Les haïtiens à Montréal: la communauté la moins intégrée au Québec et qui a le dos le plus large


Dans cette série d’articles sur les haïtiens qui vivent à Montréal je profiterai pour faire d’une pierre plusieurs coups. Un, concernant ma position par rapport à tous ceux qui voudraient que je m’intéresse à la diaspora haïtienne du Canada et de deux, concernant ma position par rapport à mon choix de me préoccuper davantage de ce qui se passe en Haïti.

Il s’agit de mon choix personnel d’accorder plus d’importance à ce qui se fait et à ce qui ne se fait en Haïti car,  je n’ai trouvé personne en Haïti qui pourrait le faire à ma place et de la façon que je le fais. Je sais que c’est très prétentieux de ma part de dire cela ainsi, mais ce que je constate c’est que nous les haïtiens nous ne sommes pas assez présents sur le web ni non plus sur les réseaux sociaux et que c’est juste un petit groupe qui essaye de mettre le pays sur la scène international.

Si ce n’est pas le New York Time, le Miami Herald ou le Washington Poste qui écrivent sur nous avec nos idées et contre nous on en parle pas de nous. Pourtant, nous sommes un peuple d’écrivains, de grands orateurs, de grands tribuns, de grands artistes et de poètes. Nous devons mettre notre pays sur la carte en nous forçant à nous dépasser dans tous les domaines et il faut le dire tout haut et sur les places publiques que sont les réseaux sociaux.

D’ailleurs, combien de fois que les autres parlent de nous en bien, jamais. À chaque fois que l’on parle de nous c’est dire que nous sommes le pays le plus pauvre de l’Amérique et du monde,  que les dirigeants haïtiens sont les plus corrompus, que nous sommes la plaque tournante de la narco trafique, que nous sommes les déportés ou les boat people, que nous sommes les refoulés et les clandestins, que nous sommes un peuple maudit comme se nommait un documentaire du journal de Montréal dernièrement alors que tout le monde sait très bien que cette thèse de malédiction de Haïti est une thèse raciste que les évangélistes blancs américains développent contre Haïti.

Bref, je suis prétentieux parce que j’estime que nous devrions être plus nombreux à écrire sur Haïti en bien ou en mal mais de façon désintéressée. Et même si nous milles blogueurs à écrire sur Haïti, nous ne serions pas assez pour offrir ce que nous devons offrir à notre pays tel que dénoncer les thèses racistes que les suprématistes et les xénophobes développent contre nous et contre notre pays.

Très certainement, entre ceux qui voudraient mon implication au sein de la communauté haïtienne de Montréal et l’idée d’être directement sur le terrain, je suis encore déchiré entre des amis qui me demandent également de retourner au pays parce qu’ils estiment que je serais plus efficace en étant directement au pays que d’être à l’extérieur malgré que je n’ai aucun objectif politique personnel en Haïti.

Devant tous ces choix multiples et mon intérêt à aider beaucoup plus dans l’ombre que d’être en avant scène, ce sur quoi je suis en train de réfléchir présentement car il va falloir que je décide finalement d’affronter mon destin et ma destinée en commençant par me préoccuper des haïtiens qui vivent à Montréal ce, même si je me retrouve en Haïti car avec assez de distance je pourrai voir mieux les conditions de vie des haïtiens de Montréal et de la diaspora haïtienne en général.

Évidemment, j’aurais pu choisir de ne pas répondre à ces critiques et continuer mon bonhomme de chemin comme je le fais habituellement. Mais, après avoir réfléchi assez longtemps sur divers aspects de ces critiques, je suis parvenu à me convaincre qu’il y a certains changements que je pourrais formuler pour aider les haïtiens de Montréal et du Canada à mieux s’intégrer.

Bien entendu, ce que je redoutais à faire,  je n’aurai pas d’autre choix que de le faire c’est-à-dire être très critique concernant les organisations de la communauté haïtienne de Montréal, du Québec et du Canada en général. De même je ne m’empêcherai pas non plus de critiquer les haïtiens vivant au pays qui forment et qui développent des poches de misères au pays.

Par ailleurs, étant donné que la politique, le social et l’économique m’intéressent,  je profiterai pour dénoncer certaines hypocrisies et certaines politiques des trois paliers de gouvernements (fédéral, provincial et municipal) par rapport à la communauté haïtienne. En cela, je pourrai donc appeler à forcer les haïtiens à revoir leur confiance habituelle en certains Partis politiques, à certaines personnalités et figures politiques en vue de se prendre en main différemment.

Entre autre, tout en bousculant les jeunes de la communauté haïtienne de Montréal et du Canada dans son ensemble en vue de les forcer à développer de vraies stratégies pour s’approprier des techniques et des modèles de réussites canadiennes, je n’hésiterai pas non plus pour critiquer ceux qui se vantent d’être les seuls grands leaders de la communauté haïtienne de Montréal et du Canada alors qu’ils sont tellement loin de la réalité dans laquelle vit cette diaspora haïtienne du Québec et de Montréal.

Je sais très bien que cela va pousser mes détracteurs à s’en prendre à mes textes mais souvent ça commence par là pour que les gens arrivent à se prendre en main et à se réaliser. Et de ce point de vue, que l’on me critique  ou que l’on me déteste ça m’est égale. En fait, ce que je constate au sein de la communauté haïtienne de Montréal oblige que les haïtiens arrivent à se décider pour rehausser leurs niveaux de vie et leurs conditions financières et économiques au Canada dans son ensemble.

Tout compte fait, c’est sur la base de ce qui précède que je vais de temps en temps essayer de produire un texte sur les haïtiens  qui vivent à Montréal, sur les politiques gouvernementales qui touchent ou qui ne touchent pas les communautés haïtiennes de Montréal, du Québec et du Canada. Mais surtout, je vais me mettre à essayer de réfléchir sur plusieurs irritants de la société canadienne dans son ensemble, sur les irritants de la société québécoise dans son ensemble et sur la société montréalaise dans son ensemble par rapport à l’ensemble des communautés haïtienne vivant dans ces juridictions.

Enfin je décide d’élever ma voix pour les sans voix de la communauté haïtienne vivant partout au Canada. Je vais dénoncer là où il faut  dénoncer, je vais apprécier là où il apprécier. Dans tous les cas je prendrai parole là où c’est nécessaire.

Hermann Cebert

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