Pourquoi il n’y a pas de budget pour la culture durant la pandémie, pourtant les artistes crèvent psychologiquement et financièrement? Texte écrit par Hermann Cebert


Avez-vous constaté au cours de cette dernière année dans tous les budgets présentés par les différents gouvernements que aucun d’eux n’a débloqué des fonds pour la culture dans tous les pays où la pandémie la coronavirus ne cesse de faire des ravages en pertes de vies humaines dont les vieux et les jeunes.

Pourquoi il n’y a pas de budget pour la culture durant la pandémie, pourtant les artistes crèvent psychologiquement et financièrement? S’agit-il d’une vision simpliste de la culture qui est responsable du manque d’intérêt des dirigeants pour la culture et qui les pousse de fait à abandonner le secteur de la culture? Quel devrait être le rôle et la place de la culture pour nous citoyens en cette période de confinement, de couvre-feu et de vagues successives de contaminations et de propagations de la covid-19?

Puisque personne n’a jusqu’ici posé et reposé ces questions, ni non plus personne n’a tenté d’offrir les réponses appropriées, dans les lignes qui vont suivre, nous allons essayer d’apporter notre grain de sel en posant comme prémisses: l’absence de vision de nos dirigeants ainsi que l’incapacité de ces derniers à gérer en même temps plusieurs problèmes majeurs.

Tout d’abord, faisons quelques constats importants concernant les rythmes et les vagues de propagations et de contaminations de la covid-19.

En effet, dans les premiers moments de l’apparition de la coronavirus, plusieurs dirigeants se permettaient de faire croire aux citoyens que Ça allait bien aller et nous avons en tête le fameux slogan de ralliement, de résilience et d’espoir: «Ça va bien aller», c’était la première vague où l’on négligeait les personnes âgées qui vivaient dans les centres privés et les résidences pour ces personnes âgées. Inutile de relever les diverses facettes de cette catastrophe où l’on procédait à la sélection des personnes que l’on devait laisser mourir ou d’autres que l’on abandonne puisque le personnel affecté à ces services avait peur et commençait à se contaminer. Sans oublier les fameux délestages des autres maladies mortelles telles que les cancers et les autres opérations de chirurgie cardiaque.

Ensuite arrive le moment où les dirigeants pensaient avoir contrôlé la pandémie et qu’ils décident de desserrer les mesures prises telles que déconfinement, ouverture d’écoles, reprises de cours en classes, réouverture des magasins et des centres sportifs. C’était la grande recréation pour tous les secteurs. Cependant, très rapidement, les niveaux de contaminations et de propagations remontent vertigineusement en hausse, c’était les annonces de la deuxième vague. On revient avec les mesures sanitaires beaucoup plus dures que celles de la première vague avec des couvre-feu qui forcent les citoyens à rester à la maison et à sortir pour seulement ce qui est vraiment essentiel. On continue de compter des morts sauf que cette fois-là, les autres catégories d’âges sont aussi victimes de la covid-19 montrant ainsi que tout le monde peut être contaminé et tout le monde est porteur potentiel.

Entre temps, les grandes compagnies pharmaceutiques annoncent la production de leurs vaccins alors que, elles ne respectent pas toutes les procédures habituelles qu’elles devaient respecter pour la qualité de leurs produits. C’est le va-vite qui prend le dessus car selon les dirigeants mieux vaut avoir des vaccins qui ne sont pas scientifiquement et raisonnablement efficaces que d’offrir des alternatifs naturels en attendant de bons produits de vaccins.

Les grandes firmes pharmaceutiques triomphent haut la main car elles arrivent à imposer leurs visions mercantilistes et affairistes qui sont caractérisées par la fabrication de produits de dépendance qui ne doivent jamais régler à cent pour cent un problème de santé. Autrement dit, en acceptant des produits de vaccins qui ne respectent pas les procédures habituelles de validation, les dirigeants décident de rendre la pandémie inguérissable et donc, désormais, nous devons vivre avec la pandémie pour de très longues prochaines années encore. Par conséquent, nous devons commencer à nous habituer à vivre avec la covid-19 de telle sorte que les masques seront obligatoires pour très longtemps, que les couvre-feu sont appelés à rester puisque le contrôle des sorties et des libertés de circulation des citoyens l’exige avec bien sûr, quelques grandes perspectives de rationnement alimentaire en vue à moyen et long terme.

