Changeons nos systèmes d’éducation: plaidoirie pour une nouvelle méthode d’enseignement, texte écrit par Hermann Cebert


Avant de commencer ce texte, permettez-moi, mes chers lecteurs, d’ouvrir une parenthèse sur quelque chose qui m’a souvent trotté dans la tête et dont je ne me suis pas résolu d’élucider ou de clarifier. En effet, et, je me suis déjà permis de toucher un aspect de mon questionnement à travers un autre débat sur les inefficacités de quelque chose qui donne pourtant des résultats.

Autrement dit, j’avais essayé de comprendre les limites d’un modèle et les limites du succès sans en nier pourtant mon côté défenseur de la pureté intellectuelle. Évidemment, dans les faits, ça devrait être une approche normale mais que très peu s’intéressent à cette réalité des choses compte tenu que la seule chose qui semble préoccuper les esprits soi-disant scientifiques ce sont les résultats peu importe ce que l’on obtient comme résultat et de la manière qu’on les obtienne ces résultats.

Néanmoins, et l’on pourrait imaginer l’odieux argument qu’un dirigeant utiliserait pour exiger des résultats absolus à ses employés malgré des résultats tangibles au delà de la moyenne. Cela aurait été un choc puisque plus personne ne s’intéresse à la perfection. Cependant, rien ne devait nous empêcher de rechercher ou d’aller vers la perfection car celle-ci existe dans la nature et l’homme se doit d’être parfait dans toutes ses dimensions, une utopie en quelque sorte.

Ceci dit, revenons à la parenthèse qui nous a poussé à faire ce long rappel. En effet, lorsque j’ai entrepris ma démarche d’envisager un nouveau modèle d’enseignement, le premier obstacle que j’ai rencontré à été de trouver les concepts disponibles pour pouvoir exprimer ma pensée. Or, très vite j’ai pu constater qu’il semblait que les concepts, avaient été utilisés, voire abusés par certains chercheurs en enseignement et en éducation. Du coup j’ai pensé à l’idée que certains chercheurs auraient abusé de leurs pouvoirs intellectuels pour s’en emparer de certains mots et certains concepts pour dire ou exprimer quelque chose qui n’était pas ce qu’ils semblaient vouloir dire ou exprimer.

À titre d’exemple, prenons les mots Passif ou Actif ainsi que les mots Attention et sans attention, les mots comme volontaire et involontaire; Effort et sans effort. le mot Passif est un adjectif qui signifie comme ce qui se contente de subir, qui n’agit pas, et qui ne prend pas d’initiative. Pour le mot Actif on a comme définition celui qui agit (personnes), qui s’implique à une activité (choses).

Pour le mot volontaire on a donc tout ce qui résulte d’un acte de volonté (et non de l’automatisme, des réflexes ou des impulsions). Pour le concept Involontaire nous avons tout ce qui échappe au contrôle de la volonté tel que un geste involontaire ou encore toute personne qui agit ou qui se trouve dans une situation, sans le vouloir.

Malheureusement l’andragologie et les spécialistes semblent avoir abusé de ces concepts pour les faire dire et expliquer ce qu’ils veulent et non ce que les définitions nous en donnent de ces mêmes concepts. Voilà pourquoi et vous allez pouvoir le constater par vous-même à travers ce texte combien il y a des abus intellectuels quand vient le temps d’exprimer ou d’expliquer quelque chose que l’on ne comprend pas.

Ainsi donc, pour me différencier et pour ne pas dire la même chose que plusieurs pseudos intellectuels, comment je vais devoir ajouter d’autres concepts pour pouvoir exprimer ce que je veux exprimer afin d’être assez clair dans ce que veux dire. Sans ces ajouts j’aurais exprimé les mêmes choses que les autres tout en voulant dire le contraire ou autre chose de ce que les autres ont pu dire avant moi.

D’ailleurs, lorsque je dirai un apprentissage passif je veux dire simplement sans attention, sans volonté et sans effort. Mieux encore il ne s’agira pas non plus de démarche personnel avec ou sans intérêt ni non plus d’intention ni d’intérêt tout comme ce sera sans passion ni motivation à la fois du côté de l’enseignant ou de l’apprenant lui-même.

Ce qui signifie, lorsque je parlerai de passif, ce sera dépourvu de tout ce qui se rapporte à l’action, à l’attention, à l’effort, à l’attention, à la volonté aux intérêts et seulement la présence et le contact de la chose à apprendre, à savoir, à connaître afin que les résultats soient parfaits et conforment à notre définition de la passivité intellectuelle. Sinon, nous devrions trouver de nouvelles définitions à notre concept de passif et de passivité.

