Discours, message du Président joseph michel martelly pour le 1ier janvier 2014


 

Extraits du discours du Président Martelly :

« […] Notre pays est très malade, il demande le concours de tous ses enfants pour se remettre sur pied […] à l’occasion du 1er janvier en communion avec l’esprit des ancêtres, je vous invite à rassembler vos forces, pour vous mettre ensemble, pour travailler, afin qu’Haïti devienne un pays fort. C’est lorsque l’on se met ensemble que les autres nous respecte, les autres vont respecter nos sœurs et frères, qui sont aller chercher un mieux vivre chez eux…

En 2014 beaucoup de choses vous attendent, nous avons beaucoup de choses à faire ensemble pour relever notre pays, nous ne pouvons pas le faire dans le désordre […] dans l’esprit des ancêtres, nous ne ferons qu’un, pour retirer les obstacles qui nous empêche d’avancer sur la route du progrès et du développement.

En 2014, nous allons prendre la route de la Paix, du dialogue, de la stabilité politique, de bonnes élections, de la démocratie, de la sécurité, la route qui va donner du travail dans le pays.

Un pays c’est comme une famille, nous n’avons pas tous les mêmes goûts, mais nous sommes tous des frère et sœur. C’est dans cet esprit que j’ai voulu rassembler à mes côtés aujourd’hui, à l’occasion de la célébrations des 210 ans d’indépendance d’Haïti, tous les anciens présidents qui vivent dans le pays, certains ont répondu présent [Jean-Claude Duvalier et Prosper Avril], d’autres n’ont pas pu être là avec nous aujourd’hui, mais les places sont là, elles les attendent […] nous voulons montrer, que même si nous avons des différences, nous pouvons nous réunir pour répondre à notre devoir lorsque c’est l’intérêt du pays qui est menacé, lorsque c’est l’intérêt du peuple d’Haïti qui est menacé. […]

[…] l’époque n’est pas la même, mais la bataille n’est pas différente […] comme nos ancêtres l’on fait, aujourd’hui nous devons nous battre contre les forces qui nous font reculer. Aujourd’hui ces forces s’appellent la faim, le chômage, l’insécurité, le manque de soin de santé et l’ignorance.

Aujourd’hui, tous les secteurs de la société doivent mettre la main, pour rassembler toutes nos forces, pour changer la vie dans le pays, donner du travail, envoyer les enfants à l’école, bâtir des hôpitaux, construire des routes, développer nos talents, exploiter nos richesses, refaire notre environnement, réaliser de bonnes élections, développer notre agriculture pour arriver à donner à manger à tous dans le pays […]

[…] au nom de ce passé digne et glorieux, développons nos capacités de changer la vie de nos concitoyens.

[…] la lutte à mener, si elle n’est pas aussi épique que celle dans laquelle s’était investi nos ancêtres, n’en n’est pas moins mobilisatrice, Je suis persuadé qu’ensemble nous arriverons à surmonter, comme aux âges héroïques, les obstacles qui entravent notre chemin.

Je souhaite ardemment que ce 210e anniversaire amène un nouvel état d’esprit par-delà les idéologies. Nous sommes fils de cette terre et nous devons penser à lui assurer un destin conforme aux idéaux, qui avaient généré notre État-Nation.

Cet effort n’est pas au-dessus de nos possibilités, suivons les pas de nos héros, nous sommes leurs dignes héritiers et nous devons toujours garder dans notre âme cet exemple d’unité entreprenante, qu’ils nous ont si magnifiquement donné.

Dans la mesure où nous renouons avec l’esprit de nos ancêtres forgeur d’État, où nous retrouverons les chemins de l’union, où nous souscrirons à la discipline républicaine, nous viendrons à bout du sous-développement, nous marcherons vers cette Haïti de progrès et de bien-être que nous appelons de tous nos vœux.

Pour structurer cette discipline républicaine, qui trop souvent a fait défaut dans notre parcours de peuple, il nous faut des hommes et des femmes animés d’un sens aigüe du devoir, déterminés, décidés à servir leur pays et qui sont capable de dépasser leurs intérêts personnels, de chapelle ou de partis. Ils nous faut des institutions fortes, crédibles et respectées, destinées à encadrer la vie de nos communautés.

C’est à ce prix que nous pourrons relever les défis politiques et sociaux-économiques de notre temps.

[…] mes frères et sœurs, haïtiens d’ici et d’ailleurs, aujourd’hui mettons nos forces ensemble pour faire monter Haïti, prenons nos responsabilités pour faire avancer Haïti, quelque soit le sacrifice que cela demande.

[…] comme nos ancêtres l’on fait, marchons ensemble pour faire de bonnes élections, pour respecter les règles du jeu et le droit de tous.

Je souhaite à chaque haïtien et haïtienne, quelque soit l’endroit où il se trouve une bonne fête d’indépendance et une année 2014 couronnée de progrès, succès, réussites dans la Paix, la santé et la prospérité […]

[…] Vive notre Haïti !

Bonne année à tous et à toutes, ce 1er janvier c’était une victoire, c’est la victoire du peuple, Vive Haïti.

Merci

Le président de la République, Michel Martelly, accompagné de son Premier ministre, Laurent Lamothe ont participé, le mardi 1er Janvier 2014, aux cérémonies commémoratives des 210 ans de l’Indépendance.

Différentes personnalités, notamment le président et le vice-président de l’Assemblée nationale ainsi que des membres du corps diplomatique ont également été présents aux Gonaïves en cette importante journée placée sous le signe de l’unité.