Évidemment, ce qui nous permet de nous projeter dans le temps c’est un autre constat du rythme des vaccinations par rapport à l’incessante croissance des contaminations et des propagation de la covid-19. En effet, Au Chili, près de 36% de la population chilienne sont déjà vaccinés; au Bahrein, c’est également près de 36% de la population qui sont vaccinés. Pourtant, en même temps, on a relevé des hausses presque équivalentes de propagations et de contaminations de ces mêmes populations. Pour avoir fait des statistiques et des calculs économétriques dans une vie passée, dois-je comprendre ou supposer qu’il pourrait y avoir quelques liens que ce soient entre les niveaux de vaccination et et de contamination et de propagation de la pandémie? En tout cas, je me permets de douter pour satisfaire l’économiste qui est encore en moi. je laisse le soins aux aux spécialistes plus actifs dans les statistiques de nous faire la lumières sur ces probables liens.

De même, tout aussi importer à se rappeler, et cela durant toutes les subséquentes vagues de contamination et de propagation de la covid-19, les détresses psychologiques, les suicides, la violence conjugale, la violence et la maltraitance envers les enfants continuent d’augmenter continuellement à cause des confinements imposés, à cause des isolements et des solitudes imposés sans oublier tous les cas de faillite et d’itinérance qui eux aussi grimpent sans cesse. Comment expliquer tous ces constats lorsque nous pouvons noter par ailleurs que tout ce que les dirigeants font c’est de retarder le surchauffe des établissements hospitaliers en sorte que celles-ci puissent recevoir un nombre défini de personnes contaminées sans débordement étant donné que les places ont toujours été limitées.

Bien entendu, du point de vue managériale, nous savons très bien que le délestage est le résultat d’un modèle de gestion à temps qui pour faire des économies présuppose que l’utilisation des espaces hospitaliers se fait à temps comme une sorte de production à la chaîne. Bravo les génies de la gestion!

Et, comme le disent certains analystes, les dirigeants gèrent la crise de la pandémie comme s’ils étaient en train de construire un avion en plein vol. Admettons que cela soit vraie, peut-on négliger pour autant certaines planifications? Est-il impossible de planifier ou de gérer certaines urgences? Enfin, une année déjà de gestion de la pandémie, ne devait-on pas avoir quelques résultats d’évaluation de la gestion globale de la pandémie voire, quelques formulations de proposition de ce que pourra être au final la pandémie?

En absence de ces évaluations, nous devons admettre que l’on continue de nager au Coeur d’un avenir totalement incertain qui pourrait nous conduire dans une très grande catastrophe humanitaire en sorte que la pandémie pourrait durer au minimum dix ans si tout continue d’être géré de la même manière. De même si les gouvernements ne décident pas de produire leurs propres vaccins et s’ils continuent de dépendre des compagnies pharmaceutiques dont ont connait les objectifs qui sont de faire des profits.

D’ailleurs, on a vu que à chaque fois qu’elles devaient faire des livraisons de vaccins comment elles nous inventent des problèmes et des difficultés de telle sorte qu’elles ont été obligés de retarder ces livraisons et prolongeant ainsi les durées entre les premières doses et les deuxièmes doses des vaccins. En parlant des écarts entre les doses de vaccination, là encore, tout semble indiquer qu’il y aura des impacts sur les efficacités des vaccins dont certains spécialistes prétendaient que cette durée ne devait pas dépasser d’abord quarante cinq jours, tandis que d’autres rallongeaient cette durée jusqu’à cent vingt jours. Par contre au cas où ces délais ne sont pas respectés, est-ce que les premières ou uniques doses seront encore efficaces ou bien tout sera à recommencer? Là est la question qui tue. On ne semble pas vouloir sortir de l’auberge.

Aujourd’hui, treize mois depuis que nous sommes en plein de la pandémie, c’est la troisième vague qui a déjà commencé avec ce que l’on appelle les variants britanniques, brésiliens et Sud-Africains qui sont le même virus mais permuté et transformé en un virus plus agressifs et surtout plus mortel que le premier virus souche que l’on a eu au cours des deux précédentes vagues de grandes contaminations et de propagations.

Néanmoins quelques faits doivent être remarqués c’est que les citoyens sont de plus en plus inquiets par rapport au différentes mesures prises par les gouvernements et dont les résultats ne sont toujours pas convaincants. De plus, les citoyens semblent détecter quelques anguilles sous roches en ce qui concerne la globalité même de la pandémie en rapport aussi avec les inefficacités des mesures prises jusqu’à présent.