Voyons voir.

Nous connaissons tous, dans notre entourage, quelqu’un qui se vante d’avoir appris par lui-même un métier, un art, une discipline, une technique. Quelqu’un qui est devenu un brillant, un expert, un spécialiste, un inventeur, un créateur, un penseur, un poète, un philosophe, un historien, un écrivain, un mécanicien, un électricien, un maçon, un électronicien, un informaticien et quoi d’autre encore puisqu’il existe autant de ces personnes qu’il y a de domaine de spécialisation et de perfectionnement par soi-même.

De même, nous connaissons également des individus qui ont pu se développer une profession, un métier, un art, une technique semblable â ce que quelqu’un de leurs proches pratiquaient lorsqu’ils étaient jeunes dans leurs quartiers, dans leurs familles ou dans leurs voisinages.

Tout aussi vrai également, nous savons qu’il y a des individus qui semblent venir au monde avec un certain savoir ou une certaine capacité à faire certaine chose à des âges très précoces sans que nous puissions expliquer leurs intelligences si ce n’est que par des réponses superstitieuses ou métaphysiques. Évidemment, tout ce que nous sommes capables de dire à propos de ces individus c’est qu’ils sont doués. Mais, dans les faits, la douence n’est qu’un échappatoire pour traduire ce que nous constatons dans la réalité de ces individus.

Évidemment, tous ces cas nous obligent à nous questionner sur les véritables méthodes d’apprentissage s’il en existe bien sûr ces modèles et ces méthodes d’apprentissage sans passer par les modèles existant et que l’on pourrait facilement reconnaître et identifier très facilement. Bien entendu, malgré le succès des modèles et des méthodes actuels et que nous pouvons qualifier de modèles occidentaux, il semble qu’il existe d’autres modèles méconnus et non recherchés en dehors de ceux que nous utilisons depuis trop longtemps déjà.

Qui sont-ils et comment les trouver. Ou encore, Quels sont leurs caractéristiques? D’ailleurs, comment se fait-il qu’ils nous soient inconnus?

Dans les lignes qui suivent, nous allons tenter de les découvrir ensemble pour pouvoir les caractériser et en dégager leurs méthodes afin de les rendre plus visibles et disponibles voire les faire sortir de l’ombre. En fait, ces modèles n’auraient pas vraiment besoin de notre aide pour être révélés car ces autres modèles existent depuis la nuit des temps mais quelque chose de désagréable les a relégué dans l’ombre de telle sorte que l’humanité telle qu’elle a été imposée par le développement et le succès de l’occident.

En effet, je veux commencer par moi-même qui ai l’habitude de dire que je suis autodidacte en ce qui concerne la peinture que je fais depuis peu puisque je n’ai jamais pris de cours de dessins et de peinture proprement dit et proprement parler. Pourtant, un beau matin je me suis mis à peindre et à dessiner comme si je m’y connaissais depuis toujours.

D’où m’est venue cette connaissance et cette capacité alors que il y a une dizaine d’année de cela que je ne pouvais rien faire comme telle. Je me souviens également lorsque j’étais plus jeune j’avais des amis qui dessinaient comme Dieu seul pouvait le faire. Et, j’étais toujours très fasciné par leurs talents à reproduire des visages, des paysages très réalistes. C’était le cas pour mon regrettable grand ami Pierre Richard, l’ancien chanteur du groupe musical Dipi Express.

De même pour mon autre ami qui a même participé et remporté un concours aux États-Unis. Aujourd’hui je présume que tous ceux qui me connaissent doivent s’étonner de constater comment je suis devenu artiste peintre même lorsqu’ils savent que je n’avais aucun talent pour ce domaine.

En revanche, tous doivent se rappeler comment j’étais passionné de philosophie et de politique car déjà au primaire j’imitais la voix des personnages publics tel que l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier, son père François Duvalier, le Pape Jean-Paul II. Je pouvais également imiter des artistes et comédiens français tout comme les personnages des bandes dessinées et plus particulièrement, j’étais capable d’imiter la voix de Maurice Sixto, le plus grand disert haïtien.

Il est évident que je ne m’imaginais et je ne me voyais pas devenir artiste peintre alors que j’espérais développer mes talents pour l’écriture et plus particulièrement pour la poésie et les nouvelles parce que j’aimais ces deux disciplines et je lisais beaucoup. Quant à la peinture je n’aurais jamais pu m’imaginer en faire puisque j’étais vraiment nul. D’où me vient ce talent tardif? Est-ce un don du ciel?

En ce qui concerne l’apprentissage, je n’aurais jamais investi un seul sous pour l’apprendre parce que je ne me serais jamais fait assez confiance pour pouvoir aller en prendre un cours.

