Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide ex président de Haïti (partie 2)


 

Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Le président Jean-Bertrand Aristide a commis un certain nombre de péchés qui ont contribué à son échec comme président de Haïti. Dans l’article précédent j’avais présenté le parcours de l’ex président Jean-Bertrand Aristide, ses engagements contre le régime dictatorial de jean-claude Duvalier et des militaires puis son arrivée au pouoir. Cependant j’avais surtout fait ressortir son appeti pour parler et trop parler puisqu’il n’avait pas d’un service de communication et de relations publiques. En établissant le lien entre sa vocation de prêtre qui lui a permis de s’intégrer en politique et ses fonctions de président de Haïti, je condensais tout cela en un terme qui lui est familier soit celui des Sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide.  

Loin de m’attaquer à la personne de l’ex président de Haïti qui a été mon professeur lorsque j’étais chez les Salésiens durant lapremière partie de mon secondaire, L’École Nationale des Arts et Métiers, créée par Saint Jean Bosco en particulier la congrégation des Salésiens. J’ai été donc au coeur des discours de l’ex prêtre et l’ex président Jean-Bertrand Aristide qu’il s’agisse de l’écouter trois fois par jour, le matin pour la prière du matin, le midi au moment du dîner et le soir pour la prière du soir en tant que père directeur des affaires académiques et encore parfois chaque dimanche lors des messes dominicales. De plus lorsqu’il était l’invité d’une ou plusieurs émissions de radio je l’écoutais parler toujours.

Le but visé par cette série d’articles est d’offrir aux jeunes et en particulier les jeunes haitiens universitaires ou non, militants ou non une analyse actuelle de l’histoire actuelle de Haïti en vue de pouvoir formuler leur points de vue sur la société à travers les hommes et les femmes qui gèrent, qui ont géré et qui vont géré le pays. Partisant du libre choix en matière du savoir et des connaissances, mes opinions ne sont pas des formules ou de la vérité toute crue, au contraire elles peuvent aider dans la construction d’une opinion personnelle. Ce qui signifie, il faut prendre toujours un peu de distance vis-à-vis de mes opinions afin de ne pas confondre l’arbre avec la forêt. Bien entendu, en tant que témoin et activiste de cette période de l’histoire et tout en m’éfforçant d’être à une certaine distance intellectuelle et analytique, je crois quand bien même que mon point de vue peut toujours être perverti par mes positions de classe ou encore mes positions d’acteur et de spectateur. À chacun donc de faire la part des choses.

Je disais que la première partie de ces sept textes, intitulés Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide  ex président de Haïti, j’avais abordé la nécéssité pour tout homme au pouvoir d’avoir son équipe de communication et des reltions publiques et, les chefs d’État, les ministres, les Premiers ministres devient monter des équipes de communication et de relations publiques afin d’éviter de trop dire ou de ne pas dire assez quand vient le temps de prendre la parole en public. De même il faut que ces hommes et ces femmes politiques prennent l’habitude de déléguer le pouvoir aux experts en ce qui concerne les domaines d’expertises car cela évite les confusions mais surtout cela leur offre un pouoir décisionnel beaucoup plus important celui de décider et de trancher qui caractérise leur fonction d’autorité.

Dans cette deuxième partie j’entends amortir une réflexion sur la Vision de Aristide sur les organisations. En effet, à première vue, on pouvait dire sans hésitation, lorsque l’on considère le parcour qu’il a eut pour devenir président de Haïti, que l’ex président Aristide estquelqu’un qui croit que pour changer un pays ça prend des organisations et du coup croire également qu’il aime les organisations. Il est vrai que l’ex prêtre-président est issu des masses populaires et que c’était des organisations qui ont soutenu et organisé sa campagne électorale afin de devenir présdent. Il est également vrai que le Président invitait les jeunes à s’organiser et monter des structures avant et pendant ses deux mandats comme président. Cependant les organisations qu’elles soient Parti Politique, syndicat, ou populaires ou universitaires et professionnels, n’ont pas eu la bonne cote du côté du prêtre président. Le président Aristide n’y croyait nullement aux supports des organisations dans la réussite de ces deux mandats et d’ailleurs il se voyait et se considérait toujours comme un Prêtre c’est-à-dire celui qui dirige sa paroisse et sa chapelle. En fait ce que j’essaye de dire c’est que les prêtres habituellement ne partagent pas leur autel et qu’ils sont les seuls à précher et qui détiennent le savoir de la vérité divine.

Dès la proclamation de la victoire électorale comme président de Haïti, des rumeurs courraient et faisaient croire que le prêtre président allait se dissocier des différents groupes et groupucules qui ont participé à sa victoire et de fait, moins d’un mois après son entreé en fonction comme président l’ex prêtre-président Jean-Bertrand Aristide a annoncé son divorce avec les tous les groupes qui lui ont conduits au pouvoir en annoçant la création de sa propre organisation politique lavalas mais, compte tenu de la composition intellectuelle et idéologique qui allait caractériser cette nouvelle organisaton qu’il aura donner naissance, peu a peu selon sa vision pastorale de toute organisation, le prêtre devenu président se dissocia également de l’organisation politique de lavalas pour plus tard trouver une nouvelle organisation qui aura un nom chère à l’église celui de la famille lavalas.

