Comment sortir Haïti de l’absence de capitaux: Comment capitaliser d’énormes fonds pour rendre une économie indépendante


Tout pays qui se respecte et qui veut se développer doit se libérer de toutes les chaînes internationales de dépendance qui l’étranglent et qui paralysent sa population. Haïti est enchaînée par l’aide internationale qui lui empoisionne son développement compte tenu que la quasi totalité de l’aide qu’elle reçoit est liée de près ou de loin à des contreparties qui lui sont néfastes et dévastatrices. De un, les sommes reçues en aide multilatérale ou bilatérale profitent toujours à leurs donnateurs qu’à Haïti même.

À titre d’exemple, lorsque sur un montant d’aide de 1000.00 dollars reçus, 993.00 dollars de cette aide retournent au pays qui offre cette aide à Haïti alors que l’aide effective est de 7.00$. De façon plus précise, lorsqu’un pays dit donnateur décide d’accorder une aide à Haïti, ce pays a déjà quelques projets bien précis qu’il veut faire approuver par le gouvernement de haïtien et comme conséquence le pays donnateur sera doublement récompensé dans sa transaction de donnation comme par exemple créer à l’étranger des emplois internationaux pour ses propres citoyens, vendre les produits et les fournitures intégrés à l’intérieur du don, profiter d’un marché, d’une mine, d’un secteur d’activité etc.

Par ailleurs, dans la majorité des cas, les quelques nationaux qui travaillent dans le cadre d’un projet financé par un pays donnateur sont souvent plus compétent que les soit-disants experts ou coopérants internationaux alors même que ces derniers sont pays en devises de leur propre pays où ils ne dépense quasiment rien en terme de logement, de véhicules de transport voire leur propre nourriture. C’est le cas de tous les coopérants des ONG et des organismes de coopération internationale.

En définitive, aucun pays bénéficiaire d’aide internationale ne profite des aides qu’il reçoit au contraire, cette aide qui devait apparemment contribuer à son essor l’enfonce davantage dans son sous-développement et dans sa mandicité. Néanmoins, il ne faut pas pour autant fermer la porte à la coopération internationale, troutefois, chaque pays doit se doter de politique de coopération efficace avec des besoins précis et des conditions définies afin de bien canaliser cette aide qu’il peut recevoir. De plus, son encadrement doit permettre le p-artage de compétence et d’expérience entre les coopérants et experts internationaux et les experts nationaux et locaux.

Comment capitaliser l’économie de Haïti?

Pour répondre à cette question nous allons identifier les sources en lien avec la justice sociale tout en ventilant celles qui existent déjà mais qui détournées dans leur mission en devenant des vaches à lait de tous les régimeset de toutes les administrations qui se sont succédés par exemple, l’O.N.A, L’OFATMA, l’OAVCT. De même, je formulerai des considérations générales sur l’incapacité et le manque de vision de certain groupe de pression comme les syndicats des enseignants et des travailleurs dans le but de montrer en quoi ces groupes peuvent avoir des influences et des impacts plus économiques et financier dans le pays.

Comme le dit si bien un vieu dicton, l’argent ne pousse pas dans les arbres. De même, accumuler des capitaux ou la capitalisation ne se fait pas tout seul. Cela prend de grands groupes capables de lever des fonds pour pouvoir développer des secteurs bien précis à titre d’exemple, il faut des coopératives agricoles pour accumuler des fonds et pour investir dans le secteur agricole ou egalement un groupe d’investisseurs privés qui s’intéressent au développement agricole: pêche, élevage, plantation. Il ne s’agit pas d’avoir des agriculteurs mais du monde de n’importe quelle origine et de n’importe quelle  appartenance sociale ou politique.

Dans ce cas là, c’est-à-dire pour créer et constituer ces groupes d’investisseurs ça prend d’abord des experts comptables, financier, économistes, gestionnaires, sociologues, markéteurs bref des spécialistes de la finance et de l’administration qui veulent s’enrichir avec l’argent des autres.

