La nécessité de repenser le rôle, les fonctions et la qualité des médias en Haïti


À la fin de l’article précédent, j’annonçais aborder différents autres aspects pertinents  dans mes propositions de repenser les médias en Haïti. Parmi ces autres aspects, il y avait: le financement des médias, les productions journalistiques, l’intégration du numérique, la commercialisation des informations haïtiennes et d’haïti, les médias et l’affirmations de Haïti.

La survie des médias du pays dépend énormément de bonnes stratégies de financement, de la qualité et de la commercialisation des productions journalistiques ainsi que de l’utilisation efficace des technologies du numériques compte tenu de toutes les possibilités que ce secteur peut offrir aux entreprises médiatiques du pays.

Avoir une entreprise médiatique et gérer cette entreprise c’est faire affaire dans le but de générer des profits avec des impacts certes sociaux. En tant que tel, tout gstionnaire doit cibler sa clientèle et de cette clientèle gagner ses chiffres d’affaires. Mais pour garder sa clientèle ciblée, ou segment de la population, il faut que le médias en question produise constamment des produits nouveaux et adaptés au goût et au besoin de cette clientèle, c’est ce que je doit appeler les contenus et les productions journalistiques de ce média.

En outre, ces contenus sont et doivent produire des recettes pour assurer à la fois les dépenses de production, les dépenses de fonctionnement ainsi que les marges de profit désirés par les investisseurs de ce média.

Ainsi, les stations de radio, les chaines de télévisions, les journaux papiers ou numériques, les centres de recherche peuvent facilement générer des revenus en produisant des contenus voulus et appréciés par ses clients que sont les auditeurs, les lecteurs, les spectateurs, les entreprises qui consomment leurs produits.

Par contre, si les médias ne produisent rien, et s’ils n’offrent pas de produits adaptés, innovateurs qui peuvent leur permettre d’élargir leur segment de marché, il leur est très difficile de reussir dans la jungle de la compétition. On ignore souvent que posséder une entreprise médiatique ou autre c’est être capitaliste et en tant que capitaliste le propriétaire d’une entreprise de presse doit compétitionner contre et avec toutes les autres entreprises du même genre et de visu, si on ne le sait pas les autres vous mangeront tôt ou tard car c’est également ça les lois du marché.

Lorsqu’une entrprise médiatique, soit une station de radio, un journal, une chaîne de télévision rapporte ou utilise les productions d’un autre, il cède une part de son marché à l’autre entreprise médiatique dont il rapporte ou il utilise les contenus ce, qu’il s’agisse de médias locaus ou de médias étrangers.

Il est qu’aucun média ne peut prétendre pouvoir produire lui-même et tout seul tous ses contenus qu’il offre mais, il faut que ce média en question fasse tout en son possible pour réduire sa dépendance auprès des autres médias aafin de maintenir son segment de marché.

En revanche, plus une station de radio, un journal, ou une chaîne de télévision, une plate-forme numérique utilise les contenus des autres moins important il est pour recevoir par exemple de la publicité. La guerre qui se fait sur le marché d’offre et de demande de publicité se joue à la fois dans la qualité des contenus que les médias son capables d’offrir, la quantité de contenus offerts, le calibre des messagers de ces contenus, les espaces utilisés pour offrir ces contenus dont par exemple les heures d’écoute, le climat politique, économique, culturel, les tendances, les événements en cours, les groupes au pouvoir, bref tous les contextes qui permettent de moduler les contenus en fonction des diveres réalité de ces marchés de l’information et de la publicité.

Autrement dit, toute entreprise médiatique doit avoir des experts et des spécialistes à sa dispositionpour tous les secteurs de ses activités. Pour les production et les contenus web par exemple, elle doit avoir des spécialistes du web dont gestionnaire de sites web, marketeur web et gestionnaire des réseaux sociaux etc. afin de générer des revenus partout où il y a des possibilités de revenus.

Actuellement, presque tous les médias haïtiens perdent énormément de revenus qu’ils auraient pu gagner sur le web or, parce qu’ils sont mal outillés, leur gestionnaire sont incapable de profiter de tous ces revenus additionnels disponibles.

La grande majorité des médias, toutes les catégories confondues, ne possèdent pas d’experts en la matière alors que chaque semaine c,est des dizaines de diplômés en informatiques qui terminent leurs études en gestion, en markéting, en économie, en comptabilités en infographie sans oublier les divers autres autodicdactes qui crèvent dans le chômage.

Bien souvent j’entends les journalistes haïtiens qui critiquent les gouvernants du pays d’être arriérés, de ne rien faire alors que eux aussi, ils continuent de faire et de pratiquer de façon féodale et à la moindre critique que tu leur adresse, ils montent au galop comme s’ils n’était pas criticables.

Oui il est nimportant et nécessaire de critiquer les dirigeants du pays président, premier ministre, ministres directeurs, sénateurs, députés maire de villes et autres néanmoins les médias et les journalistes qui ont la critique facile fassesnt également mieux dans leur secteur car moderniser et développer Haïti c’est aussi développer et moderniser tous les autres secteurs existant dans le pays. Ils ne peuvent pas toujours clamer le féodalisme des autres sans se regarder soi-même aussi dans le miroir qui fonctionne de façon féodaliste.

Par ailleurs, plusieurs entreprises de production de biens et de services sabottent systématiquement l’industrie de l’information dans le pays en pratiquant de la publicité sauvage et personne ne peut les rappeler à l’ordre ou les dénoncer. C’est le cas de la compagnie digicel par exemple qui régresse le pays à l’époque où la publicité se faisait à la criéé publique autant que cette compagnie étale ses publicités sur toutes les artères des villes du pays avec par-ci et par-là des petites tentes affichant leurs logos ainsi que leurs produits dont on ne connait pas les conditions de travail de ces délégués aux ventes.

S’il y avait des règles sur la publicité et sur l’occupation des espaces publics, on aurait pas ces types de publicités et ses occupations sauvages des espaces publics. En fait, l’importance de cette inursion c’est de montrer comment l’absence de rigeur et de règles font perdre des revenus aux médias du pays puisque n’importe quelle entreprise comme Digicel fait de la publicité sauvage qui salit l’image du pays et particulièrement les grandes villes du pays.

La quasi totalité des médias de haïti fonctionnent sous un régime féodal où leurs propriétaires exploitent aussi sauvagement les journalistes qui travaillent pour eux. Ces jeunes journalistes sont mal payés, ils n’ont aucune protection sociale, ils sont toujours en stage, et ils n’ont aucune sécurité d’emploi.

à suivre ….

Herman Cebert



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