Les Classes Sociales en Haïti: Comprendre la Répartition des Richesses en Haïti

8 juillet 2015

Lorsqu’on parle d’Haïti on a tendance à faire des généralisations sans jamais prendre le temps de bien expliquer les particularités de ce pays. On dit souvent que Haïti est le pays le plus pauvre des Amérique s sans pour autant donner plus de détails sur les causes profondes de cette pauvreté.

Qu’il s’agisse de sociologues, d’anthropologues, d’économistes tous font l’unanimité sur l’idée de ne pas vouloir expliciter les causes profondes de l’état de pauvreté et de mendicité de ce pays.

Lorsque les intellectuels parlent de la bourgeoisie, de la classe moyenne et du gros peuple, ils ont tendance à nous laisser sur notre soif de savoir et de bien comprendre de qui sont faites ces classes sociales ou plus précisément, des catégories et des couches sociales qui forment ces dites trois classes.

Cependant si nous essayons de creuser les non dits qui couvrent et recouvrent le discours généraliste de nos pseudo penseurs on peut voir et comprendre une certaine peur de se faire traiter de noiriste, mouvement que François Duvalier s’était approprié pour asseoir son régime autoritaire, ou encore par peur de se faire étiqueté d’anti-mulâtre et d’anti-blanc.

Les intellectuels préfèrent donc maintenir des discours sans fond et sans idées de ce fait, ils se tiennent à l’écart des réalités et des véritables problèmes qui structurent la souffrance et les misères du peuple haïtien.

Dans les faits, quelles sont les classes sociales en Haïti et quelles sont les catégories sociales qui forment ces classes sociales?

Pour éclaircir ces deux questions fondamentales, nous allons faire un survol ethnographique du paysage social, économique et politique de ce pays.

En effet, nous savons que durant la période coloniale l’île d’hispagnola était composée de 1% de blancs qui étaient les colons dominants et leur accouplement avec quelques esclaves de l’heure ils ont donné avec les esclaves noirs naissance à des individus mulâtres , une mixture entre le blanc et le noir et enfin comme essayons de le mentionner les noirs qui eux arrivaient des différentes régions de l’Afrique.

Compte tenu des besoins de production de la société coloniale dHaïti les blancs en faisaient arriver des milliers et des milliers de noirs. De ce fait on peut comprendre que les esclaves noirs étaient devenus la plus grande majorité de la population coloniale et ainsi, cela donnait une répartition approximative de 85% de noirs, 1% de Blancs et 14% de mulâtres.

On peut se souvenir que sous la commande de Jean-Jacques Dessalines, les mulâtres, qui n’arrivaient pas avoir les mêmes droits que les blancs, en la personne de Alexandre Pétion leur représentant se sont alliés à la guerre de l’indépendance. Cette alliance des mulâtres aux noirs a été une véritable convergence des forces de l’opposition et qui a donné notre Indépendance nationale.

Avec donc l’alliance des Mulâtres au Noirs, les blancs avaient été expulsés du pays et ces deux catégories sociales ont dû pacte pour gouverner le pays.

Cependant très tôt les mulâtres commençaient à réclamer les biens des blancs comme étant leur héritages puisque selon eux, ils étaient également les enfants des blancs de-là à dire qu’il s’agissait pour eux des droits légitimes sans aucun respect pour l’idée ou plus encore le projet de la création d’un Nouvel État d’Haïti.

L’étroitesse d’esprit des mulâtres ruinait de facto les fondements d’un État Haïtien Libre, Égalitaire et Fraternel. Voilà en quelque sorte les origines de la division marquante entre les riches et les pauvres en Haïti.

Je n’ai guère besoin de mentionner l’assassinat du père de l’Indépendance Son Excellence l’empereur Jean-Jacques Dessalines. Dans les faits, l’arrivée de Pétion Mulâtre comme successeur à Desssalines doit nous en dire long sur les véritables assassins du Premier répartiteur de richesse du pays. Je laisse aux historiens de faire la lumière sur cette question.

Alors nous pouvons comprendre et retenir que les mulâtres ont participé activement aux côtés des noirs aux différentes guerres de l’indépendance, qu’ils ont essayé dès la proclamation de lacte de l’indépendance de s’approprier de l’ensemble des richesses du pays au nom d’un certain droit légitime d’héritage colonial; qu’il y a des doutes sur les véritables assassins du père de la patrie commune et que, l’arrivée de Pétion à la tête du pays puis également de Boyer ont contribué à conserver Un nouvel État Haïtien constitué de deux classes économiques: les mulâtres qui ont conservé les richesses qu’ils avaient accumulées durant la période coloniale puis que ce sont ces mêmes mulâtres qui sont allés récupérer les anciens biens des colons blancs.

De cet état des lieux, nous pouvons tout aussi comprendre déjà qu’à sa naissance, le nouvel État indépendant d’Haïti campait sa fondation sur une division économique et sociale qui peut nous expliquer l’origine de la répartition actuelle de la richesse en Haïti.

Comme nous aimons le dire chez nous en Haïti, il n’y a jamais fumée sans feu. Le feu d’inégalité qui ronge notre société doit trouver sa source, de ce point de vue, dans l’accaparement des biens nationaux par les mulâtres qui ont participé à la guerre de l’indépendance.

Malgré cet état de fait, nous ne pouvons attribuer exclusivement la responsabilité de notre état de pauvreté actuelle aux seuls mulâtres participants à l’indépendance. Certainement, de 1804 à nos jours, la classe économique de Haïti a été modifiée et compensée par des étrangers venus de l’Europe, du proche et du moyen Orient.

Il n’y a pas de doute que la bourgeoisie mulâtre issue de l’indépendance est quasi-inexistante actuellement en Haïti car celle a d’une part été dilapidée, massacrée et exilée dans la majorité par les régimes des Duvalier, celui de Jean-Claude Duvalier et celle de François Duvalier.

De plus, tant bien que mal cette ancienne bourgeoisie nationale était beaucoup plus préoccupée par l’enrichissement du pays et d’une bien meilleure répartition des richesses dans le pays.

Nous pouvons même dire que cette ancienne bourgeoisie était une bourgeoisie certes nationale mais également nationaliste dans l’ensemble et très travaillante.

Nous pouvons nous souvenir de la capacité de payer de Haïti de la dette de l’indépendance, un vole flagrant de l’État français contre le peuple haïtien, cette dite capacité était rendue possible était en grande partie supportée par les taxes prélevées sur la production de cette grande bourgeoisie nationale.

Sans les investissements de cette classe laborieuse que sont les mulâtres de l’indépendance, nous n’aurions pas été capables de faire fleurir l’économie nationale à la fois pour appuyer les luttes anticolonialistes de Simon Bolivar, du paiement de l’usurpation des français.

Si nous avions parlé de l’ancienne bourgeoisie cela signifie que l’actuelle bourgeoisie en Haïti est différente de cette ancienne et que celle-ci est différente idéologiquement par sa façon de faire les affaires dans le pays ou encore par sa façon de procéder à la répartition de la richesse dans le pays.

De façon évidente cette bourgeoisie ne semble pas suivre les mêmes parcours que la traditionnelle car cette nouvelle bourgeoisie locale d’Haïti elle, est issue de deux situations politiques: le débarquement des Yankees en 1915 et les exodes de l’Europe durant la deuxième guerre mondiale.

En effet, c’est à partir de 1915 que les premiers hommes d’affaires juifs et arabes sont arrivés en Haïti. Ces groupes commerçants d’origine juive, et arabe sont arrivés comme nous le disons avec l’occupation du pays par les américains. La deuxième vague est arrivée après 1945 compte tenu de la persécution de l’Allemagne nazi.

