le chemin vers l’égalité entre les femmes et les hommes: incarner les pouvoirs


Imaginons qu’on est actuellement au vingt-et-unième siècle, en l’an 2016, qu’il n’y a pas encore 100 ans depuis que nous commençons à reconnaître que tous les êtres humains sont égaux entre eux mais différents sur plusieurs points l’un de l’autre.

Imaginons encore, et encore, que le monde actuel est divisé et subdivisé en plusieurs classes d’hommes et de femmes : des riches et des pauvres, et, que nous acceptons même qu’il puisse exister l’idée que nous puissions catégoriser les hommes en des sous hommes, des hommes et femmes en déchets, des hommes finis, alors que nous nous ventons du progrès et du développement sur les divers plans et dans les différents domaines comme les technologiques, la finance, les armements, les communications, la robotique, la navigation etc.

Si nous pouvions avoir juste un peu de conscience de nous mêmes et de tous les autres, alors il nous serait impossible d’arriver avec ces idées et ces opinions sur nous mêmes et sur les autres êtres qui sont comme nous et que nous sommes seulement des être différents les uns les autres.

Malheureusement c’est la seule unité de mesure que nous nous sommes donnés jusqu’à présent pour bien évaluer notre soit disant évolution en tant qu’êtres dits évolués. Nous sommes encore, ou du moins certains parmi nous, sont encore très  très loin de ce que nous pouvons appeler êtres évolués.

Comment sommes-nous parvenus à développer des idées racistes, des préjugés, de la ségrégation raciale entre nous les Hommes et entre nous les Hommes et les Femmes?

Entre des hommes dits Blancs et des hommes dits Noirs et Latinos et Asiatiques, des Hindous, des Aborigènes et Autochtones, à part des mots qui nous servent à nous catégoriser, à nous différencier et à nous identifier, je ne vois rien qui puisse me permettre de les appeler autre que des humains puisqu’ils sont tous des humains.

Et au delà de ce que je peux accepter comme mon point de vue et ma compréhension, je me demande tout simplement en constatant les effets de nos préjugés, de nos croyances dans nos rapports avec les autres et surtout avec nous mêmes, puisqu’il s’agit de nous qu’il est véritablement question, comment se fait-il que nous ayons maintenu ces pensées et ces idées pendant très longtemps de telle sorte qu’elles puissent régir nos relations entre humains et humains et entre les hommes et les femmes, entre blancs et noirs, entre blancs et arabes et maghrébins, entre blancs, noirs, asiatiques, autochtones, latinos et aborigènes?

Je vais vous laisser ces questions en suspend et d’aller directement vers les principales questions de cet article mais, je veux bien que vous gardiez à votre esprit ces deux questions tout le temps que vous allez lire cet article car en les ayant en arrière pensée comme toile de fond, vous comprendrez mieux les arguments que je décide d’utiliser pour démonter et défaire l’un des préjugés les plus féroce que l’homme a utilisé pour établir les rapports entre les êtres humains entre eux.

Bien entendu, je tiens à avertir les gens qui ont la peau trop sensible de ne pas me suivre en abandonnant cette lecture parce qu’ils risquent de se heurter à quelque chose qui pourrait les réveiller brusquement de leur sommeil ou de leur somnolence que les morales de l’église et de la société les ont gardé pendant très longtemps. Sinon, si ce sont des gens ouverts d’esprit, je les invite à poursuivre le bout de chemin en ma compagnie jusqu’au bout de cet article. Bonne lecture.

Cela étant dit, vous comprenez mes chers lecteurs, je vais tenter d’ouvrir l’un des sujets les plus actuels dans toutes nos sociétés, du Nord au Sud et de l’ouest à l’Est. Dans les pays riches comme dans les pays pauvres car il s’agit des deux groupes de genres humains que nous formons sur cette terre actuellement comme les principaux êtres pensants que nous reconnaissons seulement jusqu’à présent, je veux parler des hommes et des femmes.

En effet, malgré tous les progrès que nous avons réalisé jusqu’à présent sur le plan scientifique, sur le plan technologique et malgré les grandes découvertes qui nous permettent d’aller et d’envoyer des vaisseaux sur les autres planètes voir nos reconnaissances des exo-planètes, il y a encore des préjugés entre nous les humains: les hommes croient encore en tant que être humain mâle, il est supérieur à la femme en tant également être humain femelle et femme.

Je sais pertinemment que vous vous demandez si je vais oublier toutes les luttes des femmes pour leurs égalités dans les années 1940, 50 60, 70, 80 et 90 de telle sorte que je devais tenir compte de toutes ces grandes réalisations pour arriver à une certaine égalité entre les hommes et les femmes, cette égalité actuelle entre ces deux groupes d’humains.

Non , je ne vais pas les oublier mais je veux tout simplement m’en passer de ce que jusqu’à présent l’on considère comme réalisation dans l’émancipation et l’égalité entre hommes  et les femmes.

De plus, je veux vous déranger, et vous décevoir à la limite, en disant aucune des luttes que les femmes ont mené jusqu’à présent ne visait à donner un certain pouvoir aux femmes ni non plus à les rendre égales aux hommes pour la seule et bonne raison, ces luttes des femmes, des féministes, pour être encore plus catégorique, n’ont été des luttes pour le pouvoir. Par conséquent, elles ne pouvaient pas rendre les femmes égales aux hommes étant donné ce qui est fondamentalement en jeu dans la question d’égalité entre hommes et femmes c’est le pouvoir.

