Indigènes d’Hayti, nous devons comprendre les Québécois et le Québec en général


Dans cette série d’articles de comparaison du peuple Indigène d’Hayti avec les autres peuples dans le monde que j’ai d’abord initié avec les Juifs et les Allemands je vise à la fois à éduquer le peuple Indigène d’Hayti sur les façons d’être des autres en faisant ressortir les grandes réalisations de ces peuples en liens étroits avec les alternatives de solutions aux problèmes que nous rencontrons.

De même, je vise également à offrir aux décideurs, aux politiciens et aux jeunes des cas divers et des vues différentes afin de mieux appréhender et mieux comprendre les réalités et les difficultés que d’autres peuples connaissent ou ont connu en comparaison avec nos réalités et nos difficultés dans notre processus de développement et de progrès qui tardent à se réaliser voir à se mettre en place.

Évidemment, en procédant à ces comparaisons, j’admets volontiers que la démarche de comparer n’est pas une chose facile en soi puisque tout peuple est particulièrement complexe à saisir voir à comprendre. De fait, certains lecteurs trouveront toujours des faiblesses dans les choix des points de comparaison choisis et les nationaux de ces peuples pris comme comparés peuvent toujours prétendre l’existence de biais dans les affirmations faites parce que, ou bien ils liront un texte de comparaison en particulier et, ou en ignorant les objectifs visés par l’auteur de ces comparaisons. C’était le cas pour un texte que j’avais écrit sur les juifs et qui a été reblogué sur le journal en ligne Forum Juif dans le monde dont un lecteur m’avait qualifié de presque antisémite.

Mes intérêts dans ces comparaisons c’est d’abord d’aider les Indigènes d’Hayti à mieux se comprendre par rapport aux autres peuples afin de mieux s’apprécier et mieux s’affirmer et comme tout dans la vie peut avoir des résultats divers, par conséquent, je n’exclus pas l’idée que mes comparaisons puissent avoir des effets positifs sur les autres peuples en leur permettant de mieux se reconnaître dans ce que j’écris. Néanmoins, une chose est certaine, toute recherche et toute étude volontairement ou non, a pour incidence de révéler quelque chose de nouveau qui aurait été là que bien souvent on ignore. Et, je trouve de tels impacts positifs sur quiconque saurait les utiliser comme une sorte d’apport de ma part à leurs propres intérêts, tant pis donc pour les utilisations qu’ils en feront.

Introduction :

Les québécois et le Québec partagent un grand nombre de ressemblances et de points communs à la fois aux Indigènes d’Hayti que d’avec Hayti dans son ensemble. Les Québécois dans leur grande majorité ont été des déracinés de leur mère patrie la France pour venir combler sur les terres de la nouvelle France, le Québec, un vide humain, de façon politique dans le but de permettre au royaume français de maintenir une présence française avec des français de souche sur le vaste territoire du Québec. Autrement dit, tout comme les indigènes d’Hayti qui avaient été arrachés de force de leur mère patrie, l’Afrique, comme bête de somme, un grand nombre de Québécois avaient été envoyés de force en terre de la nouvelle France, pour venir peupler et coloniser les terres dites sauvages du Québec.

Parlant de terres sauvages, je ne peux pas ignorer l’usage du terme sauvage utilisé à tort et à travers pour qualifier les premières nations du Canada et du territoire du Québec et qui aujourd’hui encore stigmatise les peuples amérindiens que les québécois ont du mal à intégrer dans leur nous de peuple québécois. J’ose espérer que le projet de souveraineté du Québec, qui sans nul doute doit passer par des actions communes d’une citoyenneté inclusive du Québec, rassemblant les québécois pure-laine dite de souche, les amérindiens, les anglophones et les immigrants, viendra mettre un terme aux divisions ethniques qui, toute chose étant égale par ailleurs, bloque et isole le projet d’indépendance du Québec auquel j’adhère et pour lequel je suis prêt à me battre vu mon origine d’Indigène d’Hayti.

Certes, le Québec qui m’avait accueilli en 1998 et peut-être, m’avait évité une mort certaine par balle compte tenu de mon rôle de militant d’organisations populaires et d’activiste politique que je jouais dans mon pays Hayti, m’apparaissait au tout début comme étant pure-laine et donc ethnique et raciste puisque, dans mes premiers contacts avec mes accueillants, je devais trop souvent expliquer les causes de ma présence sur le sol québécois, la durée de mon séjour et la date précise de mon départ.

Néanmoins, c’est bien vite que je me suis efforcé de m’intéresser à l’histoire moderne du Québec pour découvrir que trois ans plus tôt, soit en 1995, et encore quinze ans plus tôt soit également 1980, le nationalisme du Québec pure-laine et francophone venait d’essuyer de flagrants échecs aux différents référendums.

Autrement dit, en visitant les pages d’histoire du Québec moderne, j’ai pu comprendre cette certaine peur de l’autre et de tous les autres par les québécois pure-laine qui soit redit en passant, se sont isolés à l’intérieur même du territoire du Québec des amérindiens du Québec, les anglophones et de certains immigrants.

Mieux encore, en visionnant quelques extraits d’archives des déclarations d’époque de ces deux derniers référendums, je suis tombé sur la déclaration des accusations des causes de l’échec du référendum de 1995 prononcées par Jacques Parizeau dont certains proches et conseillers se torturent à attribuer à une déclaration sous effets de la drogue d’alcool. Selon l’ancien premier ministre du Québec d’alors, :<< Nous avons perdu le référendum, à cause de l’argent et du vote ethnique… . Il est que vrai qu’à la déclaration d’accusation du marquis du Québec, l’ancien premier Jacques Parizeau, j’avais répondu à la commission Taylor-Bouchard sur les accommodements raisonnables la position politique des immigrants qui arrivent au Québec vis-à-vis du projet de souveraineté….

Néanmoins en ce qui concerne l’invitation de René Lévesque, je m’implique dans une démarche de souveraineté du Québec selon une vision inclusive de la citoyenneté responsable du projet de l’indépendance du Québec car selon moi, seul l’ensemble des québécois pure-laine, anglophones, amérindiens et immigrants peuvent faire ensemble de la province du Québec actuel un pays indépendant. Si j’Ai bien compris, vous êtes en train de me dire à la prochaine fois….

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