Vers les cimes élevés des prodondeurs, la fille prisonnière


Vers les cimes élevés, vers les montagnes au de-là du connu

Aujourd’hui, aujourd’hui c’est demain, très loin la montagne

Dans les grottes, dans les cavités, je m’en vais gravir l’air sec

Par suffocation et dans le froid ou le chaud, je me pousserai

Je m’efforcerai, je me battrai et là, je rebrousserai le chemin

Vers les profondeurs, dans les abîmes, loin soleil et lumière

Dans les ombres profondes, sous les eaux marines et seul là

Dans les eaux fumées, parmi les nouveaux êtres, l’obscurité

Je respirerai à plein les poumons, bouffée par bouffée, libre

Alors, je lâcherai définitivement toute ma concentration ouf!

Je reviendrai, au soleil levant, la nuit couchant, peu importe

La destinée ne m’avait pas donné rendez-vous, hasard-choix

Promesse d’une croix triangle, quelle félicitation facilitée, loin

Par l’autre rive, les regards se recroiseront les peaux frémiront

C’est le destin, de la destinée, et la liberté se fera emprisonner

Je n’ai pas été dans les hauteurs ni descendre aux profondeurs

À l’île tropicale de par nos joies si intenses on oublie de pleurer

Bien sûr nous pleurons faim mais, nos sueurs sont nos larmes

Je vous imagine pleurer, vos larmes se durcissent par le froid

Et alors c’est alors que de part les parcours abordés on se dira

Hermann Cebert

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