En effet, des anciens chefs d’État comme Prosper Avril et Jean Claude Duvalier ont été invités à venir dans  la cité de l’indépendance à cette commémoration, forte en symbole, aux cotés de Michel Martelly, qui en a profité pour informer que les anciens chefs d’États absents ont été invités et que leurs places étaient toujours là.

M. Martelly croit  que seule l’unité des fils du pays pourra permettre de gagner les différents combats que devront livrer la nation haïtienne aujourd’hui. Rappelons, toutefois, que le mouvement de contestation qui a renversé Jean Claude Duvalier en 1986 est parti justement des Gonaïves avec l’assassinat de trois Lycéens.

Paradoxalement, M. Duvalier avait également été convié, il y a quelques temps, à parrainer une promotion de juristes de la Faculté de droit des Gonaïves, ce qui avait soulevé un grand tollé à travers le pays.

Par ailleurs, le président Martelly a annoncé qu’une enveloppe de 5 millions de dollars seront investis dans la ville, afin de lancer les préparatifs pour accueillir le carnaval national 2014.

Le président Michel Martelly a mis l’accent sur l’unité pour retrouver la paix et la stabilité dans le pays au cours de l’année 2014 dans son message à l’occasion du premier janvier marquant le 210e anniversaire de l’indépendance du pays.

« C’est dans la paix, la stabilité et le respect mutuel que nous ferons avancer notre pays pour construire un état fort pouvant servir les intérêts de tous ses fils », a déclaré le chef de l’état s’adressant aux Haïtiens depuis la place d’armes des Gonaïves.

Revenant à plusieurs reprises sur la nécessité d’établir la stabilité dans le pays au cours de cette nouvelle année, M. Martelly a salué la présence de ses invités spéciaux Jean Claude Duvalier et Prosper Avril, présents aux cérémonies officielles.

« C’est dans l’esprit du dialogue et du vivre ensemble que j’avais invité tous les anciens présidents. Deux sont présents, les autres ont été empêchés, mais leur place est là », a indiqué M. Martelly souhaitant que les anciens présidents soient toujours invités lors des célébrations nationales.

« 210 ans après notre indépendance, il nous faut rebâtir Haïti. Ce n’est pas le travail d’un seul président ou d’un seul groupe. C’est le travail de tous les Haïtiens. Je vous invite à rassembler vos forces à vous unir pour surmonter les défis, car on ne pourra pas les affronter dans la division », a déclaré M. Martelly.

Le président qui a indiqué prendre la route du dialogue pour la stabilité, la démocratie et le progrès, a demander aux Haïtiens de s’engager dans la lutte contre l’ignorance, le chômage et l’insécurité.

« Aujourd’hui, nous devons faire régner l’esprit de nos ancêtres pour montrer que nous pouvons vivre comme frères et soeurs. Nous devons bâtir un pays juste et équitable, fier, beau et fort », a-t-il encore déclaré.

Le président a indiqué d’autre part que beaucoup de rendez-vous attendaient le pays au cours de l’année 2014 soulignant la tenue des élections et d’autres activités qui ne pourront pas se réaliser dans les discussions.

« En 2014, nous allons prendre la route de la paix, du dialogue, de la stabilité politique pour organiser de bonnes élections. Nous allons prendre la route de la démocratie et de la sécurité afin de créer des emplois dans le pays », a promis M. Martelly.

P-au-P, 1er janv. 2014 [AlterPresse] — Le président Michel Martelly a plaidé, lors de la célébration aux Gonaives du 210e anniversaire de l’indépendance d’Haïti (1er janvier 1804- 1er janvier 2014), en faveur de la préservation de l’héritage des ancêtres et de la réconciliation nationale.

« Haïti doit rester un grand pays, c’est notre responsabilité. Pour ne pas perdre ce grand héritage, c’est notre responsabilité de le défendre et de le faire grandir… C’est dans la paix, la stabilité et dans le respect pour chacun que l’on pourra construire un Etat fort qui pourrait servir tous ses enfants », déclare Martelly dans un discours prononcé sur la place d’armes des Gonaives.

Les cérémonies officielles de commémoration ont eu lieu en présence notamment du premier ministre Laurent Lamothe, du président de l’assemblée nationale, Dieusseul Simon Desras, et du vice-président de cette assemblée, Jean Tholbert Alexis.

L’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, objet d’une procédure judiciaire pour crimes contre l’humanité et détournements de fonds publics, et l’ancien président Prosper Avril ont été remarqués.

A l’aube de cette année 2014, Martelly promet de prendre la route de la paix, du dialogue, de la stabilité politique, et des élections.

Il rappelle que son prochain rendez-vous aux Gonaïves, est pour la période carnavalesque, en mars 2014. Ainsi projette-t-il d’injecter dans la ville la somme de 5 millions de dollars américains afin de la préparer à accueillir le prochain carnaval.

Auparavant, lors de la traditionnelle homélie de circonstance dans la cathédrale Saint Charles Borromée des Gonaïves, l’évêque des Gonaïves, Mgr Yves Marie Péant, a inscrit l’année 2014 sous le signe de la paix, du pardon réciproque, de la réconciliation, du dialogue constructif, du consensus et de la recherche sincère de solution.

Le prélat a souligné les luttes fratricides pour le pouvoir, le manque de respect de l’autre, des normes et des lois, la gabegie administrative et la corruption, la polarisation politique, comme causes de l’élargissement du « fossé de plus en plus béant entre les nantis et les dépourvus ». [jep srh kft gp apr 1/01/2014 18 :25]



Catégories :Page d'accueil

Tags:, , , , , , , , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :