Comment apprendre à distance: à la recherche de nouvelles méthodes d’apprentissage et d’enseignements. Texte écrit par Hermann Cébert


Voici un sujet que je vous invite tous à partager dans vos cercles d’amis surtout en ce temps où l’école à distance commence à prendre plus de place mais aussi parce que l’école à la maison ou l’éducation à distance va devenir de plus en plus une part importante de notre réalité. Le modèle que je vous propose est un vieux modèle que nous avons tous utilisé dans notre vie et c’est lui que que nos parents ont utilisé pour nous apprendre notre langue maternelle. Partager le texte car il peut se révéler le meilleur outil pour les périodes de crises mais plus personnellement pour se former, s’éduquer et approfondir ses propres connaissances ou sa propre culture. Moi, je l’utilise depuis très longtemps déjà.

C’est grâce à ma mère que j’ai pu le découvrir lorsque un jour, pour me donner confiance en moi elle m’avait dit: Tu peux apprendre tout dans la vie. Et moi, (ma mère qui continuait à parler) je le sais mieux que quiconque car, si tu as été en mesure d’apprendre ma propre langue sans effort et en très peu de temps, quelque chose qui est très complexe lorsque nous savons comment les langues sont complexes et difficiles lorsqu’on a déjà appris une nouvelle, il n’y a rien dans ce monde que tu ne peux pas apprendre. N’importe quel imbécile qui te dit un jour que tu n’es pas capable ou pourri dans une matière, ne lui parle plus et sors le dans tous les aspects de ta vie. Moi, j’ai donné naissance au garçon le plus intelligent et personne ne doit te faire accepter le contraire. ( tout jeune je bégayais en plus d’être gaucher mes premiers professeurs étaient assez méchants)

Jusqu’à présent, la pandémie de la maladie la Coronavirus a déjà fait beaucoup de victimes et, à l’heure où j’écris cet texte, personne ne peut prévoir combien d’autres personnes qui mourront de cette pandémie. Bien entendu, lorsque je parle de victimes de cette pandémie, je ne parle pas seulement des victimes directes qui seront de plus en plus nombreuses et qui sont en très grande majorité les personnes âgées bien que, les variants soient beaucoup plus mortels pour les jeunes et pour les populations économiquement actives des vingt cinq ans à cinquante cinq ans.

En fait, je parle surtout des victimes collatéraux que je dénonçais déjà au tout début de la pandémie et à travers mes messages qui voulaient être suggestifs pour nos dirigeants, je parlais des personnes itinérantes, des problèmes de dépression et de détresses psychologiques pour chacun de nous mais plus particulièrement pour les élèves et les enfants qui subissent la maltraitance, les femmes qui subissent de la violence conjugale, les toxicomanes et les héroïnomanes qui pouvaient devenir plus agressifs par manque de drogue et d’argent pour leurs consommations.

À ce groupe aujourd’hui, je suis obligé d’ajouter tous les secteurs de l’éducation comme les enseignants qui ne se sont jamais adaptés aux divers changements que l’informatique et la télématique les imposent. D’ailleurs les dirigeants du secteur de l’éducation se sont jetés têtes baissées dans l’école à la maison ou à distance sans bien réfléchir dans quoi ils se lançaient en reproduisant la même école traditionnelle qui nécessitait quatre choses fondamentales de la part des élèves ou des apprenants soit: la disponibilité, la présence, l’attention et la motivation. Comme conséquence de cette absence de planification, on a des échecs flagrants et surtout des élèves qui tombent en grande dépression.

Évidemment, au lieu de réfléchir sur ce qui n’a pas fonctionné avec la reproduction des méthodes d’enseignements traditionnels compte tenu des nouvelles réalités et les nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage que requièrent les distanciations et l’école à distance, on préfère retourner les élèves en classe sous prétexte que les risques encourus seraient moins dommageables que les problèmes de santé mentale et d’échecs. Quelle absurdité! Autrement dit, les dirigeants préfèrent exposer les enfants aux risques de contamination et de propagation que de prendre leur temps pour repenser ou bien pour penser tout simplement de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage.

Bravo les grands planificateurs du développement. Vous êtes bien rémunérés mais pour réfléchir à pas grand chose.

L’école à distance exige ds nouvelles méthodes d’enseignement et également de nouvelles méthodes d’apprentissage par les élèves et les étudiants. Cependant, personne ne pense à les penser. Bien entendu, ce n’est pas un hasard que l’on essaye de faire du neuf avec du vieux, c’est le recyclage, la réutilisation et la réduction, les trois R de l’environnement pédagogique pour emprunter un terme à la mode par les écologistes.