Or le seul endroit où l’on peut trouver ces spécialistes, c’est à l’Université. Mais pour que l’université réponde à ces demandes de la société, il faut qu’elle soit au service de la société et des entreprises et je n,ai pas besoin de vous sortir toutes les théories de Michael Gibbons sur le rôle de l’éducation dans le développement et l’opérationalité de l’éducation au service de l’entreprise. Étant donné qu’il n’y a pas de grandes entreprises pareil de financement et d’investissement privé, nous devons redéfinir le rôle de celle-ci en introduisant également le volet entreprenariat dans le cursus des programmes de formation et ce, dès la première année car, ce qui compte véritablement c,est à la fois la diplomation élevée mais également la multiplication de jeunes entrepreneurs dans le pays avec un bon bagage d’affaire.

En fait ce que je propose ici c’est de transformer les étudiants haïtiens en entrepreneurs et non en diplômés. Il est vrai que nous ne formons pas assez d’universitaires dans le pays à cause du système d’épuration qui handicape sérieusement les étudiants haïtiens et le système éducatif haïtien.

De ce point de vue, chaque universitaire et particulièrement chaque diplômé doit être un entreprenneur avant d’être un travailleur c’est-à-dire, quelqu’un qui va pouvoir créer des emplois pas forcément de grandes entreprises mais d’abord de pme (des petites et moyennes entreprises).

D’ailleurs dans tous les secteurs de la vie nationale il y a des besoins criants de services comme le social, service social, délinquence juvénile, toxicomanie, prostitution, services de sécurité, sécurité de groupe et sécurité personnelle et individuelle, service à la clientèle, sous-traitance des services à la clientèle; services d’entretiens ménagers, services d’assainissement, et d’aménagement de paysager urbain etc etc. ce sont des secteurs que l’état pourrait offrir en soutraitance à des entreprises individuelles et privées.

Les services de la voirie pourrait également être donnés en sous-traitance à des coopératives des comités de quartiers cela impliquerait plus de jeunes et des emplois qui les rendraient plus productifs contrairement à ces cinq cents et plus d’employés de la voirie qui sont mal payés et qui sont rarement payés par les municipalités. Tout cela montre donc la nécessité de libérer ces marchés à des jeunes entrepreneurs haïtiens afin de faciliter la distribution des richesses dans le pays.

Les pays qui se sont développés ce sont des pays où les droits syndicaux sont respectés et je dirais même que sans des groupes syndiqués il est quasiment impossible d’engendrer un développement. Contrairement aux hommes et femmes d’affaires de la bourgeoisie corrompue de haïti qui font tout pour empêcher la syndicalisation des entreprises en haïti, l’État devait encourager les secteurs de métier et d’activité se syndiquer non pas une forme de syndicalisation à la manière de Jean-Auguste Mesieux et compagnie qui a fait son temps mais des syndicats dirigés par des économistes, des avocats, des comptables, des gestionnaires, des ingénieurs bref, du monde capable d,avoir des vues d’ensemble et susceptible de concilier les intérêts des travailleurs avec ceux des patrons.

Les objectifis poursuivis par cette approche ne sont pas d’écarter les leaders naturels et charismatiques, mais de mettre à leur disposition des savoirs et des compétences devant leur permettre d’obtenir plus et mieux des groupes patronaux. Mieux encore, parmi ces objectifs visés par cette approche, c’est la capitalisation c’est-à-dire, la possibilité de rassembler ensemble de l’argent à partir des cotisations syndicales, des fonds de retraite des travailleurs qui seront prélevés directement à la source selon la formule bien connue en occident sous le nom de la Formule de Rand.

Ainsi, en reconnaissant les droits sociaux des travailleurs, de la justice sociale donc, l’État sortira et trouvera de nouvelles sources et de nouveaux circuits de capitalisation sociale et nationale qui viendront rompre la logique traditionnelle de capitalisation existante, celle de quelques familles traditionnelles qui ont pu accumuler des sommes à investir et qui ont investi puis qui dominent les sphères économiques et financières du pays. C’est trouver des voies et moyens comme ceux-ci qui devait constituer le travail d’un ou d’une ministre des de l’Économie et des finances en Haïti, d’un ou d’une ministre du plan, des affaires sociales, de la justice, de l’argriculture et tous les autres en général.

