La sortie du film Vakans de Olivier Martelly le fils aîné de Sweet Micky: le pays Haïti qui ne mourra pas


C’est le samedi 18 février 2022 que BigO a sorti le film Vakans qui met en vedette la chanteuse haïtienne Rutshelle Guillaume comme l’actrice principale et les frères Martelly dont Olivier Martelly que les derniers confinements contre le Covid-19 ont fini par grossir un peu et ses deux petits frères Sandro Martelly et Yanni Martelly. Ce film qui est disponible en ligne pour l’instant, semble avoir jusqu’à présent un très bel accueil du public particulièrement de la diaspora haïtienne puisque la grande première du film a eu lieu à Miami dans Little Haiti.

Je ne l’ai pas encore visionné, cependant le synopsis publié sur You Tube ainsi que les quelques commentaires de certains spectateurs nous annoncent et me laissent déjà entrevoir un vieux cliché de la Bourgeoisie haïtienne et qui remonte à la période coloniale où le blanc ou le bourgeois haïtien mulâtre actuel insatisfait de sa femme finit par avoir des enfants avec sa négresse domestique et lesquels enfants n’auront aucun droit ni de reconnaissance légale.

Le film Vakans semble reprendre ce vieux préjugé de la bourgeoisie mulâtre avec une jeune belle femme Noire bien arrondie, aux dents blanches et gencives violettes vient travailler comme servante dans une maison où des enfants se retrouvent seuls sans leurs parents laissant trainer par-ci et par-là leurs linges et toutes autres choses. L’usage du créole est bien tombé même si rien ne me laisse anticiper que la langue du message ne soit pas bien travaillée ou poétisée puisqu’il semble manquer de la poésie. Tout est là, la bourgeoisie regarde toujours les personnes noires de très haut et tout y est dans Vakans.

Évidemment, j’espère qu’il ne s’agit pas d’un film médiocre avec très peu ou pas de suspens, avec très peu ou pas d’intrigues mais un vrai film dont les jeux des acteurs sont percutants et qui provoquent de réelles émotions chez les spectateurs de telle sorte que l’on puisse vraiment s’accrocher à la fois aux personnages qu’à l’histoire même du film. Par contre il y a deux critiques que je ne peux pas ne pas me permettre de signaler: la première c’est le né du réalisateur qui est resté collé sur le compas ( sous toutes réserves) alors que ce réalisateur et les producteurs auraient pu jouer et même tabler sur la musique Joseph Ray qui a remporté plusieurs prix et qui a touché beaucoup de gens dans le monde, ils ont raté une très belle occasion. Mais qui sait pour la prochaine fois, néanmoins il faut travailler en équipe tout comme je les offre ma tribune et une critique gratuite. La deuxième critique, je la garde pour moi-même.

Dans un autre ordre d’idées, et c’est l’essence de notre intérêt pour ce film, sans oublier très certainement les différentes controverses autour du financement du film et que plusieurs croient qui aurait été financé par l’argent du Petro Karibe ou encore les fanatiques de Ruthshelle n’aurait pas due accepter de jouer dans le film, la question que nous nous posons c’est qu’est-ce qui motive l’entreprise BigO à se lancer dans le domaine du cinéma haïtien à l’heure où le pays n’a plus de salle de cinéma ouverte et surtout lorsque le pays est systématiquement contrôlé par des groupes de gangs armés que les régimes Tête kale ont laissé comme héritage au pays?

Pour les fans de Ruthshelle, je dois leur dire, le ventre vide ne se tient pas debout tout seul, donc, elle est une artiste et elle doit travailler et gagner sa vie. D’ailleurs si ce n’est pas elle, ce sera quelqu’un d’autre et tant qu’à faire elle y va , dixit. En ce qui concerne les Petro chalengers de l’argent Petro Karibe, il me semble que la réponse des martelly est assez claire, l’argent est en Vakans.

Il est vrai qu’il y a une que nous sommes certains qui arrivera bientôt c’est que quoiqu’il en soit la sécurité va revenir en Haïti et en fonction de cette certitude, tous les projets culturels seront toujours les bienvenus pour le pays. Et justement à ce propos, le groupe BigO de Olivier Martelly devrait pouvoir s’inscrire dans le registre de la modernisation de l’industrie cinématographique d’Haïti en faisant d’une pierre deux coups : donner une portée internationale et numérique au cinéma haïtien. Néanmoins, là où le bas blesse c’est quel aspect de la culture haïtienne qui serait plus rentable pour des investissements privés et qui pourrait être bien accueilli par le public.

Au niveau international, une offre de contenus modernes et concurrentiels de la culture haïtienne impliquerait que nos cinéastes, nos réalisateurs, nos producteurs et nos distributeurs de produits culturels développent plusieurs partenariats avec l’Afrique qui est en période de grandes transformations économiques et sociales tout en gardant les yeux fixés sur l’Europe et l’Amérique. Le niveau des revenus du continent africain s’améliore de plus en plus et c’est la principale zone économique et culturel qui devrait d’abord intéresser les différents acteurs de l’industrie culturelle d’Haïti.

Hermann Cebert

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