Par ailleurs, même si je pourrais m’évertuer à vanter que mes talents pour la peinture et le dessin sont un don du ciel et ce, comme la seule explication métaphysique ou superstitieuse de l’origine de ces talents, au delà de cette explication, je crois que je me tromperais si je décide de persister et de m’arrêter sur cette explication. Il doit y avoir quelque part à un moment de la durée un apprentissage que j’ai fait du dessin et des couleurs qui serait enfoui dans mon cerveau et que j’ai dû oublier.

Malgré tout, je veux croire et je veux supposer que je dois avoir appris à dessiner et à peindre avec un ou plusieurs professeurs en suivant un apprentissage selon une certaine méthode qui a échappée à ma vigilance ou encore qui ne nécessitait aucune attention de ma part.

En effet, même si je dis très souvent que j’étais autodidacte, c’est un vrai mensonge que je me suis fait à moi-même. De ce fait, je ne disais ce que tout le monde répète habituellement pour expliquer des méthodologies et des modèles d’apprentissage que les pédagogies modernes refusent de découvrir ou de sortir de l’ombre.

À ce propos, et comme je l’ai effleuré un peu plus haut dans le texte, je côtoyais des artistes et plus particulièrement, chez nous à la maison même j’avais ma Mère qui une très grande brodeuse et qui pouvait faire tout ce qu’elle imaginait simplement avec du fil à coudre et d’une toile. Ma Mère dessinait elle-même certains dessins et de temps en temps elle nous demandait de reproduire pour elle certains dessins. Je la regardais faire sans prêter de vraies attentions à ce qu’elle faisait et sans aucun intérêt de devenir brodeur comme elle.

Néanmoins, de temps en temps je l’aidais dans ses affaires et je pouvais même parfois voir ou découvrir certaines erreurs. Autrement dit, sans que ma Mère m’apprenne vraiment son métier, c’est-à-dire, m’assoiere devant ou à côté d’elle pour apprendre ce que elle-même avait appris à l’école, elle me transmettait les rudiments de son propre métier.

Mieux encore, et c’est le travail de mon cerveau, tout ce que j’apprenais avec ma mère mon cerveau les assimilait et les transformait en quelque chose qui appartient à la même famille de l’art mais qui se manifestera en quelque chose d’autre, d’où mon art de faire de la peinture. Notre cerveau est tellement puisant et et complexe pour ainsi dire, tout se fait comme dans un vrai rêve à la seule différence de ce qui se passe dans un rêve c’est que tout est réel. Je reviendrai dans un autre texte avec ce que le cerveau est capable de réaliser. N’importe quel chose qui est enregistré ou saisi par le cerveau il est capable de le transformer en quelque chose d’autre. Voilà po8urquoi, nous devons donner de nouvelles choses à notre cerveau, et en le nourrissant nous développons de nouvelles connections et qui dit nouvelles connections dit également nouvelles connaissances et de nouvelles fonctions qui se multiplient, l’intelligence aussi bien sûr.

Et, imagine lorsqu’on est exposé toute sa vie plus de trente ans auprès de ma Mère pour la voir dessiner, coudre, broder des maisons, des animaux, des visages, dont les paysages où tout est clairement défini sur une grande nappe ou sur un corsage, une grande robe, une longue jupe, tout naturellement notre exposition donc mon exposition à tous ces dessins finissent par entrer dans ma tête. Ce qui signifie même si je n’apprenais pas de façon conventionnelle élève-professeure ou professeure-élève avec ma Mère, j’apprenais et je retenais d’une manière ou l’autre.

Il y avait une certaine méthode de m’enseigner à dessiner et j’avais une manière ou une méthodologie d’apprendre et ce que j’apprenais ou que ma Mère m’enseignait ne se fait pas selon une certaine volonté et des intérêts que je puisse le faire un jour mais la transmission se faisait parce que j’étais exposé à ses connaissances et à ses savoirs.

Je n’avais aucun effort ni à faire mais simplement j’apprenais passivement c’est-à-dire, sans intérêt, sans attention et sans volonté. Mieux encore, il y avait des grands artistes sculpteures qui se trouvaient dans mon environnement et à chaque je passais devant eux je m’arrêtais pour admirer leurs oeuvres et leur poser des questions sur ce qu’ils faisaient. Ce sont des formes d’apprentissages et de transmissions de savoir et de connaissances différentes des formes classiques.

Delà à dire en fonction de tout ce qui précède, il n’y a pas que des formes classiques d’enseigner ou d’apprendre, on peut apprendre de façon informelle mais disons plus décisivement de façon passive qui ne requiert ni attention ni volonté ni intérêt.