D’ailleurs, en lisant le dernier mascarade rapport de la banque centrale (BRH) publié dans le Nouvelliste de Haïti du mois d’Avril, je me suis dit on dirait que malgré les lacunes du Président Joseph Michel Martelly et ces choix néoduvaliéristes, il est le seul qui lit mes publications dans ce gouvernement et il est plus intelligent que tout les reste des membres de son régime, le premier ministre laurent Salvador Lamothe et les ministres et secrétaires d’État compris.

Oui je le dis, MIchel Martelly est plus intelligent que tout le personnel de son régime parce que ni conseiller économique et financier, ni ingénieur, ni architecte etc n’arrivent à conseiller véritablement le président de la république car ils s’intéressent à leur propre enrichissement. Voilà ce qu’on appelle la solitude du pouvoir, on est seul, incompris et entouré de flatteurs et de soussous.

On peut ne pas être d’accord avec les conseillers juridiques et politiques du président, et je suis le premier à les dénoncer, mais personne ne peut qu’ils n’ont pas conseiller au président, selon leurs visions et leurs idéologies du pouvoir des conseils qui ont permis au président et au régime de marquer des points sur les partis de l’opposition comme le ralliement de Himler Rébu, Evans Paul, de Junior Prévost de l’AVNI ainsi que de l’église catholique sans oublier la participation-retrait de Fanmi Lavalas et de OPL pour ne citer que ceux-là. Ici, je fais une considération analytique et intellectuelle qui transcende mon refus pour le duvaliérisme et le néoduvaliérisme du régime. Par contre, on ne pas pas dire autant pour les autres groupes et les autres catégories de conseillers du régime qui n’ont rien comme réalisation à leur actif.

Alors, imaginons que les ministères des finances et de l’économie, le ministère du commerce, le ministère de la justice, le ministère des affaires sociales, le ministère de l’éducation s’étaient concertés ensemble pour rendre justice aux travailleurs du pays cela permettrait de capitaliser des sommes énormes à investir ou à prêter aux jeunes entrepreneurs du pays. Cela permettrait également de sortir le pays des griffes du féodalisme dominant et rendre le pays plus libéral. Haïti ne peut pas continuer avec le féodalisme rétrograde, dégradant qui profite à quelques minorités de politiciens et d’hommes d’affaires lesquels syphonnent à eux-seuls toutes les richesses du pays. Tout cela doit changer et si rien n’est fait, ce changement se fera peut-être dans le feu et dans le sang.

Pour compléter cet article, ouvrir le prochain article en parlant d,un conseil que j’avais donné au président Jean-Bertrand Aristide, quelques semaines après son investiture du 7 février 1991, lors d’une rencontre qu’il avait organisé au palais national avec les représentants des organisations populaires. En effet, en 1990-1991 j’étuidait en comptabilité à l’école de commerce Maurice Laroche sis à l’avenue Christophe.

Lors de cette rencontre, Aristide nous avait demandé qu’est-ce qu’il fallait faire pour aider l’État à trouver du financement pour les nombreux projets du gouvernement et compte tenu que l’État n’en disposait pas assez. Je me souviens, je me suis levé, selon mes lectures de l’époque et mes connaissances, j’ai proposé au président de lancer une vaste campagne à l’Épargne public en vue d’inviter la population à participer socialement à la capitalisation de l’Économie. Mon idée était bien appréciée par le président mais aucun de ses conseillers n’avait le courage de venir me voir pour me demander qu’est-ce que cela voulait dire et comment je m’entendais y parvenir.

Pire encore, qulques jours plus tard, dansune allocation publique du président, le chef de l’État a annoncé son vaste mouvement de participation de financement qui sera connu sous le nom de Voye Ayiti Monté (VOAM). Les membres du gouvernement ont confondu faire un don et faire appel à l’épargne publique, c’était tous des idiots et à cette époque, ils ont trouvé difficile de reconnaitre un jeune des masses populaires qui avait des connaissances que eux ne disposaient pas. Et la grande tragédie dans cette affaire, c’est que tous les millions de dollars que le gouvernement avait reçu en dons de la part des gens les plus pauvres et les plus démunis du pays se sont retrouvés sous le contrôle des Lavalassiens comme Gladys Laurure et compagnie. Les tenants lavalassiens avaient utilisé mes idées de façon malhonnête et éhontée et ils ont profité pour voler une fois de plus les plus démunis partisant de Aristide.

à suivre…

 

Hermann Cebert



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