Malheureusement, compte tenu des risques élevés de contamination et de propagation de la covid-19 dont les variants Anglais, Sud-Africain et du Brésil (des noms que je n’aime pas pour désigner les permutations de la coronavirus, sont beaucoup plus dangereux pour les enfants et les jeunes adultes et en ce sens, les décisions gouvernementales pour retourner les élèves sur les bancs d’écoles sont non raisonnables et de fait, constituent de mauvaises décisions. Les responsables des systèmes d’éducation se doivent de revenir sur leurs décisions sinon ils font courir les enfants des risques de mort très élevés.

En revanche, pour pouvoir revenir avec l’école à distance il faudra bien avant qu’ils décident d’offrir de nouvelles méthodes d’apprentissage et aux enseignants de nouvelles méthodes d’enseignement. Comme nous le faisons habituellement, nous allons faire un survol du tout premier modèle d’enseignement et du tout premier modèle d’apprentissage par lesquels nous sommes tous passés et qui n’ont jamais enregistré d’échec. Ces vieux modèles peuvent s’adapter à n’importe quel type d’élève et de nos jours, ils s’adaptent beaucoup mieux encore avec les progrès de l’informatique et de la télématique pourvu qu’on le partage avec les apprenants à distance ainsi qu’à leurs enseignants.

Voyons voir.

Pour commencer, disons que nos mères sont des génies en matière d’éducation, de socialisation de leurs enfants, de transmissions de leurs valeurs, de leurs cultures, de leurs principes, de leurs habitudes et, elles transfèrent à leurs enfants avec de très grandes facilités. D’ailleurs, la première et la plus grande transmission pour ne pas dire le plus grand miracle qu’elles ont réalisé dans leurs vies à côté de donner naissance à leurs enfants, c’est la transmission de leurs langues. Elles n’ont pas eu besoin d’être pédagogue, grammairienne, linguiste, philologue pour apprendre à leurs enfants leurs langues pourtant, elles arrivent à apprendre et à transmettre leurs langues à leurs enfants sans difficultés à tel point, que certains enfants devenus grands peuvent se permettre à certain moment de la durée de dire à leurs mères qu’ils s’expriment ou qu’ils parlent bien mieux la langue de leurs mères que leurs mères même. Autant dire, les mamans ont une méthode efficace pour transmettre un grand nombre de connaissance et de savoir à leurs progénitures sans être des spécialistes à proprement parler, puisque en soi, elles sont de bien meilleurs spécialistes que plusieurs qui se prennent très au sérieux.

Tout ceci dit, rappelons-nous comment nous avions appris notre langue maternelle. Bien entendu, on ne se souvient pas vraiment comment nous avions appris la première langue de notre vie. Cependant, avec le temps et en grandissant aux côtés des enfants nous savons comment les enfants ont bel et bien appris leurs langues maternelles. Pour certains parmi nous, dès que nos mères avaient appris qu’elles étaient enceintes elles se sont mises à nous parler, à nous faire écouter de la musique, à nous lire des histoires, à nous raconter leurs vies et surtout à nous imaginer naître, à nous imaginer parler, marcher, courir et jouer en bonne santé. Après sept à neuf mois, nous arrivons au monde. Et, depuis ce jour, sans savoir si nous sommes nés muets ou non, handicapés ou non, nos mères ont commencé et ce sans relâche, à nous parler sans nous demander de nous asseoir devant elles (la disponibilité et le présentiel) avec un cahier et un crayon pour prendre note. Non plus, elles ne nous ont pas obligé de nous concentrer devant elles pour ne pas rater tout ce qu’elles essayent de nous dire ou de nous transmettre comme connaissance de la manière de dire, de bien dire avec tel ou tel accent (l’attention). Et enfin, nos mères ne nous ont jamais obligé ou encore ne nous ont jamais fixé une certaine durée pour apprendre telle aspects ou telle autre complexité de leurs langues (le temps).