De ce rappel historique, nous devons retenir que l’ancienne bourgeoisie traditionnelle de Haïti a été renforcée par des commerçants et hommes et ces femmes juives venues des États-Unis et de l’Europe plus particulièrement de l’Allemagne, de la France, de l’Italie.

De même il y a également des Hommes et des femmes d’affaires arabes venus plus particulièrement de la Palestine, de la Syrie et du Liban.

D’entrée de jeu, il faut mentionner qu’un grand nombre de ces arrivants sur le sol d’Haïti n’avaient pas un seul sou lorsqu’ils ont débarqué dans le pays et ce fut grâce à des programmes d’investissement qu’ils ont pu acquérir assez d’argent pour pouvoir partir leurs commerces compte tenu de la qualité de gestion de ces derniers.

Très vite les juifs , les palestiniens, les syriens et les libanais n’ont pas pris beaucoup de temps pour s’enrichir et pour devenir extrêmement riches.

Or, c’est là que le bas blaisse. Jusqu’à aujourd’hui je ne connais aucune étude ou rapport rédigé et publié sur la façon que ces étrangers devenus entre parenthèse aussi riches dans le pays.

Je laisse le soin aux économistes, aux juristes et aux sociologues de résoudre cette question latente et urgente.

Comme nous pouvons le constater avec l’occupation américaine de 1915 et les exodes de la deuxième guerre mondiale, Haïti a connu l’arrivée massive d’une nouvelle classe d’affaire qui, avec la complicité des américains et de certains gouvernements haïtiens pour supplanter la classe d’affaire traditionnelle du pays.

Le système colonial imposé par les américains en collaboration avec les gouvernements mulâtres de cette occupation ont mis en place tout une stratégie de dilapidation et d’exécution de la bourgeoisie traditionnelle du pays, celle qui était travaillante et productive.

Peu à peu, avec des stratégies de destruction totale, la nouvelle classe d’affaire issue de l’occupation américaine de 1915 et plus tard de la deuxième guerre mondiale se sont mis à renverser la bourgeoisie traditionnelle en achetant les entreprises que celle-ci possédait pour enfin les démanteler et d’aller acheter à l’étranger les mêmes biens qui étaient produits localement.

La grande majorité des entreprises nationales et stratégiques pour l’État haïtien sont donc vendues ou du moins forcées d’être vendues à la nouvelle classe d’affaire que forment les juifs, les palestiniens, les syriens et les libanais.

Alors, compte tenu de ce renversement de l’ancienne bourgeoisie traditionnelle par une nouvelle bourgeoisie aux origines étrangères, nous pouvons aisément comprendre et accepter que la bourgeoisie actuelle est une bourgeoisie exotique et étrangère.

 D’une part aux besoins légitimes de développement et de production nationale et d’autre part, de part les circonstances entourant de sa venue dans le pays et, du fait même du mystère qui entoure les manières d’enrichissement de cette nouvelle bourgeoisie qui vit en Haïti mais qui demeure attachée aux intérêts étrangers. Cette bourgeoisie ne s’accorde nullement avec les besoins réels du pays.

De même cette nouvelle bourgeoisie n’a jamais éprouvé aucun désir véritable de participer au développement du pays voire à son aucun gouvernement depuis Dumarsais Estimé n’a pensé à inciter cette bourgeoisie en Haillon comme pour répéter le Docteur Rony Durand dans penser le développement, son livre.

Les juifs, les libanais, les syriens et les palestiniens qui forment l’actuelle bourgeoisie d’Haïti n’ont jamais manifesté un intérêt réel pour redonner au Pays sa splendeur de l’après de son indépendance. Cette bourgeoisie est en rupture parfaite avec la vielle bourgeoisie nationale et locale d’Haïti.

Il faut noter qu’il existe encore quelques familles issues de la vielle bourgeoisie nationale cependant, cette catégorie sociale s’est beaucoup appauvris et ne constituent plus une véritable force économique capable de remettre le pays sur ses rails.

Il nous faut un cri ou un renversement de conception pour forcer à cette actuelle bourgeoisie de s’impliquer activement dans un processus de développement et d’enrichissement national.

Nous espérons que l’arrivée de Michel Martelly correspond à une prise de conscience de la bourgeoisie actuelle du pays.

Toutefois nous doutons fort que celle-ci soit consciente jusqu’à se sentir responsable de la reprise et du déblocage du pays.

Estimée à 5% les mulâtres et les blancs qui forment la bourgeoisie nationale, nationale en terme sur le territoire national, possède plus de 97% des richesses du pays doivent se rendre compte que le pays ne peu plus être géré et gouverné selon les échéanciers de leur minorité.

Ils ont l’occasion de s’impliquer maintenant dans la construction du pays et ils doivent enfin se rendre compte qu’ils possèdent toutes les banques privées du pays, qu’ils possèdent toutes les entreprises industrielles du pays, qu’ils possèdent la quasi totalité des entreprises de services dans le pays, qu’ils ont mains mises sur les importations des biens de consommation du pays par conséquent , ils doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays.

C’est également leur responsabilité de se sentir haïtiens et de participer au développement et une meilleure répartition de richesse dans le pays. Ils ne peuvent plus continuer de se comporter en étrangers

Hermann Cebert


Les républicains reprennent le contrôle du Sénat américain: Il était temps compte tenu du mépris de Barak Obama pour les Noirs et Haïti

5 novembre 2014

Des partisans du Parti républicain se sont réunis pour suivre les élections de mi-mandat au Kansas.

Des partisans du Parti républicain se sont réunis pour suivre les élections de mi-mandat au Kansas.  Photo :  AP/Charlie Riedel

Les républicains américains ont repris le contrôle du Sénat pour la première fois depuis 2006 lors des élections de mi-mandat, en plus de conserver la majorité à la Chambre des représentants.

Ils s’assurent ainsi la maîtrise des deux chambres du Congrès, ce qui devrait fortement limiter la marge de manœuvre de Barack Obama pour ses deux dernières années de présidence.

Une période de cohabitation difficile s’ouvre pour le président américain, qui a convoqué les chefs de file démocrate et républicain des deux chambres pour une réunion à la Maison-Blanche vendredi.

Selon une projection Reuters/Ipsos, les républicains devraient obtenir au moins 52 sièges sur les 100 du Sénat dont un tiers (36) était renouvelé mardi.

Les républicains se sont emparés des sièges démocrates en Iowa, en Caroline du Nord, au Colorado, dans l’Arkansas, dans le Montana, dans le Dakota du Sud et en Virginie-Occidentale. Dans cet État, les républicains ont remporté leur premier siège de sénateur depuis 1956.

La bascule de la victoire s’est faite quand la républicaine de l’Iowa Joni Ernst a été déclarée gagnante contre le démocrate Bruce Braley et que le républicain Thom Tillis a battu le sénateur sortant démocrate Kay Hagan en Caroline du Nord.

Barack Obama avait qualifié cet État de crucial. « Si nous perdons la Caroline du Nord, alors nous perdons le Sénat. Et si nous perdons le Sénat, alors les républicains seront maîtres du programme », avait déclaré le président.

Objectif atteint pour les républicains

Avec ces sept gains, les républicains ont atteint leur objectif de contrôler le Sénat. Avant les élections, les républicains – avec leurs 45 sièges – devaient en conquérir six autres et conserver ceux qu’ils possédaient déjà pour détenir la majorité (51 sièges).

La bataille entre républicains et démocrates s’annonçait ardue dans plusieurs États, notamment au Colorado, au Kansas, en Iowa, en Alaska et au New Hampshire. Dans cet État de la Nouvelle-Angleterre, les démocrates ont été réélus mais l’écart est très mince.

