou de prostitution sont prévenues avant les descentes (1), que la police n’arrête jamais les tenanciers (2), ne saisit pas le matériel (3), ne porte pas d’accusation (4), n’enquiquine pas les propriétaires des locaux loués (5) et ne ferme pas les lieux de débauche (6).« Dans cette “ comédie du cadenas ” que raconte Plante à ses lecteurs à la fois scandalisés et amusés, les stratagèmes les plus farfelus avaient cours : cadenas posés sur des portes d’armoires ou de toilettes, sur une seule des diverses issues d’un immeuble, sur des subdivisions fictives construites à la hâte, etc., pendant que les activités illégales continuaient tout à côté », note l’historien Mathieu Lapointe, dans sa thèse de doctorat sur les campagnes de moralité publique à Montréal des années 1940 à 1954. « Le comble étant que les policiers étaient tenus de vérifier chaque jour que ces cadenas inutiles restaient bien en place. »La thèse déposée à l’Université York de Toronto en décembre 2010 examine en profondeur la campagne qui a finalement conduit au pouvoir Jean Drapeau, maire omnipotent resté aux commandes pendant les trois décennies suivantes (1954-1957, 1960-1986). « Cette période charnière appartient à la légende de Montréal et au grand récit de sa modernisation, voire celui de la province », résume M. Lapointe, qui est maintenant chercheur à l’Université McGill et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. « Cette histoire fascine les Montréalais et les Québécois depuis longtemps, ajoute-t-il. Dans l’imaginaire québécois, c’est une sorte de roman policier montréalais, une histoire de policiers et de criminels, de demi-monde scandalisant les petits-bourgeois conservateurs de l’après-guerre, mais aussi de “ lutte juste ” contre l’influence de la pègre en politique. » Il décrit aussi un lieu de mémoire, ou, en tout cas, un passage obligé de l’histoire du Québec. Montréal, ville ouverteLa réputation sulfureuse de la Las Vegas du Nord traîne depuis deux siècles. Les campagnes récurrentes pour « nettoyer » la « ville ouverte » ont connu un premier point d’orgue avec l’enquête Coderre de 1924-1925, sans toutefois mener à des réformes majeures. Le second point culminant a par contre réussi après les recommandations du juge François Caron.Cette enquête cristallise l’époque comme la commission Charbonneau pourrait bien fixer la nôtre. La tenue des travaux s’échelonne de septembre 1950 à avril 1953, les contestations juridiques et des difficultés politiques ayant forcé plusieurs interruptions et le recours au financement populaire des travaux, qui coûteront la somme exorbitante pour l’époque de 500 000 $. Au total, au cours de 373 séances, la commission jugera 63 accusés et entendra 373 témoins.Plusieurs interprétations tentent d’en faire une histoire de gangsters (c’était la thèse des téléromans historiques Montréal, ville ouverte de Lise Payette et Montréal, P.Q. de Victor-Lévy Beaulieu), un chapitre de la répression de la prostitution, une lutte moraliste et catholique, voire une simple affaire d’ambition politique hypocrite.L’étude savante de M. Lapointe, intitulée Le comité de moralité publique. L’enquête Caron et les campagnes de moralité publique à Montréal, 1940-1954, se distingue en s’intéressant à la « régulation morale » en particulier et à l’histoire des idéologies au Québec en général. Le travail met l’accent sur l’identité et le discours des réformateurs positionnés dans leurs contextes culturel, religieux et politique à l’échelle locale, nationale et internationale.Il replace par exemple les changements québécois dans le moralisme comme phénomène courant en Amérique du Nord et dans le monde occidental, après les bouleversements de la Deuxième Guerre mondiale. Aux États-Unis, l’enquête sénatoriale Kefauver sur le crime organisé (1950-1951) amorce ses travaux quelques mois avant la commission Caron. Les débats sont télévisés et les Américains voient défiler des patrons mafieux.« La moralité est au centre des préoccupations de la première moitié du XXe siècle, explique le docteur Lapointe en entrevue. La police et le comité exécutif sont accusés de tolérer la prostitution, le jeu, les “ vices commercialisés ”, comme on disait. Les réformateurs mettent l’accent sur les problèmes de moralité publique pour montrer que quelque chose cloche dans l’administration. C’est un symptôme. »Ce problème a muté maintenant que l’État a la mainmise sur le jeu… Les problèmes de corruption traités par la commission Charbonneau n’ont rien à voir avec la moralité publique et tout à voir avec la moralité de la fonction publique. « À cet égard, nos problèmes actuels se rapprochent plus de ceux des années 1970 et des problèmes du début du XXe siècle, note l’historien. La commission Cannon de 1909 traitait déjà du patronage en matière de travaux de voirie. » Plus c’est pareil…Les parallèles abondent tout de même entre ce temps et le nôtre. La commission Caron, dont la création est également stimulée par les enquêtes journalistiques, devient aussi un grand spectacle public et médiatique. Les avocats, dont Pax Plante et Jean Drapeau, multiplient les déclarations fracassantes. Les journaux les relaient et publient régulièrement les extraits des audiences ainsi transformées en feuilleton, un peu comme RDI et LCN présentent les travaux de la nouvelle commission à la manière d’un soap politique.Un autre lien concerne la réticence du politique à mettre en place la commission. « Il a fallu six ans pour obtenir l’enquête Caron, dit l’historien. La maintenir en vie a nécessité trois autres années d’effort. Le dépôt du rapport du juge survient une décennie après les premières demandes d’enquête. Les réformateurs ont attendu longtemps. »Surtout, tout semble toujours à recommencer. L’histoire hoquette et l’historien le reconnaît. « C’est un peu désolant. [Le directeur du Devoir] Gérard Filion le disait déjà à l’époque : il semble que tous les vingt ans ça prenne un bon nettoyage avec une enquête pour comprendre les rouages du système de corruption. C’est un phénomène cyclique parce que, chaque fois qu’on transforme les modes de contrôle, les profiteurs du système se réorganisent et finissent par trouver des failles, soit dans l’administration municipale, soit chez les politiciens. […] C’est un problème de moralité. » Et puis après ?Le rapport Caron est déposé trois semaines avant les élections de 1954. Il condamne pour inconduite une vingtaine d’officiers de police (sur trois fois plus d’accusés), dont les deux directeurs du service, jugés responsables du système de tolérance amplifié par la Deuxième Guerre mondiale. Plusieurs élus, dont certains membres du comité exécutif, sont également épinglés sans que cette instance puisse être incriminée, le Service de police étant réputé autonome.Et puis après ? M. Lapointe lie la formation de la commission à l’émergence d’un enjeu civique (la moralité publique) dans un contexte de déficit démocratique. Son étude montre bien que, si l’enquête judiciaire est la création du blocage et du refus des autorités à rendre des comptes à ce sujet, le changement subséquent « résultait, lui, d’une impuissance du judiciaire à régler la question, même si la caution de ce dernier a été déterminante ».Une fois élu et réélu et encore réélu, Jean Drapeau, coresponsable du grand nettoyage, va incarner « un pouvoir paternaliste et inébranlable, vaguement mégalomane et insensible aux questions sociales, ainsi qu’un effet pervers d’un développement urbain moderniste axé sur les “ grands projets ” (Expo 67, Jeux olympiques, etc.) et l’automobile », comme le rappelle l’historien, dont une version remaniée de la thèse paraîtra chez Boréal à l’automne 2013. La persistance du crime organisé dans les années 1970 illustrée par les travaux de la CECO prouvait, au mieux, l’hypocrisie du personnage, au pire, la réalité structurelle de la criminalité dans ce pays où se rejoue le drame une nouvelle fois…