En d’autres termes, même pour apprendre la chose la plus importante de notre existence, la langue de nos parents, il n’a jamais été nécessaire d’exiger aux enfants d’être disponibles, d’être attentionnés pour un temps nécessaire en vue d’apprendre non plus pas de motivation. Tout se faisait naturellement, sans aucune exigence, sans aucun effort à la fois du côté de l’apprenant que du côté de la maman ou professeurs. Pourtant, à un moment donné comme par magie, le miracle se réalise, l’enfant prononce le premier mot magique, : Maman, Papa, Tatie, Tonton, Mamie etc… Certains enfants arrivent à commencer à parler après trois ou six mois comme ce fut le cas pour moi. Pourquoi sommes-nous ou bien étions-nous capables d’apprendre notre langue maternelle avec autant de facilité et en si peu de temps alors que l’école nous oblige quinze à vingt cinq ans pour apprendre des choses qui sont trouvées par le même cerveau humain et qui sont toutes sorties de la tête des hommes comme nous sous prétextes qu’il s’agit de choses trop complexes pour la grande majorité d’entre nous? Pourquoi il y a autant de différence entre la vieille méthode de nos ancêtres et celle produite par les plus grandes intelligences de notre espèce, les spécialistes? Il y a quelque chose qui ne semble pas bien fonctionner et peut-être qu’il faudrait revenir à ce qui est naturel chez les humains.

Une simple pandémie nous a complètement bouleversé et chambardé tous les aspects de nos organisations et de nos fonctionnements pourtant, nous prétendons être des êtres évolués , avancés et voire supérieurs. Tout le monde panique et les dirigeants s’affolent apparemment sans raison valable. Nous préférons rester dans nos cocons avec notre propre gang sans permettre aux vrais penseurs de nous suggérer leurs solutions et leurs réponses à des problèmes qui nous paraissent trop complexes. Cessons les clivages et les proximités en ouvrant des espaces à plus d’un, aux plus compétents.

De ce qui précède, il faut admettre qu’il y a de nouvelles méthodes qui existent et qui pourraient correspondre aux besoins de l’heure informatique dans le domaine de l’éducation. Par conséquent, tout ce que nous devons faire c’est de les trouver et de les utiliser ou de les appliquer au lieu de prendre des mesures et des décisions qui mettent en péril nos enfants. Et comme je le dis trop souvent d’ailleurs, ce n’est pas parce que quelque chose semble donner des résultats qu’il fonctionne à cent .pour cent. Une demie mesure reste et demeure une demie mesure. Nous devons nous tourner vers l’excellence et cette excellence est toujours à notre portée, il suffit simplement de la trouver là où elle est, dans la population. Malheureusement tout le monde est toujours en train de gérer des urgences et incapable de planifier en période d’urgence, les dirigeants, les spécialistes et les parent. Où est la proactivité que la gestion moderne nous exigeait depuis longtemps déjà?

Voyons à présent comment se donne les cours à distance et surtout dans quelle réalité participent nos jeunes dans ces cours en ligne ou à distance. En effet, lorsque certains gouvernements avaient lancé leurs programmes de cours en ligne, de l’école à la maison, j’en avais profité pour aller les voir. De même étant donné ma proximité avec certains jeunes, j’en avais profité également pour les questionner sur la manière que se donnaient les cours. À ce jours je crois en avoir parlé avec plus d’une centaine avec qui j’ai pu partager mes différentes approches et à qui j’ai pu donner quelques conseils. Presque tous ceux qui sont revenus me voir m’ont complimenté pour me dire combien cela les avait aidé à réussir haut la main et surtout à passer à travers jusqu’à présent la pandémie. C’est ma plus grande satisfaction. Je suppose que les grands experts se cachent à huis clos présentement pour faire semblant de réfléchir entre eux sans impliquer la population dans quelque chose qui les concerne la chose éducative pour pouvoir aboutir aux mêmes conclusions de l’école traditionnelle. C’est la réalité même de tous les dispositifs discursifs, on ne peut voir et dire que ce qui est à l’intérieur d’un groupe fermé. On se complet dans sa propre réalité et chacun se congratule. Pourtant, il suffisait de sortir de la boite, sortir de sa zone de confort pour trouver de nouvelles idées et de nouvelles solutions.

