Olivier martelly serait en prison aux États-Unis après avoir été interrogé sur le trafic de cocaïne

5 août 2015

L’un des problèmes qui rongent la société haïtienne est le trafic de la drogue et  l’influence des trafiquants de drogues et cela remonte très loin où certains parlent de 1915 avec l’occupation américaine.

Plusieurs militaires étaient toujours impliqués dans l’importation et l’exportation des différentes drogues dans le pays. Étant donné que ces militaires étaient pour la plupart des agents de la CIA et divers autres services secrets, alors les puissances comme les États-Unis se fermaient les yeux sur les activités de ces militaires en particuliers plusieurs généraux et de colonels de l’armée et de la police d’Haïti.

Plusieurs enquêtes réalisés par des journalistes étrangers avaient relevés voire noter que l’ancien colonel Jean-Claude Paul des casernes Dessalines avait ses pistes d’atterrissages privés où il faisait venir lui-même ses cargaisons de drogue directement de la Colombie pour les expédier également vers Miami.

Par ailleurs, un autres groupe très influent auquel faisait, semble-t-il, Joseph Michel Martelly actuellement président de Haïti était le groupe Bandit Légal.

Le nom de Bandit Légal découle du pouvoir que certains membres du groupes avaient dans le pays: le groupe se nommait bandits parce que tous les membres menaient des activités de banditisme et de criminalité alors que le terme légal découlait à partir des pouvoirs et des autorités en fonction qui faisaient partie du groupe et qui avaient de vrais pouvoirs dans le pays.

Selon certaines informations qui circulent concernant le groupe bandit légal, ce groupe avait pris naissance au coin de la rue Nord-Alexis et avenue jules pouplard, quartier où habitait l’ancien jeune général de Brigade Philippe Biamby qui faisait partie du groupe et qui était également l’homme de main de l’ex ministre jeanclaudiste super puissant Franz Merceron.

Entre temps, et disons de préférence, est-ce que Martelly a pu ou a dû faire le relais à son Fils Olivier Martelly de telle sorte que ce dernier soit actuellement le principal baron de la drogue en Haïti?

Tout en espérant que le régime de Martelly en place fera toute la lumière sur les implications ou non de olivier Martelly dans l’affaire de Cargaison de drogue de la Colombie importée en Haïti dans un bateau contenant de sucre en vrac.

Nous espérons que la présidence informe la population haïtienne si oui ou non le fils du président Joseph Michel Martelly a été ou non interrogé par les douanes américaines ainsi que les services anti drogue des États-Unis.

Voici donc ce qui semble être la situation du fils ainé du président de Haïti et nous attendons les faits et les explications du régime de Port-au-Prince dirigé par Joseph Michel Martelly et de Evans Paul pour fait état de cette situation qui continue de ruiner la crédibilité des autorités haïtiennes:

Selon certaines informations qui circulent présentement le fils ainé du président Joseph Michel Martelly, Olivier Martelly, serait en prison dans le cadre des enquêtes qui sont menées par les services de renseignement américain sur le bateau de sucre en vrac provenant de la Colombie mais qui était rempli de Cocaïne et d’héroïne.

L’emprisonnement du fils de Martelly surviendrait   après avoir été interrogé sur le trafic de cocaïne d’un bateau qui appartiendrait à l’une des familles les plus riches du pays qui serait profondément impliqué dans l’industrie du textile en Haïti.

Cette interrogation aurait duré plus de 8 heures et plus de cinq millions de dollars seraient réquisitionnés pour la libération conditionnelle de Olivier martelly.

Selon cette même rumeur, c’est le président martelly lui-même qui s’était porté garant de cette somme pour pouvoir obtenir la libération de son Fils ainé.

Cependant les principales questions que l’on se demande présentement sont diverses et méritent de la part du régime des explications appropriées.

À vrai dire, actuellement, personne ne pose des questions relatives au cargaispon de cocaïne que le bateau avait transporté en Haïti et qui semble-t-il avait été exporté vers les États-Unis et rapporté plusieurs milliards de dollars.

Il faut se rappeler également que dès le début de cette affaire dont et la police, et le gouvernement et la présidence et également l’unité anti corruption n’étaient en mesure de donner des explications et des réponses à cette affaire.

Jusqu’à aujourd’hui tout le monde et tous les acteurs restent muets  alors que l’on parlait  de l’implication d’une famille riche impliquée et propriétaire de ce bateau.

Était-ce parce que la famille du président était si impliquée qui a fait en sorte que personne n’était en mesure de ralter les moindres faits?

Qui avaient fait cette commande de cocaïne? Quels sont les autres complices? Où se trouvent les drogues saisies?

à suivre…

Hermann Cebert


Who are the true masters of Haiti: cross-sectional analysis of real opponents to the will and the wishes of the president Joseph MIchel Martelly economic and social change

11 juillet 2015

Le philosophe éveillé

La pensée qui dérange

One is tempted to believe and say at the time that the true masters of Haiti would be the Americans, the French, Canadians and all the major powers who have real interests in the country, even if to a certain extent, all of them ifluencent more or less political and economic decisions in Haiti. The same one is tempted to believe, and to admit that politicians and the media direct and dominate Haiti since their voices and their speech may influence and influence the choices and political decisions, economic and social.

Among other things, it would be entirely also tempted to say that churches, Protestant and Catholic cotrolent undoubtedly the country seen their wealth in the country and also saw their proximity with people and as such, it would be the eglisent that place and move the men in power in the country.

Unfortunately none of these groups and these social categories may have enough power decision-making on the country as the five richest families in the country and, beyond any doubt, what are these five families that keep Haiti in misery, in ignorance, in dirt, in underdevelopment, in social and economic inequalities and which is worse , this are that Fund coups d’etat in the country and finance groups armies that terrorize quickly in the country.

«  » And the authors of the book »Haiti, ten years of history secret comment about a report which was commissioned by the Americans and that bears the name of the investigator rapporteur Walter E. Fauntroy»:» Fauntroy report identifies five large families » that control the top of Haiti’s economy. Brandt, Mews, Biggio, Accra and Behrmanns. Their power emanates « monopolies and corruption. « These personalities and their associates have been identified as being in the front line in financing of terror to intimidate the Haitian people and the democratic forces ‘. p.77

Therefore, one can infer that no project and social program may take form in the country because these five families hold monopolies in all since anyone who would take the risk of venturing in case without swallows it and the financial involvement of one or other of these families is bound to fail because these families accept little competition this competition comes from Haitians or foreigners.

These five families have more than 95% of the country’s wealth and they continue to accumulate wealth, assets and properties in the country, they have depleted and almost eradicated the old traditional bourgeoisie, corrupt political and intellectual the country’s elites and anyone else they can prosper in business nationwide.

Based on what each individual needs to live from birth until his death and this for any what Haitian, I come to the conclusion that every Haitian has contributed up to 75-90% to the richness of these five families throughout his life. In other words, belly of his mother until his grave, if he will have the chance to be buried, man and the Haitian idividu will have been influenced and affected by a decision, an interest or a collaboration of one or all of the five families. «Here is what the authors write recommendations the role and power of these five families in Haiti: ‘

For years, these families use the army, the tonton macoutes, and all the State apparatus to maintain their decadent splendor. They are the true reactionary force. «  p.121. Alone, these five richest families, decide what must be in the plates of each Haitian, they define that each Haitian must wear as clothing, as shoe but also and more again, where is that each Haitian must sleep; they decide that the Haitian must listen to radio, must see as film or even in all cultural activities in the country because they control large news agencies that provide information in the country, they impose their wishes on all of the media in the country.

Similarly, all cars use to move us from one region to another, boats and trucks that we relate to these families not to mention ciq, drugs we buy although they are largely obsolete to try to cure us are all provided by these same families. Everything also produced and supplied by these five families, school books, notebooks, pencils in short, all the school supplies are controlled by these true masters of haiti, these five families. « On the other hand, as regards what state that the ciq most powerful families of the country want to keep the country Haiti, they note and report: ‘ report is the most accurate on the intentions of these barons of the economy. « They have made clear that they wish to at any cost maintain an economy strangled, based on Government concessions, franchises and monopolies.  » They fear that a freely elected Government accountable to the people of Haiti, interfering in their privileges and forces them to compete in an open economy. Such a change is threatening their interests in the short term. To block this evolution, they continue to finance a system of terror. » »

It is true that the promotion that I now can be quite dangerous considering that the small bourgeois and middle-class upstarts can pervert the meaning and the sigification of my process however, if and only if a few people of good will can afford the luxury to read and find its essence to share it with our community leaders I believe that the authors of this book I don’t know would experience the greatest satisfaction in their lives.

However it is to each Haitian and each activist and political activist he comes back to read and act thereafter to that things change finally and finally in this country. To get there it takes each its own class consciousness as well as his own sense of belonging as for example to remember his social origin and keep and maintain social economic and political links with its class to provide live examples for those who will be still attached to the column of the rigors of life because they undergo wild of a minority and especially some families operate as is currently in Haiti.

I invite each Haitian and each militant-activist policy which have not yet read this book to go buy it or still try to order it on any site that offers it. In the meantime I invite you to go on these sites and these blogs that appear to provide excerpts and other links and books iteressants on reality and societal and economic of Haiti organization, our country at all.

Hermann Cebert

References to consult:

http://www.multinationalmonitor.org/hyper/issues/1985/12/Steif.html

http://www.multinationalmonitor.org/hyper/issues/1985/12/index.html

http://Elsie-news.over-blog.com/article-Les-Enjeux-autour-de-la-Chute-de-Duvalier-JCL-59091120.html


La Révolution Essentielle des Noirs Américains: La nécessité du Réveil à l’échelle mondial de tous les noirs, partie 2

28 novembre 2014

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Mes chers lecteurs, vous avez remarqué que j’ai décidé de me pencher sur les problèmes que vivent les américains aux États-Unis et que j’avais lancé l’idée et le projet de La Révolution Essentielle que les Noirs du Monde doivent réaliser dans les années à venir ce, depuis tous les pays de l’Afrique, en passant par le Brésil, les États-Unis, Haïti, dans tous les pays de l’Europe et également dans tous les pays de l’Amérique du Sud et des CaraÏbes.

Je sais que vous vous demandez pourquoi ce titre et quelles sont les différentes composantes de cette Révolution Essentielle. En effet, le nom de cette révolution n’est pas un hasard en ce sens qu’il comporte effectivement plusieurs essences qui caractérisent tous les noirs du monde mais également, ce titre recouvre assez bien les Différentes Révolutions Essentielles dont nous les noirs devons obtenir de nous-mêmes afin d’éradiquer une fois pour toute toutes les formes de préjugés et de discriminations dont nous sommes encore objets de la risée des autres peuples et des autres races, plus particulièrement les blancs et les asiatiques.

De part les Différents Essences que tous les noirs du monde doivent retrouver, il y a les objectifs essentiels et les besoins essentiels que nous devons trouver satisfaction et de ce fait, les événements de Ferguson doivent constituer pour nous le moment d’un vaste Mouvement de Traformations Essentielles dans nos façons d’être, dans notre compréhension de nous-mêmes, dans notre compréhension de nos environnements mais surtout de notre affirmation sur tous les plans et dans tous les domaines.

Nous devons nous unir et construire notre Solidarité Mondiale des Noirs  entre nous tous et de tous les territoires que nous occupons ou partageons avec les autres races humaines. De plus nous devons tout aussi multiplier nos outils et nos médiums de communication pour nous affirmer et faire notre propre promotion. Nous devons transformer et adapter les idéologies existentes à nos manières de penser et de vivre voire en inventer ou développer de nouvelles.

C’est également ce que nous devons faire sdans le domine de la science et des technologies afin d’offrir aux générations futures des exemples et des modèles bien vivants à qui ils pourront s’identifier et poursuivre leurs épanouissement.   Ferguson, Saint-Louis de Missouri nous a montré que malgré tout ce que l’on dit et tout ce que l’on pensait des États-Unis en matière d’avancement et de réalisation des Américains Noirs qui ont enrichi cette grande puissance aux prix de leurs souffrances atroces et inhumaines, les blancs qui contrôlent ce pays n’ont pas vraiment changé et qu’ils considèrent encore les noirs comme inférieurs à eux.

De l’autre côté également, nous retrouvons les noirs qui ne semblent toujours pas comprendre dans quel pays et dans quel système répressif et de servitude qu’ils vivent et qu’ils doivent combattre. Mais se battre contre un tel système ne doit pas être une révolte contre les intérêts des blancs c’est-à-dire contre leurs biens par le lynchage, la destruction de leurs biens ou de leurs richesses mais contre leurs propres attitudes et les propres comportements de s noirs mêmes.

Le changement et les transformations nécessaires et essentielles doivent s’opérer dans les âmes dans les consciences de tous les noirs et cela doit produire de nouvelles consciences et de nouvelles âmes concurrewntes à celles des blancs. 

à suivre ….

 Hermann Cebert


La Garde-Côtière des États-Unis recrute: la nouvelle approche impérialiste des américains avec le concours des jeunes haïtiens

11 novembre 2014

Haïti – AVIS : La Garde-Côtière des États-Unis recrute
06/11/2014 09:12:30

Haïti - AVIS : La Garde-Côtière des États-Unis recrute

La Garde-côtière des États-Unis, à travers l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, Haïti, recrute des candidats pour un Programme Spécial International de Cadets. Ce programme est ouvert aux jeunes haïtiens remarquables, hommes et femmes célibataires, âgés entre 17 à 23. C’est un programme rigoureux d’une durée de quatre ans aux États-Unis ; et les candidats reviendront en Haiti et serviront dans la Police Nationale d’Haïti (PNH), y compris la Garde-Côtière. Il est obligatoire que les candidats possèdent un très bon niveau d’anglais. Si vous êtes intéressé, prière de voir l’annonce ci-dessous pour plus de détails.

ANNONCE :
L’Ambassade américaine à Port-au-Prince est heureuse d’annoncer un programme universitaire spécial disponible pour les jeunes hommes et les femmes haïtiennes âgés entre 17 et 23 ans pour la prochaine année académique 2015.

La United States Coast Guard Academy (USCGA) à New London, Connecticut, est la recherche de candidats pour la classe du programme 2019 cadets international.

La Coast Guard Academy est l’un des quatre services académies armées aux États-Unis, qui offre un programme de quatre ans avec un programme de premier cycle intensif menant à un baccalauréat en sciences. Ce programme, associée à une formation militaire et de leadership, permet aux diplômés d’assumer des rôles de responsabilité dans le service maritime ou du gouvernement. Le programme est largement dominé par des cours de mathématiques, de sciences et d’ingénierie.

Les candidats haïtiens doivent avoir d’excellentes compétences en anglais (voir les exigences ci-dessous) comme tout l’enseignement est dispensé en anglais. L’Académie offre les huitmajors suivants: Génie civil; Génie électrique; Architecture navale et génie maritime; Recherche opérationnelle; Sciences de l’environnement et marin; Gouvernement; Génie mécanique; et gestion.

Le programme de l’Académie se compose également de la formation en salle de classe sur des sujets, tels que la navigation et l’application de la loi, complétées par des programmes d’été qui comprennent des formations général à bord et de l’aviation, l’expérience en mer à bord du navire de l’USCG Barque Eagle, la formation militaire et d’autre expérience opérationnelle. Les candidats haïtiens sont soumis à la réglementation de la Coast Guard Academy couvrant la présence en classe, la discipline et les exigences de démission et de diplomation. Les étudiants étrangers n’ont pas droit à une commission de l’USCG après l’obtention du diplôme.

Les candidats devront retourner en Haïti et servir dans la Police nationale haïtienne, y compris la Garde-Côte.

Exigences :
Tous les candidats potentiels doivent être officiellement parrainés par le gouvernement d’Haïti, ministère de l’Intérieur et collectivité territoriale ou le ministère de la Justice et de la Sécuritépublique. Les personnes doivent retourner à Haïti à la fin du programme.

Les candidats à la classe 2019 sont tenus de satisfaire aux exigences suivantes :

 

  • Âge : avoir au moins 17 ans, mais pas leur vingt-troisième anniversaire en Juin 29, 2015.

  • Test : Les candidats doivent prendre soit le Scholastic Aptitude Test (SAT) Reasoning ou le American College Test assessment (ACT). Un minimum de 600 sur la partie Math et un minimum de 600 sur la partie verbale est recommandé.

  • Évaluation de la langue : Les candidats doivent passer le test d’anglais telque le Foreign Language (TOEFL). Un score de 560 sur l’ITP (test sur papier) ou 90 iBT (test sur ordinateur) est recommandé. Dans certaines situations, la English Comprehension Level (ECL) peut être administré à la place du TOEFL. Un score minimum de 80 est requis sur le ECL.

  • À charge : les candidats ne doivent pas avoir des enfants ou des personnes à charge juridiques

  • Les candidats ne doivent pas être mariés.

Coût :
Le coût de l’enseignement à l’Académie est d’environ $ 97,000 par année et des bourses sont disponibles pour les candidats de certains pays, dont Haïti.

Pendant son séjour à la Coast Guard Academy, les cadets internationaux reçoivent le même salaire et les indemnités que leurs homologues américains.

Processus de demande et Délai :

 

  • Les candidats haïtiens doivent soumettre leur demande avant le 30 Novembre 2014 au directeur de Garde-Côtes, Jean-Marie Wagnac.

  • Les candidats doivent obtenir une approbation du gouvernement d’Haïti, ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales ou du ministère de la Justice et de la Sécurité publique avant le 15 décembre, 2014

  • Interview : Une fois que toutes les exigences sont présentées au Gouvernement d’Haïti, ils vont recommander des personnes à interviewer avec une équipe de l’ambassade américaine entre le 15 Décembre et le 30 Décembre 2014.

  • Les candidats sont tenus de présenter un relevé de notes du Lycée certifiée lors de l’entrevue. L’interview examinera la performance au Lycée du candidat, les compétences en anglais, des activités, et la preuve de la condition physique.

  • Les résultats des tests et toutes les autres évaluations linguistiques doivent être complétés d’ici le 15 Janvier 2015.

  • L’ambassade des États-Unis annoncera la liste des candidats recommandés le 15 janvier 2015 et présentera les noms à la Coast Guard Academy pour examen et sélection.

  • Les candidats doivent passer le test d’aptitude physique avant le 1er Février 2015.

Informations de contact :
Si vous êtes intéressé à postuler au « United States Coast Guard Academy Class of 2019 International Cadet Program » contacter les personnes suivantes pour recevoir une demande.

