Le nouveau régime de Jovenel Moïse et la création d’emplois pour les jeunes haïtiens:


Le philosophe éveilléDans mon dernier article sur la gestion des déchets en Haïti, j’avais proposé un nouveau modèle de gestion avec la participation des jeunes en vue d’encourager à la fois, l’esprit civique des jeunes mais également, comme espace pour encourager les jeunes à s’intéresser à l’entreprenariat. Il s’agira donc d’une pierre à deux coups.

Et, cet article avait pour titre: «Vers un nouveau modèle de gestion des déchets en Haïti: la participation active des jeunes dans la gestion de leur communauté». Aujourd’hui, je veux pousser mes propositions un peu plus loin en essayant de montrer les autres secteurs que le nouveau régime de Port-au-Prince pourrait sous-traiter également avec les jeunes en vue de les rendre socialement bien gérés.

Celui de la création d’entreprise privée par et pour les jeunes et également la sensibilisation des jeunes à l’action civique celui de prendre les grands dossiers comme les fatras qui ne cessent de polluer la ville compte tenu des tonnes qui s’empilent dans toutes les rues des villes du pays; l’électricité qui gruge des fonds publics compte tenu d’énormes investissements de l’État Haïtien alors que la population a de la misère à avoir accès à cette électricité; le transport en commun et sa gestion, l’eau potable qui est anarchiquement exploitée par quelques familles dans le pays alors qu’il s’agit pourtant d’un bien commun livré sauvagement à ces personnes.

Ce sont des problèmes qui devaient pousse le peuple haïtien à se révolter car aucun peuple ne devait tolérer de vivre sans ces choses et ces services minimum. Mais à cause des politiciens en complicité avec la bourgeoisie rétrograde et féodale qui finance régulièrement la violence sous toutes les formes, les médias qui refusent d’éduquer et d’informer convenablement le peuple à travers des enquêtes, des documentaires, des débats les haïtiens finissent par croire que végéter comme ils vivent actuellement c’est l’ordre normal des choses.

Mais moi, aussi insignifiant que je puisse être dans cette lutte contre la fatalité généralisée du peuple haïtien, je résiste à cette idée, en essayant de provoquer tout le monde et chaque haïtien perdu dans ce long sommeil. C’est pour cela que je ne cesse de critiquer ceux qui ont accès à internet, qui ont au moins un téléphone, qui ont accès à internet d’apprendre à partager toute réflexion capable de montrer de nouvelles voies au peuple haïtiens.

C’est un devoir, et très certainement, la route est longue et difficile néanmoins nous y arriverons quand même. Parce que c’est une obligation de changer définitivement les choses dans ce pays que nous prétendons aimer tous. En effet, comme nous le savons tous, à part des problèmes que les gouvernements rencontrent dans la gestion des déchets dans le pays, il y a également l’eau potable, l’électricité, les hôpitaux et les centres de santé, et le transport et la téléphonie et l’internet.

Or, tous ces autres secteurs qui sont vitaux pour tout projet de développement du pays connaissent des difficultés énormes de gestion depuis les trente dernières années. Entre autre, ces secteurs évoluent dans une anarchie complète puisque pour l’eau et l’électricité, les citoyens payent mais ne reçoivent ni l’électricité ni non plus l’eau chez eux. Il en est de même pour les hôpitaux et les centres de santé, le système de transport.

Malgré quelques autobus mis sur certains circuits de la grande région métropolitaine de Port-au-Prince, la grande flotte des  véhicules en circulation ne respectent pas les normes élémentaires de l’environnement, majoritairement les autos, âgés de plus de quinze à trente ans, crachent de la fumée et des gaz à effets de serre tandis que, les congestions sont tellement fréquentes que tout le monde gaspille son temps dans la circulation pour rien tous en aspirant toutes les pollutions que cela cause.

Les travailleurs doivent se lever plus  tôt pour arriver très tard le soir ou la nuit à la maison. Les élèves arrivent quant à eux très tard à l’école lorsqu’ils ne se présentent même pas à l’école certains jours.

Par ailleurs, à cause de la boue, des eaux sales qui stagnent dans les rues et aux abords des routes c’est constamment que les citoyens se font arroser par des automobilistes qui ne se soucient guère des piétons et des passants puisque le plus souvent ce sont des gens qui roulent dans des autos à quatre roues motrices dont les vitres fumées et complètement montées.

En ce qui concerne l’eau potable ou l’eau courante, la situation est dangereuse pour la santé de la population à plusieurs points de vue. En effet, depuis la fermeture de la CAMEP ( centrale autonome métropolitaine d’eau potable) et son remplacement par le DINEPA, c’est l’anarchie dans sa plus grande expression. Presque partout dans le pays personne, ou du moins, la grande majorité des citoyens ne reçoit plus l’eau potable du robinet chez eux car DINEPA n’assure plus cette ancienne fonction de la CAMEP.

Par conséquent, ce sont des camions de livraison qui vendent l’eau à des individus qui détaillent l’eau à la cuillère et par gallons à ceux qui peuvent encore se permettre de l’acheter. Les autres citoyens, moins nantis, font ce qu’ils peuvent et également, ils trouvent toutes sortes d’astuces pour arriver à se trouver une certaine eau avec tous les risques que cela comporte directement sur leurs santés. Entre temps, dans la zone de La Plaine et de croix des missions, plus au nord de Port-au-Prince, plusieurs familles riches qui sont dans l’exploitation des eaux souterraines pompent l’eau directement de la nappe phréatique pour remplir leurs camions qu’ils vont vendre directement pour la consommation locale.