Selon certains jeunes qui ont fait l’école à la maison ou l’école à distance, le fait d’être à la maison pour suivre leurs cours les empêche de se concentrer à suivre un professeur dont ils ne voient pas toujours le visage. Juste d’être à la maison où ils ont accès à leurs téléphones, à leurs iPads ainsi qu’à l’internet et les réseaux sociaux ne les met pas dans un état d’attention et de motivation soutenue pour suivre et comprendre un cours. De même, le fait qu’ils soient capables d’aller se chercher à manger ou d’aller faire leurs besoins sans être obligés de demander la permission constituaient également de véritables handicapes pour pouvoir rester assis pendant une heure à deux heurs d’affilées. Évidemment, nous savons que ce ne sont pas les vrais problèmes qui les empêchent vraiment de suivre un cours à distance, ni non plus qui affectent leur motivation, leur concentration, leur disponibilité pendant le temps que dure un cours. Le problème est ailleurs.

Autrement dit, tous les problèmes que les élèves rencontrent sont liés à leurs méthodes d’apprentissage et non au modèle de l’école à la maison ou à distance. Les élèves essayent d’apprendre dans une école qui est différente de celle qu’ils sont habituée, celle qui donnait ses cours dans un espace clos, par un professeur autoritaire qui fait ses propres lois. À la maison nous sommes dans un autre paradigme, l’élève est responsable de sa propre disponibilité au cours, de son attention, de sa motivation et de son temps sauf que, les autorités éducatives décident d’imposer aux élèves les mêmes exigences de l’école présentielle telles que: leur disponibilité, leur attention, le temps voire des horaires assez rigides qui s’opposent à la logique et aux réalités de cette nouvelle école à distance où les élèves devaient être responsable et gestionnaires de leur apprentissage.

Personne ne peut évoluer dans un tel système de contrainte alors que la réalité est en contradiction directe avec ce système contraignant. Un vieux problème du capitalisme, nous obéissons aux lois que nous créons, sauf que dans ce cas-ci, ce sont les lois de nos adhésions par les obligations sociales de nos parents et de l’État que nous devons obéir alors que chez nous nous devrions être totalement libre de nos actions. Les contraintes s’imposent et le système est rigide dans sa forme et dans son exécution. Pourtant, comme nous le disons, en étant à la maison, les élèves devraient pouvoir eux-mêmes décider de la manière, du moment , du temps et de leur disponibilité pour commencer leurs journées d’école malheureusement l’école traditionnelle transférée à la maison se transpose chez eux en s’imposant comme tout était pareil. Non, c’est une nouvelle école où les élèves devaient être libres. Or, un cours à distance, ou l’école à distance et à la maison devrait être l’expression et la manifestation de la liberté absolue puisque cette école s’oppose à toutes les formes de contraintes. Elle devrait être un choix bien qu’elle ne puisse pas l’être selon la vision sociétale actuelle. En tous cas, elle devrait être de la prise en charge de soi comme forme de perversion de la liberté qu’elle suppose en être l’expression.

D’ailleurs, je me souviens même avoir lu des études qui expliquaient que les adolescents avaient tendance à aller dormir très tard et qu’ils avaient beaucoup de misère à se lever tôt le matin et que l’on avait même recommandé de commencer les cours plus tard afin de les permettre d’être plus disposés et plus concentrés pour entamer leurs journées académiques. Où sont passées ces connaissances sur l’apprentissage des ados. Je présume qu’elles sont mises de côté quant était venu de les considérer. Personne n’en parle. pas même la presse traditionnelle qui invite des spécialistes de qui on a rien à apprendre puisque leurs opinions sont pareilles aux opinions du commun des mortels.

Voilà pourquoi, on devait avoir préparé les enfants à cette école en les expliquant qu’il s’agit de leur propre responsabilité de suivre leurs cours en choisissant de déterminer eux-même à quel moment qu’ils décideraient de suivre leurs cours soit trois (3) à quatre (4) heures par jours et 2 autres heures d’analyse et de compréhension nécessaires par cours (cette dernière, les deux heures, sont facultatives pour certains qui sont capables de comprendre d’un coup (bien que tous ont cette capacité) Par conséquent, on ne devait, sous aucun prétexte, imposer ni horaire, ni disponibilité, ni attention ni non plus un temps défini à un élève pour suivre ou assister à un cours en ligne puisque on a la possibilité de tout enregistré puis de tout diffuser en ligne dont les élèves peuvent y accès en tout temps. En décidant de ce que doit être la réalité de l’apprentissage, on bouscule, on impose et on oblige aux élève à suivre et à respecter des contraintes virtuelles qui ne devaient pas exister. Et dans ce cas, on crée des contradictions dans l’entendements des élèves, ils sont obligés de respecter certaines disciplines qui dans la réalité ne devaient pas être contraignantes vu les circonstance et la réalité qui va avec cette nouvelle école à distance, ce qui est contraire à la nature de la nouvelle réalité de l’école à distance.De plus conséquemment, on crée des problèmes psychologiques à cause de la rigidité même de ces lois virtuelles. (l’élève suppose qu’ils sont libre d’étudier quand ils veulent, au moment qu’ils veulent, selon leur propre programmation cependant, dans les faits, ils sont obligés de se réveiller à une certaine heure, se placer dans telle condition, assister et suivre selon une certaine attention, pour un certain temps. C’est le désordre mental.