US Embassy Port-au-Prince
LCDR Timothy C. Sommella
Coast Guard Liaison Officer (CGLO)
PaPCGLO@state.gov

Toutes les demandes doivent être soumises au Gouvernement d’Haïti au plus tard le 30 novembre, 2014:

Government of Haiti
Joseph Jean-Mary Wagnac
Commissaire Divisionnaire, PNH
Directeur Des Garde-Côtes
jeanmarywagnac@yahoo.com

Plus d’informations :
U.S. Coast Guard Academy : http://www.cga.edu


»Pourquoi le Gouvernement Américain veut réunir les familles haïtiennes: Les intérêts derrière cette politique américaine

24 octobre 2014

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Tous les haïtiens savent qu’en matière d’immigration et des relations internationales, les pays développés ne font pas de cadeau et chaque fois qu’un pays étranger accorde un visa de touriste ou de résidence à un Haïtien c’est pour leurs intérêts et non pour les intérêts de Haïti.

De plus, pour le nombre d’haïtiens qui vivent depuis plusieurs années aux États-Unis et qui n’ont pas encore leurs régularités, on peut se demander pourquoi maintenant cette nouvelle politique de réunification des familles haïtiennes en sol américains et surtout, en quoi une telle politique pourra s’avérer positive pour le développement de Haïti selon ce que laissent comprendre les autorités américaines?

En attendant des détails sur cette promesse de l’admionistration américaine, je veux croire que les groupes civiques des haïtiens vivant aux États-Unis n’hésiteront pas à se mobiliser pour réclamer plus clarté de cette politique d’appauvrissement des ressources humaines formées et prêtes à travailler.

Alors que tout le monde s’entendait pour dire que Haïti manque énormément de cadre puisque depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a emporté plusieurs cadres de l’administration publique, des spécialistes de tout genre, des étudiants finissants de plusieurs programmes et de plusieurs disciplines universitaires et techniques.

De même, on sait très bien que les émmigrés haïtiens sont sélectionnés au milimètre près en terme de leurs niveaux d’étude et de scolarisation qui contrairement aux jeunes américains noirs qui sont plongés dans l’enfer de la drogue et qui pilullent toutes les prisons américaines.

Autrement dit, la qualité et les valeurs que chérissent les jeunes haïtiens constituent de véritables ressources à bon marché que le gouvernement américain va pouvoir bénéficier en ouvrant un programme qui permet la réunification des familles haïtiennes qui vivent aux Étas-Unis.

Selon certaine statistiques, il y aurait plus de 2 millions d’Haïtiens présentement aux Étas-Unis, et compte tenu de l’exploitation systématique que la bourgeoisie exerce depuis plusieurs décennies en Haïti, la majeur partie des jeunes haïtiens souhaitent quitter le pays afin de fuire la misère et l’insécurité qui les guette à chaque instant.

Or, est-ce que les américains seraient prêts à les accorder tous un visa, soit dit en passant plus de 7 millions d’individus. Si l’administration américaine serait prête à faire une telle chose, on peut se demander si le projet plus global de cette politique ou ce programme ne vise tout simplement pas à annexer indirectement Haïti aux États-Unis, le vieux rêve américain pour Haïti depuis 1915 dont l’année 2015 va marquer les 100 ans de l’occupation de Haïti par les américains.

Dernièrement, nous avons vu le président joseph michel martelly et son gouvernement dirigé par laurent salvador lamothe procéder à la cession de la zone du nord-Est en zone franche agricole aux entreprises d’exploitation agricole américaine, ce que le gouvernement et le régime martelly-lamothe ne nous dit pas c’est que les produits agricoles qui seront récoltés ne se vendront pas sur le marché haïtien mais aux États-Unis.

Il y a donc de toute évidence un plan plus global qui vise à annexer Haïti aux États-Unis mais qui se fait le plus invisiblement possible mais définitivement très surement. Il s’agit donc de l’anéantissement programmé de Haïti et des Haïtiens. bientôt Haïti ne sera plus qu’une histoire passée, comme les atlantides.

Dans la mer des Caraïbes, ça faisait très très longtemps, il y avait un pays qui s’appelait Haïti, une ancienne terre où les premiers habitans étaient des amérindiens qui avaient été décimés par les espagnols, puis remplacés par des noirs venus d’Afrique qui eux aussi avaient été décimés par les blancs américains en complicité avec les blancs des autres puisances coloniales de l’amérique, de l’europe et de l’Océanie.

Cette de Haïti qui avait été découverte par CHristophe Colomb est donc redevenue la terre des blancs puisque c’Était des blancs qui l’avait découverte, elle est désormais et pour toujours une terre où seuls les blanc peuvent y vivent et y prospérer.

En attendant qu’on assiste ou que l’on soit victime de cette extermination programmée, il faut reconnaitre que le plan politique la machine de l’anantissement des haïtiens est déjà en marche et qu’elle a toujours été ainsi contre le peuple des Indigènes de Haïti.

En effet, on se rappellera des différentes vagues d’Haïtiens qui ont été forcé de quitter le pays dans les années 1960 sous la dictature des duvalier mais financés et supportés par les américains et les puissances coloniales, les vagues des années 1970 et 1980; les vagues des années 1990-2010. À chaque fois et à chaque occasion ce des milliers et des dizaines de milliers d’Haïtiens formés et éduqués qui quittent haïti pour aller pousser les boîtes, conduire des taxis et travailler dans des manifactures nord-américaines et européennes et ainsi déposseder haïti de ce qui liu est le plus précieux au monde ses cerveaux et ses intelligences.

Mais, plus proche de nous, on peut également se souvenir des principaux contextes où les puissances impérialistes encourageaient les haïtiens à quitter leur pays. En effet, depuis 1986, lorsque les pays étrangers voulaient ddéblayer le terrain politique des militans activistes politiques en faveur d’un régime corrompu en particulier, les puissances impérialistes ouvre les robinets de visas et de programmes de lottos visas. Ce fut le cas avec OIM en 1991 pour casser les mobilisations en faveur du retour de Jean-Bertrand Aristide, en 1997 et 1998 contre les jeunes militants pro lavalasse, en 2004 pour encourager le coup d’État contre Aristide.

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

De toute évidence, il est loin d’envisager ce programme comme un bienfait pour Haïti et je doute qu’il ne vise pas forcément en favoriser le régime martelly lamothe en dilapidant le secteur progressiste des jeunes qui se sont mobilisés contre l’avènement de cette dictature des martelly-lamothe, Entre autre, peut-être qu’il vise à éviter de vraies actions des jeunes policiers en rebélion présentement contre le favoritisme du régime martyelly-lamothe qui ne cesse d’accorder des grades et des privilèges aux amis du pouvoir en place. Je doute également d’un quelconque intérêt américain en faveur du développement de haïti car en encourageant les haïtiens formés à quitter le pays on ne saurait aider le pays.

à suivre… 

Hermann Cebert


Thomas Piketty fait fureur aux États-Unis : son livre Le Capital au XXIe siècle

23 mai 2014

 

Le professeur de l'École d'économie de Paris Thomas... (Photo AFP)

Agrandir

 

Lisez également avant la sortie de ce livre et publié sur le blog le vrai discopurs actuel:

Comment comprendre la CRISE Actuelle de l’Europe et de la Grèce

Publié le 5 novembre 2011Mis à jour le 13 novembre 2011

« Le Cartel des Banques a organisé toutes les crises économiques du monde ! »

Publié le 13 avril 2013

Comment comprendre le système économique et financier mondial: comment faire une analyse

Publié le 29 janvier 2012Mis à jour le 12 janvier 2014

Le capital au 21e siècle

Thomas Piketty

Editions du Seuil – Septembre 2013

Sommaire

Remerciements

Introduction

Première partie. Revenu et capital

Chapitre 1. Revenu et production

Chapitre 2. La croissance: illusions et réalités

Seconde partie. La dynamique du rapport capital/revenu

Chapitre 3. Les métamorphoses du capital

Chapitre 4. De la Vieille Europe au Nouveau monde

Chapitre 5. Le rapport capital/revenu dans le long terme

Chapitre 6. Le partage capital-travail au 21

e siècle

Troisième partie. La structure des inégalités

Chapitre 7. Inégalités et concentration: premiers repères

Chapitre 8. Les deux mondes

Chapitre 9. L’inégalité des revenus du travail

Chapitre 10. L’inégalité de la propriété du capital

Chapitre 11. Mérite et héritage dans le long terme

Chapitre 12. L’inégalité mondiale des patrimoines au 21

e siècle

Quatrième partie. Réguler le capital au 21

e siècle

Chapitre 13. Un Etat social pour le 21

e siècle

Chapitre 14. Repenser l’impôt progressif sur le revenu

Chapitre 15. Un impôt mondial sur le capital

Chapitre 16. La question de la dette publique

Conclusion

Table des matières

Liste des tableaux et graphiques

Autres ouvrages du même auteur

Le capital au 21

e siècle

Table des matières

Remerciements

Introduction

Un débat sans source?

Malthus, Young et la Révolution française

Ricardo: le principe de rareté

Marx: le principe d’accumulation infinie

De Marx à Kuznets: de l’apocalypse au conte de fées

La courbe de Kuznets : une bonne nouvelle au moment de la guerre froide

Remettre la question de la répartition au coeur de l’analyse économique

Les sources utilisées dans ce livre

Les principaux résultats obtenus dans ce livre

Forces de convergence, forces de divergence

La force de divergence fondamentale: r > g

Le cadre géographique et historique

Le cadre conceptuel et théorique

Plan du livre

Première partie. Revenu et capital

Chapitre 1. Revenu et production

Le partage capital-travail dans le long terme: pas si stable

La notion de revenu national

Qu’est-ce que le capital?

Capital et patrimoine

Le rapport capital/revenu

La première loi fondamentale du capitalisme: α = r

x β

La comptabilité nationale: une construction sociale en devenir

La répartition mondiale de la production

Des blocs continentaux aux blocs régionaux

L’inégalité mondiale : de 150 euros par mois à 3 000 euros par mois

La répartition mondiale du revenu : plus inégale que la production

Quelles forces permettent la convergence entre pays?

Chapitre 2. La croissance: illusions et réalités

La croissance sur très longue période

La loi de la croissance cumulée

Les étapes de la croissance démographique

Une croissance démographique négative ?

La croissance, source d’égalisation des destins

Les étapes de la croissance économique

Que signifie un pouvoir d’achat multiplié par dix?

La croissance: une diversification des modes de vie

La fin de la croissance?

Avec 1% de croissance annuelle, une société se renouvelle profondément

La postérité des Trente Glorieuses: destins croisés transatlantiques

La double courbe en cloche de la croissance mondiale

La question de l’inflation

La grande stabilité monétaire des 18

e-19e siècles

Le sens de l’argent dans le roman classique

La fin des repères monétaires au 20

e siècle

Seconde partie. La dynamique du rapport capital/revenu

Chapitre 3. Les métamorphoses du capital

La nature de la fortune: de la littérature à la réalité

Les métamorphoses du capital au Royaume-Uni et en France

Grandeur et chute des capitaux étrangers

Revenus et patrimoines : quelques ordres de grandeur

Richesse publique, richesse privée

La fortune publique dans l’histoire

Le Royaume-Uni: dette publique et renforcement du capital privé

A qui profite la dette publique ?

Les aléas de l’équivalence ricardienne

La France : un capitalisme sans capitalistes dans l’après-guerre

Chapitre 4. De la Vieille Europe au Nouveau monde

L’Allemagne: capitalisme rhénan et propriété sociale

Les chocs du capital au 20

e siècle

Le capital en Amérique: plus stable qu’en Europe

Le Nouveau monde et les capitaux étrangers

Le Canada: longtemps possédé par la Couronne

Nouveau monde et ancien monde: le poids de l’esclavage

Capital négrier et capital humain

Chapitre 5. Le rapport capital/revenu dans le long terme

La seconde loi fondamentale du capitalisme: β = s/g

Une loi de long terme

Le retour du capital dans les pays riches depuis les années 1970

Au-delà des bulles: croissance faible, épargne forte

Les deux composantes de l’épargne privée

Biens durables et objets de valeur

Le capital privé exprimé en années de revenu disponible

La question des fondations et des autres détenteurs

La privatisation du patrimoine dans les pays riches

La remontée historique du prix des actifs

Capital national et actifs étrangers dans les pays riches

A quel niveau s’établira le rapport capital/revenu mondial au 21

e siècle?

Le mystère de la valeur des terres

Chapitre 6. Le partage capital-travail au 21

e siècle

Du rapport capital/revenu au partage capital-travail

Les flux: plus difficiles à estimer que les stocks

La notion de rendement pur du capital

Le rendement du capital dans l’histoire

Le rendement du capital au début du 21

e siècle

Actifs réels et actifs nominaux

A quoi sert le capital?

La notion de productivité marginale du capital

Trop de capital tue le capital

Au-delà de Cobb-Douglas: la question de la stabilité du partage capital-travail

La substitution capital-travail au 21

e siècle: une élasticité supérieure à un

Les sociétés agricoles traditionnelles: une élasticité inférieure à un

Le capital humain est-il une illusion?

Les mouvements du partage capital-travail dans le moyen terme

Retour à Marx: croissance zéro et baisse tendancielle du taux de profit

Au-delà des « deux Cambridge »

Le retour du capital en régime de croissance faible

Les caprices de la technologie

Troisième partie. La structure des inégalités

Chapitre 7. Inégalités et concentration: premiers repères

Le discours de Vautrin

La question centrale: travail ou héritage?

Inégalités face au travail, inégalités face au capital

Le capital: toujours plus inégalement réparti que le travail

Inégalités et concentration: quelques ordres de grandeur

Classes populaires, classes moyennes, classes supérieures

La guerre des classes, ou la guerre des centiles?

Les inégalités face au travail: des inégalités apaisées?

Les inégalités face au capital: des inégalités extrêmes

L’innovation majeure du 20

e siècle: la classe moyenne patrimoniale

L’inégalité totale des revenus: les deux mondes

Les problèmes posés par les indicateurs synthétiques

Le voile pudique des publications officielles

Retour aux « tables sociales » et à l’arithmétique politique

Chapitre 8. Les deux mondes

Un cas simple: la réduction des inégalités en France au 20

e siècle

L’histoire des inégalités: une histoire politique et chaotique

De la « société de rentiers » à la « société de cadres »

Les différents mondes du décile supérieur

Les limites des déclarations de revenus

Le chaos de l’entre-deux-guerres

Le choc des temporalités

La hausse des inégalités françaises depuis les années 1980-1990

Un cas plus complexe: la transformation des inégalités aux Etats-Unis

L’explosion des inégalités américaines depuis les années 1970-1980

La hausse des inégalités a-t-elle causé la crise financière?

La montée des super-salaires

La cohabitation du centile supérieur

Chapitre 9. L’inégalité des revenus du travail

L’inégalité des revenus du travail: une course entre éducation et technologie?

Les limites du modèle théorique: le rôle des institutions

Grilles salariales et salaire minimum

Comment expliquer l’explosion des inégalités américaines?

La montée des super-cadres: un phénomène anglo-saxon

Le monde du millime supérieur

L’Europe: plus inégalitaire que le Nouveau monde à la Belle Epoque

Les inégalités dans les pays émergents: plus faibles qu’aux Etats-Unis

L’illusion de la productivité marginale

Le décrochage des super-cadres: une puissante force de divergence

Chapitre 10. L’inégalité de la propriété du capital

L’hyper-concentration patrimoniale: Europe et Amérique

La France: un observatoire des patrimoines

Les métamorphoses d’une société patrimoniale

L’inégalité du capital dans l’Europe de la Belle Epoque

L’émergence de la classe moyenne patrimoniale

L’inégalité du capital en Amérique

La mécanique de la divergence patrimoniale : r versus g

Pourquoi le rendement du capital est-il supérieur au taux de croissance?

La question de la préférence pour le présent

Existe-t-il une répartition d’équilibre ?

Le Code civil et l’illusion de la Révolution française

Pareto et l’illusion de la stabilité des inégalités

Pourquoi l’inégalité patrimoniale du passé ne s’est-elle pas reconstituée ?

Les éléments d’explication: le temps, l’impôt, et la croissance

Le 21

e siècle sera-t-il encore plus inégalitaire que le 19e siècle?

Chapitre 11. Mérite et héritage dans le long terme

L’évolution du flux successoral sur longue période

Flux fiscal et flux économique

Les trois forces: l’illusion de la fin de l’héritage

La mortalité sur longue période

La richesse vieillit avec la population: l’effet μ

x m

Richesse des morts, richesse des vivants

Quinquagénaires et octogénaires : âge et fortune à la Belle Epoque

Le rajeunissement des patrimoines par les guerres

Comment évoluera le flux successoral au 21

e siècle?

Du flux successoral annuel au stock de patrimoine hérité

Retour au discours de Vautrin

Le dilemme de Rastignac

Arithmétique élémentaire des rentiers et des cadres

La société patrimoniale classique: le monde de Balzac et Jane Austen

L’inégalité patrimoniale extrême, condition de la civilisation dans une société pauvre?

L’extrémisme méritocratique dans les sociétés riches

La société des petits rentiers

Le rentier, ennemi de la démocratie

Le retour de l’héritage: un phénomène européen, puis mondial?

Chapitre 12. L’inégalité mondiale des patrimoines au 21

e siècle

L’inégalité des rendements du capital

L’évolution des classements mondiaux de fortunes

Des classements de milliardaires aux « rapports mondiaux sur la fortune »

Héritiers et entrepreneurs dans les classements de fortunes

La hiérarchie morale de la fortune

Le rendement pur des dotations universitaires

Capital et économies d’échelle

Quel est l’effet de l’inflation sur l’inégalité des rendements du capital?

Le rendement des fonds souverains: capital et politique

Le monde sera-t-il possédé par les fonds pétroliers?

Le monde sera-t-il possédé par la Chine?

Divergence internationale, divergence oligarchique

Les pays riches sont-ils si pauvres?

Quatrième partie. Réguler le capital au 21e siècle

Chapitre 13. Un Etat social pour le 21

e siècle

La crise de 2008 et la question du retour de l’Etat

La construction d’un Etat social au 20

e siècle

Les formes de l’Etat social

La redistribution moderne: une logique de droits

Moderniser l’Etat social, et non le démanteler

Les institutions éducatives permettent-elles la mobilité sociale ?

Méritocratie et oligarchie à l’université

L’avenir des retraites: répartition et croissance faible

La question de l’Etat social dans les pays pauvres et émergents

Chapitre 14. Repenser l’impôt progressif sur le revenu

La redistribution moderne: la question de la progressivité fiscale

L’impôt progressif: un rôle localisé mais essentiel

L’impôt progressif au 20

e siècle: l’éphémère produit du chaos

La question de l’impôt progressif sous la Troisième République

L’impôt confiscatoire sur les revenus excessifs: une invention américaine

L’explosion des salaires des cadres dirigeants: le rôle de la fiscalité

Identités nationales et performance économique

Repenser la question du taux marginal supérieur

Chapitre 15. Un impôt mondial sur le capital

L’impôt mondial sur le capital: une utopie utile

Un objectif de transparence démocratique et financière

Une solution simple: les transmissions automatiques d’informations bancaires

A quoi sert l’impôt sur le capital ?

