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La fin de l’homme rationnel Occidental


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

En ce début du 21ième siècle où le libéralisme et le capitalisme sont triomphants mais marqué par un développement sans précédent dans l’histoire de l’humanité pourrais-je affirmer que le rationalisme n’existe plus, sans subir la rage et la colère de l’homme occidental qui ne jure que par la raison comme pilier de son évolution?

Il est vrai que depuis les lumières du 18ième siècle, en particulier avec René Descartes dans son œuvre monumental, Le Discours de la Méthode, pour libérer l’homme de tous les dieux qui prédéterminaient son destin et sa destinée, nous avait fait toute la démonstration que l’homme était un être rationnel et qu’il se différenciait de l’animal pas sa rationalité et sa raison.

Pour Descartes, l’homme, cet être rationnel l’était parce qu’il était un être pensant. Or, c’est parce que l’homme pouvait penser par lui-même qu’il était en mesure de se soustraire à l’influence des dieux et de la nature. Mais pour arriver à cette conclusion, la vérité de Descartes pour simplifier sa démarche, Descartes s’était poussé à se regarder dans un miroir pour se constater exister et se rendre compte que tout ce qu’on lui avait appris jusqu’à ce moment de son propre étonnement, à partir de lui-même, donc de l’homme lui-même, était faux.

En ce sens, depuis sa naissance tout ce qu’il savait lui avait été imposé, par conséquent, il n’avait jamais pensé par lui-même. Cependant, en commençant à penser par lui-même il pouvait être et exister. D’où sa fameuse formule qui va nous construire tous les fondements du rationalisme et de la raison moderne: Je pense, donc je suis. Autrement dit, selon Descartes, l’homme est, parce qu’il pense. Disons plutôt, l’homme pensait pour être et exister. Par cette tautologie de Descartes, l’homme n’était plus soumis aux lois et à la bonne volonté des dieux et de la nature parce qu’il était devenu responsable de lui-même et de son sort.

Notons par ailleurs, que personne d’autre n’était donc considéré dans l’entendement de l’homme raisonnable pour s’affranchir à la fois de dieux et de la nature. Voilà pourquoi, dans cette formulation, les autres n’existaient pas d’autant qu’ils ne pouvaient même pas exister. Plus encore, durant le 18ième siècle certains hommes se croyaient encore supérieurs à d’autres hommes sur les seuls critères épidermiques et du développement du savoir, des sciences et des technologies.

Ce qui signifie, lorsque la raison a été inventée comme ce qui semblait permettre de distinguer les êtres des animaux, il était inconcevable qu’un autre être ait été pris en compte dans la formulation de Descartes sachant que cette formule s’articule autour de l’homme qui se compare à lui-même, de lui-même pour décider de s’affirmer au dessus de tous et de tout.

De nos jours, nous savons très bien qu’il nous est plus difficile de se définir par soi-même, de soi-même pour soi-même et au dessus de tous et de tout puisque avec le développement des moyens de communications et le rapprochement des peuples, plusieurs vieilles barrières psychologiques, sociales et culturelles continuent de tomber montrant ainsi que tous on est différent et égal entre nous. En ce sens qu’il ne peut exister d’êtres, de communautés, d’individus et de cultures qui soient supérieures mais qu’il y a des différences assez marquées par des valeurs locales qui se ressemblent toutes. D’ailleurs, plusieurs notent déjà avec raison que certaines cultures, certaines habitudes, certaines traditions, certaines croyances qui autrefois étaient considérées comme traits et caractéristiques de peuples barbares se réapproprient par ceux qui les considéraient comme marque de barbarisme.

De ce point de vue, il faut bien reconnaitre que depuis le 18ième siècle il y a quelques chose qui a vraiment changé dans les conceptions du monde dont les uns par rapport aux autres. Tout aussi vrai également, il y a une certaine tolérance qui se développe entre les diverses communautés qui constituent notre humanité actuelle. Cependant, il reste beaucoup de progrès encore à réaliser pour que les humains que nous sommes parviennent à mieux se comprendre, à mieux se tolérer mutuellement et, j’espère qu’un jour, lorsque le progrès et le développement seront généralisés au sein de toutes les nations, au sein de tous les peuples, les hommes décideront d’éliminer toutes les barrières culturelles qui les empêchent de se voir semblables à leurs frères humains avec des différences diverses.

Par contre, à l’heure actuelle, nous sommes encore loin de là puisque, en Europe et en Amérique du Nord les Noirs, les Arabes et les Latinos sont encore considérés comme des êtres inférieurs tout comme jusqu’à la fin du siècle dernier, les peuples de l’Asie étaient encore considérés comme inférieurs aux Blancs alors que nous constatons actuellement quel est le niveau de développement que connaissent ces peuples faisant ainsi les vieux préjugés qui les classaient comme peuples inférieurs.

