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Sept Sources et décisions pour Garder port-au-prince propre et attrayante: Comment gérer les fatras à port-au-prince


Je remercie tous les fidèles lecteurs de mon blog qui ont pris le temps de lire mes textes et surtout pour me laisser leurs commentaires. Je veux profiter de ce texte pour répondre à leurs questions concernant les solutions pour libérer la Capitale nationale de tous les fatras qui jonchent toutes les artères de la première ville du pays. Néanmoins je vais tenter également à travers ce texte pour leur présenter les sources probables de tous ces fatras car toute mesure et tout projet de nettoyage et d’embellissement de la ville doit passer par la compréhension des usines à fatras qui affectent l’état de la santé de la population de port-au-prince.

Dans le précédent article, j’avais fait ressortir les programmes de nettoyage qui existe dans le pays mais surtout, j’avais expliqué les organismes responsables de la collecte, du ballayage des rues et des parcs du pays. Selon ce que je présentais je faisais ressortir les groupes d’intérêts qui se cachent derrière les fatras et la complexité du modèle de gestion que nous avons à port-au-prince et qui est très loin de rendre service au pays et à la capitale puisque cela maintenait la ville dans la crasse et dans la salleté. En ce sens, tant que l’on maintienne le modèle de gestion utilisateur payeur issu de la conférence-colloque débat de 1991, port-au-prince restera une ville toujours salle.

D’un autre point de vue, il faudra unifier un service métropolitain responsable de la propreté de la ville encadré par un plan et un programme d’urbanisme global visant à l’embelissement et à une rentabilisation des structures et des infrastructures de la capitale. Mais avant d’arriver à cela ou peut-etre, en même que l’on procède urgemment au nettoyage il devait y avoir une équipe multidisciplinaire qui s’occuperait de ce plan et de l’embelissement de port-au-prince et de toutes les villes du pays.

J’espère que parmi ceux qui lisent mes textes , il y a des responsables et plus particulièrement des gens du ministère de la planification et de la coopération mais également des proches de la présidence et des membres du nouveau cartel choisi dernièrement pour administrer la ville de port-au-prince.  Par ailleurs, s’il y en a qui veulent acheter des services de conseil, je peux toujours offrir des services en ce sens. Pour se faire, les personnes qui désirent mes services conseils doivent me laisser d’abord des messages sur mon blog et après analyse, je pourrai enisager d’offrir un tel service.

 La première cause de la présence des fatras et des déchets qui jonchent les rues et les quartiers de Port-au-prince est sans nul doute l’absence d’un système efficace et efficient d’assemblage et de collecte de ces résidus solides. En effet, avec la mairie qui, par son service de voirie assure l’assemblage des déchets à chaque cent metres et également un organisme comme SMCRS qui gèrent la collecte selon les répartitions du TPTC, il est clair que trop d’autorités doivent intervenir pour donner ordre d’enlever un seul lot d’immondisses. L’État, en commun accord avec les administrations municipales doivent s’entendre pour qu’il y ait un seul organisme qui s’occupe de la gestion de la salubrieté de la ville et de la Capitale nationale . De même, il faudra également repenser le modèle de sous-traitance en vigueur actuellement afin de libérer le service de nettoyage des intérêts majeurs des secteurs traditionnels qui dominent les affaires dans ce pays.

La deuxième source de fatras dans les rues de Port-au-Prince se trouve dans la désuétude des rues et des rigoles de la capitale. En ce sens, avec des rues chargées de crevasses et de nids de poules, les fatras ont plus de chance de rester sur place dans une zone donnée parce que ni l’eau ni un bon balayage ne peut assurer la propreté définitive d’une telle rue et d’une telle zone. Il faudrait un service responsable de la réparation des chaussée afin de maintenir un suivi en ce sens.

La troisième source de fatras à Port-au-Prince c’est l’absence de bacs à fatras et de récyclage dans les points stratégiques comme par exemple les arrêts d’embarquement de bus, d’autobus, de tap-tap et de motocyclette. On sait également que plusieurs endroits sont vulnérables à une accumulation de déchets. Par conséquent il faudrait que les autorités du tptc et des mairies reviennent avec des pourbelles publics afin de contrer le largage chronique des déchets dans les rues ce dans tous les endroits stratégiques comme les arrêts de tap-tap, d’autobus ainsi qu’aux stations d’embarquement comme celle de portail léogâne, rue rampart et macajoux sans oublier la gare du nord etc…