Logique contributive, logique incitative

Ebauche d’un impôt européen sur la fortune

L’impôt sur le capital dans l’histoire

Les régulations de substitution : protectionnisme et contrôle des capitaux

Le mystère de la régulation chinoise du capital

La question de la redistribution du capital pétrolier

La redistribution par l’immigration

Chapitre 16. La question de la dette publique

Réduire la dette publique: impôt sur le capital, inflation ou austérité

L’inflation permet-elle de redistribuer les richesses?

Que font les banques centrales?

Création monétaire et capital national

La crise chypriote: quand l’impôt sur le capital rejoint la régulation bancaire

L’euro: une monnaie sans Etat pour le 21

e siècle?

La question de l’unification européenne

Puissance publique et accumulation du capital au 21

e siècle

Juridisme et politique

Réchauffement climatique et capital public

Transparence économique et contrôle démocratique du capital

Conclusion

La contradiction centrale du capitalisme: r > g

Pour une économie politique et historique

Le jeu des plus pauvres

Table des matières

Liste des tableaux et graphiques

Autres ouvrages du même auteur

 

 

Le professeur de l’École d’économie de Paris Thomas Piketty fait fureur aux États-Unis, où il est qualifié de «superstar intellectuelle» et de «rock star de l’économie». Il faut dire que son livre Le Capital au XXIe siècle porte sur un sujet qui préoccupe plusieurs Américains: les inégalités

Richard Hétu Collaboration spécialeLa Presse

(New York) Il est français, économiste et, selon certains de ses critiques, marxiste. Et pourtant, le pavé de 685 pages qu’il a fait paraître sous le titre Le Capital au XXIe siècle trône depuis mardi dernier au sommet de la liste des best-sellers de la version américaine d’Amazon.

Il fait bon être Thomas Piketty ces jours-ci. À la veille de son 43e anniversaire de naissance, le professeur de l’École d’économie de Paris fait fureur aux États-Unis, où il est qualifié de «superstar intellectuelle» et de «rock star de l’économie». Invité à la Maison-Blanche, au FMI et à donner des conférences, sollicité par les médias, il connaît un succès qui pourrait avoir au moins des répercussions sur les débats politiques américains à défaut d’entraîner des changements concrets.

Il faut dire que Le Capital au XXIe siècle porte sur un sujet qui préoccupe plusieurs Américains: les inégalités. Publié en France l’an dernier aux éditions du Seuil, l’ouvrage n’a rien d’un Harry Potter. Il présente des données historiques sur la répartition des revenus et des patrimoines dans plus de 20 pays. Et il dénonce la concentration actuelle des richesses au sein d’une élite qui gagne davantage de son patrimoine que de son travail.

Selon Piketty, cette tendance risque de s’accentuer et de creuser encore davantage les inégalités en raison d’un rendement supérieur du capital au taux de croissance de l’économie. Pour remédier à une économie dominée par les héritiers de grandes fortunes comme au XIXe siècle, l’auteur propose d’instaurer une taxation progressive des patrimoines, mondiale si possible.

 

Paul Krugman, Prix Nobel 2008 d’économie, est l’un des plus importants et enthousiastes promoteurs américains de Thomas Piketty, qui a écrit selon lui «le livre le plus important de l’année – et peut-être de la décennie».

«Piketty a transformé notre discours économique», a-t-il écrit dans une recension de Capital publiée par le New York Review of Books. «Nous ne parlerons jamais plus de richesse et d’inégalités de la même manière», a-t-il ajouté en précisant que le livre de son collègue français offre «une théorie cohérente et unifiée de l’inégalité, une théorie qui intègre sur un même canevas la croissance économique, la distribution du revenu entre le capital et le travail, et la distribution du patrimoine et du revenu entre les individus».

Dans une chronique récente publiée par le New York Times, Krugman a renchéri: «Ce qui change vraiment dans le Capital c’est la façon dont [Piketty] démolit les mythes conservateurs les plus aimés, cette façon d’insister sur le fait que nous vivons dans une méritocratie où une grande richesse est méritée et durement gagnée».

Il est français, économiste et, selon certains de ses critiques, marxiste. Et... - image 2.0

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Les médias américains de droite, cela va de soi, se sont montrés beaucoup moins bienveillants à l’égard de Piketty. Le Wall Street Journal a notamment conseillé à ce «visionnaire utopiste» de relire La Ferme des animaux ou Le Zéro et l’infini, deux critiques du stalinisme, plutôt que de citer Le Père Goriot, un des livres de Balzac dont l’économiste français se sert pour illustrer les méfaits d’une société de rentiers.

Mais certains critiques conservateurs ont laissé percer une certaine inquiétude face au succès du livre de Piketty. Dans l’hebdomadaire National Review, James Pethokoukis, de l’American Entreprise Institute – un groupe de réflexion -, a souligné l’importance de réfuter les thèses de l’économiste français, au risque de les voir «se propager parmi l’intelligentsia et refondre le paysage politique économique sur lequel toutes les batailles politiques seront menées à l’avenir».

En attendant, Thomas Piketty ne semble pas trop s’étonner que son livre reçoive un écho plus important aux États-Unis qu’en France.

«Les inégalités ont beaucoup plus augmenté aux États-Unis qu’en Europe au cours des 30 ou 40 dernières années. De ce point de vue, ce n’est pas étonnant que le problème soit très présent dans le débat américain. Le retour des inégalités inquiète ici», a confié l’économiste au quotidien Le Monde lors de sa tournée américaine.

En fait, quelques jours après la sortie de Capital aux États-Unis, des chercheurs des universités de Princeton et Northwestern ont amplifié cette inquiétude en concluant dans une étude que les États-Unis sont devenus «une oligarchie».

«Le point central qui émerge de nos recherches est que les élites économiques et les groupes organisés représentant les intérêts des milieux d’affaires ont une influence directe sur les politiques du gouvernement tandis que les groupements d’intérêt représentant un grand nombre de personnes et les citoyens ordinaires n’ont aucune influence sur ces politiques», ont écrit les auteurs de cette étude.

Ce constat explique sans doute pourquoi Thomas Piketty qualifie lui-même sa proposition principale – la création d’un impôt mondial sur le capital – d’«utopie utile».

 

Lisez également avant la sortie de ce livre et publié sur le blog le vrai discopurs actuel:

Comment comprendre la CRISE Actuelle de l’Europe et de la Grèce

Publié le 5 novembre 2011Mis à jour le 13 novembre 2011

« Le Cartel des Banques a organisé toutes les crises économiques du monde ! »

Publié le 13 avril 2013

Comment comprendre le système économique et financier mondial: comment faire une analyse

Publié le 29 janvier 2012Mis à jour le 12 janvier 2014


Haïti, la véritable menace pour les intérêts des Américains

14 mars 2014

Depuis l’indépendance d’Haïti de 1804, les américains brandissent le drapeau de leurs intérêts en mentionnant que Haïti représentait toujour un danger permanent pour leurs intérêts non pas aux États-Unis mais directement en Haïti. C’est au nom de ces intérêts majeurs que les américains se sont débarqués le 15 juillet 1915 pour coloniser ce pays que des braves et fiers indigènes d’Hayti ont montré au monde des blancs que Tout homme et Toute femme sont des Hommes et des Femmes mais également, c’est ce Pays des Dieus Noirs invoqués par les amérindiens taynos qui n’a pas accepté la présence coloniale des américains sur cette véritable terre des libertés humaines dont Charlemagne Péralte en est la figure marquante.

Sur quelle base les américains peuvent-ils continuellement affirmer qu’Haïti représente-elle une menace permanente pour leurs intérêts alors qu.ils ne supportent pas l’économie et l’investissement dans ce pays qui se trouve à quelque milles marins de leur territoire? À combien s’élèvent les investissements américains en Haïti et quel est le volume des transactions entre Haïti et les États-Unis par rapport aux autres partenaires d’affaires qu’ont les américains avec le reste du monde? Est-ce que Haïti représente plus d’intérêts pour les américains que ses autres partenaires dans le monde ou encore est-que Haïti est le premier plus grand pays investisseurs aux États-Unis?

Je sais comme quiconque d’autre que  ces réponses sont connues et répondues par tous mais il faut toujours continuer de les poser afin de mieux comprendre les raisons pour lesquelles les américains continuent de traiter Haïti comme son arrière cour où ils doivent maintenir tout Un grand peuple en Otage et dans la misère alors que les véritables ennemis des américains ce sont les pays qui reçoivent plusieurs milliards de dollars d’aide par année mais qui les trahissent continuellement. La crise en Ukraine est un exemple vivant qui permet de comprendre les vrais ennemis des américains où des alliances se font dans leurs dos afin de détourner leurs attentions sur d’autres problèmes malheureusement, c’est encore le peuple haïtien qui est critiqué dans tous les rapports de la honte qu’ils continuent de publier pour ternir l’image de ce Grand pays qu’est Haïti.

Si les Américains deurent aveugles sur le comportement de certains des bénéficaires de leurs aides internationales, nous les Haïtiens ne devons pas pour autant nous laisser empoisonner par les rapports publiés sur les conditions de l’homme dans notre pays et nous sommes sûrs que les cause profondes de la menace que Haïti a représenté et représentera toujours pour les américains ce qu’ils se disent des américains blancs ou des américains noirs mulâtres et latinos c’est d’abord et avant notre histoire grandiose c’est-à-dire celle d’avoir montré à la face du monde que l’Homme Noir Existe et il est un Homme au cas ou d’autres ne l’aurait toujours pas su. Certainement en Arrachant l’homme noir à la colonne de l’exploitation et de la rigueur immorale et inhumaine de l’esclavage, Haïti constituait depuis ce que les administrations et les gouvernements américains désignent par la menace permanente pour les intérêts américains puisque c’est grâce à cette liberté pour tous que l’esclavage a été aboli aux états-Unis quoique trop tardif par rapport à notre réalité historique.

Les américains oublient que ce sont eux qui doivent une dette historique et non nous autres qui les devont quoique ce soit. Nous les avions aidé à Savannah et chaque année nous contribuons énormement à leur budget qu’ils s’agissent des haïtiens qui financent leur régime de retraite ou qu’ils s’agissent des profits astronomiques qu’ils récoltent chaque année sur le commerce des refus de visas qu’ils n’accordent pas chaque année à 75 000 à 120 000 haïtiens dont les coûts s’élèvent à $190. 00 par demande avec les possibilités de plusieurs refus par année.

Il est donc évident que les Américains et les administrations américaines doivent se rappeler qu’ils n’ont aucune leçon à nous donner en matière de démocratie ou de liberté car lorsque nous avions Hissé notre tradeau de liberté plusieurs années après leur indépendance de 1776, ils ne connaissaient pas encore la signification et la définition du mot liberté puisqu’ils n’avaient pas encore reconnu l’homme noir comme Un Homme. Notre liberté à été pour tous mais la liberté américaine avait été pour seulement les blancs donc, nous n’avons aucune leçon à recevoir de quique ce soit et moins encore par les États-Unis et des américains. On a qu’à se référer au cas des Ku kux Klan qui jouissent d’un système de tolérance alors que les membres des black Panther demeurent encore des ennemis de l’État américain.

Voici en quelque sorte le contexte il nous faudra comprendre les différents rapports américains sur les droits de l’hommes en Haïti et cela devait nous montrer les voies à envisager pour mieux comprendre comment négocier nos intérêts avec les américains qui ont la volonté de nous maintenir sous leurs bottes assassines. mais en même nous ne devons pas ignorer que pour que les américains fassent sortir de tels rapports sur Haïti alors que la maison blanche venait juste de recevoir le commandeur Michel joseph Michel Martelly, président de Haïti, qu’ils avaient placé au pouvoir en Haïti, il est fort probable que ce sont des rapports publiés pour fagiliser le régime martelly en vue de lui forcer la signature de tous les accords bidons sur l’exploitation des mines de pétrole, d’or et de coltant qu’ils exigent depuis toujours dans le pays. Mais plus encore, on pourrait même se questionner sur certains autres intérêts des américains au vénézuéla que martelly serait incapable de réaliser pour une certaine missioncontre le régime de maduro au Vénézuéla par conséquent, les américains auraient publié ces rapports accablants pour pour pousser les Conzé haïtiens à exiger le départ du régime en place en Haïti.

De même que nous nous opposons au néoduvaliérisme du régime martelly-lamothe de même nous trouvons extrêmement dangéreux les actions des groupes dits de l’opposition qui veulent plonger le pays dans le chaos.

à suivre…

Hermann Cebert


Qui détient les plus grosses réserves d’or du monde ?

21 décembre 2013

Selon les dernières données du World Gold Council publiées août 2013, les banques centrales des différents pays qui déclarent leurs avoirs conservent dans leurs coffres près de 31.910 tonnes d’or. La zone euro, si on y inclut les réserves de la BCE, détient à elle seule 10.783 tonnes du précieux métal. 

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1. La banque centrale des Etats-Unis reste celle qui stocke le plus d’or au monde, en particulier à Fort Knox dans le Kentucky. Elle détenait 8.133 tonnes du métal jaune au deuxième trimestre 2013 (soit 357 milliards de dollars au prix de l’once en août), selon les données du World Gold Council. Un montant qui n’a pas varié depuis 2006. 

2. L’Allemagne est en deuxième position avec 3.391 tonnes d’or.

3. Peu de gens le savent mais le Fonds monétaire international détient également en propre de grandes quantités de lingots d’or. Le FMI se retrouve ainsi en troisième position avec 2.814 tonnes d’or.  (c) Afp

4. L’Italie est le deuxième pays européen à conserver le plus d’or dans les coffres de sa banque centrale : 2.452 tonnes 

5. Pendant longtemps, la France possédait la quatrième plus grosse réserve d’or au monde. Mais le gouvernement a cédé entre 2004 et 2009 près de 589 tonnes du précieux métal. Les réserves s’élèvent désormais à 2.435 tonnes, soit environ 80 milliards d’euros au prix du marché en août. Il est également à noter qu’à elles trois, la France, l’Italie et l’Allemagne disposent de réserves supérieures à celles des Etats-Unis. 

6. La Chine, dont les habitants sont très friands du métal jaune, renferme 1.054 tonnes de lingots dans les coffres de sa banque centrale, après une acquisition de près de 454 tonnes au deuxième trimestre 2009. 

7. La Suisse est l’une des places fortes de l’or. L’Etat abrite dans ses coffres plus de 1.040 tonnes du métal jaune.

8. La Russie est le deuxième pays émergent de ce classement. Moscou détient ainsi 996 tonnes d’or. Elle a dépassé le Japon fin 2010 et continue d’augmenter de façon conséquente ses stocks.

9. Le Japon détient 765 tonnes d’or depuis 2001 et, malgré la montée en puissance de la Chine et de la Russie, reste dans le top 10 mondial.  

10. La banque centrale des Pays-Bas conserve 612 tonnes du métal précieux. Il s’agit du 5ème pays européen présent dans le top 10 mondial.  

11. L’Inde, après avoir acquis 200 tonnes d’or au quatrième trimestre 2009, détient aujourd’hui 558 tonnes du précieux métal.

12. La Banque centrale européenne (BCE) possède dans ses coffres 502 tonnes d’or. 

13. La Banque centrale de Turquie a augmenté de manière importante ses réserves au cours de ces dernières années. Elle possède désormais 441 tonnes du précieux métal dans ses coffres. 

14. Malgré sa modeste taille, l’île de Taiwan détient plus de 424 tonnes d’or.

15. Le Portugal est 15ème avec des réserves de 382 tonnes. 

16. Le Venezuela est le premier pays d’Amérique latine de ce palmarès avec des stocks d’or qui s’élèvent à 366 tonnes.

17. Après avoir plus que doublé ses réserves en 2008, l’Arabie saoudite, dont l’Agence monétaire saoudienne (SAMA) est dirigée par Mohammed al-Jasser, est passée devant le Royaume-Uni et détient désormais 323 tonnes du métal jaune.

18. La banque centrale du Royaume-Uni conserve dans ses coffres 310 tonnes d’or.  

19. Le Liban, dont les réserves n’ont pas bougé depuis plus de 10 ans, détient 287 tonnes d’or.  

20. Entre 2005 et 2007, l’Espagne a vu ses réserves fondre progressivement de 523 à 282 tonnes de lingots du précieux métal.  

Source : Le Nouvel Observateur


Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis

17 octobre 2013

Tangi QUEMENER, Ivan COURONNE
Agence France-Presse
Washington
 

Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis afin d’éviter un défaut de paiement, concluant la plus grave crise politique du second mandat de Barack Obama.

Le président américain a promulgué le texte dans la nuit de mercredi à jeudi et a affirmé lors d’une intervention à la Maison-Blanche que les élus auraient à regagner la «confiance» des Américains après deux semaines d’affrontements politiques, et dit souhaiter cesser de gouverner «de crise en crise».

Le Sénat américain puis la Chambre des représentants ont adopté successivement dans la soirée à de larges majorités un texte de compromis dévoilé quelques heures plus tôt, après d’intenses tractations et des semaines de péripéties parlementaires. Ce texte devait être promulgué par Barack Obama dans la foulée.

Selon les termes du compromis, le Trésor est autorisé à emprunter jusqu’au 7 février, et l’État fédéral est financé jusqu’au 15 janvier.

 

L’ensemble des fonctionnaires fédéraux mis au chômage technique depuis 16 jours à cause de l’impasse budgétaire a été rappelé au travail dès jeudi matin. Ils seront tous payés rétroactivement.

Le compromis est provisoire et ne donne que quelques mois aux deux camps pour réconcilier leurs positions budgétaires. Une commission bicamérale doit être convoquée et élaborer d’ici le 13 décembre les contours d’un budget pour le reste de l’année 2014, une invitation au compromis dont se sont montrés jusqu’à présent incapables les élus du Congrès, divisé entre démocrates et républicains.

Anticipant ce nouveau chantier, Barack Obama a répété qu’il était «prêt à travailler avec tout le monde (…) sur n’importe quelle idée qui fera croître l’économie, créera des emplois, renforcera la classe moyenne et remettra en ordre le budget à long terme».

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, a souligné mercredi le caractère temporaire de l’accord, et déclaré dans un communiqué qu’il était «essentiel de réduire l’incertitude entourant la conduite de la politique budgétaire en relevant le plafond de la dette d’une manière plus durable».

Le dénouement marque un revers cinglant pour le camp républicain et son chef, le président de la Chambre John Boehner, qui a exigé pendant des semaines des concessions de l’exécutif, en particulier sur les dépenses sociales, avant tout vote budgétaire, avant de capituler mercredi.

