Comment comprendre les classes sociales en Haïti: Les masses Populaires de Haïti


Le philosophe éveillé
expérience de la solitude

Comment Comprendre les Classes Sociales en Haïti: Les Masses Populaires de Haïti

Pour comprendre la notion de classes sociales en Haïti il faut se référer à l’histoire du pays.

De plus, il faut se situer idéologiquement car selon les marxistes il ne peut exister que deux classes sociales, celle des riches qui possèdent les moyens de production et, celle des pauvres, des masses populaires ou encore des ouvriers qui sont exploités par les riches et qui ne possèdent que leurs seules forces de travail.

Autrement dit pour Marx et ses partisans il y a donc deux classes sociales: ceux qui exploitent et ceux qui sont exploités. Cependant pour le libéralisme et les partisans du capitalisme, il y a trois classes sociales, une classe des riches (extrêmement riches dans les faits), une classe moyenne qui sert de tampon entre les riches et les pauvres et troisièmement la classe des pauvres qui sont démunis et qui doivent se battre au jour le jour pour gagner leurs vies.

Il est donc évident pour comprendre un politicien qui parle, il faut observer les mots qu’il utilise pour faire son discours parce que tout discours est circonscrit à l’intérieur d’un paradigme qui est propre à l’idéologie de celui qui le prononce.

Les politiciens haïtiens sont de grands maîtres dans la façon de dire. Ils peuvent avoir l’air de faire un discours flamboyant en critiquant telle ou telle grande puissance, tel ou tel groupe d’intérêt à l’intérieur ou à l’extérieur du pays pourtant ils sont aussi capables de se faire financer par ces mêmes puissances ou ces mêmes groupes d’intérêts.

Nous autres les analystes de discours politique sommes capables de décortiquer les moindres failles dans un discours jusqu’à prédire telle ou telle réaction de telle ou telle catégorie sociale. Lorsque vous connaissez les catégories de mots, selon les différentes idéologies qui existent, vous êtes en mésure de découvrir les mensonges de n’importe qui.

Ce n’est pas de la magie mais il s’agit d’un ensemble de références qui permettent de saisir le sens et la signification des composantes du dit discours.

J’ai eu l’occasion de suivre quelques cours en science politique avec un éminent professeur, que je préfère ne pas citer ici,   pour des raisons d’ordre idéologique.

Il y eût à dire quelque chose d’assez intéressant des politiciens haïtiens: Les politiciens haïtiens ont des discours gauchisant mais ce sont de véritables capitalistes, ils sont profondément libéraux mais pour se faire apprécier ce, contre les intérêts du peuple, demandent au peuple d’être des révolutionnaires, des marxistes-léninistes orthodoxes et ainsi, ils opposent tout un pays  au monde, aux pensées capitalistes.

J’estime que cette citation s’explique par elle-même et le lecteur averti n’a qu’à regarder tout autour de lui pour identifier les anciens et les actuels politiciens haïtiens.

Malgré la véracité de cette affirmation je me permets d’avoir quelques points d’ordre que je ne partagerai pas non plus ici avec vous.

Je n’en disconviens pas de la pertinence de cette compréhension mais il faudrait visiter l’histoire d’Haïti pour saisir les fondements de cet aboutissement de langage et de la façon de dire ou de ne dire que cela.

Entrons maintenant dans l’idée principale du texte celle de comprendre l’origine des classes sociales en Haïti plus particulièrement les masses populaires.

On peut se souvenir qu’en 1492, Christophe Colomb, fut le premier étranger et juif à fouler Quisquéia bohio,  le sol des indiens.

En moins de 10 ans il extermina avec ses confrères plus d’un million d’indiens soit la totalité de la population de ce pays tranquille et paisible.

La prise de possession de cette terre par les français impliqua la traite des Noirs d’Afrique. Pour ainsi dire, en vue de pratiquer la production de la canne-à-sucre et de différentes autres cultures agricoles, les noirs qui sont enlevés un peu partout sur le Continent Africain sont venus remplacer les indiens en vue de travailler comme esclaves sur l’île reconnue comme Île d’Hispaniola.

Les colons qui emmenèrent ces noirs utilisaient la violence et la cruauté pour forcer ces êtres robustes et en santé à travailler dans les conditions les plus horribles et inhumaines la terre afin d’enrichir la France qui était la métropole de cette colonie.