Pourtant, et c’est là que je pense à la manière que l’on a tous appris notre langue maternelle, aucune contrainte, aucune disponibilité, aucun calendrier, aucune attention, aucune motivation, la liberté totale. Et dans ce cas, repensons à cette méthode que nos mères ont utilisé pour nous apprendre tout ce qu’elles nous ont appris dont notre langue maternelle. En effet, admettons que tous les cours avaient été pré-enregistrés et que l’on y avait accès en tout temps. Imaginons que on était libre d’étudier à notre aise, selon notre propre disponibilité, en se définissant soi-même le moment à se consacrer sans être obligés de le faire par peur d’être surveillé, contrôlé et sanctionné. Je suppose que l’apprentissage deviendrait une affaire personnelle, donc une entière liberté. Malheureusement, la manière que les autorités éducations ont propulsé les jeunes dans l’école à la maison est tout le contraire de ce modèle idéal.

Admettons à présent que les élèves étaient libres de suivre leurs cours en toute liberté. Cela signifierait qu’ils décideraient eux-même à quel moment se consacrer à leurs études au cours de la journée ou de la semaine et les cours seraient plus facile à suivre et à comprendre. Mieux encore, supposons qu’en plus d’avoir cette liberté d’apprentissage,les élèves pouvaient choisir les cours spécifiques qui les intéressaient selon leurs objectifs dans la vie et selon leurs propres intérêts personnels, on peut imaginer qu’au lieu que ce soient les élèves qui devaient s’adapter à l’école ce serait l’école qui s’adapterait à eux. Dans une telle école de totale liberté, on aurait plus de spécialistes et de bien meilleurs élèves et étudiants. Et en ce sens, on aurait reproduit les conditions idéales dans lesquelles nous avions appris notre première langue. Évidemment, si vous suivez ma démarche et la construction de mes propositions d’une meilleure méthode d,apprentissage, vous devez vous rendre compte qu’il n’y a pas encore de garantie du succès de l’apprentissage parce que c’était la dernière chose que je voulais aborder.

En effet, le succès de l’apprentissage en toute liberté s’articule autour d’une part des conditions de l’apprentissage, ce que je viens de développer et qui rejette toutes les formes de contraintes dont les différentes autorités qui interviennent dans l’enseignement et l’apprentissage tels que les professeurs, les notes ou sanctions ainsi que les contraintes virtuelles dont l’horaire rigide, l’attention, la disponibilité, le temps et la motivation. Dès lors que toutes les contraintes sont éliminées, on comprend que apprendre devient un jeu d’enfant où l’on fait vraiment confiance au cerveau de l’homme car il est capable d’apprendre n’importe quoi sans effort et, il suffit simplement de l’exposer à ce que l’on veut qu’il apprenne. Ici, je suis dans l’efficacité même du cerveau. Et, là également, il est capable d’offrir le plus merveilleux de l’intelligence. Voudrait-on que l’on permette à tous les cerveaux humains de devenir plus efficaces, là est la cruciale question. L’école n’a jamais eu cette fonction de rendre tout un chacun d’être libre, mais simplement des soumis. Relisez mon texte sur l’éducation des soumis sur mon blogue pour se rappeler le rôle capitaliste de l’école traditionnelle.

Lorsque nous étions enfants, nous apprenions sans efforts, sans aucune concentration, sans aucune disponibilité, sans aucune contrainte, sans aucune motivation de façons inconscientes et, tout ce que nos parents et les gens qui nous entourent faisaient c’était de nous parler, de nous dire les choses, de nous les répéter et nos cerveaux les enregistraient tout simplement jusque à ce que nous étions en mesure de les répéter par nous-mêmes. De plus lorsque nous étions en mesure d’aller chercher des précisions, nous sollicitions les personnes les plus compétentes pour nous les donner.