Parti républicain battu

«Nous nous sommes battus pour la bonne cause, mais nous n’avons pas gagné», a déclaré M. Boehner à l’antenne de la radio WLW de son fief de l’Ohio (nord).

Il a promis de continuer à lutter contre «la catastrophe que représente la loi sur la réforme de la santé» promulguée par M. Obama en 2010 et dont un volet central a commencé à s’appliquer début octobre.

L’accord de mercredi ne contient qu’une clause mineure relative à la loi sur la santé, visant à renforcer les contrôles des revenus des personnes bénéficiant d’une aide financière pour leur couverture maladie. Les démocrates estiment même que cet article renforce leur réforme.

La bataille laissera des traces au sein du parti républicain, dont la cote de popularité a atteint un niveau historiquement bas cet automne.

«J’ai dit depuis le départ que je savais comment ça se terminerait», déclarait, consterné, mercredi le sénateur républicain John McCain, très critique de la stratégie d’intransigeance adoptée par ses collègues de la Chambre.

La mouvance ultraconservatrice du Tea Party, dont les élus sont accusés d’avoir provoqué l’impasse, n’a jamais été aussi impopulaire. Selon une enquête de l’institut Pew publiée mercredi, 49% des Américains ont une opinion défavorable du Tea Party, contre 43% en août 2011, lors du précédent affrontement sur la dette.

L’entrée dans une zone aussi inédite que dangereuse était promise à partir de jeudi à la première économie mondiale, avec un risque de défaut de paiement à court terme faute de capacité d’emprunt. M. Carney a toutefois révélé pour la première fois mercredi que la véritable échéance était jeudi «à la fin de la journée» et non mercredi minuit.

Avant l’annonce de l’accord au Sénat, les marchés financiers avaient refusé de croire à un scénario catastrophe, et Wall Street a clôturé en hausse mercredi, ne se laissant pas déprimer par l’avertissement lancé mardi par l’agence Fitch, qui avait annoncé envisager d’abaisser la note de la dette souveraine des États-Unis, actuellement la meilleure possible à AAA.

Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed) a révélé mercredi que l’économie du pays avait poursuivi son expansion de façon «modeste à modérée» pendant le mois de septembre et au début octobre. La Banque centrale a pointé chez les opérateurs économiques «une incertitude grandissante du fait de la fermeture de l’administration et du débat sur la dette».

Mais la paralysie des administrations fédérales aura eu un impact notable sur l’économie américaine.

Selon l’agence Standard and Poor’s, la paralysie coûtera 0,6 point de pourcentage à la croissance économique américaine au quatrième trimestre, l’équivalent de 24 milliards de dollars de richesse produite en moins.


Le recul des Américains, la faiblesse des États-Unis devant les russes et les chinois ou la fin ultime de la puissance des États-Unis dans le monde

1 septembre 2013

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d'une intervention en demandant au Congrès l'autorisation de frapper.

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper. |

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper.
A Washington, le secrétaire d’Etat John Kerry a assuré que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l’utilisation de gaz sarin dans l’attaque du 21 août près de Damas, qu’il a une nouvelle fois attribuée au régime de Damas. <BTN_NOIMPR>

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Au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, citée par Washington comme un allié potentiel mais profondément divisée sur l’opportunité d’une intervention militaire en Syrie, ont appelé l’ONU et la communauté internationale à « assumer leurs responsabilités » en Syrie.
« La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure », a affirmé dimanche M. Assad. « Les grands perdants dans cette aventure, ce sont les Etats-Unis et leurs agents dans la région, en premier lieu l’entité sioniste », a ajouté le président syrien.
Son vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a en outre estimé que M. Obama était « hésitant et confus » et a accusé le gouvernement français d’être « irresponsable » et de soutenir Al-Qaïda.
« Stopper la machine de mort »
« Le Congrès américain doit faire preuve de sagesse », a lancé M. Moqdad à Damas, après avoir de nouveau nié la responsabilité du régime dans l’attaque du 21 août.
« Stopper la machine de mort »
En revanche, la Coalition de l’opposition syrienne a demandé aux membres du Congrès de « faire le bon choix » en autorisant une frappe contre le régime syrien, afin de « stopper la machine de mort Assad ».
Alors qu’une action ciblée semblait imminente compte tenu de la détermination affichée par M. Obama et le président français François Hollande, le chef de l’Etat américain a dit samedi soir préférer consulter le Congrès.
La Chambre des représentants et le Sénat américains, en vacances jusqu’au 9 septembre, débattront chacun en séances plénières à partir de cette date, et les sénateurs voteront dans la semaine, s’est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate.
Selon les services de renseignement américains, l’attaque du 21 août a fait 1.429 morts, dont 426 enfants. Evoquant un bilan encore provisoire, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué samedi avoir recensé plus de 500 morts, dont 80 enfants.
L’ONU a pour sa part annoncé que les experts chargés d’enquêter sur l’attaque ne tireraient « aucune conclusion » avant le résultat d’analyses de laboratoire qui pourraient prendre jusqu’à trois semaines.
« Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin », a assuré sur la chaîne NBC le secrétaire d’Etat John Kerry, précisant que ces informations étaient parvenues « dans les dernières 24 heures ».
« L’Iran et la Corée regardent »
« Des dictatures comme l’Iran et la Corée du Nord regardent avec attention comment le monde libre va répondre à l’utilisation par le régime de Bachar al-Assad d’armes chimiques contre le peuple syrien », a souligné dimanche la coalition de l’opposition syrienne.
A l’issue d’une réunion ministérielle dimanche soir au Caire, la Ligue arabe a « appelé l’ONU et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international afin de prendre les mesures de dissuasion nécessaires contre les auteurs de ce crime odieux dont le régime porte la responsabilité », en référence à l’attaque du 21 août.
« Journée de jeûne et de prière »
Les ministres ont demandé que les auteurs de l’attaque soient traduits devant la justice internationale « comme les autres criminels de guerre » et que soient « fournies toutes les formes de soutien requises par le peuple syrien pour se défendre », sans pour autant évoquer précisément l’éventualité de frappes militaires.
L?Algérie, l’Irak, le Liban –qui se sont abstenus lors du vote– mais aussi l’Egypte et la Tunisie ont exprimé leur opposition à une intervention qu’ils considèrent comme une ingérence étrangère.
« C’est le régime de Damas qui a ouvert les portes en faisant entrer les Gardiens de la révolution iraniens et les forces du Hezbollah », a répliqué le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, en assurant qu’une opposition à une intervention militaire étrangère en Syrie, était un « encouragement pour le régime » de M. Assad.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue guerre civile qui a fait plus de 110.000 morts et a valu à la Syrie d’être suspendue fin 2011 des travaux de la Ligue arabe avant que son siège ne soit réattribué à l’opposition syrienne.
En visite à Damas, un responsable parlementaire iranien a prévenu dimanche que les intérêts américains seraient « menacés » si Washington lançait une frappe contre le régime syrien, allié de Téhéran.
A Rome, le pape François a appelé dimanche le monde à observer une journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie le 7 septembre, un geste fort qui reprend celui lancé par Jean Paul II après les attentats du 11 septembre 2001.
Dimanche, au moins 26 personnes sont mortes en Syrie des raids aériens et des combats entre rebelles et forces du régime près de Damas ainsi que dans l’explosion d’une voiture piégée dans la province de Deraa, selon l’OSDH.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/assad-defie-encore-les-etats-unis-au-lendemain-du-recul-d-obama-01-09-2013-3098043.php


Les Barbaries de la Nation la plus civilisée: Y a-t-il vraiment de peuples et de nations Civilisées

4 août 2013

Français : Portrait de Charlemagne Péralte

Français : Portrait de Charlemagne Péralte (Photo credit: Wikipedia)

 

"Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité."</p>
<p>Le 28 juillet 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti et occupent le pays jusqu'en 1934.<br />
Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte commandant de la sécurité militaire de la région refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l'ordre officiel des autorités haïtiennes. Sa carrière militaire et administrative brisée, il démissionne et retourne dans sa ville natale de Hinche pour s’occuper des terres familiales.<br />
En 1918 Les paysans armés, surnommés « cacos », sont jusqu'à 40 000. Leurs chefs les plus connus sont Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui attaquent la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Charlemagne Péralte entreprend le harcèlement des forces américaines. Avec un armement limité à quelques vieux fusils et des machettes, les Cacos opposent une telle résistance que les effectifs des Marines sont augmentés, et les États-Unis en viennent à utiliser leur aviation pour contrôler le territoire et mater la guerilla.<br />
le 31 octobre 1919 Charlemagne Péralte est trahi, et tué par les Américain Un cliché du cadavre de Charlemagne Péralte, pris par les Américains, montre le corps du héros révolutionnaire attaché à une porte et accompagné du drapeau bicolore haïtien.

« Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. »

Le 28 juillet 1915, les forces militaires des États-Unis débarquent en Haïti e…t occupent le pays jusqu’en 1934.
Les forces américaines se déploient dans le pays sans incident majeur sauf à Léogâne, où Charlemagne Péralte commandant de la sécurité militaire de la région refuse de déposer les armes et le drapeau national sans en avoir reçu l’ordre officiel des autorités haïtiennes. Sa carrière militaire et administrative brisée, il démissionne et retourne dans sa ville natale de Hinche pour s’occuper des terres familiales.

En 1918 Les paysans armés, surnommés « cacos », sont jusqu’à 40 000. Leurs chefs les plus connus sont Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui attaquent la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Charlemagne Péralte entreprend le harcèlement des forces américaines. Avec un armement limité à quelques vieux fusils et des machettes, les Cacos opposent une telle résistance que les effectifs des Marines sont augmentés, et les États-Unis en viennent à utiliser leur aviation pour contrôler le territoire et mater la guerilla.

le 31 octobre 1919 Charlemagne Péralte est trahi, et tué par les Américain Un cliché du cadavre de Charlemagne Péralte, pris par les Américains, montre le corps du héros révolutionnaire attaché à une porte et accompagné du drapeau bicolore haïtien.

Kolektif Fok Tout Moun Jwenn


La nouvelle Guerre froide commence entre la chine et l’Occident

30 juillet 2013

 

 

Réplique. La Chine publie un rapport sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis

 xinhua

La Chine a répondu aux critiques et déformations américaines sur la situation des droits de l’homme dans le pays en publiant un rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis.

Torture USA

Le rapport intitulé « L’Etat des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2012 » a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat, gouvernement central chinois, en réponse au Rapport 2012 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, publié par le Département d’Etat américain.

La Chine soutient dans le rapport qu’il existe de sérieux problèmes concernant les droits de l’homme aux Etats-Unis qui suscitent les critiques de la communauté internationale, tandis que les Etats-Unis se considèrent comme le « juge des droits de l’homme du monde ».

« Tout comme dans les rapports des années précédentes, celui-ci est rempli de critiques et de remarques irresponsables sur la situation des droits de l’homme dans plus de 190 pays et régions, dont la Chine », déclare la Chine dans son rapport.

« Cependant, les Etats-Unis ferment les yeux sur leur situation déplorable des droits de l’homme et n’en font jamais état. »

Renforcement de la surveillance des citoyens

Les droits civiques et politiques des citoyens américains ont été encore plus restreints par le gouvernement, dénonce le rapport.

Le gouvernement américain ne cesse de renforcer la surveillance des Américains ordinaires, en limitant et réduisant dans une très large mesure la liberté de la société, et en portant sérieusement atteinte à la liberté des citoyens, selon le rapport.

Le Congrès américain a adopté en 2012 une loi qui autorise le gouvernement à mettre sur écoute et à surveiller les communications électroniques sans mandat.

Torture USAL’Agence nationale de sécurité collecte de manière « significative et systématique » les communications purement domestiques des Américains, en interceptant et stockant 1,7 milliard de mails, d’appels téléphoniques et d’autres types de communication, précise le rapport.

La police abuse également souvent de son pouvoir, résultant en une augmentation des plaintes et des accusations pour violation des droits civiques.

Le nombre de femmes victimes de violence domestique et d’agression sexuelle ne cesse d’augmenter aux Etats-Unis.

Danvantage de crimes violents impliquant des armes à feu

Les crimes impliquant des armes à feu posent de sérieuses menaces à la vie et à la sécurité personnelle des Américains.

L’année dernière, plusieurs fusillades, dont celles dans une école à Oakland, dans un cinéma dans le Colorado, et dans une autre école dans le Connecticut, ont fait de nombreux morts et blessés.

Les Américains sont les plus armés du monde en termes de nombre d’armes à feu par habitant, indique le rapport, citant la chaîne de télévision CNN, selon laquelle, 270 millions d’armes à feu sont possédées par des civils aux Etats-Unis, alors que plus de 100.000 personnes sont victimes d’armes à feu chaque année. En 2010, environ 30.000 décès ont été causés par les armes à feu.

Le gouvernement américain a cependant fait peu en matière de contrôle des armes à feu

poverty USA

Rebelote! La Chine, dans un second rapport au vitriol, enfonce (très) profondément le dernier clou sur le cerceuil du pays de l’oncle Sam. Cliquez ici pour lire le premier.

La discrimination raciale reste répandue aux Etats-Unis

La discrimination raciale aux Etats-Unis n’a connu aucune amélioration et les personnes de couleur ne jouissent pas de droits politiques, économiques et sociaux égaux, indique le rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis publié dimanche.

Le droit de vote des Américains issus de groupes ethniques est limité et certains électeurs américains d’origine asiatique ont été bloqués dans les bureaux de vote lors de l’élection présidentielle de novembre 2012, rappelle le rapport, intitulé « L’état des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2012 », publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat.

En 2010, plus de deux millions d’Afro-Américains avaient été privés de leur droit de vote, rappelle le document, citant des médias.

poverty USALa discrimination raciale reste répandue dans les domaines de la répression policière et de la justice, la police ayant tendance à adopter une attitude plus tolérante envers les Blancs, explique le rapport, ajoutant que les Américains issus de groupes ethniques étaient victimes de discrimination sur le marché du travail de sorte que leur situation économique s’empire.

Les cas de discrimination religieuse augmentent également rapidement, avec de multiples insultes et attaques contre les Musulmans.

Citant un récent sondage réalisé par American media, le rapport rappelle que 51% des Américains ont une attitude explicitement négative à l’égard des Afro-Américains, soit trois points de pourcentage de plus qu’en 2008.

De plus, les droits des immigrants illégaux sont violés. Des décès ont souvent lieu dans les centres de rétention administrative.

Les Américains issus de groupes ethniques vivent dans la pauvreté à cause de la discrimination

La situation économique des Américains issus de groupes ethniques s’est détériorée du fait qu’ils sont victimes de discrimination sur le marché du travail, indique le rapport.

Le revenu moyen des ménages Afro-Américains s’élevait à 32.229 dollars en 2011, inférieur de 60% à celui des Blancs non-hispaniques, selon le rapport, citant des statistiques du Bureau du recensement des Etats-Unis.

Le taux de pauvreté des Afro-Américains était de 27,6% en 2011, soit environ trois fois celui des Blancs non-hispaniques.

La discrimination sur le marché du travail est la principale cause de la disparité des revenus et de la pauvreté, note le rapport rédigé chaque année par le gouvernement chinois pour répondre au rapport des Etats-Unis qui rabaisse la situation des droits de l’homme en Chine.

Selon les statistiques du Département du Travail des Etats-Unis, le taux de chômage des Blancs était de 7,0% en octobre 2012, alors que le taux de chômage des Afro-Américains et des Hispaniques étaient respectivement de 14,3% et 10%, selon le rapport

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10602


Constitution des États-Unis de 1787

24 juin 2013

Traduction du gouvernement des États-Unis

PRÉAMBULE

 N ous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d ‘assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique.

ARTICLE PREMIER

Section 1. Tous les pouvoirs législatifs accordés par cette Constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui sera composé d’un Sénat et d’une Chambre des représentants.

Section 2. La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des différents États; dans chaque État les électeurs devront répondre aux conditions requises pour être électeur à l’assemblée la plus nombreuse de la législature de cet État.

Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est citoyen américain depuis sept ans et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans l’État où il doit être élu.

Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les différents États qui pourront faire partie de cette Union, proportionnellement au nombre de leurs habitants, qui sera déterminé en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles qui se sont louées pour un nombre d’années déterminé, mais à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, trois cinquièmes de toutes les autres personnes. Le recensement sera effectué dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès, et ensuite tous les dix ans, de la manière qui sera fixée par la loi. Le nombre des représentants n’excédera pas un pour trente mille habitants, mais chaque État aura au moins un représentant: jusqu’à ce que le recensement soit effectué, l’État du New Hampshire aura droit à trois représentants, le Massachusetts à huit, l’État de Rhode Island et les Plantations de Providence à un, le Connecticut à cinq, l’État de New York à six, le New Jersey à quatre, la Pennsylvanie à huit, le Delaware à un, le Maryland à six, la Virginie à dix, la Caroline du Nord à cinq, la Caroline du Sud à cinq et la Géorgie à trois.

Lorsque des vacances se produiront dans la représentation d’un État, le pouvoir exécutif de cet État fera procéder à des élections pour y pourvoir.

La Chambre des représentants choisira son président et les autres membres de son bureau, et elle détiendra seule le pouvoir de mise en accusation devant le Sénat.

Section 3. Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs pour chaque État, choisis pour six ans par la législature de chacun, et chaque sénateur disposera d’une voix.

Dès qu’ils seront réunis à la suite de la première élection, les sénateurs seront divisés aussi également que possible en trois groupes. Les sièges des sénateurs du premier groupe seront déclarés vacants à l’expiration de la deuxième année, ceux du second groupe à l’expiration de la quatrième année et ceux du troisième groupe à l’expiration de la sixième année, de telle sorte qu’un tiers puisse être renouvelé tous les deux ans; et si des vacances se produisent, par démission ou autrement, en dehors des sessions législatives d’un État, le pouvoir exécutif de cet État peut procéder à des nominations temporaires jusqu’à la réunion suivante de la législature, qui pourvoira alors à ces vacances.

Nul ne pourra être sénateur s’il n’a atteint l’âge de trente ans, s’il n’est pas depuis neuf ans citoyen des États-Unis et s’il ne réside, au moment de l’élection, dans l’État pour lequel il est élu.

Le vice-président des États-Unis sera président du Sénat, mais n’aura pas de droit de vote, à moins d’égal partage des voix du Sénat.

Le Sénat choisira les autres membres de son bureau, ainsi qu’un président temporaire, en cas d’absence du vice-président des États-Unis, ou lorsque celui-ci sera appelé à exercer les fonctions de président des États-Unis.

