Les causes fondamentales de l’échec du Gouverneur Bill Clinton en Hayti


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English: Monica Lewinsky, from her government ID photo by Office of the Secretary of Defense. (Photo credit: Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’échec marquant des diverses organisations déshumanisataires qui se sont rouées vers Hayti au moment du tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé la ville de Port-au-Prince avec plus de 500 000 morts et plus de 800 000 blessés et handicapés ainsi que plus de 2 000 000 de personnes déplacées, l’heure est venue, à l’instar des différents documentaires qui montrent les causes de l’échec des organismes humanitaires en Hayti, pour dévoiler les causes profondes et fondamentales de l’échec des Projets du Gouverneur Bill Clinton en Hayti en ce qui concerne ses démarches pour encourager l’investissement privé dans le Pays.

Bien que nous puissions être d’avis que Oncle Bill Clinton ait pu apporter son petit grain de sel dans la recherche d’investisseurs privés dans le pays dont la création du parc industriel de Caracole en région Centre-Est du pays, cela ne peut pas pour autant éclipser les véritables natures des démarches du Gouverneur agissants sous impulsions de quelques grandes familles riches et financières de toutes les paralysies structurelles du système politique, du système économique et du système social et culturel du pays.

Pour bien comprendre les causes profondes et fondamentales de la vision du projet de développement d’Hayti par le gouverneur Bill Clinton, de surcroit ses projets visant à amener au pays des investissements privés dans le paysage économique et financier du pays, il faut s’appuyer sur la vision occidentale du gouverneur en ce qui concerne le développement du pays. De même, il faut tenir compte des prétentions de supériorité qui gouverne la pensée du délégué principal des puissances coloniales et impérialistes dans le pays.

Pourtant, en se référant au passé de l’ex-gouverneur de l’Arkansas et ancien locataire de la maison blanche, tout montre que l’ex-président des États-Unis comprenait très clairement que les véritables entreprises qui supportent la stabilité économique d’un pays sont les d’abord et avant tout les petites et les moyennes entreprises et plus fondamentalement, des entreprises issues des classes moyennes indigènes du pays en question. Malheureusement contrairement aux actions actuelles du commandeur Bill Clinton qui se préoccupent principalement à trouver à l’extérieur du pays des investisseurs privés avec bien sûr de maigres résultats alors que les dépenses de fonctionnement de l’équipe Clinton deviennent de plus en plus exponentielles.

Loin de nous l’idée de rejeter du revers de la main l’ensemble des démarches du Grand ami d’Hayti qui cherche éperdument des investisseurs humanitaires internationaux, pour évoquer une approche compatissante des efforts de celui-ci et de son équipe de soutien qui travaille dans l’ombre.

Le mieux aurait été que le président chouchou des américains depuis vingt ans procède à l’encouragement et à la formation des jeunes Indigènes d’Hayti à la profession d’entrepreneur privé tout en essayant de rediriger les politiques d’investissement d’une part vers les jeunes universitaires susceptibles de développer une culture d’entrepreneur et plus tard d’investisseurs privés et de l’autre, vers les jeunes étrangers et de la diaspora d’Hayti à l’étranger avec des mesures de protection de ces jeunes talents contre l’appétit féroce de la classe économique traditionnelle dans le pays.

Malheureusement, l’auteur du plus gros scandale sexuel des années 1990 avec Monica Lewinsky a imposé à Hayti les premiers ministres Gérard Latortue et Gary Conille tout en trouvant, dans son cabinet d’avocats, à Jean-Bertrand Aristide sa Femme Mildred Trouillot afin de détourner celui-ci de ses intérêts pour les masses populaires, s’intéresse davantage au développement d’un entreprenariat excentrique aux besoins et à la réalité nécessiteuse du pays.

En optant pour un investissement étranger sans liens durables au pays, monsieur Bill vise à développer en même la dépendance du pays vis-à-vis des investissements étrangers et également le développement du sous-développement du pays comme l’arrière cours des États-Unis. Autrement dit, le commandeur Bill ne s’intéressant véritablement pas au progrès et au développement durable du pays inscrit les perspectives de changement vers de nouvelles formes de dépendance par conséquent, loin de contribuer à l’amélioration économique et sociale du pays procède au remplacement de la classe économique actuelle apatride par une nouvelle classe économique également apatride qui renforce par la fragilité du pays.

 

Tous compte fait, nous reconnaissons l’apport minime de l’éx-président américain son excellence Thomas Jefferson Bill Clinton avec ses projets et programmes de trouver des investisseurs privés pour relancer les activités économiques du pays, et le parc caracole est un exemple vivant de ses efforts cependant, nous croyons également que l’ex-président en essayant d’importer en Hayti son modèle américain du développement, ignore de façon flagrante les réalités économiques du pays et conséquemment, ses équipes de recherche qui grugent les ressources allouées à son plan d’action devaient changer de plan et de stratégie afin de mettre l’accent et les priorités principalement sur le développement et la formation de nouveaux jeunes entrepreneurs Indigènes d’Hayti afin de pérenniser l’héritage que compte laisser l’ex-gouverneur de l’État d’Arkansas.

Aucun pays n’arrive à se développer en mettant de côté ses vrais enfants et sa vraie élite. De même, la véritable mécanique du développement passe d’abord par le développement des petits métiers qui en se transformant et en se complexifiant produits de nouveaux et de nouveaux services impliquant par ce fait des transformations dans les besoins des citoyens, des transformations dans les habitudes de consommation et également des transformations les cultures locales en termes de qualités de vies et des conditions de vies. S’il est vrai que Bill Clinton est ce qu’il prétend, Grand Ami d’Hayti et des Indigènes d’Hayti, bien que nous sachions aucun étranger ne peut véritablement être notre à cause des intérêts inavoués
qu’il peut toujours avoir sous son chapeau, il faudrait qu’il monte du grand sérieux dans son approche en redirigeant son programme et ses projets vers le peuple Indigène d’Hayti et non vers des étrangers qui vont se comporter comme les sangsues que nous avons encore dans notre pays.

Enfin, je termine en notant l’absence d’enquête des médias locaux sur les entreprises humanitaires dans le pays et j’espère que les directeurs et les patrons de stations de radios, de télévisions, de journaux et des plateformes de publication s’implique davantage pour rendre accessible des données sur ces groupes qui opèrent de façon délinquante dans le pays.

 

Hermann Cebert

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