De ce constat, on peut se rendre compte très clairement que le racisme est moins une marge de supériorité originelle mais  tout simplement, une faiblesse qui s’exprime par les niveaux de progrès dont tout le monde est finalement convié au bout du compte. Tout le monde y arrivera, ça c’est une certitude. Et c’est le temps qui se charge de nous donner raison.

À partir de ce que nous pouvons considérer comme la mort de l’homme rationnel occidental, ce qui est un fait sur la base de ce que nous pouvons considérer comme l’origine de cette mort apparente pour se faire condamner par la clameur publique occidentale, comment donc se manifeste cette fin abrupte de ce rationalisme et en quoi et où l’on retrouve cette mort?

Si pour nous, on serait satisfait par cette démonstration de Descartes en allant directement à l’étape suivante sans plus rien, mais étant donné que nous écrivons et nous publions pour l’ensemble du commun des mortels, nous allons tenter à l’aide de quelques exemples montrer en quoi et comment le rationalisme est bel et bien mort en ce début du 21ième siècle mais qui a commencé depuis la naissance même de ce rationalisme.

Nous ne nous permettrons pas d’aller au fond de ce travail historique mais à l’aide de ce que nous allons offrir comme explication et argument de cette hypothèse, même le simple citoyen pourra par lui-même remonter à la source de ce rationalisme mort-né.

En effet, si nous considérons les sociétés occidentales dans ce qui leur a permis de se développer aux côtés du rationalisme porteur de toutes les espérances des lendemains meilleurs pour tous comme le mentionnait déjà Emmanuel Kant, tout le monde peut convenir avec moi que la finance, plus particulièrement, l’accumulation des richesses et du Capital pour répéter Karl Marx, nous pouvons affirmer sans aucun doute que l’argent a été au cœur de tous les développements que les peuples Occidentaux ont connu au cours de ces deux milles ans derniers.

Toutefois, c’est dans la totalité des secteurs et dans  tous les aspects de la vie de l’homme que s’est opéré la terrible dérationalisation de l’homme Occidental. En ce sens, qu’il y a une telle pression sur l’homme afin qu’il s’autodétruise en se dérationalisant systématiquement. Évidemment, là où l’homme rationnel s’est véritablement fait prendre au piège c’est au niveau de la financiarisation de son esprit et de sa vie quotidienne.

Ainsi donc, depuis le dix-huitième siècle, une longue opération et un grand projet s’était mis en marche afin d’enlever à l’homme ce qu’il avait comme le plus important de tout son être, ses capacités de penser.  Cette longue opération de la dérationalisation de l’esprit humain c’est ce que je dois appeler la déprogrammation du cerveau pensant humain. Tandis que la grande entreprise c’est en effet, le contrôle de l’homme en lui enlevant toutes ses croyances, toutes ces superstitions sous prétexte que son entendement ne serait pas rationnel et logique s’il garde ses facultés supra-sensorielles. Dès lors que l’homme avait accepté de troquer sa liberté de penser, et ses nombreuses croyances qui constituent ensemble son véritable essence, on lui a intégré une nouvelle divinité qui n’est rien d’autre que le rationalisme et la finance. Disons plutôt, l’argent. On lui avait enlever ses pouvoirs critiques celui de pouvoir voir le monde avec l’ensemble de ses facultés.

Malheureusement, c’est la contradiction naturelle qui ne l’est pourtant pas dans les fait et compte tenu de sa grande nature. L’homme ne peut pas être rationnel s’il est uniquement rationnel ou également seulement irrationnel comme étant le contraire du rationalisme selon tout ce qui se dit jusqu’à présent. Je reviendrai un jour là-dessus.

Autrement dit, un véritable être rationnel doit être quelqu’un qui possèdent toutes ses capacités de jugement afin de pouvoir voir le contour et les pourtour de toute chose pendant même qu’il soit aussi capable de procéder à des inductions, à des déductions voire les complexifier tous ensemble à partir de son savoir, de ses croyances, de son intuition, de sa mémoire et de tous ses sens.

À ce propos, c’est cela qui doit être la rationalité générale dont, tous les êtres se disposent naturellement. Rejeter l’ensemble des facultés de l’entendement humain pour lui pousser à n’admettre que l’une de ses facultés de penser comme supérieure aux autres facultés dont il est constitué naturellement, voilà ce qui devait être considérer comme irrationnel et non le contraire.

Néanmoins, nous ne pouvons nous aveugler comme les fondateurs du rationalisme l’ont été dans leur formulation pour ne pas reconnaitre la part de vérité qu’il y a dans ce rationalisme et qui est devenu dogmatique dans les milieux scientifiques. En effet, nous préférons dire que le rationalisme de Descartes a été un rationalisme partiel et voire parcellaire parce qu’il a ignoré et rejeté les autres facultés pensantes et réflexives de l’humain par conséquent, il n’est pas irrationnel et que l’irrationalisme en tant que tel ne semble même pas exister puisqu’il ne peut pas y avoir de contraire de ce qui n’existe pas ou que l’on ignore.