Le Sénat aura seul le pouvoir de juger les personnes mises en accusation par la Chambre des représentants. Lorsqu’il siégera à cet effet, les sénateurs prêteront serment ou feront une déclaration solennelle. En cas de jugement du président des États-Unis, le président de la Cour suprême présidera. Nul ne pourra être déclaré coupable que par un vote des deux tiers des membres présents.

Les condamnations prononcées en cas d' » impeachment  » ne pourront excéder la destitution et l’interdiction d’occuper tout poste de confiance ou d’exercer toute fonction honorifique ou rémunérée des États-Unis; mais la partie condamnée sera néanmoins responsable et sujette à accusation, procès, jugement et condamnation suivant le droit commun.

Section 4. L’époque, le lieu et la procédure des élections des sénateurs et des représentants seront déterminés dans chaque État par la législature de cet État; le Congrès peut toutefois, à tout moment, déterminer ou modifier par une loi les règles des élections, à l’exception de celles relatives au lieu des élections des sénateurs.

Le Congrès se réunira au moins une fois par an, le premier lundi de décembre, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent.

Section 5. Chaque Chambre sera juge de l’élection de ses membres, du nombre de voix qu’ils ont obtenues et de leur éligibilité; la majorité, dans chaque Chambre, sera nécessaire pour que les délibérations soient valables; mais un nombre inférieur pourra ajourner la séance de jour en jour et pourra être autorisé à exiger la présence des membres absents par tels moyens et sous telles pénalités que la Chambre pourra décider.

Chaque Chambre peut établir son règlement, prendre des sanctions contre ses membres pour conduite contraire au bon ordre et, à la majorité des deux tiers, prononcer l’expulsion de l’un d’entre eux.

Chaque Chambre tiendra un procès-verbal de ses débats et le publiera de temps à autre, à l’exception des parties qui lui sembleraient requérir le secret; les votes pour et les votes contre des membres de chacune des Chambres sur une question quelconque seront, à la demande d’un cinquième des membres présents, consignés dans le procès-verbal.

Aucune des deux Chambres ne pourra, durant une session du Congrès et sans le consentement de l’autre Chambre, s’ajourner pour plus de trois jours, ni se transporter en aucun autre lieu que celui où les deux Chambres siégeront.

Section 6. Les sénateurs et représentants percevront une indemnité qui sera fixée par la loi et payée par le Trésor des États-Unis. En aucun cas autre que ceux de trahison, crime ou atteinte à la paix publique, ils ne pourront être arrêtés durant leur participation aux sessions de leur Chambre, ni lorsqu’ils se rendront à une session de cette Chambre ou en reviendront; ils ne pourront être inquiétés en aucun lieu pour leurs dis cours ou discussions dans l’une quelconque des Chambres.

Aucun sénateur ou représentant ne pourra, durant la période pour laquelle il a été élu, être nommé à une fonction civile relevant de l’autorité des États-Unis, qui aurait été créée ou dont le traitement aurait été augmenté durant cette période; aucune personne occupant une charge relevant de l’autorité des États-Unis ne sera membre de l’une des deux Chambres tant qu’elle exercera ces fonctions.

Section 7. Tous projets de loi comportant la levée d’impôts émaneront de la Chambre des représentants; mais le Sénat pourra proposer ou accepter des amendements à y apporter comme aux autres projets de loi.

Tout projet de loi adopté par la Chambre des représentants et par le Sénat devra, avant d’acquérir force de loi, être soumis au président des États-Unis. Si celui-ci l’approuve, il le signera; sinon il le renverra, avec ses objections, à la Chambre dont il émane, laquelle insérera les objections in extenso dans son procès-verbal et procédera à un nouvel examen du projet. Si, après ce nouvel examen, le projet de loi réunit en s a faveur les voix des deux tiers des membres de cette Chambre, il sera transmis, avec les objections qui l’accompagnaient, à l’autre Chambre, qui l’examinera également de nouveau, et, si les deux tiers des membres de celle-ci l’approuvent, il aura force de loi. En pareil cas, les votes des deux Chambres seront acquis par oui et par non, et les noms des membres votant pour et contre le projet seront portés au procès-verbal de chaque Chambre respectivement. Tout projet non renvoyé par le président dans les dix jours (dimanche non compris) qui suivront sa soumission, deviendra loi comme si le président l’avait signé, à moins que le Congrès n’ait, par son ajournement, rendu le renvoi impossible; auquel cas le projet n’acquerra pas force de loi.

Tous ordres, résolutions ou votes, pour l’adoption desquels l’accord du Sénat et de la Chambre des représentants peut être nécessaire (sauf en matière d’ajournement), seront représentés au président des États-Unis, et, avant de devenir exécutoires, approuvés par lui, ou, en cas de dissentiment de sa part, adoptés de nouveau par les deux tiers du Sénat et de la Chambre des représentants, conformément aux règles et sous les réserves prescrites pour les projets de loi.

Section 8. Le Congrès aura le pouvoir:

De lever et de percevoir des taxes, droits, impôts et excises, de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et à la prospérité générale des États-Unis; mais lesdits droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l’étendue des États-Unis;

 

De faire des emprunts sur le crédit des États-Unis;

 

De réglementer le commerce avec les nations étrangères, entre les divers États, et avec les tribus indiennes;

 

D’établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes au sujet des faillites applicables dans toute l’étendue des États-Unis;

 

De battre monnaie, d’en déterminer la valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l’étalon des poids et mesures;

 

D’assurer la répression de la contrefaçon des effets et de la monnaie en cours aux États-Unis;

 

D’établir des bureaux et des routes de postes;

 

De favoriser le progrès de la science et des arts utiles, en assurant, pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs;

 

De constituer des tribunaux inférieurs à la Cour suprême;

 

De définir et punir les pirateries et crimes commis en haute mer et les atteintes à la loi des nations;

 

De déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles, et d’établir des règlements concernant les prises sur terre et sur mer;

 

De lever et d’entretenir des armées, sous réserve qu’aucune affectation de crédits à cette fin ne s’étende sur plus de deux ans;

 

De créer et d’entretenir une marine de guerre;

 

D’établir des règlements pour le commandement et la discipline des forces de terre et de mer;

 

De pourvoir à la mobilisation de la milice pour assurer l’exécution des lois de l’Union, réprimer les insurrections et repousser les invasions;

 

De pourvoir à l’organisation, l’armement et la discipline de la milice, et au commandement de telle partie d’icelle qui serait employée au service des États-Unis, en réservant aux États respectivement la nomination des officier s et l’autorité nécessaire pour instruire la milice selon les règles de discipline prescrites par le Congrès;

 

D’exercer le droit exclusif de législation, en toute matière, sur tel district (d’une superficie n’excédant pas 10 milles au carré) qui, par cession d’États particuliers et sur acceptation du Congrès, sera devenu le siège du gouvernement des États-Unis et d’exercer semblable autorité sur tous lieux acquis, avec le consentement de la législature de l’État dans lequel ils seront situés, pour l’érection de forts, dépôts, arsenaux, chantiers navals et autres constructions nécessaires;

 

Et de faire toutes les lois qui seront nécessaires et convenables pour mettre à exécution les pouvoirs ci-dessus mentionnés et tous autres pouvoirs conférés par la présente Constitution au gouvernement des États- Unis ou à l’un quelconque de ses départements ou de ses fonctionnaires.

Section 9. L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être prohibée par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mais un impôt ou un droit n’excédant pas 10 dollars par tête pourra être levé sur cette importation.

Le privilège de l’ordonnance d’habeas corpus ne pourra être suspendu, sauf dans les cas de rébellion ou d’invasion, où la sécurité publique pourrait l’exiger.

Aucun décret de confiscation, ou aucune loi rétroactive ne sera promulgué.

Nulle capitation ni autre taxe directe ne sera levée, si ce n’est proportionnellement au recensement ou dénombrement ci-dessus ordonné.

Ni taxes, ni droits ne seront levés sur les articles exportés d’un État quelconque.

Aucune préférence ne sera accordée par un règlement commercial ou fiscal aux ports d’un État sur ceux d’un autre; et nul navire à destination ou en provenance d’un État ne sera assujetti à des formalités ou des droits d’entrée, de sortie ou de douane dans un autre.

Aucune somme ne sera prélevée sur le Trésor, si ce n’est en vertu d’affectations de crédits stipulées par la loi; un état et un compte réguliers de toutes les recettes et dépenses des deniers publics seront publiés de temps à autre.

Aucun titre de noblesse ne sera conféré par les États-Unis, et aucune personne qui tiendra d’eux une charge de profit ou de confiance ne pourra, sans le consentement du Congrès, accepter des présents, émoluments, charges o u titres quelconques, d’un roi, prince ou État étranger.

Section 10. Aucun État ne pourra être partie à un traité ou une alliance ou à une Confédération; accorder des lettres de marque et de représailles; battre monnaie; émettre du papier-monnaie, donner cours légal, pour le paiement de dettes, à autre chose que la monnaie d’or ou d’argent; promulguer aucun décret de confiscation, aucune loi rétroactive ou qui porterait atteinte aux obligations résultant de contrats; ni conférer des titres de noblesse.

Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever des impôts ou des droits sur les importations ou les exportations autres que ceux qui seront absolument nécessaires pour l’exécution de ses lois d’inspection, et le produit net de tous les droits ou impôts levés par un État sur les importations ou les exportations sera affecté à l’usage du Trésor des États-Unis; et toutes ces lois seront soumises à la révision ou au contrôle du Congrès.

Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever des droits de tonnage, entretenir des troupes ou des navires de guerre en temps de paix, conclure des accords ou des pactes avec un autre État ou une puissance étrangère, ni entrer en guerre, à moins qu’il ne soit effectivement envahi ou en danger trop imminent pour permettre le moindre délai.

ARTICLE II

Section 1. Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d’Amérique. Il restera en fonction pendant une période de quatre ans et sera, ainsi que le vice-président choisi pour la même du rée, élu comme suit:

Chaque État nommera, de la manière prescrite par sa législature, un nombre d’électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès, mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une charge de confiance ou de profit, ne pourra être nommé électeur.

Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par bulletin pour deux personnes, dont l’une au moins n’habitera pas le même État qu’eux. Ils dresseront une liste de toutes les personnes qui auront recueilli des voix et du nombre de voix réunies par chacune d’elles. Ils signeront cette liste, la certifieront et la transmettront, scellée, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Le président du Sénat, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira toutes les listes certifiées, et les suffrages seront alors comptés. La personne qui aura obtenu le plus grand nombre de voix sera président, si ce nombre représente la majorité de tous les électeurs nommés. Si deux ou plusieurs personnes ont obtenu cette majorité et un nombre égal de voix, la Chambre des représentants, par scrutin, choisira immédiatement l’une d’entre elles comme président. Si aucune personne n’a obtenu la majorité nécessaire, la Chambre des représentants choisira alors le président, selon la même procédure, parmi les cinq personnes ayant obtenu le p lus grand nombre de voix. Mais, pour le choix du président, les votes seront comptés par État, la représentation de chaque État ayant une voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence d’un ou de plusieurs représentants des deux tiers des États, et l’adhésion de la majorité de tous les États devra être acquise pour la validité du choix. Dans tous les cas, après l’élection du président, la personne qui aura obtenu après lui le plus grand nombre des suffrages des électeurs sera vice-président. Mais s’il reste deux ou plusieurs personnes ayant le même nombre de voix, le Sénat choisira le vice-président parmi elle s par scrutin.

Le Congrès pourra fixer l’époque où les électeurs seront choisis et le jour où ils devront voter, ce jour étant le même sur toute l’étendue des États-Unis.

Nul ne pourra être élu président s’il n’est citoyen de naissance, ou s’il n’est citoyen des États-Unis au moment de l’adoption de la présente Constitution, s’il n’a trente-cinq ans révolus et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans.

En cas de destitution, de mort ou de démission du président, ou de son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, ceux-ci seront dévolus au vice-président. Le Congrès pourra, par une loi, prévoir le cas de destitution, de mort, de démission ou d’incapacité à la fois du président et du vice-président en désignant le fonctionnaire qui fera alors fonction de président, et ce fonctionnaire remplira ladite f onction jusqu’à cessation d’incapacité ou élection d’un président.

Le président recevra pour ses services, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera ni augmentée ni diminuée pendant la période pour laquelle il aura été élu, et il ne recevra pendant cette période aucun autre émolument des États-Unis, ni d’aucun des États.

Avant d’entrer en fonctions, le président prêtera serment ou prononcera l’affirmation qui suit:

« Je jure (ou affirme) solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Section 2. Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marine des États-Unis, et de la milice des divers États quand celle-ci sera appelée au service actif des États-Unis. Il pourra exiger l’opinion, par écrit, du principal fonctionnaire de chacun des départements exécutifs sur tout sujet relatif aux devoirs de sa charge. Il aura le pouvoir d’accorder des sursis et des grâces pour crimes contre les États-Unis, sauf dans les cas d' »impeachment « .

Il aura le pouvoir, sur l’avis et avec le consentement du Sénat, de conclure des traités, sous réserve de l’approbation des deux tiers des sénateurs présents. Il proposera au Sénat et, sur l’avis et avec le consentement de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas prévue par la présente Constitution, et dont les postes seront créés par la loi. Mais le Congrès pourra, lorsqu’il le jugera opportun, confier au président seul, aux cours de justice ou aux chefs des départements, la nomination de certains fonctionnaires inférieur s.

Le président aura le pouvoir de pourvoir à toutes vacances qui viendraient à se produire entre les sessions du Sénat, en accordant des commissions qui expireront à la fin de la session suivante.

Section 3. Le président informera le Congrès, de temps à autre, de l’état de l’Union, et recommandera à son attention telles mesures qu’il estimera nécessaires et expédientes. Il pourra, dans des circonstances extraordinaires, convoquer l’une ou l’autre des Chambres ou les deux à la fois, et en cas de désaccord entre elles sur la date de leur ajournement, il pourra les ajourner à tel moment qu’il jugera convenable. Il recevra les ambassadeurs et autres ministres publics. Il veillera à ce que les lois soient fidèlement exécutées, et commissionnera tous les fonctionnaires des États-Unis.

Section 4. Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs.

ARTICLE III

Section 1. Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera conféré à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra de temps à autre ordonner l’institution. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges aussi longtemps qu’ils en seront dignes et percevront, à échéances fixes, une indemnité qui ne sera pas diminuée tant qu’ils resteront en fonctions.

Section 2. Le pouvoir judiciaire s’étendra à tous les cas de droit et d’équité ressortissant à la présente Constitution, aux lois des États-Unis, aux traités déjà conclus, ou qui viendraient à l’être sous leur autorité; à tous les cas concernant les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls; à tous les cas relevant de l’Amirauté et de la juridiction maritime; aux différends auxquels les États-Unis seront partie; aux différends entre deux ou plusieurs États, entre un État et les citoyens d’un autre, entre citoyens de différents États, entre citoyens d’un même État revendiquant des terres en vertu de concessions d’autres États, entre un État ou ses citoyens et des États, citoyens ou sujets étrangers.

Dans tous les cas concernant les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, et ceux auxquels un État sera partie, la Cour suprême aura juridiction de première instance sur la date de leur ajournement, elle aura juridiction d’appel, et pour le droit et pour le fait, sauf telles exceptions et conformément à tels règlements que le Congrès aura établis.

Tous les crimes, sauf dans les cas d' » impeachment « , seront jugés par un jury. Le procès aura lieu dans l’État où lesdits crimes auront été commis, et, quand ils ne l’auront été dans aucun, en tel lieu ou place que le Congrès aura fixé par une loi.

Section 3. Le crime de trahison envers les États-Unis ne consistera que dans l’acte de faire la guerre contre eux, ou de se ranger du côté de leurs ennemis en leur donnant aide et secours. Nul ne sera convaincu de trahison, si ce n’est sur la déposition de deux témoins du même acte manifeste, ou sur son propre aveu en audience publique.

Le Congrès aura le pouvoir de fixer la peine en matière de trahison, mais aucune condamnation de ce chef n’entraînera ni mort civile, ni confiscation de biens, sauf pendant la vie du condamné.

ARTICLE IV

Section 1. Pleine foi et crédit seront accordés, dans chaque État, aux actes publics, minutes et procès-verbaux judiciaires de tous les autres États. Et le Congrès pourra, par des lois générales, prescrire la manière dont la validité de ces actes, minutes et procès-verbaux sera établie, ainsi que leurs effets.

Section 2. Les citoyens de chaque État auront droit à tous les privilèges et immunités des citoyens dans les divers États.

Toute personne qui, accusée, dans un État, de trahison, félonie ou autre crime, se sera dérobée à la justice par la fuite et sera trouvée dans un autre État, devra, sur la demande de l’autorité exécutive de l’État d’où elle aura fui, être livrée pour être ramenée dans l’État ayant juridiction sur le crime.

Une personne qui, tenue à un service ou travail dans un État en vertu des lois y existant, s’échapperait dans un autre, ne sera libérée de ce service ou travail en vertu d’aucune loi ou réglementation de cet autre État, mais sera livrée sur la revendication de la partie à laquelle le service ou travail pourra être dû.

Section 3. De nouveaux États peuvent être admis par le Congrès dans l’Union; mais aucun nouvel État ne sera formé ou érigé sur le territoire soumis à la juridiction d’un autre État, ni aucun État formé par la jonction de deux ou de plusieurs États, ou parties d’État, sans le consentement des législatures des États intéressés, aussi bien que du Congrès.

Le Congrès aura le pouvoir de disposer du territoire ou de toute autre propriété appartenant aux États-Unis, et de faire à leur égard toutes lois et tous règlements nécessaires; et aucune disposition de la présente Constitution ne sera interprétée de manière à préjudicier aux revendications des États-Unis ou d’un État particulier.

Section 4. Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement, protégeront chacun d’eux contre l’invasion et, sur la demande de la législature ou de l’exécutif (quand la législature ne pourra être réunie), contre toute violence intérieure.

ARTICLE V

Le Congrès, quand les deux tiers des deux Chambres l’estimeront nécessaire, proposera des amendements à la présente Constitution ou, sur la demande des législatures des deux tiers des États, convoquera une convention pour en proposer; dans l’un et l’autre cas, ces amendements seront valides à tous égards comme faisant partie intégrante de la présente Constitution, lorsqu’ils auront été ratifiés par les législatures des trois quarts des États, ou par des conventions dans les trois quarts d’entre eux, selon que l’un ou l’autre mode de ratification aura été proposé par le Congrès. Sous réserve que nul amendement qui serait adopté avant l’année mi l huit cent huit ne puisse en aucune façon affecter la première et la quatrième clause de la neuvième section de l’Article premier, et qu’aucun État ne soit, sans son consentement, privé de l’égalité de suffrage au Sénat.