C’est ce moment que j’appelle l’âge logique de l’intelligence, le moment où les enfants commencent et sont capables de poser des questions (il peut être différent pour un enfant à un autre). À partir de ce moment, les enfants sont des machines à questions, lesquelles questions doivent être prises au sérieux parce qu’elles servent à définir les capacités cognitives des enfants mais également, elles servent à définir leur univers et leurs réalités intellectuelles et humaines. C’est ce même modèle que nous continuons d’utiliser lorsque nous écoutons un film, une chanson ou bien que nous suivons une conversation alors que nous faisons autre chose qui, bien souvent n’ont aucun lien ou rapport entre eux. Pourquoi l’avions-nous abandonné quand vient le temps d’apprendre quelque chose à l’école? C’est un vieux modèle naturel d’apprentissage tandis que celui que les systèmes éducatifs utilisent sont des appropriations, donc non naturel.

Comparativement à la réalité naturelle de l’école à distance, celle qui est propre à cette réalité, ne devrait-on pas suggérer aux élèves de suivre leurs cours pendant qu’ils font autre chose comme par exemple, lire les notes d’un cours ou les livres d,un cours ou de n’importe quel autre choses bien entendu, pendant qu’ils écoutent ou suivent un cours préenregistré déjà disponible sans aucune concentration, sans attention, sans aucune disponibilité ni de temps fixé.

De telle sorte que l’on fasse complètement confiance à son intelligence qui toute seule est capable d’obliger l’attention nécessaire, la disponibilité nécessaire, le moment nécessaire ainsi que la motivation nécessaire pour retenir, mémoriser ou apprendre et réapprendre quelque chose d’important dans un cours et qui soit dit en passant peut se faire tout naturellement tout comme nous le faisons habituellement lorsque nous écoutons un film, une conversation voire lorsque nous nous sommes complètement plongés dans quelque chose d’autre et que brusquement selon ce qui attire notre attention, nous nous arrêtons pour suivre, écouter, réécouter pour apprendre quelque chose.

C’est notre cerveau qui nous oblige pour notre compréhension de nous arrêter parce qu’il est capté par ce qui semble lui échapper. C’est un effort naturel des facultés cognitives et intellectuelles du cerveau. Le cerveau sait ce qui est utile à comprendre et à mémoriser. Nous sommes capables de suivre plusieurs et de faire plusieurs choses en même temps, c’est le multi tasks. Nos sens sont multifonctionnels et leurs capacités sont vraiment infinies en termes d’apprentissage, d’observation, d’analyse ou de raisonnement. Malheureusement, plusieurs parmi nous n’utilisent que très peu d’entre eux d’autant plus on ignore un très grand nombre à cause du réductionnisme de certaines logiques que l’on impose. Un jour je reviendrai sur ce sujet mais ici je voulais juste noter cette cause de cet déterminisme.

Cette capacité est propre à chacun de nous et nous faisons cela tous les jours. Sauf que lorsqu’il s’agit d’apprendre dans des conditions normatives, nous nous mettons dans un dispositif que l’on nous impose et de fait nous laissons notre propre méthode d’apprentissage naturel pour un autre qui nous exige beaucoup d’effort sans oublier toutes les caractéristiques que nous ne cessions d’invoquer tout au long de ce texte comme l’attention, la disponibilité, le temps, la motivation.

Selon moi, la meilleure méthode pour apprendre c’est celle qui est naturelle, celle qui ne nous demande aucun effort, en toute liberté car notre cerveau lorsqu’il est exposé à quelque chose comme connaissance, informations ou savoirs, il est capable de tout apprendre et de tout développé par lui-même. Le cerveau est capable de tout recevoir et capable de tout offrir également, il faut juste lui faire confiance tout en lui exposant à tout ce que l’on veut qu’il acquiert comme connaissance et savoir. Moi j’apprend tous les jours de nouvelle chose et je fais confiance totale à mon cerveau qui, d’ailleurs, me donne toutes les réponses que je cherche sur n’importe quel sujet. Le cerveau est en harmonie avec le subconscient et lorsqu’on les donne ce qu’ils aiment le plus, de nouveaux projets, de nouvelles informations, de nouvelles expositions, de nouvelles questions, ils sont capables d’êtres plus que efficaces. Il y a plusieurs recherches qui abordent la question de ce que l’on peut ou de la manière de nourrir le cerveau et l’inconscient pour les rendre efficace, il suffit de prendre soin d’eux en les faisant entière confiance.

à suivre…

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Hermann Cebert

Artiste peintre, Blogueur



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