 http://www.ledevoir.com/politique/montreal/368818/regards-sur-la-corruption-montreal-ville-viciee


Les dénonciateurs des Martelly seraient visés par un plan d’assassinat

25 décembre 2012

Deux conseillers du Président, Grégory Mayard Paul et Richard Morse, et deux proches du pouvoir, Hervé Fourcand et Roody Cazeau seraient les principaux auteurs de ce présumé complot, selon Mes Newton Saint-Juste et André Michel qui s’attendent au triomphe des accusations de corruption lancées contre Sophia et Olivier Martelly, épouse et fils de Michel Martelly

Publié le mardi 4 septembre 2012

Revenus à la charge en tentant de minimiser l’intervention la veille de Me Reynold Georges parti en guerre contre les accusations de corruption dont sont l’objet ses clients Sophia et Olivier Martelly, Mes Newton Saint-Juste et André Michel ont dénoncé mardi plusieurs conseillers et proches du chef de l’Etat pour leur implication présumée dans un complot visant à les éliminer.

S’exprimant lors d’une nouvelle conférence de presse consacrée à cette affaire qui défraie la chronique, Me Michel a fait état d’une réunion tenue au Palais National en vue de mettre à exécution ledit projet d’assassinat auquel seraient associés Me Grégory Mayard Paul et Richard Morse, deux conseillers de Michel Martelly. Il a aussi cité nommément deux autres personnages familiers du régime, Hervé Fourcand et Roody Cazeau dit « Roody Kòk Zaka ». Ce dernier serait un déporté.

Le jeune avocat, qui dit détenir des informations fiables selon lesquelles lui-même, Newton Saint-Juste et Janin Leonidas, un militant du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), seraient en danger de mort, demande instamment aux autorités judiciaires compétentes et aux organisations de défense des droits humains d’assumer leurs responsabilités dans ce dossier.

Des révélations explosives venues amplifier la polémique au coeur de laquelle se trouve la famille présidentielle soupçonnée d’avoir détourné plusieurs millions de dollars en ayant la haute main sur un trésor de guerre estimé à 40 millions et destiné théoriquement à financer des projets sociaux et des réalisations sportives.

Les personnes concernées n’avaient pas encore réagi à ces graves accusations.

Lundi, Me Reynold Georges annonçait des poursuites judiciaires contre les dénonciateurs de l’épouse et du fils aîné du Président Martelly qui , à son avis, seraient totalement étrangers à la gestion des fonds alloués au programme Aba Grangou ou encore au comité responsable de la construction d’infrastructures sportives en faveur de la jeunesse.

Me Saint-Juste remercie son confrère qui, pense-t-il, leur a fait un grand cadeau en reconnaissant implicitement que les intéressés manipulaient les ressources du trésor public sans être des ordonnateurs. Qualifiant les explications de la partie adverse de « supplément d’information », l’avocat affirme qu’un document a été acheminé en conséquence au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Renel Sénatus, qui l’avait déjà débouté d’une première dénonciation.

Accompagné de Janin Léonidas, qui soutient leur démarche, les deux hommes se sont dits, par ailleurs, fiers de leur origine sociale modeste et de l’honnêté de leurs parents en réaction à une supposée déclaration du Président Martelly qui les aurait traités de petits avocats issus de « familles pauvres ».

Ce dossier particulièrement sensible aurait sérieusement bouleversé le chef de l’Etat. spp/Radio Kiskeya


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