Devons-nous retenir que le président Jean-Bertrand Aristide est quelqu’un qui croit dans les organisations parce qu’il était devenu président grâce à la force des organisations de tout genre de la société civile qu’il s’agissent des Partis Politiques, des Syndicats, des Comités de Quartier, des Associations de jeunes, d’Étudiants, des droits de l’homme, de petits commerçants ou de professionnels le président Jean-Bertrand Aristide ne peut pas se permettre de dire que durant ses règnes qu’il les avait aidé à se renforcer. Au contraire, il voulait toujours avoir toutes ces organisatins sous son contrôle et sous son leadership. Il ne croit pas à la diversité de points de vue pas plus qu’il ne croyait non plus que plusieurs organisations peuvent travailler de façon intellectuelle et idéologique ensemble vers un même objectif sans se regrouper sous une seule bannière. Donc le président Jean-Bertrand Aristide ignorait et à la limite répugnait toute idée d’une unitié dans la diversité et, il préférait s’entourer de plusieurs flatteurs qui l’honnorait en sa présence mais qui faisaient tout pour le détruire dans son dos. Il choisissait ses ennemis car eux ils pouvaient lui offrir la nourriture qui plaisait à son égo. Il ne croyait pas non plus dans l’intelligence des autres voilà pourquoi il refusait de croire à l’action et à l’organisation des autres.

Durant son premier exil, demandait souvent au peuple de s’organiser et il lui demandait même de pratiquer une résistance pacifique or pour que le peuple puisse pratiquer cette résistance il fallait bien de véritables organisations avec des leaders responsables capables de prendre des initiatives pour maintenir la résistance en vue de garder l’opinion nationale et internationale alertes de la résistnce du peuple et son désir d’un rétour sans conditions de leur président. Comment maintenir des actions pacifiques s’il n’y a pas d’organisations pour organiser la iolence populaires qui risquent toujours de bifurquer soit à cause de la violence d’un pouvoir en place soit à cause de la capacité même du peuple à attendre dans les moments de doute et de désespoir. Ça prenait donc de leaders engagés, résponsables, convaincus mais surtout organisés pour assurer la victoire finale. Toutes ces situations demandaient de l’organisation et de gens organisés cependant même après son premier retour, les prêtre président n’y croyait toujours pas qu’il était retourné dans son pays parce qu’il y avait des gens, des leaders communautaires qui avaient de l’initiative, qui étaient proactifs mais également convaincus qu’ils pouvaient avec les moyens du bord sans aucune communication avec une source centrale exercer de véritables pression pour son retour au pouvoir et dans le pays. Malgré le fait que le prêtre-président n’ait fait véritablement aucun effort pour suppoter ni à travers ses propres réseaux ni non plus à travers des liens externes pour encourager ou aider les groupes organisés qui defendaient son retour au pays. Évidemment avec son deuxième retour au pays, qui lui a permis de séjourner dans le pays de Nelson Mandela, il semble qu’il a peut-être apris quelque chose qu’il aurait du savoir bien avant celui de l’importance des organisations dans une lutte. En disant qu’il s’intéresse à l’Éducation, il est fort probable qu’il s’est déjà mis au travail à encourager les jeunes et la société en générale à bien s’organiser en vue de bien se préparer pour les changements qui s’annoncent dans le pays.

J’aime répéter les propos du Docteur Rony Durand lorsqu’il disait que le développement est un pari sur structure et aujourd’hui plus que jamais Haïti a besoins de groupes organisés pour mettre en place ces strucures. C’est également un pari sur l’humain c’est-à-dire un pari sur l’homme Haïtien en ce sens c’est d’abord et avant sur l’homme haïtien que tout leaders responsable doit miser pour sortir ce pays de son ignorance et de cette misère. Je ne connais pas un seul jeune leader actuel qui a pu bénéficier d’un quelconque apport de Aristide durant ses deux mandats et pourtant il y en avait qui aurait pu aller étudier dans les grandes uniersités afin d’être prêts pour le prochain grand rendez-vous du pays avec l’histoire. Les mulâtres qui sont actuellement au pouvoir avec l’arrivée de Joseph Michel Martelly et qui ne croient dans la devise nationale de Haïti L’Union Fait la Force et d’ailleurs ils n’ont jamais cru dans cette nécéssité nationale ne resteront pas toujours au pouvoir et tôt ou tard il faut l’alternance de goupes organisés au pouvoir dans le pays. Pour qu’il y ait cependant cette continuité démocratique il faut bien que les grands groupes d’intérêts et politiques s’organisent partout s le pays. Et, je crois que le dernier Jean-Bertrand Aristide revenu de son exil est ce professeur qui a appris avec ses maîtres et avec ses élèves en vue d’enseigner justement ce qu’il faut enseigner aux générations actuelles pour les chngemens de demain. Il doit rechercher et trouver des bourses d’études, commander des séminaires de formation pour préparer une nouvelle génération de leaders communautaires que le pays a grandement besoin. Si tout avait été fait depuis déjà vingt et un an soit depuis 1991, actuellement les besoins existentiels n’auraient pas conduit toute une génération à s’exiler volontairement à l’étranger.

à suivre…..

Hermann Cebert

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