Les républicains devraient comme prévu conserver la majorité à la Chambre des représentants. Selon le site internet de la chaîne de télévision NBC, le Grand Old Party (GOP) remporterait 242 sièges à la Chambre, plus ou moins huit sièges, contre 233 actuellement.

Les électeurs américains étaient appelés aux urnes mardi pour élire 36 sénateurs, les 435 membres de la Chambre des représentants et 36 gouverneurs.

Néanmoins, les résultats finaux n’ont pas été dévoilés mardi soir, puisqu’il y aura un second tour en Louisiane le 6 décembre prochain qui se jouera entre la sénatrice démocrate sortante Marie Landrieu et le républicain Bill Cassidy.

Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de scrutin révèlent que l’économie a été la principale préoccupation des électeurs. Ils montrent aussi que les moins de 30 ans et les noirs se sont très largement abstenus de voter. Le taux de participation des jeunes a été d’à peine 13 %. Les deux tiers des électeurs avaient 45 ans ou plus et ont voté républicains.

Obama impopulaire

La campagne électorale a beaucoup tourné autour de la personnalité du président américain Barack Obama, dont la popularité est à la baisse. Les Américains lui reprochent son « interventionnisme » avec le programme Obamacare, de même que son « manque de leadership » dans les dossiers touchant à la propagation de l’Ebola et à la montée du groupe État islamique.

Le président est même attaqué sur son bilan économique, en dépit de la baisse du chômage à 5,9 %, au plus bas depuis six ans, et de la robuste croissance (3,5 % au troisième trimestre).

La perte du contrôle des deux chambres au profit des républicains lierait les mains du président américain, affirme Donald Cuccioletta, chercheur associé à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM.

« C’est clair qu’avec les républicains au Sénat, et la Chambre des représentants qui reste entre leurs mains, ils vont dicter le programme politique. Ça ne veut pas dire que les républicains vont tout arrêter – ils vont peut-être laisser des choses passer, car ils pensent aux élections de 2016 », ajoute-t-il.

Durant ce scrutin de mi-mandat, en plus de pourvoir des centaines de postes de députés, de sénateurs et de gouverneurs, les électeurs sont aussi invités à répondre à des dizaines de questions référendaires partout au pays, notamment sur la légalisation de la marijuana.

 


Lettre de Barak Obama Il y a 25 ans, en visite à Paris

4 avril 2014

Il y a 25 ans, Barack Obama était en vacances en France. Le New York Times a mis la main sur une lettre rédigée par celui qui n’était pas encore président à cette époque. Il parle déjà de politique, mais se rêve en artiste.

Barack Obama en train de flâner dans les rues de Paris, observant les monuments de la capitale, assis tranquillement sur les bords de Seine: l’image semble improbable tant le président américain est désormais protégé par une armée de gardes du corps à son moindre déplacement. Mais en 1988, à 27 ans, il n’était encore qu’un étudiant parmi tant d’autres. Fraîchement diplômé de l’Université de Columbia, il a alors entrepris un tour d’Europe de quelques semaines avant de devoir débuter ses cours à Harvard à l’automne. Lors de son passage à Paris, le jeune homme a pris le temps d’écrire à l’une de ses connaissances et de lui livrer ses impressions. Un courrier que nous fait découvrir le New York Times.

25 ans après, le courrier retrouvé de Barack Obama

 

La lettre est destinée à une femme. Pas à Michelle. Mais la première dame des Etats-Unis, récemment revenue de Chine, n’a pas à s’inquiéter. Barack Obama adresse en effet son courrier à Cynthia Norris, directrice de l’Archidiocèse des Catholiques Noirs de Chicago qui vient de lui écrire une lettre de recommandation pour intégrer Harvard. Il la remercie donc avec ces quelques lignes: «Je me balade dans Paris, la plus belle, la plus attirante mais aussi la plus exaspérante des villes que j’ai vues de ma vie. Je suis tenté de laisser tomber toute cette carrière politique et de devenir peintre sur les quais de la Seine. Ça t’amusera de savoir que, vu que je ne parle pas un mot de français, je reste muet la plupart du temps».

  25 ans après, le courrier retrouvé de Barack Obama

Ce document a le mérite de replacer Barack Obama dans son humanité la plus banale. On reconnaît là les rêves et les aspirations d’un jeune homme qui ne se doute pas encore qu’il va marquer l’histoire de son pays. Et s’il avait tout laissé tomber ce jour-là? Peut-être que d’autres, dans la même situation, ont alors opté pour la carrière de peintre. Combien de potentiels présidents, chercheurs ou chefs d’entreprises errent aujourd’hui sur les quais de Seine, sans se douter qu’ils auraient pu, eux aussi, changer la face du monde? 

 

La dernière pour les américains de rester une grande puissance: Déployer ses forces en Ukraine

4 mars 2014

Dépassé par l’intervention russe en Crimée, Barack Obama est tenu de réagir. Tous les regards sont désormais tournés vers les États-Unis qui, en tant que signataires du « Mémorandum de Budapest », doivent faire respecter la souveraineté de l’Ukraine.

Pris de vitesse par un Vladimir Poutine déterminé, l’administration Obama tarde à trouver une parade adéquate pour stopper l’interventionnisme russe en Ukraine. La réaction américaine est scrutée de près puisqu’il en va de la crédibilité du président américain, déjà entamée sur la scène internationale après sa volte-face sur les frappes contre le régime syrien et sa célèbre ligne rouge sur l’utilisation d’armes chimiques par Damas.

Jusqu’ici, Barack Obama s’est contenté de hausser le ton contre le maître du Kremlin, en déclarant que « les États-Unis seraient solidaires de la communauté internationale pour souligner qu’il y aura un coût à toute intervention militaire en Ukraine ».

 

Pour autant, que peut vraiment faire Washington face à la défiance de Moscou, qui fait fi des mises en garde américaines et est sur le point de prendre le contrôle de la péninsule de Crimée à majorité russophone ? Et ce, sachant que l’option militaire est inenvisageable, le chef de la diplomatie américaine John Kerry ayant lui-même assuré que « la dernière chose que l’on veuille c’est l’option militaire dans ce genre de situation, nous voulons une résolution pacifique ».

 

Un mémorandum non contraignant

 

De son côté, le Parlement ukrainien a rappelé au bon souvenir des États-Unis ses engagements qui découlent du « Mémorandum de Budapest sur les garanties de sécurité », qu’il accuse Moscou d’avoir violé. Outre la Russie, alors dirigée par Boris Eltsine, ce texte est signé en 1994 par l’Ukraine, les États-Unis et le Royaume-Uni. Il s’agit d’un protocole diplomatique qui stipule que les signataires prennent des engagements les uns envers les autres dans le cadre de la dénucléarisation des anciennes républiques de l’URSS.

 

En échange de son adhésion au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de la destruction de l’arsenal nucléaire placé sur son territoire par les Soviétiques, Kiev avait obtenu l’engagement des co-signataires à reconnaître et respecter l’intégrité, la souveraineté et les frontières existantes de l’Ukraine. Le deuxième article de l’accord prévoit que Moscou, Washington et Londres n’auront pas recours « à la menace ou la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance de l’Ukraine, et qu’aucune de leurs armes ne sera jamais utilisée contre l’Ukraine, sauf en cas de légitime défense ou en conformité avec la charte des Nations unies ». Enfin, le texte oblige ces États à saisir le plus vite possible le Conseil de sécurité de l’ONU pour aider l’Ukraine au cas où celle-ci est victime d’un acte d’agression, et à se « consulter au cas où surviendrait une question concernant l’un ou l’autre des engagements » précités.

