Comment expliquer les 2/3 de votes manquant dans les élections haïtiennes et américaines de novembre 2016? : Critères d’analyse de la mobilisation des votes des citoyens en période électorale et durant les élections


Mes chers lecteurs, avec cet article, je vais tenter de vous donner les moyens pour évaluer vous-même n’importe quelle élection voire même, prédire à quelques pourcentages près le ou les gagnants de n’importe quel type d’élection et de n’importe quel pays dans le monde.

C’est donc un choix personnel que j’ai fait pour partager avec vous cet instrument d’analyse car depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump comme prochain président des États-Unis, tout le monde est d’avis que les firmes de sondage d’opinion ont toutes échouées lamentablement.

En fait toutes les firmes de sondages ont toujours échoué parce qu’elles n’on jamais eu de bonnes méthodes de sondage d’autant plus, ce sont des petits cercles fermés avec du monde qui se ressemblent donc, le même système de représentation sociale et culturelles que j’ai pourtant déjà dénoncé sur ce blogue dans mes critiques sur la science et son enfermement circulaire.

Je reviendrai sur ce même sujet une autre fois dans un autre article car, ce n’est pas le principal sujet que je tiens à développer présentement. Néanmoins, il fallait que je vous rappelle de ce problème qui ruine certaines recherches dont les sondages des firmes de sondages des opinions publiques.

Ceci étant dit, vous comprenez que ce sujet est plus que d’actualité et ce que je vous propose ici n’a jamais été développé par aucun chercheur ni de firmes de sondages sinon ils ne se seraient pas mis autant de mal à se défendre sur toutes les tribunes comme ils le font actuellement.

D’ailleurs, en écoutant plusieurs journalistes et plusieurs experts se prononcer sur leurs échecs dans les prévisions des sondeurs, on pourrait les comprendre et croire beaucoup plus comme des devins, et des voyants du fait même qu’ils aient tous échoué dans leurs prédictions.

Nous semblons avoir toujours eu affaire avec des voyants que de vrais experts et de vrais journalistes. Et, c’est en fait ce qu’ils sont véritablement et c’est ce qu’ils défendent en se défendant de s’être tromper.

J’espère qu’un jour, on fera toute la lumières sur plusieurs prédiction de nos chercheurs et experts occidentaux qui continuent de se cacher dans leurs laboratoires très coincés à l’intérieur enfermement.

Il s’agit d’une approche qui vise à segmenter une société en plusieurs catégories politiques qui définissent les diverses polarisations que peuvent adopter une société.

Selon mes observations attentives au cours de ces deux dernières décennies, j’ai pu constater qu’il y a trois types de climats électoraux dans lesquels les citoyens se doivent de décider pour élire ou choisir leurs représentants et leurs dirigeants.

Identification des contextes ou situations qui définissent et qui déterminent l’ensemble des mobilisations des votes des citoyens:

1- une situation dite normale où, il n’y a pas de grands enjeux et qui ne provoque pas de grands débats, ni de grandes passions du peuple. Les candidats sont habituellement ordinaires et aucun d’entre eux ne suscite de questionnements et de remise en question des structures et de l’ordre normal du système politique du pays.

Le plus souvent, là où il y a deux ou trois grandes idéologies qui dominent ce sont les mêmes partisans qui s’affolent et qui s’impliquent voilà pourquoi, c’est juste des alternances d’un groupe par un autre qui est le changement en soi. C’est donc cette situation que j’appelle la situation normale. Les élections aux États-Unis, en France, au Québec, au Royaume-Uni sont des exemples types de ce qui se produit dans cette situation normale car il n’y a souvent pas de grands enjeux qui peuvent encourager le peuple à s’intéresser à ces élections.

2- Une situation effervescente qui semble le plus souvent marqué par une transformation majeure de la société. Cette situation peut marquer l’arrivée de divers types d’acteurs.

Par exemple on peut avoir, un nouveau Parti politique, une nouvelle organisation ou encore, une crise qui marque l’opinion publique laissant croire qu’il pourrait y avoir une prise de conscience populaire ou généralisée au sein de l’ensemble de la société.

Lesquels acteurs qui seraient capables de transformer ou de modifier profondément la classe politique formant l’ordre établi de l’État en question. Cependant, malgré tout ce que cette situation semble bien porter comme changement, très peu de changements  se réaliseront finalement.

C’est une période propice à l’émergence des populistes et des démagogues qui promettent beaucoup et ne réaliseront que très ou tout simplement rien du tout.

Les élections de Daniel Fignolé en Haïti, celles de Jean-Bertrand Aristide, les Élections de Barak Hussein Obama, les Élections de Donald Trump peuvent très bien  être considérés comme des exemples de cette situation de grande effervescence politique.