Compte tenu du système de sélection que les colons pratiquaient pour capturer les noirs et pour les transférer vers la colonie, ils ont pu obtenir les meilleurs accouplements entre les différentes ethnies d’Afrique.

Travaillant près de dix huit heures par jour dans les champs, les six heures restantes permettaient aux esclaves, ces noirs de se multiplier en nombre ce qui faisait la richesse des colons.

Ceci dit c’est très rapidement que la population noire s’est augmentée. Il y avait selon la qualité des croisements obtenues l’une des races  les plus fortes physiquement, intellectuellement et mentalement que la terre ait connue, ce sont les Haïtiens que nous sommes aujourd’hui.

Oui les haïtiens forment la race noire la plus impressionnante à cause de ces divers mélanges entre les différentes ethnies de l’Afrique.

Nous résistons plus aux maladies et nous avons une endurance hors de toute épreuve. D’ailleurs l’idée que le microbe ne tue pas les Haïtiens semble même venir de là.

Alors, pour revenir à l’origine des masses populaires de Haïti, nous devons nous rappeler que tous les individus qui se trouvaient à travailler pour le compte des blancs dans la colonie de saint-Dommingue formaient aux yeux des blancs de l’époque les sous hommes, des objets que l’on peut disposer à sa guise.

Cependant, il faut se rappeler par là qu’à cause de certains droits acquis ou obtenus par les mulâtres, ces mulâtres  étaient devenus affranchis.

Or en ce qui concerne la masse des esclaves il n’y avait aucun droit ils étaient les plus pauvres parce qu’ils ne possédaient rien en leur nom propre. Tout les produits de leur travail étaient appropriés par les blancs et les mulâtres.

Autrement dit, même leurs forces de travail ne leur appartenait pas car ils n’existaient tout simplement pas. La terre n’était pas à eux et pour manger c’était les maîtres qui devaient en déterminer les portions et les qualités à les accorder.

Ici j’invite le lecteur à établir une certaine différence entre les limites de l’origine marxiste des masses populaires et ce que fut la réalité des esclaves à Saint-Domingue.

Si pour le marxiste l’esclave ou l’ouvrier possède sa seule force de travail, dans le système d’exploitation coloniale que les haïtiens ont survécu, les masses populaires ou les ouvriers ou   les esclaves quant eux ne possédaient rien et ce même pas leur propre force de travail.

Je veux vous référer à mon texte sur Une intelligence Nouvelle qui est une analyse systémique qui va au delà du marxisme.

Après donc l’indépendance ceux qui hier étaient des esclaves dans la colonie de saint-domingue se sont retrouvés encore sans rien puisque d’un côté les militaires qui se sont accaparés du pouvoir préféraient faire des compromis avec les mulâtres qui se réclamaient les dignes héritiers des blancs dominateurs.

Aucune répartition équitable ne s’est réalisée. Les anciennes que les esclaves travaillaient jour et  nuit deviennent des propriétés des militaires qui forment la nouvelle classe moyenne ainsi qu’aux mulâtres.

D’ailleurs on dit même que même plusieurs années après la proclamation de l’indépendance de Haïti, le système deux moitiés frôlait l’ancien système esclavagiste à tel point que certains citoyens des couches populaires réclamaient le régime esclavagiste car ils jugeaient que l’indépendance du pays leur avait mis dans des conditions pires que ce qu’ils avaient vécus sous le régime colonial.

Tout compte fait, il faut retenir que Christophe colomb a été le premier étranger et juif a foulé la terre des indiens et qui sera après la proclamation du 1804 un  État Indépendant nommé Haïti.

Les espagnoles pour essayer de trouver de l’Or ont avec la complicité de ses accompagnateurs de voyage ont pillé les richesses de l’île puis avec le travail forcé ont décimé tout le peuple indien.

Pour développer l’agriculture et la monoculture de la canne-à-sucre, les français sont allés déraciner les Africains qui vivaient paisiblement dans leur pays pour les forcer à travailler comme esclaves dans les différentes plantations dans la colonie.

De plus tous les produits de travail de ces noirs venus d’Afrique étaient exploités servilement pour enrichir les blancs et la métropole de France.

Même après la proclamation de l’indépendance et de la création de l’État d’Haïti ceux qui n’avaient rien sont demeurés sans rien ce jusqu’à aujourd’hui.

Hermann Cebert

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