 

L’ex-Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a estimé, lundi 3 mars, qu’en « occupant » la Crimée, la Russie avait déclaré la guerre non seulement à l’ex-république soviétique mais aussi aux États-Unis et au Royaume Uni, selon les termes de l’accord international signé il y a 20 ans. Toutefois, le « Mémorandum de Budapest » ne comporte aucune sanction ou mesure contraignante en cas de violation du texte par l’un de ses pays. « Ce texte donne aux signataires une justification pour agir, mais il n’oblige aucun des pays à mener une quelconque action en Ukraine », explique à FRANCE 24 Stephen MacFarlane, professeur de relations internationales et spécialiste de l’Europe de l’Est au St. Anne’s College, à Oxford.

 

Sanctions symboliques

 

Selon les experts, Washington ne peut qu’envisager des sanctions économiques ou politiques symboliques, comme par exemple le boycott du G8, prévu en juin à Sotchi. Vladimir Poutine « pourrait ne pas avoir de (sommet du) G8 à Sotchi, il pourrait même ne pas rester au sein du G8 si cela continue », a ainsi menacé John Kerry sur la chaîne de télévision NBC. Ce dernier, qui est attendu mardi à Kiev, a lancé des mises en garde d' »isolement » économique de Moscou, s’il ne retirait pas ses soldats de Crimée. 

 

D’ailleurs, des réunions à caractère économique et un voyage d’une délégation russe à Washington ont déjà été annulés, a souligné un autre haut responsable américain. Une réunion de coopération militaire est également en suspens. « Le G8 et quelques autres pays sont prêts à aller jusqu’au bout pour isoler la Russie en raison de cette invasion. Ils sont prêts à mettre en place des sanctions, ils sont prêts à isoler la Russie économiquement », a tonné John Kerry. Washington peut-il à ce sujet frapper aussi fort qu’il le souhaiterait ? Les Américains peuvent-ils s’offrir le luxe de se mettre à dos la Russie, dont ils ont tant besoin pour finaliser l’accord sur le nucléaire iranien et le bon déroulement de l’accord sur les armes chimiques syriennes ?

 

Reste à savoir quelle serait la réaction de Washington, si d’aventure, Vladimir Poutine décide, au-delà de la Crimée qui semble déjà perdue, d’étendre son intervention à la moitié Est du pays, majoritairement favorable à la Russie et hostile au nouveau pouvoir central ukrainien.

 

« Personne ne doit se faire d’illusion sur ce que le président Poutine est capable de faire », pas seulement en Crimée, mais dans l’ensemble du territoire ukrainien a prévenu John McCain, l’influent sénateur républicain et ancien rival de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche. Or, le temps presse car les évènements semblent lui donner raison. Lundi, des éléments prorusses ont pris d’assaut l’administration régionale à Donetsk, grande ville de l’Est.

 

 

Première publication : 03/03/2014

http://www.france24.com/fr/#20140303-ukraine-accord-budapest-obama-poutine-crimee-diplomatie-russie/?&_suid=1393932953724013640972038332272


Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis

17 octobre 2013

Tangi QUEMENER, Ivan COURONNE
Agence France-Presse
Washington
 

Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis afin d’éviter un défaut de paiement, concluant la plus grave crise politique du second mandat de Barack Obama.

Le président américain a promulgué le texte dans la nuit de mercredi à jeudi et a affirmé lors d’une intervention à la Maison-Blanche que les élus auraient à regagner la «confiance» des Américains après deux semaines d’affrontements politiques, et dit souhaiter cesser de gouverner «de crise en crise».

Le Sénat américain puis la Chambre des représentants ont adopté successivement dans la soirée à de larges majorités un texte de compromis dévoilé quelques heures plus tôt, après d’intenses tractations et des semaines de péripéties parlementaires. Ce texte devait être promulgué par Barack Obama dans la foulée.

Selon les termes du compromis, le Trésor est autorisé à emprunter jusqu’au 7 février, et l’État fédéral est financé jusqu’au 15 janvier.

 

L’ensemble des fonctionnaires fédéraux mis au chômage technique depuis 16 jours à cause de l’impasse budgétaire a été rappelé au travail dès jeudi matin. Ils seront tous payés rétroactivement.

Le compromis est provisoire et ne donne que quelques mois aux deux camps pour réconcilier leurs positions budgétaires. Une commission bicamérale doit être convoquée et élaborer d’ici le 13 décembre les contours d’un budget pour le reste de l’année 2014, une invitation au compromis dont se sont montrés jusqu’à présent incapables les élus du Congrès, divisé entre démocrates et républicains.

Anticipant ce nouveau chantier, Barack Obama a répété qu’il était «prêt à travailler avec tout le monde (…) sur n’importe quelle idée qui fera croître l’économie, créera des emplois, renforcera la classe moyenne et remettra en ordre le budget à long terme».

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, a souligné mercredi le caractère temporaire de l’accord, et déclaré dans un communiqué qu’il était «essentiel de réduire l’incertitude entourant la conduite de la politique budgétaire en relevant le plafond de la dette d’une manière plus durable».

Le dénouement marque un revers cinglant pour le camp républicain et son chef, le président de la Chambre John Boehner, qui a exigé pendant des semaines des concessions de l’exécutif, en particulier sur les dépenses sociales, avant tout vote budgétaire, avant de capituler mercredi.

Parti républicain battu

«Nous nous sommes battus pour la bonne cause, mais nous n’avons pas gagné», a déclaré M. Boehner à l’antenne de la radio WLW de son fief de l’Ohio (nord).

Il a promis de continuer à lutter contre «la catastrophe que représente la loi sur la réforme de la santé» promulguée par M. Obama en 2010 et dont un volet central a commencé à s’appliquer début octobre.

L’accord de mercredi ne contient qu’une clause mineure relative à la loi sur la santé, visant à renforcer les contrôles des revenus des personnes bénéficiant d’une aide financière pour leur couverture maladie. Les démocrates estiment même que cet article renforce leur réforme.

La bataille laissera des traces au sein du parti républicain, dont la cote de popularité a atteint un niveau historiquement bas cet automne.

«J’ai dit depuis le départ que je savais comment ça se terminerait», déclarait, consterné, mercredi le sénateur républicain John McCain, très critique de la stratégie d’intransigeance adoptée par ses collègues de la Chambre.

La mouvance ultraconservatrice du Tea Party, dont les élus sont accusés d’avoir provoqué l’impasse, n’a jamais été aussi impopulaire. Selon une enquête de l’institut Pew publiée mercredi, 49% des Américains ont une opinion défavorable du Tea Party, contre 43% en août 2011, lors du précédent affrontement sur la dette.

L’entrée dans une zone aussi inédite que dangereuse était promise à partir de jeudi à la première économie mondiale, avec un risque de défaut de paiement à court terme faute de capacité d’emprunt. M. Carney a toutefois révélé pour la première fois mercredi que la véritable échéance était jeudi «à la fin de la journée» et non mercredi minuit.

Avant l’annonce de l’accord au Sénat, les marchés financiers avaient refusé de croire à un scénario catastrophe, et Wall Street a clôturé en hausse mercredi, ne se laissant pas déprimer par l’avertissement lancé mardi par l’agence Fitch, qui avait annoncé envisager d’abaisser la note de la dette souveraine des États-Unis, actuellement la meilleure possible à AAA.

Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed) a révélé mercredi que l’économie du pays avait poursuivi son expansion de façon «modeste à modérée» pendant le mois de septembre et au début octobre. La Banque centrale a pointé chez les opérateurs économiques «une incertitude grandissante du fait de la fermeture de l’administration et du débat sur la dette».

Mais la paralysie des administrations fédérales aura eu un impact notable sur l’économie américaine.

Selon l’agence Standard and Poor’s, la paralysie coûtera 0,6 point de pourcentage à la croissance économique américaine au quatrième trimestre, l’équivalent de 24 milliards de dollars de richesse produite en moins.


