Comment comprendre Les journalistes 2.0 et les nouveaux intellectuels 2.0


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

De façon globale et ce au niveau international, le journalisme actuel fait face à de véritables problèmes de qualité, de rigueur et d’éthique. Il n’existe plus de distinction entre le citoyen et les journalistes autant que l’un parle comme l’autre.

Avec les nouvelles technologies de communications, la paresse envahit les salles de presse et les journalistes de la presse parlée, web-radio-web-télé-diffusée, écrite et radio télédiffusée ne font aucun effort pour offrir des services journalistiques de qualité à travers leurs reportages, leurs discussions, leurs débats et leurs interviews.

On ne les trouve plus sur des terrains pour faire leurs enquêtes et leurs investigations.  Plusieurs font du copinage avec les principaux acteurs économiques, politiques, culturels, financiers et militaires. Ils ont surtout tendance à mélanger les genres comme s’ils étaient toujours en transition pour aller faire carrière dans les autres secteurs plus particulièrement vers la politique.

D’ailleurs, en parlant de trasition ou de passage du journalisme vers la politique, nombreux sont les journalistes qui sont devenus de vrais politiciens et on peut même voire toujours se demander à quel moment ils n’étaient plus journalistes et qu’ils avaient des idéologies de Parti à défendre autant que les changements se font rapidement.

Du matin au lendemain, ces journalistes, ces chroniqueurs et souvent des vedettes de radio, de télévision et de journaux écrits deviennent des politiciens. C’est là un véritable problème d’éthique que souffre le domaine de l’information et du journalisme en particulier.

En France, en Haïti, aux États-Unis, au canada, en Afrique du Sud, au Brésil, au Japon, en Russie ou en Norvège le constat est pareil, les journalistes sont très médiocres et ils abusent des médias sociaux et des facilités de l’internet.

Les grands groupes de presses, je veux parler de ceux qui produisent du contenu à l’échelle mondial, régional et national sont en connivence avec les grands groupes d’intérêts financiers et politiques mondiaux et trafiquent la quasi totalité des informations produites dans le monde afin de permettre ou de faciliter la manipulation des masses.

De l’autre côté, on retrouve également les corporations et les syndicats de propriétaires de médias et de journalistes qui perpétuent la médiocrité à travers leurs conventions collectives afin de protéger leurs boulots et qu’ils avaient obtenus par le favoritisme et leurs ascendances.

Tous les syndicats de la communication et des médias développent et entretiennent la médiocrité qui se traduisent par des presses assujetties qui s’oppose à tout changement dans les sociétés et dans les pays. C’est le principal cancer qui ronge l’intelligence des masses à l’échelle mondial.

Je me souviens tout dernièrement, lorsqu’on voulait faire état de la qualité mais surtout de la médiocrité de certains journalistes haïtiens, lors d’une rencontre qui s’était tenu à l’institut français de Port-au-Prince, un actuel candidat à la présidence de Haïti et ancien journaliste de surcroit, avait associé la mauvaise qualité du journalisme en Haïti avec l’usage du créole haïtien.

Comme si pour cet aspirant à la plus haute magistrature de l’État haïtien, s’exprimer en créole ou faire du journalisme en créole était la cause fondamentale de cette mauvaise qualité.

En faisant ces affirmations cet ancien journaliste a montré son manque de jugement et ses faibles capacités intellectuelles, qui est de mon point de vue, sans fondement et complètement idéologique mais surtout il a fait ressortir son esprit de colonisé qui l’habite et qui l’a toujours habité.

Que voulez-vous, c’est l’expression de l’aveuglément qui caractérise la quasi totalité des politiciens et des intellectuels haïtiens.

Ce sont des gens dépourvus de raison et complètement déconnecté de la réalité de Haïti mais surtout, qui ne maitrisent même pas leurs propres domaines où ils devaient être censés maitriser. Ils croient tous qu’avoir une voix radiophonique est synonyme de connaissance et de compétence.

Et, comme le disait le grand chanteurs haïtien de tout les temps, Antoine Rossini Jean-Baptiste, alias ti Manno, ancien musicien de Dipi express et de Gemini All Stars: Le parler en Français devient un Métier.

On peut avoir un très bon journalisme en Français, en Créole et dans n’importe quelle langue. Les langues sont des médiums de communication et ce ne sont pas les principales et essentielles caractéristiques du bon journalisme.

La langue est juste un support et on doit se le rappeler toujours à chaque fois que l’on parle de journalisme et de communication.

D’ailleurs, en dehors de la langue verbale, il y a des journaux qui se font également avec la langue et le langage des signes et cela n’enlève rien à la qualité des informations qui sont offertes aux groupes des malentendants.

Également, il faut se rappeler et noter qu’il y de très bons journalistes qui s’expriment difficilement bien alors même qu’ils écrivent très très bien et vice versa, il y a des  journalistes qui ont une écriture très médiocre mais qui s’expriment très bien et leurs reportages sont souvent impeccables.

Ceci dit, ce que dans l’ensemble le candidat à la présidence de Haïti et ancien journaliste ignore c’est que nous sommes passés d’un journalisme où les textes cités et rapportés étaient bien travaillés et bien traités à un journalisme verbal, où il n’y a plus de textes écrits travaillés et traités.

En ce sens, les journalistes s’expriment comme n’importe qui, ils n’écrivent pas leurs textes comme cela se faisait autrefois. Et le pire dans tout cela, c’est qu’ils ne font aucune recherche poussée et ils se contentent seulement de ramasser quelques textes éparpillés par-ci et par-là.

Ils sont abonnés à tous les blogues comme le mien et ils prennent à leurs comptes toutes les analyses et tous les textes des blogueurs comme si c’était leurs propres écrits ou leurs propres productions.

