«8 mars 2015, à toutes les femmes du monde»: Texte de Jhonny Victor Publié


8 mars, jour consacré par l’Organisation Des Nations Unies (ONU) depuis 1977 comme jour international de la femme. Malgré cette adoption le droit de la femme n’a jamais cessé d’être violé partout dans le monde. En effet, en Haïti la femme était considérée comme mineure avant 1982. Point n’est besoin de le dire combien de filles, ou femmes qui ont subit à longueur de journée des abus de tout genre.

En dépit de tout, la femme reste et demeure un élément essentiel et indispensable dans la vie de tous. Et il n’est pas nécessaire de citer des noms dans quel que soit le domaine. Ainsi, en ce jour si spécial je profite de cette occasion pour saluer le courage de ma mère, sans oublier d’autres femmes que j’ai connues durant toute mon existence. Ma mère a pu nous donner le minimum de la vie en travaillant dur dans des factoris en Haïti comme couturière. Le courage de ma mère m’a aidé à comprendre qu’une femme forte, la vraie n’est pas celle qui vit pour impressionner par ce qu’elle possède, mais sa valeur se montre plutôt dans sa dignité, son honnêteté, imparfaite mais vraie. Elle m’a gratifié cette conviction qu’une femme a besoin d’un homme comme complément, comme support non pas un moyen d’atteindre ses objectifs matériels.

Une vraie femme est celle qui reconnaisse comment et quel homme il faut choisir et quel type d’environnement d’en faire partie. Et le plus important dans tout cela, ma mère n’a cessé de nous encourager de poursuivre notre éducation, elle a combattu dignement pour cela. J’ai pu comprendre qu’une femme à cause de la désobligeance des hommes peut se trouver dans des situations si difficiles, précaires a un point tel qu’elle pourrait être obligée de se livrer à des pratiques ignominieuses ou honteuses. Cependant, la vraie et digne femme ne ferait pas de cette situation ou circonstance un mode de vie. Elle trouverait tôt ou tard une porte de sortie et ne trouverait jamais aucune excuse pour y rester.

Simone de Beauvoir eut à dire : « on ne nait pas femme, on le devient «. Ainsi, donc le droit, l’épanouissement de la femme devrait être une lutte collective continue. Mais et surtout une lutte personnelle, une prise de conscience de sa valeur, d’estime de soi.

Nous constatons aujourd’hui la dégradation des valeurs morales et d’éthique dans notre société. Les gens refoulent leur conscience et vivre dans une condition de denie. Des fillettes d’hier, femmes aujourd’hui vivant dans des familles sans exemples, sans guide peuvent en est la cause.

En ce jour, j’ai une pensée spéciale pour toutes les femmes qui ont connu des souffrances physiques ou morales atroces. Celles qui vivent chaque jour avec ses séquelles, celles qui ont le courage de l’avouer ou celles qui acceptent de les garder et souffrir en silence. Une pensée spéciale a toutes les femmes courageuses du monde entier qui reconnaissent leurs valeurs et ne cèdent pas à des tentations malsaines et même à celles qui malheureusement n’ont pas pu résister.


Une pensée spéciale a toutes les ‘ madan sara’ d’Haïti, des travailleuses dans des factoris, des marchandes ambulantes informelles comme ma belle-mère que je respecte pour son courage infaillible ; Celles qui ont donné naissance à de grands hommes et femmes et aussi à celles qui constatent l’échec de leurs enfants malgré leur courage et celles aussi qui ont échoué malgré le courage de leurs parents.

Une attention soutenue à toutes les femmes qui sont dans ma vie, sans oublier mes deux jolies filles et leur mère et celles qui n’ont pas pu rester. Toute mon affection à celles qui m’ont donné la joie de vivre, celles qui ont su m’écouter, celles qui m’ont vu pleurer, celles qui ont compris ma douleur intérieure, celles qui m’ont vu réussir et m’ont soutenu et m’ont stimulé à poursuivre mes objectifs, celles qui ont pu m’accepter, celles qui ont accepté mes conseils sans les considérer comme des conneries, celles qui ont reconnu mes valeurs et mes faiblesses, celles qui ont pu me corriger et aussi celles qui m’ont blessé. Et pardon à celles que j’ai blessé soit par manque d’attention, soit par maladresse ou soit par réaction de leur incongruité. Désolé a celles que j’ai choisi de tourner le dos à cause de conflit de personnalités ou pour toutes autres raisons . On ne peut avoir cette prétention de changer l’autre si cette personne n’est pas consciente de la nécessité d’un tel changement.

L’intégrité physique d’une femme doit être respectée et la violence sous n’importe quelle forme est inacceptable; et souvent la meilleure façon de continuer à aimer quelqu’un est de vivre tout simplement avec de bons souvenirs passés ensemble…

Un fait est certain l’amour que j’éprouve pour cette extraordinaire créature et si spéciale qu’est la FEMME reste et demeure pour toujours.

Jhonny Victor

JV🎸+22



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