La justice Sociale comme Intrument de Capitalisation Financière de Haïti


Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Haïti a de véritables problèmes de financement en même temps qu’elle souffre d’une grande crise d’injustice sociale. D’un côté, il y a les riches qui refusent de payer à la fois les impôts qu’ils doivent à l’État ainsi que les taxes qu’ils prélèvent déjà pour le compte de celle-ci et de l’autre côté, on trouve les masses qui sont laissées à elles-mêmes et qui sont outrancièrement exploitées par ces mêmes riches.

Cette réalité explique en partie pourquoi les caisses de l’État sont vides et les raisons pour lesquelles l’État haïtien ne peut s’autofinancer les programmes et les projets qu’il élabore. Mieux encore, cette réalité traduit les écarts qui existent entre les riches et les pauvres.

À noter, par ailleurs, que le paiement des impôts est une obligation de toutes personnes morales et physiques dans la société, cela étant l’État ne devait pas avoir de la difficulté à collecter et récupérer ces montants et qu’en revanche, les non paiement de celles-ci, passible d’amende certes, devait obliger les pouvoirs publics à être assez fermes contre qui que se soit.

De même, vu que les taxes soient quant à elles de l’argent de l’État, et qu’une entité ou une entreprise qui contrevient à leur remboursement à l’État devait être condamnée et poursuivie par l’État car il s’agit là de vol de biens et de richesse de l’État. Ainsi, lorsque des entreprises ne paient pas les impôts et les taxes qu’elle doit à l’État elle vole les citoyens et contrevient aux lois de l’impôt et aux taxes.

Par contre lorsque l’État et les fonctionnaires de l’État n’appliquent pas les lois et les règlements, eux aussi ils contreviennent aux lois en la matière. Également, lorsque l’État n’exige pas ses paiements par les entreprises, on peut comprendre que c’est l’État et les autorités en fonction qui deviennent injustes dans l’application et le respect de règles et des lois en vigueur.

Dans tous ces cas, il convient d’admettre n’appliquant pas les lois et les règlements qu’il a édicté pour son financement et dans le cadre de ses responsabilité prend partie au profit d’un groupe dominant comme les entreprises privées qui ne lui payent pas ses redevances.

Or, telle est la situation actuelle de Haïti. L’État haïtien en n’obligeant pas les individus et les entreprises à lui payer les impôts et les taxes evient complice de l’exploitation abusive et systématique par la bourgeoisie haïtienne toujours avide de richesse sans aucune contrepartie.

Vue que ceux qui doivent s’acquitter de leurs obligations ne le font, l’État haïtien se trouve devant des manques d’argent substantiels pour financer les projets d’infrastructure et des projets sociaux et moins encore, cet État manque de légitimité devant ses propres citoyens quant à toute possibilités de se faire respecter auprès des grandes institutions financières internationales ce qui, du coup rend l’État haïtien dépendant et tributaire de l’aide conditionnée et empoisonnée de la communauté internationale.

Devant une telle irresponsabilité de l’État et des autorités en fonction, on peut comprendre que c,est tout le pays qui devient insolvable par conséquent, toutes les capacités de négociation du pays trouvent réduites engendrant pour ainsi dire, des transferts directs des inflations étrangères.

Lorsque l’on considère la logique qui prévaut dans les relations financières internationales, tous les pays ont d’énormes dettes nationales et internationales, il se produit sur le marché financier international, un marché financier parallèle qui consiste pour des pays qui ont de bonne quote de s’endetter pour par la suite prêter ces mêmes montants aux pays les moins qoutté.

C’est la situation de tous les pays que l’on appelle communément pays développés ou grandes puissances comme la France, les États-Unis, le Canada pour ne citer que ceux-là. En d’autres termes, moins un pays se finance par les contributions citoyennes, c’est-à-dire par les taxes, les impôts, les droits divers de tous ses résidents, plus ce pays est dépendant de l’aide internationale d’un côté, moins il est important dans ses négociations, et, plus il court le risque d’accepter de l’aide conditionnée et empoisonnée ou d’accepter des prêts à des taux élevéssur le marché finacier parallèle.

Il est donc évident que toute économie pour se développer doit être gérée par des autorités compétentes et responsables. De plus, pour qu’une autorité soit responsable, il faut qu’elle soit d’abord et avant tout légitime afin de ne pas être liée à des intérêts particuliers susceptibles de lui rendre injuste dans l’application de ses propres règlements que le respect de son autorité. 

Par ce fait, toute autorité qui dans ses fonctions n’oblige pas ses citoyens à contribuer aux fardeaux de ses dépenses est injuste devant la loi.

Les contributions des citoyens aux financement de l’État

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permettent à l’État d’être indépendant financièrement or, tout État indépendant peut répondre aux besoins de sa population donc , a plus de chance d’être plus stable et plus ouvert à l’investissement étranger et plus compétitif au niveau international.

à suivre…

Hermann Cebert

 

 

 

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