La Publication du budget d’Haïti par le gouvernement, Est-ce une provocation à la révolte populaire ou une invitation à la désobéissance civile des citoyens


Selon toute vraisemblance et même après l’écrasante victoire du peuple sur les groupes réactionnaires du pouvoir en Haïti, le gouvernement de Jovenel Moïse et de Guy-Jacques Lafontant semble vouloir provoquer le peuple haïtien à se révolter de manière généralisée contre tout le système d’exploitation qu’il supporte et dont il est le véritable défenseur.

De plus, si tel est la vision de ce gouvernement qui refuse d’entre les revendications populaires et les directions idéologiques de ce même gouvernement, tout devait pouvoir conduire toutes les couches défavorisées du pays plus particulièrement les jeunes, la classe moyenne, les étudiants et le pays dans son ensemble, à une véritable désobéissance civile et citoyenne en vue de refonder l’État d’Haïti et la Nation haïtienne.

À vrai dire, plus le gouvernement haïtien persiste et continue de maintenir sa position avec un budget qui vise à rendre le peuple et les masses populaires plus pauvres tandis ceux qui gagnent plus et ceux qui sont les plus riches ne payeront rien, plus il enfonce le pays vers une guerre civile en passant bien entendu par la désobéissance civile et la révolte.

Est-ce que ce gouvernement veut attendre que des groupes armés se forment et commence à s’attaquer aux groupes les plus riches, à des politiciens comme c’était le cas dernièrement lorsque des manifestants certes payés par le régime de Jovenel Moïse lui même, qui sont allés incendier les biens de paisibles citoyens ainsi que des voitures et du cabinet d’avocat de l’actuel ministre de la Coopération internationale, Aviol Fleurant?

Si la stratégie du gouvernement et du président lui même c’est d’atteindre ce climat de très grande violence, les stratèges du régime doivent comprendre que ce n’est pas la meilleure pour garder et conserver le pouvoir en Haïti et par conséquent ils doivent se raviser de leur mauvaise stratégie car le peuple haïtien finira par les déraciner complètement du pays.

Le régime de Jovenel Moïse se doit d’assurer et d’encourager la paix sociale et politique dans le pays et de ce fait, il ne devait pas être celui qui encourage le peuple à se révolter ni à désobéir de manière civile et civique.

Malheureusement, devant la détérioration de la situation où tous les secteurs sont en grève, tous les groupes d’intérêts s’opposent aux diverses augmentations des charges fiscales dont les juges du système judiciaire du pays, les économistes, les étudiants, les médecins et le personnel médical du pays, les leaders des autres Partis politiques du pays, la diaspora du pays, nous avançons à grands pas vers un éclatement total et complet de la société haïtienne où la violence sera de la partie.

Néanmoins, en tant qu’analyste et observateur attentifs aux divers discours qui traversent les opinions publiques haïtiennes, nous devons exprimer nos craintes à l’effondrement de l’État d’Haïti et la Nation Haïtienne dans son ensemble tout simplement à cause d’un gouvernement qui refuse d’entendre raison. Cette manière de procéder à des augmentations aussi fortes dans le pays n’est ni la bonne ni la meilleure façon de faire.

On ne peut pas taxer rien. Il fallait que le gouvernement procède d’abord à la création de richesse en créant des emplois aux jeunes du pays, en offrant des services quitte à s’endetter pour pouvoir les offrir par la suite, commencer à taxer en fonction des richesses produites dans le pays mais surtout en fonction de la capacité de payer des citoyens.

Or, le gouvernement n’a rien offert et plus particulièrement, n’a rien à offrir aux citoyens ni en termes de projets concrets élaborés par des experts où les financements sont bien définis, ni non plus ne peut se permettre d’avoir fait toutes les recherches nécessaires en ce qui concerne les bons projets à sélectionner qui auront de véritables impacts sur la vie réelle des citoyens.

C’est donc un petit groupe de voleurs qui savent qu’ils n’ont pas craindre personne plus particulièrement la justice car ils savent comme Joseph Michel Martelly et tous les autres gouvernements avant eux, qu’ils n’auront pas besoin de se faire réélire dans le pays, Ils n’ont qu’à développer des stratégies pour voler et piller le pays car déjà la constitution du pays n’acceptent pas un second mandat.

D’ailleurs on les a déjà vu avec le projet de dépense inutilement les fonds publics avec La Caravane du président, les fonds décaissés pour les derniers ouragans et tempête qui ont frappé le pays plus particulièrement le Grands Sud du pays. Ils ne se soucient pas du pays et moins encore des couches défavorisées du pays. Ils veulent voler en inventant des manières de taxer et d’imposer les plus pauvres du pays. Par contre ils refusent de faire payer les plus riches qui depuis toujours ne payent rien dans le pays.

Évidemment, pour bien comprendre cette volonté d’encourager l’exploitation des plus démunis en Haïti et la diaspora haïtienne par extension des dirigeants de l’extrême-droite haïtienne, il faut voir comment la minorité des familles riches et de l’ensemble des personnes riches en Haïti arrivent à maintenir leurs systèmes d’exploitation sans vergogne.

En effet, il faut savoir que la bourgeoisie haïtienne des affaires maintiennent la misère dans le pays en planifiant leur exploitation à partir de la planification des divers chemins que doivent prendre les envois d’argent des communautés haïtienne vivant à l’étranger de telle sorte qu’elle contrôle tout le long de la chaine des sommes transférés par la diaspora vers Haïti en prévoyant comment augmenter le coût de la vie en fonction des périodes et des saisons des transferts vers le pays.

Par conséquent, en établissant leurs coûts et les augmentations des produits et services en Haïti en prévision des transferts possibles de la diaspora haïtienne, les hommes et femmes d’affaires haïtiens établissent des conditions pour maintenir la misère dans le pays.  Par cette manière de faire, ils font payer aux haïtiens vivant à l’étranger la cherté de la vie en Haïti. Autrement dit, et la bourgeoisie haïtienne et le gouvernement de Jovenel Moïse calculent comment ils peuvent piller les richesses du pays en faisant payer leurs vols des fonds publics par la diaspora haïtienne. Je reviendrai sur le circuit par lequel serpente les sommes transférés par la diaspora haïtienne dans un autre article et j’expliquerai pourquoi les 3 à 4 milliards de transferts envoyés en Haïti ne peuvent pas avoir d’impacts réels sur le niveau de développement du pays ni sur les personnes pauvres du pays étant donné ce sont les riches qui emprisonne ces sommes transférées au pays.

à suivre…

Hermann Cebert

 



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