Les Misères de l’Oppositions en Haïti:pas leadership, pas de membres, pas de projet, pas d’initiatives


  

Au cours des dernières années, le groupe qui a le moins appris et qui s’est le moins bien performé en Haïti a été l’Opposition. En effet, aucun Parti politique formant l’opposition au régime du Président Joseph Michel Martelly ne peut prétendre avoir appris quelque chose voire affirmé ayant bien performé.English: President of Haiti, René Préval, at t...

 

English: Jean-Bertrand Aristide meets Bill Cli...

 

English: Michel Martelly, Haitian politician

English: Michel Martelly, Haitian politician (Photo credit: Wikipedia)

En fait, on devait même parler des Misères des Partis de l’opposition à se faire une place dans l’opinion nationale et internationale autant que ces partis politiques ont du mal à attirer l’attention du peuple par leur projet, leur critique ou encore sur leur initiative.

Non plus, les organisations populaires n’ont pas fait mieux sauf quelques grandes organisations de droits humains qui ont pu jouer leur rôle avec bien évidemment plusieurs difficultés inhérentes à leurs capacités d’intervention. En revanche, il y a eu quelques individualités fortes qui ont pu porter sur leurs épaules quelques grands dossiers toutefois, pas assez pour créer de grandes vagues politiques qui auraient forcé une certaine crainte de la part du régime Martelly.

 

Quelles sont les principales faiblesses des différents Partis Politiques formant la soi-disant Opposition? Existe-t-il une véritable opposition en Haïti? Quel devait-être le Rôle d’une Certaine Opposition à défaut d’en Avoir une Véritable Opposition?

 

Dans les lignes qui suivent nous allons tenter de répondre à ces questions tout en essayant de dégager quelques mauvaises notes de la musique démocratique du Régime Martelly-Lamothe.

 

L’ensemble des Partis politiques en Haïti ont des problèmes de Structure et de membres parce que dans l’ensemble ces Partis sont soit la propriété d’un seul individu ou des fois la propriété d’un petit groupe d’individus qui n’ont souvent aucun lien commun et aucune identité commune. De même bon nombres de fondateurs de Partis politiques en Haïti ne savent pas vraiment les objectifs et le rôle des Partis politiques dans un régime démocratique tout ce que ces fondateurs savent c’est qu’un Parti politique est une tribune où ils peuvent donner leurs opinions sans maitriser pour autant les médiums de communication.

 

Pour un grand nombre de politiciens haïtiens, donc pour les chefs des Partis politique en particulier les partis politiques doivent servir leurs intérêts personnels et voilà pourquoi, dans la majorité des cas au départ des chefs des partis politiques, les partis meurent également avec eux. Il n’y a pas chez les chefs de Partis politique en Haïti de véritable volonté de passation de leadership sauf s’il s’agit seulement de leurs enfants ou de leurs femmes c’est le cas du PDCH dont dirigeait Sylvio Claude ou encore du RDNP de Lesly François Manigat.

 

Aucun Parti Politique haïtien n’a suffisamment développé leur nombre de membre de façon continue et prononcée au cours des cent dernières années et, la grande majorité des fois où des Partis attirent l’enthousiasme de leur sympathisant c’est dans des circonstances exceptionnelles comme par exemple durant les campagnes électorales ou après les prises de pouvoir. C’est le cas du FNCD qui avait enregistré des nombres reccords de membre après la déposition de candidature de Jean-Bertrand Aristide aux élections du 5 décembre de 1990. Il en était de même pour OPL encore une fois après les élections de cette même année mais plus particulièrement après la prestation de serment d’Aristide le 7 février 1991.

 

Il y a eu d’autres partis politiques comme le MIDH de Marc Louis Bazin pour les élections de 1987 ou encore le PANPRAH d’Arnold Anthonin et de Serge Gilles ou tout aussi des partis comme Le KONAKOM de Victor Benoit  ou du MDN de Hubert De Ronceray et tant d’autres comme le KID de Evans Paul dit KPLIM qui ont tous amélioré leur nombre de membre durant des campagnes électorales mais jamais en dehors des périodes électorales ou de prises de pouvoir.

 

Un peu plus en arrière des temps actuels, il n’y a non plus de grandes différences qualitatives entre les premiers Partis Politiques comme le Parti national ou encore le Parti Libéral de Boyer Bazelais dont il n’y a actuellement presqu’aucune trace voire à identifier quelques représentants sur la scène politique haïtienne. Il n’y a donc pas de tradition de membres ou de culture de Parti politique en Haïti.

 

Du coup, tout semble indiquer que la politique en Haïti est traditionnellement une culture de personnalité publique par conséquent, il est à comprendre que les différentes carences organisationnelles et démocratiques en Haïti proviennent vraisemblablement de cette faiblesse du système politique haïtien.

 

D’ailleurs, sans une tradition et d’une culture d’organisation ou encore de transfert de compétence organisation et de gestion de culture politique, d’autres problèmes comme des projets politiques, des lignes de Partis, de renouvellement de la classe politique ou encore du financement des Partis Politiques ne peuvent non plus trouver de solution puisque tous ces problèmes et d’autres sont intimement liés à la logique et à l’organisation et aux organisations politiques eux-mêmes.

 

Ce qui signifie, les cultures politiques actuelles en Haïti, si je peux les identifier ainsi, sont responsables du niveau et de la qualité de la démocratie en Haïti. Le pire c’est que aucun politicien actuels dans le pays ne se préoccupent de donner le ton ou d’encourager des investissements de temps et de ressources pour développer de véritables cultures d’organisations politique et pour ainsi dire, la culture démocratique dans le pays.

 

L’ex-président Jean-Bertrand Aristide n’a pas contribué au développement de la culture d’organisation politique dans le pays alors qu’il prétend changer les mœurs politiques et le système d’exploitation au contraire, il détruisait même les Partis politiques qui lui ont permis d’accéder au pouvoir puisqu’il n’avait jamais été membre d’aucun parti politique. Le président actuel Joseph Michel Martelly n’a pas fait mieux non plus puisqu’il n’a rien fait pour renforcer le nombre de membre du Parti qui l’a permis d’arriver au pouvoir en l’occurrence le Parti Répons Peyizan.

 

Qu’il s’agisse d’Aristide, de René Préval dont ont disait qu’il était un homme d’organisation ou de Martelly ces trois hommes politiques désormais, je dois le dire ainsi, se ressemblent énormément du point de vue organisationnelle autant qu’ils ont tous utilisés le chapeau des Partis politiques mais au plus profond d’eux-mêmes, ils sont tous contre les organisations politiques dont les partis politiques en particulier.

 

Hermann Cebert



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