Steven Jones, le  »pétrole haïtien » et les époux Mathurin

29 septembre 2013

En bon théoricien du complot, Steven Jones suggère que le tremblement de terre à Haïti de janvier dernier a été provoqué artificiellement. Washington chercherait à contrôler les « énormes réserves de pétrole » qui auraient été découvertes à Haïti par un couple de « scientifiques » il y a deux ans. Une découverte largement sujette à caution…

Figure incontournable des conspirationnistes du 11-Septembre, Steven Jones doit une grande partie de sa notoriété à la publication d’un texte, co-signé par le chimiste danois Niels Harrit, tentant de démontrer que des traces d’explosifs auraient été retrouvées dans les débris du World Trade Center . Dans les années 1980, le professeur Jones, physicien de formation, s’était improvisé archéologue pour essayer de prouver que Jésus-Christ a visité en personne le continent américain il y a 2000 ans. Proche du journaliste d’extrême droite Christopher Bollyn, Jones a par ailleurs fait part, l’année dernière, de son intérêt pour les chemtrails , autre grand mythe conspirationniste contemporain. Steven Jones vient de récidiver.

 

 

Lors d’une conférence de presse organisée à San Francisco le 19 février 2010 par l’association Architects and Engineers for 9/11 Truth (fondée par Richard Gage ), il a mis en garde son auditoire contre les Kissinger et autres Rahm Emanuel. A l’en croire, les agents du « Nouvel Ordre Mondial » auraient un agenda caché dans lequel seraient inscrits toutes les grandes crises des dernières années, du réchauffement climatique à l’effondrement du dollar en passant par le séisme à Haïti :

« Une autre [crise] à laquelle vous n’avez peut-être jamais songé et que je vais aborder maintenant est Haïti. Maintenant, vous ne pensez pas à Haïti comme à une « crise générée ». Mais saviez-vous que d’énormes réserves de pétrole ont été découvertes dans la baie, précisément dans la zone de Port-au-Prince ? D’énormes réserves de pétrole signalées en 2008 et considérées comme étant encore plus importante que les réserves pétrolières du Venezuela, qui est l’un des plus grands producteurs de pétrole dans le monde. Là encore, s’agit-il d’une crise « naturelle », d’une crise « réelle » ? Ou s’agit-il d’une de ces « crises générées » à la Biden [l’actuel vice-président des Etats-Unis – NDLR] ? C’est ce que je vais aborder pendant l’heure qui vient. Je n’ai pas encore de réponse sûre pour le moment » (voir la vidéo ci-dessous à 8 min. 50 sec.).

Les mots de Steven Jones font clairement écho aux thèses développées sur le web conspirationniste et récemment reprises par des médias officiels vénézuéliens selon lesquelles les Etats-Unis seraient en possession d’une arme secrète permettant de déclencher des catastrophes naturelles telles que des tempêtes ou des séismes.

Jones fait aussi référence à l’expression « generated crisis » (« crise générée »), utilisée par le colistier de Barack Obama, Joe Biden, lors d’un discours public prononcé à Seattle à deux semaines de la fin de la campagne présidentielle de 2008. La phrase de Biden, sortie de son contexte, avait été montée en épingle par une partie de la presse conservatrice américaine, de Fox News à The American Thinker, qui l’avait interprété comme l’annonce d’une manipulation future, allant jusqu’à prophétiser l’avènement d’une dictature communiste aux Etats-Unis (voir ici ).

Quant aux fameuses « réserves pétrolières haïtiennes », Steven Jones s’appuie sur les propos loufoques de deux conférenciers haïtiens, Daniel Mathurin et son épouse Ginette Pérodin Mathurin, rapportés en janvier 2008 par le site MetropoleHaiti.com. Selon eux, Haïti regorgerait d’hydrocarbures : « Une piscine olympique comparée à un verre d’eau, voilà la comparaison pour montrer l’importance des gisements de pétrole haïtien comparés à ceux du Venezuela » ! Las, ces fabuleux gisements de pétrole auraient été secrètement préemptés par les Etats-Unis, qui les auraient déclaré « réserves stratégiques », motif pour lequel ils ne seraient pas exploités…

Depuis plusieurs années, des partisans du président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide, que les Etats-Unis avaient poussé à quitter le pouvoir en 2004, développent le thème d’une conspiration de multinationales américaines qui consisterait à dissimuler délibérément aux Haïtiens l’existence de leurs ressources pétrolières, les maintenant ainsi de force dans la misère et le dénuement. On comprend, dès lors, la raison pour laquelle le nom de Daniel Mathurin a fait le tour du web. Seul problème : rien n’indique que le docteur Mathurin ou son épouse soient qualifiés pour estimer la richesse en or noir du sous-sol haïtien.

Un article du journal haïtien Le Nouvelliste, daté du 17 mars 2008, dresse le compte-rendu d’une conférence à laquelle sont intervenus les époux Mathurin. Il indique que Daniel Mathurin est « médecin interniste » et qu’il se serait « rendu au Canada pour se perfectionner dans le domaine de la fusion nucléaire » (!). Selon la même source, son épouse « a étudié le génie civil à l’Université d’Etat d’Haïti ». L’article ne signale aucune compétence universitaire en géologie ou en sismologie. De la même manière, aucune trace ne peut être trouvée de la moindre publication dans une revue scientifique signée Daniel ou Ginette Mathurin, pourtant fréquemment présentés comme des spécialistes en géologie ou en sismologie. Le Nouvelliste précise simplement que les époux sont les auteurs d’un livre publié en 1994 et intitulé : Le rêve d’Albert Einstein et la super symétrie. A priori, peu de choses à voir avec la prospection pétrolière. Toujours est-il que Daniel Mathurin semble nourrir une véritable passion pour le fantastique, tendance éclectique. Le Nouvelliste écrit :

« Si les considérations du docteur Mathurin laissent de l’espace à de plus larges considérations linguistiques sur l’origine judaïque des langues de la région qui n’auraient aucun rapport à voir avec le continent africain, ses approches au sujet de Christophe Colomb qui connaissait d’où il venait, l’île de Bensalem, dans sa quête de la pierre philosophale ont trouvé l’approbation enthousiaste de l’assistance. (…) A la suite des données avancées par le docteur Mathurin sur la vraie signification de la pierre philosophale, une pile atomique très résistante à des impacts d’astéroïdes qui détruiraient la planète, des précisions ont été articulées sur les sites géologiques haïtiens contenant les richesses du sol qui peuvent produire un appareil supraconducteur pouvant protéger la planète des dangereuses collisions annoncées. A une question au sujet de savoir si l’homme peut réunir aussi le potentiel atomique d’un supraconducteur physique, le docteur Mathurin a avancé des données anatomiques et culturelles pour prouver que le corps humain détient aussi, dans des conditions idéales, les possibilités de télécommunication, de transportation et de défense atomique ».

Reste une question : en définitive, y a-t-il du pétrole à Haïti ? A la page 35 d’un document rédigé par les géologues du Bureau des Mines et de l’Energie de la République d’Haïti en août 2005, on lit : « en dépit de plusieurs campagnes de forages conduites entre 1945 et 1980 dans la plaine du Cul-de-Sac, la plaine de l’Artibonite, le Plateau Central et l’île de la Gonâve, aucun gisement de pétrole n’a été identifié. Cependant, des structures favorables existent. La plus importante est probablement le banc de Rochelois, haut fond du canal sud de la Gonâve qui se trouve en face de Miragoâne ».

