L’argent causera la mort certaine de la démocratie et de nos libertés d’expression: Comment les moteurs de recherche, les plate-forme des réseaux sociaux mettront en danger nos démocraties et nos libertés d’expression


De façon certaine, nous entrons dans la phase la plus avancée de la domination de l’argent sur l’ensemble des institutions et des valeurs qui constituent la fiction de l’idéal démocratique des sociétés occidentales.

En effet, si autrefois, les informations, le savoir, les connaissances se trouvaient dans les livres comme l’ont voulu les grands philosophes du dix-huitième siècle reconnu sous le nom des lumières, ou du moins comme leurs espérances et leurs projets de la démocratisation du savoir et des connaissances.

Avec l’arrivée de l’internet, plus particulièrement les moteurs de recherches, les encyclopédies en ligne, les grandes bibliothèques en ligne, les coffre-fort de données ou de dépôts de données en ligne comme les nuages, les réseaux sociaux…, nous avions également rêvé qu’il serait enfin possible que le savoir, les connaissances et les informations deviendraient à la portée de tous.

Or, après avoir pris un peu de temps pour réfléchir sur l’avenir des informations, de la démocratie et de nos libertés d’expressions, bien entendu en tentant le diable des moteurs de recherche comme Google, Facebook et WordPress pour ne citer que ceux-là, je me suis rendu rapidement compte que ces gros et ces grands joueurs de la réalité virtuelle constitue déjà de véritables dangers pour nos valeurs démocratiques. De telle sorte, que la démocratie elle-même, nos libertés d’expression, nos droits de l’homme sont au bout du compte véritablement menacés à cause de la manière, sans scrupule, qu’ils décident de monétiser toutes les informations qui sont publiées sur internet.

Cela, même pour les informations, les savoirs et les connaissances qui sont produites à des fins humanitaires, bénévoles, ludiques, gratuites et désintéressées. En d’autres termes, compte tenu que les moteurs de recherche et les plate-forme des réseaux sociaux ne produisent aucun contenu, dans une certaine mesure bien sûr et, qu’ils ne sont que des parasites dans la grande majorité, en tant qu’accès, chemins, ponts, supports, et véhicules par lesquels les informations, le savoir, les connaissances passent et transitent, par conséquent ce sont eux qui décident de ce qui doit être partagé, passé, circulé des producteurs de ces informations, de ces savoirs et de ces connaissances vers les simples citoyens et du grand public.

Évidemment, il faut reconnaitre et comprendre que les grands joueurs du net comme les moteurs de recherche, les plate-forme des réseaux sociaux, les fournisseurs de services de données dont les distributeurs des bandes passantes utilisent leur pouvoir de support pour empêcher la libre circulation des informations.

Et du coup, ils portent donc atteinte à nos systèmes de démocratie, à nos droits humains et à nos libertés d’expression car, en nous empêchant d’exercer nos droits divers dont ils nous obligent à leur verser des sommes d’argent à leurs multitudes de filiales et de sous-structures, ils créent des congestions artificielles sur l’ensemble de ce qui devait être l’autoroute du net et de l’information.

Bien entendu, depuis un certain temps déjà ils nous ont déjà forcé à oublier que le véritable nom de l’internet, celui d’avoir été une autoroute de l’information et des connaissances. Maintenant ils nous imposent des postes de péages alors mêmes qu’ils ne sont ni propriétaires, ni constructeurs de ces autoroutes de l’information.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier les journalistes qui se sentent toujours menacés par les médias sociaux, principalement des blogueurs qui produisent des contenus. Ces journalistes ont d’abord fait croire à tout le monde que les réseaux sociaux n’étaient pas crédibles mais, au fur et à mesure que le grand public commence à découvrir les contenus publiés par les blogueurs, il commence à comprendre les raisons pour lesquelles les journalistes mélancoliques de la grande période où la presse était le quatrième pouvoir politique.

De nos jours, les réseaux sociaux constituent désormais ce quatrième pouvoir jusqu’à forcer tous les médias à se greffer sur eux pour trouver du contenu mais également pour trouver des informations actuelles, instantanément et en direct.

Cependant, les blogueurs doivent dénoncer l’utilisation de leurs idées par des journalistes sans scrupules qui ne cessent de faire du copier-coller de toutes les idées et de tous les contenus publiés sur les réseaux et surtout par les blogueurs.

Un autre groupe qui critique les blogueurs et les réseaux sociaux ce sont ceux qui se prennent pour les intellectuels et qui oublient que tous les blogueurs ont bien souvent des compétences qui les dépassent ou qui sont très pointues et très spécialisées.

Ces intellectuels critiquent les blogueurs parce qu’ils se croient posséder toutes les compétences et tous les savoirs du monde pourtant ils ont de la misère à saisir des enjeux globaux et les actualités parce qu’ils n’ont pas assez de référence. D’ailleurs c’est pour cette raison qu’ils accusent tous ceux qui essayent d’établir des liens de causalités entre les actualités quotidiennes et l’ensemble des politiques étatiques.

Nos libertés sont donc menacés parce que des journalistes incompétents, des intellectuels bornés travaillant de concert contre les idées progressistes des blogueurs et des producteurs de contenus sur les réseaux sociaux.

Ils vivent dans la nostalgie d’un pouvoir politique des médias traditionnels alors qu’ils sont incapables de suivre les actualités modernes des informations. Ils se sentent inondés par des informations qui arrivent et qui concernent le monde entier voilà pourquoi ils sont en retard sur toutes les informations qui circulent extrêmement vite.

Quant aux plate-forme, aux fournisseurs des réseaux sociaux, c’est l’argent qui les oblige à créer des postes de péage sur l’ensemble des autoroutes de l’information du web. Des noms des politiciens sont achetés afin d’empêcher de les critiquer ou de démonter leurs discours et leurs programmes.

Ainsi, tous ensembles travaillant pratiquement presque de concert semblent mettre en danger nos libertés d’expression. Et là c’est une prélude à la dictature de l’argent imposée par les fournisseurs des réseaux sociaux, des moteurs de recherche, des fournisseurs des hébergements des sites web et des fournisseurs des bandes passantes. Nous le dénonçons et nous allons continuer de les dénoncer.

à suivre…

Hermann Cebert

Publicités


Catégories :Philosophie et Politique

%d blogueurs aiment cette page :