ARTICLE VI

Toutes dettes contractées et tous engagements pris avant l’adoption de la présente Constitution seront aussi valides à l’encontre des États-Unis dans le cadre de la présente Constitution qu’ils l’étaient dans le cadre de l a Confédération.

La présente Constitution, ainsi que les lois des États-Unis qui en découleront, et tous les traités déjà conclus, ou qui le seront, sous l’autorité des États-Unis, seront la loi suprême du pays; et les juge s dans chaque État seront liés par les susdits, nonobstant toute disposition contraire de la Constitution ou des lois de l’un quelconque des États.

Les sénateurs et représentants susmentionnés, les membres des diverses législatures des États et tous les fonctionnaires exécutifs et judiciaires, tant des États-Unis que des divers États, seront tenus par serment ou affirmation de défendre la présente Constitution; mais aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d’aptitude aux fonctions ou charges publiques sous l’autorité des États-Unis.

ARTICLE VII

La ratification des conventions de neuf États sera suffisante pour l’établissement de la présente Constitution entre les États qui l’auront ainsi ratifiée.

AMENDEMENTS

ARTICLE PREMIER

Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre.

ARTICLE II

Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.

ARTICLE III

Aucun soldat ne sera, en temps de paix, logé dans une maison sans le consentement du propriétaire, ni en temps de guerre, si ce n’est de la manière prescrite par la loi.

ARTICLE IV

Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n’est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu’il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir.

ARTICLE V

Nul ne sera tenu de répondre d’un crime capital ou infamant sans un acte de mise en accusation, spontané ou provoqué, d’un Grand Jury, sauf en cas de crimes commis pendant que l’accusé servait dans les forces terrestres ou navales, ou dans la milice, en temps de guerre ou de danger public; nul ne pourra pour le même délit être deux fois menacé dans sa vie ou dans son corps; nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même, ni être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière; nulle propriété privée ne pourra être réquisitionnée dans l’intérêt public sans une juste indemnité.

ARTICLE VI

Dans toutes poursuites criminelles, l’accusé aura le droit d’être jugé promptement et publiquement par un jury impartial de l’État et du district o le crime aura été commis – le district ayant été préalablement délimité par la loi -, d’être instruit de la nature et de la cause de l’accusation, d’être confronté avec les témoins à décharge, d’exiger par des moyens légaux la comparution de témoins à charge, et d’être assisté d’un conseil pour sa défense.

ARTICLE VII

Dans les procès de droit commun où la valeur en litige excédera vingt dollars, le droit au jugement par un jury sera observé, et aucun fait jugé par un jury ne sera examiné de nouveau dans une cour des États-Unis autrement que selon les règles du droit commun.

ARTICLE VIII

Des cautions excessives ne seront pas exigées, ni des amendes excessives imposées, ni des châtiments cruels et exceptionnels infligés.

ARTICLE IX

L’énumération de certains droits dans la Constitution ne pourra être interprétée comme déniant ou restreignant d’autres droits conservés par le peuple.

ARTICLE X

Les pouvoirs qui ne sont pas délégués aux États-Unis par la Constitution, ni refusés par elle aux États, sont conservés par les États respectivement ou par le peuple.

[Les dix premiers amendements, qui constituent la Déclaration des droits, furent adoptés en 1791.]

ARTICLE XI

Le pouvoir judiciaire des États-Unis ne sera pas interprété comme s’étendant à un procès de droit ou d’équité entamé ou poursuivi contre l’un des États-Unis par des citoyens d’un autre État, ou par des citoyens ou sujets d’un État étranger. [1798]

ARTICLE XII

Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par bulletin pour le président et le vice-président, dont l’un au moins n’habitera pas le même État qu’eux. Ils indiqueront sur des bulletins séparés le nom de la personne qu’ils désirent élire président et de celle qu’ils désirent élire vice-président. Ils dresseront des listes distinctes de toutes les personnes qui auront obtenu des voix pour la présidence , de toutes celles qui en auront obtenu pour la vice-présidence, et du nombre de voix recueillies par chacune d’elles. Ils signeront ces listes, les certifieront et les transmettront, scellées, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Celui-ci, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira toutes les listes certifiées, et les suffrages seront alors comptés. La personne qui aura obtenu le plus grand nombre de voix pour la présidence sera président, si ce nombre représente la majorité de tous les électeurs nommés. Si aucune n’a obtenu la majorité nécessaire, la Chambre des représentants choisira immédiatement le président, par scrutin, entre les trois personnes au plus qui auront réuni le plus grand nombre de voix. Mais, pour le choix du président, les voix seront recueillies par État, la représentation de chacun ayant un e voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence d’un ou de plusieurs représentants de deux tiers des États, et l’adhésion de la majorité de tous les États devra être acquise pour la validité du choix. Si la Chambre des représentants, quand le droit de choisir lui incombe, ne choisit pas le président avant le quatrième jour de mars suivant, le vice-président agira en qualité de président, de même qu’en cas de décès ou d’autre incapacité constitutionnelle du président. La personne qui réunira le plus grand nombre de voix pour la vice-présidence sera vice-président si ce nombre représente la majorité d e tous les électeurs nommés; si aucune n’a obtenu la majorité nécessaire, le Sénat choisira alors le vice-président entre les deux personnes sur la liste qui auront le plus grand nombre de voix. Le quorum nécessaire à cet effet sera constitué par la présence des deux tiers du nombre total des sénateurs, et l’adhésion de la majorité de tous les sénateurs devra être acquise pour la validité du choix. Mais aucune personne inéligible, de par la Constitution, à la charge de président ne pourra être élue à celle de vice-président des États-Unis. [1804]

ARTICLE XIII

Section 1. Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n’est en punition d’un crime dont le coupable aura été dûment convaincu, n’existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1865]

ARTICLE XIV

Section 1. Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l’État dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n’appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière; ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction légale protection des lois.

Section 2. Les représentants seront répartis entre les divers États proportionnellement à leur population respective, calculée en comptant tous les habitants de chaque État, à l’exclusion des Indiens, non imposés . Mais, quand le droit de voter à l’élection d’électeurs des président et vice-président des États-Unis, des représentants au Congrès, des fonctionnaires exécutifs et judiciaires d’un État ou des membres d e sa législature, sera dénié à des habitants mâles de cet État, âgés de vingt et un ans et citoyens des États-Unis, ou restreint de quelque manière que ce soit, sauf en cas de participation à une rébellion ou autre crime, la base de la représentation pour ledit État sera réduite dans la proportion existant entre le nombre des citoyens mâles visés et le nombre total des citoyens mâles de vingt et un ans dans cet État.

Section 3. Nul ne sera sénateur ou représentant au Congrès, ou électeur des président et vice-président, ni n’occupera aucune charge civile ou militaire du gouvernement des États-Unis ou de l’un quelconque des États, qui après avoir prêté serment, comme membre du Congrès, ou fonctionnaire des États-Unis, ou membre d’une législature d’État, ou fonctionnaire exécutif ou judiciaire d’un État, de défendre la Constitution des États-Unis, aura pris part à une insurrection ou à une rébellion contre eux, ou donné aide ou secours à leurs ennemis. Mais le Congrès pourra, par un vote des deux tiers de chaque Chambre, lever cette incapacité.

Section 4. La validité de la dette publique des États-Unis, autorisée par la loi, y compris les engagements contractés pour le paiement de pensions et de primes pour services rendus lors de la répression d’insurrections ou de rébellions, ne sera pas mise en question. Mais ni les États-Unis, ni aucun État n’assumeront ni ne payeront aucune dette ou obligation contractée pour assistance à une insurrection ou rébellion contre les États-Unis, ni aucune réclamation pour la perte ou l’émancipation d’esclaves, et toutes dettes, obligations et réclamations de cette nature seront considérées comme illégales et nulles.

Section 5. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1868]

ARTICLE XV

Section 1. Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne sera dénié ou limité par les États-Unis, ou par aucun État, pour des raisons de race, couleur, ou de condition antérieure de servitude.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1870]

ARTICLE XVI

Le Congrès aura le pouvoir d’établir et de percevoir des impôts sur les revenus, de quelque source qu’ils dérivent, sans répartition parmi les divers États, et indépendamment d’aucun recensement ou énumération. [1913]

ARTICLE XVII

Section 1. Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs pour chaque État, élus pour six ans par le peuple de cet État; et chaque sénateur aura droit à une voix. Les électeurs de chaque État devront remplir les conditions requises pour être électeur à l’assemblée législative la plus nombreuse de l’État.

Section 2. Quand des vacances se produiront dans la représentation d’un État au Sénat, l’autorité exécutive de cet État convoquera les électeurs pour y pourvoir sous réserve que, dans chaque État, la législature puisse donner à l’exécutif le pouvoir de procéder à des nominations temporaires jusqu’à ce que le peuple ait pourvu aux vacances par les élections que la législature pourra ordonner.

Section 3. Le présent amendement ne sera pas interprété comme affectant l’élection ou la durée du mandat de tout sénateur choisi avant que ledit amendement ait acquis force exécutive et fasse partie intégrante de la Constitution. [1913]

ARTICLE XVIII

Section 1. Seront prohibés, un an après la ratification du présent article, la fabrication, la vente ou le transport des boissons alcooliques à l’intérieur du territoire des États-Unis et de tout territoire soumis à leur juridiction, ainsi que l’importation desdites boissons dans ces territoires ou leur exportation hors de ces territoires.

Section 2. Le Congrès et les divers États auront concurremment le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée.

Section 3. Le présent article sera inopérant s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les législatures des divers États, de la manière prévue dans la Constitution, dans les sept années qui suivront la date de sa présentation aux États par le Congrès. [1919]

ARTICLE XIX

Le droit de vote des citoyens des États-Unis ne pourra être dénié ou restreint pour cause de sexe par les États-Unis ni l’un quelconque des États. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1920]

ARTICLE XX

Section 1. Les mandats du président et du vice-président prendront fin à midi, le vingtième jour de janvier, et les mandats des sénateurs et des représentants, à midi, le troisième jour de janvier des années au cours desquelles ces mandats auraient expiré si le présent article n’avait pas été ratifié; et les mandats de leurs successeurs commenceront à partir de ce moment.

Section 2. Le Congrès s’assemblera au moins une fois par an, et la réunion aura lieu à midi, le troisième jour de janvier, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent.

Section 3. Si, à la date fixée pour l’entrée en fonctions du président, le président élu est décédé, le vice-président élu deviendra président. Si un président n’a pas été chois i avant la date fixée pour le commencement de son mandat, ou si le président élu ne remplit pas les conditions requises, le vice-président élu fera alors fonction de président jusqu’à ce qu’un président remplisse le s conditions requises; et le Congrès pourra, par une loi, pourvoir au cas d’incapacité à la fois du président élu et du vice-président en désignant la personne qui devra alors faire fonction de président, ou la manière de la choisir, et ladite personne agira en cette qualité jusqu’à ce qu’un président ou un vice-président remplisse les conditions requises.

Section 4. Le Congrès pourvoira par une loi au cas de décès de l’une des personnes parmi lesquelles la Chambre des représentants peut choisir un président lorsque le droit de choisir lui incombe, et au cas de décès de l’une des personnes parmi lesquelles le Sénat peut choisir un vice-président lorsque le droit de choisir lui incombe.

Section 5. Les sections 1 et 2 entreront en vigueur le quinzième jour d’octobre qui suivra la ratification du présent article.

Section 6. Le présent article sera inopérant s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les législatures des trois quarts des divers États, dans les sept années qui suivront la date de sa soumission. [1933]

ARTICLE XXI

Section 1. Le Dix-huitième amendement à la Constitution est abrogé.

Section 2. Le transport ou l’importation dans tout État, territoire ou possession des États-Unis, de boissons alcooliques destinées à y être livrées ou consommées, en violation des lois y existant, sont interdits.

Section 3. Le présent article sera inopérant, s’il n’est ratifié comme amendement à la Constitution par les divers États assemblés en convention ainsi qu’il est prévu dans la Constitution, dans les sept années qui suivront la date de sa soumission aux États par le Congrès. [1933]

ARTICLE XXII

Section 1. Nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois, et quiconque aura rempli la fonction de président, ou agi en tant que président, pendant plus de deux ans d’un mandat pour lequel quelque autre personne était nommée président, ne pourra être élu à la fonction de président plus d’une fois. Mais cet article ne s’appliquera pas à quiconque remplit la fonction de président au moment où cet article a été proposé par le Congrès, et il n’empêchera pas quiconque pouvant remplir la fonction de président, ou agir en tant que président, durant le mandat au cours duquel cet article devient exécutoire, de remplir la fonction d e président ou d’agir en tant que président durant le reste de ce mandat.

Section 2. Le présent article ne prendra effet qu’après sa ratification comme amendement à la Constitution par les législatures de trois quarts des différents États dans un délai de sept ans à dater de sa présentation aux États par le Congrès. [1951]

ARTICLE XXIII

Section 1. Le district où se trouve établi le siège du gouvernement des États-Unis, désignera selon telle procédure que pourra déterminer le Congrès un nombre d’électeurs du président et du vice-président équivalant au nombre total des sénateurs et représentants au Congrès auquel ce district aurait droit s’il était constitué en État; ce nombre ne pourra dépasser en aucun cas celui des électeurs dé;signés par l’État le moins peuplé de l’Union; ces électeurs se joindront à ceux désignés par les États et ils seront considérés, pour les besoins de l’élection du président et du vice-président, comme désignés par un État; ils se réuniront sur le territoire du district et rempliront les devoirs spécifiés par le Douzième amendement.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1961]

ARTICLE XXIV

Section 1. Le droit des citoyens des États-Unis de voter à toute élection primaire ou autre élection du président et du vice-président, des grands électeurs du président et du vice-président, ou des sénateurs et représentants au Congrès, ne sera dénié ou restreint ni par les États-Unis, ni par aucun État, pour cause de non-paiement de la taxe électorale ou de tout autre impôt.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée. [1964]

ARTICLE XXV

Section 1. En cas de destitution, décès ou démission du président, le vice-président deviendra président.

Section 2. En cas de vacance du poste de vice-président, le président nommera un vice-président qui entrera en fonctions dès que sa nomination aura été approuvée par un vote majoritaire des deux Chambres du Congrès.

Section 3. Si le président fait parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite leur faisant connaître son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, et jusqu’au moment où il les avisera par écrit du contraire, ces pouvoirs seront exercés et ces devoirs seront remplis par le vice-président en qualité de président par intérim.

Section 4. Si le vice-président, ainsi qu’une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs ou de tel autre organisme désigné par une loi promulguée par le Congrès, font parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim. Par la suite, si le président fait parvenir au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les informant qu’aucune incapacité n’existe, il reprendra ses fonctions, à moins que le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs ou de tel autre organisme désigné par une loi promulguée par le Congrès ne fassent parvenir dans les quatre jours au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrit e affirmant que le président est incapable d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge. Le Congrès devra alors prendre une décision; s’il ne siège pas, il se réunira dans ce but dans un délai de 48 heures. Si, dans les 21 jours qui suivront la réception par le Congrès de cette dernière déclaration écrite, ou dans les 21 jours qui suivront la date de la réunion du Congrès, si le Congrès n’est pas en session, ce dernier décide par un vote des deux tiers des deux Chambres que le président est incapable d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président continuera à exercer ces fonctions en qualité de président par intérim; dans le cas contraire, le président reprendra l’exercice desdites fonctions. [1967]

ARTICLE XXVI

Section 1. Le droit de vote des citoyens des États-Unis âgés de dix-huit ans ou plus ne pourra être dénié ou restreint pour raison d’âge ni par les États-Unis ni par l’un quelconque des États.

Section 2. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. [1971]

ARTICLE XXVII

Aucune loi modifiant la rémunération des services des Sénateurs et des Représentants n’entrera en vigueur tant qu’une élection des Représentants ne sera pas intervenue.


Constitution du 17 septembre 1787

Texte établi par S. Rials à l’aide des diverses traductions usuelles.

 N ous, le peuple des États-Unis, afin de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la tranquillité intérieure, de pouvoir a la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer nous-mêmes et notre postérité les bienfaits de la liberté, ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique.

ARTICLE PREMIER [Département Législatif]

SECTION 1 [Congrès].

Tous les pouvoirs législatifs accordes par la présente constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui se composera d’un Sénat et d’une Chambre des représentants.

SECTION 2 [Chambre des représentants].

(1) La Chambre des représentants sera composée de membres choisis tous les deux ans par le peuple des divers États, et les électeurs dans chaque État devront posséder les qualifications requises des électeurs de la branche la plus nombreuse de la législature de l’État.
(2) Nul ne pourra être représentant s’il n’a atteint l’âge de vingt-cinq ans, s’il n’est depuis sept ans citoyen des États-Unis, et s’il ne réside, au moment de son élection, dans l’État où il est désigné.
(3) [Les représentants et les impôts directs seront répartis entre les divers États qui pourront être compris dans l’Union, proportionnellement à leur population, laquelle sera déterminée en ajoutant au nombre total des personnes libres, y compris celles liées à un service pour un nombre donné d’années et à l’exclusion des Indiens non soumis à l’impôt, les trois cinquièmes de toutes les autres personnes. Le recensement sera fait dans les trois ans qui suivront la première réunion du Congrès des États-Unis, et tous les dix ans par la suite, de la manière qui sera prescrite par la loi. Le nombre des représentants n’excédera pas un pour trente mille habitants, mais chaque État aura au moins un représentant; et jusqu’à ce que le premier recensement ait été fait, l’État de New Hampshire aura le droit d’en désigner trois, le Massachusetts huit, le Rhode Island et les Plantations de Providence un, le Connecticut cinq, New York six, New Jersey quatre, la Pennsylvanie huit, le Delaware un, le Maryland six, la Virginie dix, la Caroline du Nord cinq, la Caroline du Sud cinq et la Géorgie trois].
(4) Quand des vacances se produiront dans la représentation d’un État, l’autorité exécutive de celui-ci émettra des writs d’élection pour y pourvoir.
(5) La Chambre des représentants désignera son président (speaker) et les autres membres de son bureau; et elle aura le pouvoir exclusif de mise en accusation devant le Sénat (power of impeachment).

SECTION 3 [Sénat].