 

 

Jeudi 4 Mars 2010

 

 

Permalien | Commentaires (4)

 

 

Tags : 11 septembre american free press christopher bollyn daniel mathurin etats-unis extrême droite haarp haïti henry kissinger jean-bertrand aristide joe biden nouvel ordre mondial obama pétrole rahm emanuel richard gage réchauffement climatique steven jones séisme venezuela


Le recul des Américains, la faiblesse des États-Unis devant les russes et les chinois ou la fin ultime de la puissance des États-Unis dans le monde

1 septembre 2013

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d'une intervention en demandant au Congrès l'autorisation de frapper.

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper. |

Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu encore une fois dimanche que son armée pouvait faire face à toute attaque, après le recul du président américain Barack Obama qui a repoussé la perspective d’une intervention en demandant au Congrès l’autorisation de frapper.
A Washington, le secrétaire d’Etat John Kerry a assuré que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l’utilisation de gaz sarin dans l’attaque du 21 août près de Damas, qu’il a une nouvelle fois attribuée au régime de Damas. <BTN_NOIMPR>

MON ACTIVITÉ

Vos amis peuvent maintenant voir cette activité Supprimer X

 


Au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, citée par Washington comme un allié potentiel mais profondément divisée sur l’opportunité d’une intervention militaire en Syrie, ont appelé l’ONU et la communauté internationale à « assumer leurs responsabilités » en Syrie.
« La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure », a affirmé dimanche M. Assad. « Les grands perdants dans cette aventure, ce sont les Etats-Unis et leurs agents dans la région, en premier lieu l’entité sioniste », a ajouté le président syrien.
Son vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad a en outre estimé que M. Obama était « hésitant et confus » et a accusé le gouvernement français d’être « irresponsable » et de soutenir Al-Qaïda.
« Stopper la machine de mort »
« Le Congrès américain doit faire preuve de sagesse », a lancé M. Moqdad à Damas, après avoir de nouveau nié la responsabilité du régime dans l’attaque du 21 août.
« Stopper la machine de mort »
En revanche, la Coalition de l’opposition syrienne a demandé aux membres du Congrès de « faire le bon choix » en autorisant une frappe contre le régime syrien, afin de « stopper la machine de mort Assad ».
Alors qu’une action ciblée semblait imminente compte tenu de la détermination affichée par M. Obama et le président français François Hollande, le chef de l’Etat américain a dit samedi soir préférer consulter le Congrès.
La Chambre des représentants et le Sénat américains, en vacances jusqu’au 9 septembre, débattront chacun en séances plénières à partir de cette date, et les sénateurs voteront dans la semaine, s’est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate.
Selon les services de renseignement américains, l’attaque du 21 août a fait 1.429 morts, dont 426 enfants. Evoquant un bilan encore provisoire, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué samedi avoir recensé plus de 500 morts, dont 80 enfants.
L’ONU a pour sa part annoncé que les experts chargés d’enquêter sur l’attaque ne tireraient « aucune conclusion » avant le résultat d’analyses de laboratoire qui pourraient prendre jusqu’à trois semaines.
« Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin », a assuré sur la chaîne NBC le secrétaire d’Etat John Kerry, précisant que ces informations étaient parvenues « dans les dernières 24 heures ».
« L’Iran et la Corée regardent »
« Des dictatures comme l’Iran et la Corée du Nord regardent avec attention comment le monde libre va répondre à l’utilisation par le régime de Bachar al-Assad d’armes chimiques contre le peuple syrien », a souligné dimanche la coalition de l’opposition syrienne.
A l’issue d’une réunion ministérielle dimanche soir au Caire, la Ligue arabe a « appelé l’ONU et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international afin de prendre les mesures de dissuasion nécessaires contre les auteurs de ce crime odieux dont le régime porte la responsabilité », en référence à l’attaque du 21 août.
« Journée de jeûne et de prière »
Les ministres ont demandé que les auteurs de l’attaque soient traduits devant la justice internationale « comme les autres criminels de guerre » et que soient « fournies toutes les formes de soutien requises par le peuple syrien pour se défendre », sans pour autant évoquer précisément l’éventualité de frappes militaires.
L?Algérie, l’Irak, le Liban –qui se sont abstenus lors du vote– mais aussi l’Egypte et la Tunisie ont exprimé leur opposition à une intervention qu’ils considèrent comme une ingérence étrangère.
« C’est le régime de Damas qui a ouvert les portes en faisant entrer les Gardiens de la révolution iraniens et les forces du Hezbollah », a répliqué le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, en assurant qu’une opposition à une intervention militaire étrangère en Syrie, était un « encouragement pour le régime » de M. Assad.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire devenue guerre civile qui a fait plus de 110.000 morts et a valu à la Syrie d’être suspendue fin 2011 des travaux de la Ligue arabe avant que son siège ne soit réattribué à l’opposition syrienne.
En visite à Damas, un responsable parlementaire iranien a prévenu dimanche que les intérêts américains seraient « menacés » si Washington lançait une frappe contre le régime syrien, allié de Téhéran.
A Rome, le pape François a appelé dimanche le monde à observer une journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie le 7 septembre, un geste fort qui reprend celui lancé par Jean Paul II après les attentats du 11 septembre 2001.
Dimanche, au moins 26 personnes sont mortes en Syrie des raids aériens et des combats entre rebelles et forces du régime près de Damas ainsi que dans l’explosion d’une voiture piégée dans la province de Deraa, selon l’OSDH.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/assad-defie-encore-les-etats-unis-au-lendemain-du-recul-d-obama-01-09-2013-3098043.php


Lorsque les Américains reculent devant les Russes

31 août 2013

Syrie / Etats-Unis – 

Article publié le : samedi 31 août 2013 à 20:17 – Dernière modification le : samedi 31 août 2013 à 22:31

 

Syrie: Barack Obama va solliciter l’avis du Congrès avant d’agir

Le président américain, Barack Obama, va demander le feu vert au Congrès avant d'intervenir militairement en Syrie.

Le président américain, Barack Obama, va demander le feu vert au Congrès avant d’intervenir militairement en Syrie.

REUTERS/Mike Theiler

Par RFI

Le président américain, Barack Obama, a affirmé ce samedi 31 août, dans une intervention devant la presse qu’il avait l’intention de soumettre la question d’une intervention militaire en Syrie à un vote du Congrès américain. « Nous sommes prêts à frapper quand nous le choisirons, demain, la semaine prochaine ou dans un mois », a-t-il martelé, mais il a assuré que le sujet était « trop important » pour faire l’économie d’un débat parlementaire.

 

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Barack Obama a pris la parole peu avant 18 h 00 TU, à la Maison Blanche, pour une allocution d’une dizaine de minutes, très solennelle. La principale nouvelle à retenir de ce discours est qu’il va convoquer le Congrès avant toute intervention en Syrie. Le président américain va donc attendre que le Congrès, en ce moment en vacances, reprenne son travail. Cela signifie qu’il n’y aura pas d’intervention militaire avant le 9 septembre, au plus tôt, date à laquelle les élus reviendront à Washington.

Une précision importante, alors que tout le monde pensait que le président américain allait annoncer le début d’une intervention militaire.

L’objet de cette déclaration était d’informer les Américains de sa décision, leur dire exactement quelles étaient ses intentions et, de nouveau, plaider avec fermeté pour une intervention militaire. « J’ai décidé que les Etats-Unis devraient agir militairement contre des cibles du régime syrien », a-t-il déclaré. « Nous sommes prêts à frapper quand nous le choisirons, demain, la semaine prochaine ou dans un mois », a-t-il encore affirmé.

Un débat au Congrès le 9 septembre

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui s’est passé à Damas et nous ne le ferons pas », a insisté le président américain, considérant l’intervention comme une obligation morale pour les Etats-Unis. Il a également demandé au Congrès de l’appuyer dans sa décision d’engager des frappes sur la Syrie, « au nom de la sécurité nationale », pointant notamment le risque d’une « escalade » dans l’utilisation d’armes chimiques dans la région. 