Par ailleurs, inutile de noter que l’une des compagnies de traitement des eaux dans le pays, le Culligan, procède de son côté à la mise en petits sachets l’eau publique et, bien de toute la collectivité, pour les vendre à des coûts qui dépassent l’entendement tellement que c’est très cher pour arriver à boire de l’eau en Haïti cela, sans aucune législation et aucun règlement ni non plus d’interventions responsables des dirigeants du pays.

On peut donc comprendre non seulement l’eau potable du pays est exploitée de façon anarchique dans le pays plus encore, l’eau en tant que bien de toute la collectivité est vendue extrêmement chère à la population sans traitement adéquat. Tandis qu’au final, toujours résumer cette problématique de l’eau en Haïti, non seulement les riches pillent les ressources en eau potable du pays totalement gratuite, ce sont les petits sacs en plastique non recyclables qui vont devenir des fatras dans les rues du pays aux côtés des bouteilles de jus en pvc.

Ces déchets, donc les sacs en plastique, les bouteilles d’eau et de jus en pvc constituent à eux seuls la grande part des déchets qui sont produits à tous les jours dans le pays. C’est un véritable problème national et de conscience dans ce pays. Les riches trouvent la richesse telle qu’elle, ils n’apportent aucune valeur ajoutés, et en même ils créent de nouveaux problèmes sans aucune responsabilité de leurs part. Personne ne s’indigne devant ces cas flagrants de violation des droits de l’homme en Haïti, le droit à une eau potable pour tous.

L’électricité en Haïti est devenu un luxe pour les masses populaires car les riches les empêchent d’y avoir accès. Ils veulent vendre le gaz, les bougies, les groupes électrogènes ou delco comme on le dit si bien en Haïti. C’est la même chose avec la rareté artificielle de l’eau ou l’embouteillage de cette eau, sa mise en sac car si tout le monde à accès à l’eau du robinet ils ne pourront plus vendre leurs eaux ou du moins notre eau à nous tous. On a vu le même problème avec les fatras et les routes qui se détériorent dans le pays. C’est toute une stratégie contre les masses populaires par les riches haïtiens.

En d’autres termes, la cause principale des différentes détériorations de tous ces secteurs c’est des profits que cela génère pour les bourgeois haïtiens. Dans cette misère qu’ils créent il y a de l’argent.

Voilà pourquoi, on dit que la bourgeoisie haïtienne est la bourgeoisie la plus salope du monde. Elle impose la saleté, la crasse, la désuétude des infrastructures du pays. Elle s’approprie de tous les moyens de production ainsi que toutes les ressources du pays en laissant vivre le peuple dans la misère et la boue.

Malgré ce désespoir dans lequel les politiciens haïtiens, la bourgeoisie haïtienne en complicité avec les grands médias haïtiens je crois qu’il est du devoir du nouveau régime de Jovenel Moïse de faire les choses autrement si le président et tous les ministres et premier ministres qui vont assurer la gouverne de l’État veulent vraiment faire quelque chose pour ce peuple, ces masses populaires démunies.

Et, parmi les chose qu’ils doivent faire autrement, c’est de permettre aux jeunes d’avoir un emploi bien rémunéré en les aidant à créer leurs propres entreprises privées. Mais surtout, il faut que l’on puisse céder certains secteurs aux enfants du peuple afin de permettre aux pauvres de s’en sortir.

Évidemment, je dois reconnaitre que les jeunes doivent commencer à faire pression sur le gouvernement en vue d’obtenir tout l’aide nécessaire à la création de ces entreprises par eux. Ils sont actuellement en train de danser le carnaval et ils oublient leurs principaux soucis.

C’est donc le mercredi des cendres que je vais les voir se réveiller avec la misère en pleine face. Les jeunes se déhanchent dans le rues aux Cayes, à Port-au-Prince aux côtés des belles mulâtresses et des belles touristes blanches qui les font oublier le temps d’un instant leurs misères car ce sont les seuls trois jours de liberté, d’égalité et de fraternité qu’ils ont chaque année avec les classe dominantes par conséquent ils ne peuvent pas se permettre de rater cette période ni ces fêtes.

En fait, le carnaval est là pour cette illusion de liberté, d’égalité et de fraternité entre toutes les couches sociales de Haïti où, le peuple et les masses populaires se sentent fortes et puissantes parce qu’ils peuvent se venger contre les riches en les frappant, en les bousculant, en les tabassant sans se faire arrêter ni se sentir coupable.

En revanche, les masochistes et les racistes de la bourgeoisie peuvent se faire faire mal par des pauvres musclés ou encore venir sentir les odeurs puantes du bas de la ville sans oublier, pour faire aussi l’étalage de leurs richesses et de leurs vies fastidieuses. C’est l’essence même de la popularité du carnaval en Haïti et partout ailleurs dans les Caraïbes et les Amériques latines dont le Brésil aussi.

Alors, ce que je propose comme solution à la défaillance de tous les secteurs ci-hauts cités dans ce texte c’est la libération des services et du capital financier dans le pays. Pour se faire, il faut que les gouvernements acceptent de céder la gestion de ces secteurs aux entreprises privées des jeunes capables rentabiliser ces secteurs tout en améliorant la qualités de vie de l’ensemble des citoyens du pays.

à suivre…

Hermann Cebert

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