La meilleure façon de découvrir leur manque d’éthique journalistique c’est de les voir changer d’idées plusieurs fois, ce dans une même journée et au cours d’une même émission ou d’un débat.

À entendre, lire et écouter ces journalistes paresseux et médiocre, on pourrait dire qu’ils sont intelligents mais ce sont de véritables cancres qui, si on les enlevait leurs téléphones intelligents, leurs Ipad et leurs ordinateurs ainsi que tout accès à internet ils n’auraient aucune opinion et rien à dire.

Alors, ce qu’il faut retenir ici, c’est que le journalisme actuel est intellectuellement corrompu. Dépourvu d’éthique où les journalistes sont des parasites qui vivent et qui dépendent des autres penseurs, plus particulièrement de nous autres les blogueurs qui formons la principale alternative à leurs médiocrité.

Ils se nourrissent de nos idées et de nos productions. C’est un journalisme d’opinions verbales et discursives très spontanées comme une sorte de rencontres entre amis dans un salon ou dans un bar.

Cela étant, les reportages, les débats se font dans un langage et avec une langue populaire où il n’y a plus de style ou de règles de grammaire, les journalistes ne se différencient plus des masses parce que empruntant et utilisant une langue et un langage dépourvus de toutes les qualités académiques.

Évidemment, de façon globale, à cause du copinage et du favoritisme qui se pratiquent dans les médias, on recrute de moins en moins sur la base de compétence, et l’on se retrouve avec des journalistes parachutés parce enfant d’untel ou proche parent d’untel.

Bien entendu, depuis toujours et ce, presque partout dans le monde, le métier de journaliste, a souvent été un domaine de refuge pour les gens

Dire que le journalisme actuel s’est assez bien adapté aux diverses transformations que les technologies de l’informations lui ont imposées est une chose que l’on pourrait qualifier d’incontestable.

Cependant, on ne peut pas parler d’adaptation réussie des journalistes avec les nouvelles technologies de l’information. Au contraire, les journalistes actuels semblent devenir de plus en plus médiocres par rapport à ceux d’avant les nouvelles technologies de l’information.

Il n’y a plus de compétences réelles, plus de savoirs et de connaissances vraies tout est superficiel et les lectures sont absentes. Je dirais même que les journalistes ne lisent plus car ils se contentent des résumés et des abstracts, pour prendre les deux mots et bloquer les interprétations, ce qui correspond parfaitement aux deux minutes successives que durent leurs trois ou quatre interventions que les animateurs les accordent, je parle ici des journalisteux des radios et télévisions.

La grande majorité des journalistes actuels n’ont aucune culture spécifique ou générale de quoique ce soit pourtant ils interviennent sur quasiment tout: de la politique à l’économique en passant par la science, la poésie, le cinéma le théâtre et les relations internationales.

Il y en a même qui se disent et qui se réclament des spécialistes du droit et des stratégies militaires et de défenses militaires  jusqu’à la philosophie et les pratiques religieuses.

De même, puisque leurs cultures et leurs connaissances même générales sont très faibles, il s’en suit que leurs vocabulaires restent et demeurent très pauvres et leurs explications ne mesurent que deux petites phrases extrêmement simples et simplistes pour être plus proche de la vérité.

Évidemment, on ne demande pas à un journaliste de tout savoir puisque avec une bonne base méthodologique, tout journaliste devait être en mesure de développer n’importe quel sujet et qu’avec des recherches pointues, ils seraient en mesure de bien informer quiconque sur un sujet donné. Malheureusement, là n’est pas seulement les diverses critiques que je formule contre la médiocrité des journalistes actuels.

Bien sûr tout cela fait partie des faiblesses des journalistes et du métier de journaliste actuellement. par contre ce qui dérange le plus avec les journalistes et les recherchistes à l’ère des technologies de l’information c’est sans contester les abus qu’ils font de ces nouvelles technologies.

En effet, si vous suivez plusieurs émissions de radio et de télévision vous constaterez comme moi, que le métier de journalisme est devenu un lieu par excellence d’improvisation systématique où les journalistes ne lisent plus rien et ne se préparent pas vraiment.

Aucune recherche de fond sur des sujets pourtant très controversés qui ne favorisent aucunement le jugement et la remise en cause des spectateurs et des auditeurs.

En fait, il n’y a plus de sens critique puisque ces journalistes ne font que lire et relire des textes d’opinion qui sont souvent dépourvus de sens et de logique.

Les mêmes sujets se reproduisent à l’infini et aucun censeur pour sanctionner cette pauvreté intellectuelle qui rabaissent terriblement la profession de ce qu’on appelle abusivement le quatrième pouvoir.

En parlant du côté intellectuel de la chose journalistique, il faut noter également que même les spécialistes, ceux qui se nomment malhonnêtement tels en font pareil.

De la même façon que les journalistes ouvrent leurs portables, leurs cellulaires pour vous lire n’importe quoi de n’importe comment, les soi-disant experts en font pareil.

Tous ont recours aux moteurs de recherches de façon spontanée sans préalablement pris le temps d’aller faire des recherches sur leurs sujets, parfois, ils se réfèrent à n’importe quel site car il leur suffit tout simplement de se trouver des réponses plus ou moins appropriées pour pouvoir dire quelque chose.

Je me souviens plusieurs fois d’écouter des journalistes et des experts qui étaient en direct d’émissions dites de grandes écoutes qui se disaient être en voyage à l’étranger comme enquêteurs et rapporteurs et à qui on avait posé des questions qui lisaient en même temps que moi des sites internet que j’étais en train de lire mais qui faisaient passer leurs lectures pour des textes qu’ils avaient eux-mêmes travaillés mais qui étaient de textes publiés tels quels sur ces sites.

à suivre…

Hermann Cebert

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