On est en contact avec ce genre de savoir et puis tout rentre dans notre cerveau bien meilleur que si on était aussi devant un professeur et sur des bancs d’écoles. et c’est cette méthode que nous devons développer pour améliorer nos systèmes d’enseignement et d’éducation. Faire confiance aux cerveaux des jeunes pour qu’ils puissent apprendre par eux-mêmes.

En fait, selon moi, si nous développons un certain talent très tôt dans la vie ou très tard dans la vie, il doit y avoir une part de rationalité de ce talent de telle sorte qu’on l’ait appris à un moment donné de notre existence sinon d’avoir été en contact avec ce talent sans quoi, il faudrait considérer qu’il y a une zone du cerveau qui offre des connaissances et des capacités qui échappent complètement à notre volonté mais surtout des connaissances et des capacités involontaires.

Bien entendu, je reconnais très bien que certains entraînements comme la capacité à faire des liens facilite la capacité à faire des liens et à la découverte des liens plus complexes. En ce sens, que plus on développe ses facultés à faire des liens plus facilement on doit arriver à voir et découvrir certains liens de plus en plus complexes. Certainement, la capacité à faire des liens témoigne une certaine part de notre intelligence de compréhension c’est-à dire une certaine facilité de comprendre facilement.

Néanmoins c’est une simple fonction parmi les différentes fonctions que l’être humain possède et qui lui permettent de comprendre ou d’apprendre. Il en existe tellement de facultés bien que nos modèles et nos systèmes d’éducation et d’enseignement ne favorisent pas le développement de ces autres facultés.

D’ailleurs, à titre d’exemple, ce qui fonde actuellement nos systèmes d’enseignements, la trop grande priorité est accordée à cette capacité à faire des liens au service bien entendu de quelques approches de développement des savoirs dont la déduction, l’induction et l’inducto-déduction et, ces approches sont toutes à leur tour aux service de la logique et la raison scientifique.

Quelle aberration de simplifier toutes les fonctions intellectuelles et cognitives de l’hommes à sa seule logique et à sa seule raison! L’homme n’est-il pas beaucoup plus que cela? Bien sûr que oui, nous devrions crier afin de saisir l’homme non pas dans sa simplicité mais dans sa globalité d’être. L’homme est plus que sa raison. Il est au delà de ce qu’il se croit être.

Évidemment, je veux surtout parler de l’intelligence de l’homme, ses multiples facultés pensantes et non pensantes, ses multiples fonctions cognitives, ses multiples logiques de raisonnement et de non raisonnement.

Tout en l’homme est fonctionnel et si tout en l’homme est fonctionnel, alors chaque partie, chaque pore, chaque cellule etc… sont des zones sensibles de l’intelligence de l’homme. Par conséquent, chacune de ces parties qui constituent l’homme en tant que matière, esprit et non esprit et non matière voire immatériel et invisible ont et sont donc des fonctions autonomes de développement de savoir et de connaissance.

Dès lors, que l’homme pourrait être reconnu par lui-même et donc de lui-même de toutes les facultés fonctionnelles actives, son entendement dépasseraient de loin de toutes les formes de savoirs et de connaissances qu’on lui reconnaissaient jusqu’ici. Et très certainement, l’homme l’est. Il est lui-même ce qu’ils sait et donc il sait tout. Ici, nous sommes pour la première fois au delà de toutes les considérations sociales et sociologiques qui se déposent habituellement sur l’entendement humain et donc de l’entendement de l’homme.

Néanmoins, pour ce qui concerne la réalisation de certaines choses cette capacité exige quand bien même un certain entrainement un certain apprentissage. Encore une fois, la question est comment se pratique et manifeste cet apprentissage puisque il n’y a aucune mémoire de cet apprentissage, il ne semble pas avoir de méthodologie pour saisir cet apprentissage. Il a sa propre méthodologie, la passivité de l’esprit. La contemplation.

Elle échappe à notre volonté, à notre vigilance et également, elle échappe à notre conscience consciente.. En d’autres termes, selon nous s’il y a une sortie, il doit y avoir une entrée. Donc, si nous avons certaines capacités et certaines connaissances, nous devrions les avoir appris quelque part et à un moment donné de notre vie. Que nous les ayons acquises consciemment ou non nous les avons appris quelque soit notre situation.

Si pour un enfant, nous serions tentés d’associer ces talents qu’il développe très tôt aux émotions que ses parents pourraient avoir ressenties au moment de sa conception et tout le long du processus de grossesse de sa mère ainsi qu’à son exposition très tôt aux réalités de tous les talents qu’il se verra développer au cours de sa vie.