Autrement dit, tout ce qui semble définir selon moi la supériorité de l’homme par rapport à l’infériorité des femmes c’est le pouvoir. Et le pouvoir que tiens à noter ici  se définit comme la capacité à faire et à faire faire, la capacité à avoir et multiplier ou à avoir toujours plus et beaucoup plus, la capacité à changer et à changer pour soi-même et pour ses propres intérêts, la capacité à dire et à faire dire.

Ce sont donc ces pouvoir que les hommes ont et que les femmes n’ont pas. Or, en considérant toutes les luttes que les femmes ont mené dans le but d’atteindre leurs égalités avec les hommes il n’y avait rien qui offrait ou qui pouvait donner du vrai pouvoir aux femmes. Tous les types de pouvoirs qui donnent aux femmes leurs pleins rôles par rapport aux hommes doit être effectifs et réels. En ce sens, tout pouvoir qui ne donne pas de pouvoir et donc de la capacité n’est pas pouvoir.

À titre d’exemple, voyons quelques unes des luttes que les femmes ont mené qui nous ont conduit à ce qu’elles ont comme pouvoir actuellement. En effet, lorsque nous considérons les luttes des femmes pour le droit à l’avortement,  c’étaient plutôt des droits inhérents aux diverses fonctions biologiques du corps des femmes, quelque chose qui avait seulement rapport avec le corps de la femme et non quelque chose d’immatériel comme le sont les pouvoirs en général.

Ces  droits ce sont Ce furent des demandes de reconnaissance des capacités propres au corps des femmes. Celles qui ont rapport avec ses capacité de tomber enceinte et de porter ou non à terme un embryon en gestation dans son utérus et c’est une fonction qui correspond à sa capacité à porter ce fœtus.

Autrement dit, ces luttes dites luttes pour l’égalité des femmes avec les hommes n’en étaient pas vraiment des luttes de pouvoir. Elles n’enlevaient aucun pouvoir d’enfantement aux hommes qui ne sont pas non plus faits pour une telle chose, une telle fonction. Les femmes ont donc confondu ces demandes de reconnaissance en droit alors que ces reconnaissances ne l’étaient nullement.

Évidemment, je pourrais citer ou évoquer également les divers amalgames que les mouvements féministes ont toujours fait dans leurs démarche vers leurs égalités avec les hommes, celui de mélanger leurs luttes avec les droits de l’homme, les demandes de reconnaissance de certains genres et d’orientation sexuelle de certains individus que la nature a prédéfini pour des raisons inconnues par la science aujourd’hui encore.

À certains moments de la durée, certains féministes englobaient tous dans leurs luttes pour expliciter ma précédente phrase comme par exemple les homosexuels, la lutte des noirs aux États-Unis par exemple, et un peu plus proche de notre temps actuel, les bisexuels, les transgenres, les non genres etc.

Toutes ces causes qui n’avaient rien à voir les droits des femmes sont venues dopées les luttes des femmes pour par la suite, affaiblir ces mêmes luttes puisque ces causes devenaient de plus insaisissables pour les seules causes des femmes  et donc sous la seule responsabilité de quelques militantes activistes et féministes.

Et comme coup de grâce à tout mouvement féministe, à travers le monde et, dans plusieurs pays dits développés et avancés sur le plan beaucoup plus économique que social et politique,  le mouvement des homosexuels allait arriver avec diverses théories sur les reconnaissances identitaires qui seront associées et transformées en droits humains voire actuellement en valeurs libérales et sociétales alors que nous savons tous qu’il n’y a aucun lien avec ces domaines et moins encore avec ces modes de vie et ces idéologies.

Comme le disent si bien ces deux dictons pour en dire la même chose, pierre qui roule, n’amasse pas mousse; qui trop embrasse mal étreint. Les mouvements des anciens féministes embrassaient trop de domaines et trop de groupes voilà pourquoi à l’heure actuelle parler de féministe à femmes et à des jeunes femmes devient une certaine tare dans nos sociétés.

Le mouvement des gais a planté les luttes des femmes à travers le monde et voilà pourquoi, les femmes sont encore considérées comme inférieures aux hommes dans beaucoup de pays. Dans les pays africains, dans les pays arabes, en Asie et en Amérique latine et les caraïbes, les femmes sont sous valorisées et, elles sont inférieures aux hommes. Tout le mode trouve cela normale, comme pour dire ça s’est un peu amélioré par rapport aux années 1940 et 1970.

D’ailleurs, le féminisme s’est tellement dégradé en termes de causes profondes à défendre, celle du pouvoir que les femmes doivent et méritent d’avoir, en contraste avec le mouvement des exhibitionnistes des Femen qui ont ramené les droits des femmes à l’usage des corps des femmes comme panneau publicitaire, une vieille définition qui nous renvoie à la lutte des femmes pour reconnaitre l’usage qu’elles peuvent faire avec leurs corps. Évidemment, ces féministes ou plus précisément, ces pseudos féministes des temps modernes oublient que l’habit est une convention sociale qui a été transformée en valeurs morale sociétale et nullement, qu’il ne peut être partie intégrante de l’homme en tant qu’être humain.

Hermann Cebert

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