Au delà du Kidnapping des jeunes Moscoso par Clifford Brand et de l’arrestation de ce dernier


Au-delà de l’implication des Brandt dans le Kidnapping des Jeunes Moscoso : Comment comprendre la naisance des dictatures féroces en Haïti

Il n’était un mystère pour personne que plusieurs éléments de la bourgeoisie commerciale et de mise en sac d’Haïti étaient férocement impliqués dans la violence systémique du pays. Les seules difficultés avaient toujours été de trouver le support des gouvernements américains dans la lutte pour combattre les bourgeois criminels responsables de cette violence permanente et qui empêche au pays de prendre son envol et du coup assurer son développement.

Pour bien comprendre l’arrestation de Clifford Brandt en lien avec le Kidnapping des jeunes Moscoso, il faut d’une part comprendre les buts visés par le kidnapping, élément fondamental dans une stratégie de peur globale et de violence globale, puis d’autre part comprendre l’interprétation par les américains du blocage systématique du développement du pays.

Les bourgeois comme Clifford Brand ont une vision monopolistique de l’économie et du développement d’Haïti c’est-à-dire, ils ne tolèrent aucune compétition économique dans le pays. Pour eux, seuls leurs monopoles dans toutes les sphères d’activité économique sont meilleurs par conséquent ils sont toujours prêts à créer des conditions de violence extrêmes pour créer la peur chez les investisseurs étrangers et des sommes astronomiques sont disposées pour financer cette terreur.

Selon certain, la gestion de la violence par la bourgeoisie est une entreprise super-structurée avec à la fois la représentation de toutes les familles riches du pays mais également avec la participation financière de celles-ci.

D’abord le contexte du kidnapping et de la violence généralisée. Étant toujours informé de l’arrivée et de la présence d’hommes d’affaires et d’investisseurs étrangers dans le pays, ce sont eux qui dirigent et contrôlent la chambre de commerce du pays et surtout, puisque tout homme et femme d’affaires raisonnables savent pour venir faire affaire au pays, ils doivent passer par les chambres de commerce car c’est de fait la première porte d’entrée pour eux.

Or, voilà qu’en Haïti c’est de cet endroit que siègent ceux qui refusent la présence d’investisseurs étrangers dans le pays et c’est là également que se trouvent les bandits légaux pour répéter le président de la république.

La bourgeoisie dominante du pays est violente et criminelle et, cette domination par la violence se structure par le féodalisme, les monopoles, la corruption, la cupidité et l’avarisme. Quant à la domination criminelle elle se structure par l’implication des groupes armés dont les anciens militaires, les policiers en fonction, les anciens policiers et des mercenaires recrutés dans les gangs de dealers de drogue colombiens, américains, français, canadiens, italiens et haïtiens.

De partout dans le monde, la bourgeoisie d’Haïti est toujours en recrutement de tueurs à gage pour commettre des actes de banditisme et d’assassinats dans le pays et ces criminels arrivent souvent comme des touristes au pays et repartent immédiatement après avoir commis leurs actes criminels sans laisser de traces.

C’est l’argument que semblent soutenir quelques écrits sur les assassinats de Durocher Bertin, Guy Malary, Antoine et Georges Izméry, Yves Volel, Jean Dominique pour ne citer que ceux-là

Un autre élément du contexte du kidnapping est également l’arrivée d’investisseurs et d’hommes et femmes d’affaires dans le pays. En effet, l’élément fondamental et explicatif du kidnapping est l’intérêt économique puis par ricochet financier et monétaire.

Cependant le caractère économique qu’il est véritablement question dans cette affaire est global et non spécifique comme le kidnapping peut vouloir l’exprimer ou le traduire.

Si l’on se base sur la rançon demandée par les présumés kidnappeurs, quoique un montant important, on risque de se tromper énormément car la rançon n’est pas représentative des buts visés et des intérêts enjeux. La rançon est plutôt une petite miette dans la balance des profits recherchés. Pour cause, 2.5 millions de dollars pour Clifford Brand est une simple dépense de soirée au Casino puisque ses richesses et celles de sa famille est un million fois de plus que ce petit montant.

Par contre lorsqu’on associe l’acte du kidnapping aux intérêts de classe du bourgeois haïtien dont les retombées économiques et financière on se rend compte que le kidnapping correspond à un projet plus vaste de la bourgeoisie dont les familles bourgeoises les plus riches du pays sont les principales bénéficiaires.