Pour les talents tardifs, nous serions tentés également de les associer aux expositions du sujet en question à ces mêmes réalités de ces talents qui seront développés à un moment donné. Ce qui signifie, il n’y aurait de fait aucun don mais que des apprentissages conscients et inconscients.

Autrement dit, nous pouvons apprendre consciemment et inconsciemment, volontairement et involontairement. Dès lors, nous serions mêmes poussés à reconnaître qu’il n’existe pas de hasard et que tout doit forcément avoir une cause première de telle sorte que les capacités cognitives fonctionnement et existent au delà de notre vigilance et au delà de notre volonté.

En fait, nous pouvons apprendre et donc, nous sommes toujours en train d’apprendre sans aucune attention et sans aucun effort de notre part. Malheureusement, nos systèmes d’éducation sont tellement rigides quils perdent en efficacité pour un grand nombre parmi nous qui n’arrivent pas à s’adapter à leurs méthodologies. Par conséquent, nombreux sont ceux qui échouent ces systèmes éducatifs parce que ils ne seraient efficace que dans un autre système et selon d’autres méthodologies qui seraient plus adaptés à eux.

À titre d’exemples, on le sait très bien d’autant que les statistiques sont là pour le prouver, le nombre d’individus qui ont échoué nos systèmes scolaires classiques et qu pourtant sont devenus de grands artistes, de grands spécialistes et de grands hommes d’affaires alors que ils étaient condamnés à être des cancres et des rejets de la société.

Il y a une part très importante qui est ignorée par notre conscience de notre cerveau qui ne cesse d’apprendre et c’est cette part inconsciente qui serait responsable de tout ce que nous savons. Elle est passive, involontaire, inconsciente pourtant bien réelle car elle peut se manifester à tout moment donné. On peut la développer et la renforcer par la contemplation, dans le laisser aller et le laisser faire. Elle ne requiert aucun effort de notre part. La seule chose à faire c’est de la nourrir passivement de nouvelle chose. Nous exposer sans se soucier de la manière et du comment elle procède. Elle évolue seule et une fois qu’elle sera complète et complétée, elle ne fait que s’exprimer.

Si donc on peut apprendre sans effort et sans aucune attention particulière indépendamment de notre volonté, il semble être évident que l’apprentissage pourrait se faire sans notre participation puisque ne nécessitant aucune attention particulière, il serait possible de programmer n’importe quel cerveau à apprendre n’importe quoi en l’exposant tout simplement au contenu de la discipline choisie. C’est possible.

Bien entendu, est-ce que cela nécessite une certaine prédisposition, là encore nous ne pensons pas que cela soit nécessaire à l’apprentissage et par conséquent tous les individus ont les mêmes potentialités d’apprendre sans être dans une salle de classe en compagnie des autres élèves.

De nos jours avec la covid 19, il serait très intéressant d’expérimenter une telle méthode avec nos étudiants en mettant ces derniers dans des salles sans professeurs où chacun pouvait faire ce qu’il veut tout en laissant jouer des cours de toutes les disciplines.

Avec une telle exposition de ces jeunes à ces auditions nous pouvons obtenir des résultats extraordinaires que l’on aurait jamais imaginés obtenir. Il y a tellement de livres audibles, phoniques ou parlants qui sont disponibles sur YouTube que l’on pourrait simplement exposer les jeunes cerveaux à ces écoutes pour voir quelles transformations qui se produiraient dans l’entendement de ces jeunes.

Je souhaite que dans les années à venir on aura des cours de chimie, de physique, de mathématique de littérature et d’histoire qui se donnent sur les supports audibles. Ce serait le grand rêve africain qui se réaliserait car comme disent les africains ça prend tout un village pour éduquer un enfant.

Autrement dit, ça nous prend maintenant des livres parlants, audibles ou phoniques pour pouvoir défédérer les savoirs qui avaient été fédérés dans la tête des enseignants. Nous devons sortir les enseignants du système d’enseignement car par la fédération des savoirs et des connaissances on a détruit les villages et surtout les économies des villages puisque des jeunes ont été obligés de laisser leurs villages pour aller étudier dans les grandes villes pour ne plus retourner dans leurs villages.

Et en ce qui concerne les économies des villages, ce sont des forces de productions de ces villages qui ont été transférées vers ces grandes villes. Et nous savons maintenant qu’il y a eu beaucoup de village qui se dépérissent par manque de professeurs de campagnes. Nous avions tout détruit parce que nous avions procédé à l’atomisation de ces villages et de toutes ces communautés en régions.

à suivre…

Hermann Cebert

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