Le président joseph michel martelly, le premier ministre laurent salvador lamothe, la femme du président de haiti sophia saint-rémy martelly et leur enfant olivier martelly empêchent la justice de haiti de fonctionner


Famille présidentielle/Corruption : des pressions exercées sur le magistrat en charge du dossier

« Audition rapide et fermeture du dossier »

Publié le samedi 13 juillet 2013

 

Le juge Jean Serge Joseph qui a ordonné le 2 juillet dernier la comparution au Correctionnel du premier ministre Laurent Lamothe et d’autres officiels dans le cadre de l’accusation de corruption portée contre l’épouse et le fils du chef de l’Etat, est l’objet de fortes pressions de la présidence pour qu’il ferme au plus vite le dossier.

Des informations provenant de sources judiciaires laissent croire qu’un conseiller présidentiel et ex-ministre de la justice s’est entretenu à plusieurs reprises avec le magistrat autour du dossier pour lui demander, dans un premier temps de revenir sur sa décision et, dans un second, de procéder rapidement à la comparution lancée et de fermer le dossier.

Selon les mêmes sources, les deux dernières rencontres avec le magistrat remontent aux 10 et 11 juillet derniers, au cabinet de l’ex-ministre. Le chef de l’Etat et le premier ministre ont participé en personne à l’une de ces réunions, ajoutent-elles. Il a été clairement demandé au juge de se soumettre aux injonctions qui lui ont été faites, savoir procéder, la semaine prochaine, à l’audition et clore immédiatement le dossier.

Deux recours en appel ont été exercés dans le cadre du dossier. Etant, de droit, suspensifs, ces appels placent en principe le magistrat dans l’impossibilité d’agir tant qu’un arrêt de la Cour d’appel n’est pas pris concernant ces recours. Le magistrat aurait vainement tenté de faire valoir ce point de vue auprès de ses interlocuteurs, ajoutent les mêmes sources.

Une requête pour que le dossier soit entendu dès la semaine prochaine a été adressée au doyen du Tribunal civil de Port-au-Prince par l’avocat de la famille présidentielle pour qu’il ordonne l’audition, en dépit du fait qu’il n’est pas de la compétence du doyen d’agir de la sorte vu qu’un juge est pleinement en charge du dossier, font remarquer les mêmes sources. [jmd/RK]

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