En tout cas, la colère commence déjà à gronder très fort comme si ces citoyens en ont maintenant marre compte tenu des sacrifices qu’ils ont déjà consentis dont leurs droits qui sont actuellement séquestrés par les gouvernements pour très peu de résultats au final. En Italie par exemple il y a eu des affrontements entre manifestants et policiers comme ce fut le cas hier au vieux port à Montréal. Un peu partout, il y a des groupes anti masques, des groupes anti couvre-feu, des groupes de parents qui réclament une certaine souplesse dans les mesures sanitaires pour leurs enfants, il y a également des groupes de jeunes qui crient au secours et qui commencent à manifester parce qu’ils sont en détresse. Bref, le ras-le-bol s’intensifie et personne ne peut prédire qu’il n’y aura pas de plus gros soulèvements qui risquent d’éclater un peu partout dans les jours et les mois à venir.

Bien entendu, il ne faut pas chercher dans les médias traditionnels toutes ces informations et surtout pas nos constats et nos analyses car, presque tous les médias collaborent avec les gouvernements en place puisqu’ils reçoivent de très fortes sommes d’argent estimés en millions de dollars chaque mois sous forme de publicité et de propagande des gouvernements. Or c’est justement là où la crise trouve tous ses éléments polluants qui risquent de l’aider à rester pour très longtemps encore, soit dix ans selon nos projections en fonction de l’ensemble des différents paramètres que nous avons essayé de mettre en évidence.

Compte tenu de telles éventualités et surtout des risques de grands soulèvements populaires je crois que les gouvernement se doivent de planifier certains programmes de défoulements et de réjouissances pour les populations. Or qui dit défoulement, et réjouissance, dit également de grands spectacles et qui dit enfin spectacle dit des artistes de toutes les catégories d’arts. L’art peut soulager plusieurs problèmes que vivent les populations. Qu’il s’agisse de la détresse psychologique, de la violence conjugale ou encore de la maltraitance des enfants, l’art peut véritablement servir de thérapie pour plus d’un et du coup éviter ce qui semble s’approcher à grands pas vers nous, la perte de repère et la perte de goût à la vie.

D’ailleurs ce n’est pas nouveau dans l’histoire de l’humanité puisque l’art avant de se confiner dans les salles fermées, il était dans les rues et ce sont les artistes qui allaient à la rencontre de leurs spectateurs. En effet, à Cuba dans les usines il y a des lecteurs attitrés qui chaque jour lisent des romans, de la poésie pour les travailleurs pendant qu’ils travaillent. En Haïti, dans les bus, il y a des pasteurs, des commerçants, des comédiens, des diserts qui profitent pour distraire et amuser les passagers décompressant ainsi plusieurs personnes qui bien souvent traversent de grandes épreuves dans leurs vies. Je ne sais pas s’il y a des études sur les bienfaits de ces distractions et de ces moments d’amusements de rire qui ne durent que quelques arrêts cependant pour avoir profité de ces moments de répit, c’est vraiment réconfortant car l’instant d’un arrêt d’autobus à un autre quelques éclats de rires soulagent et décompressent.

Compte tenu des diverses mesures prises actuellement tout en pensant également aux diverses autres qui seront prises également dans le cadre de la pandémie covid-19, et vu également les problèmes financiers et psychologiques que vivent la grande majorité des artistes je me demande pourquoi les gouvernement n’ont pas pensé à engager les artistes pour offrir des spectacles ambulants un peu partout dans le pays. Je suppose que des artistes et des comédiens pourraient exposer leurs peinture un peu partout, lire des textes ou des piécettes dans les bus, dans les trains, dans les métros, au coin d’une rue passante sans que personne ne soit obligé de s’arrêter ou de s’attrouper. Je suppose que des musiciens pourraient monter des chars allégoriques pour jouer de leurs musiques dans toutes les rues et par quartier à partir des heures du couvre-feu étant donné que personne ne peut sortir de chez eux. Les spectacles viendraient aux citoyens chez eux même.

J’imagine si les gouvernements voulaient réfléchir sérieusement aux diverses détresses que vivent les citoyens qui sont obligés de rester chez eux sans pouvoir voir et rencontrer leurs amis, leurs parents, ils mettraient en branle tout un ensemble de services culturels qui auraient pu soulager les populations. Et du coup, les artistes seraient moins préoccupés par leurs problèmes financiers car ils auraient un emploi et de deux, ils auraient assez de plaisir puisqu’ils feraient ce qu’ils aiment faire, pratiquer leurs arts.



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