« En consultation avec le président (Barack Obama, ndlr), nous nous attendons à ce que la Chambre examine cette mesure la semaine du 9 septembre », a confirmé John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, dans un communiqué publié dans les minutes qui ont suivi l’intervention du président américain. Le président de la Chambre des représentants et les élus républicains se sont également dits « satisfaits que le président demande l’autorisation pour une intervention militaire. »


Aujourd’hui c’est la faillite de La ville de Détroit au Michigan USA, Demain ce sera Haïti après les Martelly Lamorthe: Les macoutes Rose tuent , pillent les fonds publics, assassinent les juges et avocats en complicité avec la Minustah

20 juillet 2013

La ville américaine de Détroit, au Michigan, a déclaré faillite jeudi. Il s’agit de la plus grande faillite municipale de l’histoire des États-Unis.

Vue de Détroit Centre-ville de Détroit  Photo :  PC/AP Photo/Paul Sancya

Kevyn Orr, l’avocat nommé en mars par le gouverneur de l’État du Michigan pour redresser la crise financière à Détroit, a été incapable de parvenir à une entente avec suffisamment de créanciers, les fonds de pension et les détenteurs d’obligations de la ville. L’avocat spécialisé en restructuration financière avait demandé en juin aux créanciers de la ville de renoncer à une partie des 17 milliards de dollars qui leur sont dus, les appelant à un « sacrifice partagé ».

Si la déclaration de faillite est approuvée par la Cour fédérale, M. Orr pourra liquider les actifs de la ville afin de rembourser les créanciers. Il a indiqué que la faillite se prolongera jusqu’à la fin de l’été 2014.

Détroit se trouve maintenant placée sur une voie incertaine qui pourrait mener à des mises à pied d’employés municipaux et à des ventes d’actifs et d’œuvres d’art. Cela pourrait aussi signifier une réduction des services de base à la population, comme la collecte des ordures et le déneigement, déjà moins fréquents.

 

Détroit, une ville qui se meurt

 
1 / 15
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Détroit, une ville qui se meurt
 
 
 

Plein écran

Ancien joyau de l’industrie automobile

L’ancien berceau américain de l’automobile était en difficulté depuis plusieurs années après un important déclin de sa population, une mauvaise gestion municipale et une baisse des recettes fiscales.

Surnommée Motor City, Détroit a déjà été la quatrième ville des États-Unis. Mais elle a vécu une décroissance démographique qui l’a complètement transformée. Sa population a baissé de plus de la moitié depuis 1950, passant de 1,8 million d’habitants à 713 000 aujourd’hui. Cette situation est également attribuée aux tensions raciales nées avec le Mouvement des droits civiques. Les émeutes des années 60 ont provoqué un exode de la classe moyenne blanche vers la banlieue. Les entreprises ont suivi, privant la ville de l’essentiel de ses revenus.

La crise de l’automobile est venue donner le coup de grâce à l’économie de Détroit, notamment avec la restructuration du secteur ces dernières années, accompagnée de dizaines de milliers de licenciements.

Aujourd’hui, la municipalité a épuisé ses liquidités, son déficit budgétaire est de 100 millions de dollars américains et sa dette est de 14 milliards. En juin dernier, elle avait dû faire défaut pour une partie de sa dette.


L’extraterrestre Ata était en fait… Un humain !

28 avril 2013

Les restes momifiés de ce qui pourrait être un extraterrestre grand d’une quinzaine de centimètres ont fait l’objet d’études approfondies, présenté à la diffusion du documentaire Sirius à Hollywood. melty.fr vous en dit plus…

ata extra terrestre sirius film hollywood recherche humain chili 10 ans

Découvert il y a 10 ans au Chili, l’alien surnommé Ata a alimenté les rumeurs les plus folles sur son origine. Le film Sirius, était annoncé comme le film qui ferait éclater toute la vérité sur l’histoire de la créature, mais les résultats obtenus prouveraient en fait que le spécimen serait… humain « Je peux dire avec une certitude absolue que ce n’est pas un singe. C’est un humain. C’est en tout cas plus proche de l’Homme que du chimpanzé. La créature est âgée de 6 à 8 ans. De toute évidence elle respirait, elle mangeait et son métabolisme fonctionnait. Ce qui nous amène à nous demander quelle était sa taille à la naissance », a annoncé Garry Nolan, directeur du département des cellules souches à l’école de médecine de l’Université de Stanford en Californie.Barack Obama a-t-il un garde du corps extraterrestre ? Retrouvez la réponse sur melty.fr.

« La séquence que nous avons obtenue grâce aux mitochondries nous dit avec quasi-certitude que la mère d’Ata était une indigène du Chili et qu’Ata était de sexe masculin. Si je devais faire une estimation, je dirais qu’il est mort il y a un siècle ». Le documentaire Sirius, qui se concentre principalement sur les restes d’Ata, se penche aussi sur les mouvements populaires actuels qui demandent au gouvernement américain de révéler ce dont il serait au courant en ce qui concerne les extra-terrestres et les technologies alternatives avancées qui pourrait bénéficier à toute la planète.


L’OTAN a accepté de livrer des missiles Patriot à la Turquie

6 décembre 2012

Sans surprise, la Turquie a reçu, mardi soir, une réponse positive de ses alliés de l’OTAN pour l’installation temporaire de Patriot capables de détruire en plein vol d’éventuels missiles en provenance de la Syrie voisine.

«L’OTAN a donné son accord pour renforcer les capacités de défense aérienne de la Turquie afin d’assurer la protection de sa population et de son territoire et de contribuer à la désescalade de la crise», ont annoncé les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN réunis à Bruxelles. Selon le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, la menace des armes chimiques de la Syrie est «un sujet de vive préoccupation» pour l’ensemble des Alliés. C’est pour cela, a-t-il poursuivi, «qu’il est urgent d’assurer la protection efficace de notre allié turc».

Les craintes liées à ces armes ont brusquement refait surface ces derniers jours, alors que les forces rebelles mettaient en difficulté l’armée officielle, notamment autour de l’aéroport de Damas. Le président américain, Barack Obama, a averti Damas, lundi, que «le recours à des armes chimiques serait totalement inacceptable». Présent mardi à Bruxelles, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a appelé les Occidentaux à ne pas «exagérer» les «rumeurs» circulant sur cette menace. Il a toutefois précisé que Moscou restait opposé à l’utilisation des armes chimiques, comme le stipulent les règles internationales.

De nombreux observateurs estiment que les Occidentaux ont trouvé là l’argument idéal pour en finir avec Bachar Al Assad et son régime. Selon nos informations répercutées depuis mardi par la presse française, tout serait ainsi prêt pour que les forces spéciales occidentales mènent des opérations ciblées afin de se saisir des stocks d’armes chimiques syriens. D’après l’hebdomadaire Le Point, «les Français se préparent discrètement à intervenir militairement en Syrie». Selon la même source, seules les forces spéciales sont concernées à ce stade. Le schéma qui prévaut actuellement consisterait en une intervention française relativement modeste intégrée à celle d’une coalition multinationale.

«Cette organisation se prépare sur le modèle de celle qui s’était mise en place lors de la guerre contre la Libye d’El Gueddafi. Celle-ci compterait donc au moins les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, entre autres membres de l’OTAN, dont la Turquie sans doute, auxquels seraient associés la Jordanie et peut-être d’autres pays arabes», mentionne-t-on. Il n’est donc pas question d’une intervention terrestre ou aérienne massive et/ou durable, mais plutôt d’une série de coups de main solidement appuyés par des avions et des hélicoptères, destinés à s’emparer du stock d’armes chimiques.