Le kidnapping dont Clifford Bandt semble être le cerveau, s’inscrit dans un vaste projet de terreur et de criminalité engagée par la classe possédante du pays et il s’étend sur une très grande période avec des objectifs systémiques, ceux du maintient des privilèges de cette classe de riches en Haïti.

Étant intéressé par les secteurs économique, social, politique et culturel du pays, j’ai constaté que la violence et les crimes odieux apparaissent dans le pays lorsque des projets d’affaires étaient en cours en Haïti. C’était le cas de l’arrivée de l’homme le plus riche du monde dans le pays. Avant tout au long de l’actualité de cette venue, des assassinats sont commis, des menaces étaient faites sur la personne du président selon certaines rumeurs à ce sujet, des policiers sont assassinés avec des liens de liaisons de non correspondance entre les accusés et les victimes termes que j’ai développés dans deux articles.

En ce sens, il est évident que le véritable contexte du kidnapping de Clifford Brandt sur les Moscoso ne visait pas seulement ou peut-être à extorquer cette famille mais plutôt à créer un précédent criminel dont les objectifs consistaient à faire peur les investisseurs du nouveau parc industriel de Caracol dans le but de permettre à la bourgeoisie d’être les propriétaires de ce site.

Le seul problème des opérateurs de la violence dans le pays, c’est que les membres de cette bourgeoisie ne soupçonnaient pas que le choix du site avait été une stratégie de l’administration américaine qui a décidé une fois pour toute que le pays doit se développer et ce avec ou sans la participation des tenants de la bourgeoisie d’Haïti telle qu’elle est présentement. La maison blanche et les Clinton connaissent très bien les manœuvres de cette bourgeoisie criminelle et féodale.

De plus, l’administration du président Américain Barak Obama sait très bien que pour aider véritablement Haïti, il faut tenir à l’écart un nombre important de bourgeois haïtiens qui ont été identifiés dans le rapport de Walter E Fontroy comme étant opposés systématiquement au développement et à la stabilité de Haïti.

En ce sens, Clifford Brandt et la grande majorité des financiers qui supportent l’instabilité et les monopoles dans le pays ignoraient que les services secrets américains sous ordres du président Barak Obama et suivant les demandes de l’ex-président américain Bill Clinton avaient à l’œil les agissements des bourgeois criminels dans le pays. Voilà pourquoi on est parvenu à l’arrestation de Clifford Brand.

Selon toute vraisemblance, c’est lors de la dernière rencontre entre Bill Clinton et le président accompagné de son premier ministre que le président Joseph Michel Martelly et le Premier Ministre Laurent Salvador lamothe avaient été informés de l’avancement du projet Radar sur la Bourgeoisie d’Haïti. Comme mesures prises par la présidence et le gouvernement, on peut penser au changement de commissaires de gouvernement, choix de nouveaux responsables au sein et, à la tête de la police nationale et nomination de nouveaux fonctionnaires au sein de l’appareil étatique.

En revanche, alors que tout se mettait en place pour attraper les bourgeois sous radar des services secrets américains, une vague de protestation a envahi le pays avec des politiciens véreux insouciants et corrompus qui ont toujours été supportés et protégés par la bourgeoisie mafieuse et criminelle afin de servir de véritables troubles fêtes dans le pays.

Une simple parenthèse dans la présence de ces politiciens sur la scène politique nationale consiste à comprendre pourquoi certain politiciens demeurent actifs depuis plusieurs décennies alors que d’autres sont souvent obligés de partir pour l’exil et de toujours prendre la fuite.

La réponse est simple, ils sont toujours protégés par les mercenaires travaillant pour la bourgeoisie de plus ils sont toujours financés par cette bourgeoisie. Cela étant, ils constituent l’arme politique réactionnaire au service de la bourgeoisie dont les intérêts de celle-ci.

Selon certain, parmi ces politiciens, il y a des anciens ministres, des anciens députés, des anciens maires, des anciens militaires, des anciens sénateurs, des membres d’organisations populaires etc. qui travaillent de façon magique et naturelle pour les mêmes intérêts ceux de la bourgeoisie. On les reconnait par leur pouvoir d’action et d’influence sur la chose politique du pays.

Certaines divisions politiques majeurs au sein de la classe politique du pays dans les années 80, 90 et 2000 permet d’identifier sans difficulté ces politiciens corrompus qui collaborent avec la bourgeoisie toute puissante d’haïti.
Première partie
Hermann Cebert

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