3- Une situation où tous les citoyens se sentent concernés par ce que toute la société est éclatée avec des crises aigues de leadership ou des oppositions idéologiques très fortes entre plusieurs groupes sociaux, plusieurs groupes économiques et plusieurs groupes politique. C’est donc la situation de toutes les déchirures sociales, économiques, politiques et culturelles mettant en opposition des intérêts opposés et divergents.

En fait, cette situation est la situation où tout est possible soit la révolution, soit la dictature mais également soit la démocratie. Tout dépend, de la capacité des leaders qu’une telle situation va faire émerger pour que cette situation donne des résultats positifs ou négatifs selon bien sûr les points de vue de tout un chacun.

On peut citer plusieurs révolutions et plusieurs dictatures pour se rappeler de ce que des situations pareilles peuvent donner comme résultats positifs ou négatifs. Révolution Française, Révolution américaine, Révolution Haïtienne, la Commune de Paris, Révolution Bolchévique ou Russe, Révolution Chinoise, Révolution Cubaine, la Prise du Pouvoir par Adolphe Hitler et les Nazis, La Guerre d’Espagne, Les invasions de l’Irak, de la Libye, de l’Afghanistan par les Occidentaux sont des exemples assez éducatifs pour entrevoir les issues que peuvent prendre une situation révolutionnaire pareil.

La segmentation des sociétés en groupes ou catégories politiques, idéologiques :

Alors, disons pour commencer que dans tous les pays du monde, si je m’en tiens à l’ensemble des choses qui se disent sur les opinions publiques, il y aurait seulement 40% de gens qui s’impliquent activement et de façon continue en politique. Ces 40% de militants et activistes politiques se divisent et se subdivisent en deux grandes tendances idéologiques définies et ou, avec une troisième tendance émergente.

Cependant, à l’opposé de ce groupe défini des 40%, il y a également un deuxième groupe de 15 à 25% qui ne s’implique jamais en politique et qui ne font quasiment rien pour s’impliquer ou prendre part à des décisions politiques. Ce sont des travailleurs acharnés qui s’estiment moins concernés par les joutes et les engagements politiques. Voilà pourquoi, la politique se fait habituellement sans eux et cela ne semble toujours pas les déranger non plus. Le groupe des 15 à 25% ne forme pas une classe sociale mais plutôt une catégorie politique et il inclut les plus riches et les plus pauvres de nos sociétés

En plus de ces deux groupes de citoyens, qui semblent s’opposer par les engagements de l’un et les non engagements des autres, il y a le groupe des indécis que tous les politiciens veulent avoir et se livrent des combats pour avoir avec eux mais compte de l’instabilité idéologique de ce groupes, aucune idéologie ne peut les drainer facilement dans une direction ou l’autre.

Ce groupe de citoyens représente près de 20 à 25 ou a 30% et, ce sont ceux ou une partie d’eux qui donnent habituellement le pouvoir aux groupes idéologiques le pouvoir. Ils suivent les tendances et les enjeux politiques économiques et culturels car ce sont des gens qui s’informent régulièrement les actualités politiques, économiques et ce sont qui décident de se pencher d’un côté ou d’un autre le jour même des élections.

On pourrait même dire que les élections sont organisées principalement pour permettre à ce groupe des 20 à 25 ou à 30% de décider quel groupe qui va prendre le pouvoir compte tenu que les 40% divisés en groupes de convaincus alors que ceux des 15 à 25% n’iront pas voter en circonstance et en période ordinaire.

Enfin , il y a le groupe des nouveaux votants qui représente environs 5%, ce sont des jeunes écoliers, collégiens et universitaires qui, s’ils n’y a pas enjeux majeurs, ils ne s’informeront pas de ce qui se passe dans l’univers de la politique voire se décider à aller voter pour des groupes dont ils ne comprennent bien souvent pas les idéologies ni la différence entre les grandes idéologies dominantes de leurs sociétés.

À partir de cette configuration sociopolitique de nos sociétés contemporaines, il devient évident pour nous de pouvoir formuler toutes les hypothèses de scénario de ce que sera n’importe quelle issue électoral dans nos sociétés contemporaines.

C’est ce que nous allons tenter de vous faire découvrir dans les prochaines lignes qui suivront. Néanmoins, vous avez déjà la base fondamentale qui vous permet de commencer à faire de belles analyses et peut-être de faire des projections qui pourront se révéler assez justes contrairement aux firmes de sondage, des journalisteux et des experteux qui ne cessent vous vendre leurs salades et leurs mensonges.

à suivre…

Hermann Cebert

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