(1) Le Sénat des États-Unis sera composé de deux sénateurs de chaque État, choisis pour six ans [par le législature de chacun] et chaque sénateur aura une voix.
(2) Immédiatement après qu’ils seront assemblés à la suite de la première élection, les sénateurs seront divisés, aussi également que possible, en trois classes. Les sièges des sénateurs de la première classe seront vacants à l’expiration de la seconde année, ceux de la seconde classe à l’expiration de la quatrième année et ceux de la troisième classe à l’expiration de la sixième année, de telle sorte qu’un tiers soit désigné tous les deux ans; [et si des vacances se produisant par démission ou autrement, dans l’intervalle des sessions de la législature de l’État de l’intéressé, l’exécutif de cet État peut procéder à des nominations provisoires jusqu’à la élection suivante de la législature, qui pourvoira alors à ces vacances],
(3) Nul ne pourra être sénateur s’il n’a atteint l’âge de trente ans, s’il n’est depuis neuf ans citoyen des États-Unis, et s’il ne réside, au moment de son élection, dans l’État pour lequel il est dé signé.
(4) Le Vice-Président des États-Unis sera président du Sénat, mais n’aura pas de droit de vote, à moins d’égal partage des voix.
(5) Le Sénat désignera les autres membres de son bureau, ainsi qu’un président pro tempore pour remplacer le Vice-Président e n l’absence de celui-ci ou quand il exercera les fonctions de Président d es États-Unis.
(6) Le Sénat aura le pouvoir exclusif de juger les personnes mises en accusation par la Chambre des représentants (impeachment). Quand il siégera à cet effet, ses membres prêteront serment ou feront une déclaration solennelle. En cas de jugement du Président des États-Unis, le président de la Cour suprême (Chief Justice) présidera. Et nul ne sera déclaré coupable sans accord des deux tiers des membres présents.
(7) La sentence dans les cas d’impeachment ne pourra excéder la destitution ou l’incapacité de tenir et de bénéficier de toute fonction honorifique, de confiance ou rémunérée relevant des États-Unis, mais la partie condamnée n’en sera pas moins responsable et sujette à accusation, procès, jugement et punition, conformément à la loi.

SECTION 4 [Élection des membres du Congrès et sessions].

(1) Les époques, lieux et mode d’élection des sénateurs et des représentants seront fixés, dans chaque État, par la législature; mais le Congrès pourra, à tout moment, par une loi, instituer ou modifier de tels règlements, sauf en ce qui concerne le lieu de désignation des sénateurs.
(2) [Le Congrès s’assemblera au moins une fois l’an, et cette réunion aura lieu le premier lundi de décembre, à moins que, par une loi, il ne fixe un jour différent].

SECTION 5 [Pouvoirs et obligations des chambres].

(1) Chaque chambre sera juge des élections, pouvoirs et qualifications de ses membres, et la majorité constituera dans chacune un quorum suffisant pour délibérer; mais un nombre inférieur pourra s’ajourner de jour en jour et être autorisé à exiger la présence des membres absents, de telle manière et sous telles pénalités que chaque chambre pourra déterminer.
(2) Chaque chambre peut établir son règlement (Rules of its proceedings), punir ses membres pour conduite contraire au bon ordre et, à la majorité des deux tiers, prononcer l’expulsion de l’un d’entre eux.
(3) Chaque chambre tiendra un procès-verbal (Journal of its proceedings) et le publiera périodiquement, a l’exception des parties qui pourraient à son sens requérir le secret; et les  » oui  » et les  » non  » des membres de chaque chambre sur toute question seront consignés au procès-verbal sur la demande d’un cinquième des membres présents.
(4) Pendant la session du Congrès, aucune des deux chambres ne pourra, sans le consentement de l’autre, s’ajourner à plus de trois jours, ni se transporter dans un autre lieu que celui où siégeront les deux chambres.

SECTION 6 [Indemnité, immunités et incompatibilités].

(1) Les sénateurs et représentants recevront pour leurs services une indemnité qui sera fixée par la loi et payée par le Trésor des États-Unis. Ils jouiront du privilège de ne pouvoir en aucun cas, sauf pour trahison, crime et violation de la paix publique, être mis en état d’arrestation pendant leur présence à la session de leurs chambres respectives, ni pendant qu’ils s’y rendent ou qu’ils en reviennent; et, pour tout discours ou débat dans l’une ou l’autre chambre, ils ne pourront être mis en cause dans aucun autre lieu.
(2) Aucun sénateur ou représentant ne pourra, pendant la durée de son mandat, être nommé à une fonction civile relevant des États-Unis, qui aurait été créée ou dont le traitement aurait été augmenté durant cette période; et aucune personne exerçant une fonction relevant des États-Unis ne pourra devenir membre de l’une ou l’autre des chambres, tant qu’elle continuera à remplir cette fonction.

SECTION 7 [Procédure législative et veto].

(1) Toutes propositions de loi (Bills) concernant la levée d’un impôt devront émaner de la Chambre des représentants; mais le Sénat pourra proposer ou consentir des amendements, comme pour les autres propositions de loi.
(2) Toute proposition de loi adoptée par la Chambre des représentants et par le Sénat devra, avant d’acquérir force de loi (become a Law), être présentée au Président des États-Unis; si celui-ci l’approuve, il la signera; sinon, il la renverra, avec ses objections, à la chambre dont elle émane, laquelle consignera lesdites objections intégralement dans son procès-verbal et procédera à un nouvel examen de la proposition. Si, après ce nouvel examen, la proposition de loi réunit en sa faveur les voix des deux tiers des membres de cette chambre, elle sera transmise, avec les objections l’accompagnant, à l’autre chambre, qui l’examinera de la même manière à nouveau, et si les deux tiers des membres de celle-ci l’approuvent elle aura force de loi. Mais en pareil cas, les votes des deux chambres seront comptés par  » oui  » et par  » non  » et les noms des membres votant pour et contre le projet seront consignés au procès-verbal de chaque chambre respectivement. Toute proposition qui n’aura pas été renvoyée par le président dix jours (dimanches non compris) après qu’elle lui aura été présenté e deviendra loi, comme si le Président l’avait signée, à moins que le Congrès, par son ajournement, n’en empêche le renvoi, au quel cas la proposition n’aura pas force de loi.
(3) Tout ordre, résolution ou vote pour lequel le concours du Sénat et de la Chambre des représentants peut être nécessaire (sauf en matière d’ajournement) devra être présenté au Président des États-Unis; et avant de devenir exécutoire, il devra être approuvé par lui, ou, s’il le désapprouve, être voté à nouveau par les deux tiers du Sénat et de la Chambre des représentants suivant les règles et les limitations prescrite s pour les propositions de loi.

SECTION 8 [Pouvoirs du Congrès].

Le Congrès aura le pouvoir:

  1. ) De lever et percevoir des taxes, droits, impôts et excises (impôt s indirects), de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et au bien-être général (general welfare) des États- Unis; mais tous droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l’étendue des États-Unis;

  2. ) De faire des emprunts sur le crédit des États-Unis;

  3. ) De réglementer le commerce avec les nations étrangères, entre les divers États, et avec les tribus indiennes;

  4. ) D’établir une règle uniforme de naturalisation et des lois uniformes en matière de faillites dans toute l’étendue des États Unis;

  5. ) De battre monnaie, de déterminer sa valeur et celle de la monnaie étrangère, et de fixer l’étalon des poids et mesures;

  6. ) D’assurer la répression de la contrefaçon des titres et de la monnaie courante des États-Unis;

  7. ) D’établir des bureaux et des routes de poste;

  8. ) De promouvoir le progrès de la science et des arts utiles, en assurant pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs, un droit exclusif sur leurs écrits et découvertes respectifs;

  9. ) De constituer des tribunaux subordonnés à la Cour suprême;

  10. ) De définir et punir les actes de pirateries et les crimes commis en haute mer et les délits contre le droit des gens;

  11. ) De déclarer la guerre, d’accorder des lettres de marque et de représailles, et d’établir des règles concernant les prises sur terre et sur mer;

  12. ) De lever et d’entretenir des armées, mais aucune affectation de crédits à cet usage ne se fera pour une durée supérieure à deux ans;

  13. ) De créer et d’entretenir une marine de guerre;

  14. ) D’édicter des règles pour le commandement et la discipline des forces de terre et de mer;

  15. ) De pourvoir à la convocation de la milice pour assurer l’exécution des lois de l’Union, réprimer les insurrections et repousser les invasions;

  16. ) De pourvoir à l’organisation, à l’armement et à la discipline de la milice, et a l’administration de telle partie de celle-ci qui serait employée au service des États-Unis, en réservant aux États respectivement la nomination des officiers et l’autorité nécessaire pour instruire la milice selon la discipline prescrite par le Congrès;

  17. ) D’exercer la législation exclusive, en toutes matières, sur tel district (n’excédant pas dix milles carrés) qui, par cession d’États particuliers et sur acceptation du Congrès, pourra devenir le siège du gouvernement des États-Unis, et d’exercer semblable autorité sur tous lieux acquis, du consentement de la législature de l’État dans lequel ils seront situés, pour l’érection de forts, magasins, arsenaux, chantiers navals et autres bâtiments nécessaires;

  18. ) De faire toutes lois qui seront nécessaires et convenables (necessary and proper) pour mettre à exécution les pouvoirs ci-dessus énumérés et tous autres pouvoirs conférés par la présente Constitution au gouvernement des États-Unis ou à l’un quelconque de ses départements ou de ses fonctionnaires.

SECTION 9 [Limitations aux pouvoirs des États-Unis].

(1) [L’immigration ou l’importation de telles personnes que l’un quelconque des États actuellement existants jugera convenable d’admettre ne pourra être interdite par le Congrès avant l’année mil huit cent huit, mai s un impôt ou droit n’excédant pas dix dollars par tête pourra être levé sur cette importation.
(2) Le privilège de l’ordonnance d’Habeas Corpus ne pourra être suspendu sauf si, en cas de rébellion ou d’invasion, la sécurité publique l’exige.
(3) Aucune loi portant condamnation sans jugement (Bill of attainder) ou à effet rétroactif (ex post facto law) ne sera adoptée.
(4) [Aucune capitation ni autre impôt direct ne sera levé, si ce n’est en proportion du recensement ou dénombrement ci-avant prévu].
(5) Aucune taxe ou droit ne sera levé sur les articles exportés d’ un État quelconque.
(6) Aucune préférence ne sera accordée par une réglementation commerciale ou fiscale aux ports d’un État sur ceux d’un autre; et aucun navire à destination ou en provenance d’un État ne sera obligé de se faire enregistrer, de passer en douane ou de payer des droits dans un autre.
(7) Aucune somme ne sera prélevée sur le Trésor, si ce n’es t en vertu de crédits ouverts par la loi; et un état et un compte réguliers de toutes les recettes et dépenses de deniers publics seront publiés périodiquement.
(8) Aucun titre de noblesse ne sera conféré par les États-Unis, et aucune personne qui tiendra d’eux une fonction rémunérée o u de confiance ne pourra, sans le consentement du Congrès, accepter quelque présent, émolument, fonction ou titre que ce soit de quelque ro i, prince ou État étranger que ce soit.

SECTION 10 [Pouvoirs refusés aux États].

(1) Aucun État ne pourra conclure de traité, former d’alliance ou entrer dans une confédération; délivrer des lettres de marque et d e représailles; battre monnaie; émettre du papier-monnaie; donner cours légal, pour le paiement des dettes, à autre chose que la monnaie d’or ou d’argent; faire de Bill of attainder, de loi rétroactive ou portant atteinte aux obligations contractuelles, ni conférer de titres de noblesse.
(2) Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever d’impôts ou de droits sur les importations ou les exportations, a l’exception de ce qui pourrait être absolument nécessaire pour l’exécution de ses lois d’inspection; et le produit net de tous droits et impôts levés par un État sur les importations ou les exportations sera mis à la disposition du Trésor des États-Unis; et toutes lois de cette sorte seront soumises à la révision et au contrôle du Congrès.
(3) Aucun État ne pourra, sans le consentement du Congrès, lever de droit de tonnage, entretenir des troupes ou des navires de guerre en temps de paix, conclure d’accords ou de pacte avec un autre État ou une puissance étrangère, ni entrer en guerre, à moins d’être effectivement envahi ou en danger assez imminent pour ne pas souffrir le moindre délai.

ART. II [Département exécutif]

SECTION 1 [Nomination du Président].

(1) Le pouvoir exécutif sera confié à un Président des États-Unis d’Amérique. Il occupera ses fonctions pendant un mandat de quatre ans et, avec le Vice-président, dont le mandat sera de même durée, sera élu de la manière suivante:
(2) Chaque État désignera, de la manière décidée par sa législature, un nombre d’électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel il a droit au Congrès; mais aucun sénateur ou représentant, ni aucune personne tenant des États-Unis une fonction de confiance ou rémunérée ne pourra être désigné comme électeur. [Les électeurs se réuniront dans leurs États respectifs et voteront par scrutin pour deux personnes, dont l’une au moins ne devra pas habiter le même État qu’eux. Ils feront une liste de toutes les personnes ayant recueilli des voix et du nombre de voix réunies par chacune, laquelle liste ils signeront, certifieront et transmettront, scellée, au siège du gouvernement des États-Unis, à l’adresse du président du Sénat. Ce dernier, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrira tous les certificats, et les votes seront alors comptés. La personne ayant le plus grand nombre de voix sera le Président, si ce nombre représente la majorité du nombre total des électeurs désignés, et si plusieurs personnes ont obtenu cette majorité et ont un nombre égal de voix, la Chambre des représentants, par un scrutin, choisira immédiatement l’une d’entre elles comme Président; et si aucune n’a obtenu la majorité, la chambre susdite choisira alors le Président, de la même manière, entre les cinq personnes de la liste les mieux placées. Mais, pour le choix du Président, les votes seront comptés par État, la représentation de chaque État ayant une voix; le quorum nécessaire à cette fin sera constitué par un ou plusieurs représentants des deux tiers des États, et la majorité de tous les États sera nécessaire pour un choix. En tout cas, après le choix du Président, la personne ayant le plus grand nombre de suffrages des électeurs sera le Vice-président. Mais s’il restait deux ou plusieurs personnes ayant le même nombre de voix, le Sénat choisirai, le Vice-président parmi elles au scrutin]
(3) Le Congrès pourra fixer l’époque où les électeurs seront choisis et le jour où ils devront voter; lequel jour sera le même dans toute l’étendue des États-Unis.
(4) Nul ne sera éligible aux fonctions de Président s’il n’est citoyen de naissance, ou citoyen des États-Unis au moment de l’adoption de la présente Constitution, s’il n’a trente-cinq ans révolus et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans.
(5) En cas de destitution, de mort, de démission ou d’incapacité du Président a s’acquitter des pouvoirs et devoirs de sa charge, ceux-ci seront dévolus au Vice-président. [Et le Congrès pourra , par une loi, pourvoir au cas de destitution, de mort, de démission ou d ‘incapacité à la fois du Président et du Vice-président en désignant le fonctionnaire qui fera alors fonction de Président, lequel fonctionnaire remplira ladite fonction jusqu’à cessation de l’incapacité ou élection d’un Président]
(6) Le Président recevra, à échéances fixes, pour ses services, une indemnité qui ne sera ni augmentée ni diminuée pendant son mandat, et il ne recevra, pendant cette période, aucun autre émolument des États-Unis ou de l’un des États.
(7) Avant d’entrer en fonctions, il prêtera le serment ou prononcera la déclaration qui suit:

« Je jure (ou déclare) solennellement que je remplirai fidèlement les fonctions de Président des États-Unis et que, dans toute la mesure de mes moyens, je sauvegarderai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis. »

SECTION 2 [Pouvoirs du Président].

(1) Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marin e des États-Unis, et de la milice des divers États quand celle-ci sera appelée au service actif des États-Unis; il peut requérir l’opinion, par écrit, du principal fonctionnaire de chacun des départements exécutifs, sur tout sujet relatif aux fonctions de ses services, et il aura le pouvoir d’accorder des sursis, des commutations de peine et des grâces pour délits (offences) contre les États-Unis, sauf en cas d’impeachment.
(2) Il aura le pouvoir, sur l’avis conforme (with the Advice and Consent) du Sénat, de conclure des traités, pourvu que deux tiers des sénateurs présents donnent leur accord; et il présentera au Sénat et, sur l’avis conforme de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls, les juges de la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n’est pas autrement prévue par la présente Constitution, et qui seront établis par la loi; mais le Congrès peut, s’il le juge opportun, investir par une loi le Président seul, les cours de justice ou les chefs de départements, de la nomination de tels fonctionnaires inférieurs.
(3) Le Président aura le pouvoir de pourvoir à toutes vacances qui viendraient à se produire dans l’intervalle des sessions du Sénat en accordant des commissions qui expireront à la fin de la session suivante.

SECTION 3 [Obligations et pouvoirs du Président].

(1) Il informera périodiquement le Congrès de l’état de l’Union, et recommandera à sa réflexion telles mesures qu’il estimera nécessaires et opportunes; il peut, dans des circonstances extraordinaires, convoquer les deux chambres ou l’une d’elles et, en cas de désaccord entre elles en ce qui concerne le moment de leur ajournement, il peut les ajourner à tel moment qu’il juge convenable; il recevra les ambassadeurs et autres ministres; il veillera à ce que les lois soient fidèlement exécutées, et commissionnera tous les fonctionnaires des États-Unis.

SECTION 4 [Impeachment]

Le Président, le Vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs fonctions sur mise en accusation (impeachment) et condamnation pour trahison, corruption ou autres hauts crimes et délits (Treason, Bribery, or other high Crimes and Misdemeanors ).

ART. III [Département judiciaire]

SECTION 1

Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera dévolu à une Cour suprême et à telles cours inférieures que le Congrès pourra, le cas échéant, ordonner et établir. Les juges de la Cour suprême et des cours inférieures conserveront leurs charges tant qu’ils auront une bonne conduite et recevront, à échéances fixes, une indemnité pour leurs services qui ne sera pas diminuée tant qu’ils resteront en fonction.

SECTION 2.

(1) Le pouvoir judiciaire s’étendra à toutes les causes, en droit (Law) et en équité (Equity), survenues sous l’empire de la présente constitution, des lois des États-Unis, des traités conclus, ou qui seraient conclus, sous leur autorité; à toutes les causes concernant les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls; à toutes les causes d’amirauté et de juridiction maritime; aux différends dans lesquels les États-Unis seront partie; aux différends entre deux ou plusieurs États; [entre un État et les citoyens d’un autre État]; entre citoyens de différents États; entre citoyens d’un même État réclamant des terres en vertu de concessions d’autres États; [entre un État ou ses citoyens et des États, citoyens ou sujets étrangers].
(2) Dans toutes les causes concernant les ambassadeurs, les autres ministres et les consuls, et celles dans lesquelles un État sera partie, la Cour suprême aura la juridiction du premier degré. Dans toutes les autres causes susmentionnées, elle aura juridiction d’appel, a la fois pour le droit et pour le fait, avec telles exceptions et sous telles règles que le Congrès aura établies.
(3) Le jugement de tous les crimes, sauf le cas d’impeachment, sera effectué par un jury; et ce jugement aura lieu dans l’État où lesdits crimes auront été commis; mais quand ils n’auront été commis dans aucun État particulier, le jugement aura lieu à tel endroit ou tels endroits que le Congrès pourra avoir déterminés par une loi.