Nous disons donc que nous ne pouvons pas ignorer tous les progrès qui ont été réalisés à partir de la logique et de la raison et du rationalisme en général. Toutefois, il faudrait bien admettre avec nous que ce n’est pas parce que quelque chose donne des bons résultats que cela signifie qu’il fonctionne à cent pour cent. On a qu’à penser à des moyennes au dessus des normales nécessaires pour se rendre compte qu’il peut exister de très grandes marges d’échec dans une population ou d’un échantillon donné.

Ce qui signifie, si on ne dispose pas des outils et des distances nécessaires pour pouvoir bien observer le modèle lui-même, on ne pourra jamais savoir si c’est le modèle, les objets étudiés eux-mêmes voire les observateurs eux-mêmes qui constituent le véritable défaut initial des instruments, des méthodes et de la conceptualisation qui causent ces problèmes.

Il est vrai qu’habituellement, on est tenté de questionner les outils, les appareillages, les programmations comme causes principales et fondamentales des défauts de la fabrication pourtant on devait tout aussi se questionner sur les hypothèses de conceptualisation, les environnements de cette conceptualisation voire même, se questionner sur les entendements de la conceptualisation elle-même pour découvrir les véritables défauts de fabrication et de conceptualisation.

Avec le rationalisme de Descartes, nous avons ici non pas des problèmes seulement de fabrication et de conceptualisation du rationalisme scientifique mais nous y avons des problèmes au niveau de l’entendement de la conceptualisation puisque Descartes avait ignoré les autres et tous les autres dans sa formulation de ce rationalisme. Il nous a fait croire et comprendre que le rationalisme était le rejet de toutes les autres facultés pensantes de l’être humain. Il a donc échoué parce qu’il lui a manqué quelque chose qu’il n’avait pas et que sont temps ne lui permettait pas d’avoir, les entendements des autres.

Ceci dit, si nous devons revisiter cette conception ancienne et actuellement dépassée depuis toujours par ailleurs étant donnée le rationalisme qu’il est question c’est bien sûr celui des Occidentaux, par des occidentaux et une utilisation de tous. Je l’ai mentionné cette caractéristique en parlant au tout début de cette construction de soi par soi et pour tous. C’était le principal défaut de la démonstration de Descartes, il a failli sur les bases même de ses propres fondations.

La part de l’autre dans la formulation de sa conclusion. L’absence de l’autre et de tous les autres, évidemment considéré comme la partie obscure de soi est donc les causes fondamentales de la dérationalisation qui s’est opéré dans un vaste projet datant déjà du même siècle des lumières.

Le rationalisme Occidental a été un acte totalitaire et terroriste culturel contre toutes les autres facultés pensantes humaines par le fait, qu’une seule faculté pensante humaine a été pendant très longtemps considérée comme supérieure aux autres facultés pensantes dont l’être humain dispose de façon tout à fait naturel à sa naissance.

D’ailleurs, on a qu’a considérer l’ensemble des environnements dans lesquels les êtres humains arriver à rester rationnels pour se rendre compte qu’à part de l’environnement du travail, dont les laboratoires de recherches que l’homme était capable d’être rationnel. Pour le reste 98% du reste de son environnement demeure non rationnel pour ne pas répéter la bêtise de l’irrationalisme dont on a toujours cru comme étant le contraire du rationalisme. Plusieurs scientifiques se disent croyants, non croyants alors que d’autres se questionnent sur les divins pendant qu’ils devaient simplement dire qu’ils insensibles à des croyances et des superstitions qu’ils se refusent d’appartenir comme le commun des mortels.

Selon le rationalisme actuel, on ne devait tout simplement pas aimer quelqu’un au long de sa vie pour pouvoir se prétendre rationnel. Toute émotion exprimée et qui ne peut pas être démontrée raisonnablement serait considérée comme étant une faute au rationalisme et à la logique de telle sorte que toute personne qui aurait exprimée ces sentiments ne serait pas considérée rationnelle. On pourrait imaginer ce que serait la vie de nos scientifiques qui ont toujours combattu les autres facultés pensantes de l’homme alors même qu’ils ne seraient pas en mesure de l’appliquer strictement dans leurs propres vies. Malheureusement, je peux confirmer qu’aucun scientifique actuel ou passé n’a été déjà en mesure d’être totalement scientifique dans tous les aspects de sa vie quotidienne.

prochain article: la dérationalisation de l’homme Occidental.

à suivre….

Hermann Cebert

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About Hermann H Cebert (994 Articles)
I am a citizen without Borders with simple and sincere ideas. Poet and philosopher for my hours of madness. I am old several centuries and I think that by ideas and thoughts the world can improve. I wait for nothing of anybody but I continue doing any good all around me. Force is a straw which the wind of intelligence takes in its please. My only wealth it is my intelligence which is superior to the average of people. I search neither glory nor honour and I am what I follow, me. There was only the only philosopher who is meconnu by more of one: it is always you.
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