Il s’agira aussi d’une opération dite préventive puisqu’il est question d’éviter également que ces armes chimiques ne tombent entre les mains de rebelles islamistes. Sur le terrain des combats, la situation reste toujours confuse dans de nombreuses régions syriennes. Aucun des deux belligérants ne peut encore se targuer d’avoir pris le dessus sur l’autre. Pour tenter de reconquérir la périphérie de la capitale, l’armée de l’air syrienne a mené hier des raids sur la banlieue de Damas, où les troupes poursuivaient leurs opérations. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui s’appuie sur un réseau de militants et de médecins sur le terrain, au moins 123 personnes ont péri mardi à travers le pays.

Des organisations des droits de l’homme ont recensé plus de 41 000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar Al Assad il y a plus de 20 mois. La banlieue de Damas est désormais au cœur des combats, le régime ayant lancé jeudi dernier une opération militaire pour reconquérir un rayon de 8 km autour la capitale, qu’il veut à tout prix conserver pour être en position de négocier une issue au conflit, selon les experts.
 

Aniss Z.

http://www.elwatan.com/international/preparation-d-une-intervention-militaire-contre-la-syrie-06-12-2012-194864_112.php


2ième mandat pour Barak Obama

8 novembre 2012

Dernière modification : 07/11/2012 

– <AÉMATIQUES href= »http://www.france24.com/fr/category/tags-articles/barack-obama »>Barack Obama – <AÉMATIQUES href= »http://www.france24.com/fr/category/tags-thematiques/elections-usa-2012″>Élections USA 2012 – <AÉMATIQUES href= »http://www.france24.com/fr/category/tags-thematiques/etats-unis »>États-Unis – <AÉMATIQUES href= »http://www.france24.com/fr/category/tags-articles/mitt-romney »>Mitt Romney

 

Barack Obama, un deuxième mandat « pour finir le job »

Barack Obama, un deuxième mandat "pour finir le job"
© AFP

Après plusieurs semaines de suspense, Barack Obama a été réélu à la Maison Blanche. Le président sortant doit cette victoire aux réussites de son mandat mais aussi à sa très grande popularité.

Par Stéphanie TROUILLARD (texte)
 

Après une première élection historique en 2008, Barack Obama a obtenu un nouveau mandat de quatre ans. Le président américain est le seul chef d’État d’un pays frappé par la crise à réussir à se faire réélire. Cette victoire repose sur plusieurs facteurs-clés : l’économie, les avancées de sa présidence et son indéniable capital sympathie.

 

  • Une embellie économique

Compte tenu de la crise économique, la réélection de Barack Obama est un véritable tour de force. Le président américain a toutefois pu compter sur une récente embellie. À quelques semaines de l’élection, l’annonce des chiffres du chômage lui a été favorable. Avec 7,8% de chômeurs en septembre, les États-Unis enregistrent le taux le plus faible depuis janvier 2009.

Des chiffres qui ont redonné le moral aux Américains. Selon une enquête de l’institut Gallup, pour la première fois depuis plus de cinq ans, davantage d’Américains estiment « aller mieux financièrement que l’an passé » que de personnes jugeant qu’elles vont « moins bien ». Parmi les personnes interrogées, 38% ont déclaré « aller mieux », 34% « aller moins bien » et 26% considèrent leur situation inchangée.

 

  • Les réussites du mandat d’Obama

 

 

Lors de sa campagne électorale, Barack Obama a su tirer profit des réussites de ses quatre années passées à la Maison Blanche. Sa mesure phare est sans conteste la réforme du système de santé. En 2010, il a réussi à faire voter une loi qui permet à 32 millions d’Américains supplémentaires d’accéder à une couverture maladie.

Le plan de sauvetage de l’automobile qui a permis d’éviter la disparition de Chrysler et de General Motors en 2009 a également été un important argument de campagne. Dans l’État-clé de l’Ohio, cette mesure prise par Obama lui a rallié le soutien d’une part cruciale des électeurs. « Le fait que Mitt Romney ait élevé la voix pour dire qu’il n’était pas d’accord avec le plan de relance mis au point par l’administration Obama n’a certainement pas joué en sa faveur », estime ainsi James André, envoyé spécial de FRANCE 24 dans l’Ohio.

 

  • Une stature internationale

 

 

Alors que son adversaire républicain Mitt Romney a multiplié les bourdes géopolitiques – notamment sur l’Iran ou le conflit israélo-palestinien -, Barack Obama s’est imposé sur la scène de la politique internationale. Même si son prix Nobel de la paix obtenu en 2009 a été critiqué, il a tenté d’améliorer l’image des États-Unis à travers le monde.

Le discours du Caire prononcé en 2009 est apparu comme une véritable main tendue vers le monde musulman. Le président démocrate peut aussi ajouter à son crédit l’élimination en mai 2011 de l’ennemi public numéro un des États-Unis, Oussama Ben Laden, ainsi que le retrait des troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan.

Pour Alison Smale, rédactrice en chef de l’International Herald Tribune, il a également fait évoluer la diplomatie par son style. « La politique étrangère de Barack Obama a été marquée par son caractère. C’est quelqu’un de calme et de très rationnel. Il a été aussi beaucoup plus actif », a expliqué la journaliste sur l’antenne de FRANCE 24. 

  • Une popularité indéniable

 

Syndiquer le contenuFOCUS

 

Souriant, père et mari affectueux, omniprésent sur les réseaux sociaux, Barack Obama a su utiliser son image jeune et dynamique. Quelques jours avant le scrutin, il est aussi apparu en président actif après le passage de l’ouragan Sandy. Alors que George W. Bush avait mis quatre jours à réagir après l’ouragan Katrina en 2005, Barack Obama a tout de suite pris en main les opérations et n’a pas hésité à aller sur le terrain pour rencontrer les sinistrés.

À l’inverse, son adversaire républicain n’a pas réussi à lever les zones d’ombres sur sa personnalité. Sa religion mormone, sa fortune personnelle et sa gaffe sur les « 47% d’assistés » ont instauré une distance. « Mitt Romney a fait une bonne campagne, mais il n’a jamais réussi à créer cette relation avec les électeurs, cette petite étincelle qui fait la différence et qui fait que les foules suivent et soutiennent un candidat », analyse Stanislas de Saint-Hippolyte, correspondant de FRANCE 24 aux États-Unis. 

 

  • Les femmes, les jeunes et les Latinos

 

Syndiquer le contenuanalyse

 

Mais le président sortant a surtout su mobiliser un électorat décisif : les jeunes, les femmes et les Latinos. Selon les premiers sondages, 71 % des électeurs hispaniques ont voté pour lui, soit quatre points de plus qu’en 2008. Ce vote de la communauté latino s’est révélé crucial dans plusieurs États comme la Floride, le Colorado ou le Nevada.

Le candidat démocrate a aussi su mobiliser les jeunes. Il aurait rassemblé 59 % des 18-29 ans, contre 37 % pour Mitt Romney. Pour séduire cet électorat, Barack Obama était lui-même intervenu sur le célèbre site communautaire américain Reddit.

Enfin, alors que Mitt Romney s’est aliéné une grande partie de l’électorat féminin après ses propos sur « les classeurs pleins de femmes » et les positions très conservatrices des républicains sur la contraception ou l’avortement, Barack Obama a ciblé avec succès les femmes. Avec à ses côtés son épouse Michelle et ses filles, il a mis au premier plan des questions sociales comme l’avortement ou encore l’égalité des salaires. Selon les premiers sondages, 54 % des femmes ont ainsi voté pour le président sortant, contre 44% pour son adversaire républicain.

 

 

http://www.france24.com/fr/20121107-raisons-succes-barack-obama-victoire-etats-unis-maison-blanche-election-presidentielle-usa


%d blogueurs aiment cette page :