La quatrième source de déchets jonchant les artères de la capitale nationale de Port-au-Prince est l’absence d’un service de collecte fixe et périodique dans les quartiers pauvres de la capitale. En effet, malgré la bonne volonté de la population en ce qui concerne l’usage de sacs et de bacs à déchets, la majorité des quartiers n’ont pas un service régulier et périodique comme c’était le cas il y a au moins 25 ans. L’État ne met aucun service régulier et périodique dans les quartiers pour assurer une collecte des déchets solides voire liquides dans la capitale. Dans quelques quartiers scolaires , affaires et résidentiels voire aussi gouvernementaux, il y a parfois un service de voirie qui fait le balayage et l’empillement des déchets mais puisqu’il n’y a aucun service de collecte, très vite, les quelques piles de fatras assemblés deviennent rapidement des lots et des montagnes de déchets que les autorités admirent pour leurs odeurs et leurs colorations. Donc, les motagnes de fatras ont souvent été de pêtits lots et de petites piles créées par les services de la voirie et qui, à cause de l’absence de service régulier et périodique de collecte sont devenus des sites de décharge pour tout un quartier dans la majorité des cas.

La cinquième source des déchets qui demeurent dans les rues de la capitale c’est le nombre de petits commerçants qui occupent presque toutes les rues de la capitale. Avec un ombre grandissant de petits commerçants aux abords de toutes les rues de port-au-prince, il est évident que les rues ont moins de chance de rester propres car ces petits commerçants font tout dans les rues et aux abords des rues. Ils mangent, ils pissent et ils font même leurs besoins sur place alors comment voulez-vous que les rues ne soient pas toujours sales. L’état devait sortir ces petits commerçants de ces artères pour les placer dans des endroits clos où ils peuvent avoir accès à tout un ensemble de services pour un bien-être minimum et respectueux de la dignité humaine comme ces commerçants le méritent bien. La Capitale nationale est devenu un grand marché à ciel ouvert et il n’est même pas exagéré de dire qu’il est deveu un grand dépotoire. Il est anormal que la première ville du pays soit dans de telles situations. Il faut aux haïtiens une ville propre où il y a envie de voir et et de visiter mais, les autorités se préoccupent seulement de piller les fonds publics.

La sixième source des fatras qui se trouvent partout dans le pays et plus particulièrement à port-au-prince c’est une vieille habitude de lancer les pellures de fruits et de toutes sortes de déchets sur les toits des maisons. En effet, presque partout dans les quartiers et plus spécifiquement les quartiers peuvres c’est que les gens ont souvent l’habitude de lancer sur leurs toits tous les déchets qu’ils ont sous la main. Conséquemment, il en résulte des accumulations de déchets sur les toits et derrières les murets des maisons ce qui conduit, lorsqu’il pleut, à des avalanches de déchets qui sont emportés par les eaux de pluie et ces déchets vont se répendre dans les rues et plus particulièrement au bas de la ville et à la mer en face de la ville.

Nettoyer définitivement la grande région de port-au-prince suppose un véritable Coumbite et d’éducation civique et citoyenne impliquant toute la population afin de s’assurer que toute la ville soit débarassée de tous les déchets accumulés. Dans le prochain article je préseterai un modèle de gestion participative qui permettrait de libérer la ville de tous les déchets en même temps que l’on puisse introduire des services d’assemblage, de collecte et de nettoyage régulier et périodique.

La septième source de déchets qui se retrouvent un peu partout dans les rues de la capitale est l’usage habituel des constructeurs des abords des rues pour mettre les débris de construction et des matériaux de construction. Dans la majorité des cas, il y a des terres, du sable, des morceaux de bois et de tout autre qui restent dans les rues et aux abords des rues, par conséquent, les eaux des rigoles sont détournées de leurs trajectoirs habituels pour déformer les chaussées voire les creuser avec le temps. Évidemment il ne faut pas pour autant oublier les trous creusés souvent par l’ancienne Camep et l’ancien téléco qui les laissent béants.

De toute façon, il faut que l’État fasse appliquer les lois et voire en créer de nouveaux règlements en ce qui concerne la présence de matériaux et de déchets de la construction sur les trottoires et les chaussées des villes. J’ose espérer qu’il y en aura ainsi que des services pour faire respecter ces lois ou ces règlements.

à suivre….

Hermann Cebert

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About Hermann H Cebert (994 Articles)
I am a citizen without Borders with simple and sincere ideas. Poet and philosopher for my hours of madness. I am old several centuries and I think that by ideas and thoughts the world can improve. I wait for nothing of anybody but I continue doing any good all around me. Force is a straw which the wind of intelligence takes in its please. My only wealth it is my intelligence which is superior to the average of people. I search neither glory nor honour and I am what I follow, me. There was only the only philosopher who is meconnu by more of one: it is always you.

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