SECTION 3.

(1) La trahison envers les États-Unis ne consistera que dans l’acte de s’armer contre eux, ou celui de s’allier à leurs ennemis en leur donnant aide et facilités. Nul ne sera convaincu de trahison, à moins de la déposition de deux témoins sur le même acte patent, ou de son propre aveu en audience publique.
(2) Le Congrès aura le pouvoir de fixer la peine de la trahison, mais aucune condamnation de ce chef ne pourra frapper la postérité du coupable (work corruption of blood), ni emporter confiscation de biens (forfeiture), sauf pendant la vie du condamné.

ART. IV [Relations des États entre eux et avec l’Union]

SECTION 1

Pleine foi et crédit seront donnes, dans chaque État, aux actes publics, procès-verbaux et procédures judiciaires de tout autre État. Et le Congrès peut, par des lois générales, prescrire la manière suivant laquelle de tels actes, procès-verbaux et procédures seront prouvés, ainsi que leurs effets.

SECTION 2.

(1) Les citoyens de chaque État auront droit à tous les privilèges et immunités des citoyens dans les divers États.
(2) Toute personne accusée dans un État de trahison, félonie ou autre crime, qui fuira la justice et sera trouvée dans un autre État, devra , sur la demande de l’autorité exécutive de l’État d’où elle a fui, être livrée pour être ramenée dans l’État ayant juridiction sur le crime.
(3) [Aucune personne tenue au service ou au travail dans un État en vertu d es lois de ce dernier, s’échappant dans un autre, ne sera, en conséquence d’aucune loi ou règle de ce dernier, libérée de ce service ou travail, mais elle sera livrée sur la demande de la partie à laquelle ce service ou travail peut être dû].

SECTION 3.

(1) De nouveaux États peuvent être admis par le Congrès dans l’Union; mais aucun nouvel État ne sera formé ou érigé dans la juridiction d’un autre État; et aucun État ne sera formé par la réunion de deux ou plusieurs États, ou parties d’État, sans le consentement des législatures des États intéressés, aussi bien que du Congrès.
(2) Le Congrès aura le pouvoir de disposer du territoire ou de toute autre propriété appartenant aux États-Unis, et de faire à ce sujet toutes lois et tous règlements nécessaires; et rien dans la présente constitution ne sera interprété de manière à préjudicier aux prétentions des États-Unis ou d’un État particulier.
[proposition: « à léser les » ou « à porter préjudice aux »]

SECTION 4.

Les États-Unis garantiront à chaque État de l’Union une forme républicaine de gouvernement, et protégeront chacun d’eux contre l’invasion; et, sur la demande de la législature ou de l’exécutif (quand la législature ne pourra être réunie), contre la violence intérieure.

ART. V [Amendements]

Le Congrès, toutes les fois que les deux tiers des deux chambres l’estimeront nécessaire, proposera des amendements à la présente constitution ou, sur la demande des législatures des deux tiers des divers États, convoquera une convention pour proposer des amendements qui, dans l’un et l’autre cas, seront valides, à tous égards et à toute fin, comme partie intégrante de la présente constitution, lorsqu’ils auront été ratifies par les législatures des trois quarts de s États, ou par des conventions dans les trois quarts d’entre eux, selon que l’un ou l’autre mode de ratification aura été proposé par le Congrès; à condition que [nul amendement qui serait adopté avant l’année mil huit cent huit n’affecte en aucune manière l es première et quatrième clauses de la neuvième section de l’article premier]; et qu’aucun État ne soit, sans son consentement, privé de son suffrage égal au Sénat.

ART. VI [Dispositions diverses]

(1) Toutes dettes contractées et tous engagements pris avant l’adoption de la présente constitution seront aussi valides à l’égard des États-Unis sous l’empire de cette constitution que sous la Confédération.
(2) La présente constitution, et les lois des États Unis qui seront prises pour son application, et tous les traités conclus, ou qui seront conclus, sous l’autorité des États-Unis, seront la loi suprême du pays; et les juges dans chaque État seront liés de ce fait, nonobstant toute disposition contraire dans la constitution ou les lois de l’un quelconque des États.
(3) Les sénateurs et représentants susmentionnés, les membres des diverses législatures d’État et tous les fonctionnaires exécutifs et judiciaires, tant des États Unis que des divers États, seront tenus par serment ou déclaration solennelle (by Oath or Affirmation) de soutenir la présente constitution; mais aucune profession de foi religieuse (religion test) ne sera exigée comme condition d’aptitude à quelque fonction ou charge publique dépendant des États-Unis que ce soit.

ART. VII [Ratification de la constitution]

La ratification des conventions de neuf États sera suffisante pour la mise en vigueur de la présente constitution entre les États qui l’auront ainsi ratifiée.
Fait en convention du consentement unanime des États présents, le dix-septième jour de septembre de l’an de grâce (in the Year of our Lord) mil sept cent quatre-vingt-sept, et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique le douzième. En foi de quoi, nous avons signé; de nos noms.

[Suivent, après le no

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(1)(1) Note de bas de document (ou de partie).
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m de George Washington, président de la Convention, les 38 signatures des représentants des 12 États présents (le 13. État. le Rhode Island, n’était pas représenté). Neuf États avaient ratifié au 21 juin 1788; les autres le firent entre 1788 et 1791.]

 

http://olivier.hammam.free.fr/imports/fondements/1787-usa-constitution.htm#DEBUT


Les Américains reconnaissent que le Gouvernement Martelly-Lamothe utilisent à leurs intérêts les fonds petro caribe: exigeons des poursuites au criminel contre les pilleurs des fonds publics

14 juin 2013

Haiti Earthquake

Haiti Earthquake (Photo credit: RIBI Image Library)

John Robinson

 » Les obstacles à l’investissement sont connus, place maintenant à l’action « 

Le Nouvelliste | Publié le :13 juin 2013

 Propos recueillis par Frantz Duval Retranscription par Carl-Henry CADET

En fin de mandat, après deux missions en Haïti, le responsable de la section économique de l’ambassade américaine, John Robinson, apporte un éclairage sur les grandes lignes de la politique américaine en Haïti. Selon lui: « il faut mettre l’emphase sur de vraies réformes structurelles, ce qui est plus difficile que de construire des infrastructures ». « Il faut continuer avec les réformes structurelles, car, au final, ce sont elles qui attireront les investisseurs dans le pays ».

Et les USA encouragent « une gestion financière publique responsable et transparente de Petro Caribe ». Dans cet entretien accordé au Nouvelliste Robinson avertit et conseille : « Il faudra se pencher sur la transparence et l’amélioration du climat des affaires, deux conditions déterminantes pour une croissance soutenable ».

Le Nouvelliste (LN) : En quoi consiste le travail de la section économique de l’ambassade americaine ? John Robinson : Notre mission principale consiste à assister Haiti dans la transition de son économie basée sur l’aide externe vers une croissance soutenable guidée par le secteur privé. Notre section intervient autour de trois axes prioritaires : 1) L’investissement privé. Etant une entité de l’ambassade des Etats-Unis, ce sont les investisseurs américains que nous encourageons à s’installer dans le pays. Ce travail s’effectue d’un côté avec la « Overseas Private Investment Corporation » (OPIC), agence du gouvernement américain qui octroie des crédits pour les investissements américains à l’étranger.

 

D’un autre côté, notre principal partenaire au sein du gouvernement haïtien, c’est le Centre de facilitation des investissement (CFI). 2) Le commerce bilatéral. Pour l’exportation des produits américains vers Haiti, nous sommes partenaires du département de commerce américain. Ainsi, nous fournissons des services aux compagnies américaines qui aimeraient avoir accès au marché haïtien. Et pour guider ces compagnies dans leur engagement dans le pays, notre partenaire principal dans le secteur privé haïtien, c’est la Amcham-Haiti (Chambre de commerce américaine en Haïti). Pour l’exportation des produits haïtiens vers les Etats-Unis, grâce à la loi Help, il y a un accès pour les exportateurs haïtiens surtout dans le secteur textile au marché américain. C’est l’accès le plus généreux que le gouvernement américain accorde à un pays dans le monde. Nous sommes la section de l’ambassade qui met en oeuvre cette préférence commerciale. 3) Le climat des affaires.

 

Nous travaillons avec des institutions gouvernementales haïtiennes et d’autres bailleurs de fonds afin de soutenir des réformes en matière de transparence et de climat des affaires. L.N. : Des nouvelles de l’OPIC dans son désir de travailler plus avec Haïti ? J.R. : Lors de sa dernière mission, la présidente de l’agence avait envisagé de faire doubler les investissements dans le pays. Déjà, l’OPIC avait un portefeuille de 76 millions de dollars répartis dans plusieurs secteurs économiques. Mais, jusqu’à récemment, l’absence d’accord bilatéral ratifié avec Haïti constituait un frein à l’investissement à OPIC. Les États Unis et Haiti ont signé en 1998 un accord que le Parlement n’avait jamais encore ratifié.

 

Ce n’est que le 7 mai dernier que l’Assemblée nationale l’a fait. Ce qui constitue une bonne nouvelle pour attirer de nouveaux investissements via l’OPIC vers Haïti. L.N. : Quel problème représente pour l’ambassade américaine le retard mis par les dirigeants haïtiens dans la ratification de la loi sanctionnant le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ? J.R. : Depuis des années, le Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC) avait signalé qu’Haiti n’est pas en conformité avec ses recommandations. En tant qu’observateur, l’ambassade américaine a donné un appui technique pour aider Haiti à éviter les sanctions qui découlent du non-respect des normes internationales. Le Sénat Haïtien a donné son accord, ce que la Chambre des députés tarde encore à réaliser. Le GAFIC qui s’est réuni la semaine dernière au Nicaragua a exprimé ses soucis à propos du pays.

 

Le GAFIC va écrire une lettre aux autorités haïtiennes pour exprimer ses soucis et pour les inviter à prendre les dispositions nécessaires. L.N. : Comment se portent les échanges commerciaux entre Haiti et les Etats-Unis ? J.R. : Les relations commerciales entre les deux pays sont de plus en plus importantes. Les Etats-Unis représentent 38% de tous le échanges d’Haiti avec le monde. 76 % de toutes les exportations haïtiennes se dirigent vers les Etats-Unis. Les compagnies américaines fonctionnent très bien sur le marché haïtien. Nous sommes très satisfaits de cette situation. Et avec la loi Help, nous espérons voir beaucoup plus d’exportations haïtiennes vers le marché américain. L.N. : Les exportations des Etats-Unis vers Haïti augmentent-elles en dépit de la présence de plus en plus importante des produits dominicains et chinois dans les importations haïtiennes ? J.r. : Elles n’ont pas baissé.

Au contraire, les statistiques officielles montrent une intensification des échanges commerciaux d’Haiti avec deux autres pays non seulement avec la République dominicaine mais aussi avec les Etats-Unis. Le commerce d’Haïti avec ces deux partenaires représentent plus de 60 % du total de ses échanges internationaux. L.N. :  » Haiti is open for business  » est le slogan-phare du gouvernement en matière d’économie. Une entreprise américaine qui s’installe dans le pays constate-t-elle une plus grande facilité à y faire des affaires ? J.R. : Oui,  » Haiti is open for business  » est un très bon slogan dans la mesure où cela donne une orientation différente par rapport au passé. Pour ma part, j’ai observé beaucoup de différences entre le climat des affaires lors de ma dernière mission et celui d’aujourd’hui. A cette époque (2001-2003), les investisseurs étaient en baisse en raison d’un climat d’incertitude. Par contre, aujourd’hui, il y a des investissements qui s’intéressent beaucoup à Haïti.

 

Je dois toutefois reconnaitre ma déception par rapport au niveau des investisseurs directs étrangers. Malheureusement, leur valeur globale était un peu moindre en 2012 par rapport à 2011. Par contre, les investissements américains en Haïti ont augmenté. En fait, ce que tout investisseur cherche ici, c’est l’électricité et le transport à bas prix, la sécurité, de bonnes infrastructures et un climat des affaires accueillant. C’est bien que la rue à Haïti bouillonne actuellement d’activités de construction. Des investissements dans de solides infrastructures pourraient entraîner des investissements privés aussi. Tout ce dynamisme est important, mais il faut aussi mettre l’emphase sur de vraies réformes structurelles, ce qui est plus difficile que de construire des infrastructures. Difficultés d’accès au crédit, tracasseries administratives dans le démarrage d’une entreprise, lenteur dans l’obtention de permis de construction, …Les problèmes sont déjà identifiés, maintenant il faut mettre la main à la pâte. L.N. : Les relations entre les deux pays, c’est aussi l’aide.

 

L’aide américaine a été très critiquée au cours de ces trois dernières années, notamment à travers des rapports d’études. Comment la section économique de l’ambassade américaine a-t-elle accueilli ces observations ? J.R : Depuis le tremblement de terre de 2010, le programme d’assistance des Etats-Unis en Haïti a totalisé 3,6 milliards de dollars américains. Ce support incroyable souligne l’engagement et la confiance des Etats-Unis dans le pays. quatre piliers composent cette assistance : infrastructure et énergie, sécurité économique et alimentaire, santé, gouvernance et Etat de droit. Notre aide en santé dépasse toutes les autres, presque 900 millions de dollars américains. L’établissement du CAED laisse espérer une meilleure coordination de l’aide parmi les bailleurs de fonds. Car les autorités haïtiennes sont les mieux placées pour fixer leurs priorités et porter les bailleurs de fonds à une meilleure efficacité de leur aide. L.N. : Avant le CAED, d’autres entités gouvernementales avaient déjà assuré ce rôle. Mais, dans les faits, les bailleurs de fonds acceptent-ils de suivre la coordination des dirigeants haïtiens ? Car souvent la grosse machine de l’aide a déjà ses projets et ses programmes et n’accepte pas d’entrer dans les « guide line ». J.R. : Vous avez raison. Ce processus de coordination requiert beaucoup d’engagement du côté des bailleurs de fonds et du gouvernement. Je crois que dans d’autres pays comme le Rwanda, une coordination assez réussie de l’aide a été menée. Et en ce sens le gouvernement américain soutient une meilleure coordination de l’aide en Haïti. L.N. : Depuis le séisme de 2010, le parc Caracol paraît comme le projet le plus concret de l’aide américaine dans le pays. Mais aujourd’hui on dirait que ce projet est passé à l’arrière-plan et que toutes les promesses n’ont pas été tenues.

 

Les prévisions en matière de création d’emplois semblent ne plus tenir la route et aujourd’hui, c’est un peu comme le désert à Caracol. J.R. : Le projet de Caracol est un travail en cours. Je reste extrêmement impressionné par les bâtiments, l’espace de 250 hectares et son potentiel de 65 000 emplois. En début de janvier 2013, le nombre d’emplois créés était autour de 1 500. Mais par effet boule de neige, la présence de quelques investisseurs pourra entraîner l’installation de beaucoup d’autres. Deux nouveaux investisseurs auront à annoncer la semaine prochaine leur engagement dans le parc. Toutefois, pour l’activité des entreprises, les mêmes contraintes observées dans le Parc industriel de Port-au-Prince se posent au Nord. Par exemple, les coûts de transport sont très élevés. Un avantage pour Caracol c’est la centrale électrique de 10 mégawatts construite par les États-Unis qui fournit 24 heures sur 24 de l’électricité aux entreprises et aux communautés résidant aux alentours. Il faut continuer avec les réformes structurelles, car, au final, ce sont elles qui attireront les investisseurs dans le pays. L.N. : Le parc Caracol pourrait être considéré comme un bébé de l’ex-Secrétaire d’Etat, Hilary Clinton. Avec le changement de Secrétaire d’Etat aux États-Unis, est-ce que Caracol restera une priorité dans la politique américaine an Haïti ? J.R. : C’est le projet le plus visible après le tremblement de terre de 2010 supporté par les bailleurs de fonds.

 

Mais l’engagement des Etats-Unis est constant et c’est pour nous une priorité d’assurer le succès de ce projet. L.N. : Le projet d’un port dans la région du Nord est-il en attente ? J.R. : Un des éléments importants pour rassurer les projets d’investissements à Caracol, c’est le transport à faible coût. Le port du Cap-Haïtien est très cher et n’est pas bien placé compte tenu des embouteillages. Sur ce point, le gouvernement a une décision à prendre et nous sommes prêts à le soutenir. L.N. : Une compagnie américaine était impliqué dans l’exploitation minière. Le gouvernement a arrêté le processus pour réévaluation. Est-ce un bon indicateur pour le climat des affaires ? Quelle lecture les États-Unis portent sur le secteur minier haitien? J.R. : Une grande compagnie américaine est déjà sur le terrain dans le Nord du pays. Le système actuel date de 1976 et la loi n’était pas bien écrite pour les minerais qu’elle cherchait au Nord. Chaque fois qu’une nouvelle compagnie désire exploiter des mines, il faut des accords individuels, ce qui n’est pas très efficace. Les compagnies soutiennent les efforts du gouvernement de réformer le cadre légal afin de le rendre plus clair et plus transparent. Une telle disposition attirera à mon avis d’autres compagnies en Haiti. L.N. : Le poids du Venezuela en Haiti s’est accru au cours de ces trois dernières années. Le Venezuela n’étant pas l’ami préféré des États-Unis, comment la section économique de l’ambassade américaine observe cette prépondérance de l’aide et de la politique vénézuéliennes dans le pays ? J.R. : Le Venezuela est très actif dans le pays. Le programme Petro Caribe offre beaucoup de possibilités pour des investissements stratégiques.

 

L’essentiel est de gérer un tel programme de manière responsable en tenant compte non seulement des dépenses actuelles mais aussi des dettes pour l’avenir. De notre côté, nous encourageons une gestion financière publique responsable et transparente. L.N. : Selon vous, la gestion du programme Petro Caribe n’est pas assez transparent ? J.R. : Nous sommes très préoccupés par l’amélioration des procédures dans la préparation et l’exécution du budget afin que tous les partenaires de la société civile et les bailleurs de fonds comme nous qui ont intérêt dans les finances publiques puissent participer au processus. L.N. : Au bout de votre mandat, quel est votre sentiment général quant aux perspectives pour le pays ? J.R. : Je suis optimiste. Par rapport à 2003, beaucoup plus d’activités économiques sont en cours. Je ne suis pas naïf, je sais qu’on n’est pas encore au bout du tunnel.

 

Il faudra se pencher sur la transparence et l’amélioration du climat des affaires, deux conditions déterminantes pour une croissance soutenable. Et c’est ce travail que j’espère voir réalisé dans les prochaines années en Haïti ?

Propos recueillis par Frantz Duval Retranscription par Carl-Henry CADET


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