Le Métro de Montréal et le voyage des idées: le transport en commun des idées


Le Métro de Montréal et le voyage des idées

Comme ça,

Si j’étais poète,

J’écrirais en vers et en prose

À l’eau de rose en fructose

Comme un fou par une dose

De cocaïne et de morphine

Tel le résultat d’une machine

Déjà qu’on admet obsolète.


Pourtant,

Je ne suis ni poète ni chanteur

Musicien ou écrivain

Car je ne fais ni morale ni excuses

À moi ou à quelqu’un d’autre

Je suis ce simple être ordinaire

Joueur de mots et de sons

Qui fait le voyage sur les lignes de la folie


De même,

Si j’étais poète,

Je ne serais ni disert, ni slamer

Tel un grand corps malade à la mer

Qui nous dit qu’il nous aime

À travers des textes Qu’il nous prétexte

Dans sa combativité de contexte


Tout au plus,

Si j’étais poète

Je serais ce vagabond moribond

Qui circule nuit et jour dans le métro

En train de chanter Et de parler tout seul

Pour célébrer la liberté et la créativité

À travers le sens et la signification des idées

Comme ce voyage en commun

Dans ce métro qui est nôtre


Hélas, Vraiment,

Poète, je ne le suis pas

Pas plus que je ne le vois pas

Ni ici ni ailleurs entre autre dans ce bas monde

D’ici que je ne suis pas.

Pour constater les couleurs et les chants

Qui maquillent et décorent la réalité

Du voyage en commun


Comme soldats,

Si j’étais poète,

Dans la bousculade et l’empressement

J’aurais le goût de croire et sans dire

À ces soldats en Irak et en Afghanistan

Qu’on envoie à la guerre

Comme assassins et criminels

Comment ton ennemi l’est devenu pour le haïr autant

t-a-t’il tué ton père ou ta mère

Ou encore volé ton pain et ta famille


Mais, dis-le,

Si j’étais poète,

Comment, pour affaire et par talent,

Qui suis-je pour décrire et écrire :

<< Hey, Soldats, garde à vous!

Levez la tête, tuez-les

L’ennemi est dans nos rangs

C’est un ordre, obéissez! >>

Les soldats, je les ai enivrés

De colère et de rage par ma civilité


Pour le moins,

Je les vois ces soldats

Fables de conscience et de connaissance

À qui on impose des conduites,

Désemparés par les circonstances

De la culture et de l’histoire

Ces hommes, qui hier

Étaient sains d’esprit et de corps,

Sont devenus criminels et assassins


Tel est le sifflement

Du son du train et du temps

Qui me transporte d’une réalité actuelle

Vers les égarements de ma nature

Près du lac-à-poésie au cœur

De la pauvreté émotionnelle

Qui prédestine mon voyage

De poète en gage et en cavale.


Du discours de poète,

Les idées n’auraient aucun effet

Ni persuasif, ni dissuasif

Car les poètes sont tous fous

Égoïstes, individualistes

Ils errent ça et là, d’une station à l’autre

Profitant du silence et du mépris

De ceux-là qui se considèrent normaux.


Et, ainsi,

Pour en finir avec les mots

Voici que le métro arrive

Les idées s’embarquent dans la tête du poète

Comme s’il y avait un ordre

Par un langage

Simple et synthétique

Où tous sont invités à cette réalité du temps

Pour goûter et critiquer sans être militant

Au festin de la tragédie de l’être poète.


Tu peux le deviner,

Le poète c’est le voyage du traintrain quotidien

À travers les choses actuelles

Sous la ville urbaine

Tu peux vivre et traduire les besoins

D’un univers mélancolique

Sans être catholique réclame

Appartenance et valeurs et coutume

Mais, hélas, l’ordre est d’abord chaotique

Tel un aveuglement aveuglé.

Hermann Cebert

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