Soyons maintenant les refondateurs d’Haïti: Rebâtissons-nous Haïti ensembles cette fois-ci après le départ de Jovenel Moïse


Nous nous souvenons tous comment et dans quelles conditions nos ancêtres sont arrivés en Amérique sur la terre des Indiens. De même, nous nous souvenons de tous les sacrifices que nos ancêtres avaient consenti pour nous donner notre pays, avec très peu de structures certes, mais Libre et Indépendant.

Aujourd’hui, notre grand défi devant toutes les injustices, toutes les violences, et toutes les inégalités que le régime des Joseph Michel Martelly et de Jovenel Moïse nous a conduit, c’est de faire honneur à nos ancêtres en choisissant de refonder notre pays sur de nouvelles bases afin qu’il soit désormais plus juste, plus égalitaire, plus fraternel et surtout, tourné vers son progrès et son développement

Mieux encore, nous devons le moderniser, en nous dotant d’un autre système politique, d’un autre système économique et d’un autre système social qui tiennent compte du bonheur individuel de chaque haïtien et du bonheur collectif de tous les haïtiens. Évidemment, c’est en refondant notre pays que nous pouvons recouvrer notre dignité de grand Peuple et de grande Nation technologiquement, scientifiquement, socialement, culturellement, politiquement et économiquement avancée. Et nous sommes très capables d’Émerveiller le monde, et aujourd’hui c’est notre tour de nous reprendre en main.

Puisque donc, nous créons maintenant notre propre chance de nous refonder, de nous reconstruire ensembles, cela sur de nouvelles bases saines, nous comprenons donc très clairement ce qui permettait aux puissances impérialistes d’intervenir dans nos affaires internes, n’était rien d’autre que nos divisions et nos absences de bonnes et grandes décisions par nous-mêmes.

Voilà pourquoi, plus que jamais, pendant que nous continuons de nous débarrasser du régime de Jovenel Moïse qui n’a jamais cessé de faire couler le sang du peuple lorsqu’il continue d’ordonner à la police nationale de tirer sur le peuple, j’exhorte tous les haïtiens, tous mes  compatriotes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, tous les députés, tous les sénateurs, tous les chefs et membres des Partis politiques, les membres des organisations professionnels et de l’ensemble de la société civile de se rappeler que nous nous devons de laisser à nos enfants, petits enfants ainsi qu’à leurs enfants et à leurs petits enfants cette fois-ci un pays libre et très développé.

Par ailleurs, quelque soit, actuellement, le Parti politique, quelque soit le courant idéologique ou économique, ou encore quelque soit la frange politique qui s’empare du pouvoir ou accède au pouvoir politique en Haïti, mettra en danger l’existence même du pays car aucun d’eux ou aucune d’elle ne pourra disposer d’une majorité sociale politique et économique pour diriger le pays sans créer des insatisfactions sectorielles ou généralisées.

Voilà pourquoi, selon la configuration sociale, politique, économique actuelle du pays et, compte tenu du pourrissement extrême des conditions et de la qualité de vie des haïtiens, il serait plus salutaire, pour le pays et de l’ensemble de tous les haïtiens, juste après le départ de Jovenel Moïse et de son clan qui en a largement profité  assez des richesses du pays, d’opter pour une Grande Trêve Politique nationale qui mettrait en veilleuse, toutes les divisions idéologiques, toutes les divisions sociales, toutes les divisions économiques pour une période de cinq à sept ans, afin de redéfinir le pays en tant qu’un État-Système neutre qui est d’une part, seul capable de reconnaître et d’accepter les idéologies et les convictions de tout un chacun, et d’autre part,  qui soit capable de sortir le pays de sa léthargie actuelle de dépendance.

En d’autres termes, actuellement compte tenu que nous avons atteint un niveau de misère extrême, si nous ne nous unissons pas en mettant de côté nos divisions internes, pour refonder notre pays, nous risquons de disparaître à la fois comme peuple et comme État et Nation.

Sur le plan social, sur le plan économique et financier, sur le plan politique et juridique, sur le plan technique et scientifique et sur le plan culturel tous les grands indicateurs montrent que nous sommes nettement loin en arrière en matière de développement et de progrès.

D’ailleurs, nous n’avons qu’à constater nos infrastructures pour nous rendre compte tout ce qu’il nous manque pour nous considérer comme de simples humains tellement que nous n’avons même pas le strict minimum pour vivre.

Le transport et les communications sont archaïques, notre agriculture est féodale, notre système de santé est sous primaire et en piteux état, notre système éducatif et les infrastructures tels que les écoles et les universités, les bibliothèques et les bâtiments scolaires, les livres et manuels, correspondent tous à un ancien monde que nous nous souvenons même pas autant qu’ils sont inadaptés, inappropriés et inefficaces par rapport à nos besoins actuels sans oublier à nos besoins futurs.

C’est donc, pour pouvoir mettre un frein à cette déchéance généralisée de tous les aspects existentiels même de notre pays que nous devons prendre une très grande pause commune en mettant sur la glace tous nos intérêts personnels, toutes nos convictions individuelles, toutes nos divisions idéologiques et politiques de côté afin de faire notre bilan national en vue de repartir ensembles et surtout de nous reconstruire un vrai pays, notre pays à nous tous dans le but de créer des conditions propices à la réalisation de chacun de nos rêves individuels et collectifs.

Notre faiblesse collective, ce sont nos divisions internes et, nous périssons ensemble quelque soit le temps que cela prendra aussi longtemps que nous resterons divisés. Néanmoins, nous pourrons nous sauver ensembles tous si nous décidons d’être unis les uns aux autres quelque soit notre couleur, quelque soit notre idéologie, quelque soit notre croyance religieuse quelque soit notre niveau de richesse et de notre éducation car, nous pouvons choisir d’être tous, une fois de plus, des indigènes d’Haïti, ce que nous sommes, bien entendu, depuis toujours. Le pays est à nous tous sans aucune distinction.

à suivre…

Hermann Cebert

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